vendredi, janvier 11, 2013

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Les Juifs du Yémen sont-ils les aborigènes du sionisme?


Ceux que ça intéresse pourront trouver quelques précisions sur l’opération dite « Tapis volant,» un pont aérien qui permit de transporter vers l’entité sioniste plusieurs milliers de Juifs du Yémen, l’essentiel de la communauté en fait. Je pense que le texte le plus complet sur ce sujet est celui de Tudor Parfitt, ‘’The Road to Redemption: The Jews of the Yemen, 1900-1950’’

Un tapis volant ou « magic carpet » (tapis magique) qui fut en fait une via dolorosa comme l’écrit Parfitt.
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Les circonstances qui ont amené ces Juifs à partir (et qui ont fait qu’ils ont pu partir) sont complexes, Il importe quand même de savoir que ces Juifs là étaient moins animés par un idéal sioniste que par l’ardent désir de reconstruire le Temple car ils étaient sous le coup d’une malédiction prononcée par Ezra pour avoir précisément refusé de reconstruire ce fameux temple.

De vrais Juifs en fait, surtout si on les compare à la fange sioniste de l’époque qui leur fit habilement miroiter la perspective d’une rédemption.

Une campagne sur Facebook veut maintenir l’attention sur la question des enfants Yéménites disparus
Si la plupart des enfants retirés à leurs parents sont mors dans les tout premiers jours d’existence de l’Etat, on n’a aucune information sur 69 autres.
par Judy Maltz, Haaretz (Sionistan) 11 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Un groupe d’universitaires et des militants associatifs ont lancé une campagne sur Facebook dans l’espoir de réunir de la documentation qui pourrait éclairer d’un jour nouveau la disparition de milliers d’enfants Juifs yéménites pendant les premières années d’existence de l’Etat.

L’initiative a été annoncée cette semaine pendant une conférence organisée par le Centre Dahan de l’université Bar-Ilan sur la dite «affaire des enfants yéménites» - une affaire qui remonte à plusieurs dizaines d’années et qui en est venue à symboliser les griefs des Juifs Séfarades à l’encontre de l’establishment israélien.

Environ 50 000 Juifs du Yémen étaient arrivés en Israël grâce à une opération de transport aérien connue sous le nom de  «Tapis Volant.» Entre 1948 et 1954, quelque chose comme entre 1 500 et 5 000 enfants de ces immigrants, surtout des bébés, avaient été signalés par leurs parents comme ayant disparu. Trois commissions distinctes qui avaient enquêté sur cette affaire, à partir du milieu des années 1980, avaient conclu que la plupart des enfants étaient morts de maladies et qu’une petite minorité avait été proposée pour adoption. Dans de nombreux cas, on avait informé les parents du décès de leurs enfants seulement après qu’ils avaient été enterrés.

Les universitaires et les militants associatifs à la tribune ont exhorté les personnes présentes à la conférence, dont de nombreux frères et sœurs d’enfants Yéménites décédés ou disparus, à mettre en ligne leurs histoires, particulièrement quand elles n’ont jamais été relatées, ainsi que des documents et des photos en leur possession sur la page Facebook en hébreu de l’Association pour la Société et la Culture, la Recherche et la Documentation – une organisation vouée à la préservation du patrimoine de la communauté juive du Yémen. Ils ne sont cependant pas allés pour l’instant jusqu’à demander une nouvelle commission pour enquêter sur les dizaines de cas non élucidés d’enfants disparus.

Plusieurs participants à la conférence ont fondu en larmes en partageant leurs histories personnelles de frères et de sœurs qui avaient été retires à leurs parents à leur arrive dans des camps de transit en Israël et qu’ils n’ont jamais revus ensuite. Certains ont affirmé que malgré ce qu’on avait dit à leurs parents, ils étaient persuadés que leurs frères et sœurs étaient encore en vie et avaient été vendus à d’autres familles, soi en Israël, soit à l’étranger.

Les conférenciers, universitaires comme militants, étaient très critiques à l’égard des conclusions des trois commissions mises en place pour enquêter sur l’affaire, les qualifiant de «blanchiment» et observant que beaucoup de questions avaient été laissées non résolues.
«Même si nous admettons le fait que la majorité de ces enfants sont décédés, qu’en est-il de la minorité dont nous ne savons toujours rien? » a demandé le professeur Shimon Ohayon, directeur du Centre Dahan, qui figure aussi sur la liste commune Likoud – Yisrael Beiteinu pour les prochaines élections. «Tant que ces questions resteront ouvertes, nous n’aurons pas de repos.»

Le Dr Esther Meir-Glitzenstein de l’université Ben Gourion, une spécialiste des communautés juives séfarades, a présenté une nouvelle recherche qui montre que les mauvais traitements subis par les immigrants yéménites avaient commence bien avant qu’ils foulent le sol d’Israël. Selon ses conclusions, les autorités israéliennes n’étaient pas préparées à héberger le grand nombre de Juifs yéménites qui arrivaient dans les camps de transit à Aden et voulaient émigrer en Israël. Elles [les autorités sionistes] n’avaient pas assez de tentes pour les héberger, pas assez de nourriture ni assez d’avions pour les transporter. «Tout cela peut expliquer pourquoi tant de ces enfants avaient dû être hospitalisés à leur arrivée en Israël,» a-t-elle dit.

Malgré la tendance à présenter l'opération Tapis Volant comme un des grands moments du siosisme, a affirmé Meir-Glizenstein, "ce fut une opération ratée."

Le professeur Boaz Sangero, spécialiste de droit criminel au centre Universitaire de Droit et des Affaires, a estimé qu’un huitième des enfants yéménites arrivés en Israël entre 1948 et 1954 était soit décédé soit avait disparu. La dernière commission d’enquête a échoué dans sa mission, a-t-il accusé. «Il y eu très peu d’investigations,» a-t-il dit. «Tout ce qu’ils ont fait en réalité, c’était d’expliquer pourquoi ce n’était pas si terrible. Même si nous acceptons l’idée que tant de ces enfants sont décédés, il reste 69 cas d’enfants dont nous ne savons rien, et ça fait beaucoup.»

Le Dr Tova Gamliel, maître de conférences à la faculté de sociologie et d’anthropologie de l’université Bar-Ilan, qui est aussi une des initiatrices de la conférence, a fait un parallèle entre le traitement des immigrants Yéménites en Israël et celui des Aborigènes en Australie, observant que dans les deux cas des enfants avaient été arrachés à leurs familles par les autorités sur la base de la conviction que leurs parents n’étaient pas compétents pour s’occuper d’eux. Elle a exhorté Israël à s’inspirer de l’Australie qui a récemment institué une Journée Nationale du Pardon chaque 26 mai pour donner à la nation une chance de se repentir de ses fautes.

