samedi, janvier 26, 2013

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David Ward, le député Anglais qui n'a rien compris à "l'holocauste"


Un de plus!

A la veille de la journée de commémoration de « l’holocauste », David Ward, un député Libéral Démocrate défraie la chronique en Grande Bretagne pour son propos sur ces juifs qui, quelques années seulement après avoir été libérés des camps de concentration, se sont livrés eux-mêmes à des exactions à l’encontre du peuple palestinien.

Ce propos porte d’autant plus à polémique que le parti Libéral démocrate fait partie de la coalition actuellement au pouvoir en Grande Bretagne.

Face au tollé suscité par la prise de position de M. Ward, son parti va sans doute engager une procédure disciplinaire contre lui.

Ce qui ne serait pas forcément une bonne idée, car une telle procédure donnerait non seulement au député l’occasion de  défendre et d’argumenter sa position, mais contraindrait aussi son parti à expliquer en quoi M. Ward tient des propos scandaleux ou non conformes à la vérité.

D’autant qu’on aurait de la peine à faire passer David Ward pour un négateur de «l’holocauste», lui qui a fait deux fois le pèlerinage à Auschwitz et est au contraire un adepte fervent et sincère  de ce culte.

Trop sincère peut-être puisqu’il croit que les leçons morales tirées de l’holocauste sont universelles et doivent concerner l’humanité entière.

Oui, l’humanité entière, Juifs compris, puisque comme nombre d’esprits humanistes, David Ward considère que les Juifs font partie de l’humanité.

Et c’est précisément ce que semblent lui reprocher certains esprits et organisations communautaristes qui ont exprimé, ainsi que nous le dit The Guardian, leurs critiques « dans les médias sociaux et ailleurs.»

On aimerait bien avoir des précisions sur ce que recouvre cet «ailleurs.» 

Le député Lib Dem David Ward défend ses propos sur Israël

Par Ben Quinn, The Guardian (UK)25 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Ward est très critiqué depuis qu’il a accusé ‘les Juifs’ d’infliger au quotidien des atrocités aux Palestiniens

Un député Lib Dem qui encourt une procédure disciplinaire au sujet de propos sur le traitement par Israël des Palestiniens qu’il a tenus à la veille de la Journée de Commémoration de l’Holocauste a annoncé qu’il défendrait sa prise de position devant le chef du groupe parlementaire de son parti.

David Ward a posté un texte sur son site internet sur le respect dû à ceux qui ont été persécutés et tués pendant l’holocauste mais qui accuse aussi «les Juifs» d’infliger des atrocités aux Palestiniens au quotidien.»

Malgré les fortes critiques exprimées dans les médias sociaux et ailleurs, le député a maintenu sa prise de position et a indiqué qu’il la présenterait en détail s’il devait faire l’objet d’une procédure disciplinaire. «J’essayerai d’expliquer ma position. Aucun doute sur le fait que le chef de groupe expliquera pourquoi il a le sentiment que ce que j’ai fait est mal,» a-t-il ajouté.

Les propos initiaux sont contenus dans un post sur le site internet de Ward qui porte sur la signature qu’il a apposée à un livre d’engagement qui avait été placé à la Chambre des Communes par l’Holocaust Educational Trust pour donner aux députés une occasion d’honorer ceux qui ont souffert et sont morts.
Pour David Ward, la leçon de l'holocauste s'applique à tous
Pour David Ward, la leçon de "l'holocauste" s'applique à tous
Le post contenait le propos suivant du député:
"Ayant visité Auschwitz par deux fois – une fois avec ma famille et une fois avec des élèves de ma circonscription – je suis peiné de voir que les Juifs, qui ont souffert de persécutions à un niveau incroyable pendant l’holocauste, ont pu, quelques années à peine après avoir été libérés des camps de la mort, infliger des atrocités aux Palestiniens dans le nouvel Etat d’Israël et continuent à le faire au quotidien en Cisjordanie et à Gaza."
Réagissant à la controverse, Karen Pollock, directrice de l’Holocaust Educational Trust, a declare: Je suis profondément attristée qu’en ce moment de recueillement en mémoire de ceux qui ont été assassinés par les nazis, M. Ward attaque délibérément la mémoire de l’holocauste, causant une profonde souffrance et indignation – ces propos sont écoeurants et inadmissibles et n’ont aucune place dans la vie politique britannique.»

Ward a été critique particulièrement fortement sur Twitter. Il a été accusé de «antisémitisme ordinaire» par Rachel Wenstone, vice-présidente de la National Union of Students pour les étudiants du supérieur, et de «racisme» par Ian Austin, un député travailliste.
Un porte parole du parti Libéral Démocrate a affirmé:
C’est une affaire que nous prenons extrêmement au sérieux. Les Libéraux démocrates regrettent profondément et condamnent la déclaration faite par David Ward et sont utilisation d’un langage inacceptable."
Les victimes de l’holocauste et de la persécution nazie marqueront l’Holocaust Memorial Day ce dimanche, même si des manifestations se sont tenues avant le weekend.
 Ward a mis à jour son site web après la montée en puissance de la controverse, ajoutant ce qui suit :
«Tout au long de ma carrière politique, j’ai lutté contre les préjugés. Je rentre à l’instant de la manifestation qui s’est tenue au mémorial de l’holocauste de Bradford où des gens de toutes cultures et confessions se sont rassemblés pour dire ‘Nous portons témoignage des horreurs de l’holocauste et n’en oublierons jamais ses leçons.»
Interrogé par  Sky News pour savoir s’il maintenait ses propos, Ward a répondu que c’était « juste un état de fait.»
A la question de savoir s’il accusait les Juifs plutôt que l’Etat israélien d’infliger des persécutions aux Palestiniens, il a répondu :
«J’accuse les Juifs qui l’ont fait, donc si vous êtes un Juif et que vous n’y avez pas participé, je ne vous accuse pas. Je dis que les juifs qui ont fait ça et qui continuent à le faire n’ont pas retenu ces leçons [de l’holocauste, NdT]. Si vous êtes un Juif qui ne fait pas ces choses et n’a jamais fait ces choses, il va alors de soi que ce n’est pas vous que je critique.»

