vendredi, janvier 11, 2013

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Les Juifs du Yémen sont-ils les aborigènes du sionisme?


Ceux que ça intéresse pourront trouver quelques précisions sur l’opération dite « Tapis volant,» un pont aérien qui permit de transporter vers l’entité sioniste plusieurs milliers de Juifs du Yémen, l’essentiel de la communauté en fait. Je pense que le texte le plus complet sur ce sujet est celui de Tudor Parfitt, ‘’The Road to Redemption: The Jews of the Yemen, 1900-1950’’

Un tapis volant ou « magic carpet » (tapis magique) qui fut en fait une via dolorosa comme l’écrit Parfitt.
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Les circonstances qui ont amené ces Juifs à partir (et qui ont fait qu’ils ont pu partir) sont complexes, Il importe quand même de savoir que ces Juifs là étaient moins animés par un idéal sioniste que par l’ardent désir de reconstruire le Temple car ils étaient sous le coup d’une malédiction prononcée par Ezra pour avoir précisément refusé de reconstruire ce fameux temple.

De vrais Juifs en fait, surtout si on les compare à la fange sioniste de l’époque qui leur fit habilement miroiter la perspective d’une rédemption.

Une campagne sur Facebook veut maintenir l’attention sur la question des enfants Yéménites disparus
Si la plupart des enfants retirés à leurs parents sont mors dans les tout premiers jours d’existence de l’Etat, on n’a aucune information sur 69 autres.
par Judy Maltz, Haaretz (Sionistan) 11 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Un groupe d’universitaires et des militants associatifs ont lancé une campagne sur Facebook dans l’espoir de réunir de la documentation qui pourrait éclairer d’un jour nouveau la disparition de milliers d’enfants Juifs yéménites pendant les premières années d’existence de l’Etat.

L’initiative a été annoncée cette semaine pendant une conférence organisée par le Centre Dahan de l’université Bar-Ilan sur la dite «affaire des enfants yéménites» - une affaire qui remonte à plusieurs dizaines d’années et qui en est venue à symboliser les griefs des Juifs Séfarades à l’encontre de l’establishment israélien.

Environ 50 000 Juifs du Yémen étaient arrivés en Israël grâce à une opération de transport aérien connue sous le nom de  «Tapis Volant.» Entre 1948 et 1954, quelque chose comme entre 1 500 et 5 000 enfants de ces immigrants, surtout des bébés, avaient été signalés par leurs parents comme ayant disparu. Trois commissions distinctes qui avaient enquêté sur cette affaire, à partir du milieu des années 1980, avaient conclu que la plupart des enfants étaient morts de maladies et qu’une petite minorité avait été proposée pour adoption. Dans de nombreux cas, on avait informé les parents du décès de leurs enfants seulement après qu’ils avaient été enterrés.

Les universitaires et les militants associatifs à la tribune ont exhorté les personnes présentes à la conférence, dont de nombreux frères et sœurs d’enfants Yéménites décédés ou disparus, à mettre en ligne leurs histoires, particulièrement quand elles n’ont jamais été relatées, ainsi que des documents et des photos en leur possession sur la page Facebook en hébreu de l’Association pour la Société et la Culture, la Recherche et la Documentation – une organisation vouée à la préservation du patrimoine de la communauté juive du Yémen. Ils ne sont cependant pas allés pour l’instant jusqu’à demander une nouvelle commission pour enquêter sur les dizaines de cas non élucidés d’enfants disparus.

Plusieurs participants à la conférence ont fondu en larmes en partageant leurs histories personnelles de frères et de sœurs qui avaient été retires à leurs parents à leur arrive dans des camps de transit en Israël et qu’ils n’ont jamais revus ensuite. Certains ont affirmé que malgré ce qu’on avait dit à leurs parents, ils étaient persuadés que leurs frères et sœurs étaient encore en vie et avaient été vendus à d’autres familles, soi en Israël, soit à l’étranger.

