jeudi, novembre 01, 2012

Bookmark and Share

Le sionisme et la France: un grand criminel à Paris, un "grand philosophe" à Jérusalem


 
Lina Hasan (01/09/199 - 06/01/2009), une des 352 enfants assassinés par le régime sioniste à Gaza
Mohamed Merah a certes été mis hors d'état de nuire, mais il est un autre tueur d'enfants qui non seulement continue à sévir mais est reçu avec les honneurs en France.

Et pendant que Benjamin Netanyahou, le chef de la bande de tueurs d'enfants (liste nominative des 352 victimes de l'opération Plomb Durci à Gaza) est reçu en grande pompe par François Hollande, notre ministre des affaires étrangères officieux a fait le chemin inverse en se rendant à Jérusalem. 

Bon, Bernard-Botul-Henri Lévy ne s’est pas exactement rendu là-bas en qualité de Français, ni même de Juif de France pour reprendre l’expression employée par M. Hollande qui n'a parlé ni de Juifs Français, ni de Français Juifs.

Il figure en fait parmi les 120 leaders et intellectuels venus de tout le monde juif pour participer à une conférence sur
les questions stratégiques qu’affrontent le peuple juif et l’Etat d’Israël.
Cette rencontre est organisée par l’Institut Politique du Peuple Juif (sigle anglais : JPPI) présidé par un certain Avinoam Bar-Yosef.

La diaspora juive est bien entendu au cœur de cette réflexion ainsi que l’a souligné le président de l’Institut :
 « Nous pouvons voir pour la première fois que le gouvernement israélien prend au sérieux la diaspora juive, la voyant comme un acteur stratégique pour Israël, et qu’il est prêt à investir dans son avenir pour maintenir sa puissance et son influence,» a déclaré Bar-Yosef selon le site web du Jerusalem post.
Voilà qui donne un relief tout particulier à la visite du terroriste Netanyahou en France

On veut cependant croire que cette observation ne s’applique pas à la France dont le système politique exclut tout communautarisme et où la communauté juive est persécutée comme ailleurs.

Persécution qu’a confirmée Bernard-Botul-Henri Lévy à la conférence de cet institut de politique du peuple juif, dans une analyse des plus percutantes :
Le prestigieux philosophe Français a dénoncé hier, mardi, le fait que les Juifs du monde entier sont attaqués par la double menace d’un antisémitisme déguisé en antisionisme et d’une guerre totale contre l’Etat d’Israël
 «Le défi que nous devons affronter est la forme nouvelle du vieil antisémitisme, un nouveau système pour légitimer l’expression de l’antisémitisme qui s’articule autour de l’antisionisme et de la haine contre Israël,» ce dernier phénomène étant qualifié par l’intellectuel juif comme étant «la nouvelle mutation du virus de l’antisémitisme.»
Si on veut bien prêter attention au propos du philosophe mal appertisé, on ne peut que s’étonner de ce prétendu constat sur cette universalité de l’hostilité à l’encontre des Juifs.

Il y a là un mystère à expliquer : pourquoi le monde entier et pourquoi les Juifs ? Et pourquoi accuser, entre autres,  les esquimaux, les lapons et les hottentots?

Quoique comme on l’a vu, notre philosophe propose une explication. L’antisémitisme a sa cause dans un virus qui est celui de l’antisémitisme (comme la grippe a sa cause dans un virus qui est celui de la grippe). L’antisémitisme est donc toujours là mais, à la différence du virus qui n’a besoin que d’habiter un corps, habituellement non consentant, pour se manifester, l’antisémitisme a lui besoin en plus d’un paravent pour se parer d’une forme de légitimité.

Du point de vue botulique, le vieil antisémitisme est anhistorique et est une haine fondamentale des Juifs que rien ne saurait abolir parce que, comme les virus, il mute, se transmet et que, pour ce que j'en sais, on n’a jamais été capable d’éradiquer un seul virus.

On comprend donc bien que l’antisémitisme existe depuis que des Juifs existent et qu’il perdurera sous des formes certes renouvelées tant qu'existeront des Juifs.

C’est la thèse nazie mais c'est aussi, sous une forme moins radicale, la thèse sioniste : Juifs et non Juifs ne peuvent vivre ensemble, il convient donc que les Juifs se séparent des autres en disposant de leur «foyer national».

La première thèse a été disqualifiée sans appel par l’histoire et l’ethos humaniste, la seconde ne tardera pas à subir le même sort (espérons seulement que nous en serons débarrassés avant que la clique sioniste déclenche un nouveau conflit meurtrier).

L’autre possibilité tient à une disparition physique des hôtes potentiels du virus de l’antisémitisme puisque, en tant qu’être parasitaire, le virus ne peut subsister qu’en infectant un être vivant (et je vois mal le virus de l’antisémitisme infecter les lombrics ou les chats).

