samedi, avril 20, 2013

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Muhammad R., 17 ans, bouclier humain pour les terroristes sionistes


Via The Angry Arab et Electronic Intifada
Des terroristes (soldats) sionistes se servent d'un jeune palestinien (17 ans) ligoté comme bouclier humain pendant qu'ils répriment une manifestation vendredi dernier dans le village d'Abou Dis en Cisjordanie.



La manifestation se tenait en solidarité avec Samer Issawi qui mène une action sous forme de grèves de la faim depuis plus de 250 jours pour protester contre sa détention arbitraire par les autorités terroristes sionistes. Samer Issawi est actuellement dans un état critique et s'il venait à décéder, sa mort pourrait avoir d'importantes conséquences politiques.

Le recours aux boucliers humains est une pratique assez fréquente chez les terroristes sionistes

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jeudi, avril 11, 2013

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La Turquie et la diplomatie du gaz


Un autre article bien intéressant de Semih Idiz qui compare les développements en cours au Proche Orient au Grand Jeu qui désignait la compétition géostratégique entre la Russie tsariste et le Royaume Uni pour le contrôle de l’Asie occidentale et de ses ressources minières.

Selon Semih Idiz, c’est en effet un nouveau Grand jeu qui se déroule en ce moment au Proche Orient et dont l’objet justement est le contrôle des ressources gazières sous-marines, ce contrôle portant moins sur l’extraction de la ressource proprement dite que sur son acheminement vers les pays consommateurs.

Et il se trouve que d’importants gisements de gaz ont été découverts dans la région, dans la zone maritime de la Palestine usurpée par l’entité sioniste et à Chypre que l’auteur de l’article désigne comme la Chypre grecque (pourtant le droit international ne reconnaît qu’un seul Etat chypriote).

Toujours selon Semih Idiz, c’est l’exploitation de ces ressources qui a dicté le récent rapprochement spectaculaire entre le gouvernement turc et le régime sioniste, ce dernier ayant présenté ses excuses pour l’assassinat de 9 ressortissants turcs (dont un turco-américain) qui étaient à bord du navire humanitaire Mavi Marmara.

Les autorités d’Ankara pensent que la Turquie peut jouer un rôle de puissance dominante dans la région grâce aux performances de l’économie turque et à l’emplacement stratégique du pays, lieu de transit obligé ou presque des ressources en hydrocarbures du Levant et du Caucase destinées aux marchés européens.

Pour qu’Ankara puisse rafler la mise, il importe cependant de résoudre les conflits en cours. C’est en partie le sens de la démarche de Recep Tayyip Erdogan à l’égard des séparatistes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), d’un règlement de la question chypriote et du rabibochage avec l’entité sioniste.

On aurait tort d’être trop optimiste sur le règlement du dossier kurde. En effet, même si on parvenait à concevoir l’idée d’un PKK qui aurait renoncé, même provisoirement, à ses objectifs nationaux, la conséquence en serait l’accroissement de l’influence turque dans le Kurdistan irakien ou un renforcement de l’autonomie de cette province vis-à-vis des autorités de Bagdad. Le résultat en serait alors une crise interne majeure en Irak et une montée des tensions entre Bagdad et Ankara.

Sur la question chypriote, l’auteur de l’article semble avoir oublié que l’île est en partie occupée par l’armée turque en dehors de toute légalité internationale. C’est donc bien au gouvernement turc de lâcher du lest pour se conformer au droit, et pas au gouvernement de Chypre.

C’est là une question de souveraineté nationale sur laquelle aucun chef d’Etat chypriote ne pourra transiger au nom d’avantages économiques sous peine d’être écarté du pouvoir par la voie des urnes ou par la rue.

Ce que je viens d’observer pour Chypre vaut aussi pour la Palestine et l’entité sioniste. Certains tablent en effet sur un abandon par les palestiniens du recouvrement de leurs droits nationaux. C’est le cas du régime sioniste bien sûr, d’un certain nombre de puissances occidentales mais aussi d’Etats musulmans comme le Qatar, la Jordanie ou l’Arabie saoudite. Les palestiniens seraient alors amenés à accepter de vivre dans des bantoustans, peut-être même l’unique bantoustan de Gaza tandis que le patrimoine islamique de Jérusalem serait administré au titre de sainte relique par la Jordanie et les pétromonarchies. Pour finir, les Palestiniens seraient appelés à s’établir dans d’autres pays arabes, une suggestion faite depuis longtemps par les sionistes.

Pour l’instant, aveuglé par le flot de dollars, le Hamas semble marcher dans cette combine et ne manque aucune occasion de faire savoir à ses tuteurs aristocratiques qu’il est leur serviteur dévoué.

Mais comme dans le cas de Chypre, et comme dans toutes les situations coloniales, les Palestiniens ne renonceront jamais à leurs droits nationaux d’autant qu’ils sont face à un Etat sioniste qui est fondamentalement anormal et dont seul un naïf peut penser qu’il se comportera un jour normalement.

Le ‘Grand jeu’ au Levant

par Semih Idiz, Al-Monitor Turkey Pulse 5 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Avec des réserves gazières estimées à des milliards de mètres cubes, la Méditerranée orientale, appelée aussi «Bassin du Levant", se transforme lieu d’une version contemporaine du "Grand Jeu" du 19ème siècle, qui peut aussi bien agir comme catalyseur pour la paix que contribuer à de nouvelles tensions dans une région déjà en proie à des conflits.

L’événement capital à cet égard est s’est produit le 30 mars, une date historique qui a vu le gaz naturel du champ de Tamar au large d’Israël, s’écouler vers le territoire israélien, donnant ainsi le coup d’envoi à un processus qui va non seulement rendre l’Etat juif largement indépendant en matière d’énergie mais en faire un fournisseur important pour les marchés européens.

Le champ gazier de Tamar, découvert seulement en 2009, recèlerait 250 milliards de mètres cube de gaz et est le plus petit des deux champs gaziers sous-marins d’Israël, le plus gros étant Léviathan dont les réserves sont estimées à 425 milliards de mètres cube mais qui n’a pas encore été développé.

