mercredi, mars 27, 2013

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Irak 2003 - Iran 2013?


Nous sommes peut-être encore nombreux à penser que le pétrole était une des principales motivations de la guerre entreprise par les Etats Unis contre l’Irak en 2003.
J'écris «nous» parce que je le pensais encore avant de lire un article de Muhammad Idrees Ahmad dont je vous propose une traduction.
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Muhammad Idrees Ahmad
L’exposé de Muhammad Idrees Ahmad est limpide et on est obligé, après lecture, d’admettre que le pétrole n’était en aucun cas un motif décisif de cette agression. On peut par ailleurs apprendre que  l’exploitation du pétrole irakien est plus aujourd’hui l’affaire des sociétés chinoises que des firmes américaines qui n’ont plus sur place qu’une activité assez marginale (en dehors des société de services pétroliers comme Halliburton).
Si la guerre contre l’Irak s’est soldée par la défaite du régime irakien de l’époque, elle a eu aussi pour conséquence un affaiblissement [relatif] des Etats Unis dont l’économie a été mise à mal par les dépenses de toutes sortes induites par ce conflit qui était venu s’ajouter à l’intervention en Afghanistan. De la même manière, la domination politique des Etats Unis dans le monde commence à être remise en cause par l’émergence de nouveaux acteurs qui cherchent à ajuster leur rang diplomatique à leur force économique.
Une situation qui n’a rien d’inédite, si on veut bien se souvenir que l’Angleterre était sortie affaiblie des deux guerres mondiales qui l’avaient pourtant vue victorieuse.
 Si j’ai bien compris la thèse de l’auteur de l’article, l’entrée en guerre contre l’Irak s’explique en premier lieu par la rencontre d’un homme, George W. Bush, animé d’un esprit messianique qui mêle doctrine religieuse et mysticisme démocratique et d’une bande de penseurs néoconservateurs cherchant avant tout à agir dans ce qu’ils considéraient être l’intérêt de l’entité sioniste.
Pour résumer, l’invasion de l’Irak était une intervention visant à servir des objectifs définis par une tendance particulière du sionisme, le sionisme révisionniste dont le pouvoir en place à Tel Aviv incarne l’évolution contemporaine.
Ces gens là, comme tout fasciste qui se respecte, pensent que seule la force leur permettra d’exister, d’exister au Moyen Orient pour ce qui concerne les fascistes Juifs.
Cette même logique qui a conduit les Etats Unis et leurs alliés à envahir puis à occuper et détruire l’Irak reste à l’œuvre aujourd’hui, s’étant simplement fixée un autre ennemi à abattre d’urgence, à savoir le régime iranien.
Comme en 2003, signale l’auteur, personne n’imagine vraiment que Washington va entrer en guerre contre l’Iran.
Et pourtant… 

Toute une série de personnages et de causes ont conduit les USA à la guerre contre l’Irak

Par Muhammad Idrees Ahmad, The National (EAU) 23 mars 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri
           
Dix ans après «choc et effroi», les raisons derrière l'invasion de l'Irak n'ont toujours pas été expliquées de façon satisfaisante. 
Des journalistes, des intellectuels, des soldats et des idéologues se sont tous trituré les méninges pour donner des réponses. Le pétrole, l’impérialisme, le militarisme, la démocratie, Israël et l’économie de marché ont été proposés en guise d’explications.
Certaines d’entre elles s’excluent mutuellement, et elles semblent toutes mettre en lumière plus qu’elles ne satisfont le besoin qu’ont les humains de la simplification. D’un autre côté, entre les mains des universitaires les explications tendent inévitablement vers le «complexe» (le marqueur obligatoire pour séparer l’homme ordinaire du mandarin).
Dire que les causes de la guerre contre l’Irak sont assez simples à expliquer ne veut pas dire qu’elles sont simples. Mais le manque de simplicité ne signifie pas non plus indétermination [du fait d’une trop grande quantité de causes]. La réalité peut être complexe mais est tout à fait dans le domaine de l’explicable.
On n’a pas besoin de souscrire à la notion tolstoïenne de l’histoire – une force insondable, sans agents, prédestinée et avec des causes infinies – pour accepter qu’un phénomène aussi compliqué qu’une guerre puisse avoir des causes multiples. Celle contre l’Irak en avait beaucoup. Chacune de celles mentionnées plus haut ont joué un certain rôle dans les calculs des décideurs politiques ; mais elles n’ont pas toutes la même importance. Les acteurs décisifs n’étaient pas animés par les mêmes motifs, pas plus qu’ils n’avaient forgé leurs décisions simultanément.
George W Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld voulaient la guerre, mais elle fut conçue par les néoconservateurs. Le 11 septembre 2001 en fut le catalyseur, mais ce sont les néoconservateurs qui s’employèrent à l’instrumentaliser.
Le désir des néoconservateurs de renverser le régime irakien préexistait à celui de M. Bush, M. Cheney ou M. Rumsfeld. Le changement de régime était une doctrine officielle aux Etats Unis depuis 1998 et une doctrine officieuse depuis plus longtemps encore. Mais les moyens imaginés étaient la pression diplomatique, l’étranglement économique et l’action secrète – pas l’invasion et l’occupation.
M. Bush commença à recevoir des briefings sur ce sujet seulement dans le cours de sa campagne présidentielle. Les Vulcans – le groupe chargé de réfléchir à la politique étrangère – étaient animés par Condoleeza Rice qui, dans un document de situation pour les affaires étrangères avait soutenu que la puissance militaire irakienne était «considérablement affaiblie» et que les Etats Unis pouvaient vivre même avec un Irak nucléaire.
M. Cheney avait passé les années 1990 à se plaindre de la politique de sanctions [‘’sanctions-happy’’] de l’administration Clinton. Il dirigeait aussi USA*Engage, un consortium d’industriels qui faisait pression pour l’abrogation de l’Iraq Libya Sanctions Act de 1996, un cadeau du lobby israélien.
M. Rumsfeld avait manifesté peu d’intérêt pour l’Irak dans la quinzaine d’années entre sa tristement célèbre poignée de mains avec Saddam Hussein et sa signature d’une lettre rédigée par le Project for the New American Century, un think tank néoconservateur. A l’hiver 2001, M. Bush, M. Cheney et M. Rumsfeld étaient cependant tous convaincus de la nécessité de la guerre.
Le 11 septembre explique partiellement ce changement d’état d’esprit. Mais il n’avait pas pour autant rendu la guerre inévitable. Il fallait encore manipuler l’opinion publique, surmonter les obstacles bureaucratiques. Il fallait mettre l’Irak sur l’agenda en le présentant comme une menace imminente. C’est seulement ainsi qu’une guerre préventive pouvait être justifiée.  A cette fin, la conjonction de liens présumés de l’Irak avec al Qaïda et sa possession d’armes de destruction massive (ADM) était nécessaire. Ensemble, cela constituait une menace qui renvoyait au rang d’exercice d’irresponsabilité pointilleuse toute recherche de preuves supplémentaires. Comme le soulignait l’argumentaire de la Maison Blanche, la preuve décisive risquait fort d’être le champignon d’une explosion atomique.
Un inventaire des articles parus dans le sillage immédiat du 11 septembre et liant l’Irak aux attentats révèle qu’ils provenaient Presque exclusivement des cercles néoconservateurs.
La plupart des articles que j’ai pu lire citent les assertions non étayées d’une seule personne, l’idéologue néoconservatrice Laurie Mylroie. Ses théories étaient promues avec ardeur au sein du gouvernement par Paul Wolfowitz qui avait aussi chargé son protégé, Douglas Feith, de trouver du matériel pour appuyer les assertions de Mlle Myrloie.
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Paul Wolfowitz: "je peux aussi chanter La Marseillaise "
M. Feith avait créé deux groupes à cet effet – le Policy Counterterrorism Evaluation Group et l’Office of Special Plans – pour fabriquer la connexion Irak – al Qaïda et des preuves sur les ADM irakiennes présumées. Il était assisté par des exilés et des escrocs  de l’ Iraqi National Congress et, plus important selon moi, par la correspondante du New York Times Judith Miller, co-auteure avec Mlle Myrloie d’un livre sur l’Irak publié en 1991. 
Pendant ce temps, la cheville ouvrière néoconservatrice Richard Perle s’était arrangée pour que M. Cheney soit briefé personnellement en plusieurs occasions par Bernard Lewis, un doyen de l’orientalisme, qui assurait au vice président revanchard que le seul langage que les Arabes comprenaient était la force. « Choc et effroi » était donc le corollaire obligé.
Quid du pétrole ? Malgré sa plausibilité au premier abord, la thèse de la «guerre pour le pétrole » ne semble résister ni à l’épreuve des faits ni à l’analyse. En 2003, l’Irak ne refusait pas de vendre son pétrole mais était sous embargo. Les sociétés pétrolières avaient passé une dizaine d’années à faire pression non pour la guerre, mais pour une levée des sanctions. Leur état d’esprit a pu changer en 2003, mais il existait beaucoup de moyens moins coûteux et moins aléatoires que la guerre.
A au moins trois reprises dans les six mois qui avaient précédé l’entrée en guerre, Saddam Hussein avait fait des efforts désespérés pour maintenir son pouvoir en offrant aux Etats Unis un accès privilégié au pétrole irakien. Les compagnies pétrolières n’avaient pris le train en marche qu’une fois la guerre devenue inévitable, et encore pas sans appréhension. Elles craignaient toutes la déstabilisation qui pouvait s’ensuivre.
Pour M. Cheney et M. Rumsfeld, la première motivation n’était pas le pétrole, mais l’effet d’exemplarité de la guerre – une affirmation sanglante de la puissance militaire des Etats Unis pour intimider quiconque envisagerait de nuire aux USA en livrant des ADM à des terroristes. Pour Bush, selon des gens très proches de lui, la motivation principale était des plus simplistes, une croyance messianique dans le combat contre un régime «diabolique» - un régime qui avait précédemment tourmenté son père. Il était aussi flatté par des conseillers et des exilés Irakiens qui l’encourageaient à endosser son nouveau rôle de guide de l’humanité, de libérateur des peuples, de diffuseur de la démocratie.
M.Bush, M. Cheney et M. Rumsfeld auraient peut-être pu décider d’entrer en guerre contre l’Irak sans l’encouragement des néoconservateurs. Mais sans leur aide, il est peu probable que le parti de la guerre eut pu surmonter la résistance d’establishments militaires, diplomatiques et du renseignement hésitants. Par leur cohésion sociale, leur cohérence idéologique et leur domination sur l’appareil de la sécurité nationale, et avec les ressources et le soutien institutionnel du lobby israélien, les néoconservateurs avaient des atouts dont ne disposait aucune autre faction.
Dans la longue série de textes produits par les néoconservateurs pendant la décennie qui avait précédé – en particulier les deux documents politiques rédigés par M. Perle, M. Feith et David Wurmser pour le premier gouvernement benjamin Netanyahou – des idées que M. Wurmser avait par la suite développées dans son livre Tyranny’s Ally – ces motivations [pour la guerre] sont affirmées sans équivoque.
Le néoconservatisme s’enracine idéologiquement dans le sionisme révisionniste et c’est pourquoi Israël est sa grande priorité. Pour les néocons, la guerre est désirable parce qu’elle fragmenterait un Etat arabe potentiellement puissant et laisserait l’Iran,  le véritable ennemi juré d’Israël dans une situation plus vulnérable. Elle renforcerait aussi l’isolement des Palestiniens, les rendant plus enclins au compromis. Pour eux, la route de Jérusalem passait par Bagdad.
Près d’un million de morts Irakiens plus tard, avec plus de 3 000 milliard de dollars perdus et 5 000 soldats tués, on ne sait pas toujours vraiment si les Etats Unis en ont tiré une quelconque leçon. La guerre du Vietnam avait été suivie de beaucoup d’introspection ; ce ne fut guère le cas avec l’Irak. La rhétorique reste belliqueuse et l’enthousiasme pour la guerre a à peine faibli.
La guerre contre l’Irak semblait improbable jusqu’à ce qu’elle se produise. Dans ses mémoires, M. Feith regrette que ses démarches pour mettre l’Irak dans le collimateur de l’administration n’aient suscité que dérision aussi tardivement qu’à l’été 2001. Le 11 septembre avait tout changé.
De la même manière, une guerre contre l’Iran semble improbable aujourd’hui ; et c’est ce qui a encouragé les politiciens US à se lancer dans une stratégie de la corde raide avec l’Iran sans avoir peur des conséquences. Tout cela pourrait changer rapidement si un «évènement catalyseur - un nouveau Pearl Harbour» venait à rompre l’équilibre.

Si on doit tirer une leçon de la guerre contre l’Irak, c’est que l’histoire est contingente et que les idées ont des conséquences. Seul ce qui est inerte répond à la volonté humaine. Avec la prépondérance de leur puissance de destruction, les Etats Unis ont le devoir de ne pas être esclaves des circonstances.

Muhammad Idrees Ahmad est un spécialiste de sociologie politique d’origine pakistanaise qui vit en Angleterre. A côté d’activités académiques il collabore avec divers médias tels Le Monde Diplomatique, Asia Times, IPS News, et Political Insight

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mardi, octobre 30, 2012

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L'Algérie partie prenante d'une intervention militaire au Mali?


La crise au Mali donne lieu à de grandes manœuvres diplomatiques qui pourraient déboucher sur une intervention militaire d’Etats membres de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l’OTAN en fait qui non seulement assurera la véritable direction des opérations mais en dictera l’objectif politique.

La nature de cet objectif reste mystérieuse car si on peut tomber d’accord pour dire que le Mali doit recouvrer son unité territoriale, il n’est pas du tout sûr qu’il y parvienne avec l’aide des pompiers pyromanes français ou américains.

C’est que la crise au Mali ne concerne pas que la partie nord du pays, elle touche également la partie méridionale qui est aussi la plus peuplée et celle qui donne le ton politiquement.
Avant tout processus de réunification, qu’il se fasse par la voie militaire ou autrement, il importe donc d’engager un processus politique qui permette de définir la relation qu’entretiendront les différentes régions du Mali dans le cadre d’un Etat unitaire.

Parce que si le mouvement touareg a dores et déjà fait savoir qu’il renonçait à une indépendance qui lui a de toute façon immédiatement été confisquée par ceux qui se présentent comme des émules d’al Qaïda, il n’empêche que la réalité sur le terrain montre que si ces « djihadistes » ont un comportement abject, il en va de même de l’armée malienne.
C’est cette réalité dont ne veulent pas tenir compte les autorités des pays occidentaux et que leurs médias tendent à ignorer superbement à la différence d’un Boulkindi COULDIATI qui écrit dans Le Pays, un journal burkinabé.

Le magazine Jeune Afrique parle aussi de ces huit ou neuf civils qui ont été massacrés récemment par l’armée malienne alors qu’ils étaient en chemin vers la Mauritanie.
En langue française, c’est à peu près tout ce que méritent ces pauvres bougres, de simples pasteurs éleveurs qui n’avaient que le tort d’être des Touareg

Il va donc sans dire qu’une intervention militaire serait pour le moins prématurée, si tant est même qu’elle ait une quelconque utilité, et qu’elle risquerait de plonger un peu plus la région dans le chaos.

On dit que Hillary Clinton s’est déplacée à Alger pour persuader le gouvernement algérien de s’ impliquer dans une telle opération militaire.
Incroyable, je lui ai demandé sa main et elle a dit oui!
Elle aurait obtenu ce qu’elle voulait nous dit le journal La Croix selon qui l’armée algérienne, sans intervenir directement, participera à la planification des opérations militaires de reconquête du nord Mali.

Si c’était le cas, ce serait une erreur de plus à mettre à l’actif de la diplomatie algérienne qui n’en finit pas de céder sur des questions qui la regardent pourtant plus que n’importe quel politicien américain ou parisien.

Curieusement, le journal algérien L’Expression nous chante apparemment une chanson très différente sur l’issue des discussions entre Mme Clinton et les autorités d’Alger. on comprend cependant que les Etats Unis attendent de l’Armée nationale Populaire qu’elle agisse en tant que force supplétive des Etats Unis dans la région.

De quoi flatter l’ego national avec un prétendu «axe Alger-Washington» par opposition bien entendu à un axe Paris-Washington.

Un sous-texte qui semble donc confirmer les informations du journal La Croix.

A Alger comme dans d’autres pays arabes, on aime à se bercer d’illusions…


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mardi, août 07, 2012

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Un avocat Turc tué dans les combats en Syrie


Ce n'est pas n'importe quel avocat et j’ignore pourquoi la presse français n'en parle pas.

Etait-il en Syrie simplement pour combattre ? Ou pour mettre en place le système judiciaire qui correspondait à son idéal ?


Hürriyet (Turquie) 7 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un citoyen Turc, avocat présumé pour les procès d’al Qaïda en Turquie, a été tué en Syrie lors d’affrontements avec les forces gouvernementales, rapporte Hürriyet.
La mort d’ Osman Karahan a été confirmée par son frère Selahattin Karahan.
Karahan était le fondateur de  l’Association pour la Protection d e la Loi Humaine (iHADER) et avait défendu Loua'i Sakka, un haut responsable présumé d’al Qaïda.
Karahan avait été arrêté en 2006 pour complicité avec al Qaïda mais avait été relâché pour manque de preuves.
Me Osman Karahan vêtu aux couleurs de la Syrie "libre"

Hürriyet est avare de détails. Heureusement le site Long War Journal (la longue guerre c'est celle de Bush contre le terrorisme!) est plus disert et nous apprend que :
Des sites djihadistes turcs ont annoncé son «martyre» aujourd’hui, précisant qu’il a eu lieu il y a trois jours, le 3 août. La mort de Karahan a été confirmée par  Ahmet Guzman, un combattant Turc qui est allé en Syrie «pour la résistance.»
Le site nous apprend que l’avocat a été tué à Alep.

Au cours de sa carrière d’avocat :
Karahan a défendu de nombreux présumés membres d’al Qaïda, et plus particulièrement Loua’i Sakka, su Syrien turcophone [un Turkmène donc] considéré comme l’organisateur des attentats au camion piégé de novembre 2003 à Istanbul. Ces attentats avaient tué quelque 60 personnes à istanbul avec des attaques simultanées contre deux synagogues, une succursale de la banque HSBC et le consulat britannique.


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mardi, juin 12, 2012

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Rachid Wahbi, 32 ans, premier espagnol mort au combat en Syrie


Intéressant, ces habitants de Ceuta, un résidu de la colonisation espagnole, qui vont guerroyer en Syrie pour le compte de l’Oncle Sam au lieu de s’employer à parachever la décolonisation du Maghreb.
Le journaliste a raison de s’interroger sur les filières de recrutement et de financement du voyage en Syrie. Il pourrait aussi se poser des questions sur la façon dont les familles subsistent en l’absence de celui qui est parti combattre. Dans le cas qui nous est présenté en effet, nous sommes devant un chauffeur de taxi marié et père de famille.

Quatre jeunes de Ceuta se sont rendus en avril au proche Orient pour lutter contre le régime de Assad.
Par ignacio Cembrero, El Pais (Espagne) 12 juin 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Il s’appelait Rachid Wahbi, il avait 32 ans et travaillait comme chauffeur de taxi à Ceuta. Il était marié et avait deux enfants. La semaine dernière, il a été le premier Espagnol à mourir au combat en Syrie dans un lieu non précisé. Il se peut qu’il y ait d’autres morts parce que Rachid n’est pas le seul à être allé dans ce pays du Proche Orient où la rébellion conte le régime a éclaté il y a quinze mois s’est transformée en guerre civil avec un bilan provisoire de 14 000 morts selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Des dizaines de personnes se pressaient samedi soir dans la modeste maison du quartier Prince Philippe à Ceuta. Entre pleurs et lamentations, des condoléances étaient présentées à la veuve et aux parents. La famille avait reçu la veille un appel téléphonique de  Syrie l’informant que Rachid était un "martyr" de la révolution epuis le 1er juin.

Trois autres Musulmans Espagnols de Ceuta  ont fait route vers la Syrie en avril, dissimulant leur destination à leur entourage en lui disant qu’ils avaient l’intention d’étudier le Coran dans les écoles coraniques de Damas., selon les indications fournies par des sources des services de sécurité espagnols. Tous fréquentaient la mosquée Las Caracolas, selon le journal El Faro de Ceuta qui a été le premier à révéler cette information. Un des trois [Espagnols] a été chargé d’annoncer le décès à la veuve par téléphone.

La police enquête sur la façon dont ils ont été recrutés, sur qui a payé leur voyage, sur l’itinéraire qu’ils ont emprunté et s’ils se sont coordonnés avec des jeunes marocains de Castillejos et Tétouan d’où sont également partis une dizaine d’aspirants djihadistes. Tous sont apparemment passés par la Turquie, où l’Armée Syrienne Libre (ASL) qui lutte contre le régime de Bachar al-Assad dispose d’une grande marge de manœuvre dans les provinces orientales.
Le colonel Ryad al-Assad qui commande l’ASL depuis la Turquie, a démenti lundi pour la énième fois la présence de combattants non Syriens dans les rangs de son armée constituée de déserteurs des forces armées syriennes et de civils entraînés. «Oui, il y a des djihadistes et des membres d’al Qaïda actifs en Syrie qui font du tort à la révolution, » a-t-il reconnu.

Le régime syrien soutient cependant qu’il fait face à des djihadistes et des terroristes embarqués au sein de l’ASL.  En mars, l’ambassadeur Syrien à l’ONU, Bachar Jaafouri, avait présenté au Conseil de Sécurité la liste de 26 djihadistes capturés par son armée et peu de temps après, le gouvernement tunisien avait reconnu que 19 d’entre eux étaient Tunisiens.

La lutte contre le régime d’Assad a attiré en Syrie plusieurs centaines de jeunes musulmans, mais beaucoup moins que ceux qui s’étaient engagés pour combattre en Irak à partir de 2003 parce qu’il ne s’agit pas maintenant de faire la guerre conte une invasion étrangère  comme les Etats Unis, mais contre un régime arabe, reconnaissent des sources de l’opposition syrienne à paris qui préfèrent rester anonymes.

Le profil de ces combattants est en outre différent de celui de ceux qui ont combattu en Irak. Même s’ils sont de fervents Musulmans, ils n’ont pas de liens avec al Qaïda et ils ne voient pas les Occidentaux comme des ennemis mais bien comme des alliés un peu timorés dans leur guerre pour renverser Assad. Certains opposants Syriens croient dur comme fer qu’on devrait plus les comparer à ce que furent les Brigades Internationales pendant la guerre civile espagnole quoique leur nombre et leur niveau d’organisation soient très inférieurs.

Ce n’est pas la première fois que ce jeunes habitants de Ceuta se rendent dans des pays en conflit pour y prendre les armes. Le plus célèbre d’entre eux a été Ahmed Abderrahman, surnommé le Taliban de Ceuta, fait prisonnier au Pakistan par les forces spéciales des Etats Unis, emprisonné deux ans à Guantanamo, condamné à six ans de prison par la justice espagnole pour appartenance à al Qaïda et finalement acquitté en 2006 par la Cour Suprême.

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dimanche, janvier 29, 2012

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Sur le Nigeria et Boko Haram


J’ai été aiguillé sur cet article par le biais du blog d’Angry Arab. Je n’ai pas vraiment le temps de développer sur la situation au Nigeria, mais à quoi bon, The Economist le fait très bien.

Le gouvernement doit réfléchir rapidement à la manière de neutraliser un soulèvement islamiste qui a peut-être moins à voir avec la religion que ne le prétendent les rebelles.
The Economist (UK) 14 janvier2012 traduit de l’anglais par Djazaïri



Maiduguri –  Alors que le bruit lointain d’une bombe place par des militants est suivi quelques secondes après du crépitement des armes automatiques des soldats gouvernementaux, Satu Mari tend l’oreille dans le parking de l’hôtel qu’il possède à Maidiguri, une ville du nord-est turbulent du Nigeria. « Les bombes sont notre pain quotidien, » dit-il avec désinvolture. « les bombes sont notre bonjour et notre bonsoir. » Maiduguri s’enfonce vers une guérilla à part entière et M. Mari gère une des rares entreprises à avoir un bel avenir. Il héberge des officiers de l’armée.

Le gouvernement dépêche des centaines de soldats dans le nord du Nigeria pour combattre des militants islamistes qui seraient le produit d’une petite secte au cours de la dernière décennie. Connue sous le nom de Boko Haram, on lui reproche presque tous les actes de violence qui surviennent en ce moment dans la nation la plus peuplée d’Afrique, avec quelque 160 millions d’habitants. Après une série d’attaques contre des banques et des prisons fin 2010, les militants auraient monté d’un cran en assassinant des politiciens et des employés qui étaient chargés de préparer les élections de mars et avril de l’année dernière. On leur impute aussi des bombes qui ont explosé au quartier général pourtant très surveillé de la police nationale et dans les bureaux de l’ONU à Abuja, la capitale. Et, pour la deuxième année consécutive, Boko Haram est accusé d’avoir attaqué des messes de Noël dans des églises.

Toutes ces actions semblent largement excéder les capacités d’une petite secte connue surtout pour ses opinions sur l’éducation séculière. En haoussa, la langue la plus parlée au nord, Boko Haram signifie « l’éducation occidentale est interdite.» La fréquence et la sophistication des attaques ont conduit de nombreux observateurs, particulièrement en Amérique, à suggérer que l’organisation reçoit un soutien de réseaux terroristes internationaux. La branche algérienne d’al Qaïda et, plus improbable, les Shabab de Somalie ont été mentionnés. Le gouvernement du Nigeria, désireux d’obtenir de généreux financements en tant qu’allié sur la ligne de front de la « guerre globale contre la terreur » menée par l’Occident, a encouragé ce genre d’explications.

Cependant, les dirigeants politiques et religieux du nord majoritairement musulman, voient les choses autrement. Pour eux ; l’organisation islamiste insérée dans un réseau international qui s’active férocement dans la clandestinité est largement un bouc émissaire imaginaire. Ils disent qu’il y a bien quelques vrais fanatiques religieux dans le nord du pays mais ils laissent entendre que Boko Haram a été agrégé à un mélange trouble de criminels opportunistes et de politiciens aigris. « C’est un peu comme un Triangle des Bermudes, » explique Kashim Shettima, gouverneur de l’Etat de Bornou d’où l’organisation est originaire. « Boko haram » est devnu une franchise où n’importe qui peut se servir. »
Jonathan Goodluck, le président Nigerian semble ambivalent. Il a affirmé que Boko Haram et ses sympathisants avaient infiltré toutes les branches de l’Etat, y compris la police et l’armée. « Certains continuent à plonger la main dans l’assiette [commune] et à manger avec vous, et il vous sera impossible de savoir qui pointera une arme vers vous ou placera une bombe derrière votre maison, » avait-il dit à une congrégation dans une église à Abuja.

Le président, un Chrétien impopulaire dans le nord musulman, suit les conseils de ses hauts responsables de la sécurité qui veulent du sang. Il a placé une bonne partie du nord en état d’urgence. Il semble disposé à donner à la police et aux forces armées les mains libres pour effectuer des opérations à grande échelle. Et il s’est donné comme objectif de dépenser une somme étonnante correspondant à 20 % du budget fédéral pour la sécurité cette année.

Certains craignent que de telles mesures aggravent les choses. Déjà déployés dans certaines parties du nord, les soldats sont vues comme des occupants par les locaux. Leur rudesse, parfois leur comportement violent nourrissent des sentiments de révolte. Un  retour de flamme est déjà en train de se produire.

Le nord a un besoin urgent de développement économique. Alors que le riche sud pétrolier est en plein essor, près de trois quart des habitants du nord vivent avec moins de 200$ par an, bien en dessous des seuils de pauvreté. Peu de programmes gouvernementaux viennent réellement en aide à cette région.

Les 80 millions de Musulmans du pays mettent cette situation au compte d’une perte d’influence politique. Quand l’armée dirigeait le Nigeria, les nordistes étaient souvent aux responsabilités, mais cela s’est terminé il y a douze ans. Un sentiment de marginalisation a provoqué une insatisfaction politique que les extrémistes nordistes ont alimentée. Pourtant, les services de renseignements chargés de les traquer semblent rarement les trouver, que ce soient des extrémistes religieux ou des opportunistes politiques. Pendant que les barbouzes continuent leur travail, le gouvernement doit rapidement s’occuper de doléances anciennes et légitimes.

Pour l’instant, c’est le contraire qui s’est produit. La décision gouvernementale audacieuse de supprimer le subventionnement du carburant à partir du 1er janvier, quel que soit son bien fondé économique, a encore élargi le fossé entre riches et pauvres. Des grèves d’ampleur nationale ont suivi cette mesure. La tension et l’anarchie se sont accrues.
Pourtant, l’Etat nigérian a montré qu’il peut mettre fin à une insurrection s’il joue ses cartes correctement. Il y a quelques années de cela, la plus grande partie des violences politiques au Nigeria se produisait dans le delta du Niger au sud du pays. Tout comme les habitants du nord aujourd’hui, ceux du delta se plaignaient de la corruption, de la pauvreté, de l’inégalité et du manque de développement. Certains habitants du delta avaient soutenu des organisations armées ; d’autres avaient bénéficié de leurs largesses. Dans les neuf premiers mois de 2008, près de 1 000 personnes avaient été tuées pendant les troubles et près de 3 00 prises en otage. Sur plusieurs années, le coût pour le Nigeria, du fait des vols de pétrole et des sabotages d’oléoducs, a été estimé à environ 24 milliards de dollars.

Mais un accord signé en 2009, comprenant une amnistie, a permis de ramener une paix relative dans la région. Les militants ont reçu de l’argent et un pardon inconditionnel. Près de 26 000 d’entre eux avaient accepté Selon des chiffres officiels, plus de 15 000 anciens militants ont reçu une formation professionnelle ou une instruction élémentaire sur le tard..

Même si le delta est beaucoup plus sûr, le programme d’amnistie n’a pas encore ramené totalement la paix. Et son coût a été élevé. Les militants repentis touchent chacun 393 dollars par mois en numéraire plus des bons d’alimentation pendant la phase de réhabilitation. Dans le budget de l’Etat pour cette année, 458 millions de dollars seront dépensés pour financer l’amnistie – plus que ce qui est accordé à la commission pour l’éducation fondamentale qui offre un enseignement primaire gratuit. Certains affirment que le véritable objectif de Boko Haram n’est pas un Etat islamique mais une portion du gâteau de l’amnistie. Si c’est le cas, le gouvernement devrait alors explorer cette possibilité.

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samedi, mai 07, 2011

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Variations sur la mort d'Oussama ben Laden


Le Christian Science Monitor revient sur les variations qui ont affecté le récit sur l’exécution/assassinat d’Oussama ben Laden et recense les quatre aspects sur lesquels les autorités de Washington l’ont fait évoluer.
On notera au passage que certains aspects de cette opération frisent le comique ou le surréalisme selon la façon dont on préfère classer les œuvres de fiction.
A ceux qui crient à la théorie du complot (comme si les complots ou les conspirations n’existaient pas), on peut rappeler les menteries de Colin Powell devant les instances de l’ONU et devant les caméras du monde entier, n’hésitant pas à exhiber un flacon d’urine pour justifier une action militaire de l’ONU contre l’Irak. Powell n’obtiendra pas la résolution, mais l’Irak sera néanmoins ravagé par la soldatesque américaine et ses collaborateurs. Où encore celles toutes récentes de Susan Rice, ambassadrice des Etats Unis à l’ONU, plaquant ses propres fantasmes sexuels sur le comportement des troupes libyennes face à la rébellion contre le colonel Kadhafi.
Pourtant, nous sommes encore une fois sommés de croire le gouvernement US sur parole sous peine d’être accusé d’adepte des théories du complot ou même tout simplement d’anti-américanisme.
Et l’histoire bidonnée d’un valeureux commando yankee prenant tous les risques pour sauver le soldat Ryan la patrie n’est pourtant en rien une nouveauté. On s’en souvient peut-être, le sauvetage héroïque de la soldate Jessica Lynch prisonnière de l’ennemi en Irak après avoir combattu bravement. Les étudiants de l’Institut de Journalisme de Bordeaux ont beau écrire que la manipulation médiatique du sort de Jessica Lynch avait traumatisé la presse américaine, nous savons que c’est le genre de traumatisme dont beaucoup de journalistes se remettent facilement Comme on le voit dans l'article, ils en sont réduits à taquiner les responsables de l'armée quand ces derniers leur livrent une ouvelle version toujours plus "vraie" de ce qui s'est passé à Abbottabad. 

La seule vraie question est pourquoi maintenant et quelles seront les répercussions de l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden sur les orientations de la politique étrangère de Washington où le débat semble faire rage au sommet de l’Etat.

par Anna Mulrine, The Christian Science Monitor (USA) 7 mai 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

La détermination de ce qui s’est exactement passé dans le compound d’Oussama ben Laden aux toutes premières heures de l’attaque du commando US a amené à quelques brusques réaménagements du récit. Lors d’un briefing au Pentagone vendredi, des journalistes ont taquiné les officiels de l’armée, leur disant qu’ils étaient impatients d’entendre la cinquième nouvelle version de la manière dont s’est déroulée l’attaque du cerveau terroriste.
Voici les quatre dernières évolutions de l’intrigue dans l’histoire ben Laden

1. Les derniers instants de ben Laden
Les informations divulguées par la Maison Blanche en cette fin de semaine visaient à mettre un terme à la question de savoir si M. ben Laden était armé, et s’il a combattu.
Ces questions s’étaient faites de plus en plus insistantes après que la maison Blanche ait donné des informations nettement contradictoires  - et en premier lieu que ben Laden s’était servi d’une de ses épouses comme bouclier humain. Cette version avait été ensuite démentie par un autre officiel de la Maison Blanche.
Selon les derniers éléments communiqués par l’administration, ben Laden a été trouvé au troisième étage de son compound, devant la porte d’entrée de sa chambre. Quand il s’est retourné et à commencé à reculer, il a été atteint de deux balles, une à la tête, l’autre dans la poitrine. Le commando a par la suite découvert un fusil AK-47 et un pistolet dans la chambre de ben Laden, selon les informations.
“Il reculait,” a déclaré un official US au Washington Post ce qui, a-t-il ajouté, est considéré comme un acte de résistance  légitimant l’usage des armes par le commando US. « Va-t-il prendre une arme ? » a déclaré cet officiel. « On ne sait pas pourquoi il recule, [ou] ce qu’il fait quand il retourne à l’intérieur. »
Le raid a mobilisé 79 commandos US et un chien de l’armée, qui a pus servir à la détection d’explosifs – et qui a peut-être été équipé de lunettes de protection connues sous le nom de « doggles ». Le recours aux chiens est de plus en plus fréquent dans les dangereuses régions d’Afghanistan, où ils réussissent plus souvent à déceler les bombes cachées sous les routes que les matériels de haute technologie envoyés sur le terrain par le Pentagone, affirment des officiels de l’armée US.

2. La planque de la CIA

Malgré les efforts acharnés des agents du renseignement pour confirmer la présence de ben Laden dans le compound d’Abbottabad au Pakistan, au moins un des membres du commando Navy Seal a apparemment été surprise que les USA aient finalement mis la main sur leur homme.
Un micro émettant en direct porté par un Navy Seal sur place l’aurait enregistré disant “Damn, c’est lui,” quand il a rencontré ben Laden au troisième étage de son compound », a déclaré un haut responsable militaire au Monitor.
Des articles parus dans deux grands journaux indiquent l’étendue des moyens mis en œuvre par les agents de la CIA pour essayer de confirmer la présence de ben Laden, allant jusqu’à louer une maison voisine quelques mois plus tôt. La maison avait été truffée de matériel d’observation sophistiqué et de fenêtres à glaces sans tain, mais les agents de la CIA disent avoir été néanmoins incapables ne serait-ce que de prendre une photo de ben Laden ou de confirmer définitivement qu’il se trouvait dans le compound avant le raid du commando US.
“On peut le créditer de son aptitude à déjouer l’espionnage,” a déclaré au Washington Post un ancien agent de la CIA au sujet du refus obstiné de ben Laden de mettre un pied dehors.

3. Ben Laden continuait à comploter

Les officiels US ont commence à donner des détails dans la soirée de jeudi sur le trésor que sont les documents découverts dans le compound de ben Laden à Abbottabad. Ces documents indiquent que malgré l’extrême lenteur de ses voies de communications, ben Laden continuait à diriger les opérations globales de son organisation terroriste, y compris des projets d’attentats contre des objectifs vulnérables aux Etats Unis.
Un bloc-notes manuscrit saisi pendant le raid du commando US contenait les grandes lignes d’un plan d’al Qaïda pour faire dérailler un train sur un pont, peut-être à Noël, ou pendant le discours du président Obama sur l’état de l’Union, ou pour le 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre, a déclaré un officiel au new York Times.
De son côté, al Qaïda a apparemment mis hors jeu les théories de la conspiration selon lesquelles ben Laden est toujours en vie. L’organisation terroriste a confirmé la mort de ben Laden – et a promis de le venger. « Nous disons avec force que le sang du combattant de la guerre sainte, le cheikh Oussama ben Laden, Dieu le bénisse, nous est précieux ainsi qu’à tous les Musulmans et n’aura pas été versé en vain. Nous resterons, si Dieu le veut, une malédiction qui poursuivra les Américains et leurs agents, qui les suivra à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs pays.
L’organisation a ajouté qu’un dernier message de ben Laden, dont elle dit qu’il a été enregistré la semaine dernière sera diffuse dans les prochains jours.

4. Le Pakistan savait-il?

C’est l’opinion du sénateur Démocrate du Michigan Carl Levin, président de la Commission sénatoriale des forces armées, qui ouvre une enquête parlementaire sur ce que le gouvernement pakistanais savait au sujet de l’enclave suburbaine de ben Laden. Elle se situait juste en bas de la route où se trouve l’académie militaire pakistanaise.
“Je pense qu’à haut niveau – l’échelon supérieur des services de renseignements - , ils le savaient, » a déclaré le sénateur Levin à ABC News. « Je ne peux pas le prouver. Je pense simplement qu’il est contre-intuitif de ne pas le penser. »
Un haut responsable de l’armée pakistanaise a averti que toute autre opération commando américaine de ce genre dans le pays serait une violation de la souveraineté pakistanaise et nuirait aux relations entre les deux pays. Pour l’instant, l’armée des Etats Unis n’a pas reçu de demande de retrait d’un seul de ses « un peu moins de 300 » soldats actuellement dans le pays, a déclaré vendredi aux journalistes le colonel Dave Lapan, porte parole du Pentagone,
“Nous n’avons été alertés d’aucune nouvelle décision sur la taille de nos effectifs au Pakistan,” a-t-il dit, ajoutant que leur nombre est fluctuant.“

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mardi, mai 03, 2011

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On a retrouvé les enfants d'Oussama ben Laden


Je ne suis pas le seul à s’être demandé où se trouvaient les personnes qui ont survécu à l’assaut contre la maison qui hébergeait Oussama ben Laden à Abbottabad au Pakistan (à 800 mètres d’une caserne).

Georges Malbrunot s’est posé la même question pour le journal Le Figaro :


D’après lui,
Deux femmes… furent blessées et «un nombre indéterminé d’autres femmes et d’enfants» furent transférés dans un «lieu sûr». Les responsables américains n’ont fourni aucun détail sur leurs identités réelles. 
On en sait un peu plus sur ce lieu sûr grâce au journal espagnol El Periodico

Les hélicoptères des Etats Unis qui ont participé à l’opération contre le chef d’al Qaïda n’ont pas pu les emmener faute de place
Mardi 3 mai 2011

Plusieurs proches d’Oussama ben Laden, tué lundi au cours d’une opération de l’armée des Etats unis pour le capturer, sont détenus au Pakistan, selon des responsables de l’armée pakistanaise cités par l’agence Reuters.
Parmi eux, se trouvent une fille de 12 ou 13 ans, huit autres enfants et une de ses épouses. Ces membres de la famille, ainsi que l’a expliqué la source, seront interrogés et sans doute renvoyés d’où ils viennent, mais conformément à la loi pakistanaise, ils ne seront pas transférés aux Etats Unis
La femme et les enfants étaient restés sur le lieu des événements après qu’un hélicoptère de transport – probablement le MH-60 Sea Hawk – a dû abandonner en raison de problèmes mécaniques. Un autre hélicoptère avait pour mission de transporter des hommes faits prisonniers et les commandos qui ont réalisé l’opération.
Selon le gouvernement pakistanais, les détenus vont bien, et certains reçoivent des soins médicaux.

Le site belge d’information 7/7 nous rapporte une version pakistanaise des événements qui diffère sensiblement de celle que donnent les Etats Unis. En particulier, une épouse de Ben Laden aurait indiqué qu'ils avaient déménagé dans la résidence il y a quelques mois

On verra si les Etats Unis apportent des preuves de la présence de Ben Laden dans cette maison. Je pense que les artistes de la CIA ont eu amplement le temps de réviser leur Photoshop ou leur Paintshop Pro  et vont être en mesure de nous donner les « bonnes » photos cette fois du cadavre d’Oussama ben Laden.

Une affaire qui ressemble de plus en plus à une offensive des Etats unis contre le Pakistan dont les autorités sont maintenant accusées d’avoir protégé le dirigeant d’al Qaïda.

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posted by Djazaïri at 9:10 PM 0 comments

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Les Américains ont-ils évité la lapidation à Oussama ben Laden?


La version officielle sur l’assaut qui a permis à des soldats de l’armée américaine de tuer Oussama ben Laden commence à évoluer. Il faut dire que la version initiale était trop marquée par les fantasmes en vogue chez les téléspectateurs aux Etats Unis.

En effet, on nous a rapporté initialement que :


Mais on nous dit maintenant que finalement :


Quoi qu’il en soit, j’ai comme l’impression qu’il existait une promiscuité hommes – femmes incroyable dans une maison (immense) supposée abriter une vingtaine d’ultra- fondamentalistes musulmans.
D’autant, nous dit-on, que la femme en question n’était pas son épouse. Alors, Ben Laden a-t-il été tué alors qu’il était sur le point de s’adonner à une relation que la morale islamique réprouve ? Les Américains lui auraient-ils épargné la lapidation?

Il reste que selon les autorités US, Ben Laden n’a pas été le seul à mourir pendant l’intervention des soldats Américains :
Ben Laden a été tué d’une balle dans la tête et de hauts responsables US indiquent que deux frères dont on pense qu’ils étaient ses courriers, ainsi qu’un des fils adultes du chef d’al Qaïda ont aussi péri pendant le raid.
Il règne une certaine confusion sur les identités de ceux qui ont été tués pendant le raid malgré que l’attaque a été vue en direct par le président US Barack Obama et d’autres hauts responsables.
Je me risquerais à dire de mon côté que la confusion règne aussi sur les identités de ceux qui n’ont pas été tués. 

Si je compte bien, ça fait quatre morts en tout : Oussama Ben Laden, un de ses fils et deux de ses estafettes. Avec la femme tuée dont parle le journal Le monde mais pas le Daily Mail, ça fait cinq.
Les autres sont donc vivants mais où sont-ils ? Prisonniers ? Libres ?

Il paraitrait même qu’une fille du chef d’al Qaïda âgée de 12 ans aurait assisté à la mort de son père.
Elle s’appelle comment au juste ?
Elle est où cette petite ?
A Guantanamo ? C'est mixte Guantanamo? ou noyée avec son père pour respecter des rituels religieux inventés par la CIA ?

Si ces gens sont libres, qu’attendent les journalistes pour les rencontrer ?

S’ils sont prisonniers, pourquoi les Américains ne les exhibent-ils pas ?

Par décence peut-être ? Eh oui, c’est qu’on est à cheval sur les principes aux Etats Unis.

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