«Je prie pour qu’un jour une ‘journée du repentir’ existe en Israël aussi,» a-t-elle dit, en expliquant que sa grand-mère yéménite ne s’était jamais remise de la perte de son enfant, un petit garçon prénommé Haim qu’on lui « avait arraché dans ses bras » peu de temps après son arrivée en Israël.

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mercredi, septembre 14, 2011

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Yémen: bombardements d'aviation contre des civils

Passer sous silence ou transformer les faits, voilà sans doute une caractéristique culturellement distinctive de la culture journalistique francophone.
On peut ainsi lire dans l'édition montréalaise du journal Metro:
SANAA, Yémen - Des frappes aériennes menées par l'armée yéménite contre des militants antigouvernementaux ont fait sept morts, mardi, au moment où des centaines de milliers de personnes descendaient dans les rues du pays pour dénoncer la plus récente tentative du président Saleh de s'accrocher au pouvoir.

Des bombardements menés par l'aviation gouvernementale yéménite ont donc tué sept militants opposés au pouvoir en place. 

La presse française n'en parle absolument pas (sur le web du moins)

A mon avis, elle a préféré garder le silence plutôt que de raconter un mensonge de plus car avec les inventions dont elle nous a abreuvés sur la Libye et, à un moindre degré, sur la Syrie, elle doit être en rupture de stock.

Parce que voilà les mêmes évènements relatés par CNN, un relais bien connu de la propagande gaucho-islamo-fasciste:
Sanaa, Yémen (CNN) - Au moins dix personnes ont été tuées mardi dans la banlieue de la capitale du Yémen dans le bombardement de zones résidentielles par les forces gouvernementales, ont déclaré des témoins, dans le dernier de ce qu'un rapport de l'ONU qualifie de "situation humanitaire qui se détériore" dans ce pays.
Six des tués sont des enfants ou des femmes, selon les habitants du district d'Arhab. Au moins 17 autres habitants ont été blessés, dont deux qui sont dans un état critique, indiquent les témoins.Les gouvernement affirme qu'il essayait de neutraliser des combattants tribaux.
De fait, non seulement une trentaine de blindés ont été envoyés dans le secteur d'Arhab, une ville située à 40 kilomètres au nord de la capitale, mais la zone a fait l'objet de bombardements d'aviation incessants pendant 48 heures,  25 attaques aériennes sur Arhab rien que dans la matinée de mardi 12 septembre.
Un rapport de l'ONU cité par CNN appelle bien à 
une action immédiate pour protéger les civils, respecter leurs droits de manifestation pacifique et à traiter la « situation humanitaire qui se détériore. » 
Ce même rapport constate aussi que le gouvernement yéménite emploie une force meurtrière contre des manifestants pacifiques.

Un des arguments majeurs des maîtres menteurs pour une intervention en Libye était la protection des civils, notamment des attaques aériennes qui visaient des civils manifestant pacifiquement à Benghazi.

Autant cet argument n'avait pas été démontré pour la Libye, autant il semble l'être pour le Yémen, de même que l'emploi d'une force brutale contre des contestataires pacifiques et non armés.


Rien n'y fait cependant, ni M. Sarkozy, ni M. Cameron ne semblent envisager de requérir l'adoption d'une résolution par l'ONU.
Ils devraient pourtant, car mon petit doigt me dit que ni la Russie, ni la Chine ne s'y opposeraient. La démocratie saoudienne serait par contre très réticente, c'et vrai.

PS: en fin de compte les civils ont bien été victimes de bombardements aériens en libye. Du fait des aviations française, britannique, américaine, belge...


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mardi, mai 24, 2011

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Anwar Al-Awlaki, des salons du Pentagone à la succession d'Oussama ben Laden?orado à la succession d'Oussama ben Laden?


Il se dit qu’un certain Anwar Al-Awlaki pourrait succéder à Oussama ben Laden à la tête de l’organisation terroriste al Qaïda.

Anwar Al-Awlaki est un ressortissant des Etats Unis. Non, cet individu qui possède aussi la nationalité yéménite n’est pas né à Hawaï mais au Nouveau Mexique.

En qualité de citoyen des Etats Unis, les autorités de ce pays n’ont pas le droit de tenter de le tuer, du moins intentionnellement et /ou en l’absence de situation de légitime défense ou de verdict d’un tribunal prononçant la peine capitale.

Pourtant, peut-on lire dans la presse, Anwar Al-Awlaki qui se trouve présentement au Yémen vient d’être visé par un raid de drone de l’armée des Etats Unis  Pour Atlas Info, c’est une information pour la rubrique « religion ». Misère de nous tous !

D’après la Tribune de Genève, ce fils de notables est considéré comme 
extrêmement dangereux, en raison notamment de sa maîtrise de l’internet», explique Zuhdi Jasser. Cet ancien officier de la marine américaine a fondé en Arizona le Forum américain et islamique pour la démocratie, une organisation proche des mouvements conservateurs. En mars dernier, il a témoigné devant le Congrès de la menace Al-Awlaki.
C’est sûr que la maîtrise d’internet ça peut faire tomber trois deux tours de Manhattan en septembre 2001.

Nous avons donc là le parfait itinéraire du bon djihadiste : une école coranique médersa dans les zones tribales du Pakistan, un séjour en Irak pour affronter la soldatesque infidèle en faisant sauter des bombes dans des souks avant de parachever le Djihad au Cachemire ou encore dans les montagnes d’Afghanistan.

Vous dites que j’ai pas bon et que le trajet correct, c’est le Colorado, Washington, Londres puis le Yémen ?

C’est du moins ce que rapporte la Tribune de Genève  selon laquelle Al-Awlaki a écrit un livre sur les « 44 moyens pour soutenir le djihad » avant de quitter les Etats Unis en 2002 pour Londres où il séjournera deux ans avant d’aller au Yémen où il sera arrêté en 2006.

Or, nous apprend Fox News, ce djihadiste extrêmement dangereux était invité et avait participé à un événement organisé par le Pentagone le 5 février 2002.
“J’ai servé une des salles à manger des personnels d’encadrement pour le 5 février, qui est la date qu’il (Awlaki) préférait,” avait écrit un juriste du Département de la Défense dans le courriel qui annonçait l’événement.
“Il (Awlaki) doit partir le 11 février pour une longue période de temps. »
Le courriel indique qu’Awlaki, natif du Nouveau Mexique, figurera comme conférencier invité sur “L’Islam et la politique et la culture du Moyen Orient".
Il va de soi qu’avant d’être invité à discourir devant les galonnés du Pentagone, Al-Awlaki avait fait l’objet d’une enquête préalable sur laquelle, curieusement, le service juridique du pentagone refuse d’apporter des précisions.