Les conférenciers, universitaires comme militants, étaient très critiques à l’égard des conclusions des trois commissions mises en place pour enquêter sur l’affaire, les qualifiant de «blanchiment» et observant que beaucoup de questions avaient été laissées non résolues.
«Même si nous admettons le fait que la majorité de ces enfants sont décédés, qu’en est-il de la minorité dont nous ne savons toujours rien? » a demandé le professeur Shimon Ohayon, directeur du Centre Dahan, qui figure aussi sur la liste commune Likoud – Yisrael Beiteinu pour les prochaines élections. «Tant que ces questions resteront ouvertes, nous n’aurons pas de repos.»

Le Dr Esther Meir-Glitzenstein de l’université Ben Gourion, une spécialiste des communautés juives séfarades, a présenté une nouvelle recherche qui montre que les mauvais traitements subis par les immigrants yéménites avaient commence bien avant qu’ils foulent le sol d’Israël. Selon ses conclusions, les autorités israéliennes n’étaient pas préparées à héberger le grand nombre de Juifs yéménites qui arrivaient dans les camps de transit à Aden et voulaient émigrer en Israël. Elles [les autorités sionistes] n’avaient pas assez de tentes pour les héberger, pas assez de nourriture ni assez d’avions pour les transporter. «Tout cela peut expliquer pourquoi tant de ces enfants avaient dû être hospitalisés à leur arrivée en Israël,» a-t-elle dit.

Malgré la tendance à présenter l'opération Tapis Volant comme un des grands moments du siosisme, a affirmé Meir-Glizenstein, "ce fut une opération ratée."

Le professeur Boaz Sangero, spécialiste de droit criminel au centre Universitaire de Droit et des Affaires, a estimé qu’un huitième des enfants yéménites arrivés en Israël entre 1948 et 1954 était soit décédé soit avait disparu. La dernière commission d’enquête a échoué dans sa mission, a-t-il accusé. «Il y eu très peu d’investigations,» a-t-il dit. «Tout ce qu’ils ont fait en réalité, c’était d’expliquer pourquoi ce n’était pas si terrible. Même si nous acceptons l’idée que tant de ces enfants sont décédés, il reste 69 cas d’enfants dont nous ne savons rien, et ça fait beaucoup.»

Le Dr Tova Gamliel, maître de conférences à la faculté de sociologie et d’anthropologie de l’université Bar-Ilan, qui est aussi une des initiatrices de la conférence, a fait un parallèle entre le traitement des immigrants Yéménites en Israël et celui des Aborigènes en Australie, observant que dans les deux cas des enfants avaient été arrachés à leurs familles par les autorités sur la base de la conviction que leurs parents n’étaient pas compétents pour s’occuper d’eux. Elle a exhorté Israël à s’inspirer de l’Australie qui a récemment institué une Journée Nationale du Pardon chaque 26 mai pour donner à la nation une chance de se repentir de ses fautes.

«Je prie pour qu’un jour une ‘journée du repentir’ existe en Israël aussi,» a-t-elle dit, en expliquant que sa grand-mère yéménite ne s’était jamais remise de la perte de son enfant, un petit garçon prénommé Haim qu’on lui « avait arraché dans ses bras » peu de temps après son arrivée en Israël.

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mercredi, novembre 17, 2010

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L'assimilation des Juifs est une menace stratégique!

Le taux de mariages mixtes chez les Juifs dans le monde ne cesse d'augmenter. Une information qui devrait donner à penser que décidément l'antisémitisme recule partout et que les vieux routiers de l'anti-racisme peuvent se dire qu'une affaire est en bonne voie de règlement.
Pourtant non, tout le monde ne se réjouit pas ainsi qu'on le comprend dès le début de la lecture de cet article du Yediot Aharonot qui nous alerte en parlant d'une étude inquiétante.
Inquiétante dans la mesure où ces Juifs mariés hors de leur groupe ethno-religieux tendraient à s'assimiler à la société où ils vivent, un véritable holocauste par le mariage.  Avec à la clef, une réduction, voire une disparition du potentiel migratoire juif  vers l'entité sioniste. Or cette dernière cherche désespérément à attirer des migrants désireux d'effectuer leur prétendu "retour" à Sion.

