samedi, février 16, 2013

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MAZEL TOV Kate Middleton!


La religion juive a ceci de particulier qu’avant d’être une affaire de croyance, d’éducation et de morale, c’est un fait racial, biologique.
En effet, la religion juive se transmet avant tout par l’hérédité biologique, plus précisément par la mère d’où l’importance pour les hommes Juifs d’éviter les shiksa non juives, sauf pour l’entraînement.
Cette transmission matrilinéaire de la religion explique que tantôt des gens qui se croyaient Juifs, par exemple parce qu’ils allaient à la synagogue ou fêtaient Yom Kippour constatent que le rabbinat ne les considère pas comme tels, et que tantôt des personnes qui se considéraient comme chrétiennes, musulmanes ou athées sont désignées comme juives.
Ces personnes sont désignées comme juives non par des antisémites patentés mais par ceux qui à un titre ou à un autre se sentent investis d’une responsabilité relativement à l’identité juive (rabbins, journalistes, essayistes, biologistes etc.). 
A chaque fois, c’est le principe biologique qui amène à inclure ou à exclure de la communauté juive. 
Après Elvis PresleyMahmoud Ahmadinejad ou même Mouammar Kadhafi, c’est maintenant au tour de Kate Middleton d’être révélée à l’opinion, si ce n’est à elle-même, comme juive sur la base non de ses convictions mais de sa filiation.
Ce qui, dans une démarche finalement typique aussi des antisémites, amène l’auteur de l’article que je vous propose à conclure qu’un futur monarque Anglais issu de l'union de Kate Middleton et du Prince William pourrait être Juif.
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Oh mon chéri, que de croix sur ce drapeau!                                   
Ma Kate adorée, le christianisme anglican est religion d'Etat dans notre belle Angleterre.
On attend ça avec intérêt, de voir comment un souverain Anglais conciliera sa «judéité» avec son statut de chef de l’église Anglicane. 
 Mazel Tov Kate
 TOT (USA) 14 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Très intéressant à connaître l’arbre généalogique de la famille de Kate Middleton, l’épouse du prince William.
 Carole Middleton la mère de Kate, est née de Roland Goldsfit et de Dorothy Harrison (tous deux Juifs).
Les parents de Dorohy Harrison sont Robert Harrison et Elizabeth Temple (tous deux Juifs).
Ils descendent de la famille Myers, des Juifs qui vivaient en Angleterre au 19ème siècle.
Pour résumer, la princesse Kate est juive par sa mère et par conséquent son enfant qui va naître et qui pourrait accéder au trône d’Angleterre est un Juif la tradition et la loi religieuse [juives]. 

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vendredi, janvier 11, 2013

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Les Juifs du Yémen sont-ils les aborigènes du sionisme?


Ceux que ça intéresse pourront trouver quelques précisions sur l’opération dite « Tapis volant,» un pont aérien qui permit de transporter vers l’entité sioniste plusieurs milliers de Juifs du Yémen, l’essentiel de la communauté en fait. Je pense que le texte le plus complet sur ce sujet est celui de Tudor Parfitt, ‘’The Road to Redemption: The Jews of the Yemen, 1900-1950’’

Un tapis volant ou « magic carpet » (tapis magique) qui fut en fait une via dolorosa comme l’écrit Parfitt.
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Beit Baous, un village juif abandonné dans la montagne yéménite
Les circonstances qui ont amené ces Juifs à partir (et qui ont fait qu’ils ont pu partir) sont complexes, Il importe quand même de savoir que ces Juifs là étaient moins animés par un idéal sioniste que par l’ardent désir de reconstruire le Temple car ils étaient sous le coup d’une malédiction prononcée par Ezra pour avoir précisément refusé de reconstruire ce fameux temple.

De vrais Juifs en fait, surtout si on les compare à la fange sioniste de l’époque qui leur fit habilement miroiter la perspective d’une rédemption.

Une campagne sur Facebook veut maintenir l’attention sur la question des enfants Yéménites disparus
Si la plupart des enfants retirés à leurs parents sont mors dans les tout premiers jours d’existence de l’Etat, on n’a aucune information sur 69 autres.
par Judy Maltz, Haaretz (Sionistan) 11 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Juifs Yéménites au départ d'Aden vers l'entité sioniste
Un groupe d’universitaires et des militants associatifs ont lancé une campagne sur Facebook dans l’espoir de réunir de la documentation qui pourrait éclairer d’un jour nouveau la disparition de milliers d’enfants Juifs yéménites pendant les premières années d’existence de l’Etat.

L’initiative a été annoncée cette semaine pendant une conférence organisée par le Centre Dahan de l’université Bar-Ilan sur la dite «affaire des enfants yéménites» - une affaire qui remonte à plusieurs dizaines d’années et qui en est venue à symboliser les griefs des Juifs Séfarades à l’encontre de l’establishment israélien.

Environ 50 000 Juifs du Yémen étaient arrivés en Israël grâce à une opération de transport aérien connue sous le nom de  «Tapis Volant.» Entre 1948 et 1954, quelque chose comme entre 1 500 et 5 000 enfants de ces immigrants, surtout des bébés, avaient été signalés par leurs parents comme ayant disparu. Trois commissions distinctes qui avaient enquêté sur cette affaire, à partir du milieu des années 1980, avaient conclu que la plupart des enfants étaient morts de maladies et qu’une petite minorité avait été proposée pour adoption. Dans de nombreux cas, on avait informé les parents du décès de leurs enfants seulement après qu’ils avaient été enterrés.

Les universitaires et les militants associatifs à la tribune ont exhorté les personnes présentes à la conférence, dont de nombreux frères et sœurs d’enfants Yéménites décédés ou disparus, à mettre en ligne leurs histoires, particulièrement quand elles n’ont jamais été relatées, ainsi que des documents et des photos en leur possession sur la page Facebook en hébreu de l’Association pour la Société et la Culture, la Recherche et la Documentation – une organisation vouée à la préservation du patrimoine de la communauté juive du Yémen. Ils ne sont cependant pas allés pour l’instant jusqu’à demander une nouvelle commission pour enquêter sur les dizaines de cas non élucidés d’enfants disparus.

Plusieurs participants à la conférence ont fondu en larmes en partageant leurs histories personnelles de frères et de sœurs qui avaient été retires à leurs parents à leur arrive dans des camps de transit en Israël et qu’ils n’ont jamais revus ensuite. Certains ont affirmé que malgré ce qu’on avait dit à leurs parents, ils étaient persuadés que leurs frères et sœurs étaient encore en vie et avaient été vendus à d’autres familles, soi en Israël, soit à l’étranger.

