vendredi, mai 11, 2012

Bookmark and Share

S'inspirer de Dresde et d'Hiroshima pour une guerre totale contre l'Islam


J'ai voulu poster ce message ce matin, mais mon ordinateur a bogué. Du coup, j'ai été devancé sur cette info par le blog Big Browser.
Mais je vous propose néanmoins cette traduction intégrale d'un article de wired sur le sujet.


En janvier 2011, j'avais publié un article sur le journaliste américain Seymour Hersh et sa vision apocalyptique selon laquelle l’armée des Etats Unis était travaillée par une tendance chrétienne désireuse d’en découdre avec l’Islam et, pourquoi pas, de christianiser ou rechristianiser les terres d’Islam.
Le livre où Hersh doit revenir en détail sur cette thèse n’est pas encore paru.
En attendant, Noah Shachtman et Spencer Ackerman ont levé un lièvre qui va parfaitement dans le sens du propos de Hersh : un groupe d’officiers, dont certains ont eu la charge de la formation de la fine fleur de l’armée des Etats Unis, énoncent en détail et ouvertement les principes d’une guerre « civilisations » qui s’inspirerait des modèles de Dresde ou d’Hiroshima.
Comment peut-on appeler une civilisation qui érigerait en modèle les horreurs qu’ont subies ces deux villes ?



par Noah Shachtman et Spencer Ackerman, Wired (USA) 10 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri


La présentation par le lieutenant colonel Matthew A. Dooley au Joint Staff Forces College [école supérieure interarmes] d’un « modèle de concept opérationnel de contre djihad » [PDF] prône des mesures violentes dans une guerre contre l’Islam.

L’armée des Etats Unis a enseigné à ses futures chefs qu’une “guerre totale” contre les 1,4 milliard de Musulmans serait nécessaire pour protéger l’Amérique des terroristes islamiques, selon des documents obtenus par Danger Room. Une des options envisagées pour ce conflit consiste à tirer les leçons de «Hiroshima» pour raser des cités entières en une seule fois, en visant «la population civile chaque fois que c’est nécessaire.»

Le cours, signalé pour la première fois par Danger Room le mois dernier et propose au Joint Forces Staff College a depuis été supprimé par les hiérarques du Pentagone. C’est seulement maintenant cependant, que le contenu détaillé de ce cours a été révélé. Danger Room a reçu des centaines de pages de contenus d’enseignement et de documents de référence transmis par une source familière avec les enseignements prodigués.

Le directeur du Joint Forces Staff College a récemment ordonné à l’ensemble des forces armées de contrôler l’ensemble de ses contenus de formation afin de s’assurer qu’ils ne contiennent pas des matériaux haineux de ce genre. Cette procédure n’est pas encore achevée. Mais l’officier qui a fait les conférences, le Lt. Col. Matthew A. Dooley, conserve son poste au Norfolk Virginia College, dans l’attente d’une enquête. Les commandants, lieutenants colonels, capitaines et colonels qui ont assisté aux cours de Dooley et ont écouté ses enseignements incendiaires semaine après semaine, ont depuis été affectés à des missions de plus haut niveau dans divers secteurs de l’armée des Etats Unis.

Pendant une bonne partie de ces dix dernières années, une  petite clique d’experts autoconsacrés du contre terrorisme s’est frayé un chemin à l’intérieur de l’armée des Etats Unis, des services de renseignements et des forces de l’ordre, essayant de convaincre autant de monde que possible que le véritable ennemi terroriste de l’Amérique n’était pas al Qaïda – mais la religion musulmane elle-même. Dans son enseignement, Dooley faisait intervenir ces démagogues islamophobes en tant que conférenciers invités. Et il adoptait leurs arguments pour son affreuse conclusion finale.

“Nous en sommes maintenant venus à comprendre que ce qu’on appelle “Islam modéré” n’existe pas,” observait Dooley dans un exposé en juillet 2011 [PDF] qu’il avait conclu avec une proposition de manifeste à l’intention des ennemis de l’Amérique. « Il est donc temps pour les Etats Unis de clarifier nos véritables intentions. Cette idéologie barbare ne sera pas plus longtemps tolérée. L’Islam doit changer sinon nous aiderons à son autodestruction.»

Nous n’avons pas pu joindre Dooley à ce sujet. Le porte parole du Joint Forces Staff College, Stuart Williams, a refusé de discuter de la teneur des conférences de Dooley ou de son statut dans l’école. Mais à la question de savoir si Dooley était responsable du contenu d’enseignement, il a répondu, « Je ne sais pas si je le [Dooley] classerais parmi les responsables. Le responsable serait plutôt le commandant de l’école, le Maj. Gen. Joseph Ward.