Le député sioniste Danny Danon qui s'exprime sur les conclusions d'une étude sur les mariages mixtes affirme sans ambages que:
 "La crainte de l'assimilation des Juifs de la diaspora est une menace stratégique pour le maintien de l'existence d'Israël,"
Cette menace stratégique n'a pas seulement trait à l'aspect démographique que nous venons d'évoquer mais surtout à l'avantage politique que représentent bien souvent les communautés juives pour l'Etat sioniste.  Généralement bien représentées dans les associations (communautaires ou non), les partis politiques et la presse de leurs pays respectifs, elles sont en effet un atout stratégique de premier ordre pour l'Etat sioniste, une espèce de garantie que certains Etats n'iront pas trop loin dans le soutien aux Palestiniens et se garderont d'exercer de réelles pressions sur l'Etat voyou.
C'est ce genre de lecture que devrait méditer quelqu'un comme Mme Martine Aubry qui prend position, devant une assemblée communautaire, contre le boycott des produits de l'entité sioniste car il ne faut, dit-elle, pas importer le conflit du Moyen Orient.
Peut-être, mais la France, la Grande Bretagne etc, auraient peut-être dû se garder de régler leurs problèmes avec le judaïsme sur le dos des indigènes de Palestine.


Une étude inquiétante             
Le taux de mariage mixte chez les Juifs de la diaspora atteint un niveau record

Les données présentées par le Centre de recherche et d'Information de la Knesset révèle une accroissement très important du nombre de mariages mixtes dans les communautés juives à l'étranger, avec une augmentation de plus de 200 % ces 50 dernières années.
par Kobi Nahshoni, Yediot Aharonot (entité sioniste) 17 nov. 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Assimilation – Une nouvelle étude révélée par le Centre de recherche et d'Information de la Knesset montre des taux élevés de mariages mixtes dans les communautés juives de la diaspora.

Pendant ces cinquante dernières années, le taux de mariage mixte chez les Juifs de la diaspora a augmenté de 200 %, en raison principalement d'une faiblesse de l'identité juive.
Ces résultats, issus d'une étude conduite il y a deux ans par le Centre, ont été présentés lundi pendant une audition devant la Commission parlementaire pour l'immigration, l'absorption et les affaires de la diaspora, dirigée par son nouveau président, le député Danny danon (Likoud).
 "La crainte de l'assimilation des Juifs de la diaspora est une menace stratégique pour le maintien de l'existence d'Israël," explique Danon.
Un des résultats les plus surprenants de l'étude montre que les taux de mariages mixtes chez les familles religieuses et non pratiquantes/croyantes (secular) sont presque identiques.

Alors qu'aux Etats Unis, 55 % des Juifs sont mariés à des conjoints non Juifs, les taux de mariages mixtes en Australie, au Canada et en Turquie fluctuent entre 25 % et 30 %.

Un taux de mariage mixte de 35 à 45 % a été observé chez les Juifs de la diaspora en France, en Grande Bretagne et en Amérique Latine.

L'étude révèle des chiffres beaucoup plus élevés en Europe orientale et dans l'ex Union Soviétique, où 65 % des Juifs sont mariés à des non Juifs, la Russie venant en tête de liste avec un taux de 75 % de mariages mixtes.

A l'opposé, le Mexique enregistre le plus faible taux de mariages mixtes avec seulement 15 % de Juifs se mariant hors de leur religion.

L'audition de la commission s'est faite en présence de représentants du Grand Rabbinat, de membres des mouvements du judaïsme réformé et conservateur, ainsi que de représentants de mouvements de jeunesse juifs, l'American Jewish Congress, l'American Jewish Committee et la Zionist Organization

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mercredi, octobre 27, 2010

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Les sionistes vont-ils déclencher leur guerre d'indépendance?