En fait, selon des documents officiels consultés par Fox News, Al-Awlaki avait été contacté dans le cadre d’une démarche du rapprochement des militaires avec les "Musulmans modérés" juste après les attentats du 11 septembre.

De son côté, le FBI avait des informations précieuses qu’il s’était gardé de transmettre aux autorités militaires.
Il est vrai que ce n’étaient que des broutilles. Par exemple qu’Al-Awlaki connaissait Nawaf al-Hazmi, Khalid al-Mihdhar et Hani Hanjour.

Ces noms ne vous disent rien ?

Ce sont ceux de trois des pirates de l’air qui auraient précipité deux avions de ligne sur les tours du World Trade Center.

Et puis qu’Al-Awlaki fréquentait des prostituées. Ce qui fait quand même un peu désordre pour un imam, même modéré.

Le Pentagone était d’autant plus dans l’ignorance que cette ignorance était absolument volontaire puisque, selon un ancien haut responsable du FBI :
“Ils contrôlaient les gens sous l’angle politique et se montraient indifférents aux conseils des autres en matière de renseignements et de sécurité.”
Alors, je sais pas vous, mais moi je trouve que ça fait un peu beaucoup : un candidat putatif à la tête d’al Qaïda qui a fait l’imam aux Etats Unis, tout en fréquentant des prostituées, qui connaissait trois des pirates de l’air présumés du 11 septembre mais a néanmoins été invité à faire un speech par le Pentagone à peine quelques mois après cette action terroriste, sans que le FBI s’occupe de briefer des responsables militaires qui se désintéressent de toute façon de ce qu’il a à dire…
Le même individu qui s’en va ensuite séjourner à Londres avant d’échouer au Yémen pour diriger  AQPA (Al Qaïda Péninsule Arabique).

Mais bon, je vais quand même pas donner dans la théorie du complot.

Merci au blogueur canadien Xymphora qui m’a aiguillé vers cette info.

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mardi, mars 08, 2011

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M. Kadhafi devrait le savoir: Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà

Mouammar Kadhafi, le haut dirigeant de l'Etat des masses qu'on appelle parfois Libye a imputé à al Qaïda les déboires que son pouvoir rencontre actuellement et qui pourraient l'amener à partir de gré ou de force.
Personne n'a pris au sérieux l'accusation formulée par Kadhafi, (un franc appel du pied à l'axe du bien américano-sioniste) qui est venue enrichir le dossier de type psychiatrique que d'aucuns lui ont fabriqué.

Pourtant M. Kadhafi pouvait penser à bon droit que son explication serait acceptée en Europe et aux Etats Unis: après tout, Ali Abdullah Saleh, le chef de l'Etat yéménite n'a-t-il pas utilisé cette accusation avec succès à propos de ses propres opposants?

En effet, Jeb Boone, du Yemen Times, titre ainsi son article paru le 7 mars dans The Guardian:

Le président du Yémen joue la carte bien rodée d'al Qaïda

Et dans son cas, ça marche!
Boone écrit;
Dans une sortie choquante par son inanité, Hillary Clinton a prétendu jeudi que l'Iran était "très impliquée" dans le mouvement contestataire au Yémen. Tirant une carte directement du jeu de Saleh, les Etats Unis ont encore fait de l'Iran le bouc émissaire  au Yémen. Après que Saleh avait mis en cause une conspiration israélo-étatsunienne pour les troubles, la déclaration de Clinton semble tout aussi ridicule.

Pendant une réunion avec des ressortissants Britanniques la semaine dernière, Jonathan Wilks, l'ambassadeur de Grande Bretagne, a déclaré qu'une menace croissante d'AQAP (al Qaïda péninsule Arabique) était une des raisons pour lesquelles le ministère des affaires étrangères a demandé aux Britanniques de partir. Le Département d'Etat US a également cité une menace croissante d'al Qaïda.

Considérant que la présence diplomatique et sécuritaire britannique n'a qu'une importance marginale, on peut se demander d'où ils tirent leurs informations sur l'activité d'AQAP. Si on tient compte du fait qu'un convoi diplomatique britannique a été attaqué en octobre dernier, on peut raisonnablement affirmer que leurs renseignements ne sont pas des meilleurs.

De la même manière, un véhicule plein d'agents de la CIA a été attaqué en décembre dernier alors qu'ils attendaient des pizzas à emporter près d'un restaurant à Hadda, un quartier très fréquenté de la capitale. Bien entendu, personne sans autorisations de sécurité ne peut savoir avec certitude ce qu'il en est des capacités de collecte de renseignements par les Etats Unis au Yémen, mais si des agents de la CIA ne peuvent même pas commander une pizza sans recevoir une grenade sur leur véhicule, il est un peu difficile de leur faire confiance.

D'où cette bonne vieille maxime arabe (d'Ibn Baskal d'al Andalus):dont aurait dû se souvenir le colonel Kadhafi: "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà"

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lundi, février 21, 2011

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Lobby sioniste, Etats Unis et mouvements démocratiques arabes

J'écoutais ce matin Bernard Guetta à la radio faire son commentaire sur les transitions politiques accompagnées par les Etats Unis. Si on en croit M. Guetta, les transitions se font dans ces cas là sans répression brutale, et donc sans victimes dans la population.

C'est vrai, il n'y a pas eu un seul tué au cours du processus insurrectionnel en Tunisie. Pas plus qu'en Egypte d'ailleurs. Au Yémen, pays proche des Etats Unis, rien à signaler.

M. Guetta omet de nous dire qui a soutenu pendant des années les régimes dictatoriaux en Tunisie et en Egypte. Oui, qui ? Il se comporte exactement comme les scribes du sionisme dont il est question dans l'article que je vous propose un peu plus loin.

Et qu'est-ce que c'est que ces morts au Bahrein (un peu plus d'un million d'habitants) ? Ils ne peuvent pas être morts car Bahrein est un régime soutenu par les Etats Unis et où se trouve le port d'attache de leur Vème flotte. En dehors de Bernard Guetta, il n'y a guère qu'eux, les morts, pour ne pas savoir qu'ils ne sont pas morts. Oh pardon, ce ne sont pas des Bahreinis mais des chiites nous apprend l'Express.

En Libye, les choses sont plus simples, sauf bien sûr pour les habitants de ce pays car M. Kadhafi est (était) avant tout un ami de Tony Blair, de Gordon Brown et du Casanova qui dirige l'Italie, M. Berlusconi. MM. Blair et Brown ne sont plus au pouvoir, M. Berlusconi est empêtré dans les scandales que l'on sait. Dans ce cas précis, il est sûr que les USA verraient d'un bon oeil un changement à la tête du pays. On verra sans doute bientôt si la Libye connaîtra aussi une révolution de palais comme en ont connu l'Egypte et la Tunisie. Il faut cependant bien observer que l'armée libyenne, à la différence de son homologue égyptienne ne dépend aucunement de subsides versés par les Etats Unis.