Les deux principaux partenaires dans l’exploitation du champ gazier, l’entreprise texane Noble Energy et la société israélienne Delek Energy, seraient en train d’essayer d’obtenir le feu vert du gouvernement israélien pour exporter la plus grande partie du gaz, étant donné que la demande en Israël est insuffisante rentabiliser le développement de Léviathan.

Et c’est à ce stade que la Turquie, qui est déjà un espace de transit énergétique important pour le pétrole de la Caspienne et d’Irak, et qui a consolidé sa position grâce à des accords pétroliers récents avec le Gouvernement Régional du Kurdistan dans le nord de l’Irak, entre dans le «Jeu » en tant qu’acteur essentiel. La Turquie est un pays qu’Israël ne peut évidemment ignorer dans sa démarche visant à trouver la route la plus rentable pour exporter son gaz.

Avec une économie dont la croissance est parmi les plus rapides du monde, la Turquie a des besoins énergétiques en augmentation et représente donc un client stable pour le gaz israélien. Il n’est donc pas surprenant d’entendre dans les milieux diplomatiques des sous-entendus sur le rôle qu’a aussi joué «le facteur énergétique» dans les excuses récemment présentées par Israël pour son raid meurtrier de 2010 contre le Mavi Marmara, un navire humanitaire turc

Le fait que les excuses israéliennes interviennent au moment où on s’y attendait le moins offre un nouvel exemple de la manière dont des intérêts communs vitaux peuvent aider à surmonter des différences. Ce qui est proposé aujourd’hui, c’est la réalisation d’un gazoduc sous-marin reliant la côte turque à Israël qui sera connecté à l’infrastructure existante en Turquie.

Le groupe Zorlu, un conglomérat turc qui a des investissements significatifs en Israël, ferait du lobbying auprès des deux gouvernements pour ce contrat. Le ministre turc de l’énergie, Taner Yildiz, a suggéré dans des propos récemment tenus dans les médias turcs, que cette idée ne laisse pas Ankara indifférent. Indiquant que cette route est en fait la seule faisable pour Israël, Yildiz a néanmoins ajouté que le projet ne pourra être réalisé qu’après un rapprochement complet avec Israël.
Gisements de gaz de le bassin oriental de la Méditrerranée
Gisements de gaz de le bassin oriental de la Méditerranée
Israël avait d’abord envisagé de transporter son gaz vers l’Europe via la partie grecque de Chypre et la Grèce. Le piteux état des relations israélo-turques et le fait que Noble Energy est engagée dans des activités de forage et d’exploration au large des côtes chypriotes semblait aussi orienter les choses dans cette direction.

Des analystes, faisant écho aux réserves de Yildiz, considèrent cependant que la route par la Grèce et Chypre serait la plus coûteuse sur le long terme. Ils ajoutent que le marasme économique dans ces deux pays est aussi un facteur de découragement. On ne sera donc pas surpris si l’effort de rapprochement turco-israélien a rendu nerveux le gouvernement chypriote grec car il pourrait signifier concrètement sa sortie de l’équation.

Des propos comme ceux du spécialiste de l’industrie pétrolière Jen Alic de «Oilprice.com» viennent ajouter aux préoccupations chypriotes grecques. Alic a signalé dans un article récent que le gouvernement chypriote grec peut bien penser être assis sur des réserves de 600 milliards de mètres cubes de gaz mais, ajoutait-il, «Ce ne sont pas des réserves prouvées et leur viabilité commerciale pourrait attendre des années.»
Selon Alic, “Dans le scénario le plus favorable, la production pourrait commencer dans cinq ans. Les exportations seraient plus lointaines encore, certains spécialistes évoquant 2020 comme année de départ. La question de savoir si les chypriotes grecs peuvent se permettre d’attendre aussi longtemps reste ouverte.

Manifestement préoccupés par les excuses d’Israël à la Turquie, Ioannis Kasoulides, le chef de la diplomatie chypriote grecque, et George Lakkotrypis, ministre chypriote de l’énergie et du commerce doivent se rendre la semaine prochaine en Israël tandis que le président chypriote grec, Nicos Anastasiades est également attendu en Israël à la fin du mois.

Les inquiétudes des chypriotes grecs transparaissent aussi dans un entretien accordé le 3 avril par Kasoulides à l’Associated Press et dans lequel il a observé que les excuses d’Israël à la Turquie «ne signifient pas qu’Israël est obligé de suivre ce que dicte la Turquie dans cette région.» Mais il est évident que ce sont les nécessités et les intérêts économiques qui dictent les choix présentement.

Il y a ceux qui, comme Tim Ash, le chef économiste du Standard Bank Group pour les marchés émergents, qui disent qu’il devrait en aller de même pour Chypre. Ash pense que leur débâcle économique donne aux chypriotes grecs une occasion de relancer les discussions pour un règlement du problème de Chypre et d’ouvrir la porte à une coopération économique avec la Turquie.

Un tel règlement ouvrirait évidemment au gaz chypriote la route turque que le ministre de l’énergie Yildiz considère comme étant la seule route viable vers l’Europe pour ce gaz. Mais le gouvernement chypriote grec ne semble pas l’entendre de cette oreille. Kasoulides a indiqué dans son entretien avec AP que leurs réserves sous-marines étaient suffisamment importantes pour l’installation d’une usine de traitement sur l’île qui exporterait en Europe qu’Israël décide ou non d’être partenaire.