Je l'ai rappelé récemment, mon point de vue est que les Etats unis sont la métropole coloniale de l'entité sioniste comme hier, la France était la métropole de l'Algérie ou d'autres colonies.
Un événement tout récent vient encore renforcer ce qui est pour moi plus qu'une conviction. C'est tout simplement que l'entité sioniste vient d'inaugurer son propre mouvement Tea-Party. La Tea-Party est ce mouvement ultra conservateur qui a pris corps aux Etats Unis et qui cherche à remobiliser l'électorat populaire en faveur d'un parti Républicain qui se repositionnerait résolument à droite. Compte tenu du fait que le parti Républicain est un parti de droite, il s'agit tout simplement d'une dérive vers l'extrême droite.
Le fait qu'un mouvement Tea-party s'organise également dans l'entité sioniste est tout  à fait significatif car l'appellation même de ce mouvement renvoie à un moment singulier et fondateur de l'histoire des Etats Unis. En France, comme dans n'importe quel pays, tout le monde trouverait parfaitement incongru d'appeler Tea-party un mouvement politique.
Pas dans l'entité sioniste. Et on peut lire dans le Jerusalem Post que:
Le nouveau mouvement tiendra sa cérémonie d'inauguration dimanche soir, dans les locaux de l'organisation sioniste d'Amérique à Tel-Aviv, sous la bannière "Dire non à Obama".
Premier objectif : empêcher le Premier ministre Binyamin Netanyahou de céder aux pressions de l'administration américaine qui appelle à la reconduction du moratoire sur les constructions en Judée-Samarie (Cisjordanie occupée, NdT).
Cette Tea-party sioniste a bel et bien des points communs avec son modèle  des Etats Unis puisqu'il est question de dire "non à Obama". Mais enfin, le Likoud, le parti Shass et d'autres disent généralement non à Obama sans pour autant s'être transformés en Tea-party.
La solution à ce problème nous est fournie par le Daily Telegraph de Londres:
Selon Michael Kleiner, un ancien député du Likoud qui est un des éléments moteurs derrière ce mouvement, les politiques de M. Obama à l'égard d'Israël ressemblent aux attitudes des Britanniques dans l'Amérique du 18ème siècle qui ont causé la Boston Tea-Party originale.
La Boston Tea-party marque le point de départ de la guerre d'indépendance de cette colonie britannique qui deviendra les Etats Unis d'Amérique.

L'entité sioniste est donc bel et bien une colonie des Etats Unis. Va-t-elle enfin mener sa guerre d'indépendance?
Mon avis: ça m'étonnerait, elle a trop besoin du fric des contribuables Américains.

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lundi, mai 03, 2010

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Pseudo révélations de la BBC sur le blocus de Gaza

Certains croient qu'ils pourront obtenir quelque chose des tribunaux et du système judiciaire de l'entité sioniste. Alors ils défèrent l'Etat sioniste devant ses propres juridictions pour qu'il s'explique.
Et il le fait! Enfin, il donne l'impression de le faire exactement comme ses tribunaux donnent l'impression de rendre la justice.
Une telle action en justice fait l'objet de cet article de la BBC qui a eu le privilège d'accéder à des documents de l'Etat voyou présentés devant un tribunal de Tel Aviv où il comparaissait suite à une requête en justice effectuée par une organisation des droits de l'homme nommée Gisha.
Contrairement à ce qu'indique le titre de l'article, l'action en justice n'apporte pas grand chose en termes d'informations. En effet, la liste [non fournie à l'audience] des produits autorisés à franchir le blocus aurait pu être obtenue de n'importe quel importateur Gazaoui, de l'ONU ou d'organisations humanitaires, bref de tous les organismes concernés directement par l'approvisionnement de la bande de Gaza assiégée.
Les documents fournis par l'Etat voyou ne permettent pas en particulier de répondre à cette question essentielle: pourquoi la cannelle est-elle autorisée et le coriandre interdit? Où encore, pourquoi l'importation de chaussures n'est-elle permise que depuis mars dernier?
 
Même le travail d'évaluation des besoins caloriques des habitants de Gaza n'a rien d'un scoop: un haut responsable sioniste n'avait-il pas parlé de mettre les habitants de Gaza à la diète? Tout bon praticien sait que la diète impose une évaluation des besoins caloriques des individus... Il est certes plus compliqué de mettre quelqu'un à la diète que de le faire mourir de faim comme le préconisait Jacques Kupfer du Likoud de France.
Donc, pas de révélations, pas de "coup" judiciaire. L'Etat sioniste veut bien en dire plus au juge, mais en audience privée, c'est-à-dire avec la contrainte du maintien secret des informations que Gisha cherchait précisément à obtenir.
Mais enfin, la BBC a quand même appris une chose de ce procès: que l'entité sioniste considérait le blocus comme une pièce maîtresse de sa stratégie de confrontation avec le Hamas. Comme quoi, tout arrive! C'est ce qu'on appelle la vertu pédagogique d'un procès.