On remarquera que cette disparition peut aussi être théoriquement assurée par la création du fameux «foyer national» qu’on prendra soin d’entourer de murs et de clôtures.

La conclusion est que François Hollande pourra faire ce qu'il voudra, mais pas plus que ses prédécesseurs il ne parviendra à éliminer le fléau antisémite. Sauf peut-être à admettre l'idée de Benjamin Netanyahou que la place des Juifs de France n'est pas en France mais en Palestine occupée.

Si on ne peut pas vraiment éliminer les virus, on peut par contre parfaitement se débarrasser de la vermine botulique qui est une bactérie en recourant à des moyens prophylactiques simples mais efficaces pour neutraliser ce microbe qui est l’agent d’un neurotoxique redoutable.  Un de ces moyens est par exemple de moins regarder la télévision, de s'abstenir de lire le Point etc.

Nb: Benjamin Netanyahou n'était pas au gouvernement quand a eu lieu l'opération "Plomb Durci" contre Gaza. Il va cependant sans dire qu'il a parfaitement assumé cette agression militaire et qu'il a son propre tableau de chasse en matière de victimes civiles


Libellés : , , , , , ,

posted by Djazaïri at 2:58 PM 0 comments

jeudi, juin 21, 2012

Bookmark and Share

La poudrière libyenne


A défaut de succès au cinéma pour son « film » intitulé ‘Le serment de Tobrouk’, Bernard-Botul-Henri Lévy reste très fier de son œuvre destructrice en Libye.
C’est pourquoi il se garde généralement de commenter l’actualité libyenne et que vos journaux font preuve d’une retenue qui honore la démocratie.

En effet, ils ne sont que quelques uns à rapporter ce qui suit : 
Mis à jour le 21.06.12 à 07h16
Des affrontements dans l'ouest de la Libye entre combattants de la ville de Zentane et membres de la tribu Machachia ont fait 105 morts et un demi-millier de blessés en une semaine, a annoncé mercredi le gouvernement intérimaire libyen.
 
Ce dernier, qui peine à asseoir son autorité sur le pays depuis le renversement de Mouammar Kadhafi, a déployé l'armée dans cette région du djebel Nefoussa et le calme a été rétabli depuis lundi, a dit Nasser el Mani, porte-parole du gouvernement.
 
Les combats, qui ont débuté le 11 juin, ont opposé des hommes de Zentane, particulièrement actifs dans le renversement de Mouammar Kadhafi, et des membres de la tribu Machachia, qui avait choisi de ne pas se joindre à la rébellion en 2011.
 Reuters

On décompte en fait 105 morts.

Et l’info qui suit n’est pas très reprise non plus :

Monde
Mis à jour le 21.06.12 à 15h53
L'aviation tunisienne a détruit trois camions transportant des armes venant apparemment de Libye voisine et destinées à l'Algérie, rapporte ce jeudi l'agence de presse officielle Tap.
 
Un avion militaire a détruit les véhicules après avoir été la cible de tirs provenant de ces camions dans le désert de Tataouine, dans le sud de la Tunisie, indique-t-elle. «Ces camions, qui tentaient d'accéder au territoire tunisien, seraient en route vers l'Algérie en provenance de la Libye», écrit le correspondant sur place de l'agence. La Tap ne donne aucune précision sur ces trafiquants d'armes.
 
Préoccupation croissante autour de la sécurité frontalière
 
Cet incident reflète les préoccupations croissantes concernant la sécurité aux frontières de la Libye, qui émerge d'une longue guerre civile ayant abouti à la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi. La contrebande transfrontalière d'armes et d'autres produits est florissante dans la région depuis la «révolution du jasmin» en Tunisie, qui a renversé en janvier 2011 le président Zine ben Ali, et la chute du Guide libyen.
 
Responsables libyens et tunisiens se sont rencontrés à plusieurs occasions à la frontière pour débattre de ces questions de sécurité.
 
Avec Reuters
 
Aermacchi MB-326 de l'armée tunisienne
Demandez-vous à quand remonte la dernière intervention de l’aviation militaire tunisienne.

Oui, c’était il y a très longtemps et peut-être même qu’elle n’a jamais eu à mener de réelle opération de combat !
C’est maintenant chose faite grâce à Bernard-Botul-Henri Lévy et ses amis

Libellés : , , , ,

posted by Djazaïri at 7:41 PM 0 comments

mercredi, juin 06, 2012

Bookmark and Share

Bernard-Botul-Henri Lévy, la sauterelle et Mouammar Kadhafi


 Non, la sauterelle, ce n'est pas Arielle, la sauterelle extra-terrestre, mais plutôt le criquet pèlerin.

