jeudi, juin 28, 2012

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Un pêcheur Tunisien tué par des garde-côtes Libyens


les misérables pêcheurs, qu'ils soient de Gaza ou de Djerba intéressent mois que l'équipage d'un F4-Phantom qu'il soit turc ou sioniste.
Ainsi Le Figaro est pour l'heure le seul organe de la grande presse française à évoquer un incident maritime qui a coûté la vie à un pêcheur Tunisien.
Le crime de ce pêcheur était d'être entré dans les eaux territoriales libyennes. A la différence du F4-Phantom turc entré dans l'espace aérien syrien, ce pêcheur était dans une embarcation civile armée de seuls filets de pêche.
Cette mort qui aurait peut-être fait la une si elle avait été causée par la marine de Mouammar Kadhafi n'a droit, démocratie libyenne et serment de Tobrouk oblige, qu'à un entrefilet.

Remarquez que le titre de la dépêche ne précise pas la nature civile du bateau tunisien, ni le fait que les tirs ont tué.
AFP Publié le 27/06/2012 à 21:58 Réactions (30)
 Un navire des garde-côtes libyens a ouvert le feu aujourd'hui sur un bateau de pêche tunisien au large de la Libye, faisant un mort parmi l'équipage, a-t-on appris de sources concordantes. Un bateau de pêche tunisien, avec à son bord 19 marins, s'est introduit dans les eaux territoriales libyennes et a refusé d'obtempérer aux ordres d'un navire des garde-côtes libyens, a indiqué une source anonyme au ministère de la Défense. La vedette libyenne a alors ouvert le feu, faisant deux blessés dont l'un d'entre eux a ensuite succombé à ses blessures, selon l'agence officielle TAP.

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jeudi, juin 21, 2012

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La poudrière libyenne


A défaut de succès au cinéma pour son « film » intitulé ‘Le serment de Tobrouk’, Bernard-Botul-Henri Lévy reste très fier de son œuvre destructrice en Libye.
C’est pourquoi il se garde généralement de commenter l’actualité libyenne et que vos journaux font preuve d’une retenue qui honore la démocratie.

En effet, ils ne sont que quelques uns à rapporter ce qui suit : 
Mis à jour le 21.06.12 à 07h16
Des affrontements dans l'ouest de la Libye entre combattants de la ville de Zentane et membres de la tribu Machachia ont fait 105 morts et un demi-millier de blessés en une semaine, a annoncé mercredi le gouvernement intérimaire libyen.
 
Ce dernier, qui peine à asseoir son autorité sur le pays depuis le renversement de Mouammar Kadhafi, a déployé l'armée dans cette région du djebel Nefoussa et le calme a été rétabli depuis lundi, a dit Nasser el Mani, porte-parole du gouvernement.
 
Les combats, qui ont débuté le 11 juin, ont opposé des hommes de Zentane, particulièrement actifs dans le renversement de Mouammar Kadhafi, et des membres de la tribu Machachia, qui avait choisi de ne pas se joindre à la rébellion en 2011.
 Reuters

On décompte en fait 105 morts.

Et l’info qui suit n’est pas très reprise non plus :

Monde
Mis à jour le 21.06.12 à 15h53
L'aviation tunisienne a détruit trois camions transportant des armes venant apparemment de Libye voisine et destinées à l'Algérie, rapporte ce jeudi l'agence de presse officielle Tap.
 
Un avion militaire a détruit les véhicules après avoir été la cible de tirs provenant de ces camions dans le désert de Tataouine, dans le sud de la Tunisie, indique-t-elle. «Ces camions, qui tentaient d'accéder au territoire tunisien, seraient en route vers l'Algérie en provenance de la Libye», écrit le correspondant sur place de l'agence. La Tap ne donne aucune précision sur ces trafiquants d'armes.
 
Préoccupation croissante autour de la sécurité frontalière
 
Cet incident reflète les préoccupations croissantes concernant la sécurité aux frontières de la Libye, qui émerge d'une longue guerre civile ayant abouti à la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi. La contrebande transfrontalière d'armes et d'autres produits est florissante dans la région depuis la «révolution du jasmin» en Tunisie, qui a renversé en janvier 2011 le président Zine ben Ali, et la chute du Guide libyen.
 
Responsables libyens et tunisiens se sont rencontrés à plusieurs occasions à la frontière pour débattre de ces questions de sécurité.
 
Avec Reuters
 
Aermacchi MB-326 de l'armée tunisienne
Demandez-vous à quand remonte la dernière intervention de l’aviation militaire tunisienne.

Oui, c’était il y a très longtemps et peut-être même qu’elle n’a jamais eu à mener de réelle opération de combat !
C’est maintenant chose faite grâce à Bernard-Botul-Henri Lévy et ses amis

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jeudi, mai 31, 2012

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Il n'y a pas de soulèvement populaire en Syrie


John R. Bradley est un observateur Britannique de la scène politique du Proche Orient. Sa notice biographique nous indique un parcours assez typique de l’élite britannique avec une formation entre autres à l’University College de Londres et à Oxford.
M. Bradley publie souvent dans des organes de presse comme The Spectator, The Jewish Chronicle ou The Daily Mail comme pour l’article que je vous propose. Politiquement, il semble être un conservateur de type traditionnel, pas un néoconservateur.
Son analyse du « printemps arabe » le range aussi parmi les sceptiques, sauf qu’il a du mal à admettre que son pays et les pays alliés au sien (France, Etats Unis etc.) ont agi en connaissance de cause pour  empêcher les « révolutions » d’aller jusqu’au bout en Tunisie et en Egypte et en ont carrément fomenté en Libye et en Syrie.

M. Bradley n’arrive en effet pas à comprendre pourquoi son pays soutient des tendances politiques rétrogrades contre le gouvernement syrien qui, malgré bien des tares, assure le respect de toutes les confessions. Pour l’auteur de l’article, l’Occident soutient en Syrie un soulèvement populaire imaginaire.

Je refuse cependant de mettre, comme il le fait, dans le même sac le parti En-Nahda en Tunisie et les sectaires que les forces de l’OTAN ont aidés à éliminer Kadhafi ou ceux qui dominent la rébellion en Syrie. Entre En-Nahda et les autres, il y a plus que des nuances et un contexte intérieur et régional bien différent.
Il est par contre vrai que l’issue des évolutions en cours en Tunisie et en Egypte est des plus incertaines comme dans n’importe quel processus politique de cette ampleur.

Les autorités syriennes font en réalité face à un conglomérat redoutable de candidats à la dictature et, surtout, d’une des versions les plus sectaires des Frères Musulmans et d’autres groupes appartenant à la mouvance « salafiste ».Tous sont fortement inféodés aux monarchies pétrolières, à l’Arabie saoudite en particulier.
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M. Bradley devrait savoir que si ces « islamistes » sont rigoristes en matière de mœurs et de littéralisme doctrinal, ils sont par contre libéraux en matière économique et flexibles devant le problème posé par le régime sioniste.
Et c’est tout ce qui importe.

par John Bradley, The Daily Mail (UK) 29 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri


La spirale de la mort continue en Syrie Depuis plus d’un an, Depuis plus d’un an maintenant, ce malheureux pays arabe est en proie à la sauvagerie avec la contestation du régime autoritaire du président Bachar al-Assad par des insurgés.