Les conférenciers, universitaires comme militants, étaient très critiques à l’égard des conclusions des trois commissions mises en place pour enquêter sur l’affaire, les qualifiant de «blanchiment» et observant que beaucoup de questions avaient été laissées non résolues.
«Même si nous admettons le fait que la majorité de ces enfants sont décédés, qu’en est-il de la minorité dont nous ne savons toujours rien? » a demandé le professeur Shimon Ohayon, directeur du Centre Dahan, qui figure aussi sur la liste commune Likoud – Yisrael Beiteinu pour les prochaines élections. «Tant que ces questions resteront ouvertes, nous n’aurons pas de repos.»

Le Dr Esther Meir-Glitzenstein de l’université Ben Gourion, une spécialiste des communautés juives séfarades, a présenté une nouvelle recherche qui montre que les mauvais traitements subis par les immigrants yéménites avaient commence bien avant qu’ils foulent le sol d’Israël. Selon ses conclusions, les autorités israéliennes n’étaient pas préparées à héberger le grand nombre de Juifs yéménites qui arrivaient dans les camps de transit à Aden et voulaient émigrer en Israël. Elles [les autorités sionistes] n’avaient pas assez de tentes pour les héberger, pas assez de nourriture ni assez d’avions pour les transporter. «Tout cela peut expliquer pourquoi tant de ces enfants avaient dû être hospitalisés à leur arrivée en Israël,» a-t-elle dit.

Malgré la tendance à présenter l'opération Tapis Volant comme un des grands moments du siosisme, a affirmé Meir-Glizenstein, "ce fut une opération ratée."

Le professeur Boaz Sangero, spécialiste de droit criminel au centre Universitaire de Droit et des Affaires, a estimé qu’un huitième des enfants yéménites arrivés en Israël entre 1948 et 1954 était soit décédé soit avait disparu. La dernière commission d’enquête a échoué dans sa mission, a-t-il accusé. «Il y eu très peu d’investigations,» a-t-il dit. «Tout ce qu’ils ont fait en réalité, c’était d’expliquer pourquoi ce n’était pas si terrible. Même si nous acceptons l’idée que tant de ces enfants sont décédés, il reste 69 cas d’enfants dont nous ne savons rien, et ça fait beaucoup.»

Le Dr Tova Gamliel, maître de conférences à la faculté de sociologie et d’anthropologie de l’université Bar-Ilan, qui est aussi une des initiatrices de la conférence, a fait un parallèle entre le traitement des immigrants Yéménites en Israël et celui des Aborigènes en Australie, observant que dans les deux cas des enfants avaient été arrachés à leurs familles par les autorités sur la base de la conviction que leurs parents n’étaient pas compétents pour s’occuper d’eux. Elle a exhorté Israël à s’inspirer de l’Australie qui a récemment institué une Journée Nationale du Pardon chaque 26 mai pour donner à la nation une chance de se repentir de ses fautes.

«Je prie pour qu’un jour une ‘journée du repentir’ existe en Israël aussi,» a-t-elle dit, en expliquant que sa grand-mère yéménite ne s’était jamais remise de la perte de son enfant, un petit garçon prénommé Haim qu’on lui « avait arraché dans ses bras » peu de temps après son arrivée en Israël.

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jeudi, janvier 03, 2013

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Selon le Dr Elhaik, les Juifs Ashkénazes sont des Européens comme les autres


Les lois et décrets de Nuremberg adoptés par le régime nazi définissaient les Juifs selon un critère racial et non de confession religieuse :
La notion de Juif est définie via le §5 du décret:
« §5.1. Est Juif celui qui descend d'au moins trois grands-parents qui sont racialement des Juifs intégraux. Dans ce cas, le §2.2. est d'application. §5.2. Est également réputé Juif le ressortissant métissé de Juif qui descend de deux grands-parents juifs intégraux et, a) appartient à la communauté religieuse juive à la date de la proclamation de la loi, ou rejoint cette communauté par la suite;b) est marié à une personne juive à la date de la proclamation de la loi, ou conclut un tel mariage ultérieurement, c) est le fruit d'un mariage avec un Juif, tel que défini au §.5.1, si ce mariage a été conclu après l'entrée en vigueur de la loi sur la protection du sang et de l'honneur allemands du 15 septembre 1935, d) est le fruit de relations extraconjugales avec un Juif, tel que défini au §.5.1, et est né après le 1er juillet 1936. »
— 1er décret d'application de la loi sur la citoyenneté du Reich, 14 novembre 1935, 25
Ces lois et règlements ont à juste titre été décriés et, bien sûr, abrogés après la défaite du régime fasciste.

Et on comprend donc pourquoi, toute tentative de démontrer une particularité génétique des populations juives est regardée avec soupçon en Occident ainsi qu’on a pu le voir avec Thilo Sarrazin et son fameux « gène juif ».

Il reste que cette passion de la génétique juive qui aurait animé les nazis si cette discipline de la biologie n’en avait pas été à ses balbutiements à l’époque est bel et bien d’actualité.

Et qu’elle touche moins des savants qui s’inscriraient dans la filiation de la médecine du Reich que des savants Juifs qui cherchent à vérifier scientifiquement les thèses racialo-nationalistes du sionisme en identifiant des particularités génétiques qui seraient propres à un peuple juif ou à une race juive liée par le sang. Un autre objectif étant, toujours dans le droit fil du raisonnement sioniste, d’attester de la réalité d’un exil d’un peuple juif et donc d’une origine moyen-orientale de ce peuple.

Les études conduites par ces biologistes sont en général parvenues à des conclusions de ce genre. Il paraîtrait même qu’il existerait un gène spécifique aux Cohanim (aux Cohen) qui sont supposés se marier plus ou moins entre eux depuis des siècles !!!

Aucune de ces recherches n’avaient cependant envisagé l’hypothèse que les juifs étaient peu ou prou un simple fragment des populations au milieu desquelles ils vivent, étant séparées d’elles seulement par la religion.

Sauf cette dernière recherche menée par un certain Eran Elkaim qui s’est intéressé aux Juifs européens (Ashkénazes) et a conclu que ces derniers étaient avant tout des… Européens mâtinés quand même d’un particularisme tenant à une origine commune en Asie Centrale. Origine qui les rattacherait aux peuples qui constituaient le royaume Khazar, c’est-à-dire des Turcs, des Caucasiens, des Slaves etc. 

En fait un peu de tout sauf de ce qui rappellerait de près ou de loin des Hébreux ! 