L’agression contre la Libye sera peut-être l’occasion pour un certain philosophe, Bernard-Botul-Henri Lévy pour ne pas le nommer, de méditer sur la notion de causalité.
En effet, l’intervention occidentale, outre ses conséquences directes sur la Libye en termes de pertes humaines et matérielles a eu un impact désastreux sur la situation économique et donc politique de la région saharo-sahélienne. Le Mali en est l’exemple le plus visible avec la proclamation d’un Etat indépendant de l’Azawad. Certes, les fragilités et les lignes de fracture préexistaient aux évènements de Libye, mais elles n’auraient sans doute pas eu les mêmes conséquences hors l’intervention de l’OTAN et des pétromonarchies en Libye.
Maintenant, ce sont les criquets qui viennent nous rappeler que Mouammar Kadhafi ne se résumait pas à la caricature qu’en ont donné les media mais que c’était aussi un véritable homme d’Etat capable de jouer la carte de la solidarité avec ses voisins plus démunis.
Sa disparition en apporte la preuve.

par Xan Rice à Lagos, Financial Times (UK) 5 juin 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les conséquences de la mort de Mouammar Kadhafi continuent à se faire sentir en Afrique – cette fois sous la forme d’essaims de criquets pèlerins.

L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a averti mardi que les terres arables du Mali et du Niger étaient sous la menace imminente de la migration vers le sud d’essaims de criquets en provenance d’Algérie et de Libye. La révolution en Libye a joué un rôle important dans la possibilité de reproduction de ce nuisible, a-t-elle annoncé.

 «Pour être honnête, la chute de Kadhafi a joué un rôle énorme, » déclare Keith Cressman, un dirigeant de la prévision acridienne à la FAO. « Elle a fortement réduit la capacité des Libyens à surveiller et à réagir comme ils l’auraient fait en temps normal. »
L’insécurité le long de la frontière algéro-libyenne – une conséquence du soulèvement – fait que les équipes sont encore incapables de traiter correctement par insecticide les zones affectées.
Les criquets pèlerins sont capables de ravager de vastes étendues de terres cultivées. En phase d’invasion, un essaim peut s’étirer sur plusieurs centaines de kilomètres carrés et comporter des milliards d’insectes, chacun d’entre eux pouvant absorber son propre poids de nourriture par jour.
En 2003 – 2005, une invasion de criquets avait touché les terres agricoles d’une vingtaine de pays, principalement en Afrique, et il en avait coûté 500 millions de dollars pour  réussir à la contrôler. L’infestation actuelle est loin d’être aussi importante, mais la FAO craint que l’insécurité au Mali entrave la lutte anti-acridienne dans ce pays.
Les essaims de criquets pèlerins se sont formés en Algérie et en Libye à la mi-mai, après des pluies abondantes et la croissance de la végétation qui en a résulté et dont ils se nourrissent.  Les premiers essaims ont déjà été aperçus dans le nord du Niger où sévit en ce moment une crise alimentaire.
Les petits paysans sont particulièrement vulnérables car l’intégralité de leurs récolte peut être ravagée. La FAO a indiqué que le nombre de criquets et leur propagation dépendront des actions de contrôle en Libye et en Algérie ainsi que des chutes de pluie dans la région sahélienne de l’Afrique de l’Ouest.

Pendant le règne de Kadhafi, la Libye avait un programme de contrôle acridien efficace et bien doté, explique M. Cressman. Si les structures administratives existent toujours, les véhicules, les pulvérisateurs et d’autres équipements ne sont plus disponibles.
« Avant la révolution, la Libye envoyait même d’importants convois avec des équipes de contrôle et de surveillance dans d’autres pays du nord et de l’ouest de l’Afrique, » dit-il. « Mais maintenant, ce sont eux qui ont besoin d’aide.»
  
L’insécurité persistante dans le sud de la Libye a fait que les spécialistes de la FAO présents dans le pays n’ont pas pu se rendre là-bas. Les équipes locales ont pu pulvériser des pesticides sur 40 000 hectares de zones infestées en Algérie et 21 000 hectares en Libye. Les pulvérisations sur les essaims avant leur migration les empêche l’accouplement et la ponte. Il faut l’éclosion de plusieurs générations de criquets pour qu’une invasion se développe, explique M. Cresman.

Libellés : , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 5:59 PM 0 comments

mardi, avril 17, 2012

Bookmark and Share

Le soutien de Juan Goytisolo à Günter Grass


Günter Grass est âgé et n’a plus grand-chose à attendre de la vie. C’est pour cette raison qu’il s’est permis d’écrire ce poème qui lui a valu les foudres de toute la valetaille au service du sionisme.

Pourtant son poème se voulait simplement une mise en garde sur les conséquences d’une attaque «préventive» de l’entité sioniste contre l’Iran en même temps qu'une réaction à la vente à l'armée sioniste par son pays d'un sixième sous-marin capable de transporter des charges nucléaires. Le risque d'attaque préventive n'est pas une invention de M. Grass puisque les responsables sionistes ne cessent de crier sur les toits qu'ils ont le droit d'attaquer l'Iran pour, disent-ils, empêcher ce pays de se procurer l'arme atomique (l'Iran étant signataire du Traité de Non Prolifération, ce qui n'est pas le cas de l'Etat juif).