Il a aussi minimisé les propositions d’un transit du gaz chypriote par la Turquie, affirmant que cette modalité serait «trop limitative» dans la mesure où le gaz naturel liquéfié «peut être vendu à l’est et à l’ouest, au nord et au sud.» Une source au ministère turc des affaires étrangères, s’exprimant sous condition d’anonymat, a déclaré à Al-Monitor que de tels propos ne font que refléter l’entêtement des chypriotes grecs devant la réalité.
Le gouvernement chypriote grec se trouve cependant devant un problème de taille avec la Turquie. Ankara insiste pour dire que les chypriotes turcs ont une part égale des réserves sous-marines de gaz et a fait savoir sa détermination à ce que la partie grecque de Chypre n’ait pas le monopole de la souveraineté sur elles. Pour le prouver, Ankara vient d’exclure le géant pétrolier italien ENI de tous les projets en Turquie à cause de sa coopération sur ces réserves de gaz avec le gouvernement chypriote grec.

Le fait est qu’Ankara peut donner de fortes migraines au gouvernement chypriote grec à un moment où il n’en a vraiment pas besoin, compte tenu de l’importance croissante de la Turquie comme plaque tournante de la circulation de l’énergie que les grandes compagnies ne peuvent pas se permettre d’ignorer. On espère chez les diplomates que le gouvernement chypriote grec va finir par se rendre compte des avantages d’un règlement de la question chypriote et de la coopération avec la Turquie dans le domaine de l’énergie.

D’un autre côté, un rapprochement turco-israélien ne veut pas dire tout va aller comme sur les roulettes pour les deux pays sils décident de réaliser leur projet commun de gazoduc. Haaretz a récemment cité des sources dans l’industrie qui disent qu’un tel gazoduc devrait passer par les zones d’exclusivité économique du Liban et de la Syrie avant d’arriver en Turquie, ce qui risque de s’avérer problématique.

L’avenir de la Syrie est cependant en jeu en ce moment. Dans le même temps, le Liban est aussi en train de rechercher les immenses réserves sous-marines dont il suppose l’existence dans sa propre zone économique de la Méditerranée orientale. Si elles sont prouvées, ces réserves devront être exploitées dans le cadre d’une coopération internationale.

Une Turquie qui aura scellé ses relations avec Israël au moyen d’un gazoduc stratégique aura toutes les raisons d’utiliser son influence sur le Liban pour le convaincre de rejoindre le réseau de coopération du bassin du Levant dans son propre intérêt pour son développement économique et pour la stabilité de la région.

Dans le contexte actuel, cette perspective peut paraître lointaine, mais il est évident que la région est aujourd’hui au seuil d’évolutions considérables. Il semble donc de l’intérêt bien compris des pays de la région de bien jouer leurs cartes dans ce nouveau «Grand Jeu» qui se déroule à une époque où il est clair que l’énergie peut être une cause de conflit tout comme elle peut être un catalyseur pour ma paix et la coopération.
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Il y a aussi, bien sûr, un angle iranien et un angle russe dans le Grand Jeu du bassin du Levant, sans parler des développements dans l’Irak du nord dont certains penseront qu’ils ont été négligés ici. Mais ils seront l’objet d’un autre article.

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dimanche, mars 31, 2013

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L'axe anti-syrien Riyad - Ankara - Tel Aviv


Un bruit circule sur Facebook selon lequel Bachar al-Assad aurait été tué. Ce n’est pas la première fois, mais on verra si c’est vrai et, dans cette dernière hypothèse, on verra si la mort du président Syrien suffira à ramener la paix en Syrie et dans quelles conditions.

En attendant, on peut dire que la crise syrienne agit comme un révélateur du positionnement des uns et des autres vis-à-vis de l’entité sioniste.

La Syrie est en effet, on a trop souvent tendance à l’oublier, le dernier pays du «champ de bataille» contre le régime sioniste avec le Liban.

Parce que ceux qui fustigent (j’ai dû moi-même le faire, mea culpa) ce pays pour son inaction ou sa faiblesse devant les agissements sionistes omettent de rappeler que la Syrie est bien seule et que d’autres pays de la région ont par contre des relations diplomatiques avec l’Etat voyou.

Et que la Syrie a été, et reste, un soutien important du Hezbollah et que, récemment encore, Damas accueillait la direction du Hamas palestinien, une organisation qui lui a tourné le dos, cédant aux dollars agités par le Qatar.

Il y a d’autres aspects à évoquer sur la question de la place de la Syrie dans la résistance au régime sioniste, mais ce n’est pas l’objet de ce post.
Je voudrais plutôt aborder la nouvelle alliance qui s’est formée sur le dos de la Syrie entre l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’entité sioniste.

Cette alliance est clairement présentée, au moins dans ses perspectives, par Ceylan Ozbudak, une commentatrice politique turque qui écrit dans un journal saoudien, The Saudi Gazette, propriété de la famille royale un peu comme tout ce qui respire en Arabie. Ceylan Ozbudak collabore également avec un journal de l’entité sioniste.

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Ceylon Ozbudak: Mon débardeur a fait fureur à Riyad
Le scénario proposé par cette journaliste semble un peu fantastique pour ne pas dire fantasque, mais ce qui importe en réalité c’est que de telles thèses puissent être publiées dans un organe de presse chargé de présenter pour l’étranger la vision saoudienne des évènement politiques dans la région.
J'ai plein d'idées pour démocratiser l'Arabie Saoudite
J'ai plein d'idées pour démocratiser l'Arabie Saoudite
Et que ce journal n’hésite pas à publier un article qui appelle ouvertement à une action militaire du régime sioniste en Syrie.

Israël peut-il aider au renversement d’Assad?

Par Ceylan Ozbudak, The Saoudi Gazette, 31 mars 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Depuis deux ans, le monde regarde la Syrie saigner et espère que la communauté international puisse s’entendre pour agir et restaurer l’ordre dans ce pays. En mars 2012, Kofi Annan avait proposé un plan en six points qui était tombé à plat. Depuis, une action militaire unifiée est restée un espoir déçu et l’effusion de sang a continué.

Ce mardi 27 mars 2013, les 22 nations de  la Ligue Arabe ont adopté une résolution autorisant la livraison d’armes aux forces rebelles mais il n’existe cependant pas de plan d’action concertée et les divisions internes paralysent la Ligue.