La brutalité des deux côtés s’est traduite par un catalogue de plus en plus fourni d’atrocités qui provoquent chez la population syrienne une crainte de plus en plus forte de voir le pays sombrer dans la guerre civile.

Ces inquiétudes n’ont fait que s’exacerber avec les informations dur le massacre commis dans la ville de Houla où on dit que plus de 100 civils ont été massacrés la semaine dernière par les forces gouvernementales.

Parmi les tués, se trouvaient pas moins de 40 enfants et 34 femmes.

Dimanche dernier, le Conseil de Sécurité de l’ONU – réuni en urgence – a condamné à nouveau fermement Assad et a réitéré ses appels à un cessez-le-feu entre les autorités et les rebelles.

Ici, en Grande Bretagne, le ministre des affaires étrangères William Hague s’en est non seulement pris à Assad dans les termes les plus vigoureux, mais a aussi exigé une pression internationale pour provoquer sa chute. Hier, la Grande Bretagne – et d’autres puissances occidentales – ont annoncé l’expulsion des diplomates Syriens en poste chez elles.

Même l’idée d’une intervention militaire occidentale contre Assad n’a pas été écartée.

Aux Etats Unis, le général Martin E. Dempsey, chef de l’état-major interarmes, a indiqué que des troupes américaines pourraient être envoyées pour aider les rebelles. « Il y a toujours une option militaire, » a-t-il dit. Hague lui-même s’est livré à de bruyantes rodomontades ces derniers jours.

L’expression de l’indignation au sujet de Houla et les menaces subséquentes d’action militaire, tout cela s’accorde avec le schéma narratif occidental conventionnel de la crise syrienne, dans lequel Assad est dépeint comme un tyran sanguinaire et les rebelles comme des combattants héroïques de la liberté qui essayent de délivrer le peuple syrien de l’oppression.

Cette image a été soigneusement cultivée par le camp anti-Assad qui s’est montré maître dans la propagande manipulatrice destinée à de crédules politiciens Occidentaux, aux chaînes de télévision et aux organisations militantes.

Mais la vérité sur la violence en Syrie est beaucoup plus complexe que ce que voudraient nous faire croire les ennemis d’Assad.

Bien sûr, ces effusions de sang meurtrières doivent être condamnées et il est certain qu’une tragédie humaine est en cours. Le régime Assad est à l’évidence repoussant et ses actions indéfendables, ce qui fait qu’un authentique et pacifique soulèvement populaire ne peut être que justifié et compréhensible.

Cependant, contrairement à ce que Hague pourrait soutenir, nous sommes devant tout à fait autre chose qu’une confrontation directe entre une dictature et un peuple.

Si le soulèvement avait commencé par des manifestations pacifiques de Syriens ordinaires, la notion simpliste du bon contre le méchant ne reflète plus la réalité.

Même au niveau le plus élémentaire, cous ne savons pas ce qui s’est réellement passé à Houla. ‘La vérité est la première victime de la guerre’ dit sagement le vieil adage.et tout ce que nous avons pour le moment, ce sont les affirmations des deux camps.
Les rebelles accusent Assad tandis que le régime du président conteste fermement et absolument toute responsabilité dans la tuerie, soulignant le fait que la plupart des victimes semblent avoir été tuées à bout portant, à un moment où les forces gouvernementales se servaient de mortiers de gros calibre contre les rebelles.

Propagande pour se convaincre soi-même ? Peut-être, mais dans ces phases les plus sombres des conflits, les histoires d’atrocités ont souvent été exagérées et exploitées.

Rien qu’en février par exemple, juste avant un vote décisif à l’ONU sur des sanctions contre la Syrie, on nous avait dit que plus de 200 civils avaient été tués par les forces d’Assad pendant le bombardement meurtrier de Homs, un bastion rebelle.,
Mais il s’est avéré par la suite que le vrai bilan des victimes était de 55 morts.

En outre, on devrait reconnaître que les rebelles sont accusés d’actes de barbarie qui n’ont rien à envier à ceux du régime d’Assad.

Ces derniers mois, ils ont été accusés d’une série d’attaques terroristes cruelles dans les grandes villes, dont des attaques à la voiture piégée et des attentats suicide. De leur côté, ils affirment que ces attentats étaient l’œuvre d’Assad. Mais qui peut savoir la vérité ?
Cette sombre image d’une violence mutuellement meurtrière fait qu’il est absurde pour Hague de prétendre qu’il s’agit simplement d’un combat moral entre la bassesse du régime d’Assad et la noblesse de ses opposants.

Le fait est qu’il n’y a pas de soulèvement du peuple syrien contre le gouvernement. Pas plus qu’il n’y a eu de manifestations d’ampleur contre la présidence d’Assad dans les deux plus grandes villes du pays, Alep et Damas, où les seules manifestations massives à s’être tenues avaient été en faveur du président.

Certains essayent d’expliquer l’absence de manifestations massives en soutenant que c’est la nature tyrannique du régime qui les empêche, mais ça ne résiste pas à l’examen. En Egypte, la police, l’armée et les services de sécurité du président Moubarak étaient bien plus puissants que ceux d’Assad dans la Syrie d’aujourd’hui, elles n’avaient pourtant pas pu empêcher les énormes manifestations populaires..

Il n’y a rien eu de ce genre en Syrie, parce que la réalité est que l’opposition ne représente pas la volonté de la population. En fait, elle est une force majoritairement islamiste qui veut mettre un terme à l’attachement d’Assad à un régime sécularisé sous lequel – à côté de toutes les tares du régime – les drois des minorités religieuses sont respectés.

L’instance de coordination de l’opposition, le Conseil National Syrien (CNS) est dominé par la ligne dure des Frères Musulmans qui militent pour l’imposition de la charia. Le CNS est puissamment soutenu par des djihadistes armés sur le terrain qui veulent créer un Etat islamique anti-occidental en Syrie.

Ces zélotes ont obtenu armes et soutien financier auprès des régimes musulmans fondamentalistes d’Arabie Saoudite et du Qatar car tous deux veulent promouvoir un islamisme ultraconservateur dans toute la région.

Il est grotesque que notre propre ministre des affaires étrangères considère de notre devoir de prendre fait et cause pour ces fanatiques en Syrie qui n’éprouvent d’intérêt ni pour la négociation, ni pour la démocratie.

Hague est tout simplement dans l’erreur s’il pense que nous avons quoi que ce soit à gagner d’une intervention dans ce pays.
La position britannique est marquée par l’hypocrisie. Hague fulmine au sujet des droits de l’homme en Syrie parce que cette affaire domine l’actualité internationale, mais ne dit pourtant rien sur les violations des libertés en Arabie Saoudite, simplement parce que ce pays se trouve être notre allié riche en pétrole.