Car ce que M. Guetta feint d'ignorer, c'est qu'en Tunisie et surtout en Egypte, le fruit de la mobilisation et des sacrifices populaires a pour l'instant été confisqué par des pouvoirs aux ordres de Washington et que les périodes de transition vont être mises à profit pour s'assurer que les futurs scrutins (libres ou pas), ne permettront pas à ceux qui portent les espoirs de la population d'accéder au pouvoir.

Il en va, en Egypte tout particulièrement, des intérêts de l'entité sioniste.

James Petras est un des observateurs les plus perspicaces de la scène politique américaine et de ce qu'il faut bien appeler les agissements de l'impérialisme des Etats Unis dans leur articulation avec ce qu'il appelle la Configuration Sioniste de Pouvoir [Zionist Power Configuration]. Il nous propose sa lecture du positionnement de Washington tout au long des événements qui ont agité l'Egypte et continuent à mobiliser son peuple. Comme d'autres observateurs,

Petras relève, avec de nombreux autres observateurs, que si le mouvement contestataire égyptien ne se mobilisait pas autour de mots d'ordre religieux, ce sont les Frères Musulmans, certes présents dans l'action mais pas prédominants, qui ont été au centre des craintes de milieux sionistes aux Etats Unis et à Tel Aviv. Mais il attire surtout l'attention sur le fait que les Etats Unis ont fait en sorte que la confrérie soit placée au centre du dialogue avec l'opposition afin, dans un même temps, de circonscrire l'ouverture du champ politique en Egypte et d'écarter les autres interlocuteurs de l'opposition.


Car ces interlocuteurs existent et pas seulement dans le « tweet » ou le Facebook comme on cherche à le faire croire depuis le début, car organiser une contestation d'une telle ampleur et d'une telle détermination dans un pays de 80 millions d'habitants (où le taux d'équipement informatique reste relativement bas), c'est certainement autre chose que d'organiser un apéro géant.



Le sionisme américain contre le mouvement démocratique égyptien

Par James Pettras, 11 février 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri


Un des aspects les moins analysés du mouvement égyptien pour la démocratie et la politique américaine à son égard, est le rôle de la configuration sioniste de pouvoir [Zionist Power Configuration, ZPC] et de l'organisation de premier plan qui la chapeaute - la Conférence des Présidents des Principales Organisations Juives Américaines (CPMAJO) - ainsi que des membres de la Commission du Congrès chargée du Moyen-Orient, des fonctionnaires occupant des postes stratégiques dans les bureaux consacrés au Moyen Orient dans l'administration Obama, ainsi que des grands éditorialistes, des publicistes et des journalistes qui jouent un rôle majeur dans les journaux prestigieux et les hebdomadaires populaires.

Cet essai est basé sur une analyse de chaque numéro du Daily Alert (bulletin de propagande du CPMAJO), du New York Times et du Washington Post entre le 25 janvier et le 17 février 2011.

Dès le début du mouvement égyptien pour la démocratie, la ZPC a remis en question la légitimité des revendications anti-dictature en se concentrant sur la «menace islamique». En particulier, l'ultra-sioniste Washington Post , le Wall Street Journal et le Daily Alert rabâché sur la «menace» d'une «prise de pouvoir islamique" par les Frères musulmans, alors même que l'écrasante majorité des experts non-sionistes et des journalistes sur le terrain en Egypte avaient démontré que le grande majorité des manifestants n'appartenaient pas à un mouvement politique islamique, mais étaient surtout des partisans d'une République démocratique et laïque [secular] (voir le Financial Times 1/26/11-2/17/11).

Une fois leur stratagème de propagande initiale a échoué, la CSP a développé plusieurs lignes de la propagande de nouvelles: les plus éminents de ce qui était une défense soutenue de la dictature de Moubarak comme un rempart d'Israël de «sécurité» et le gardien de la soi-disant «accord de paix" de 1979. En d'autres termes la CSP pression sur l'administration des États-Unis, via des auditions au Congrès, la presse et l'AIPAC à l'appui Moubarak en tant que garant clés et collaborateur de la suprématie d'Israël dans le Moyen-Orient, bien que cela signifiait que le régime Obama aurait de s'opposer ouvertement aux millions de membre liberté de circulation égyptienne. Israël journalistes, des fonctionnaires et leurs homologues américains sioniste volontiers admis que, bien que le régime de Moubarak a été sanglante, la tyrannie de corruption, il doit être pris en charge car un gouvernement démocratique au Caire pourrait finir collaboration vieille de plusieurs décennies de l'Egypte avec la colonisation brutale israélienne de la Palestine.

Leur stratagème de départ ayant échoué, la ZPC a développé plusieurs nouveaux axes propagandistes dont le plus important était le maintien du soutien à la dictature de Moubarak en tant que rempart nécessaire à la 'sécurité' d'Israël et gardien du soi-disant « accord de paix » de 1979. En d'autres termes, la ZPC faisait pression sur l'administration US, via des auditions au Congrès, la presse et l'AIPAC pour soutenir Moubarak en tant que garant essential et collaborateur de la suprématie israélienne au Moyen Orient, même si cela signifiait que le gouvernement d'Obama aurait dû s'opposer ouvertement à des millions d'Egyptiens membres du mouvement pour la liberté. Les journalistes et les officiels Israéliens ainsi que leurs homologues sionistes aux USA admettaient bien volontiers que si le régime de Moubarak était une tyrannie corrompue et sanguinaire, il devait être soutenu parce qu'un gouvernement démocratique au Caire pourrait mettre fin à des décennies de collaboration de l'Egypte avec la brutale colonisation de la Palestine par Israël.

Lorsqu'il est devenu clair que le soutien inconditionnel à Moubarak n'était plus une position tenable et que l'administration Obama a lancé un appel au mouvement démocratique pour qu'il «dialogue» et de négocie avec le dictateur, la ZPC a exigé la prudence dans le soutien à un "dialogue" ainsi que l'assurance que le dialogue n'entraînerait pas de changements abrupts pour le traité israélo-Moubarak. La ZPC et ses scribes du Washington Post ont alors présenté Omar Suleiman, le "vice-président" choisi personnellement par Moubarak, un tortionnaire notoire et collaborateur de longue du Mossad israélien, comme l'interlocuteur légitime pour le dialogue – alors même qu'il était unanimement rejeté par l'ensemble du mouvement pour la démocratie.