Les conséquences évoquées par le poème sont d’abord celles en termes de victimes et de destructions pour le peuple iranien dont Günter Grass semble être un des rares occidentaux à se préoccuper.
Et les conséquences ensuite pour la paix mondiale.

A aucun moment l’écrivain Allemand ne met en question le droit à l’existence ou à la sécurité de l’Etat prétendu juif.

Son délit, ce qui fait de lui aux yeux de certains un antisémite, c’est qu’il ose demander qu’on applique aux installations nucléaires de l’Etat juif, les mêmes contrôles que ceux mis en place ou qu’on prétend mettre en place pour celles de l’Iran.

Oui, il a osé le faire : mettre sur le même plan que les Nations ce qu’il aurait dû considérer comme une « Lumière parmi les Nations ».

Poutant si on se limite aux « Nations », force est de constater que la « Lumière » est particulièrement agressive et belliqueuse, jugez-en : elle a rayé de la carte la nation palestinienne après avoir entre autres fait sauter l’hôtel King David à Jérusalem et assassiné le Comte Bernadotte, représentant de l’ONU en Palestine, participé en 1956 à une opération de grand banditisme contre l’Egypte aux côtés de la Grande Bretagne et de la France, occupé militairement en 1967 la Cisjordanie, le Golan et le Sinaï, abattu un avion de ligne libyen, envahi le Liban en 1982, bombardé le siège de l’OLP à Tunis, bombardé un site nucléaire irakien, agressé le Liban à nouveau en 2006, Gaza fin 2008, début 2009… La liste n'est ni exhaustive ni close.

A moins d’être miro ou domestiqué par le sionisme, on voit bien où est la menace !

Le grand écrivain Français Bernard-Botul-Henri Lévy vient d’écrire quelque chose d'à la fois fourbe et pédant sur la «première mort» de Günter Grass. Un tel titre n’est pas anodin, il signifie bien entendu que celui qui est désigné par le lobby sioniste comme un ennemi (nécessairement antisémite) est «mort» symboliquement, c’est-à-dire qu’il n’a plus droit de cité et que, s’il est écrivain, il aura du mal à se faire publier et, si par hasard il était quand même publié, il aurait aussi du mal à faire diffuser ou promouvoir son livre.

Günter Grass ne risque rien de ce côté-là : trop vieux. Tout ce qu’il ratera peut-être ce sont des obsèques  avec un hommage unanime de tout le Gotha politique et intellectuel de son pays.

En attendant, Günter Grass vient de recevoir un soutien de grande qualité (autre chose que le Botul Henri-Lévy) de la part de l’écrivain Espagnol Juan Goytisolo, excusez du peu !

Juan Goytisolo

Agence EFE, La Informacion (Espagne) 17 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’écrivain Espagnol Juan Goytisolo a défendu aujourd’hui son collègue  Allemand Günter Grass à qui il a dédié son prix Spiros Vergos  de la liberté d’expression qui lui a été décerné par le « Festival des Ecrivains de Prague ».

« Il a absolument le droit au respect de ses opinions. Il m’a semblé juste de le lui dédier, bien qu’il aille à contre-courant, » a déclaré l’écrivain Barcelonais qui s’était exilé volontairement au Maroc dans les années 1960 à cause de des divergences avec le régime franquiste.

Le célèbre auteur de «Pièces d’identité,» qui a reçu récemment le prix Formentor (2012), le Prix International Don quichotte de la Manche (2010) et le prix National des Lettres (2008) a fait cette déclaration lors d’une réunion informelle à l’Institut Cervantes de Prague.

Il faisait ainsi allusion au prix Vergos qu’il a reçu dimanche dans la capitale tchèque.

Goytisolo, dont l’œuvre a été interdite en Espagne de 1962 à 1976, s’est répandu en éloges sur le poème polémique intitulé "Was gesagt werden muss" («Ce qui doit être dit») que l’auteur Allemand a publié début avril ; et qui a suscité une avalanche de controverses et de critiques.

 « Je suis toujours allé à contre-courant, » a-t-il ajouté dans son apologie de Grass, prix Nobel de littérature 1999 qui, dans le poème en question paru le 4 avril, il s’en est pris à une possible «attaque préventive» contre l’Iran par Israël, pays qui a réagi en interdisant l’entrée sur son territoire de l’auteur du roman «Le tambour».

Pour Goytisolo, c’est une « persécution » qui s’exerce contre l’octogénaire Grass et c’est pour cette raison que l’Espagnol a souhaité se solidariser avec son collègue écrivain.