Il critique la Russie pour son soutien à Assad mais reste silencieux sur le soutien apporté par le Qatar à des djihadistes meurtriers.
Nos politiciens ne semblent pas non plus avoir tiré une quelconque leçon du soi-disant printemps arabe qu’ils présentaient enthousiastes l’an dernier comme un triomphe sur la dictature. Les choses ne se sont guère passées ainsi.

Dans presque tous les pays où le printemps arabe a prévalu, le résultat a été plus d'oppression, plus de paralysie économique et plus d’autocratie religieuse.

Ainsi, en Tunisie, le pays qui était auparavant le plus sécularisé et progressiste du monde arabe, des bandes de voyous salafistes arpentent désormais les rues, menaçant les femmes qui ne portent pas le voile et incendiant des magasins qui osent vendre de l’alcool. Au Yémen, al Qaïda contrôle maintenant d’importantes zones au sud du pays, tandis qu’en Egypte, le premier tour de l’élection présidentielle a débouché sur un duel entre un islamiste tenant de la ligne dure et un ancien sbire de Moubarak – pas vraiment la victoire de la démocratie qui avait été promise au peuple égyptien au plus fort de la révolution.

Tout cela explique en bonne partie pourquoi la population syrienne a majoritairement refusé de soutenir les rebelles. Elle voit ce qui s’es passé ailleurs au Moyen Orient et elle en tremble.

Assad a peut-être du sang d’enfants sur les mains, mais aux yeux de la majorité de son peuple, il offre au moins une certaine stabilité et un certain progrès économique, alors que la perspective d’un pouvoir djihadiste dignifie puritanisme et paralysie.
Il serait scandaleux de sacrifier la vie de soldats Britanniques dans ce conflit dans lequel nous n’avons aucun intérêt national.

Trop de vies ont déjà été perdues dans des aventures idéologiques en Afghanistan et en Irak. Mais le coût de ces deux guerres ne sera rien à côté ds terribles conséquences d’une intervention en Syrie

Même si nos forces réussissaient à expulser Assad du pouvoir, nous serions entraînés dans un bourbier sanglant au moment où nous tenterions de discuter d’un accord entre les factions en guerre.

Notre intervention en Libye a bien pu déposer un tyran – mais seulement au prix de la mise au pouvoir de milices islamiques meurtrières et de la dégradation de l’infrastructure de cette nation. Les dégâts que nous causerions en Syrie seraient encore plus grands.

Dans tous les cas, en cette période de coupes sombres dans le budget militaire, nous ne sommes tout simplement pas en mesure d’intervenir – alors la rhétorique agressive de Hague est  de toute façon à peine autre chose qu’une simple posture.

John R. Bradley est l’auteur de After The Arab Spring : How Islamists Hijacked tje Middle East Revolts (Palgrave Macmillan)

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dimanche, mai 27, 2012

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C'est où Jendouba?


Le changement politique en Tunisie, s’il a eu le mérite insigne de délier les langues et d’instituer un véritable multipartisme, a cependant pour revers des difficultés économiques liées à la méfiance des investisseurs étrangers et surtout, à un net recul de l’activité touristique.
Or, le tourisme de masse est, comme chacun le sait, un des piliers de l’économie tunisienne, pourvoyeur de nombreux emplois qualifiés ou non qui se concentrent essentiellement sur la façade maritime.

On se souviendra que ce littoral touristique a en fin de compte peu contribué aux troubles qui se sont soldés par l’éviction de  Zine el-Abidine Ben Ali .

Au risque de choquer certains lecteurs, je dirais qu’un tel tourisme de masse dans un pays où le revenu moyen reste bien inférieur à celui des pays dont sont originaires la grande majorité des touristes ne peut se passer d’un régime autoritaire et policier pour discipliner les locaux. Ce tourisme a notamment besoin de la paix civile dans ses aspects même les moins politiques.
C’est l’idée qu’on peut retenir de cet article de Lotfi Larguet qui considère comme probable la fin de la reprise touristique en raison des troubles politiques et sociaux qui affectent encore (de plus en plus ?) le pays et débouchent sur des mises en garde adressées par les gouvernements occidentaux à leurs ressortissants.

Lotfi Larguet, chez qui on relève une pointe de nostalgie pour le régime précédent conclut ainsi son papier :
Déjà, le rassemblement de Kairouan avait dissuadé des milliers de touristes de venir. Si on ajoute les incidents et les actes de violence de Jendouba, du Kef et ailleurs, il faudrait s’attendre à une saison touristique catastrophique qui ne peut mener le pays qu’à la ruine.
Le laxisme du gouvernement et l’absence de réaction des partis politiques notamment ceux qui gouvernent actuellement et qui n’ont pris jusque-là aucune position claire sur cette question sont autant de signes inquiétants pour l’avenir immédiat et futur de notre pays.
On ne peut pas dire que la presse hexagonale accorde beaucoup de place à cette agitation. Il est vrai que le secteur touristique français possède des intérêts importants.en Tunisie. Pourtant si l’activité touristique existe, notamment sur le littoral du gouvernorat de Jendouba, on ne se trouve pas là devant du tourisme de masse..

Le Nouvel Observateur est un des rares organes de presse français à vous parler de ce qui se passe à Jendouba, même s’il s’intéresse exclusivement à l’action de quelque 500 «salafistes» qui ont « terrorisé » la population, incendiant notamment un poste de police.

Poste de police incendié à Jendouba
Vous ne trouverez rien par contre sur cet appel  à une grève générale dans la région de Jendouba lancé par l’instance régionale de l’UGTT, la centrale syndicale tunisienne.
Le fait de voir les salafistes occuper le terrain là où un syndicat prévoit une action de masse ne doit selon moi rien au hasard.

Au fait, le gouvernorat de Jendouba se trouve au nord-est du pays et est limitrophe de l’Algérie. Son chef lieu est la ville du même nom, mais l’agglomération la plus connue est le port de Tabarka.
  

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lundi, juillet 11, 2011

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Il est mal Jean Daniel du Nouvel Observateur


Il ne comprend pas qu'aucun peuple arabe, dès lors qu'il n'est plus muselé sous la férule d'une clique à la solde de l'Occident, ne peut accepter l'existence de l'entité sioniste, su moins aux dépends du peuple palestinien. Les peuples arabes n'ont cependant rien contre la création d'un Etat juif, ou prétendu tel, en Alsace, en Bavière, au Birobidjan ou en Alaska. Le peuple tunisien ne déroge pas à cette règle et peut le faire savoir maintenant qu'il a arraché sa liberté.

Je me demande où M. Daniel qui semble et se dit animé par des valeurs républicaines peut trouver des arguments logiques pour justifier l'édification d'un Etat sur la base de la spoliation d'un peuple, le peuple palestinien en l'espèce.  