Le même jour, l’OTAN rejetait une requête du dirigeant rebelle Syrien Moaz Al-Khatib pour que les missiles Patriot abattent des avions syriens. Les Etats Unis surcompensent leurs erreurs en Irak et en Afghanistan et,  sans leur consentement, il y a peu de chances que les «lions» de l’Europe arment l’opposition. Si les rebelles n’ont pas assez d’armes, le forces d’Assad continueront à avoir la supériorité militaire, à tuer encore des Syriens et à prolonger la guerre civile.

Et donc les combats continuent: alors qu’un million de Syriens dans leurs abris de fortune cherchent de la nourriture dans tout le Moyen Orient, le Comité International de Secours signale que les camps frontaliers au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak sont bondés avec plus de 650 000 réfugiés, en majorité des femmes et des enfants. L’ONU estime par ailleurs à 70 000 le nombre de tués depuis le début des hostilités en avril 2011.

Le guerre brutale menée par Assad a destabilize un gouvernement au Liban; provoqué la venue de forces spéciales iraniennes en Syrie, isolé le gouvernement irakien de ses concitoyens Sunnites, oblige Israël à pénétrer en territoire syrien sur les hauteurs du Golan, et envoyé des réfugiés en Turquie, en Jordanie, en Irak et au Liban. L’ensemble de la région est affectée par la guerre menée par Assad, et nous avons tous le devoir moral et politique d’agir pour extirper de parmi nous ce seigneur de la guerre [warlord]. Le message est clair : c’est un problème pour tout le Moyen Orient.

Les excuses présentées récemment au peuple turc par le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou pour l’incident du Mavi Marmara en 2010 sont le signe d’une amélioration des relations entre nos deux pays. Jérusalem va certainement respecter la promesse de Netabyahou d’une indemnisation des familles des victimes turques et il est sûr que si tel est le cas, les relations israélo-turques vont connaître une renaissance. Etant les deux principales puissances économiques et militaires de la région, ces pays devraient œuvrer ensemble pour faire cesser le soutien russe à Assad. Erdogan avait déjà proposé aux Russes une base navale sur la côte turque et cette proposition, associée à des garanties qu’une Syrie post-Assad ne signifierait pas la fin de l’accès et de l’influence russe en Syrie, pourrait bien éloigner la Russie d’Assad. Maintenir les Etats Unis à l’écart de cette opération contribue aussi à garantir à Poutine que la Syrie ne deviendra pas la Libye : un Etat client des USA.

Un engagement conjoint de la Turquie, de la Russie et d’Israël à cette étape du conflit a des avantages politiques évidents : premièrement, étant donné que l’opposition syrienne est basée en Turquie, il est commode pour Ankara de négocier un accord entre les rebelles et la Russie pour faire en sorte que les inquiétudes de Moscou pour les minorités chrétienne et alaouite soient entièrement dissipées. Si cela signifie que les forces armées russes souhaitent mettre en place des « zones sécurisées» pendant une période de transition, cela doit être sérieusement considéré. En bref, les conséquences du renversement d’Assad ne doivent pas être négligées. Mais les craintes pour le lendemain [de la chute d’Assad] ne doivent pas nous empêcher de trouver des réponses créatives pour stopper les massacres d’aujourd’hui.

Deuxièmement, sauf si la Turquie et Israël travaillent ensemble pour arrêter la tuerie en Syrie et s’impliquent plus à ce stade, les djihadistes continueront à se renforcer. Tandis que le monde regarde les Syriens se faire massacrer par les forces d’Assad, les djihadistes viennent en Syrie pour prendre le rôle dominant dans une Syrie nouvelle. La Turquie, Israël et d’autres nations ne peuvent pas le permettre. La Syrie ne doit pas devenir un nouvel Afghanistan.

Les éléments qui s’opposent à Assad affrontent des troupes disciplines disposant de matériel militaire sophistiqué. Deux ans de guérilla ne lui ont pas fait perdre son emprise sur la population syrienne. Si les rebelles Syriens veulent un espoir raisonnable de victoire, il leur faudra des armes sophistiquées et un appui aérien. Si personne ne fournit ces deux éléments, il en résultera une ou deux conséquences : soit les rebelles échoueront et Assad maintiendra son régime assassin, ou les rebelles recevront une aide venue d’ailleurs. Dans cette dernière éventualité, ni la Turquie, ni Israël n’auront le droit de se plaindre si les extrémistes sont présents dans le scénario et tirent avantage des désordres dans le pays.

Les Etats Unis et l’Union Europenne n’agiront pas. Ils ne sont pas menacés aussi directement que nous le sommes dans la région. Malgré ses défauts, Israël dispose de la supériorité aérienne pour neutraliser les forces aériennes d’Assad. A lui seul, ce facteur ferait beaucoup pour faire pencher la balance en faveur des civils Syriens qui sont bombardés par leur propre gouvernement.
Assad et sa  famille doivent avoir une porte de sortie vers l’exil. Après toute la violence dont il a fait preuve, il serait beaucoup plus avantageux de lui offrir un asile sûr plutôt que de l’obliger à choisir entre continuer da campagne de destruction ou risquer de finir comme Kadhafi et Moubarak. Mais une Syrie nouvelle ne pourra pas résoudre ses problèmes toute seule. La Syrie et les Syriens auront besoin de leurs voisins pour aider à mettre fin au conflit et à créer une Syrie pluraliste et démocratique. Combien de vies supplémentaires doivent être perdues avant que nous mettions de côté nos divisions et agissions de manière concertée pour le peuple syrien ?