Comme les manifestants devenaient toujours plus nombreux et emplissaient les grandes places publiques dans tout le pays, et se prolongeaient au delà de la première semaine, Israël et la ZPC ont promu une solution alternative qui aurait maintenu Moubarak au pouvoir pendant une période de 'transition' de neuf mois. Pris au dépourvu par la croissance rapide du mouvement pour la démocratie, les complices volontaires d'Israël dans l'administration et dans les media US ont concédé que la fin de la dictature serait une bonne chose… [si elle était gérée de manière appropriée, c'est-à-dire si elle excluait ou minimisait le rôle des Frères Musulmans et si elle maximisait le rôle du haut commandement pro israélien de l'armée et des services secrets dans la supervision de la "transition". La ZPC a rejeté avec dédain le mouvement démocratique égyptien et ses leaders et cherché à saper le mouvement populaire égyptien en gonflant le rôle des Frères Musulmans "mieux organisés" et alerté sur une future prise du pouvoir par les islamistes.


Le sous secrétaire d'Etat James Steinberg, le plus important des officiels sionistes dans l'administration Obama où il est le porte voix de l'AIPAC, s'est rendu en Israël pour assurer le régime Netanyahou-Lieberman que les Etats Unis étaient en contact avec le haut commandement militaire égyptien et des secteurs de l'opposition civile (El Baradei) et que le soutien de Washington au mouvement démocratique dépendait de l'assurance que le traité israélo-égyptien resterait tel quel. Quand Moubarak a finalement été forcé de démissionner, cédant le pouvoir à une junte militaire, la ZPC a félicité les auteurs du coup d'état, soutenu leurs efforts de démobilisation du mouvement démocratique et, plus important, célébré l'acceptation par les généraux Egyptiens de « l'accord de paix de 1979. » La machine de propagande israélienne s'emploie maintenant à critiquer sévèrement Moubarak et à décrire le coup de l'armée cille une « transition ordonnée et pacifique. » Par « ordonnée », les agitateurs d'idées sionistes signifient in 'changement de régime' qui ne ferait rien pour lever le blocus de Gaza, stopper les livraisons régulières de carburant à Israël ou couper la hotline de la collaboration entre Tel Aviv et Le Caire. Les sionistes en Israël et aux Etats Unis ont rejeté des élections rapides et promu un processus prolongé au cours duquel l'armée égyptienne, l'administration US et la ZPC pourront choisir à leur gré des membres des 'commissions constitutionnelles et électorales de transition' attachés à la poursuite de la politique Moubarak de soumission inconditionnelle à Israël. Par « pacifique », les diplomates pro israéliens dans l'administration Obama veulent dire nettoyer les rues des nombreux militants et manifestants pour la démocratie de sorte que les décisions puissant être contrôlées à huis clos par le cercle restreint des membres civils et militaires de l'appareil de Moubarak. Par « transition », les cercles de propagandistes sionistes, les décideurs politiques aux Etats Unis et les généraux Egyptiens veulent dire que rien ne changera à part le visage de Moubarak.

Alors que la majorité des propagandistes et des scribes sionistes aux Etats Unis s'opposaient ou mettaient en question les mouvements démocratiques contre des dirigeants pro israéliens au Moyen Orient, ils saluaient et faisaient la promotion des mouvements d'opposition au régime iranien. Dans chaque organe de presse imprimé ou électronique, les journalistes pro israéliens ont insisté sur la nature brutale et répressive du régime iranien, appelé à un changement de régime et agité le spectre de la confrontation militaire si des navires de guerre traversaient le canal de Suez, ce que le droit maritime international autorise l'Iran à faire. La sécurité israélienne, la menace de « l'Islam radical » et l'Iran ont été cités pour circonscrire étroitement le champ des discussions et des débats sur la politique des Etats Unis au regard de la montée en puissance des mouvements pour la démocratie ç travers le monde arabe.
Les mêmes éminents scribes sionistes aux Etats Unis qui, au début, défendaient le soutien US au régime dictatorial de Moubarak puis le déploiement de l'armée égyptienne au Caire; se sont soudainement convertis en soutiens des démocrates hostiles au régime en Iran. Ce qui n'est pas sans cohérence avec le problème des sionistes aux USA qui est de savoir si les mouvements démocratiques affectent la politique colonial israélienne en Palestine et l'expansion de la puissance israélienne au Moyen orient. Dit autrement, la ZPC au Congrès et à la maison Blanche ne se préoccupent pas de promouvoir la démocratie à travers la politique étrangère des Etats Unis, mais seulement d'orienter la diplomatie et la force militaire des USA au service d'Israël.


Ce qui est frappant dans les contorsions de la politique d'Obama vis-à-vis des luttes populaires en Egypte, c'est à quel point elle s'articule de près et met en place les prises de position politiques de la configuration sioniste de pouvoir telles qu'elles sont présentées clairement dans le Daily Alert, l'organe de propagande des '52 organisations' sionistes.

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lundi, février 14, 2011

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Bouteflika sera-t-il le prochain?

Je vous le dis tout de suite, je n'en sais rien.
Certains croient que la contestation politique pour l'avènement de la démocratie est une pathologie contagieuse qui diffuse d'autant mieux que les sujets sont réputés appartenir à la même espèce, des Arabes dans l'affaire qui nous occupe.
Les récents événements de Tunisie, d'Egypte ainsi que des mouvements de contestation en Jordanie, au Yémen ou en Algérie tendraient à accréditer ce genre de croyance.

Pourtant, si on observe ce qui s'est passé dans les deux pays arabes où la contestation a abouti au départ du chef de l'Etat, force est de constater que s'il y a des similitudes, il y a également des différences très importantes.
Si on y réfléchit d'ailleurs, les points communs sont en bonne partie ceux de toutes les révoltes populaires sous toutes les latitudes: coût de la vie, chômage, corruption, injustices etc. Avec de plus des circonstances bien précises qui tiennent à une hausse des tarifs des denrées alimentaires de base, phénomène qui n'est propre ni à l'Egypte, ni à la Tunisie mais qui tient semble-t-il aux fluctuations des cours mondiaux (quels que soient les facteurs qui influent sur ces cours).
Pour le reste, tout est très différent.: la contestation en Tunisie part d'un incident isolé dont la réalité et la symbolique bouleversent dans son environnement immédiat qui est une petite ville de la périphérie tunisienne. La révolte diffuse à d'autres agglomérations périphériques avant d'atteindre la capitale.
En Egypte, il n'y a pas d'événement déclencheur à proprement parler, sinon une situation en état de pourrissement depuis les dernières élections truquées en avril 2010, et c'est là peut-être qu'on peut parler d'un rôle facilitateur de la contestation en Tunisie. Sinon, on doit constater que la contestation en Egypte touche aussi bien le centre que la périphérie: la capitale comme d'autres villes telles Alexandrie, Assouan ou Ismaïlia ont été le théâtre d'une forte mobilisation. Une autre différence importante est que dès le départ la contestation en Egypte est encadrée par des organisations de type politique. Cet encadrement n'est pas aussi prégnant que celui des partis politiques classiques mais il a montré son aptitude à canaliser et à orienter le mouvement. Le seul encadrement "fort" a été celui des Frères Musulmans mais ce parti n'a été ni à l'initiative ni dominant dans le mouvement. En Tunisie, la contestation n'était pas encadrée et les partis politiques et même le syndicat n'ont vraiment joué un rôle que lorsque tout était pratiquement joué.
En Tunisie, ce sont les Etats Unis qui ont obtenu le départ précipité d'un président qui avait pourtant la situation sécuritaire encore bien en mains et si c'est l'armée qui a démis M. Ben Ali, elle n'a cependant pas pris les rênes du pouvoir. En Egypte, les choses sont moins claires même si on a l'impression que l'armée a arbitré entre la volonté de M. Moubarak , celle de la population et les souhaits des Etats Unis. La contrôle direct du pouvoir par l'armée reste un gage donné aux USA que les Frères Musulmans ne pourront pas tenter un coup de force et que la pérennité du traité de paix avec le régime sioniste sera assurée.