Faudrait qu'il arrête d'écrire car ses contorsions avec la logique vont le rendre fou Surtout que jean Daniel se contorsionne sur d'autres sujets comme l'affaire Dominique Strauss-Kahn / Nefissatou Diallo Une expression de solidarité tribale qui tente de se faire passer pour une véritable réflexion....

Alerte en Tunisie

Le Point de Vue de Jean Daniel 11 juillet 2011l

La nuit dernière, une trentaine d'intellectuels tunisiens ont signé une pétition, s'alarmant des dispositions contenues dans ce qu'on appelle le Pacte républicain.
Ce pacte, c'est celui conclu par les représentants majoritaires de la Haute Instance chargée de préparer un programme pour les futurs Constituants, qui seront élus en septembre prochain.  Ce pacte était destiné à ne pas laisser les débats et les ambitions s'égarer dans tous les sens.
Or dans le texte de ce pacte, figure selon les pétitionnaires,  une disposition inspirée par un anti-occidentalisme régressif et entièrement contraire à l'esprit de la Révolution de Jasmin et 
du Printemps arabe.

Mais il contient aussi  autre chose, à savoir une recommandation selon laquelle la future constitution tunisienne intègrerait, dans ses principes, l'interdiction pour l'Etat tunisien d'accepter une « relation  normative avec l'entité sioniste ». La rédaction de cette recommandation est stupéfiante. Il ne s'agit pas seulement, ce qui serait normal, d'une solidarité avec le peuple palestinien, quoique ce peuple décide. Il s'agit d'un refus d'accepter l'existence de l'Etat d'Israël qui n'est même pas appelé par son nom. Ce qui signifie que, tout comme le président iranien Ahmadinejad, on souhaiterait sa disparition.

Cette disposition, si elle était acceptée, mettrait la Tunisie au premier rang des Etats arabes et islamistes qui refusent la solution des deux Etats et qui désavouent le président Mahmoud Abbas, de l'Autorité Palestinienne. Dans ces conditions, c'est la Tunisie progressiste  nuirait gravement aux forces, à la fois palestiniennes et israéliennes, qui combattent aussi bien les dirigeants israéliens que le radicalisme du Hamas palestinien.

Le plus attristant, c'est qu'à la tête de cette Commission se trouve l'éminent juriste, le professeur respecté de droit international, Monsieur Ben Achour. Jusqu'au dernier moment, les réformateurs croyaient trouver en lui un guide. Mais il s'est rallié à un compromis détestable, en assurant qu'il le pensait provisoire. Les choses seront plus claires dans la journée, mais rien ne peut davantage émouvoir les amis fidèles de la  Tunisie que la Révolution de Jasmin a rendus heureux et qui se mobilisent pour aider ce pays.
Jean Daniel

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samedi, avril 30, 2011

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La phase 2 du "Printemps arabe"

C’est le deuxième texte de Tariq Ali que je vous propose. C’est un plaisir d’autant que son analyse a l’intérêt de bien resituer les événements actuels en Libye et en Syrie dans leur contexte géopolitique.

Si, en effet, un certain nombre d’observateurs en Occident ont feint d’éprouver une passion pour les révolutions arabes, cette passion ne s’est vraiment exprimée qu’une fois que ces révolutions ont pu être canalisées de façon à écarter, au moins provisoirement, la crainte que leur ont d’abord inspiré ces mouvements populaires.

Nous sommes, nous dit Tariq Ali, dans la phase 2 du « printemps arabe » : tentative d’endiguement en Tunisie et en Egypte, écrasement à Bahrein et peut-être au Yémen si le deal proposé par l’axe du bien (américano-saoudien) n’aboutit pas

Syrie et Libye connaissent des sorts un peu particuliers. En Libye, l’intervention enrobée dans des prétextes altruistes, .a comme visée de faire passer directement les ressources pétrolières et financières de ce pays sous contrôle occidental .Même si ces pays occidentaux, pour l’heure alliés dans la destruction de la Libye, s’avéreront rapidement concurrents pour le partage des dépouilles qui consistent en gisements de gaz et de pétrole. L’ardeur au combat des uns et des autres dépendant d’ailleurs du retour sur investissement que chacun escompte.

En Syrie, une intervention militaire étrangère est exclue. Tout d’abord parce que, même si elle est tout à fait « prenable », l’armée syrienne est tout de même un plus gros morceau que l’armée libyenne. Ensuite, parce que le contexte géopolitique ne s’y prête pas : le Turquie s’y opposerait sans doute activement et la voyoucratie sioniste ne pourrait sans doute pas être maintenue à l’écart de ce qui ressemblerait  à un véritable séisme.

Car l’acteur sioniste doit forcément être inclus dans l’équation syrienne. Et, comme on l’a déjà dit ici, le régime sioniste se satisfait parfaitement du régime syrien dont l’activisme antisioniste ne va pas au-delà des rodomontades de principe et qui, sinon, est un adversaire prévisible. Prévisible et faible, ainsi que l’ont montré des raids de l’aviation sioniste effectués impunément en profondeur dans le territoire syrien, voire même au-dessus de Damas.

Maintenant, les Américains et les Occidentaux en général doivent se préparer à l’éventualité d’une disparition du régime baathiste en Syrie et c’est dans le cadre de cette préparation que s’inscrivent les toutes récentes annonces de sanctions par le gouvernement des Etats Unis. Ces annonces ne sont d’ailleurs qu’un infléchissement purement médiatique, le régime syrien faisant depuis des années l’objet de sanctions de la part des Etats Unis pour des raisons qui n’ont à voir qu’avec la sécurité de l’Etat sioniste, et rien d’autre.

Qui va remodeler le monde arabe: le peuple ou les Etats Unis?

La phase 1 du printemps arabe est terminée. La phase 2 – la tentative d’écraser ou de contenir d’authentiques mouvements populaires – a commencé.
Par Tariq Ali, The Guardian (UK) 29 avril 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

La mosaïque qui caractérise le paysage politique du monde arabe – des monarchies clientélistes, des dictatures nationalistes dégénérées et des stations service impériales qu’on appelle Etats du Golfe – a été le produit d’une intense expérience du colonialisme anglais et français. Cette période a été suivie, après la seconde guerre mondiale, par un processus complexe de transition impériale vers les Etats Unis. Le résultat en a été un nationalisme arabe radicalement anticolonialiste et l’expansionnisme sioniste dans le contexte plus large de la guerre froide.

Avec la fin de la guerre froide, Washington a pris en charge la région, d’abord par le truchement de potentats locaux puis au moyen de bases militaires et par l’occupation directe. La démocratie n’avait jamais été au programme, ce qui permettait aux Israéliens de se vanter d’être le seul rayon de lumière au cœur des ténèbres arabes. Comment tout cela a-t-il été affecté par l’intifada arabe qui a commence il y a quelques mois ?