Goytisolo a reçu le prix tchèque créé en l’honneur du poète Grec Spiros Vergos au moment de l’inauguration du Festival des Ecrivains de Prague, une rencontre internationale de romanciers, poètes et éditeurs qui se tient chaque année  dans la capitale tchèque.


(Agencia EFE)

Libellés : , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 5:27 PM 0 comments

mercredi, mars 21, 2012

Bookmark and Share

Le tueur de Toulouse et Montauban est-il un freelance du djihadisme?

Inutile de vous dire que j'ai été surpris et atterré de découvrir que l'assassin de Toulouse et Montauban était un jeune homme d'origine algérienne, Mohamed Merah. J'aurais bien entendu préféré que ce soit un fasciste où, mieux, que les crimes qui ont secoué ces deux villes et le pays n'aient jamais été commis.

Je ne reviens cependant pas sur mes deux précédents posts concernant ces affaires car, même si ce n'est pas agréable à entendre, la haine et la sensibilité aux discours de haine ne sont l'apanage d'aucune nationalité, appartenance religieuse ou autre.

La pédagogie de la fraternité reste donc plus que jamais d'actualité.

Il convient cependant de revenir sur l'auteur présumé des meurtres de Montauban et de Toulouse et de se pencher sur certains points.

J'écoutais en effet  tout à l'heure sur I-télé, le procureur de la république François Molins conclure dans l'hilarité son exposé sur le cheminement de l'enquête.
Le procureur a évoqué un certain nombre d'aspects étranges puisqu'il parlait d'auto-radicalisation d'un apprenti djihadiste qui s'était rendu à deux reprises aux confins de l'Afghanistan sans passer par les filières connues.

Un freelance du djihad en quelque sorte.

Mohamed Merah était connu à la fois des services de police et des services de renseignements, ce qui ne l'a pourtant pas empêché d'amasser armes et munitions sans être pour autant inquiété. Le procureur a expliqué sans rire cette fois que les services avaient du mal à localiser ses lieux de résidence.

Parce que ce délinquant connu, vivant d'allocations, parvenait semble-t-il assez facilement à changer de domicile, à s'offrir des séjours au Pakistan (il est vrai que son dernier billet de retour lui avait été offert par l'armée des Etats Unis) et à s'offrir une motocyclette.

Nous avons là en fait le profil du parfait membre du lumpen prolétariat manipulable à souhait par des officines dotées d'un certain savoir-faire.

Un électron libre qui était en réalité totalement sous contrôle.

Selon les forces de police, parmi les armes dont dispose encore le tueur, se trouveraient un fusil Kalashnikov et un Uzi.
Le pistolet mitrailleur Uzi est, comme vous le savez peut-être, une arme fabriquée dans l'entité sioniste et elle figure, ou a figuré, dans l'équipement standard de certaines unités terroristes sionistes.

Bizarre, non?

Non, ce n'est pas bizarre, en tout cas pas plus que la crise libyenne qui a vu Bernard-Botul-Henri Lévy plaider avec passion pour une alliance des "démocraties" occidentales avec ces fameux djihadistes salafistes qu'on désigne généralement sous le nom d'al Qaïda.

Le même Bernard-Botul qui encourage une telle alliance en Syrie.

On notera que les djihadistes salafistes en Libye n'avaient absolument pas rejeté la pétition d'amitié de M. Lévy alors que le sionisme militant du philosophe chevelu est parfaitement connu et qu'il ne s'en est jamais caché.

On observera aussi que les prétendus djihadistes d'al Qaïda n'ont jamais mené aucune action, sinon verbale, contre le régime sioniste.

Le lumpen prolétariat a toujours servi de masse de manoeuvre aux puissants dans leur volonté de contrecarrer la volonté d'émancipation des dominés. Rien n'a vraiment changé depuis Karl Marx et le lumpen prolétariat, petits délinquants ou toxicomanes, reste l'instrument disponible pour ceux qui ont de l'argent et un savoir faire dans la manipulation.

C'est sans doute le cas à Toulouse et à Montauban avec cet individu que des services ont eu tout loisir de tourner et de retourner, jusqu'à le mettre en condition de verser dans l'abjection.

En cela, il n'aura pas déçu ses maîtres.

Libellés : , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 6:11 PM 0 comments

dimanche, mars 04, 2012

Bookmark and Share

Les "révolutionnaires" Libyens remercient David Cameron en profanant le cimetière militaire britannique de Benghazi


Vous ne trouverez rien, du moins sur internet, dans la grande presse française à ce sujet. Le site come4news en parlait dès le 25 février pour contextualiser de manière ironique la récente visite en Libye de Gérard Longuet venu chercher le fameux « retour sur investissement » promis par Alain Juppé :
des tombes de militaires alliés de la Seconde Guerre ont été profanées et brisées à Benghazi.
 Parmi les tombes profanées au cimetière militaire de Benghazi, celles de fameux « Rats du désert » tant vantés par le maréchal Monty Montgomery lors de la campagne d'Afrique en 1942. Une vision édifiante pour le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, qui se trouve en Libye pour tenter d'établir des protocoles de collaboration entre une armée et une police quasiment inexistantes et diverses sociétés françaises. Gérard Longuet doit en effet visiter Benghazi, Misrata et Tripoli au cours de cette fin de semaine.