L’ultime chasse au trésor des origines du peuple juif

Dans son étude sur les origines des juifs, Eran Elhaik dit avoir découvert que certains Ashkénazes ont leur origine dans l’empire Khazar et non dans le royaume de Juda.
par Ofer Aderet, Haaretz (Sionistan) 28 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri     
      
«Imaginez simplement un groupe d’aveugles qui rencontrent un éléphant pour la première fois de leur vie. Ils posent leurs mains sur lui et le touchent pour comprendre de quel genre d'animal il s'agit. Mais chacun d'eux tâte une partie différente du corps de l'éléphant de sorte que, à la fin, chacun d'entre eux garde une impression différente quant à la nature de cet animal. " En utilisant cette parabole indienne antique, Eran Elhaik, docteur en génétique, tente d'illustrer l'une des questions les plus controversées dans la recherche historique: l'origine du peuple juif. 
Le biologiste Eran Elhaik
Le biologiste Eran Elhaik
«Pendant des années, les chercheurs ont proposé diverses explications pour l'endroit d’où viennent les Juifs,» dit le natif d’Israël Elhaik, qui énumère les différentes théories proposées au cours du siècle passé pour résoudre le puzzle. Cependant, chaque explication n'a fourni qu'une solution partielle et, pour compliquer les choses, toutes les explications se contredisent. 
 «Mon étude est la première à proposer une théorie complète qui explique tous les résultats apparemment contradictoires», affirme le jeune universitaire dans une conversation téléphonique depuis son domicile dans le Maryland. Elhaik, 32 ans, a mené ses recherches à l'Ecole de Santé Publique de l'Université John Hopkins à Baltimore, dans le Maryland. Plus tôt ce mois-ci, il a publié ses conclusions dans un article intitulé «Le chaînon manquant de l'ascendance juive européenne: comparaison des hypothèses rhénane et khazare», dans la revue Genome Biology and Evolution, éditée par Oxford University Press. L'un des chercheurs qui a examiné l'article avant sa publication le décrit comme plus profond que toutes les études antérieures sur les origines du peuple juif. 

Dans notre entretien téléphonique, Elhaik, qui ne joue pas au modeste, présente son étude comme opérant une "percée" et dit qu'elle a fourni une base scientifique à une théorie ancienne et controversée affirmant que les juifs européens ou ashkénazes sont les descendants des Khazars . L'Empire khazar réunissait divers peuples (des Iraniens, des Turcs, des Slaves, des Caucasiens et d’autres encore), et s’étendait sur un vaste territoire qui allait de la mer Noire à la mer Caspienne à l’époque médiévale. Selon cette théorie, les Khazars convertis au judaïsme au VIIIe siècle et leurs descendants sont les Juifs "européens" ou ashkénazes qui vivent aujourd'hui en Israël et dans la diaspora. 

La thèse communément admise considère que les Juifs sont les descendants des habitants du Royaume de Juda, qui furent contraints à l’exil puis ne revinrent dans leur pays d'origine - l'État moderne d'Israël - qu'après des milliers d'années d'exil. Cette nouvelle étude soutient par contre la théorie selon laquelle les juifs sont les descendants de peuples différents qui ont vécu dans diverses régions du bassin méditerranéen, et qui se sont convertis au judaïsme à différentes époques. Selon cette théorie, l'histoire de l'exil de Juda, la vie en exil menée par les Juifs dans les pays de la diaspora et leur nostalgie persistante de leur patrie d'origine peuvent être considérées comme relevant du mythe. 

 «Ma recherche réfute 40 années d'études génétiques, qui avaient toutes pour présupposé que les Juifs constituent un groupe qui est génétiquement à part des autres nations», note Elhaik. Son étude repose sur les données génétiques publiées dans d'autres études. En l'absence de telles données sur les Khazars eux-mêmes, Elhaik – conformément à une procédure couramment utilisée par les chercheurs dans son domaine – s’est appuyé sur des données relatives aux populations qui sont génétiquement similaires aux Khazars, comme les Géorgiens, les Arméniens et les Caucasiens. Elhaik explique que "ils ont tous émergé de la même ‘soupe’ génétique". 

khazaria
Le royaume Khazar au Xème siècle

Après avoir réalisé de nombreuses analyses en utilisant diverses techniques, dont certaines n'avaient jamais été employées auparavant, le chercheur a découvert ce qu'il décrit comme la composante  khazare chez les Juifs d'Europe. Selon ses conclusions, l'élément dominant dans le génome des Juifs d'Europe est khazar. Chez les juifs des pays d'Europe centrale et orientale, cette composante est la plus dominante dans leur génome, soit 38 et 30 pour cent, respectivement. 

Quels autres éléments constituent le génome des Juifs d'Europe? 

Elhaik: «[Ils ont] principalement une origine européenne occidentale, qui est enracinée dans l'Empire romain et le Moyen-Orient, dont la source est probablement la Mésopotamie, mais il est possible qu'une partie de cette composante puisse être attribué aux Juifs israéliens. [de Palestine, NdT]" 

Ce dernier constat  est d'une importance considérable, car il "se reconnecte" les Juifs d'Europe à Israël [la Palestine, NdT]. Cependant, cette relation correspond à une petite partie seulement de la composition du génome, et ce chiffre n'est pas suffisamment significatif statistiquement pour établir que l'origine des Juifs se trouve dans le royaume de Juda. 

Selon l'étude d’Elhaik, il y a un continuum génétique qui relie les Juifs d'Iran, ldu Caucase, d’Azerbaïdjan et de Géorgie aux juifs européens. En d'autres termes, il est possible que ces groupes partagent des ancêtres communs - à savoir, les Khazars. 

Le généticien poursuit en expliquant que, entre les différents groupes de Juifs européens et non européens, il n'existe aucun lien de sang ou de famille: «Les différents groupes de Juifs dans le monde d'aujourd'hui n'ont pas une origine génétique commune Nous parlons ici de groupes qui sont très hétérogènes et qui sont reliés seulement par la religion. "

Il en résulte, selon lui, que le «génome des Juifs d'Europe est une mosaïque de peuples de l'Antiquité et que son origine est en grande partie Khazar». 