En janvier, les rues arabes ont résonné de slogans qui ont réuni les masses toutes classes et conditions confondues : « Al-Sha'b yurid isquat al-nizam ! » - « Le peuple veut la chute du régime ! » Les images qui déferlaient de Tunis au Caire, de Sanaa à Bahreïn, sont celles de peuples arabes à nouveau debout. Le 14 janvier, alors que des foules de manifestants convergeaient vers le ministère de l’intérieur, le président Tunisien Ben Ali et sa famille s’enfuyaient en Arabie Saoudite. Le 11 février, le soulèvement national égyptien renversait la dictature d’Hosni Moubarak tandis que des rébellions de masse éclataient en Libye et au Yémen.

En Irak sous occupation, des manifestants ont protesté contre le régime de Maliki et, tout récemment, contre la présence se soldats et de bases des Etats Unis. La Jordanie a été secouée par des grèves d’ampleur nationale et une rébellion tribale. Les manifestations à Bahreïn ont évolué en appels au renversement de la monarchie, ce qui a effrayé les kleptocrates Saoudiens voisins et leurs parrains Occidentaux qui ne peuvent concevoir une Arabie Saoudite sans sultans. Au moment même où j’écris, en Syrie,  l’appareil baathiste brutal et corrompu assiégé par son propre peuple lutte pour sa survie.

La détermination de ces soulèvements était double, économique – chômage de masse, hausse des prix, pénurie de produits de première nécessité – et politique : clientélisme, corruption, répression, torture. L’Egypte et l’Arabie Saoudite étaient les deux piliers essentiels de la stratégie des Etats Unis dans la région, ainsi que l’avait récemment confirmé le vice-président US Jo Biden, qui avait déclaré être plus préoccupé par l’Egypte que par la Libye. Le souci ici est Israël ; la crainte qu’un gouvernement démocratique incontrôlable [par les USA] puisse remettre en cause le traité de paix. Et Washington a, pour le moment, réussi à réorienter le processus politique vers un changement soigneusement orchestré, conduit par le ministre et le chef d’état-major de Moubarak, ce dernier étant particulièrement proche des Américains.

L’essentiel du personnel du régime est resté en place. Ses messages essentiels portent sur le besoin de stabilité et le retour au travail, de mettre un terme à la vague de grèves. De fiévreuses négociations se poursuivent en coulisses entre Washington et les Frères Musulmans. L’ancienne constitution légèrement amendée reste en vigueur et le modèle sud-américain de vastes mouvements sociaux qui produisent de nouvelles organisations politiques qui triomphent dans les élections est loin d’être reproduit dans le monde arabe, ne posant ainsi aucun défi sérieux, pour le moment, au statu quo économique.

Le mouvement de masse reste mobilisé en Tunisie et en Egypte, mais ne dispose pas d'instruments politiques qui reflètent la volonté générale. La première phase est terminée. La seconde, celle du reflux de ces mouvements, a commencé.

Les bombardements de la Libye par l’OTAN étaient une tentative de reprendre l’initiative « démocratique » après la déposition de ses dictateurs alliés en d’autres lieux. Ils ont fait empirer la situation. Le soi-disant empêchement d’un massacre a causé la mort de centaines de soldats, dont beaucoup ne combattaient que sous la contrainte, et a permis à l’horrible Mouammar Kadhafi de se faire passer pour un anti-impérialiste.

On doit dire ici que, quelle que soit l’issue finale, le peuple libyen a perdu. Soit le pays sera partitionné entre  un Etat dirigé par Kadhafi et un sordide protectorat pro-occidental dirigé par des hommes d’affaires triés sur le volet, soit l’Occident éliminera Kadhafi et contrôlera l’ensemble de la Libye et ses énormes réserves de pétrole. Cet étalage d’amour pour lé démocratie ne s’étend pas aux autres pays de la région.

A Bahrein, les Etats Unis ont donné leur feu vert à une intervention saoudienne pour écraser les démocrates de ce pays, au renforcement du sectarisme religieux, à la tenue de procès secrets et à la condamnation à mort de manifestants. Bahrein est aujourd’hui un camp de prisonniers, un mélange toxique de Guantanamo et d’Arabie Saoudite.

En Syrie, l’appareil sécuritaire dirigé par la famille Assad tue à volonté, mais sans être en capacité d’écraser le mouvement démocratique. L’opposition n’est pas sous le contrôle des islamistes : c’est une vaste coalition qui comprend toutes les couches sociales en dehors de la classe capitaliste qui reste fidèle au régime.

A la différence des autres pays arabes, de nombreux intellectuels Syriens sont restés dans leur pays, subissant prison et torture, et des socialistes laïques [secular] comme Riad Turk et de nombreux autres font partie de la direction clandestine à Damas et à Alep. Personne ne veut d’une intervention occidentale. Ils ne veulent pas une réédition de l’Irak ou de la Libye. Les Israéliens et les Etats Unis préfèreraient le maintien d’Assad, comme ils le souhaitaient pour Moubarak, mais les jeux ne sont pas encore faits.

Au Yémen, le despote a tué des centaines de personnes, mais l’armée est maintenant divisée et les Américains et les Saoudiens tentent désespérément d’assembler une nouvelle coalition (comme en Egypte) – mais le mouvement populaire résiste à tout accord avec l’équipe au pouvoir.

Les Etats Unis sont confrontés à une évolution de l’environnement politique dans le monde arabe. Il est trop tôt pour prédire ce qui en résultera finalement, sauf à dire que les choses ne sont pas encore terminées.

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jeudi, avril 28, 2011

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Bientôt des troupes britanniques à la frontière tuniso-libyenne?

La crise libyenne a de multiples conséquences dont certaines peuvent échapper à l'observateur non directement concerné. Comme par exemple ses répercussions sur l'Afrique sahélienne qui connaît un afflux de réfugiés et subira sans doute des conséquences économiques désastreuses de l'actuel conflit en Libye. Que le régime de M. Kadhafi tombe ou pas.
Peut-être M. Bernard-Botul-Henri Lévy accueillera-t-il ces réfugiés dans son riad marocain? Et, de la même façon, fera-t-il don de ses droits d'auteur aux économies africaines affaiblies par ce conflit qu'il a appelé de ses voeux?
Ce conflit, s'il devait perdurer, risque d'avoir des conséquences incalculables pour la région, et bien sûr pour l'Algérie qui n'avait pas besoin d'une intervention militaire étrangère à ses portes.
Intervention que le pouvoir en place à Alger n'a que trop mollement essayé d'empêcher, ce dont il risque d'avoir à se mordre les doigts.
Il tente maintenant de sauver les meubles ainsi qu'en témoignent ces deux rencontres simultanées des ministres malien et algérien des affaires étrangères d'une part, et des chefs d'état major des armées malienne et algérienne d'autre part.
La sécurité a par ailleurs été sensiblement renforcée depuis début avril le long de la frontière algéro-libyenne  où, nous dit la presse algérienne, c'est l'alerte maximale.