De nombreuses différences pour une maladie contagieuse dont beaucoup de gens se demandent si elle ne va pas toucher l'Algérie.
Pourtant cette maladie avait déjà touché l'Algérie qui s'apprêtait à élire librement une assemblée nationale en majorité mais non exclusivement "islamiste". Ceux qui ont de la mémoire se souviennent de ce qui s'est passé ensuite, d'autant que beaucoup se félicitaient de l'élimination d'un risque de contagion. Ce même virus avait touché les territoires palestiniens qui s'étaient empressés de mal voter comme on sait puisqu'eux aussi avaient donné une majorité parlementaire au Hamas. Aujourd'hui toutes les puissances reconnaissent pourtant comme légitime Abou Mazen (Mahmoud Abbas) qui n'a pourtant aucun mandat d'aucune sorte
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Bref, revenons à nos moutons: la bactérie va-t-elle toucher l'Algérie?
Pour nous donner une petite idée de ce qui pourrait se passer en Algérie, j'ai cherché un article simple émanant d'un journal qui ne soit ni algérien, ni français. Parce que la presse française, je ne sais pas pourquoi, était si impatiente de voir le virus démocratique déferler sur l"Algérie que le temps d'émeutes dans ce pays, elle en avait oublié la Tunisie dont elle n'avait commencé à parler qu'à reculons.

Ce petit article n'a l'air de rien, mais il dit presque tout ce qu'il y a à dire. Notamment que les manifestants d'Alger ce samedi n'étaient pas bien nombreux et surtout (parce qu'après tout, les petits ruisseaux font les grandes rivières) que la mobilisation n'avait le soutien ni du mouvement syndical, ni des principales forces d'opposition (ce que l'article du Monde ne dit pas, comme quoi la presse française...) On verra si la mobilisation pourra s'élargir mais pour l'instant elle repose essentiellement sur les épaules du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) du Dr Saïd Saadi. On s'en souvient, le Dr Saadi avait été un ardent défenseur du coup d'état qui avait précipité l'Algérie dans la guerre civile et son parti figurait dans le premier gouvernement Bouteflika jusqu'au début des troubles en Kabylie suite à la mort d'un jeune homme tué dans un poste de gendarmerie .
Comme lettres de créances démocratiques, il y a mieux!
Mais pourquoi s'agite-t-il en ce moment M. Saadi? Parce que la contagion de la contestation dans les pays arabes?
M. Saadi et son parti ont toujours cherché à nier ou à minorer le caractère arabe de l'Algérie.

Alors kézaco?

Saïd Saadi, ce n'est un secret pour personne, pense qu'il a un destin national, chef de l'Etat pas moins. Peu importe s'il s'était pris une veste aux élections dès lors que le front des Forces Socialistes avait pu y participer librement.
Et tout prétendu opposant qu'il est, il appartient en réalité à la sphère dirigeante du pays et il attend de récolter enfin les fruits de l'alliance qu'il a nouée avec certains potentats militaires et il pense que son heure a peut-être sonné. Car si, comme nous le rappelle l'article d'El Diario Montanes, le mandat du président Bouteflika court jusqu'en 2014, il n'est pas du tout certain qu'il puisse l'accomplir intégralement tant son état de santé semble décliner. Une rumeur ne le donnait-elle pas pour mort?
Une manoeuvre à l'intérieur du système de clans au pouvoir donc qui voudrait tirer parti de l'inquiétude suscitée dans les chancelleries occidentales par les contestations dans d'autres pays arabes. Et nul doute que Saïd Saadi espère sans doute bénéficier d'un appui des Etats Unis, pays avec lequel il a soigneusement entretenu ses relations (Bouteflika aussi d'ailleurs).
Tiens, on apprend que les Etats Unis viennent d'appeler les autorités d'Alger à la retenue.
S'il existe une inconnue, c'est celle-ci: quel poids ont les Etats Unis sur les groupes qui dominent le pouvoir en Algérie?

Bouteflika ne veut pas être le prochain
El Diario Montanes (Espagne) 13 février 2011 traduit de l'espagnol par Djazaïri

Il y a peu de chances que l'élan de renouveau démocratique qui traverse l'Afrique du Nord prenne au dépourvu à l'un des présidents à vie qui restent dans la région, ils auront tiré des leçons intéressantes des événements de Tunisie et d'Egypte. La répression massive déclenchée hier à Alger contre une manifestation non autorisée est l'indice que Abdelaziz Bouteflika ne veut pas être le prochain à tomber. Et que pour l'éviter, il continue à chercher du côté de la violation des droits et libertés de ses concitoyens, avant même d'envisager, comme en Jordanie, de quelconques concessions à ceux qui manifestent.

En Algérie, la contestation sociale en est venue à s'exprimer très fortement, comme récemment en janvier dernier. Des mobilisations comme celle d'hier, appelée à Alger, à Béjaïa, à Constantine, à Annaba ou à Oran - la deuxième ville du pays - inquiètent un régime qui a pu se maintenir et industrialiser le pays grâce à la rente du pétrole et du gaz, mais sans offrir à la population une lueur quelconque de démocratie, avec un taux de chômage parmi les plus élevés du monde arabe et des niveaux de corruption et de contrôle policier teès importants aussi. S'il y a un scénario de changement potentiel, ce devrait être en Algérie.

Les autorités d'Alger ont interdit la manifestation d'hier et ont de pplus tout fait pour empêcher qu'elle puisse avoir lieu. La veille, la capitale faisait l'objet d'un dispositif policier impressionnant, comportant près de 30 000 agents venus de tout le pays, dans des autobus civils, pour contenir une mobilisation à l'appel de partis d'opposition et d'organisations de la société civile regroupées dans le Coordination Nationale pour la Démocratie et le Changement.