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lundi, janvier 21, 2013

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Eléments pour une théorie du complot à In Amenas


Parce que, de fait, il y a bel et bien eu un complot dans lequel des dizaines de travailleurs ont perdu la vie ou ont été blessés.
On peut repérer quelques détails importants au sujet des évènements qui se sont déroulés sur le site gazier d'In Amenas dans le Sahara algérien, aux confins de la Libye.
Par exemple que certains des militants qui ont séquestré des employés sur le site avaient auparavant travaillé pour la société pétrolière BP qui est le principal partenaire sur place de la compagnie algérienne Sonatrach.
On soupçonne que certains des militants avaient été placés dans l'usine comme chauffeurs, cuisiniers et même gardiens.
'Ce qui leur donnait une connaissance détaillée des installations et, en fait, de leur dispositif de sécurité de haut niveau.
'Il y avait des centaines de travailleurs de toutes nationalités sur ce site, et les demandes d'emploi devaient être adressées à BP. Il y avait certainement quelques dessous de table, bien sûr.'

On a là deux informations qui, si elles sont exactes, sont d'une importance capitale: certains des terroristes avaient travaillé ou travaillaient encore sur le site et, plus important encore, les embauches étaient du ressort de BP.
Or, qui dit BP, dit l'Etat britannique...
Ce n'est donc peut-être pas par pure forfanterie que le chef du groupe de preneurs d'otages, Abdul Rahman al-Nigeri a affirmé pendant ce que la presse appelle le "siège" avoir été en contact avec des officiels britanniques.
Ce que le gouvernement britannique a bien entendu réfuté car "Nous ne négocions pas avec les terroristes."
Par ailleurs, il semble que les assaillants soient arrivés sur le site avec des véhicules aux couleurs de la Sonatrach mais immatriculés en... Libye.
En effet, avant l'intervention atlanto-wahabbite contre la Libye, la société pétrolière algérienne avait des intérêts non négligeables dans ce pays voisin. Ses véhicules n'ont donc pas été perdus pour tout le monde!
Autre fait significatif: la présence de deux Canadiens parmi les terroristes avec la découverte d'un passeport sur la dépouille de l'un d'entre eux, découverte qui conforte nous dit-on les informations du journal norvégien Aftenposten sur la présence parmi les assaillants d'un homme de haute stature aux yeux clairs  qui parlait anglais et "lisait le Coran".
Ces Canadiens étaient, nous dit-on, partis faire le "djihad" contre Kadhafi en Libye. C'est-à-dire que d'une manière ou d'une autre, ils étaient là-bas sous les ordres de l'OTAN (dont les opérations étaient coordonnées par un officier supérieur Canadien).
Tous ces éléments proviennent du Daily Maill qui se réfère lui-même en partie à la presse algérienne ou française.

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Chose promise, chose due: les années de guerre à venir au Sahel


Pour ceux qui croient que l'armée française, dont sa fameuse Légion Etrangère qu'il serait malséant de qualifier de bande de mercenaires, va faire un petit tour au Mali, restaurer l'Etat malien, puis s'en aller en laissant le chantier bien en ordre, j'ai bien peur d'avoir une mauvaise nouvelle à leur annoncer.
Non pas que le corps expéditionnaire dépêché par François Hollande ne parviendra pas à repousser les groupes armés qui se sont emparés du nord du  territoire malien.
La chose devrait aller sans véritable difficulté.
Non, ce que je veux dire, c'est que l'affaire malienne n'est que la continuation d'un processus de déstabilisation de l'ensemble de l'espace saharo-sahélien qui a déjà fait la preuve de son efficacité au Soudan.
Un pays qu'on a contraint à la partition, chose que peu ont suffisamment médité. Certes le Soudan était en crise depuis son indépendance, mais les puissances n'ont voulu, soutenu et obtenu la sécession du sud du pays qu'une fois connu le potentiel pétrolier de cette région. Un pétrole dont le circuit d'évacuation est l'objet d'âpres disputes politiques ou d'affrontements armés.
Ce démantèlement des Etats de la région et peut-être au-delà, en est à ses débuts et rien ne pourra l'empêcher semble-t-il car la destruction du régime libyen a brisé tout le système d'interdépendances économiques qui permettait aux populations locales de survivre. L'instabilité qui s'est emparée du Sahel ainsi que de la région du nord du Nigeria ne sera d'ailleurs pas sans conséquence pour important projet de gazoduc qui devait relier les champs gaziers de ce pays au réseau algérien de gazoducs puis le marché européen et dont on a du mal à comprendre s'il est déjà abandonné ou pas. (une splendide occasion en tout cas de renforcer une interdépendance économique entre deux régions africaines).
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Projet de gazoduc transsaharien
A ceux qui pensent que je suis pessimiste, je demanderai de prêter attention aux propos tenus le 20 janvier 2013 par le N°1 Britannique David Cameron, des propos que je n'ai pas retrouvés dans la presse de langue française:
“L’occident est devant une bataille qui va durer des dizaines d’années pour vaincre al Qaïda en Afrique du Nord,’’ a averti David Cameron hier pour marquer une évolution radicale de la lutte du Royaume Uni contre le terrorisme.
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David Cameron: la Grande Bretagne tient ses promesses
Et déjà:
Les forces spéciales sont censées se préparer à pourchasser le chef djihadiste derrière le siège et l’assassinat d’otages en Algérie, Mokhtar Belmokhtar.