Reuters ne rapporte pas si des tombes de soldats français de la division Leclerc ayant combattu à Tobrouk et ailleurs ont été la cible des vandales des milices islamistes. Il semble que ces actes fassent suite aux accusations visant les troupes américaines en Afghanistan qui auraient brulé des exemplaires du coran.
Le cimetière militaire de Benghazi regroupe 1 214 tombes et stèles, dont celles de soldats alliés (Canadiens, Britanniques, Français…).
En Angleterre, c’est par contre une autre paire de manches et, avec un peu de retard il est vrai, la presse s’est emparée de cette affaire qui provoque un choc émotionnel réel.
Ainsi le Daily Mirror (proche du parti travailliste) titre :
Insulte à nos soldats tués à la guerre: une vidéo choquante montre des rebelles Libyens en train de profaner un cimetière militaire britannique (du Commonwealth plus exactement, NdT)).
Le Daily Mail fait deux titres sur cette information (le 1er est celui de la rubrique commentaire de la rédaction, le deuxième celui de l’article proprement journalistique):


La presse britannique propose des photos des profanations comme celle-ci:

Peut-être la tombe d'au arrière grand oncle de David Cameron?

Ou celle là,


Pour remercier Bernard-Botul-Henri Lévy?
Ainsi qu’une séquence vidéo:


Il faut quand même savoir que ces tombes sont restées intactes depuis l’indépendance de la Libye et pendant toute la période pendant laquelle Mouammar Kadhafi, un ardent anticolonialiste pourtant, a été au pouvoir.

Ce sont donc ceux pour lesquels la France et le Royaume Uni ont déchaîné leurs bombardements destructeurs qui se livrent à ces déprédations.

Eh bien, voilà qui va peut-être contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui ont cru benoîtement que David Cameron et Nicolas Sarkozy avaient pris le parti de la liberté, de la démocratie et donc des valeurs qui vont avec.

Il faut dire que ces profanations sont supposées être une réaction à celle du Coran par des militaires US à Kaboul.

Mais d’une part, comment peut-on prétendre demander l’aide de l’OTAN dans son propre pays et réagir de la sorte à ce que fait l’OTAN dans un autre pays ?
Et surtout, on ne profane pas les tombes de qui que ce soit, même de celui qui a été un ennemi de son vivant. C’est là un principe des plus élémentaires qui participent à nous situer en tant qu’humains.

Mus peut-être ces incidents déplorables donneront-ils lieu à une réflexion en Occident sur le sens de l’action de l’OTAN en Libye ?

Pas en France en tout cas, si on en croit l’absence de couverture médiatique de ces profanations.

 Quand on pense que ce sont à peu près les mêmes gens que Sarkozy veut porter au pouvoir en Syrie!



Libellés : , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 2:04 PM 0 comments

samedi, octobre 29, 2011

Bookmark and Share

Des Nigérians de retour de Libye, violés et volés par les "rebelles"


Encore une histoire édifiante qui est la conséquence directe de l’intervention militaire de l’OTAN pour une prétendue mission humanitaire.
Force est de constater que tout ce qui motivait la dite mission de protection des civils libyens contre les crimes hypothétiques des forces du colonel Kadhafi a en réalité été le fait des forces de l’OTAN et des « révolutionnaires » ; bombardements de zones résidentielles, d’infrastructures civiles, vols, viols, assassinats, exécutions sommaires, charniers…
Il ne reste plus maintenant à l’OTAN et à Bernard-Botul-Henri Lévy qu’à demander une autre résolution onusienne sur la Libye.
Suite à son adoption, il  faudrait donc l’appliquer. Rien de plus facile : le philosophe chevelu pourrait par exemple tirer partie d’un des arbres qui ornent le jardin de son riad au Maroc, les aviations de l’OTAN pourraient choisir judicieusement des cibles dans chacun des pays membres de l’alliance..
On voit mal comment tous ces gens qui ont tant à coeur la sécurité et le bien-être des civils pourraient faire moins pour enfin assumer complètement leur Responsabilité de Protéger (R2P).
Dans l’article qui suit, vous remarquerez le reproche qui est fait aux autorités nigérianes de ne pas s’être occupées de leurs ressortissants en difficulté en Libye, ni même au Tchad pourtant voisin. Il faut dire que le président Nigérian Jonathan Goodluck  a été un des premiers à reconnaître le CNT et il a dont préféré faire comme si tout allait bien.