 — Ceylan Ozbudak est une journaliste politique et présentatrice de télévision turque et elle est directrice de Building Bridges, une ONG sise à Istanbul

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vendredi, mars 29, 2013

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De l'eau dans le gaz entre la Syrie et la Turquie


Les partis d’opposition turcs n’apprécient pas beaucoup le rôle du gouvernement Erdogan dans la crise syrienne. Ils l’ont fait savoir à plusieurs reprises, par des déclarations au parlement ou dans la presse, par l’envoi de délégations à Damas ou encore par la divulgation d’informations sur certains aspects de l’implication de leur pays chez le voisin du sud-est.
Cette fois ci, le Parti Populaire Républicain (CHP),  la principale force d’opposition évoque des accords secrets conclus entre le gouvernement turc et l’opposition syrienne, accords visant notamment à faire transiter le gaz du Qatar destiné au marché européen par les territoires syrien et turc et à approvisionner l’entité sioniste en eau de l’Euphrate à partir d’un barrage turc. Cette eau devrait alors être acheminée via… la Syrie !
Anatolia News Agency, Hürriyet (Turquie) traduit de l’anglais par Djazaïri
Le ministère turc des affaires étrangères a démenti les déclarations faites le 28 mars par l’opposition affirmant que le ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a signé des accords secrets avec l’opposition syrienne en marge des discussions qui ont eu lieu au Qatar du 8 au 11 novembre 2012. 
«Les allégations formulées par le porte parole du principal parti d’opposition ne reflètent pas la réalité. L’existence d’une réunion tenue à Doha dans le but d’unifier l’opposition sous une seule bannière était signalée dans une déclaration publiée le 12 novembre 2012 par le ministère des affaires étrangères. La réunion [de Doha] n’avait aucune dimension secrète,» lit-on dans la déclaration du ministère. 
Les accords comprenaient des clauses comme la livraison de gaz naturel Qatari à l’Europe par un gazoduc traversant la Syrie et la Turquie, a affirmé le 27 mars le porte parole du Parti Populaire Républicain Haluk Koç. Il a aussi soutenu qu’il avait été prévu de transférer de l’eau du barrage Atatürk en Israël via la Syrie. 
«Ce genre de diffamation de la part du porte parole du principal parti d’opposition, affirmée sans aucune recherche d’informations et visant à nuire à la réputation de la Turquie, est inexcusable. On attend des preuves de la part des personnes et des organisations qui avancent ces affirmations qui n’ont pas de fondement,» lit-on dans la déclaration.
Le ministère des affaires étrangères a aussi démenti des informations rapportées par la presse turque selon lesquelles Davutoğlu s’est rendu en Israël plusieurs mois avant les excuses de Netanyahou pour négocier sur cette question [de l’adduction d’eau].

Le gouvernement turc dément bien entendu, arguant du caractère public de ses rencontres avec l’opposition syrienne.
Et peut-être est-il sincère. 
Il n’a cependant pas convaincu Cezer Skonore, un lecteur de Hürriyet qui écrit ce qui suit en commentaire :
Tout ce qu’a fait le gouvernement turc par rapport à la Syrie est secret. Il n’y a pas une seule chose que le gouvernement a faite, pas une seule décision faite par le gouvernement sur la Syrie qui ait été expliquée à l’opinion. En ce sens, il n’y a pas d’accord secret plus spécialement secret que les autres.

On peut par exemple retrouver dans la presse la trace d’une rencontre secrète entre Ahmet Davutoğlu et Benyamin Ben Eliezer, ministre sioniste du commerce, en juin 2010, un mois seulement après l’assaut sanglant contre le Mavi Marmara. Cette réunion demandée par le gouvernement turc avait été rendue publique par les autorités sionistes.
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Entre Davutoglu et Ben Eliezer, le courant est toujours passé
Cette rencontre montre surtout que le chef de la diplomatie turque a gardé de bonnes relations avec les ministres travaillistes du gouvernement Nétanyahou, Benyamin Ben Eliezer et le ministre de la défense, Ehoud Barak, avec qui s'est préparée cette réunion. Les deux pays ont besoin l'un de l'autre.


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samedi, mars 23, 2013

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Le Hezbollah et les enjeux libanais et régionaux de la guerre contre la Syrie


La crise syrienne a sans doute connu un tournant avec l’élection du premier ministre d’un gouvernement provisoire d’opposition.
Cette élection a été le moment d’un bras de fer entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, ce dernier émirat l’ayant emporté, obtenant l’élection de son candidat, le syro-américain Ghassan Hitto (plus Texan que Frère Musulman selon l'ex ambassadeur US en Syrie, Robert Ford).
Cette victoire du Qatar est aussi celle de la Turquie, proche de cette pétromonarchie et sonne peut-être la fin de tout espoir d’une issue négociée du conflit, et même de tout espoir de sortie du conflit à bref ou moyen terme.
Comme vous l’aurez compris, il ne faut pas se laisser abuser par le mot élection : les [grands] électeurs qui ont choisi le premier ministre n’ont eux-mêmes aucune légitimité élective et le résultat du scrutin est avant tout celui des pressions exercées par des puissances étrangères, la «mieux disante» étant la monarchie du Qatar.
Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie n’a rien à voir avec une lutte pour la démocratie : dans leurs paroles, comme dans leurs actes les mouvements réunis dans le Conseil National Syrie et la Coalition Nationale des forces de l'opposition et de la révolution, sont en réalité encore mois démocratiques que le régime en place. Ce qui les distingue vraiment du régime est la tonalité sectaire de leur discours et leur agressivité vis-à-vis de ceux qu’ils considèrent comme des hérétiques.
Il y a eu certes une vraie exigence de démocratisation du système politique en Syrie, mais les porteurs de cette revendication ont été contraints au quasi mutisme, pas par la répression des autorités mais par la situation de guerre étrangère imposée au pays.
Alors, si l’objet des affrontements n’est pas la démocratie, de quoi s’agit-il ? 
L’objet du conflit est en réalité d’en finir avec non seulement le régime syrien, mais surtout avec une Syrie qui reste le dernier obstacle avec le Hezbollah libanais à une normalisation avec l’entité sioniste.Ne vient-on pas en effet de voir que, après bien des rodomontades, le gouvernement turc est rentré dans le rang suite aux excuses de Benjamin Netanyahou pour les victimes  turques du Mavi Marmara. Mieux, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre Turc a
souligné son attachement à "l'amitié solide et à la coopération vieilles de plusieurs siècles entre les peuples turc et juif".