Barrages routiers


Le déploiement policier s'est révélé excessif, pas seulement par rapport au nombre de manifestants - 10 000 au maximum selon les organisateurs, à peine 3 000 selon d'autres sources et même pas 250 selon le ministère de l'intérieur - mais par rapport au caractère de la manifestation qui n'avait ni le soutien, ni la participation des syndicats, des principales forces d'opposition ou des islamistes influents.Les appels à venir rejoindre la manifestation lancés via les réseaux sociaux ont été contrecarrés par la méthode classique du blocage des accès routiers à la capitale.

Des témoins oculaires ont déclaré à la chaîne télévisée Al Arabiya et au journal d'opposition 'El Watan' que des "dizaines d'arrestations" ont été effectuées à Alger. La marche avait commencé à 11h sur la place du 1er mai, aux cris de 'Dehors Bouteflika', et certains manifestants montraient des unes de journaux parlant de la démission de l'ex président Egyptien Hosni Moubarak. Les manifestants ont été encerclés par des policiers qui les ont empêchés de se rendre à leur destination, la place des Martyrs.
Bouteflika, réélu président pour un troisième mandat consécutif il y a moins de deux ans avec plus de 90 % des voix, achève son mandat en 2014
 Il aura alors 77 ans et plus de 52 années d'activité politique. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si la frustration économique que ressent le pays lui permettra de rester au pouvoir cinq ans de plus.

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posted by Djazaïri at 12:05 AM 0 comments

vendredi, novembre 05, 2010

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Source 'gay': la synagogue homosexuelle de Chicago n'a jamais été visée par des colis piégés

Ce qui est bien avec la propagande, c'est que même quand tous ses éléments de réalité sont éliminés un à un, son empreinte en mémoire reste d'une acuité redoutable et que l'efficience du contenu de représentation surpasse celle des éléments de réalité.
On apprend maintenant que la synagogue "gay" de Chicago n'a en fait jamais été destinataire des colis piégés expédiés du Yémen. Cette information, répercutée par les dirigeants de la synagogue, provenait de toute une série de sources, dont la police ne fait bien entendu pas partie.
Connaître l'identité de ces sources serait sans doute très intéressant...


La dirigeante de la synagogue: nous n'avons pas été la cible de colis piégés
CNN (USA)  3 novembre 2010, traduit de l'anglais par Djazaïri

Une synagogue de Chicago qu'on pensait être destinataire d'un colis piégé n'a en réalité jamais été visée, a déclaré mercredi un dirigeant de la congrégation.
Lili Komblum, vice présidente d'Or Chadash, a déclaré qu'en dépit d'informations antérieures, un agent du FBI l'a informée que sa synagogue n'était pas un des objectifs visés dans la tentative avortée d'attentat à la bombe dont l'origine se trouve au Yémen.

Pendant le week-end, Komblum a déclaré avoir eu des informations de toute une série de sources qui l'ont amenée à croire qu'Or Chadash, qui assure des offices religieux pour la communauté 'gay', bisexuelle et transsexuelle, était concernée par le complot.

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posted by Djazaïri at 6:40 PM

mercredi, novembre 03, 2010

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Un rabbin perplexe

La synagogue de Chicago qui était, dit-on, visée par des colis piégés expédiés à son intention par al Qaïda fait savoir que son site a reçu récemment des dizaines de visites d'internautes Egyptiens.

On ne nous dit cependant pas si ces visites sont intervenues avant ou après les informations sur les colis piégés qui seraient, rappelons-le, partis du Yémen et non d'Egypte.
 Le rabbi Michael R. Zedek, qui officie dans cette synagogue, indique par ailleurs avoir appris que ce n'étaient pas deux colis piégés qui visaient son institution religieuse mais quatre.
Mais en fait, ce n'était pas la congrégation principale qui était visée par ces colis, mais Or Chadash, une congrégation beaucoup plus petite qui a la particularité d'accueillir en son sein des "gays" et des lesbiennes et qui est domiciliée dans la synagogue de Lakeside.
Larry Edwards, le rabbin d'Or Chadash, déclare dans une interview avoir appris seulement hier que sa congrégation était peut être visée. "Nous sommes plutôt perplexes à l'idée qu'une petite congrégation comme la nôtre ait pu se retrouver dans le collimateur de quelqu'un," affirme le rabbin Edwards. "J'espère avoir plus d'informations."
Il a quand même raison le rabbin Edwards d'être perplexe car sa congrégation ,finalement peu connue à Chicago, et encore moins aux Etats Unis a néanmoins su attirer l'attention de terroristes fanatisés du fin fond du Moyen-Orient.
Et ces fanatiques ont pu renseigner l'adresse du destinataire sur les colis sans se tromper et en évitant toute confusion avec la grande synagogue qui accueille le petit groupe de pratiquants homosexuels!

Aux visites égyptiennes, le site de la congrégation peut ajouter la mienne. J'ai voulu voir s'il était facile de constater la présence d'une congrégation "gay" et lesbienne sur le site de la synagogue. Eh bien non, ce n'est pas facile du tout et il vaut mieux en être informé à l'avance. La présence d'une telle congrégation, avec sa spécificité homosexuelle, n'est en effet mentionnée qu'une seule fois et est noyée au milieu d'un texte sur l'histoire de la synagogue. Personnellement, je l'ai trouvée en utilisant le moteur de recherche interne au site de la synagogue.

Il y a donc trois mystères: pourquoi avoir choisi une synagogue de Chicago, et pas de New York ou Miami par exemple? Pourquoi avoir spécifiquement ciblé une congrégation homosexuelle dissimulée en quelque sorte dans une plus vaste congrégation juive? Et enfin, comment ces fanatiques enturbannés ont-ils pu tout simplemnt avoir connaissance de l'existence de cette congrégation "gay" et lesbienne?

A la lecture de l'article du Wall Street Journal, on croit comprendre que la congrégation homosexuelle dispose d'un site internet. J'ai été personnellement incapable de le retrouver.
Il va falloir que j'aille faire un stage chez al Qaïda...

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posted by Djazaïri at 9:36 PM

dimanche, octobre 31, 2010

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Massacre à la photocopieuse?