Autres études

Des recherches similaires conduites par d'autres chercheurs, dont certains sont des professeurs réputés en Israël et dans d'autres pays, présentent des résultats très différents. L'été dernier, par exemple, Oxford University Press a publié "Legacy: Une histoire génétique du peuple juif", qui cherchait à faire la somme des diverses études qui ont traité de ce sujet au cours des deux dernières décennies. L'auteur, le Dr Harry Ostrer, professeur à l'Université Yeshiva , qui enseigne dans les départements de pathologie, génétique et de pédiatrie de la faculté de médecine à l’université Albert Einstein, fait valoir que tous les Juifs ont une origine génétique commune et les mêmes caractéristiques génétiques. Selon Ostrer, cette origine commune n'est pas khazare, mais plutôt du Moyen-Orient. Ainsi, en accord avec sa théorie, les Juifs sont les descendants des habitants de cette région où ils habitèrent plusieurs milliers d'années, dont ils furent exilés avant de récemment retourner dans leur pays d'origine - c'est-à-dire l’Israël actuel.

A la différence d’ Elhaik, Ostrer n’a trouvé aucun indice significatif pour attester un lien entre les Juifs et le royaume khazar. En outre, du point de vue génétique, les Juifs, soutient-il, sont plus proches des Palestiniens, Bédouins et Druzes que des Khazars. Ses conclusions offrent une base solide pour la thèse selon laquelle les Juifs sont originaires du Moyen-Orient.

Elhaik, qui conteste l’étude d’Ostrer, affirme que la recherche de ce dernier sur le sujet "n'a aucun fondement empirique, et se contredit parfois elle-même et  elle propose des conclusions qui ne sont tout simplement pas convaincantes."

"J'ai l'impression», a-t-il ajouté, "que leurs conclusions avaient été écrites avant même de commencer la recherche.  Ils tiraient d’abord leur flèche – et ensuite ils ont peint le centre de la cible autour d’elle"

Contrairement à d'autres chercheurs, Elhaik ne croit pas en l'existence d'un gène propre aux Juifs: «Chaque être humain est un amalgame. Aucun groupe humain n'a jamais vécu dans un isolement total des autres groupes.». Il réfute également l'affirmation selon laquelle le génome de nombreux juifs contient une composante du Moyen-Orient qui prouverait que les Juifs ont leur origine dans cette région: «La majorité des Juifs n'ont pas de composante génétique du Moyen-Orient dans la quantité qu’on s'attendrait à trouver s’ils étaient les descendants des Juifs de l'antiquité.

«Ironiquement," observe Elhaik, "certains Khazars étaient d'origine iranienne. Je pense qu'il est raisonnable de supposer que les Iraniens ont apporté une contribution non négligeable à la mosaïque juive».

Haaretz s’est tourné  ces dernières semaines vers un certain nombre de chercheurs en Israël et à l'étranger, dont des historiens et des généticiens, et leur a demandé ce qu'ils pensaient de ce nouvel article. Les historiens ont refusé de répondre, affirmant n’avoir aucune expertise dans le domaine de la génétique. Pour leur part, les généticiens étaient peu disposés à coopérer pour d'autres raisons. Alors que certains d'entre eux ont tout simplement ignoré la demande de Haaretz, d'autres ont affirmé qu'ils n'étaient pas familiers avec le champ de recherche spécifique qui traite de la population ou être trop pressés par le temps pour répondre.

Le seul chercheur qui a accepté de donner son avis (et ce, avec beaucoup d'enthousiasme) a été le professeur d’histoire de l’université de Tel Aviv, Shlomo Sand, auteur du best-seller, «L'invention du peuple juif», publié en hébreu en 2008 par Resling Appuyez sur (publié en français chez Fayard). Les rayonnages dans son petit bureau à l’université de Tel Aviv accueillent des traductions de son livre, maintenant disponible en 22 langues.

Sand critique sévèrement les généticiens qui recherchent des gènes juifs: «Pour un ignare comme moi, la génétique avait toujours paru être surmontée d’une auréole – en tant que science exacte qui traite de données quantitatives et dont les conclusions sont irréfutables." Quand Sand a commencé à lire des articles sur le sujet de l’origine des Juifs, il a constaté qu'il s'était trompé: «J'ai découvert des généticiens – des généticiens juifs - dont la connaissance en matière historique se limitait à ce qui avait été nécessaire pour leurs examens de fin d'études secondaires. C’est ainsi que je pourrais définir mes connaissances en biologie. Au lycée, ils avaient appris qu'il existe une nation juive, et, sur la base de ce récit historique, ils reconstruisent leurs résultats scientifiques. "

«Leur recherche de l'origine d'un gène commun en vue de caractériser un peuple ou une nation est très dangereuse», affirme Sand. En marquant quelques réserves, il cite l'exemple des Allemands, «qui avaient également cherché une composante commune dans les liens du sang.» L'ironie de l'histoire, souligne-t-il, s'exprime dans le fait que "tandis que, dans le passé, tous ceux qui a définissaient les Juifs en tant que race étaient vilipendés pour antisémitisme, aujourd'hui quiconque n'est pas disposé à les définir en tant que race est étiqueté antisémite.

«J'avais coutume de penser,» ajoute Sand: «ce n'est que dans des disciplines telles que l'histoire et la littérature que les faits peuvent faits l'objet d'interprétations diverses, mais j'ai ensuite découvert que la même chose se passe dans le domaine de la génétique. Il est très facile de mettre en valeur certains résultats tout en en marginalisant d’autres et de présenter votre travail comme étant une recherche scientifique. D'une manière générale, la spécialisation en génétique peut entraîner niveau incroyablement élevé d'ignorance de l'histoire. »

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mercredi, décembre 26, 2012

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Noël est-il un moment de déchaînement des forces maléfiques?


Après avoir lu cet article du Haaretz, j’ai cru à une blague. Sauf que nous ne sommes pas au moment de la fête de Pourim où on voit dans la presse juive fleurir des articles qui correspondent aux poissons d’avril en France.
Et en recherchant sur le net, j’ai trouvé d’autres articles sur le même sujet, c’est-à-dire sur une pratique du judaïsme hassidique qui coïncide avec la fête chrétienne de Noël.
Une pratique qui se résume à l’exécration des chrétiens et de Jésus si on en croit l’article.

Comment les juifs hassidiques ‘fêtent’ Noël
Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, ils s’abstiennent d’étudier la Torah.
par Shahar Ilan, Haaretz (Sionistan) 25 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, les hassidim s’abstiennent d’étudier la Torah, afin de ne pas laisser les démons l’emporter, et ils s’abstiennent d’accomplir la mitzvah que constitue le fait d’avoir une descendance et de se multiplier.
Pas de relations sexuelles. Cette nuit, croient les hassidim, le klipot – les vaisseaux ou manifestations des forces maléfiques – devient plus fort. Sefer Haminhagim (Le Livre des Coutumes) enseigne que la plupart des hérétiques qui ont abandonné leur religion juive pour se convertir descendaient d’un accouplement illicite pendant le premier Noël chrétien.