Révélation de détails sur le blocus de Gaza
par Tim Franks BBC News (UK) 3 mai 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


BBC News a vu des documents présentés devant un tribunal israélien, qui donnent plus de détails que jamais auparavant, sur la manière et les motifs du maintien par Israël de son, blocus de Gaza.
Dans un document, Israël décrit la diminution des importations comme "un pilier central dans le conflit armé avec le Hamas."
Il confirme aussi que des estimations ont été faites sur la quantité de calories dont ont besoin les habitants de Gaza, mais affirme qu'elles n'ont pas servi à la prise de décision politique.
Israël affirme que le blocus est une pression exercée sur le Hamas qui ne reconnaît pas Israël et encourage des attaques contre ses citoyens.

Il y a trois ans, après la prise du pouvoir par le mouvement islamiste Hamas, Israël et l'Egypte ont renforcé le bouclage des frontières de Gaza, laissant ce territoire de 1,5 million d'habitants subir une pénurie aigüe.

Mais Israël n'a jamais publié de liste des produits interdits, affirmant approuver les demandes sur la base du cas par cas.
Les articles autorisés ont évolué avec le temps, ce qui a réduit les importateurs et les organisations humanitaires à constamment tenter de deviner ce qui sera autorisé.
Le recours en justice a été introduit par Gisha,une organisation israélienne des droits de l'homme.

L'organisation essayait depuis plus d'un an, au moyen de la législation sur la liberté de l'information, d'obtenir des informations de l'Etat sur ce qu'il est exactement permis d'importer à Gaza, et pourquoi.

En janvier, Gisha a poursuivi en justice les autorités israéliennes pour tenter de les contraindre à donner ces informations.

Sari Bashi, directrice de Gisha, explique ne pas être une spécialiste des questions de sécurité, "mais empêcher des enfants de recevoir des jouets, empêcher les fabricants d'obtenir des matières premières - je ne vois pas en quoi cela répond aux besoins sécuritaires d'Israël."

Et elle affirme que certaines des interdictions semblent d'un arbitraire absurde: "Je ne comprends pas du tout pourquoi la cannelle est autorisée, mais le coriandre interdit. Est-ce qu'il y a quelque chose de plus dangereux avec le coriandre? Le coriandre est-il plus vital pour l'économie de Gaza que la cannelle? Cette politique semble dépourvue de sens."
Elle soutient que s'il y a une logique derrière de telles décisions, l'armée devrait révéler sa teneur.

'Conflit avec le Hamas'

En ce moment, après plusieurs mois d'attente, l'Etat a donné sa réponse au tribunal, dans une communication écrite qu'a vue la BBC.

Elle jette un peu de lumière sur le processus derrière le blocus.
Le rationnel qui le sous tend est rédigé en caractères gras: "La limitation du transfert de marchandises est un pilier central parmi les moyens à la disposition de l'Etat d'Israël dans le conflit armé entre lui et le Hamas."
Les autorités israéliennes confirment aussi l'existence de quatre documents concernant le fonctionnement du blocus: comment sont traitées les requêtes d'importation de biens à Gaza, comment sont contrôlées les pénuries dans Gaza, la liste d'approbation de ce qui est autorisé à entrer à Gaza, et un document intitulé "Consommation amimentaire dans la Bande de Gaza - Lignes Rouges" qui définit l'apport calorique minimum nécessaire pour le million et demi d'habitants de Gaza, selon leur âge et leur sexe.

Ce document n'était cependant, insiste l'Etat, qu'un simple projet de présentation power point utilisé pour le "travail interne de planification," qui n'a jamais servi de base à la politique du gouvernement."
Mais alors que les trois premiers documents promettent de nombreuses précisions, ces précisions ne sont pas apportées.

Dans chaque cas, l'Etat soutient que révéler ce qui est autorisé et pourquoi pourrait, ce sont ses temes, "porter atteinte à la sécurité nationale et nuire aux relations internationales."

Au lieu de quoi, il [l'Etat] propose de divulguer le contenu des documents au tribunal lors d'une session privée avec le juge.

'Punition Collective'

Ce manque de clarté cause énormément de frustration, non seulement chez les Habitants de Gaza, mais chez les organisations humanitaires, les dimplomates et à l'ONU qui a qualifié le blocus israélien de Gaza de "punition collective."