On voit là se mettre en place la même belle mécanique qui est à l’œuvre en Afghanistan, en Somalie et au Yémen.
Avec probablement les mêmes effets.
Et comme le dit le premier ministre lui-même, c'est une guerre de l'Occident.

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mardi, décembre 18, 2012

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Un journaliste anglais dénonce la lâcheté de son gouvernement devant le lobby sioniste


En lisant ce texte, je me suis demandé si Peter Oborne n’avait pas tout simplement peur d’un déferlement de juifs en Grande Bretagne suite à la disparition possible du fameux Etat juif pratiquement personne ne veut dans une région où il s’est imposé par la force.
Quoi qu’il en soit, Peter Oborne dénonce avec force le poids du lobby sioniste dans son pays, spécialement auprès du parti Conservateur dont il semble être proche.
Peter Oborne: "Plus british que moi, impossible."
Peter Oborne: "Je n'entends plus Big Ben."
On le rassurera sur le fait que les travaillistes ne sont pas en reste de ce côté-là.
Tout ce que dit Peter Oborne peut s’appliquer mutatis mutandis à la France.

 A l'heure où j'écris, l'article de Peter Oborne a suscité 2176 commentaires de lecteurs, 559 tweets, 2 000 partages sur Facebook.

La lâcheté au cœur de notre relation avec Israël
La réticence honteuse des conservateurs à critiquer Tel Aviv met en péril tout espoir de paix
par Peter Oborne, The Daily Telegraph (UK) 12 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il est impossible de comprendre le parti Conservateur moderne sans bien appréhender l’échelle et la profondeur de sa relation avec l’Etat d’Israël. Cette relation remonte au moins aussi loin qu’à la rencontre historique entre le grand dirigeant sioniste Chaim Weizmann et le premier ministre conservateur AJ Balfour en 1905, quand Weizmann avait convaincu Balfour sur la question de l’Etat national juif.

Cette relation chaleureuse initiée il y a 107 ans est aujourd’hui entretenue par les Conservative Friends of Israel (CFI, les amis Conservateurs d’Israël). Quelque 80 % de tous les parlementaires tories [conservateurs] en sont membres, dont la plupart des ministres. Aucune autre organisation de lobbying – et certainement aucune de celles qui oeuvrent dans l’intérêt d’un pays étranger – n’a autant d’influence à Westminster. Chaque année, CFI emmène un certain nombre de parlementaires en Israël. Dans le même temps, les sponsors des CFI jouent un rôle important pour financer le parti Conservateur au niveau national et ses députés au niveau local.

Il est hors de doute que les CFI ont exercé une influence puissante sur la politique britannique. L’historien et politicien conservateur Robert Rhodes, écrivant dans le Jerusalem Post en 1995, qualifiait CFI de «plus grande organisation en Europe occidentale consacrée à la cause du peuple d’Israël.» Sa puissance ne s’est pas démentie depuis. Ce mardi, CFI a accueilli environ 100 députés conservateurs, dont six membres du gouvernement, ainsi que 40 pairs du royaume pour un dîner au centre ville de Londres. L’orateur était David Cameron, qui s’est présenté lui-même comme un «ami passionné » d’Israël, précisant (ainsi qu’il l’a fait par le passé) que rien ne pouvait briser cette amitié.

On peut considérer ce discours comme s’insérant dans tout un ensemble. Les CFI peuvent appeler presque à volonté le premier ministre, le Chancelier de l’Echiquier ou le ministre des affaires étrangères. Les palestiniens ne jouissent pas de telles entrées. Ils s’estimeraient chanceux d’avoir un seul député conservateur pendant les manifestations qu’ils organisent, et peut-être un pair moribond pour prononcer un discours.

Il n’existe aucune organisation comme les Amis Conservateurs de la Palestine (Conservative Friends of Palestinians).

Ce manque d’impartialité se reflète dans la politique britannique. Quand William Hague avait dénoncé l’offensive d’Israël contre le Liban en 2006 comme «disproportionnée,» les CFI (ainsi que je l’avais révélé dans un documentaire sur le lobby pro-israélien pour l’émission Dispatches sur Channel 4) avait protesté auprès de David Cameron en personne. Ils avaient obtenu la promesse que ce mot ne serait plus utilisé à nouveau – la promesse a été tenue quand Israël a bombardé Gaza le mois dernier, alors même que le nombre de tués du côté palestinien était beaucoup plus important que du côté israélien.