par Michael Olugbode à Maiduguri,
This Day (Nigéria) 28 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
Ils ont passé trente jours dans le désert après avoir fui la crise en Libye, 450 Nigérians sont arrivés hier à Maiduguri, dans l’Etat de Bornou, avec des récits de viol, de torture et de vol de leurs effets personnels par les combattants opposés au régime de feu le colonel Mouammar Kadhafi.
Plus de 300 autres seraient encore bloqués à N’jaména, la capitale de la république tchadienne voisine.
Les Nigérians, sales et dépenaillés, sont arrivés hier en début de soirée à Gamboru, une ville frontalière entre le Nigéria et le Tchad.
Et après avoir satisfait aux formalités obligatoires d’entrée dans le territoire, ils se sont rendus à Maiduguri d’où certains sont repartis vers d’autres Etats [le Nigéria est une fédération]
Some of them, who arrived the country without any money on them, had to seek refuge from the National Emergency Management Agency (NEMA) which was alerted as to their entry into the country by Immigration officials.
Certains d’entre eux étant arrivés au pays sans argent sur eux, ont dû chercher refuge auprès de la National Emergency Management Agency (service de gestion des situations d’urgence, NEMA) qui a été alertée dès leur entrée dans le pays par la police des frontières.
Les fonctionnaires de la NEMA leur ont alors procure un hébergement au centre d’orientation  du National Youth Service Corps (NYSC) dans la ville de Maiduguri.
Relatant son épreuve, Splendid Eze, qui dit avoir vécu en Libye pendant ces quatre dernières années, affirme qu’au plus fort de la révolution elle avait dû se réfugier pendant deux mois au camps de l’ONU à Saba.
Eze explique avoir été rapatriée avec 450 autres personnes du camp le 28 septembre et qu’on leur a fait faire un long et tortueux voyage à travers le désert.
Elle dit qu’avant de quitter le camp de Saba, ils se sont trouvés devant plusieurs situations dangereuses comme de dormir à la belle étoile où risquer d’être touchés par les tirs des factions en guerre.
Selon elle, les choses ne se sont pas mieux passes sur le chemin du retour au pays car ils ont “été voles et violés par les rebelles.”
Elle déclare: «On m’a vole mes 1 000 dollars et certains de mes compagnons se sont fait voler tous leurs objets de valeur comme des téléphones et des ordinateurs portables.»
Un autre émigré e retour, Obire Matthex Tony dit qu’ils ont été entassés dans un camion comme des sardines et envoyés pour un long et tortueux voyage à travers le désert à destination du Nigéria.
Il nous apprend qu’ils ont fait escale pendant trois jours à N’jaména où ils ont été hébergés par l’organisation Internationale de l’Immigration avant d’être envoyés au Nigéria par cette organisation.
Il prétend que l’ambassadeur du Nigéria au Tcgad les a évités comme la peste et n’est venu les à aucun moment à leur aide.
Exposant aux journalistes ce qu’a prévu son service pour les travailleurs de retour, le coordonateur de zone de la National Emergency Management Agency (NEMA), Alhaji Aliyu Sambo, a déclaré qu’on les héberge au camp, qu’on les nourrit et qu’on va les transporter dans leurs Etats d’origine après une prise de contact avec les services de gestion des situations d’urgence de ces Etats.
Sur la manière dont son service a appris leur arrive, Sambo a révélé avoir été informé par la police des frontières de Gamboru et que son service a immédiatement entamé des préparatifs pour eux.
Il a indiqué qu’un certain nombre d’entre eux était arrive dans le pays en début de matinee et sont venus à Maiduguri vers midi, mais que certains sont depuis repartis bers diverses destinations et qu’on ne pouvait pas les retenir contre leur gré.
Il a ensuite révélé que ces migrants de retour étaient une première vague et qu’on attendait l’arrivée le retour au pays d’autres par le poste frontalier de Gomburu.

Libellés : , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 11:59 PM 0 comments

lundi, octobre 24, 2011

Bookmark and Share

Des manifestations au Maroc? Circulez, y'a rien à voir.


Je n’avais pas vraiment l’intention de parler de la situation politique au Maroc car l’actualité de ce pays, appartenant comme l’Algérie à l’ancienne sphère coloniale française, est habituellement largement couverte par la presse française et francophone.


Mais pas toujours, puisque nos media semblent tarder ) parler des manifestations qui viennent de se dérouler dans plusieurs grandes villes du royaume.

Ces manifestations ont eu lieu à l’appel du mouvement d’opposition du 20 février et dénoncent les prochaines élections parlementaires qui doivent se tenir dans ce pays. La police est intervenue et des coups de matraque ont été distribués.


Nous n’en sommes pas à la répression qu’ont connu ou connaissent encore d’autres pays arabes, mais il semble que les choses ne soient pas si consensuelles qu’on veut bien le dire dans cet Etat du Maghreb.