A ce risque, s'en ajoutera peut-être bientôt un autre, celui que des secteurs frontaliers entrent dans la zone de conflit.
Les choses semblent commencer à évoluer en ce sens à la frontière tuniso-libyenne. En effet, il y a quelques jours, le poste frontalier de Dehiba-Wazin était passé sous contrôle des rebelles avant d'être repris aujourd'hui par les forces gouvernementales libyennes (je viens d'entendre sur France-Info que les rebelles auraient repris ce poste frontière).
Au-delà des péripéties entre rebelles et armée libyenne, ce qui me parait important est ce qui suit:
"Des combats se sont déroulés en territoire tunisien; à Dehiba, après l'attaque du poste frontière par les forces de Kadhafi," explique Ali, un Tunisien qui participe à l'assistance aux [réfugiés] Libyens à Dehiba. "Les rebelles se sont repliés et sont maintenant à l'intérieur de la Tunisie."
Ces rebelles qui sont à la frontière et même sur le territoire tunisien ne vont sans doute pas tarder à solliciter l'intervention de l'aviation de l'OTAN. Et ils auraient tort de se gêner puisque, comme souvent, leurs désirs ont été anticipés par le Grande Bretagne dont le ministre de la défense, Liam Fox, vient de suggérer l'éventualité de la présence de soldats Britanniques à la frontière entre la Libye et la Tunisie. Pour protéger les réfugiés, ça va de soi.
On ne comprend d'ailleurs pas très bien de quel côté de la frontière seraient stationnés ces soldats. 
Oui, parce que les réfugiés Libyens sont précisément réfugiés en... Tunisie où ils sont à l'abri d'éventuelles actions du gouvernement libyen (mais pas des rebelles qui n'hésitent pas à se positionner en territoire tunisien). 
Nous sommes donc devant une volonté britannique de contrôler la frontière entre deux pays arabes et africains indépendants qui ont tous deux une frontière commune avec l'Algérie.
 
On aurait aimé entendre une réaction digne de ce nom des autorités d'Alger ou même de Tunis car la Tunisie aussi est concernée par les risques qu'entraîne le nouvel accès de fièvre colonialiste des occidentaux.

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lundi, mars 14, 2011

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Hillary Clinton et les droits des femmes Tunisiennes et Egyptiennes

Quand on entend parler un dirigeant politique des Etats Unis, ici Hillary Clinton, on est absolument sidéré par leur mauvaise foi et l'aisance avec laquelle ils sont capables d'occulter une bonne partie de la réalité,
Il y a quelque jour, le monde a célébré la journée internationale des droits de la femme et, à cette occasion Mme Clinton a pris la parole pour mettre en garde contre les risques d'une régression des droits des femmes en,,, Tunisie et en Egypte, ces deux pays qui tentent d'avancer dans la voie démocratique.
Comme Angry Arab j'imagine, je me suis pincé pour m'assurer que je ne rêvais pas, Car non, Mme Clinton, dans son souci des droits des femmes, n'a aucun mot sur leur condition dans les pays qui sont les proches alliés des Etats Unis, comme le royaume du Maroc, le Yémen ou l'Arabie Saoudite,
Ce sont pourtant des marteaux du genre de Mme Clinton qui prétendent régenter le monde (car si on dit parfois que Kadhafi est fou, nul doute que Mme Clinton est cinglée). J'espère qu'elle a eu quelques mots sur la pauvre stagiaire Monica Lewinsky, exploitée sexuellement par son mari abusant de son autorité hiérarchique,
Mme Clinton a peut-être des choses à dire sur l'intervention militaire saoudienne à Bahrein?

Etats Unis: les risques pour les droits de la femme posés par les révoltes arabes
(AFP) – 12 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

New York - Les Femmes ont été exclues de la vie Politique au lendemain révolutions démocratiques en Egypte des et en Tunisie, a déclaré ce vendredi la secrétaire d'Etat Américaine, Hillary Clinton. Mme Clinton, qui s’exprimait à la conférence mondiale sur les femmes à New York, a affirmé que les deux pays d’Afrique du Nord ont été « une source d’inspiration » avec le récent renversement de régimes vieux de plusieurs dizaines d’années.
Elle a cependant averti que les femmes, malgré la part qu’elles ont prise dans les manifestations de rue, risquaient de voir leurs droits maintenant réduits. Clinton doit se rendre en Egypte et en Tunisie la semaine prochaine.
“Dans les deux pays malheureusement, in existe maintenant un danger très réel que les droits et possibilités offertes aux femmes soient amoindris en cette période de transition,” a déclaré Clinton pendant son discours à la conférence.
Clinton a déclaré que seulement deux femmes figuraient dans le gouvernement de transition tunisien – moins que dans le dernier gouvernement de Ben Ali, l’ancien homme fort renversé. « On a même entendu parler d’une remise en question de l’historique code du statut personnel qui protège les droits des femmes depuis une cinquantaine d’années,  a affirmé Clinton.
“En Egypte, les femmes qui ont marché pour la liberté place Tahrir sont maintenant exclues des commissions et des conseils qui décident des contours de la nouvelle démocratie égyptienne,” a déclaré Clinton.
“Le comité constitutionnel ne comporte pas une seule femme. Et quand des femmes ont marché mardi pour célébrer la journée internationale de le femme dans leur démocratie nouvelle, elles ont été agressées et harcelées,
“En ce moment, les femmes en Tunisie et en Egypte s'activent pour faire en sorte que ces développements ne fassent pas capoter la transition vers la démocratie,”
En début de semaine, Clinton avait dit que Washington insisterait pour que les femmes soient parties prenantes du processus de transition,
“Les Etats Unis maintiendront fermement la position selon laquelle les femmes doivent être inclues dans tout processus mis en oeuvre, Aucun gouvernement ne peut réussir s'il exclut la moitié de sa population des décisions importantes,” a déclaré Clinton,
La chef la diplomatie US a affirmé que les femmes qui ont participé aux manifestations de masse au centre du Caire – qui ont forcé le président Hosni Moubarak à démissionner le mois dernier - “avaient dit clairement qu'elles voulaient à l'avenir avoir voix au chapitre et prendre part aux choix,”
“Nous allons certainement observer la situation de près et le monde observera,” a dit Mme Clinton,

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mercredi, février 23, 2011

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L'Iran et l'impact stratégique du mouvement démocratique dans les pays arabes