En qualité de ministre des affaires étrangères, Hague a répété sans sourciller les affirmations discutables d’Israël selon lesquelles le Hamas avait déclenché les hostilités (il y a eu des provocations des deux côtés, mais ce qui m’a frappé, c’est que le moment crucial de l’escalade a été l’exécution extrajudiciaire d’Ahmed Jabari, le commandant du Hamas). La Grande Bretagne a par la suite cédé aux pressions israéliennes et refusé de soutenir la candidature de la Palestine à une plus grande reconnaissance par les Nations Unies. Récemment, nous avons convoqué l’ambassadeur israélien pour une engueulade amplement méritée pour le programme de colonisation, mais cela s’inscrivait dans le cadre d’une action concertée avec un grand nombre d’autres pays européens et n’a pas fait l’objet d’un suivi.

Pour être juste envers ce gouvernement, Tony Blair était pire, semblant parfois considérer les intérêts d’Israël et de la Grande Bretagne comme identiques, et refusant même d’appeler à un cessez-le-feu pendant un certain temps après le début de l’effroyable guerre du Liban (en 2006). William Hague et David Cameron ont essayé d’être plus fermes.  Ils ont malheureusement largement échoué. Il est difficile de savoir avec certitude à quel point cette réticence à critiquer Israël est due à l’influence du lobby israélien en Grande Bretagne ou à la crainte de mécontenter les Etats Unis qui sont le patron d’Israël dans le monde.

La position officielle du gouvernement est excellente. La Grande Bretagne soutient la solution à deux Etats qui a été à la base de toutes les discussions sérieuses de paix depuis les accords d’Oslo il y a 20 ans. Le problème est que les ministres refusent toutes les démarches concrètes pour parvenir à cette solution. Par exemple, ils condamnent les colonies, mais ne le font qu’avec hésitation (le premier ministre a consacré 64 mots à cette question mardi dernier contre près de 300 pour la menace iranienne).

C’est de la lâcheté. Il y a des moments dans la vie personnelle comme dans la vie politique où l’amitié implique bien autre chose que le genre de géniales tapes dans le dos par lesquelles le premier ministre a traité le lobby israélien mardi. La vérité brutale est que Benjamin Netanyahou conduit son pays sur le chemin de l’autodestruction. Si on le laisse faire avec ses derniers programmes de construction de colonies, tous les espoirs de paix au Moyen orient disparaîtront et mourront.

Mark Simmonds, un ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, l’a reconnu officiellement dans débat au parlement très révélateur mais non répercuté par la presse, déclarant, quelques heurs à peine après le dîner de mardi avec les CFI : «Je pense que la porte commence à se refermer sur la possibilité réelle d'une solution à deux Etats . "William Hague croit maintenant que la construction de colonies la rendra totalement impossible dans deux ans au plus».

Nous nous retrouverions alors avec un Grand Israël s’étirant du fleuve Jourdain à la mer Méditerranée. Certes, c’est une entité géographique plus homogène que la situation confuse que produirait une tentative de ramener Israël à ses frontières de 1967. Mais les palestiniens se retrouveraient soudain majoritaires. Israël serait alors devant l’alternative de choisir de préserver sa démocratie, mais en cessant d’être un Etat juif, ou d’adopter une forme d’apartheid dans lequel les palestiniens se verraient refuser des droits élémentaires.

A en juger par la rhétorique de M. Netanyahou et des alliés de sa peu ragoûtante coalition, c’est probablement le choix qui a lé préférence des actuels dirigeants israéliens.

Lundi soir, un ancien ambassadeur de Grande Bretagne en Israël, l’hébraïsant Sir Sherard Cowper-Coles, a prononcé un discours éloquent dont un passage est important à relever : «Je crois passionnément que le chemin qu’emprunte en ce moment Israël l’embarque sur la voie su suicide assisté. Un suicide assisté par le Congrès des Etats Unis. L’idée que le problème puisse être réglé  en enfermant les palestiniens dans un équivalent moyen-oriental des Bantoustans comme l’avait fait le gouvernement sud-africain à partir des années 1940, n’est pas seulement choquant du point de vue moral mais est en profonde contradiction avec tout ce que nous savons de l’histoire de l’humanité. Et toute personne qui a une véritable affection pour le peuple juif voudra l’aider à éviter ce désastre prévisible.»

Tous les dirigeants du parti Conservateur se situent comme dignes successeurs d’A J Balfour qui, (en qualité de ministre des affaires étrangères en 1917) signa la déclaration qui reconnaissait aux juifs le droit à leur propre patrie (homeland). J’ai la conviction que cet héritage fait que M. Cameron a une relation particulière avec israël – et une responsabilité particulière. Ce qui signifie qu’il est dans ses prérogatives de dire clairement aux actuels dirigeants israéliens qu’ils agissent tristement  de manière lamentable et futile. Compte tenu de l’inertie d’un président Obama sous intimidation, il est très important que le premier ministre britannique aille de l’avant.

Je ne peux pas parler au nom de la communauté juive britannique, mais j’ai la nette impression que beaucoup de ses membres seraient ravis si M. Cameron s’exprimait avec plus de fermeté qu’il ne l’a fait jusqu’à présent. En fait, il est essentiel qu’il le fasse. M. Cameron ne veut pas rester dans l’histoire comme étant celui qui a regardé disparaître tous les espoirs d’une solution à deux Etats, et avec elle l’espoir d’un avenir de sécurité et de paix pour le pays qu’un premier ministre conservateur a contribué à faire exister.

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vendredi, novembre 23, 2012

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Une coalition syrienne d'opposition "légitime" mais pas populaire


Pratiquement aucun journal n’est fichu de nous donner le nom complet de la nouvelle coalition (Coalition nationale Syrienne des Forces de l'Opposition et de la Révolution) présidée par Mouaz Alkhatib et supposée représenter le peuple syrien. Toujours est-il que la presse a largement relevé que
Après Paris, Ankara et les monarchies du Golfe, Londres a reconnu mardi la nouvelle Coalition de l'opposition "comme seul représentant légitime du peuple syrien"
La France est en effet le premier pays européen à avoir reconnu la coalition d’opposition comme unique représentant du peuple syrien. Ce qui signifie qu’aux yeux de Paris, le pouvoir en place en Syrie n’est plus un interlocuteur, n’existe plus.

Et donc que la France et ses alliés démocratiques ont juré la perte du régime syrien et n’auront de cesse tant qu’il ne sera pas liquidé.

Comme nous l’explique le journal Le Monde, ce n’est qu’après un temps d’hésitation que le Royaume Uni a emboîté le pas à une France décidément en pointe en matière de néo-impérialisme.

L’hésitation britannique était ainsi justifiée par William Hague, le chef du Foreign Office :
"Nous voulons voir l'opposition syrienne ouverte à tous (...) et qu'elle reçoive un soutien de l'intérieur de la Syrie, et si elle l'obtient, oui, nous la reconnaîtrons", commentait-il mardi 13 novembre.
Il y a une dizaine de jours de cela, William Hague estimait que la fameuse coalition, jugée légitime par Laurent Fabius, ministre Français des affaires étrangères ; n’avait pas de soutien en Syrie même !

Mais, toujours selon Le Monde :
Une semaine plus tard, la visite des dirigeants de la Coalition vendredi, à Londres, semble l'avoir convaincu. Il a indiqué, mardi 20 novembre, avoir pris sa décision "sur la base des assurances" reçues des dirigeants de la Coalition lors de ce déplacement et après ses "consultations avec les partenaires européens" lundi à Bruxelles.
William Hague à Mouaz Alkhatib: maintenant que vous êtes légitimes, nous allons vous rendre populaires
Il a donc fallu seulement une semaine à l’opposition coalisée pour changer la donne politique et obtenir un soutien du peuple syrien ! Ce qui la rendrait donc effectivement légitime.
On le sait, le Proche Orient est la terre des miracles, mais on a quand même du mal à croire à ce miracle là.

En fait, même William Hague n’y croit pas qui déclare que:
La Coalition a "beaucoup à faire pour gagner le soutien total du peuple syrien et coordonner les efforts de l'opposition plus efficacement. Mais il est grandement dans l'intérêt de la Syrie, de la région et du Royaume-Uni que nous les soutenions et que nous ne laissions pas de place aux groupes extrémistes",
Mais comme il le dit, l’intérêt du Royaume Uni est de faire en sorte que le miracle se produise et que la coquille à peu près vide se remplisse...

Un schéma typique des interventions impérialistes du bon vieux temps.

 On remarquera qu’une bonne partie de ces soutiens à l’opposition au régime de Damas sont les mêmes qui ont soutenu, tout récemment encore, le droit de l’entité sioniste à se défendre contre les réfugiés Palestiniens entassés et confinés dans la bande de Gaza.

Des pays hyperactifs contre la Syrie, telle la Turquie ou le Qatar, se sont contentés au mieux de gesticulations qui ont dû amuser du côté de Tel Aviv.


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mercredi, novembre 21, 2012

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Du terrorisme juif des années 1940 au terrorisme d'Etat


Document est une émission d’investigation de BBC radio. Le 24 juillet 2006, l’émission était consacrée au terrorisme juif qui sévissait en Palestine avant, pendant et après la seconde guerre mondiale (et qui sévit aujourd'hui sous la forme d'un terrorisme d'Etat).
L’émission avait justement évoqué le complot dont je vous parlais dans mon post précédent, la BBC précisant que le projet de bombardement visait rien moins que le parlement britannique !

Une confirmation de plus, si besoin était, que les sionistes sont les inventeurs du terrorisme moderne à la fois sans foi, ni loi et impitoyable.

Pensez donc, ces terroristes juifs s’en prenaient à une des puissances qui avaient joué un rôle décisif dans la défaite d’un nazisme qui s’était fixé pour tâche, nous disent ces mêmes terroristes, l’extermination des Juifs.

Cherchez l’erreur.

On parle beaucoup aujourd’hui d’internationale terroriste djihadiste ou islamiste. Je me demande si, ce faisant, les commentateurs ne se contentent pas de plaquer simplement le schéma de l’internationale terroriste juive telle que conçue, par exemple, par le groupe Stern.

Il existe un musée du groupe Stern à Tel Aviv (on rappellera qu’il s’agissait d’une organisation fascisante qui a lutté militairement contre l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale).