Jeu d’échecs et jeux de cartes. Pendant Nittel Nacht, les hassidim jouissent d’une expérience assez rare dans la vie quotidienne des ultra-orthodoxes – beaucoup de temps libre. Dans le folklore qui s’est développé autour de Nittel Nacht, la tradition a fait que les échecs sont devenus le jeu par excellence. Il y a même une photo célèbre du dernier chef spirituel Loubavitch, le rabbin Menachem Mendel Schneerson en train de jouer aux échecs avec son prédécesseur (quoiqu’on ne sache pas vraiment si la photo a été prise pendant Nittel Nacht). D’autres préfèrent jouer aux cartes, comme la variante galicienne du poker ou le «21,» un jeu hongrois.

Découper du papier toilette pour le sabbat. Certains rabbins marquaient la fête gentille [chrétienne] en découpant du papier toilette pendant chaque sabbat tout le reste de l’année. Ce n’était pas une simple marque de mépris pour ceux qui croyaient en la sainte Trinité- c’était la manifestation d’un mépris insigne. Les livres de la Kabbale considèrent la chrétienté  comme un déchet qui s’est détaché de la nation d’Israël. La coutume de déchire du papier toilette n’est tombée en désuétude que parce que de nos jours, il est possible d’acheter du papier toilette prédécoupé. D’autres rabbins profitaient de l’occasion pour classer leurs factures de l’année, calculant ce qu’il leur fallait mettre de côté pour accomplir la mitzvah de la dîme.
Il y avait des pogroms de toute façon. Il y a certaines raisons derrière la pratique inhabituelle qui consiste à ne pas étudier la Torah pendant Nittel Nacht :

* Selon l’explication la plus rationnelle, le soir de Noël, les juifs devaient fermer leurs synagogues et leurs lieux de culte, et éteindre la lumière chez eux, par crainte de pogroms. Avec le temps, l’obligation de ne pas étudier la Torah s’est inscrite dans l’idéologie.
* Comme c’est un jour de deuil le jour de la naissance du même homme [c’est-à-dire qu’on porte le deuil pour commémorer la naissance de Jésus], une sorte de Tisha B’ac en hiver, comme pour Tisha B’av, l’étude des textes sacrés n’est pas autorisée ce jour là. Pourquoi alors les hassidim s’abstiennent-ils de jeuner et de porter le sac et la cendre ? Peut-être pour la même raison pour laquelle ils ont maintenu secrète la pratique de Nittel : par crainte de la colère des Gentils.
*Jésus, ainsi qu’il est dit dans le traité Sanhédrin, était un des élèves du rabbin Joshua ben Parchia. L’interdiction d’étude des textes sacrés a aussi pour but d’empêcher de se souvenir ce jour là du droit qu’il avait d’étudier.

Herzl n’a pas dit. Au fil des ans, les hassidim ont développé un genre de plaisanteries sur Nittel. Par exemple : on avait demandé à un rabbin hassidique de faire l’éloge de Herzl. Après y avoir réfléchi rapidement, il a parlé de trois de ses vertus : Herzl ne parlait jamais quand il portait un tefilin, il ne pensait jamais à la loi religieuse dans des lieux sales, et il n’étudiait pas la Torah la nuit de Nittel. Une autre blaque raconte l’histoire d’un homme à qui on demandait pourquoi il n’arrêtait pas l’étude de la Torah pendant Nittel Nacht. « J’observe le Nittel en fonction du Noël arménien,» avait-il répondu.

Nittel orthodoxe. Le fait que les Grecs orthodoxes et l’église russe fêtent Noël le 6 janvier est source d’une certaine confusion chez les hassidim. Il s’avère que cela ne les amène pas à observer deux Nittels et que les instructions sont que chacun devrait observer Nittel le jour où Noël est célébré dans son pays d’origine. En Galicie, Nittel est observé le 6 janvier. Les Belz Hassidim le font le 5 janvier et on ne sait pas trop pourquoi. Aux Etats Unis, selon une décision du rabbin Loubavitch, Nittel doit être marqué la nuit entre le 24 et le 25 décembre.

Les klipot sont hors de contrôle. Il y a ceux qui sont persuadés de l’absence de nécessité d’observer Nittel nacht en Israël en raison de la sainteté de cette terre. Le rabbin Mordechai de la Sionim a de son côté conclu qu’en Israël les klipot étaient hors de contrôle, même à Jérusalem où il y a tant d’églises. Malgré cela, les Séfarades et les Lituaniens n’ont pas adopté cette coutume et ils étudient la Torah tous les jours, même pendant Nittel.
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Les juifs ne sont pas autorisés à étudier. L’origine du mot Nittel n’est pas claire. La meilleurs explication, même si elle n’est pas des plus convaincantes, est qu’il est constitué des initiales en yiddish de «les juifs ne sont pas autorisés à étudier.» Selon Wikipedia, «Ce mot tire son origine du nom donné en latin à Noël à l’époque médiévale – Natal Domini – la naissance du Seigneur (en vieux latin – Dies Natalis, le jour de la naissance). Une explication donnée par le journal du parti Shas, Yom Leyom, est que c’est une déformation du nom latin pour la nuit de la Saint Sylvestre, Natlus, quoique Nittel Nacht s’observe à Noël. Le journal d’Agudat Yisrael, Hamodia, donne une autre explication possible, et apporte de nouvelles explications sur la manière dont jésus a été mis à mort : «Comme ils ne voulaient pas dire le nom de l’homme en question, que pourrisse le nom du méchant, ils l’ont appelé le pendu parce qu’il avait été tué et pendu à un arbre.» [l’histoire de la pendaison de jésus par les juifs est connue, voir ici ou , NdT]

Se souvenir de haïr le goy. Il y a quelque chose d’étrange à s’abstenir d’étudier la Torah le soir où précisément les puissances maléfiques se renforcent. Car en fait, l’étude de la Torah est semble-t-il, d’après les juifs ultra-orthodoxes, la meilleure réponse à cette montée des forces du mal.  La Nittle Nacht est en réalité une nuit du souvenir de la persécution des juifs par les chrétiens et une nuit où on doit se souvenir de les haïr, en conséquence de quoi tout le reste n’est pas si important.  Et comme le disent les lituaniens, les juifs hassidim de manquent jamais une occasion d’éviter l’étude de la Torah.