N'a-t-on a pas vu qu’un autre «islamiste» fort en paroles, l’Egyptien Mohamed Morsi, membres des Fréres Musulmans de son état, a choisi d’appliquer scrupuleusement ce qui est exigé de lui par Barack Obama et continuer donc à participer au blocus de la bande de Gaza?
Liquider le régime syrien, c’est aussi préparer l’élimination du Hezbollah, une élimination que d’aucuns voudraient précipiter en étendant le conflit syrien au Liban au prétexte de l’implication des miliciens du Hezbollah aux côtés des forces régulières syriennes. 
C’est cet aspect de la crise en Syrie qu’examine Ibrahim al-Amin dans les colonnes d’al Akhbar, un organe de presse libanais.
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Ibrahim al Amin, rédacteur en chef d'Al-Akhbar
Al Akhbar se situe politiquement à gauche et ne peut en aucun cas être considéré comme proche idéologiquement du Hezbollah. 
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Ernest Khoury dans son bureau d'Al Akhbar, sous le regard vigilant de Lénine et Karl Marx
 Le rôle du Hezbollah en Syrie
Par Ibrahim al-Amin, Al Akhbar (Liban) 22 mars 2013, traduit de l’anglais par Djazaïri
On parle et on spécule beaucoup depuis un certain temps au Liban, en Syrie et dans le monde arabe et en Occident sur le véritable rôle du Hezbollah dans la crise syrienne. La machine de propagande anti-Hezbollah est, comme d’habitude, particulièrement active, offrant au quotidien un flot d’informations et d’articles sur l’implication supposée de ce parti dans le conflit. 
Cette machine de propagande – avec ses opérateurs Libanais, Syriens et autres – a annoncé la mort de centaines de miliciens du Hezbollah en Syrie et la capture de dizaines d’entre eux par les rebelles Syriens. Un service de sécurité officiel de Beyrouth joue un rôle central sur ce front en assurant la fuite d’informations factuelles sur lesquelles on brode ensuite. Ces gens croient qu’un tel déluge est un moyen efficace de susciter autant de rancœur que possible contre le Hezbollah dans l’opinion publique. 
Le Hezbollah n’a, pour sa part, pas propose plus de précisions que ce qu’a déclaré son secrétaire général Nasrallah sur l’assistance apportée par le parti à ses sympathisants Libanais qui résident dans des villages à l’intérieur de la Syrie, mais a cependant répété que le Hezbollah n’avait pas pour l’instant participé aux combats en Syrie.
Une stratégie délibérée de provocation et d’exagération est employée contre le Hezbollah par des services de renseignements de la région et de l’étranger, y compris ceux d’Israël. Maisl a question centrale était, et demeure, est de comprendre la place du Hezbollah dans une crise syrienne qui entre dans sa troisième année. Ces services savent beaucoup de choses sur ce qui se passe sur le terrain en ce qui concerne les combats entre les forces du régime et celles de l’opposition. Ils connaissent les capacités des deux camps et exercent une surveillance continue de toutes les actions de soutien au régime, y compris par le Hezbollah. 
Mais pour les autres, il est sans doute nécessaire de clarifier la perspective à partir de laquelle le Hezbollah fonde son attitude par rapport à la crise syrienne. Ce qui pourrait en aider beaucoup à comprendre les soubassements idéologiques, politiques et opérationnels de sa position. 
Le Hezbollah continue à voir les choses à partir de la perspective de son rôle central dans la confrontation avec Israël. Il ne donne sans doute pas souvent de détails sur l‘objectif ultime de cette lutte, mais le parti se comporte comme s’il était partie prenante d’une campagne au long cours pour se débarrasser d’Israël, une bataille qui nécessite beaucoup de préparation. Si l’idée d’être débarrassé d’Israël ne dérangerait pas une majorité des peuples arabes et islamiques, seule une minorité est prête à mener ce combat jusqu’au bout. 
Une minorité parmi les réticents pense qu’un tel discours est fou ou illusoire et ne peut en aucun cas influer sur le cours de l’histoire. Cette minorité influente ne voit aucune nécessité pour une lutte de ce genre. Elle perçoit en conséquence le Hezbollah comme une bande de cinglés qui non seulement mettent en danger leur peuple et eux-mêmes mais aussi les intérêts des peuples de la région. Cette minorité se retrouve donc dans une alliance, formalisée ou non, avec les véritables ennemis du Hezbollah, à savoir Israël, les Etats Unis et certaines capitales arabes et occidentales. 
L’engagement du Hezbollah dans la résistance contre l’occupation l’oblige à faire beaucoup de choses comme éviter de se faire d’autres ennemis. Sa position sur la Syrie est cohérente avec son attitude à l’égard des mouvements de contestation dans l’ensemble du monde arabe. 
Dès le début, personne n’aurait pu imaginer voir le Hezbollah prendre position contre le régime syrien. Si le parti n’ignore pas les causes internes de la crise, il n’admet pas les affrontements en cours. Son regard sur la situation d’ensemble l’empêche d’adopter une position de neutralité, tout comme le fait qu’il a un suivi plus clair et fiable de ce qui se passe en Syrie comparativement à beaucoup des organisations impliquées dans les combats.
Le Hezbollah a averti très tôt sur les liens avec l’étranger et les agendas des organisations à la tête de la contestation. Il avait des preuves claires sur les tendances idéologiques de certaines des plus influentes de ces organisations. Il avait observé comment, dès le début de la contestation, des manifestants à Deraa et à Homs avaient brûlé des portraits de Nasrallah et des drapeaux du Hezbollah, et comment la campagne d’incitation à la haine religieuse contre le parti avait été lancée à fond. 
C’était avant que le parti ait dit quoi que ce soit sur les développements en Syrie – en fait, alors même qu’il était en train d’œuvrer avec divers mouvements islamistes arabes, dont le Hamas, à essayer de nouer des contacts dans le but d’éviter d’arriver à la catastrophe actuelle. 
Le point de vue du Hezbollah, pour dire les choses simplement, est que la guerre en Syrie a pour but de faire évoluer politiquement et stratégiquement ce pays vers une position d’opposition à l’existence du Hezbollah. Ce qui lui fait voir le régime actuel dirigé par Bachar al-Assad comme une ligne avancée de défense du mouvement de résistance au Liban et en Palestine. Ce qui, à soi seul, place le parti au cœur de la crise. 
On s’est pose beaucoup de questions et on a dit beaucoup de choses sur le rôle que joue le Hezbollah en Syrie. Ses détracteurs disent qu’il est fortement engagé dans les opérations militaires en cours. Les données du problème n’ont pas besoin de longues explications : 
- le Hezbollah entraîne, arme et apporte un soutien logistique conséquent aux Libanais qui vivent dans les villages frontaliers. 
- Le Hezbollah est chargé de la protection du mausolée de Sayida Zeinab dans le secteur sud de Damas depuis le départ de ses gardiens Irakiens. Sur place, les membres du parti sont déployés selon un plan qui limite leur responsabilité aux abords immédiats du sanctuaire.
- le Hezbollah a reçu des délégations de nombreuses organisations druzes, chrétiennes, chiites et ismaéliennes qui avaient le sentiment que leurs communautés minoritaires étaient gravement menacées. Il n’a pas satisfait à leurs demandes d’armement et de formation militaire, mais leur a donné les moyens d’éviter d’être déplacés.
- Le Hezbollah, qui a des liens sécuritaires et militaires avec le régime, aide les forces syriennes en protégeant les institutions scientifiques et les usines de missiles qui ont été construites ces dix dernières années en grande partie avec l’aide de l’Iran.
- Le Hezbollah a un important programme, peut-être le plus important, d’aide aux réfugiés Syriens au Liban et même à l’intérieur de la Syrie. Ce programme n’a pas pour but de remercier les Syriens pour avoir accueilli des réfugiés du Liban en 2006. Ce programme est exécuté dans la discrétion sur la base de la conviction que les réfugiés et les personnes déplacées ont droit à toute l’aide humanitaire possible quelles que soient leurs opinions politiques.
Les attitudes à l’égard du Hezbollah sont liées à toutes sortes de calculs. Certains font cependant tout ce qu’ils peuvent non seulement pour entraîner le parti dans la crise syrienne mais aussi dans un affrontement semblable au Liban. Le parti en est conscient. Il semble être en train de discuter des modalités d’une action visant à apaiser les tensions sectaires, même si ses dirigeants craignent de nouvelles effusions de sang avant l’aboutissement de ces discussions.

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samedi, mars 09, 2013

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Argentine: le chef de la diplomatie Hector Timerman dit ses quatre vérités à l'entité sioniste


La presse argentine se fait assez largement l’écho d’un épisode diplomatique pour le moins tendu entre le ministère des affaires étrangères argentin et son équivalent de l’entité sioniste.
Cet épisode est initialement relaté par le journal sioniste Haaretz dans un article dont je vous livre la traduction intégrale. L’incident en question concerne l’accord conclu par l’Argentine avec l’Iran pour relancer les relations bilatérales en levant, sans les annuler, l’obstacle que représentent les poursuites judiciaires engagées par la justice argentine contre plusieurs hauts responsables Iraniens, dont l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi.
J’ignore pourquoi Haaretz a publié cet article, mais on remarquera que le chef de la diplomatie argentine, Hector Timerman, tient un langage qu’on aurait peine à imaginer dans la bouche d’un François Hollande qui, après avoir reçu Benjamin Netanyahou, vient de recevoir en grande pompe Shimon Peres, un autre criminel sioniste.
François Hollande a même saisi l’occasion pour se fendre d’une nouvelle déclaration sur la Syrie en présence du chef du gang sioniste..
Si des masques n'étaient pas encore tombés, c’est maintenant chose faite.  

Le ministre argentin des affaires étrangères accuse Israël de donner «des munitions aux antisémites,» rapportent des sources

Les propos d’Hector Timerman ont été tenus dans le cadre de critique acerbes contre l’ambassadrice d’Israël après qu’Israël ait essayé d’obtenir des explications sur l’accord irano-argentin pour créer une ‘commission de la vérité’ pour enquêter sur l’attentat à l’explosif contre des locaux associatifs juifs à Buenos Aires en 1994.
Par Barak Ravid, Haaretz (Sionistan) 6 février 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le ministre des affaires étrangères argentin Hector Timerman a accusé Israël de donner «des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté» dans le cadre d'une critique d’une dureté exceptionnelle contre Shavit  Dorit ambassadrice d'Israël, selon certaines sources.
L'incident a été provoqué par les démarches d'Israël pour obtenir des explications sur un accord signé entre l’Argentine et l'Iran l ya deux semaines environ.
L'accord crée une «commission de la vérité» pour enquêter sur l'attentat de 1994 contre l'AMIA, le centre communautaire juif de Buenos Aires. 
Quand Israël a eu connaissance de l'accord, son ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur argentin pour lui manifester sa désapprobation dans un entretien au cours duquel le directeur général adjoint du ministère pour l'Amérique latine, Itzhak Shoham, a fait part de son opposition à l'accord et a exigé des explications. 
Ce qui a provoqué la fureur des Argentins et, en réaction, Timerman a convoqué Shavit le 31 janvier pour lui exprimer son mécontentement. 
Selon des sources au ministère des étrangères qui ont pu voir le compte tendu de la rencontre rédigé par Shavit, Timerman était “contrarié et vraiment en colère» du fait qu’Israël ait exigé que l’ambassadeur d’Argentine donne des explications. Il s’est apparemment lancé dans un long monologue dans lequel il a pourfendu Israël pour s’être ingéré dans les affaires internes de l’Argentine et il a même accusé ce genre de comportement d’encourager l’antisémitisme. Shavit avait à peine pu placer un mot pour répondre, vu qu’il l’interrompait constamment, selon nos sources. 
«Israël n’a aucun droit à exiger des explications: nous sommes un Etat souverain,” lui aurait dit Timerman. Israël ne parle pas au nom du peuple juif et ne le représente pas. Les Juifs qui ont voulu ou veulent vivre en Israël sont partis là-bas, et ils en sont les citoyens ; ceux qui vivent en Argentine sont des citoyens argentins. L’attentat visait l’Argentine, et le désir d’Israël de s’impliquer dans cette affaire ne fait que donner des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté.» 
Convoquer l’ambassadeur d’Argentine puis faire fuiter cet évènement dans la presse était une conduite inacceptable, avait-il apparemment poursuivi. «L’Argentine ne convoque  pas l’ambassadeur israélien pour des explications. Si nous voulions, nous pourrions vous convoquer ici deux fois par mois pour exiger des explications sur une opération militaire à Gaza ou sur la construction dans les colonies. Mais nous ne le faisons pas, parce que nous ne voulons pas intervenir dans vos décisions souveraines.» 
Shavit a répondu avec colère, selon nos sources. «En tant qu’Etat juif, Israël se considère dans une certaine mesure comme responsable du bien-être de [tous les] Juifs et traque l’antisémitisme partout dans le monde,» aurait-elle dit à Timerman. «Israël a par conséquent aidé les Juifs à quitter l’Union Soviétique, a fait venir les Juifs d’Ethiopie et, à certains moments, a aussi aidé les Juifs en Argentine. Vous savez sûrement de quoi je parle,» a-t-elle apparemment ajouté, en référence à la propre histoire familiale de Timerman.
Dans les années 1980, le père de Timerman, lui-même Juif, avait été arrêté par la junte militaire de droite qui dirigeait alors le pays parce qu’il était un journaliste qui soutenait la gauche. Il avait été détenu en prison en confinement solitaire mais avait été finalement relâché suite à l’intervention de l’ambassadeur d’Israël en Argentine et de son équipe – dont certains membres sont aujourd’hui de hauts fonctionnaires au ministère des affaires étrangères. Ils avaient abouti à un accord secret avec la junte aux termes duquel le père de Timerman serait autorisé à quitter le pays. Il était parti en Israël pendant quelques années mais était rentré en Argentine après la chute de la dictature.
 Shavit aurait souligné qu’Israël n’essayait pas d’interférer dans les décisions de l’Argentine, mais voulait des explications compte tenu des similitudes entre l’attentat contre l’AMIA et celui qui avait visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires deux ans auparavant. La police et les services dé sécurité argentins pensent que l’Iran et le Hezbollah étaient derrière les deux attentats. Timerman a décidé de faire celui qui ne comprenait pas, selon nos sources. 
“Je ne sais pas s’il y a un lien quelconque entre les deux attentats,” a-t-il dit apparemment. «Si Israël a une quelconque information à ce sujet, je vous demande de nous la donner le plus vite possible.» 
Mais malgré le ton acrimonieux de cette rencontre, les officiels du ministère des affaires étrangères disent qu’elle s’est terminée par un accord pour que les deux parties essayent de calmer le jeu et de poursuivre la discussion sereinement par la voie diplomatique.
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Dorit Shavit: nous avons le même drapeau!  
Hector Timerman: sur notre drapeau brille un soleil radieux alors que sur le vôtre luit une étoile morte.
Comme je l’ai dit, les informations publiées par Haaretz ont eu un fort écho dans la presse argentine. Le ministre Argentin a d’ailleurs essuyé la critique des cercles sionistes et des milieux politiques traditionnellement très favorables à l’entité sioniste.
Interviewé par une station radio de son pays au sujet de ce désaccord avec le régime sioniste, Hector Timerman ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à renvoyer à certaine vérités 
Le ministre des affaires étrangères Hector Timerman se demande s’il doit  «s’aplatir (j’ai ainsi traduit le mot ‘cagar’ qui a une connotation très vulgaire) parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël,» faisant référence aux démarches de ce pays qui a secouru son père, le journaliste Jacobo Timerman, qui avait été mis en prison par le régime militaire.
C’est en ces termes que Timerman s’est exprimé quant il a été interrogé sur Radio Continental au sujet de l’opposition d’Israël à l’accord signé avec le régime de Mahmoud Ahmadinejad pour juger les Iraniens mis en cause dans l’attentat contre l’association mutuelle israélite perpétré à Buenos Aires en 1994. 
 «Mon père était prisonnier, disparu, et il faut que j’aille leur témoigner de ma gratitude. Ou alors,je dois modifier la politique extérieur de l’Argentine et me mettre à plat ventre devant ceux de l’AMIA parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël ? Je n’ai aucune dette. Quand on sauve une personne qui est persécutée, il n’y a pas de dette,» a affirmé le ministre.
Timerman a également demandé à son interlocuteur à la radio ; «Qu’est-ce qu’elle veut [l’ambassadrice sioniste], que je fasse un chèque à Israël pour ce qu’il a fait ?» Loin de clore la polémique, le chef de la diplomatie a insisté : «Pourquoi ne demande-t-elle pas à Marcos Weinstein (président de l’Association des Familles de Disparus Juifs en Argentine) ce qu’il pense du rôle d’Israël avec la dictature ?»
 «Je ne me sens en dette à vis-à-vis de personne, ni de rien et vis-à-vis de tous en même temps. Beaucoup de gens ont aidé mon père, comme il y a eu beaucoup de gens que mon père a aidés,» a conclu Timerman.

Un incident diplomatique qui a permis à ce diplomate de relever deux traits importants de l’histoire du sionisme : son empressement à attiser l’antisémitisme et son soutien à la dictature argentine, un soutien qui s’était exprimé localement par l’intermédiaire de la DAIA, équivalent du CRIF en Argentine.
 Je ne sais pas vous, mais moi j’échangerais bien Hector Timerman contre Laurent Fabius (on me souffle que Cristina Fernandez de Kirchner n’est pas du tout d’accord).

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posted by Djazaïri at 9:39 PM 0 comments

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