Musée du groupe Stern à Tel Aviv (plus instructif que Yad Vashem)
Et, entre autres choses, on peut y trouver ce panneau qui recense les activités du groupe Stern à l’international.
Organisation internationale du terrorisme juif selon le Stern Museum
Dommage que l'image soit coupée. Mais vous voyez que l'organisation était active en Syrie et au Liban (renseignement), en Italie (achat d'armes, entrainement de groupes de combat clandestins), en Egypte (cellules clandestines, collecte de fonds, achat d'armes etc.) et en France qui était semble-t-il la principale base européenne du terrorisme juif. La France accueillait en effet l'infrastructure pour les actions en Europe, la confection des lettres piégées et leur expédition à des personnalités en Angleterre, la préparation des actions de sabotage contre des objectifs britanniques et la propagande.

Le Manuel Valls de l'époque avait de quoi faire même si ces gens bénéficiaient de complicités d'un autre calibre que les terroristes qu'on nous désigne aujourd'hui comme des menances pour la "république"  (je ne veux pas dire par là que le risque est nul et que la police ne doit pas agir).

Compte tenu de ce que nous savons, il est assez piquant de voir aujourd'hui William Hague, le chef de la diplomatie britannique, apporter son soutien aux tueurs sionistes à l'oeuvre à Gaza. Des tueurs pourtant dans la même lignée idéologique et d'action que l'organisation terroriste juive qui projetait d'assassiner un de ses prédécesseurs au Foreign Office, Earnest Bevin.
T'es sympa toi William! Docile juste ce qu'il faut.. Je te ferai pas buter par le Mossad.
Une indication supplémentaire de l'état d'abaissement de la classe politique européenne.

Document
Un rendez-vous avec Bevin
BBC, 24 juillet 2006 traduit de l’anglais par Djazaïri

Mike Thomson enquête sur l’insurrection juive en Palestine après la deuxième guerre mondiale et sur un complot en vue d’assassiner le ministre britannique des affaires étrangères, Earnest Bevin. Suivez ce lien pour une série d’images prises par Document pendant la réalisation de ce programme.

En 1946, peu de temps après sa victoire dans la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne était à nouveau sous la menace. Les insurgés juifs, qui menaient depuis longtemps une guerre insurrectionnelle sanglante contre les troupes britanniques en Palestine, étaient sur ​​le point de porter leur guerre à Londres.

Des documents auparavant top secrets révèlent que équipes de tueurs avaient été envoyés dans la capitale avec liste de cibles à abattre. Il y avait dessus les noms de plusieurs hauts responsables du gouvernement, dont notamment celui du ministre britannique des affaires étrangères, Earnest Bevin.

Des organisations extrémistes comme le groupe Stern (ou Lehi) et l’Irgoun étaient déterminés à mettre un terme au mandat britannique sur la Palestine pour lui substituer un foyer national juif. Des centaines de leurs combattants, ainsi que de nombreux soldats britanniques, furent tués ou blessés dans un affrontement qui connut une escalade après la fin de la guerre [mondiale].

Prêts à tout pour réaliser une percée après l’arrestation ou la mort de beaucoup de leurs membres, les deux organisations avaient créé des cellules clandestines en Grande Bretagne. Il ne fallut pas longtemps aux services de sécurité britanniques pour avoir vent de ce qui se tramait et début 1946, ils lançaient une alerte interne top secrète :
«Des membres du groupe Stern sont en cours d’organisation et sont à l’entraînement. On s’attend à ce qu’ils soient envoyés au Royaume Uni pour assassiner des membres importants du gouvernement de sa majesté, M. Bevin en particulier.»
Dans les mois qui suivirent, un certain nombre de bombes explosèrent à Londres et il y eut une tentative pour larguer une bombe depuis un avion de location sur la Chambre des Communes. Ce dernier projet fut stoppé seulement quand la police française découvrit que des membres du groupe Stern s’apprêtaient à traverser la Manche dans un avion transportant une bombe de forte puissance.

Mike Thomson et l’équipe de Document sont allés à la recherché de l’assassin envoyé pour tuer Earnest Bevin et de l’homme qui lui avait fourni les explosifs dans ce but.

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lundi, novembre 19, 2012

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Un complot terroriste contre Londres déjoué à Paris


Je rassure tout de suite les Londoniens et tous ceux qui aiment Londres, le complot a été éventé!
Et le titre de l'article que vous allez découvrir n’est pas de moi, mais d’un journal australien qui n’est pas complotiste mais qui sait que les complots existent ! A l'époque on ne parlait pas de complot islamiste ou de terrorisme islamique mais de terrorisme juif.
Comme on le sait, les sionistes sont passés maîtres dans l’art de la propagande et du travestissement de l’histoire.
Ces procédés ne marchent cependant qu’un temps.
Leur propagande peut certes encore compter sur la bienveillance, voire la complicité, de nombreux journalistes et personnalités du monde médiatique, comme par exemple ce Bruce Toussaint d’Europe 1 qui, interviewant Ygal Palmor un des chefs du gang sioniste, lui posait les questions tout en lui suggérant des pistes de réponses. Comme si Ygal palmor, un maître du mensonge, avait besoin des conseils d’un pseudo journaleux.
Yigal Palmor (ou Kravat'or) porte parole de la diplomatie sioniste
Il n’empêche que malgré tous les artifices,  la réalité de ce qu’ils sont apparaît de jour en jour plus nettement aux yeux des observateurs honnêtes.

Et ces observateurs sont une majorité immense dans ce qu’on appelle l’opinion publique.
Il y a la propagande et il y a l’histoire.