Le problème, disent-ils, ce ne sont pas seulement les pénuries elles-mêmes, mais l'imprévisibilité et la nature changeante de ce qu'il est permis d'importer.

Par le passé, des responsables Israéliens ont dit être préoccupés que les matériaux de construction en particulier puissent être détournés par le Hamas à des fins militaires.

Mais certains commentateurs Israéliens - même ceux qui soutiennent une ligne dure contre le Hamas - affirment que la stratégie derrière le blocus très élargi est mal définie et nuisible à la position internationale d'Israël.

La BBC a reçu des informations de sources fiables selon lesquelles 81 produits sont autorisés à l'importation en ce moment - depuis les haricots aux conserves de viande - et, depuis mars, les chaussures.

Parmi la vaste gamme des produits actuellement interdits, se trouvent la confiture, le chocolat, le bois d'ameublement, les jus de fruits, les textiles et les jouets en plastique.

Le texte de 13 pages communiqué par les autorités israéliennes au tribunal de Tel Aviv soulève plus de questions qu'il n'apporte de réponses.

Il définit le contexte du blocus: en ce qu'Israël considère son conflit existentiel avec le Hamas.

Mais il ne satisfait pas ceux qui appellent bruyamment Israël à être plus transparent sur une de ses politiques les plus controversées.

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mardi, janvier 27, 2009

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«Mort aux Arabes.»

La volonté d’expulser les Palestiniens de leur propre patrie n’a jamais fait défaut aux sionistes. Et contrairement aux croyances de ceux qui misent sur la « démocratie » sioniste pour imaginer des lendemains différents, l’évolution en cours dans l’entité sioniste ne fait qu’aiguiser cette volonté de déporter l’intégralité des Palestiniens.

Des observateurs attentifs ont déjà noté ce fait et constatent la montée en puissance irrépressible d’une espèce de nationalisme religieux jusque là encore contenu dans les marges d’un système politique qui s’est donné les apparences d’une démocratie à l’occidentale (en réalité un gang qui désigne ses caïds par le suffrage universel).
Cette montée en puissance est dans la logique même du sionisme et s’affirmera d’autant plus que la plupart des colons qui acceptent maintenant d’immigrer en Palestine occupée le font pour des motifs où le fanatisme se mêle à un racisme exacerbé. Et la majorité des politiciens sionistes suivra cette tendance lourde ne serait-ce que pour garder des chances d’accéder aux responsabilités et parce que pratiquement tous doivent justifier d’états de services dans l’armée où les services secrets ; états qui se mesurent au nombre de civils tués et de maisons ou autres biens détruits.
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Cette évolution nous est généralement cachée par les grands médiats qui les occultent complètement ou les cantonnent à la marge. Comme si, par exemple, Mme Tzipi Livni n’était pas une des figures de cette évolution.

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Simplement, comme je me plais à le répéter, les temps changent pour l’entité sioniste et l’article que je vous propose en est une indication supplémentaire même s’il tente, de manière illogique, d’avoir une approche « équilibrée » comme on se plait à le dire en Occident.

Montée du sentiment anti-arabe dans la jeunesse après la guerre contre Gaza

Par Patrick MARTIN, Globe & Mail (Canada) 26 janvier 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Jérusalem - Quand le dirigeant du parti religieux israélien Zionist Meimad a pris récemment la parole devant un rassemblement de 800 lycéens d'une banlieue de Tel Aviv, ses propos sur la vertu de la démocratie israélienne pour l'ensemble de ses citoyens ont été couverts par le bruit des étudiants qui chantaient « Mort aux Arabes. »

Le rabbin Melchior n'avait plus entendu l'expression de tells sentiments anti arabes depuis le désormais illégal parti Kach et le massacre de 29 Musulmans en prière à Hébron par Baruch Goldstein en 1994.

Mais ce sentiment progresse, et l'ex ministre Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu surfent sur cette vague. Ils apparaissent comme les principaux vainqueurs politiques de la récente guerre à Gaza. Leurs positions anti arabes sans équivoque n'ont jamais été aussi populaires.