L’absence ou la rareté de la couverture médiatique de ce qui se passe à Casablanca ou à Safi nous montre d’abord que les opposants Marocains ne disposent pas du soutien dont bénéficient d’autres opposants dans d’autres pays arabes. 

On voit mal par exemple MM. Sarkozy et Bernard-Botul-Henri Lévy convoquer une réunion à Paris pour tenter d'unifier l’opposition marocaine. M. Lévy n’a semble-t-il même pas envisagé d’inviter certains responsables de l’opposition à boire le thé avec lui dans le riad qu’il possède au pays de l'arganier.


Pourtant la manifestation de Rabat avait de quoi piquer l’intérêt d’une presse occidentale qui s’est étendue sur le message que les images de la mort de Mouammar Kadhafi constituait pour un autre dirigeant Arabe, le président Syrien Bachar al-Assad pour être précis.

Et justement les manifestants de Rabat arboraient des photos du corps du dirigeant Libyen tout en scandant «C’est ce qui arrive aux despotes.»

Sauf erreur de ma part, ces manifestants ne parlaient pas du président al-Assad.

 

Les Marocains contestent les élections, violence dans la capitale

Par Souhail Karam, Reuters, 23 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Rabat – Des milliers de Marocains ont manifesté dans les villes du pays ce dimanche, appelant à un boycott des élections législatives anticipées du mois prochain dont le résultat sera décisif pour l’avenir des réformes élaborées par le palais royal.
Ces manifestations sont les dernières en date d’une série de manifestations du mouvement d’opposition du 20 février dominé par la jeunesse, inspiré par les soulèvements qui ont renversé les dirigeants en Tunisie et en Egypte, pour exiger une monarchie parlementaire et la punition des officiels accusés de corruption.
Dans la capitale Rabat, un journaliste de Reuters a vu des dizaines de policiers anti-émeute frappant à coup de matraque et à coups de pieds des manifestants qui s’étaient rassemblés devant le siège du parlement, au terme d’une marche qui avait rassemblé environ 3 000 personnes.
Un élu local de la mairie de Casablanca, la plus grande ville du pays, a déclaré qu’environ 8 000 personnes ont pris part à une manifestation semblable dans cette ville. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans d’autres villes comme à Fez et à Tanger.
“Ces manifestations nationales avait pour mot d’ordre commun un appel au boycott des élections législatives du 25 novembre,” explique Omar Radi, un militant du comité local du mouvement du 20 février à Rabat.
“Il est évident que ces élections remettront au pouvoir les mêmes personnages qui pillent les richesses du pays depuis des années et ont pris en otage l’avenir de la population marocaine, » ajoute-t-il.
Dans des discours récents, le roi Mohamed a promis que les élections seraient honnêtes et transparentes. La principale force d’opposition le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a critiqué la législation électorale récemment adoptée parce qu’elle ne fait pas assez pour prévenir l’achat de votes.
En vertu des réformes approuvées par referendum en juillet, le roi Mohamed cèdera certains de ses pouvoirs à des responsables élus mais aura toujours le dernier mot pour les décisions stratégiques. Le nouveau gouvernement élaborera des lois consacrant une nouvelle constitution.
En mars, le monarque âgé de 48 ans avait réagi promptement aux manifestations inspirées par la contestation en Tunisie et en Egypte, et avait promis une limitation de ses pouvoirs via des changements constitutionnels. Le scrutin parlementaire prévu en septembre 2012 avait été convoqué de manière anticipée.
Mais les manifestants de Rabat, rejoints pour la première fois cette semaine par des centaines de diplômés au chômage, scandaient « Les élections sont une mascarade, on ne se fera pas avoir cette fois. »
“L’argent et le pouvoir doivent être séparés,” lisait-on sur une pancarte portée par les manifestants, tandis que de nombreux autres brandissaient des photos du corps de Mouammar Kadhafi, le dirigeant déposé et tué en Libye, avec cette légende : «C’est ce qui arrive aux despotes.»
La charte propose par le roi avait reçu un soutien presque unanime lors d’un referendum tenu en juillet dont ses détracteurs avaient dit qu’il avait été trop précipité pour permettre un véritable débat.
Des élections parlementaires ont lieu au Maroc depuis près de cinquante ans et sont souvent considérées comme une mise en scène de façade destine aux allies occidentaux de la monarchie. Le roi et une élite secrète proche de la cour nommaient le gouvernement et  prenaient les décisions politiques importantes.
Leur mainmise sur le pouvoir a été facilitée par un fort taux d’analphabétisme et la déférence bien ancrée à l’égard d’une dynastie qui dit descendre du prophète Mohamed et contrôle les media.
Le ministère de l’intérieur a recouru à une tactique où se mêlent la répression et le diviser pour régner afin de mater la dissidence politique. Ce qui a conduit de nombreux Marocains à se désintéresser de la politique : le taux de participation au dernier scrutin législatif avait été officiellement de 37 %.

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 3:11 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette