vendredi, avril 12, 2013

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Franklin Delano Roosevelt, un des vainqueurs du nazisme, était un fieffé antisémite!


Si on en croit Rafael Medoff (à ne pas confondre avec un escroc d’un autre genre, Bernard Madoff), Franklin Delano Roosevelt (FDR), l’artisan du New Deal et celui qui fit entrer les USA dans la guerre contre l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, était un antisémite.
Rafael Medoff donne des preuves de son affirmation en citant des propos de l’ancien président tenus le plus souvent en privé et qui reflètent une franche hostilité à l’égard des juifs.
L’antisémitisme de Roosevelt est aussi l’occasion pour Medoff de mettre en garde contre l’antisémitisme possible de Barack Obama puisque ce dernier
a parlé de sa profonde admiration pour Franklin Delano Roosevelt et de son désir de s’inspirer du style de leadership de FDR.
Medoff ne manque d’ailleurs pas de nous signaler que FDR na pas été le seul président des Etats Unis antisémite puisqu’il partageait cette qualité (au sens attributif de ce terme) avec son successeur Harry S. Truman.
Ce que ne dit pas l’article de Medoff, c’est que l’antisémite Truman est celui-là même qui fit le nécessaire pour que la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU recommandant [et non ordonnant] le partage de la Palestine soit adoptée en exerçant pressions et chantages sur certains pays.
Il avait fallu certes le convaincre avec des arguments sonnants et trébuchants, mais c’est une autre histoire.
Le fait est que c’est souvent chez les antisémites les plus virulents que les sionistes ont pu trouver une oreille attentive puisque leur souhait commun est de débarrasser le monde de la présence juive, celle-ci devant se situer dans l’Etat juif.
Ceux qui n’ont pas d’hostilité particulière envers les Juifs se contentent de dire qu’ils sont leurs concitoyens comme les autres et l’idée que leur patrie se trouverait quelque part au Moyen Orient leur échappe complètement.
Ce que les sionistes n’apprécient guère…
Pas plus qu’ils n’apprécient Roosevelt qui s’est contenté, avec ses alliés, de vaincre l’Allemagne nazie et le Japon mais n’a pas fait de «l’holocauste » sa priorité.
Et comment aurait-il pu faire sa priorité d’un phénomène qui doit son appellation à un feuilleton télévisé diffusé bien après sa mort ?
Je n'ai pas trouvé d'image, mais il n'empêche que le très sioniste Chaim Weizmann a bel et bien rencontré le très antisémite Franklin Delano Roosevelt à Washington en juillet 1942 selon une des énièmes variations de Medoff sur le sujet grâce auquel il a dû toucher le pactole.
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Maison Blanche 1943: rencontre tendue entre l'antisémite Roosevelt (assis) et le National Jewish Welfare Board. De gauche à droite: Walter Rothschild, l'aumônier militaire Aryeh Lev, Barnett Brickner et Louis Kraft

Ce que FDR disait sur les juifs en privé

Ses sentiments personnels à l’égard des juifs pourraient expliquer en partie la réaction circonspecte des Etats Unis à l’holocauste
par Rafael Medoff, Los Angeles Times (USA) 7 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
En mai 1943, le président Franklin Roosevelt avait rencontré le premier ministre britannique Winston Churchill à la maison Blanche. C’était 17 mous après Pearl Harbour et un peu plus d’un an avant le Jour-J. Les deux leaders alliés avaient évalué l’effort de guerre en cours et échangé des idées sur leurs plans pour l’après-guerre. A un moment de la discussion, FDR avait présenté ce qu’il appelait «la meilleure manière de régler la question juive.»
Le vice président Henry Wallace, qui avait consigné la conversation dans son journal, observe que Roosevelt avait évoqué sur un ton approbateur un plan (recommandé par Isaiah Bowman, géographe et président de l’université John Hopkins) consistant à éparpiller les juifs dans le monde entier.» L’entré du journal ajoute : «Le président disait avoir essayé [ce plan] dans le Comté de Meriwether en Géorgie [où Roosevelt résidait dans les années 1920] et à Hyde Park sur la base de l’adjonction de cinq familles juives dans chaque endroit. Il soutenait que la population locale ne ferait pas d’objection s’il n’y en avait pas plus que ça.»
Ce passage sue la “meilleure manière” selon Roosevelt est condescendante et déplaisante et, si elle était venue de quelqu’un d’autre, aurait sans doute été considérée comme antisémite. Mais plus encore, le soutien de FDR à l’idée «d’éparpiller les juifs » est peut-être la clef qui permet de comprendre quelque chose qui a été au centre d’une controverse pendant des décennies : la réaction circonspecte du gouvernement américain à l’holocauste.
Voila le paradoxe. Le système d’immigration des Etats Unis avait sévèrement limité le nombre de juifs allemands pendant les années du nazisme à environ 26 000 par an – mais même ce quota n’était atteint qu’à hauteur de 25 % pendant la plus grande partie de l’époque hitlérienne parce que l’administration Roosevelt avait ajouté de nombreux critères supplémentaires exigés de candidats à l’immigration. Par exemple, à partir de 1941, le simple fait d’avoir laissé un proche parent en Europe pouvait être suffisant pour disqualifier un candidat à l’immigration – à partir de l’idée absurde que les nazis pourraient menacer le parent resté en arrière et par ce biais forcer l’immigrant à espionner pour Hitler.
Pourquoi le gouvernement des Etats Unis s’employait-il activement à décourager et à disqualifier les Juifs candidats à l’immigration aux Etats Unis ? Pourquoi le président n’avait-il pas instruit directement son Département d’Etat (qui administrait le système d’immigration) de remplir les quotas pour l’Allemagne t les pays occupés par les puissances de l’Axe jusqu’à la limite légale ?
A elle seule, cette disposition aurait sauvé 190 000 vies. Elle n’aurait pas nécessité d’affronter le Congrès ou des forces hostiles à l’immigration ; elle n’aurait entraîné qu’un risque politique minime pour le président.
Les décisions politiques de tout président sont modelées par un certain nombre de facteurs, certains politiques, d’autres personnels. Dans le cas de Roosevelt, tout un ensemble de propos tenus en privé sur les juifs dont certains que j’ai découverts récemment dans les Archives Centrales Sionistes à Jérusalem et auprès d’autres sources sont sans doute significatifs.
En 1923, en qualité de membre du conseil d’administration de Harvard ; Roosevelt avait conclu qu’il y avait trop d’étudiants juifs dans la faculté et avait participé à la mise en place d’un quota pour limiter le nombre d’inscrits.  En 1936, il avait suggéré en privé que les Juifs dominaient l’économie en Pologne et que c’est à eux qu’on devait faire le reproche de provoquer de l’antisémitisme dans ce pays. En 1941, il avait observé lors d’une réunion du cabinet qu’il y avait aussi trop de juifs parmi les employés de l’administration fédérale en Oregon. En 1943, il avait dit à des officiels du gouvernement dans l’Afrique du Nord libérée par les alliés que le nombre de juifs indigènes «devait certainement être limité» dans plusieurs professions afin «d’éviter les récriminations particulières et compréhensibles des allemands à l’égard des juifs en Allemagne.»
On a la preuve d’autres propos tenus également en privé par FDR, dont le rejet de requêtes en faveur de réfugiés juifs qu’il qualifiait de «lamentations juives» et «d’histoires à faire pleurer dans les chaumières [sob stuff] ;»  l’expression de sa fierté [en s’adressant à un sénateur] de «ne pas avoir de sang juif dans nos veines ;» et en caractérisant une manœuvre fiscale d’un éditeur juif de journaux de «sale tour de juif.» Mais le thème le plus commun dans les propos en privé de Roosevelt sur les juifs ont un rapport avec sa perception qu’ils étaient surreprésentés [overcrowding] dans beaucoup de professions et avaient une influence excessive. 
Cette attitude concorde avec ce qu’on sait des opinions de FDR au sujet des immigrants en general et des immigrants asiatiques en particulier. Dans un entretien datant de 1920, il se plaignait des immigrants qui se «massent» dans les villes et il avait déclaré que «le remède à cela devrait être la répartition des étrangers un peu partout dans le pays.» Dans une série d’articles pour le Daily Telegraph de Macon (Géorgie) et pour le magazine Asia dans les années 20, il avait mis en garde contre l’octroi de la citoyenneté à des «immigrants non assimilables» et s’opposait à l’immigration japonaise pour la raison que «le mélange de sang asiatique avec le sang américain ou européen produit, neuf fois sur dix, des résultats des plus malencontreux.» Il recommandait qu’à l’avenir l’immigration soit restreinte à ceux qui ont «le sang de la bonne catégorie.» 
La décision de FDR d’emprisonner des milliers d’américano-japonais dans des camps d’internement pendant la seconde guerre mondiale était cohérente avec sa perception des Asiatiques comme ayant des caractéristiques raciales innées qui les rendaient indignes de confiance. De la même manière, il voyait apparemment avec mépris ce qu’il semblait considérer comme les caractéristiques innées des juifs. Accueillir un nombre significatif d’immigrants juifs ou asiatiques ne semblaient pas s’accorder aisément avec la vision que FDR avait de l’Amérique. 
D’autres présidents des USA ont eu leur lot de remarques peu amènes sur les juifs. Un journal tenu par Harry Truman recelait des propos tels que «Les juifs, à mon point de vue, sont très, très égoïstes.» Les dénonciations des juifs par Nixon comme étant «très agressifs et odieux» ont été révélées par la suite dans des enregistrements de conversations dans le Bureau Ovale.
Mais les révélations sur les sentiments de Franklin Roosevelt vont probablement choquer beaucoup de gens. Après tout, il a fait entrer l’Amérique dans la guerre contre Hitler. En outre, le personnage public de Roosevelt est indissociable de son image de libéral et d’humaniste, sa prétention à être attentif à «l’homme abandonné,» l’opprimé, le maltraité. Mais personne ne peut changer l’histoire de sa réponse à l’holocauste.  
L’Holocaust Memorial Day va être observé à partir de dimanche soir. C’est l’occasion annuelle de réfléchir au génocide nazi et à la réaction du monde à ce dernier. Dans le cas des Etats Unis, il est consternant de penser qu’en partie à cause des préjugés personnels de Rossevelt, des gens innocents qui auraient pu être sauvés ont au contraire été abandonnés.
Rafael Medoff est le directeur et fondateur du David S. Wyman Institute for Holocaust Studies à Washington. Son dernier livre est "FDR and the Holocaust: A Breach of Faith." Medoff s’exprimera dimanche lors de la cérémonie de l’ Holocaust Memorial Day au centre communautaire juif Alpert de Long Beach.

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mercredi, décembre 05, 2012

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Armes chimiques syriennes et puissance de la propagande américaine


En rentrant chez moi, tard dans la soirée d’hier, j’écoutais distraitement le journal télévisé de France 3 que ma femme était en train de regarder.

Il était question d’armes chimiques que l’armée syrienne s'affairait à préparer en mélangeant les deux substances dont la combinaison produit un gaz neurotoxique, d’où l’appellation d’arme binaire.

On nous disait aussi que le président Barack Obama et sa meute de roquets avaient sévèrement mis en garde les autorités syriennes contre l’utilisation de cet armement chimique contre la population de leur pays.

Je n’étais déjà pas franchement de bonne humeur mais j’ai senti comme une vague désespérance m’envahir avec cette question lancinante : les journalistes de France 3 sont-ils tout simplement bêtes où sont-ils consciemment complices de l’entreprise américaine de désinformation ?
Je vous assure que ceci est un puissant hypnotique produit par l'armée de Saddam Hussein
Je vous assure que ceci est un puissant hypnotique produit par les savants fous de Saddam Hussein
Moon of Alabama nous propose un bon petit papier sur cette nouvelle manoeuvre propagandiste du régime de Washington et de ses caniches de l’OTAN.
Faudrait peut-être le signaler aux journalistes de France 3

Ce serait peut-être aussi le 8ème élément qu’on pourrait ajouter en tête des 7 prétendues choses à savoir sur la menace des armes chimiques syriennes d’après le magazine L’Express.

Les affirmations de Wired sur les armes de destruction massive syriennes sont mensongères
Par MoA (USA) 3 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Wired's Danger Room propose un étrange article en exclusivité sur de supposées armes chimiques syriennes.

Les techniciens qui travaillent pour le régime d’Assad en Syrie ont commencé à combiner les deux précurseurs chimiques nécessaires pour armer les charges militaires au gaz sarin, a déclaré à Danger Room un officiel américain au courant du dossier. Les observateurs internationaux sont aujourd’hui plus préoccupés que jamais par l’utilisation éventuelle par le gouvernement de Damas de son stock d’agents neurotoxiques pour massacrer sa propre population.

    ...
Le gaz sarin comporte deux constituants chimiques principaux – l’isopropanol, ou alcool à brûler, et le methylphosphonyl difluoride. Le gouvernement syrien dispose de 500 tonnes de ces précurseurs qu’il stocke d’ordinaire séparément sous une forme dite «binaire» afin d’éviter une fuite accidentelle de gaz neurotoxique.
La semaine dernière, les choses ont changé. L’armée syrienne a commencé à combiner une partie de ces précurseurs binaires. «Ils ne l’ont pas fait sur l’ensemble de leur arsenal mais juste pour une petite quantité,» affirme l’officiel. «Nous n’avons pas de certitudes sur leurs intentions.»
Du fait apparemment de leur ignorance, les gens de Danger Room tombent dans le panneau de chaque stupide propagande du genre Un pays arabe va bientôt utiliser des armes de destruction massive.» Faut-il rappeler des affirmations semblables faites par des «officiels américains» il y a une dizaine d’années et qui se sont avérées mensongères ?

Dans ce cas précis, nous pouvons être certains que les affirmations sont mensongères. Personne en Syrie n’est en train de combiner des précurseurs binaires.

Il suffit de savoir comment les armes chimiques binaires fonctionnent réellement:
Les armes ou munitions chimiques binaires sont des armes chimiques dans lesquelles l’agent toxique n’est pas contenu à l’état actif dans l’arme, mais sous la forme de deux précurseurs chimiques physiquement séparés à l’intérieur de l’arme. Les précurseurs sont conçus pour être significativement moins toxiques que l’agent qui résulte de leur mélange, ce qui permet de stocker et transporter l’arme avec une plus grande sécurité. La sécurité apportée par les armes chimiques binaires est particulièrement importante pour les personnes qui résident  près des dépôts de munitions.

La réaction chimique a lieu quand l’arme est en vol. Le fait de tirer la munition provoque la rupture des capsules. Les rotations rapides de la munition pendant sa trajectoire mélangent entièrement les deux précurseurs qui entrent en interaction. Pour finir, une charge explosive vaporise et diffuse l’agent chimique.
L’armée syrienne n’a donc pas besoin de combiner les substances pour remplir les charges militaires parce que les précurseurs sont déjà stockés dans les munitions quand les obus ou les bombes pour l’aviation sont livrées aux unités qui sont supposées les utiliser. Les précurseurs sont stockés dans deux chambres séparées dans chaque munition qui peut ainsi être transportée et stockée en sécurité. Seul le tir de la munition ou le largage de la bombe provoquera la combinaison des précurseurs binaires.

Ce que l’officiel américain anonyme prétend n’est pas en train de se produire en Syrie. Si ceux qui écrivent dans Wired, Noah Shachtman et Spencer Ackerman (de fervents partisans d’Israël avant tout, fait-il constater), avaient un minimum de connaissances de la technologie de l’armement, ils ne seraient pas tombés dans le panneau de la déclaration stupide faite par un officiel américain anonyme.

L’affirmation selon laquelle “le régime Assad en Syrie a commencé à combiner les deux précurseurs chimiques” est complètement fausse. Que l’armée syrienne fasse ou pas quelque chose avec son armement stratégique, cette chose n’est pas ce que prétend «l’officiel américain» anonyme.

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mercredi, octobre 24, 2012

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David est Palestinien, où Qassam contre Iron Dome


D’après le Yediot Aharonot, un journal de l’entité sioniste, pas moins de sept pays ont manifesté un intérêt pour l’achat du système d’armes Iron Dome.

Le même journal nous dit justement que ce système vient d’intercepter sept roquettes Qassam tirées depuis la bande de gaza.
Iron Dome est en effet un système anti-missile que les entreprises de l’entité sioniste ont "développé" aux frais du contribuable américain pour détruire en vol les roquettes Qassam tirées par les Palestiniens contre les zone proches de la bande de Gaza, Sderot et Ashkelon notamment.
Le déploiement d’Iron Dome a coûté au contribuable américain un peu moins de 300 millions de dollars dont la dernière tranche a été débloquée en juillet 2012 par le président Barack Obama.
Dispositif de lancement Iron Dome. Aucun doute n'est permis sur le véritable créateur de ce système d'arme
Comme on le sait, les roquettes Qassam sont des fusées non guidées et qui emportent une charge explosive très réduite. Leur capacité opérationnelle est donc des plus limitées.
Comme leur coût d’ailleurs qui se situe autour de 175 dollars pièce.
Roquettes Qassam et leurs lanceurs
C’est donc contre ces engins rudimentaires et très bon marché que l’armée sioniste déploie à grands frais ce qu’elle présente comme le nec plus ultra de la technologie. Chaque interception effectuée avec Iron Dome coûterait entre 35 000 et 50 000 dollars.

Mais comme je l’avais déjà écrit : pourquoi regarder à la dépense puisque ce sont les contribuables d’autres pays qui règlent l’addition ?

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dimanche, septembre 30, 2012

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Le temps long, l'histoire, le temps de la presse et celui des urgences "humanitaires"


Un article vraiment intéressant vers lequel j’ai été orienté par le blog de The Angry Arab et qui donne des éléments de contexte historique pour des phénomènes géopolitiques actuels.

Parce que l’histoire, le temps long, est la grande oubliée dans bien des commentaires sur les troubles que subit tel ou tel pays. Et quand Pankaj Mishra interroge l’histoire, il constate la continuité impérialiste occidentale qui était d’abord le fait de la France et de la Grande Bretagne avant de devenir celui des Etats Unis.

Cet impérialisme a toujours utilisé les mêmes méthodes pour parvenir à ses fins et elles se résument à la corruption,au recours à la force brutale, à l'ingérence. Pour ceux qui ne veulent pas comprendre, aucun pays n'est aujourd'hui à l'abri de l'ingérence des Etats Unis, pas même leur allié britannique qui a été obligé d'adopter une réglementation qui l'autorise à extrader ses propres ressortissants vers les Etats Unis, un manquement grave au devoir de protection dû à un citoyen (les USA n'extradent bien entendu jamais un de leurs ressortissants sauf après l'avoir déchu de la nationalité comme ce fut le cas d'Ivan Demjanjuk, un présumé criminel nazi).

Voilà résumée, sans caricature excessive, la façon de fonctionner de ceux qui croient incarner la civilisation et prétendent avoir la responsabilité ou le devoir de protéger les peuples qu’ils estiment martyrisés par leurs gouvernants.

Nous savons pourtant qu’ils n’ont jamais protégé que quand ils jugeaient que c’était intéressant pour eux et que sinon, ils n’ont pas hésité à massacrer, à affamer ou à laisser massacrer. Et ils jugent aussi qui bon leur semble, même ceux dont ils étaient les complices comme on l’a vu au Rwanda.

On ne les entend guère parler d’urgences non plus quant à la situation au Congo où les forces de l’ONU participent parfois elles-mêmes aux exactions. Un Congo où l’ONU stigmatise par ailleurs la constitution d’une administration parallèle par des rebelles, chose que le président d’un pays membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU appelle pourtant de ses vœux en Syrie.

Bon, mais tout va s’arranger au Congo parce que figurez-vous que c’est Mme Yamina Benguigui qui s’occupe de ce dossier au gouvernement français.

Raymond Tshibanda, chef de la diplomatie de la RDC  pense peut-être qu'on s'est moqué de lui

L’inévitable retrait des Etats Unis du Moyen Orient
Par Pankaj Mishra, New York Times (USA) 23 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le meurtre de quatre Américains en Libye et les foules qui ont attaqué ce mois-ci des ambassades des Etats Unis dans le monde musulman ont rappelé à beaucoup de gens l’année 1979, quand des islamistes radicaux s’étaient emparés de la mission américaine à Téhéran. Là bas aussi, des extrémistes s’étaient donné libre cours après la chute d’un tyran pro-américain avaient trouvé un moyen commode de se donner de l’importance.

Mais l’obsession pour l’Islam radical passe à côté d’une analogie plus significative pour l’actuel état de siège au Moyen orient e t en Afghanistan : les hélicoptères en vol stationnaire au-desus du toit de l’ambassade américaine à Saïgon en 1975 au moment où les tanks nord vietnamiens entraient dans la ville.

Ce départ précipité avait mis fin à un long et coûteux engagement de l’Amérique en Indochine que les Etats Unis, comme pour leur engagement au Moyen Orient, avaient hérité des empires européens disparus. Bien sûr, l’Asue du Sud-Est n’avait pas de ressources naturelles qui intéressaient les Etats Unis et il ne s’y trouvait pas d’allié à défendre comme Israël. Mais elle se trouvait sur la ligne de front de la bataille mondiale contre le communisme, et les décideurs politiques Américains avaient essayé sans succès à la fois la manière forte et les despotes à sa solde pour que les autochtones participent à la défense de leurs intérêts stratégiques.
Les manifestations violentes provoquées par le film «L’innocence des Musulmans» vont rapidement s’apaiser, et les ambassades américaines retourneront à leurs activités habituelles. Mais la portée symbolique de la violence, avec aussi une attaque des Talibans contre une des bases américaines les mieux protégées d’Afghanistan, est indubitable.
Le drame du déclin de la puissance américaine est en phase de se répéter au Moyen Orient et en Asie du Sud après deux guerres futiles et l’affaiblissement ou l’effondrement de régimes pro-américains.

En Afghanistan, des soldats et des policiers autochtones ont tué leurs formateurs Occidentaux, et des manifestations ont éclaté là-bas et au Pakistan contre les frappes d’avions sans pilote américains et des informations sur des profanations du Coran. Fait étonnant, ce regain d’hostilité et de méfiance envers les puissants envahisseurs occidentaux ont une fois de plus provoqué un choc chez beaucoup de décideurs et de commentateurs politiques aux Etats Unis qui se sont promptement retranchés derrière un discours paresseux du genre «ils détestent nos libertés.»

C’est comme si les Etats Unis, bercés par les échecs idéologiques comme ceux du nazisme et du communisme dans une idée exaltée de leur force morale et de leur mission, avaient raté l’évènement central du 20ème siècle : l’éveil politique inexorable, et souvent violent, de peuples qui ont été soumis pendant des dizaines d’années à la brutalité des puissances occidentales. Cette étrange omission explique pourquoi les décideurs politiques Américains ratent les occasions qui se présentent à eux pour des règlements post-impériaux pacifiques en Asie.

Dès 1919, Ho Chi Minh tiré à quatre épingles et armé de citations de la Déclaration d’Indépendance, avait essayé d’intéresser le président Wilson à  la fin de la domination française en Indochine. Il n’arriva à aucun résultat avec Wilson. Les nationalistes d’Iran, d’Inde, d’Egypte et de Turquie qui espéraient de ce président libéral et internationaliste qu’il promulgue une nouvelle «moralité» dans les affaires du monde connurent la même déception. 
Aucun de ces anti-impérialistes ne se serait enquiquiné à  faire ces démarches s’ils avaient su que Wilson, un homme du sud des Etats Unis, aimait beaucoup les blagues sur les «nègres» et qu’il croyait dans me maintien d’une «civilisation blanche et de sa domination sur le monde.» Franklin D. Roosevelt était à peine plus conciliant quand, en 1940, il avait proposé d’amadouer les Arabes Palestiniens dépossédés de leur patrie avec un «petit bakchich.»

Roosevelt avait changé d’avis après avoir rencontre le dirigeant Saoudien Ibn Saoud et avoir compris l’importance du pétrole pour l’économie américaine de l’après guerre. Mais la guerre froide et l’obsession de l’Amérique avec la chimère d’un communisme monolithique avaient obscurci à nouveau la réalité de l’élan irrésistible de la décolonisation qui se nourrissait d’une aspiration intense des peuples humiliés à l’égalité et à la dignité dans un monde contrôlé par une petite minorité d’hommes blancs.

Les appels à l’aide lancés après la seconde guerre mondiale par Ho Chi Minh à un autre président Américain - Harry S. Truman -  étaient à nouveau restés sans réponse ; et Ho qui avait travaillé avec des agents secrets Américains pendant la guerre avait été ostracisé comme un dangereux communiste. Mais beaucoup de gens en Asie avaient compris que ce n’était qu’une question de temps pour que les Vietnamiens mettent un terme à la domination étrangère sur leur pays.

Parce que, ainsi que l’écrivait en 1954 l’essayiste Américain Irving Howe, le monde était entré dans une nouvelle ère révolutionnaire,»  dans laquelle la puissante aspiration au changement chez des millions d’individus politisés en Asie était la force dominante. « Quiconque s’en assure le contrôle [des masses politisées], » avait averti Howe, «que ce soit sous des formes légitimes ou déviées, triomphera.» cette masse humaine en attente d’une transformation politique avait été contenue du fait de la guerre froide et du despotisme dans le monde arabe; elle a aujourd’hui explosé, nuisant ainsi en profondeur à la capacité de l’Amérique à dicter les évènements là-bas.

Compte tenu d’une longue histoire de complicité avec les dictateurs de la région, du shah d'Iran à Saddam Hussein et Hosni Moubarak, les Etats-Unis font face à un énorme déficit de confiance. La conviction que cette méfiance profonde peut être surmontée par quelques discours présidentiels lénifiants ne fait que trahir une ignorance condescendante de la soi-disant mentalité arabe, qui jusqu'à récemment était censé n’être réceptive qu’à la force brutale.
Les extrémistes salafistes ne sont pas les seuls à penser que les Américains ont toujours des intentions malveillantes : les manifestants Egyptiens anti-islamistes qui avaient bombardé d’œufs pourris le convoi d’Hillary Rodham Clinton à Alexandrie en juillet étaient convaincus que les Etats Unis passaient des accords en douce avec les Frères Musulmans. Et peu de gens dans le monde musulman ont ignoré la manipulation flagrante de la politique américaine par le premier ministre Israélien dans le sens d’une attaque préventive contre l’Iran.

Il est à peu près certain que des années de turbulences s’annoncent au Moyen Orient avec diverses factions cherchant à contrôler le pouvoir. L’assassinat de l’ambassadeur J. Christopher Stevens en Libye, la grande success story américaine du printemps arabe, est un premier signe du chaos à venir ; il renvoie aussi aux conséquences imprévisibles qui suivront probablement toute intervention occidentale en Syrie – ou en Iran.

Comme en Asie du Sud-Est en 1975, les limites à la fois de la puissance de feu et de la diplomatie ont été mises en évidence. Le levier de l’appât du gain, le bakchich, ne peut marcher que jusqu'à un certain point avec des gouvernants qui s'efforcent de contrôler les énergies étonnamment diverses et féroces déchaînées par le printemps arabe.

Bien qu’elle soit politiquement impossible à évoquer pendant une campagne électorale, la perspective d’un retrait stratégique de l’Amérique du Moyen Orient et d’Afghanistan a rarement été aussi impérieuse. Elle est d’autant plus forte qu’une indépendance énergétique de plus en plus grande allège le fardeau qu’est le rôle de gendarme qu’assume l’Amérique dans la région et que son supposé allié, Israël, donne des signes alarmants de transformation en danger public.

Tout ne sera pas perdu si l’Amérique réduit sa présence dans un monde musulman volatile. Elle pourrait y retourner un jour, comme elle l’a fait avec son ancien ennemi vietnamien dans le cadre de relations sur la base du respect mutuel (quoique le récent renforcement militaire dans le Pacifique – un élément de la politique de l’administration Obama du «pivot vers l’Asie» - donne à penser à une nouvelle surestimation de la puissance des Etats Unis dans cette région).

Les républicains qui appellent Obama à «brandir» un « gros bâton »  semblent croire qu’ils vivent dans le monde de Teddy Roosevelt. Les internationalistes libéraux qui plaident pour un engagement encore plus grand des Etats Unis au Moyen Orient sont aussi dans l’anachronisme ; et tous ont une idée irréaliste de la puissance financière de l’Amérique après la plus grave crise économique depuis les années 1930.

C’est le monde des nations nouvellement en ascension et les peuples réveillés modèleront de plus en plus les évènements dans l’ère post-occidentale. Le repli de l’Amérique est inévitable. La seule question est de savoir s’il sera aussi long et violent que le retrait d’Asie et d’Afrique par les Européens au milieu du 20ème siècle.

Pankaj Mishra est l'auteur de “From the Ruins of Empire: The Intellectuals Who Remade Asia.”

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mercredi, septembre 05, 2012

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L'électorat juif, ce n'est pas le lobby juif et encore moins sioniste

Il existe un mythe autour de l'électorat juif aux Etats Unis.

On a déjà eu l'occasion de le dire sur ce blog, non seulement l'électorat juif est numériquement faible, même s'il peut représenter un apport intéressant dans certains Etats, mais cet électorat , en admettant qu'il existe en tant que tel, se détermine avant tout sur des thématiques communes à l'ensemble de l'électorat des Etats Unis.

Nuançons: cet électorat tend à être plus libéral, c'est-à-dire à gauche dans le vocabulaire politique américain, que la population générale.

Une enquête d'opinion citée par The Economist observe en effet que
Parmi les communautés religieuses des Etats Unis, les Juifs tendent plus à s'identifier eux-mêmes comme libéraux [progressistes, de gauche]. 77 % des Juifs Américains étaient opposés à la guerre contre l'Irak, un plus fort pourcentage que chez les sans religion" (66 %) et l'opinion publique américaine dans son ensemble (52 %).
De fait, 
depuis 1972, les candidats démocrates à la présidentielle ont reçu entre 64 % et 80 % des suffrages juifs sauf en 1980 quand Jimmy Carter en avait obtenu 45 %, Ronald Reagan 39 % et John Anderson 14 %. En 2008, le vice-président de la campagne républicaine destinée à convaincre les Juifs prédisait 40 % du vote juif pour John McCain; M. Obama avait obtenu 78 % des suffrages juifs.
Et malgré tout le tintamarre fielleux déversé aussi bien à Washington qu'à Tel Aviv sur le manque de soutien d'Obama à l'Etat sioniste, 56 % des électeurs Juifs jugent positivement l'actuel président sous cet aspect tandis que Romney recueille à peine 16 % d'avis favorables (malgré sont attitude outrancièrement lèche-bottes vis-à-vis de Benjamin Netanyahou).

De toute façon, comme on l'a dit, les électeurs Juifs aux Etats Unis ont des motifs de préoccupation assez semblables à ceux de leurs compatriotes non juifs et le sort de l'entité sioniste n'apparaît nullement comme une priorité à leurs yeux.

Ce qui détermine le vote des électeurs juifs
En effet, le sort de l'entité sioniste vient seulement au huitième rang de leurs préoccupations loin derrière l'économie, le système de santé, les finances publiques, la protection sociale et la fiscalité.

Des électeurs comme les autres donc, et qui sont à une écrasante majorité (83 %) en faveur d'une solution de paix à deux Etats, même si, pour 67 % d'entre eux, cela impliquait que les Etats Unis manifestent publiquement leur désaccord avec l'entité sioniste.

Mais la réalité, c'est que ce ne sont pas tant les électeurs que les appareils politiques courtisent, mais plutôt l'argent des milliardaires Juifs et tous leurs réseaux d'influence et médiatiques qui, s'ils ne peuvent garantir complètement la victoire électorale aux élections nationales ou locales (qu'il ne faut surtout pas oublier), sont un plus incontestable et parfois décisif.




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vendredi, août 24, 2012

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613 rabbins pour Obama (moins 8 = 605)


Aux Etats Unis, 613 rabbins viennent de faire savoir publiquement qu’ils apportaient leur soutien au président Barack Obama dans quête de réélection.

Je sais, vos journaux vous en parlent pas.

Par contre, si ça avait été 613 imams, vous imaginez le délire ?
Et si ça avait été 613 curés, on aurait sans doute demandé de quoi ils se mêlent, pas vrai ?

Ce groupe se nomme Rabbis For Obama et le Huffington Post nous informe qu’il est deux fois plus nombreux que celui qui avait soutenu Barack Obama lors de la précédente élection.   
«Le soutien des rabbins au président Obama en « dit long sur le profond engagement du président pour la sécurité de l’Etat d’Israël et ses orientations politiques qui représentent les valeurs de l’écrasante majorité de la communauté juive américaine,» affirme Ira Forman, directeur pour la campagne de Jewish Outreach (campagne pour toucher l’électorat juif).
La question du soutien d’Obama à Israël est une pomme de discorde dans certains cercles juifs ; et un récent sondage montre que les Juifs Israéliens pensent que Romney est plus soucieux des intérêts d’Israël qu’Obama, avec un ratio de 2 contre 1.
Curieux de voir que pour une élection nationale, on s’occupe de savoir ce que pense l’électeur d’un pays étranger !

Quoi qu’il en soit, Obama a toute chance de rafler la mise puisque le Huffington rappelle qu’en 2008, il avait obtenu 80 % des bulletins de vote juifs. Il a donc de la marge !
C’est que les électeurs juifs, comme les autres, se déterminent avant tout sur des questions qui les intéressent directement, comme la santé, l’éducation, l’emploi, la fiscalité etc. 

D’autant que par rapport à la question du régime sioniste, le choix se résume à opter pour la carpette Obama ou la serpillière Romney.

Par rapport au sionisme, justement, on [pas moi] s’est aperçu qu’un des 613 rabbins est une extrémiste (c’est une femme).

Pas une ultrasioniste, non, mais plutôt quelqu’un qui verse dans une forme d’antisionisme.

Ce sont des organisations de Juifs conservateurs [c’est-à-dire Républcains] qui se sont aperçus de la présence sur la liste de Mme Lynn Gottlieb, une femme rabbin du courant du judaïsme du renouveau [Renewal] et militante en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions (BDS) contre le régime sioniste.

Lynn Gottlieb milite pour le dialogue interreligieux

Ce coutant Renewal est comme son nom l’indique récent et il est ultra-minoritaire dans le judaïsme.
En fait ce sont 8 rabbins ayant un profil proche de Lynn Gottlieb , tous membres de Jewish Voice for Peace, qui figurent sur la liste.

Signe manifeste de l’extrémisme de cette femme rabbin, le Jerusalem Post nous appelle opportunément que :
En septembre 2008, elle avait participé à une délégation d’organisations religieuses qui avait parlé de l’holocauste et des droits des palestiniens avec le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad dans un hôtel de New York. Lors de cet évènement, elle avait dit qu’elle préférait la réconciliation en face à face, et elle avait demandé à Ahmadinejad, qui a nié l’holocauste, «de changer votre façon de parler de l’holocauste.»
Autant de raisons qui ont poussé la Republican Jewish Coalition et l’ Emergency Committee for Israel, une autre organisation proche du parti Républicain, à exiger du comité de campagne d’Obama qu’il refuse le soutien de ces 8 rabbins, au motif qu’ils ne soutiennent pas mordicus l’entité sioniste.

Le comité de campagne Obama a refusé en arguant du fait que le président n’était pas nécessairement d’accord avec toutes les idées de ceux qui lui apportent leur soutien et que, concernant le régime sioniste, Obama avait fait ses preuves en tant que carpette.



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dimanche, août 19, 2012

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Nouveau crime raciste contre la communauté sikh à Milwaukee

J'adresse à tous ceux qui suivent ce blog tous mes voeux pour la fête musulmane de l'Aïd al Fitr. 

Cette année, même François Hollande, le ci-devant chef de l'Etat français, a présenté ses voeux à cette occasion.
Mais la question à laquelle je n'ai pas de réponse, c'est pourquoi a-t-il jugé bon de souligner en conclusion que " la laïcité... demeurera indéfectiblement la règle de notre République" ?

Des voeux hypocrites donc.

Je passe maintenant sans transition des Musulmans aux Sikhs. Vu qu'on les confond, le Sikh correspondant par son apparence vestimentaire parfaitement au stéréotype du Musulman, cela ne fait aucune difficulté.

J'avais évoqué ici l'insuffisance de la réaction de Barack Obama après la tuerie perpétrée le 5 août dans un lieu de culte sikh dans la banlieue de Milwaukee dans l'Etat du Wisconsin. Sa réaction évacuait en effet pour l'essentiel la dimension politique et la nature terroriste de ce crime raciste.

Michelle Obama doit se rendre jeudi prochain à Milwaukee pour rencontrer les familles des victimes. Outre le fait que la première dame n'a pas de fonction officielle et ne saurait donc se substituer à la présence de son époux de président, la presse américaine note bien que son déplacement s'inscrit dans le cadre de la campagne électorale puisqu'elle doit participer dans la même ville à un meeting électoral.

Ce n'est pas de très bon goût. Du moins de ce côté ci de l'Atlantique.

Quoi qu'il en soit, elle aura l'occasion d'adresser ses condoléances à une famille Sikh de plus puisqu'on vient d'apprendre que:
Un lycéen âgé de 16 ans a été arrêté pour avoir tué un Sikh âgé de 56 ans à Milwaukee où, il y a quelques jours seulement une fusillade dans un temple sikh avait causé la mort de six fidèles.
La victime, Dalbir Singh, aidait son neveu Jatinder Singh dans l'épicerie de ce dernier en ville. L'incident s'est produit mercredi soir quand plusieurs hommes non identifiés sont entrés dans le magasin et appuyé le canon d'une arme à feu contre la tête de Jatinder Singh. Jatinder Singh dit que son oncle et lui avaient pu se replier dans l'arrière boutique et fermer la porte de service, rapporte le Milwaukee Journal Sentinel. Mais un des hommes a fait feu à travers la porte, tuant Dalbir Singh.
De fait, quand on fait la chasse aux "Hajis" (terme américain équivalent de bougnoule) un peu partout dans le monde, il n'y a aucune raison de ne pas en faire autant chez soi.

Et ce qui est valable pour les Etats Unis est valable ailleurs.

Rien à voir, mais Milwaukee est la ville où se déroule le feuilleton très connu "Les jours heureux" (Happy Days) avec Ron Howard (Cunningham) et henry Winkler (Fonzie).

Le Fonzie et Cunningham à Milwaukee




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mercredi, août 08, 2012

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Avec les Sikhs, Obama a un problème de turban


Après la tuerie d’Aurora dans le Colorado, pendant la projection du dernier Batman, un autre massacre a secoué l’Amérique.

Cependant, alors que les motifs du tueur d’Aurora restent flous, l’auteur de la tuerie d’Oak Creek dans le Wisconsin avait des motivations clairement racistes puisqu’il s’en est pris à des fidèles d’un lieu de culte sikh. Des fidèles qu’il aurait peut-être confondus avec des Musulmans compte tenu 1) de leur teint de peau souvent plus ou moins basané et 2) du fait que les Sikhs de sexe masculin ne se départissent jamais de leur turban.

 Comme l’explique Ali Abunimah, les choses sont peut-être un peu plus compliquées. Outre le fait que aucune communauté religieuse ou ethnique ne saurait être considérée comme collectivement coupable d’un crime quelconque (ici le 11 septembre), Ali Abunimah rappelle que les Sikhs sont victimes d’une montée généralisée du racisme aux Etats Unis.

Et que ce racisme n’a pas le temps de s’arrêter sur la question de savoir si les Sikhs sont ou pas une variété de Musulmans.
Et que, fait intéressant relevé par Ali Abunimah, le président Obama a lui-même entériné la  validité de la confusion musulmans/sikhs ainsi bien sûr que l’idée qu’il y aurait quelque chose de suspect à être de confession musulmane.

Abunimah en veut pour preuve qu’en 2010, pour son voyage en Inde,  le président Obama avait annulé la visite d’un lieu saint sikh, le Temple d’Or d’Amritsar, pour éviter d’avoir à porter un turban. Ce n’est là qu’une des démarches du marketing politique d’Obama pour éviter d’être confondu avec un Musulman, l‘auteur de l’article en donne d’autres exemples dans un de ses articles.
J'ai déjà ce qu'il me faut comme chapeau, merci.

Obama éprouve plus de sympathie pour les Israéliens tués en Bulgarie que pour les Sikhs Américains assassinés dans le Wisconsin

par Ali Abunimah, Electonic Intifada 6 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dès que la nouvelle de l’attentat à la bombre qui avait tué des touristes Israéliens en Bulgarie le 18 juillet, le président US Barack Obama l’avait condamné dans les termes les plus vifs – même si on ignorait, et on ignore encore, qui en est l’auteur et ses motivations.

La déclaration d’Obama ne laisait place à aucune ambiguïté :
Je condamne fermement cet attentat terroriste barbare contre des Israéliens en Bulgarie. Mes pensées et mes prières vont aux familles de ceux qui ont été tués et blessés, et au peuple d’Israël, à celui de Bulgarie et à toute autre nation dont les citoyens ont été meurtris pas ce terrible évènement. Ces attaques contre des civils innocents, dont des enfants, sont absolument scandaleuses. Les Etats Unis se tiendront auprès de leurs alliés pour leur apporter toute l’assistance nécessaire pour identifier et traduire en justice les auteurs de cet attentat. Au moment où Israël est tragiquement une fois de plus la cible du terrorisme, les Etats Unis réaffirment leur engagement inébranlable pour la sécurité d’Israël et leur profonde amitié et solidarité avec le peuple israélien.
De tels sentiments vis-à-vis de cette tuerie de gens innocents sont compréhensibles. Mais pourquoi Obama s’est-il refusé jusqu’à présent à condamner dans des termes aussi forts le déchaînement meurtrier de Wade Michael page qui a tué hier six personnes au temple sikh d’Oak Creek dans le Wisconsin ?

Obama n’appellera pas ça du “terrorisme”

Dans une déclaration de la Maison Blanche diffusée hier, Obama a qualifié le massacre du Wisconsin d’“ acte de violence insensé. “ Dans une autre déclaration, il l’a qualifié de “fusillade tragique.

Il a depuis été confirmé que le FBI traite cette attaque comme une affaire de “terrorisme domestique” et qu’il est maintenant clair que le tueur avait une longue histoire de militantisme et de conceptions suprématistes blancs.

Pourtant, dans d’autres propos tenus aujourd’hui, Obama a traité cette attaque simplement comme un autre (tout aussi horrible) massacre par arme à feu comme c’est arrivé le 20 juillet à Aurora dans le Colorado.

Ainsi que le rapporte ABC:
Le président Obama a déclaré aujourd’hui qu’il a le «cœur brisé» par les tirs meurtriers au centre religieux sikh et il a renouvelé son appel à réduire la violence à travers le pays.
 «Je pense que nous comprenons tous que ce genre d’évènements terribles et tragiques surviennent avec trop de régularité pour que nous ne nous livrions pas à une introspection et que nous n’examinions pas des moyens supplémentaires pour parvenir à réduire la violence, » a dit le président aux journalistes dans le bureau ovale quand on l’ questionné sur l’homme armé qui a tué six personnes à Oak Creek dimanche.
Le président avait tenu des propos semblables après la fusillade meurtrière d’Aurora dans le Colorado le mois dernier, mais il n’a pas proposé de renforcer le contrôle sur les armes. «Ce que je veux faire, c’est réunit les responsables du maintien de l’ordre, les leaders communautaires, les leaders religieux, les élus à tous les niveaux pour voir comment nous pouvons progresser durablement, » a-t-il déclaré aujourd’hui.
 Obama hésite à montrer du doigt le racisme

Selon ABC, Obama a poursuivi:
" Nous ne savons pas encore complètement ce qui a motivé cet individu dans l’accomplissement de cet acte terrible. S'il s'avère, comme les premières informations l’ont indiqué que cela a pu être motivé d'une quelconque manière par l'ethnie de ceux qui fréquentaient le temple, Je pense que le peuple américain a un sentiment immédiat de rejet de ce genre d'attitude», a déclaré le président. "Il sera très important pour nous de réaffirmer une fois de plus que dans ce pays, indépendamment de notre apparence, d'où nous venons, de qui nous adorons, nous sommes un seul peuple et nous sommes attentifs les uns aux autres et nous nous respectons mutuellement.
Les propos du président sont intervenus après qu’il ait signé le the “Honoring America’s Veterans and Caring for Camp Lejeune Families Act” à la Maison Blanche.
 Page était un ancien soldat de l’US Army.

Silence devant l’incitation au racisme

Cette honteuse timidité d’Obama à condamner sans détours ce qui s’est passé dans le Wisconsin n’est guère surprenante. Après tout, c’est un président qui a une liste de Musulmans à tuer, dont des citoyens Américains.

Mais ne serait-ce que pour les apparences, ne pouvait-il vraiment pas montrer pour ses concitoyens la même indignation que celle qu’il a manifestée pour des Israéliens ?

Est-il convenable qu’Obama condamne en tant que «terrorisme barbare» ce qui est arrivé à des israéliens en Bulgarie  tandis qu’il a seulement le «cœur bisé» par le carnage du Wisconsin, comme s’il n’était qu’un simple spectateur et non le président des Etats Unis ?
Quand Obama déclare que «nous sommes tous un seul peuple" où chacun doit être attentif aux autres indépendamment de notre apparence, c'est lui qui devrait mettre en  pratique ce qu'il prêche.

Obama a refusé avec constance d’affronter le racisme déchaîné par sa candidature et son élection subséquente qui était intervenue au moment du pic du dénigrement des Musulmans post-11 septembre et de la déshumanisation des gens de couleur inhérente au bellicisme à l’étranger.

Sa réponse aux accusations selon lesquelles il est musulman n’a jamais été ‘et alors quoi, si j’étais musulman ?’ mais toujours sur la ligne de ‘non, je suis un Chrétien comme vous.’

Il y a deux ans, des militants de droite avaient inventé la fausse controverse de la «mosquée de Ground Zero» pour créer de la peur et de la haine dans la marche vers les élections de mi-mandat. Ce que j’ai toujours trouvé plus effrayant que le tapage fait par ces clowns islamophobes, c’est le silence des responsables élus, particulièrement des Démocrates qui prétendent porter des valeurs libérales [progressistes]et inclusives.

Qui ne dit mot consent, et la montée des marchands de peur raciste – qui n’a pas visé que les Musulmans – n’a cessé de s’amplifier.

Ni les Sikhs, ni les Musulmans ne sont collectivement coupables

Les Sikhs ont été parmi les premières victimes de la réaction raciste de l’après 11 septembre .Il est courant de dire qu'ils sont pris par erreur pour des musulmans qui sont les véritables cibles de ces attaques. Ceci est faux. Les musulmans ne sont pas plus coupables collectivement que les sikhs ou tout autre groupe. Mais, plus important, les brutes racistes ne sont pas intéressés par ces distinctions.

En 2010, lorsqu’il s’était rendu en inde, Obama avait refusé de visiter le principal lieu saint du sikhisme, le Temple d’Or d’Amritsar, parce qu’il ne voulait pas être photographié arborant une coiffe sikh (un turban) et être pris pour un Musulman par des Américains incultes à son retour au pays.

Obama avait cédé devant les racistes alors, comme il le fait maintenant de manière méprisable. La différence est qu’aujourd’hui du sang a été versé dans le Wisconsin, et le temps pour ce  genre de couardise aurait dû être révolu.

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