C'est M. Lieberman qui a mené la récente campagne pour interdire la participation des deux parties arabes d'Israël aux élections parlementaires du mois prochain. Il soutenait que leurs critiques publiques de l'attaque israélienne contre le Hamas à Gaza représentait un acte de déloyauté envers le pays en tant qu'Etat juif et sioniste.

M. Lieberman affirme depuis longtemps que tous les Arabes Israéliens devraient faire serment de loyauté au pays ou, s'ils ne le font pas, perdre leur citoyenneté.

La cour suprême du pays a statue en faveur des parties arabes, mais après que la commission électorale du parlement se soit prononcée en faveur de l'interdiction. Des représentants des grands partis que sont le Likoud, Kadima et le parti travailliste ont même voté en faveur de l'interdiction.

"La cour a effectivement donné aux parties arabes un permis de tuer l'Etat d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique, » affirme M. Lieberman qui ajoute que son parti n'abandonnera pas le combat.

Outre les serments d'allégeance, son parti veut échanger les populations arabes d'Israël contre les colonies israéliennes de Cisjordanie ; il considère que renoncer à n'importe quelle parcelle de terre en échange de la paix avec les voisins arabes est un principe « fondamentalement inopérant » qui devrait être abandonné, et il soutient que c'est en Jordanie que les Palestiniens devraient chercher à créer un Etat.

Les enquêtes d'opinion indiquent que de plus en plus d'Israéliens soutiennent cette approche ; Yisrael Beitenu devrait gagner 16 sièges aux élections du 10 février (il en a actuellement 11), autant que ce que devrait obtenir le parti travailliste.

Plus important, le parti pourrait être partenaire d'une coalition dans le gouvernement Likoud qui devrait se former – ce qui mettrait M. Lieberman en bonne position pour promouvoir son agenda.

"La montée de Yisrael Beitenu, avec son agenda raciste, est une évolution très dangereuse de la société israélienne, » explique Mohammad Darawshe, un Arabe de la ville israélienne de Nazareth et qui codirige l'Abraham Fund, une organisation qui encourage la coopération entre Arabes Israéliens et Juifs.

La tendance anti arabe est particulièrement forte dans la jeunesse, poursuit M. Darawshe. « D'après un sondage réalisé en mai, plus de 60 % des lycéens Juifs disent vouloir contrôler la participation politique des Arabes en Israël ; ils ne sont pas prêts à habiter dans le même immeuble que des citoyens Arabes ; ils n'aiment pas entendre parler arabe etc., dit-il. Ce racisme « doit être pris au sérieux et traité sérieusement, » affirme M. Darawshe, « comme doit l'être le séparatisme dans la communauté arabe. » «De plus en plus d'Arabes Israéliens veulent s'écarter de la société israélienne, y compris par le boycott des élections. »

"Malheureusement, [les deux tendances ont des agendas semblables; elles s'alimentent l'une l'autre."

Même la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, chef du parti Kadima, en a choqué beaucoup en disant que si des gens n'aiment pas ce que fait le gouvernement "ils peuvent partir."

Dans l'ensemble, la population arabe, tout en compatissant avec les souffrances des habitants de Gaza, n'est pas particulièrement radicalisée, certainement pas autant qu'elle l'était dans les premiers jours en 2003-2004 du soulèvement palestinien.

Pourtant, comme le dit M. Darawshe, le sentiment anti arabe du pays n'a jamais été aussi fort. Le parti de Lieberman "cherche, en définitive, un affrontement direct avec les citoyens arabes d'Israël" affirme-t-il. Et il s'inquiète de "l'absences d'efforts sérieux pour l'arrêter."

Les 100 personnes présentes au rassemblement de Yisrael Beitenu pour les électeurs anglophones mardi soir à Jérusalem ne veulent certainement pas l'arrêter. "C'est la clarté [de ce discours] qui est si attrayante" explique Yona Triestman, une trentenaire qui aide les nouveaux immigrants à s'installer en Israël. Et le message est certes très direct. A la fin de la soirée, Uzi Landau, un ancien ministre Likoud qui roule maintenant pour Yisrael Beitenu, se penche en avant et pointe son index vers l'assistance. "Vous devez vous souvenir d'une seule chose au sujet de notre plateforme," dit-il, "une seule chose à dire à vos amis: "Pas de loyauté, pas de citoyenneté."

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