Je ne connaissais pas Desert Peace, un blog animé par Steve Amsel, un ressortissant de l'entité sioniste qui vit à Jérusalem. Steve Amsel dit militer pour la paix et c'est bien ce que semble démontrer son blog.
Il nous propose une analyse de la toute récente alerte terroriste aux colis piégés qui met le monde, et surtout les Etats Unis en émoi. Je crois qu'une partie de ces éléments d'informations viennent d'un site appelé What Really happened mais je n'ai pas pu le vérifier car la page consacrée à la "menace" yémenite est indisponible.
Peu importe car les faits sont suffisamment parlants et confirment les points de vues que je vous ai exposés tantôt. Steve Amsel insiste sur l'écho particulier qu'ont eu ces "tentatives d'attentats" sur la communauté juive aux Etats Unis et il pointe les incitations de la Jewish Defence League qui invite les Juifs à s'armer...
Les images des objets supposés explosifs sont très instructives et confirment mon analogie avec le conditionnement: on n'est même plus obligé de présenter un objet qui ressemble vraiment à une bombe pour susciter la réaction de frayeur; il suffit de présenter un objet qui possède un composant qui s'apparente vaguement à un de ceux qu'on pourrait trouver sur un véritable engin explosif. La nature banale de l'objet (un consommable pour imprimante) a cet effet particulier de favoriser une généralisation du conditionnement face à des objets du quotidien.


Faux pavillon de nuit
par Steve Amsel, Desert Peace (Sionistan) 31 octobre 2010

A l'âge de trois ans, mon fils avait un ami imaginaire. Ce n'était pas une cause d'inquiétude car cela semblait être la norme chez les enfants de son âge. En fait, nous avons souvent joué avec son imaginaire, laissant une place à table pour 'Ghostie'.
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On voit parfois des adultes 'jouer' à ce même jeu, sauf que ce n'est pas dans la norme... Je parle particulièrement du gouvernement des Etats Unis et d'organisations comme l'Anti Defamation League (ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis). Le premier voudrait nous faire croire qu'il y a vraiment une organisation baptisée al Qaïda et qu'elle fait partie d'un réseau terroriste. Cette information est typique du genre hystérique diffusée par la presse occidentale.
Des organisations juives extrémistes voudrait que nous croyions qu'il y a un antisémite caché sous le lit de chaque Juif aux Etats Unis. De ce constats, ils aboutissent à cette solution...

La ligue de Défense Juive demande à chaque Juif d'acheter des armes

Pour dire les choses sans ambages, le président Obama n'a pas été le président des Etats Unis le plus aimé dans certains secteurs de la communauté juive à l'étranger Vous souvenez-vous de la vidéo "Ressentir la haine à Jérusalem"? Elle a été interdite par YouTube parce qu'elle montrait une image trop vraie du sionisme... mais vous pouvez encore la visionner ICI.
En combinant les imaginations débridées présentée ci-dessus, je reviens au titre de ce post, 'Faux pavillon de nuit'...
POURQUOI MAINTENANT?
POURQUOI  fabriquer une "attaque terroriste" quelques jours avant des élections aux Etats Unis?
POURQUOI TENTER de créer une hystérie dans la communauté juive ELLE-MEME???

What Really Happened s'est intéressé à cette affaire et a présenté des éléments qui donnent à réfléchir...
L'AVION PIEGE UPS VENU DU YEMEN N'A JAMAIS EXISTE!
Le plan d'Obama consistant à "apeurer les Américains pour qu'ils votent Démocrate" est déjà en difficulté. Le récit officiel vendredi 29 octobre était qu'un pays allié non identifié avait averti les autorités britanniques d'être à l'affût d'un colis suspect en provenance du Yémen sur un vol UPS. Une fouille d'un appareil UPS sur la piste d'un aéroport britannique a permis de trouver un paquet contenant une cartouche de toner pour imprimante avec une substance blanche qui a l'apparence de la neige pour sapins de Noël en plastique. 


Pour rendre la "cartouche de toner de la mort" encore plus effrayante, un circuit imprimé a été relié par des fils à sa partie externe. Une observation attentive du circuit imprimé lui-même permet de supposer qu'il s'agit du circuit imprimé d'un téléviseur, probablement d'un tuner des années 1980. 


Notez bien qu'il n'y a pas de piles pour alimenter cet objet et qu'on n'a pas trouvé de détonateur non plus.
Les premières informations sur la cartouche de toner indiquaient qu'on n'y avait pas trouvé d'explosif à l'intérieur.
Bien sûr, Obama a prétendu exactement le contraire; ce qui a obligé la BBC à se démener pour coller à la version du président tout en faisant comme si elle n'avait pas eu à modiiier l'information initiale à cette fin!
Mais l'histoire devient encore meilleure! Les déclarations initiales voulaient que le colis suspect provienne du Yémen et arrive par avion en Grande Bretagne sur un appareil de la société UPS, et les media nous ont tous montré la vidéo d'un avion UPS à l'arrêt et soumis à une fouille en Grande Bretagne.

Mais il y a un problème. Il n'y a pas de vols d'avions UPS à destination ou en provenance du Yémen!
Le propre site web d'UPS (avant le soit disant incident terroriste) ne mentionne pas le Yémen comme étant une de ses zones de desserte.
Un document PDF (qui comprend l'historique de ce document depuis plusieurs semaines) qui énumère tous les aéroports desservis par UPS à l'étranger ne mentionne pas le Yémen parmi ses destinations!
En bref, il n'y a pas eu, et il ne pouvait pas y avoir d'avion UPS en provenance du Yémen.
UPS recourt à un sous-traitant, Sun Tours, pour traiter le fret à destination et en provenance du Yémen. Sun Tours expédie ses cargaisons via Yemenia Air, et le directeur du service cargos de Yemenia Air indique qu'aucune cargaison n'est partie du Yémen pour Chicago dans les 48 heures qui ont précédé la "découverte" de la cartouche de toner en Grande Bretagne.
Une seconde déclaration selon laquelle un vol parti de Dubaï avait transporté des colis depuis le Yémen a été démentie par les responsables de l'aviation civile des Emirats Arabes Unis.

Bref, une cartouche de toner qui ne peut pas exploser apparaît dans un avion d'UPS qui ne pouvait pas venir du Yémen, et Obama s'en empare parce qu'il faut bien essayer de sauver les Démocrates mardi prochain. Franchement, je pense que les Américains devraient être scandalisés, non qu'Obama ait tenté ce truc, mais qu'après toutes les fois où Bush a été pris à se servir de la peur du terrorisme pour en profiter politiquement. Mais qu'Obama puisse penser que vous êtes assez stupides pour tomber encore dans le panneau! Si ce soir les sondages sont exacts, vous n'étiez pas tombé et vous n'êtes pas tombé dans le panneau et Obama n'a peut être fait qu'enfoncer son propre parti à un point tel qu'ils sont en train de prier pour que les machines à voter les sauvent!

Pour conclure, le site web d'UPS confirme que cette société n'a pas d'activités au Yémen!
Les 'véritables terroristes' impliqué dans cet 'attentat' bidon croient-ils réellement que le monde entier aurait pu gober leur bidonnnage sans examiner les faits? Je ne suis pas dans les théories de la conspiration, mais ça n'a pas du tout l'apparence d'une théorie pour moi!! Ce n'est que de la pure connerie!

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posted by Djazaïri at 11:57 PM

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