Et cette dernière, si elle s’écrit au quotidien aujourd’hui, s’écrivait aussi au quotidien dans les années 1940.
Grâce à internet et à l’effort de publication en ligne des archives de la presse, la réalité de ce qu’est le sionisme et de la manière dont il était perçu en Europe apparaît sans fard.

Je vous propose ici un article d’un journal de 1947 mis en ligne par le gouvernement australien.
Il serait impossible de titrer de la sorte un tel article aujourd’hui. Pourtant, nous avons là un article publié dans un journal tout ce qu’il y a de plus ordinaire dans un pays qui, au sein du Commonwealth, a joué un grand rôle dans la défaite du nazisme.

Complot juif contre Londres (Jewish plot to raid London)
Six bombes découvertes à Paris
Australian Associated Press, The Advertiser (Australie) 7 septembre 1947 traduit de l’anglais par Djazaïri

La police parisienne a arrêté plusieurs personnes aujourd’hui après avoir découvert six bombes à ailettes artisanales dont on suppose que le groupe Stern avait l’intention de les faire exploser sur Londres en représailles pour le transport de migrants Juifs à Hambourg [au lieu de la Palestine, NdT].

Le rabbin Baruch Korff, président de l’ American Political Action Committee for a Free Palestine, a également été arrêté près de paris aujourd’hui avec deux autres personnes alors qu’ils étaient sur le point d’embarquer dans un avion avec une valise pleine de tracts. Selon la police, Korff et ses compagnons avaient loué l’avion probablement pour procéder à un largage de tracts sur Londres.
Le terroriste Baruch Korff et le président des Etats Unis Gérald Ford
On ne sait pas si l’arrestation de Korff a un lien avec la découverte des bombes à ailettes qui ont été fabriquées à partir d’extincteurs d’environ 20 pouces de longueur auxquels ont été ajoutés des ailerons et un détonateur.
Le terroriste Baruch Korff et le président George Bush (père)
Les tracts disaient : « Ceci est un avertissement, nous porterons la guerre au cœur même de l’empire [britannique, NdT]. Nous sommes aujourd’hui prêts à mener une guerre de libération pour ne pas être esclaves demain.»

Après l’annonce de la découverte du complot pour bombarder Londres, un porte parole du ministère français de l’intérieur a déclaré que la police surveillait le groupe Stern depuis plusieurs semaines et vérifiait des informations selon lesquelles les terroristes allaient conduire une expédition aérienne sur Londres avec un avion privé.

Le porte parole a ajouté que Korff est un ressortissant Américain né en Russie. Les autres personnes arrêtées sont le pilote, Réginald Gilbert, Américain né à Birmingham en Angleterre, et Mme Judith Rosenberg, d’origine hongroise mais dont la nationalité actuelle est inconnue. Elle est la secrétaire de Korff.

Dans la voiture qui transportait les personnes arrêtées à l’aéroport, la police a découvert deux valises contenant 10 000 tracts imprimés en anglais, apparemment par un imprimeur français.
Aucune bombe n’a été trouvée dans l’avion qui attendait Korff. La police envisage d’autres arrestations.

Une perquisition dans les lieux de résidence des personnes arrêtées a permis à l’enquête de progresser rapidement, a ajouté le porte parole. La police a trouvé des documents qui ont fourni des pistes intéressantes.

Korff avait approché l’actuel ministre des affaires étrangères (M. le Tourneau) avec un plan pour utiliser un aéroport français comme base pour parachuter des Juifs en Palestine. M. le Tourneau avait rejeté cette demande.

Selon le correspondant à Paris de l’Associated Press de Grande Bretagne, la police de Versailles a indiqué que les tracts que Korff transportait devaient être largués au-dessus des bateaux de réfugiés à Hambourg.

L’édition parisienne du New York Herald Tribune affirme que ces tracts devaient être largués sur Londres hier.

Le correspondant de Reuters à Paris cite un témoin oculaire qui dit que les trois Juifs étaient sur le point d’embarquer sur un avion de location quand un policier en civil a ouvert le feu et que plusieurs inspecteurs, déguisés en mécaniciens, ont arrêté les Juifs.
Korff avait déclaré hier au correspondant de la British United Press que le groupe Stern s’était nouvellement formé en Irlande (Eire) et qu’il supposait que ce groupe était responsable du colis piégé expédié depuis l’Irlande qui avait blessé deux préposés au tris dans un centre postal de Westminster.

Korff avait menace la Grande Bretagne de nouveaux attentats de ce genre si les Juifs devaient débarquer à Hambourg. Le débarquement des trois bateaux de migrants, le Runnymede Park, l’Ocean Vigour et l’Empire Rival qui sont arrivés aujourd’hui à Hambourg en provenance de Cuxhaven a été retardé à cause du brouillard et ne commencera pas avant demain. L’Ocean Vigour a accosté cet après-midi sur le quai à Hambourg en présence d’un petit nombre de personnes.

M. H. V. Berry, commissaire régional d’Hambourg, a déclaré que si les émigrants ne quittaient pas volontairement les bateaux, il ordonnerait à l’armée de les faire débarquer.

Le lieutenant-colonel Gregson, commandant des troupes d’escorte sur les trois bateaux, a rejoint la terre ferme dès que les bateaux ont jeté l’ancre au large de Cuxhaven. Il a signalé aux autorités à Hambourg que les Juifs étaient d’accord pour débarquer dans le calme s’ils ne « perdaient pas la face » à cause de la publicité sur le quai. Des membres des services de sécurité britanniques sont montés dans les bateaux au larde de Cuxhaven et ont extrait les agitateurs et les éventuels terroristes.

La presse ne sera pas autorisée à accéder aux quais pendant les deux heures qui suivront le débarquement. Environ 180 journalistes et photographes ont protesté contre cette interdiction.
Trafic d’enfants
Un porte parole du Foreign Office a déclaré hier que des «organisations particulièrement inhumaines» pratiquaient un trafic illégal d’enfants Juifs entre l’Europe et la Palestine.

Le porte parole a ajouté que “La principale organisation, connue sous l’appellation Has homer Hatzair, déporte des enfants de Hongrie vers l’Allemagne où ils attendant parfois pendant un an avant d’être mis dans un bateau en partance pour la Palestine. «Le trafic a été découvert quand 13 parents se sont adressés au représentant politique Britannique à Budapest pour obtenir le rapatriement de 13 enfants dont ils pensaient que des organisations juives les avaient expédiés en Palestine à bord du President Warfield, un bateau d’immigration illégale.»
Hashomer Hatzair a une adresse à Budapest et le témoignage des parents a montré qu’un éclatement systématique des familles était en cours depuis deux ans. Un porte parole de Hashomer Hat zair, qui est une organisation socialiste de la gauche du mouvement sioniste a démenti ces allégations.

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samedi, novembre 03, 2012

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Il faut excommunier le révérend antisémite Stephen Sizer!


On peut lire sur le site d’une agence de presse juive (Jewish Telegraphic Agency), que les Juifs de Grande Bretagne ont déposé plainte auprès de l’église anglicane contre un prêtre «antisémite» et attendent que des mesures disciplinaires soient prises à son encontre.
Ce qu’il faut entendre par les Juifs de Grande Bretagne c’est en fait le conseil des députés Juifs de Grande Bretagne, le Board of Deputies of British Jews.

Cette organisation se plaint en effet du révérend Stephen Sizer et du contenu du site web animé par ce dernier.

On peut lire que :
Sizer, responsable ecclésiastique de l’Anglican Christ Church à Virginia Water dans le Surrey, a par deux fois retouché son site web après avoir fait des liens vers des sites qui promeuvent le déni de l’holocauste et des théories du complot sur le sionisme, rapporte la  Jewish Chronicle.
Un dossier de preuves à charge présente ce que le Board of Deputies affirme être du matériel antisémite que Sizer a posté en ligne ou a transmis à des contacts ces deux dernières années et demie.

On aurait bien aimé avoir ces éléments de preuves qui ne sont peut-être en réalité, si du moins ils existent, ce qui est douteux,  que des commentaires modérés à posteriori par le prêtre.
Le conseil des députés Juifs a cependant l’air assez sûr de son coup, fort d’un avis juridique dans le domaine du droit canonique (chrétien).

Plus anglicans qu’eux, impossible !

Si on veut mieux comprendre ce que reprochent les députés Juifs à Stephen Sizer,  il suffit de se rendre sur son blog ou sur son site web. On peut constater la conception qu’a cet homme de son apostolat, qui l’amène par exemple en mission au sud Soudan comme on peut le voir sur la photo ci-dessous.
Le révérend Stephen Sizer au sud Soudan
Ou à s’engager fermement en faveur de la cause palestinienne.
Et il ne le fait bien entendu pas sur la base de principes haineux et antisémites comme le prétendent les députés Juifs, bien au contraire.

Et le motif immédiat de la démarche des députés Juifs est à rechercher dans le rôle du révérend Sizer dans la fondation Awareness qui
est une organisation non gouvernementale internationale qui œuvre à construire la paix dans nos communautés à travers l’éducation. Nous œuvrons à aider les Chrétiens à donner du sens à leur foi et leur culture au 21ème siècle, et à accroître leur attention à la foi et à la culture de leurs voisins, de sorte à pouvoir vivre dans des sociétés diverses sans crainte et sans mettre en cause leurs convictions.
Nous pensons qu’une plus grande compréhension entre les religions et entre les peuples finira par vaincre l’extrémisme, et contribuera à forger un environnement où les gens pourront vivre ensemble en paix.
Je ne suis pas Chrétien, mais je souscris des deux mains.

Cette déclaration de principe s’est concrétisée par une conférence intitulée «Chrétiens dans le Nouveau Moyen Orient : craintes et espoirs» qui s’est tenue à Londres du 22 au 24 octobre 2012.

Il va sans dire que la fondation Awareness prend position en faveur du peuple palestinien, en tant que peuple opprimé mais aussi en tant que composante de la présence chrétienne en Asie mineure.

D’ailleurs sur le logo qui apparaît sur la page Moyen Orient de la fondation, on peut voire quatre drapeaux : jordanien, syrien, libanais et palestinien. Mais pas celui de l’entité sioniste!
Awareness Moyen Orient
Et Awareness aggrave encore son cas avec la carte qui figure sur la même page:
présence d'Awareness au Moyen Orient

C'est sûr, il faut excommunier le révérend Stephen Sizer!





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posted by Djazaïri at 4:24 PM 0 comments

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