Le grand chambardement continue dans les pays arabes et il touche pour l'essentiel des pays alliés des Etats Unis et de l'Occident. Cette affirmation est valable aussi pour le régime de M. Kadhafi qui est rentré dans les bonnes grâces des puissances occidentales après les attentats du 11 septembre 2001 et a vu affluer en masse des capitaux notamment britanniques et italiens. Outre les ressources en hydrocarbures su sous sol libyen, M. Kadhafi apporte une contribution inestimable au mur invisible supposé décourager les candidats à l'émigration vers l'Europe, c'est-à-dire avant tout vers l'Italie.
Tiens, le Royaume Uni vient tout juste d'annuler des exportations de matériel répressif vers la Libye et Bahrein
La Grande Bretagne fait partie des pays qui vouent actuellement aux gémonies le régime de M. Kadhafi.. Cherchez l'erreur.
On a beaucoup parlé du tweet et du facebook dans ces mobilisations qui impliquent la jeunesse au premier chef. Or, plus que ces instruments qui ont bien sûr joué un rôle, comme tous les autres moyens de communication (téléphone, téléphone portable, SMS) ce sont les réseaux de télévision par satellite, al Jazeera en premier lieu, et internet en tant qu'outil d'information, pensons à WikiLeaks) qui ont contribué aux soulèvements populaires.
Ces soulèvements épousent d'ailleurs parfaitement les réalités locales, ce qui explique qu'il n'y a pas de contagion à proprement parler puisque, en dépit de tensions réelles, il n'y a pas eu de mobilisation en Algérie ou au Liban et que la mobilisation au Maroc a pris une forme assez timide, concernant quelques grandes villes et ignorant (ou étant ignorée par) les campagnes.
J'ai dû l'écrire quelque part, mais il est difficile de ne pas constater l'impatience de voir éclater des mouvements de type insurrectionnels en Algérie et surtout en Iran. Car si le régime algérien est par certains aspects la bête noire des autorités françaises, le régime iranien est la bête noire de tout l'Occident, Etats Unis en tête.
Or, comme l'explique Kaveh L. Afrasiabi dans l'article que je vous propose, les récents événements en Afrique du Nord et au proche Orient jouent à l'avantage de l'Iran (qui est presque une démocratie avancée à côté des régimes déchus de MM. Ben Ali et Moubarak) et, comme je l'ai noté, au désavantage des USA. James Petras a bien montré, concernant la situation en Egypte, le suivisme de la Maison Blanche par rapport à l'évolution des prises de position du lobby sioniste aux Etats Unis. Afrasiabi bous explique lui que, en  dépit des apparences, il existe une forte convergence d'intérêts stratégiques entre Téhéran et Washington.
Et que seul le soutien aveugle des Etats Unis à l'entité sioniste les met en difficulté dans la région et les empêche de tirer parti de ces convergences. L'histoire n'est bien sûr pas écrite, comme le reconnaît l'auteur de l'article, mais les Etats Unis se trouvent contraints à des contorsions et à des prises de risque qu'ils pourraient s'épargner s'ils voulaient bien se délester de leur boulet stratégique sioniste.
   
L'Iran dans un nouveau voyage de découverte

par Kaveh L Afrasiabi, Asia Times (Hong Kong) 25 février 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

"Les Américains s'efforcent de ne pas être pris pour cibles par ces grands soulèvements populaires, mais ils échoueront parce que les gens ont réalisé que les politiques des Etats Unis et de leurs acolytes sont la cause de leur humiliation et de la division dans leurs nations. Par conséquent, la clef pour résoudre les problèmes des peuples se trouve dans la fin de l'irdre américain dans la région." - Ali Khamenei, guide suprême Iranien.

Ce lundi, alors que deux navires de guerre iraniens se préparant à traverser le canal de Suez - au grand dam d'Israël qui a perçu ce mouvement naval "avec la plus extrême gravité" - le guide suprême Iranien Ali Khamenei s'est adressé à un groupe de diplomates du monde musulman et leur a parlé avec confiance d'une nouvelle àre au Moyen Orient, reflet d'un "renouveau musulman."

Avec la chute de deux dictateurs pro occidentaux en Egypte et en Tunisie et l'évolution rapide de la contestation dans Bahrein qui est majoritairement chiite et est le port d'attache de la Vème Flotte US, les dirigeants Iraniens ont d'amples motifs pour justifier leur affirmation confiante d'un "nouveau Moyen Orient" qui sera de moins en moins soumis devant les intérêts occidentaux en s'affirmant et en étant plus indépendant..

Une frégate et un navire logistique iraniens ont franchi le canal de Suez, en route vers la Syrie après avoir obtenu l'accord des autorités égyptiennes - c'est la première fois que de tels bateaux empruntent cette voie d'eau depuis la déposition du chah d'Iran en 1979. Le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou a déclaré ce dimanche que l'Iran essayait d'exploiter l'instabilité dans la région.

Selon le droit international, seuls les bateaux des pays en guerre avec l'Egypte sont interdits de franchissement du canal de Suez. Mais les navires militaires doivent obtenir l'autorisation préalable des ministères égyptiens de la défense et des affaires étrangères.

"Je pense qu'aujourd'hui, nous pouvons voir dans quelle région instable nous vivons, une région dans laquelle l'Iran tente d'exploiter la situation nouvellement créée afin d'élargir son influence en faisant passer des navires de guerre par le canal de Suez," a déclaré Netanyahou selon la presse. Le ministre israélien des affaires étrangères a qualifié les bateaux de "provocation" qui devrait être "traitée par la communauté internationale."

Il y a consensus chez les spécialistes de la politique étrangère iranienne pour dire que la décision de l'armée égyptienne de permettre le passage de l'Alvand et du Kharg est une ouverture significative qui crée un climat favorable pour une amélioration bien nécessaire des relations entre l'Iran et l'Egypte.

Accusés par la presse israélienne de "connivence" avec l'Iran au sujet du passage des bateaux, les commandants de l'armée égyptienne - qui dirigent le pays depuis le renversement du président Hosni Moubarak en janvier - pourraient maintenant accélérer le processus de normalisation des relations avec l'Iran avant les élections prévues pour septembre. En quoi ils dérogent à leur affirmation selon laquelle le gouvernement s'en tiendrait à ses obligations en matière internationale, dont l'accord de paix de Camp David signé avec Israël.

D'après le journal israélien Haaretz, Israêl ne peut plus avoir la certitude que l'Egypte restera son alliée contre l'Iran. Une lecture plus précise pourrait être qu'Israël craint la formation d'une alliance entre l'Egypte et l'Iran, entraînant une modification du rapport de forces au détriment du bloc conservateur soutenu par Israël et les Etats Unis pour isoler l'Iran.

En ces temps tumultueux au Moyen Orient et en Afrique du Nord, ce sont maintenant des régimes pro USA qui sont soit renversés soit sérieusement contestés par leurs propres populations, donant au bloc emmené par l'Iran, qui comprend la Syrie, le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban, une opportunité unique de récolter d'importants gains (géo) politiques. Ce serait tout particulièrement le cas si l'actuel "effet domino" donnait lieu à une transformation significative du système politique archaïque en vigueur à Bahrein.

Même si l'amiral Mike Mullen, patron de l'état-major interarmes de l'armée des Etats Unis, a accusé implicitement dans sa dernière interview, l'Iran d'attiser les troubles au Bahrein, le fait est que de nombreux chiites Bahreinis se tournent plutôt vers la ville sainte irakienne de Najaf et la direction spitituelle de l'ayatollah Ali Sistani, tandis que seule une minorité se réfère aux orientations de Khamenei.