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jeudi, octobre 25, 2012

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Après le sondage du Figaro sur l'Islam et les musulmans, on attend un sondage sur le judaïsme et les juifs


Le journal Le Figaro vient de publier les résultats d'un sondage selon lesquels:

L'image de l'islam se dégrade fortement en France

avec
un durcissement supplémentaire des Français vis-à-vis de cette religion et d'une perception négative renforcée de l'islam. Même si une proportion non négligeable de Français, 40 %, continue à se dire indifférente à la question de la présence de l'islam en France.»
Selon Jérôme Fourquet de l'IFOP, l'institut qui a réalisé le sondage:
Ce qui explique, à ses yeux, un tel durcissement - 43 % des sondés considèrent l'islam comme une «menace» - est lié à une «visibilité» fortement accrue de l'islam sur la scène publique et médiatique. «Ces dernières années, il n'est pas une semaine sans que l'islam, pour des questions sociétales, voile, nourriture halal, ou pour une actualité dramatique, attentats, ou géopolitique, n'ait été au cœur de l'actualité.» D'où cette autre impression: 60 % pensent que cette religion a désormais «trop d'importance». Ils étaient 55 % il y a seulement deux ans. Ceux qui se disaient indifférents à cette question passent de 41 à 35 %.
Je me disais qu'il serait intéressant (ou de très mauvais goût) que le journal Le Figaro convoque un sondage du même type sur le judaïsme, en adaptant au besoin le questionnement proposé aux sondés. par exemple, en leur demandant si cette religion et ses adeptes ne sont pas trop présents dans tel ou tel domaine de la vie publique et économique, reproches qui étaient communément adressé aux Juifs par une fraction de l'opinion publique entre les deux guerres.

Olivier Roy faisait déjà ce genre de réflexion dans un entretien accordé au Nouvel Observateur suite à un sondage du même type pratiqué par l'institut CSA en 2009.
Quand on dit qu'on ne tire pas assez de leçons de l'histoire, c'est un euphémisme. Encore faudrait-il qu'on enseigne l'histoire et pas des mythes.

"Les mêmes questions se posaient avec la pratique du judaïsme"

Le Nouvel Observateur,  le 10-12-2009

Un sondage CSA publié jeudi 10 décembre semble montrer une spécificité de la perception de l'islam par les Français. Alors que les religions catholique et juive sont jugées compatibles avec la vie en société pour 82% et 72% des Français, seuls 54% d'entre eux estiment que la pratique de la religion musulmane s'accorde avec le mode de vie français.
Nouvelobs.com donne la parole à Olivier Roy, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence.

Selon vous, la pratique de l'islam est-elle compatible avec la vie en société en France ?
- Evidemment. Les plus de 5 millions de musulmans en France le prouvent. Le problème est qu'en ce moment certaines personnes essaient de définir une sorte d'islam libéral (qui validerait l'homosexualité, par exemple), alors que cela n'existe pas. De même que le catholicisme libéral n'existe pas. La religion est ce qu'elle est. Ce sont les pratiques de la religion qui diffèrent. Il y a trente six manières de pratiquer l'islam.
Le sondage pose une question à laquelle il faut répondre par oui ou par non, elle ne peut donc pas rendre compte de la compatibilité des pratiques, mais plutôt du rapport des gens à l'image qu'ils ont de l'islam.
Comment expliquer cette perception négative de l'islam en France et en Europe ?
- Par sa nouveauté. L'islam est intégré en Europe seulement depuis trente ans. Si on regarde la presse française, dans les années 30, les mêmes questions se posaient avec la pratique du judaïsme. La pratique israélite était intégrée, mais pas celles des nouveaux arrivants. Ils étaient qualifiés de métèques quotidiennement. Il n'y avait pas besoin de lire les pamphlets antisémites de Céline pour trouver ce genre d'expression. Aujourd'hui, à travers ces sondages, c'est un discours tout à fait théorique qui est relayé selon lequel le musulman est un immigré, alors que l'intégration est faite, et depuis des années.
Pensez-vous que le débat sur l'identité nationale présenté par le gouvernement influence cette perception ?
- C'est un discours purement idéologique et politique (car il n'aura aucune traduction dans la législation) qui crispe un débat qui a lieu depuis des années d'un point de vue pratique. Quand Eric Besson dit qu'il y a un fort intérêt pour son débat, qu'il y a une forte participation, ce n'est pas vrai. Les gens ne sont pas dupes. Ils connaissent bien la réalité : en France la mixité est très forte. Le discours qui consiste à considérer les musulmans comme des étrangers est totalement abstrait. Le président de la République fait comme s'il fallait séduire un électorat, mais en fait il n'a pas compris cette réalité. Il a 20 ans de retard. Comme lui, le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, considère que l'Europe est une terre chrétienne. Les promoteurs de la vision culturaliste qui consiste à associer la religion à la culture se trouvent donc des deux côtés. Alors que cette vision est dépassée.
Les élus locaux connaissent-ils mieux cette question ?
- Oui. Ils ont une pratique beaucoup plus subtile. Ils constatent que la mixité a lieu. La question des minarets, par exemple, a lieu au sein des mairies depuis les années 80. Les maires, connaissent bien la question et se la pose en termes de compatibilité architecturale. Dans cette réalité, les musulmans sont perçus comme des citoyens français et non comme des immigrés.
La religion doit-elle rester dans la sphère privée ?
- Pas du tout. A aucun moment la loi de 1905 sur la laïcité ne le laisse entendre. Ce serait une vision idéologique de la laïcité. Par ailleurs, les minarets ont été créés par symétrie aux clochers. Mais ces derniers ne sont pas évoqués dans la Bible, ils apparaissent plus tard, et sont culturels. C'est pour cela que l'interdiction des minarets est discriminatoire. En revanche, il n'a jamais été question d'autoriser l'appel à la prière par le muezzin, de même que la sonnerie des cloches est très réglementée, et n'est permise que lorsque la tradition le justifie. Si une nouvelle église s'implante et fait sonner ses cloches, vous pouvez faire appel à la jurisprudence pour porter plainte.
Propos d'Olivier Roy recueillis par Donald Hebert
le jeudi 10 décembre (Nouvelobs.com)

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samedi, juillet 07, 2012

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Nouvel antisémitisme et vieil antihumanisme


L’antisémitisme revient au devant de l’actualité en France. On a eu la tuerie de Toulouse dont ont été victimes des élèves d’une école juive, puis plus récemment et avec un degré de gravité heureusement bien moindre, l’agression à coup de marteau à Villeurbanne près de Lyon et, il y a deux jours, l’agression d’un jeune Juif dans un train, le hasard voulant que ce jeune juif était un élève de la même école où a eu lieu la tuerie de Toulouse.

Pourtant, dans aucun des cas que nous venons d’évoquer on ne peut se contenter d’une simple qualification d’agression motivée par l’antisémitisme.
Par exemple, dans l’affaire de la tuerie de Toulouse, imputée à Mohamed Merah, on tend à oublier les victimes non juives, parfois d’origine maghrébine. Tout se passe comme si tout ce qui pourrait faire obstacle à la représentation antisémite devait être gommé du souvenir des évènements. D’autant que ce n’est pas la procédure judiciaire qui permettra à la réalité de concurrencer la mémoire, Mohamed Merah ayant été tué par la police, il ne sera pas traduit en justice. Tant mieux car la procédure judiciaire aurait été rendue nulle du fait du défaut d’autopsie des cadavres des victimes juives, une première à mon avis dans les annales de la police judiciaire en France.

Dans le cas de l’agression au marteau de Villeurbanne, j’ai mes propres sources qui me disent que la dite agression était en réalité une expédition punitive pour venger l’agression par des jeunes, qui s’avéraient être juifs, de deux maghrébins, un adolescent et un sexagénaire. Et c’est sans doute la raison pour laquelle le battage médiatique a vite diminué d’intensité.
Quant à l’agression dans le train, il parait qu’un des «agresseurs» vient de déposer plainte contre la «victime». Attendons la suite des évènements, mais mon petit doigt me dit que la probabilité pour qu’un élève fréquentant l’école toulousaine où a eu lieu la tuerie se fasse agresser dans un train par deux Maghrébins rencontrés par hasard est extrêmement faible, et même nulle.
Au rang des curiosités, on peut noter le fait étrange qu’un journal comme Libération puisse titrer « Le caractère antisémite reconnu dans l'agression d'un jeune juif dans un train » alors qu’aucune qualification de ce nom n’existe dans le code pénal.
Reste que les agressions antisémites suscitent, à juste titre, l’indignation du citoyen lambda et de la classe politico-médiatique.
Ainsi Le Nouvel Observateur, ce magazine garant d’une morale civique de gauche, titre cette semaine en couverture : « L’antisémitisme, ce qu’on ne veut pas dire. »


Eh oui, le Nouvel Observateur enfourche, à l’occasion d’incidents récents, plus ou moins graves et plus ou moins avérés, le cheval du « nouvel antisémitisme », manière ce remettre l’antisémitisme au cœur du débat public.

Au nom, peut-on supposer de valeurs universelles.

Mais si c’est le cas, il convient alors de mettre un maximum d’éléments dans la discussion afin de situer la réalité des problèmes éthiques auxquels nous sommes confrontés, le "nous" étant inclusif et concernant toutes les parties ou communautés ethniques ou religieuses concernées.

On pourrait par exemple adresser un certain nombre de demandes de clarification morale et éthique aux diverses autorités religieuses et peut-être serions-nous alors surpris des réponses que nous obtiendrions.

Aucune chance que le Nouvel Observateur ou d’autres medias de ce genre le fassent car cela irait à rebours de leur offensive qui vise à rendre impossible toute critique du sionisme. 

Ce tir de barrage au sujet de l’antisémitisme est bien entendu avant tout destiné à aiguillonner le ministère de l’intérieur et à adresser un message au gouvernement de Jean-Marc Ayrault au cas où ce dernier aurait le début du commencement d’une envie de faire avancer le processus de paix au Moyen Orient.

Demande au rabbin : les juifs peuvent-ils sauver n’importe quelles vies pendant le sabbat ?
par Shlomo Brody, Jerusalem Post (Sionistan) 28/06/2012 traduit de l’anglais par Djazaïri         
Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette dernière n’est pas toujours la valeur suprême.

Permettez moi de le dire d’emblée très clairement : la loi juive oblige les Juifs à sauver la vie de tout être humain, qu’il soit Juif ou gentil, même si cela entraîne une violation du sabbat. C’est la conclusion unanime de tous les décisionnaires contemporains, malgré des articles trompeurs dans la presse sur la conférecne publique récente d’un éminent érudit Israélien.

Si ce fait est incontestable, les savants sont en désaccord sur l’argumentation juridique qui aboutit à cette position consensuelle.

Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette sernière n’est pas toujours la valeur suprême. Dieu, nous dit la Bible, a emmené le peuple juif hors d’Egypte afin qu’il puisse le servir. Etre au service de Dieu implique de renoncer à sa propre vie plutôt que de commettre l’idolâtrie ainsi que les autres transgressions inacceptables que sont le meurtre et les relations [sexuelles] illicites.

Compte tenu de l’importance de l’observation du sabbat, un lecteur de la Bible peut en arriver à comprendre que cette valeur [du sabbat] est également supérieure au sauvetage de vies humaines.

De fait, à l’époque des Hasmonéens, certains Juifs refusèrent d’aller au combat pendant le sabbat, ce qui fit qu’ils furent rapidement décimés.

Pour récuser ce sentiment, le Talmud affirme que la valeur de la vie prime sur l’observation du sabbat (pikuah nefesh doheh et hashabbat). Dieu, soutenaient les Sages, nous ordonne de « préserver mes lois et statuts…et de vivre selon eux » (Lévitique 18 :5), mais de ne pas mourir pour les observer. En conséquence, même quand il y a un doute sur la létalité du danger, on viole toujours le sabbat pour sauver une vie.

Le sabbat reste sacrosaint, cependant, et si ça ne compromet pas leur célérité ou leur efficacité, on doit toujours minimiser les transgressions qui ont lieu pendant les secours.

Un certain nombre de textes talmudiques précisent que cette interprétation permet de profaner le sabbat uniquement pour sauver d’autres Juifs.
  
Certains ont critiqué cette interprétation pour être en deçà des normes éthiques du serment d’Hippocrate. D’autres ont notoirement accusé les Juifs de considérer que le sang gentil est moins rouge que le sang juif. Un incident tristement célèbre se produisit en 1965 quand un journaliste Israélien anti-religieux, Israel Shahak, prétendit avaoir vu un juif orthodoxe refuser de se servir de son téléphone pour aider à sauver un non Juif. Si son incapacité à donner une preuve quelconque de la réalité de cet incident en a conduit beaucoup à affirmer que c’était une version moderne de l’accusation de crime rituel, il a néanmoins déclenché une clarification publique de la complète déformation de la loi juive par ses affirmations. La loi juive nous intime fermement de sauver la vie de tous les humains, même si cela implique de violer le sabbat.

Si le Talmud ne donne jamais de véritable explication rationnelle à cette distinction entre gentils et juifs, un passage donne à comprendre qu’il existe une conviction que les Juifs ont besoin d’une dispense pour sauver les leurs, tandis que les non juifs pouvaient faire appel à leurs propres sauveteurs sans avoir besoin que des Juifs enfreignent le sabbat. Une telle interprétation pourrait justifier un système « sur appel » pour les prestataires ordinaires de santé (telles les rotations du personnel hospitalier), mais ne serait à l’évidence d’aucune utilité pour une situation d’urgence absolue où les circonstances feraient qu’un gentil ne pourrait être sauvé que par un Juif. Le talmud, suivi par les sages du Moyen Age, faisait valoir que dans le but d’éviter l’hostilité des non juifs (mipnei eiva), les juifs pouvaient enfreindre certains interdits afin de sauver la vie de Gentils.

Les érudits religieux discutent de savoir si ces dérogations pour éviter l’animosité [des non juifs] peuvent justifier d’enfreindre un interdit biblique ou seulement un édit rabbinique. Quoi qu’il en soit, le rabbin Moshe Sofer a observé que non seulement le fait de ne pas sauver des non Juifs créerait de l’animosité, mais pourrait aussi amener les Gentils à ne pas soigner des Juifs, ou même à faire des pogroms. En conséquence, les juifs doivent sauver la vie de tout être humain, même si cela implique d’enfreindre des interdits bibliques du sabbat, parce que l’absence de réciprocité met en danger la communauté juive.

Cela reste vrai même quand on peut supposer que persone ne remarquerait qu’on a manqué à son devoir de porter secours.

 Si cette argumentation débouche en pratique sur un traitement égalitaire pour toutes les vies humaines, certains érudits, dont le rabbin Yehiel Y. Weinberg, ont exprimé des réserves quant à cette logique qui dérive seulement de considérations trop spécifiques et pragmatiques. Pendant l’affaire Shahak, le grand rabbin Yehuda Unterman avait soutenu que la préoccupation relative à l’animosité [des non juifs] traduisait des convictions plus fondamentales sur l’importance de relations pacifiques (darchei shalom). Tandis que les rabbins Hayim David Halevi et Immanuel Jalobovits partaigeaient ce point de vue, il était rejeté par d’autres qui considéraient qu’il consistait en une réinterprétation apologétique d’un argument purement pragmatique.
  
Des érudits contemporains ont cependant attiré l’attention sur le commentaire du rabbin Menahem Hame’iri, au 13ème siècle, qui soutenait que l’absence de dérogation accordée par le Talmud pour le sauvetage de la vie de non juifs ne s’ appliquait qu’aux anciennes sociétés dans lesquelles la majorité non juive faisait du mal à leurs habitants juifs. Dans les cultures où le reste de la population les non juifs] agit sur la base de principes éthiques, aucune distinction n’est faite entre secourir un Juif et sauver un Gentil. Selon les propres termes du rabbin Nahum Rabinovitch, « la compassion et la pitié pour tous les hommes sont la marque du Juif, tout comme elles sont la marque de Dieu. »

L'auteur, éditeur en ligne de Tradition et de son blog, Text & Texture (text.rcarabbis.org ), enseigne à la Yeshiva Hakotel. JPostRabbi@yahoo.com



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lundi, mai 21, 2012

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Selon le rabbin, mis à part les "Justes", les huit milliards d'habitants qui peuplent la terre sont des assassins et des voleurs


Pour clarifier la lecture :
- les Nations, ce sont les non Juifs,
- les Justes, ce sont les Juifs, à l’exception insignifiante des « Justes parmi les nations », c’est-à-dire les non Juifs qui ont sauvé des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.
- la Torah, c’est l’Ancien Testament et, surtout, le Talmud 

Le rabbin Shteinman, chef de la branche lituanienne de du judaïsme ultra-orthodoxe soutient que le monde a été créé pour les justes, affirme que les nations sont dépourvues de principes.
Yediot Ahronoth (Sionistan) 21 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

S’exprimant à Beit Shemesh avant les fêtes de Shavuot, le rabbin Aharon Yehuda Leib Shteinman, un des chefs de la branche lituanienne du judaïsme ultra-orthodoxe a discuté de l’importance de la Torah et déclaré que le monde a été créé pour les Justes qui apprennent et suivent ses enseignements.

Il a cependant fait quelques déclarations prêtant plus à controverse. Le discours du rabbin qui a été publié dans son intégralité pat le journal ultra-orthodoxe Yated Ne'eman, comprenait des propos sur les non Juifs.

«Il y a huit milliards d’habitants dans le monde. Et que sont-ils ? Des assassins, des voleurs, des gens sans cervelle… Mais qui est l’essence même de ce monde ? Dieu a-t-il créé le monde pour ces assassins ? Pour ces méchants ?»

Christophe Bigot, ambassadeur de France à Tel Aviv attentif aux préceptes du rabbin Shteinman (juin 2011). Photo ambassade de France

Le rabbin, qui a succédé au rabbin Yosef Shalom Elyashiv à la direction spirituelle de la branche lituanienne du judaïsme, a réitéré ses affirmations [celles de son prédécesseur] et a poursuivi en disant : « Les non Juifs n’ont aucun lien avec la Torah. Les nations n’ont rien, n’ont pas la foi et pas de bons principes.»

Le propos du rabbin Shteinman portait surtout sur l’importance de la Torah et son influence sur la vie quotidienne et sur l’éducation de la génération montante. Le rabbin a souligné que « ceux qui n’étudient pas la Torah n’accomplissent pas les mitzvot (prescriptions divines). S’il n’étudie pas la Torah, il va à la dévastation, sa dévastation et la dévastation du monde.»

.«C’est ce à quoi nous devons aspirer, voir tous les enfants, toutes nos générations s’assurer que les enfants mâles [sons] étudient la Torah… tout un chacun qui veut être empli de joie par ses enfants doit s’assurer qu’ils étudient la Torah.

«Sans la Torah, ils seront illettrés et ils ne vous apporteront aucune joie. Même s’il a de l’argent, est-ce que c’est un but (dans la vie) ? Pouvez-vous emporter l’argent dans la tombe avec vous ? C’est impossible. Qu’avez-vous dans la tombe (l’au-delà) ? La Torah.»

Le président de Hiddush (pour la liberté religieuse et l’égalité), le rabbin Uri Regev, a dit en réponse aux propos di rabbin Shteinman : «C’est incroyable et scandaleux d’entendre ces déclarations pleines de haine contre presque toute la race humaine.

 «Le rabbin Shteinman montre une fois de plus que sa fable sur sa modération était au mieux  dépourvue de fondement et au pire un acte de tromperie.»

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