Quoi qu'il en soit, l'inévitable autonomisation politique des chiites Bahreinis - qui dépassent en nombre les dirigeants sunnites - sous une forme ou sous une autre (comme par une révolution ou par le "dialogue national" proposé par le gouvernement), sera largement interprétée comme un succès important pour l'Iran. Elle amènera Bahrein ainsi que d'autres membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) à montrer plus de référence à la rapide montée en puissance de l'Iran dans la région. Créé en 1981, le CCG réunit les Etats du Golfe Persique: Bahrein, Qatar, l'Arabie Séoudite, Oman et les Emirats Arabes Unis.

Cette reconnaissance de l'évolution de la tendance politique en faveur de l'Iran, la bête noire des Etats Unis dans la région, peut déjà être perçue dans la décision sans précédent de l'Arabie séoudite d'autoriser une escale dans un de ses ports de navires de guerre iraniens (ceux qui ont traversé la mer Rouge et le canal de Suez, en route pour le port syrien de Lattaquié). Cependant, ce geste de paix de l'Arabie envers l'Iran a pu être motivé par la crainte d'un soulèvement de ses propres sujets chiites mécontents (environ 2 millions sur un total de 26 millions d'habitants).

Ce qui soulève de nouvelles questions sur l'avenir des relations entre les Etats Unis et l'Iran à la lumière d'une coexistence difficile et conflictuelle tout autant que d'intérêts communs entre ces deux pays dans le chaudron moyen oriental et ailleurs.

Les Etats Unis pourraient devoir revoir leur approche coercitive envers l'Iran par rapport à son programme nucléaire et s'abstenir de nouvelles sanctions ainsi que de la politique vaine jusqu'à présent consistant à isoler l'Iran, afin que Téhéran prenne confiance dans la faisabilité d'une coopération basée sur des intérêts communs, comme l'endiguement de la triple menace des Talibans, de l'extrémisme wahabbite et du trafic de drogue, sans parler de la stabilité régionale.

En ce qui concerne la crise du nucléaire, une avancée prudente des Etats Unis serait un consentement à un échange de combustible nucléaire pour le réacteur médical de Téhéran, et qu'ils pèsent politiquement dans le sens des efforts actuels de l'ONU pour un Moyen Orient dénucléarisé.

Les Etats Unis pourraient aussi accepter de ne plus objecter à la participation de l'Inde à un pipeline reliant l'Iran, l'Inde et le Pakistan, la modération politique favorisée par la logique de l'interdépendance économique ne peut pas, et ne devrait pas, être ignorée.

Il est cependant peu probable que Washington reconnaisse jamais la place éminente de Téhéran dans l'ensemble des affaires du Moyen Orient. Au lieu de quoi, ainsi qu'on l'a vu avec Mullen, les Etats Unis continuent à orienter leur politique à travers un regard iranophobe, en conséquence de quoi la zone grise des "intérêts communs" restera largement inexplorée et inexploitée.

La 'lancinante' question des droits des Palestiniens

Comme on s'y attendait, la presse iranienne a fustigé le veto de l'administration de Barack Obama la semaine dernière contre la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU qui critiquait les colonies israéliennes illégales. Un veto qui renforce l'idée très répandue en Iran et dans d'autres parties du monde arabe et musulman que le gouvernement US est entre les mains du lobby pro israélien et fondamentalement incapable de se démarquer, et encore moins de s'opposer aux plans israéliens pour la région.

Sauf démonstration du contraire par la Maison Blanche, en ajustant on approche du "processus de paix" en exerçant de véritables pressions sur Israël; le soupçon subsistera que la politique des Etats Unis pour le Moyen Orient est façonnée à un degré significatif par Tel Aviv.
L'intérêt de l'Iran pour le "problème" palestinien est à la fois idéologique et issu de la volonté de développer la zone d'influence de l'Iran, ce qui veut d'abord dire que la politique des Etats Unis consistant à exclure l'Iran du dialogue multilatéral sur le processus de paix est à la fois contreproductive et dysfonctionnelle.

"Les politiques expansionnistes d'Israël ont nui aux intérêts des Etats Unis et contribué sans aucun doute à l'impopularité du chah de l'Amérique, Hosni Moubarak," affirme un politologue de l'université de Téhéran spécialisé dans la politique étrangère iranienne; il ajoute que "les politiciens Israéliens sont naturellement aveugles sur ce point, mais devrait-il en être de même pour les Américains?"

Considérant l'ordre récent de l'armée égyptienne d'ouvrir le point de passage vers Gaza pour plusieurs jours comme l'indication d'une nouvelle approche égyptienne qui n'adhère plus au siège de Gaza, aussi bien ce professeur de Téhéran qu'un certain nombre d'experts Iraniens sont optimistes sur le brillant avenir des relations entre l'Iran et l'Egypte. Cet avenir sera basé, disent-ils, sur une "commune solidarité avec les Palestinens." A tout le moins, Le Caire peut maintenant en meilleure posture pour obtenir des concessions de la part des USA et d'Israël, en agitant le spectre d'un compagnonnage avec l'Iran, ce qui serait un développement inquiétant vu sous le prisme des intérêts d'Israël et des Etats Unis.

Conscient de la nécessité de creuser un fossé ente les Etats Unis et Israël, la stratégie iranienne consiste à combiner son bâton anti-américain d'un "Moyen Orient sans les USA", pour paraphraser le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à l'occasion du 32ème anniversaire de la révolution de 1979 et la carotte de la coopération sur des "préoccupations communes," comme la menace des Talibans.

Le fait que l'Iran puisse constituer un corridor d'accès direct dans le contexte des attaques constantes contre les routes d'approvisionnement de l'OTAN en Afghanistan via le Pakistan, ou encore avoir une influence modératrice que les coreligionnaires chiites dans le Golfe Persique a été souligné par certains experts à Téhéran. Ils conditionnent un tel rôle de Téhéran à la volonté des Etats Unis de revenir sur leur politique de sanctions, de menaces et de tentatives de changement du régime.

L'ironie du sort veut que le résultat de la politique US a été à l'exact opposé de ce qu'elle cherchait: ses alliés tombent tandis que l'Iran ne subit qu'un minimum de conséquences de la "fièvre démocratique" qui touche la région, en conséquence de quoi, Téhéran se considère comme étant en capacité de dicter les termes de tout dialogue Iran - Etats Unis. C'est parce que les Etats Unis sont perçus comme affaiblis, sur la défensive et en "mode panique devant la chute des dominos," pour citer l'éditorial d'un journal conservateur de Téhéran.

L'empire peut réussir à riposter et à restaurer son ordre en ruines, mais l'avantage est pour le moment à l'Iran et à ses alliés.

Kaveh L Afrasiabi, PhD, is the author of After Khomeini: New Directions in Iran's Foreign Policy (Westview Press) . For his Wikipedia entry, click here. He is author of Reading In Iran Foreign Policy After September 11 (BookSurge Publishing , October 23, 2008) and his latest book, Looking for rights at Harvard, is now available.

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