Ce qui rend le général deux étoiles coupable d’un enseignement assez choquant. Dans le même exposé, Dooley définit un plan possible en quatre phases pour réaliser une transformation par la force de la religion musulmane. La phase trois comprend des objectifs éventuels comme l’islam réduit au statut de culte » et « l’Arabie Saoudite menacée de famine. » (une suggestion particulièrement ironique avec les informations de ce jour selon lesquelles les services secrets ont fait échouer le tout dernier projet d’attentat d’al Qaïda).

Les lois internationales qui protègent les civils en temps de guerre « n’ont plus de pertinence, » poursuit Dooley. Ce qui ouvre la possibilité d’appliquer « les précédents historiques de Dresde, Tokyo, Hiroshima et Nagasaki » aux villes les plus sacrées de l’Islam, et d’aller vers « la destruction de La Mecque et Médine.»

Les alliés idéologiques de Dooley ont à maintes reprises expliqué que les Musulmans “ordinaires” sont dangereux parce qu’ils sont “violents par nature.” Ce ne sont pourtant que quelques uns parmi les membres les plus fanatisés d’al Qaïda qui ont pu être pris à songer anéantir des villes entières.

“Certaines de ces actions soumises ici à l’examen ne seront jamais vues comme ‘politiquement correctes’ aux yeux de beaucoup,” ajoute Dooley. En définitive, nous en Occident avons peu de marge pour trancher cette affaire, sauf à faire une guerre totale.»

Dooley, qui exerce au Joint Forces Staff College depuis août 2010, commençait sa session de huit semaines de séminaire par une histoire sommaire de l’Islam en deux parties. Ces deux parties étaient assurées par David Falua, un ancien professeur d’histoire à West Point. « Malheureusement, si nous en restions là, vous n’auriez pas un bon équilibre des points de vue, pas plus que vous n’auriez un aperçu précis de la manière dont l’Islam se définit lui-même, » disait Dooley à ses étudiants. Au cours des quelques semaines qui suivaient, il invitait un trio de conférenciers bien connus pour leur vision incendiaire de l’Islam.

Shireen Burki avait déclaré pendant la champagne électorale d e2008 que “Obama est le candidat rêvé de ben Laden. » Dans sa conférence au Joint Forces Staff College, elle disait aux étudiants que « l’islam est une religion conquérante/impérialiste. » [PDF]

Stephen Coughlin soutenait dans sa thèse de master de 2007 que la déclaration du président d’alors, George W. Bush, faisant proclamation d’amitié avec la grande majorité des Musulmans dans le monde avait eu « un effet paralysant sur ceux qui étaient chargés de définir la doctrine de l’ennemi. » [PDF]. Coughlin avait en conséquence été relevé de ses fonctions de consultant à l’état-major interarmes, mais avait continué à donner des conférences au naval War College et au Field Office du FBI à Washington. Dans son propos au séminaire de Dooley [PDF], Coughlin suggérait que al Qaïda avait joué un rôle dans le mouvement qui a renversé l’homme fort Egyptien, Hosni Moubarak et le dictateur Libyen Mouammar Kadhafi. Ces événements s’inséraient dans un plan des islamistes pour conquérir le monde, ajoutait-il. Et Coughlin se gaussait de ceux qui ne voyaient pas ce complot aussi clairement que lui, en les accusant de « complexification. »

Coughlin intitulait sa conférence “Imposer la loi islamique – ou – Ce ne sont pas les Droïdes que vous cherchez ! »

Un ancien employé du FBI, John Guandolo, a déclaré l’an dernier au site web conspirationniste World Net Daily, qu’Obama était seulement le dernier président à tomber sous l’influence des extrémistes islamiques. « Le niveau de pénétration dans les trois dernières administrations est très profond, » soutenait Guandolo. Dans son matériel de référence pour le cours au Joint Forces Staff College, Guandolo ne parlait pas seulement des Musulmans contemporains comme d’ennemis. Il justifiait même les Croisades, écrivant qu’elles « avaient été lancées après des siècles d’incursions musulmanes dans les territoires de l’Occident.»

Un article de Guandolo  intitulé “Réponses habituelles de l’ennemi quand il est confronté à la vérité” [PDF] faisait partie des centaines de présentations, de documents, de vidéos et de liens internet distribués électroniquement aux élèves du Joint Forces Staff College. Dans ce trésor documentaire, un article qui soutient que « il existe une injonction permanente aux Musulmans pour haïr et mépriser Juifs et Chrétiens » [PDF]. Comme par exemple une vidéo de Serge Trifkovic, un ancien professeur qui a comparu comme témoin de la défense dans plusieurs procès de dirigeants Serbes de Bosnie condamnés pour crimes de guerre, dont le génocide de Musulmans. Ul lien internet intitulé «A regarder avant qu’elle soit  retirée» est supposé montrer le président Obama – qui est le commandant en chef des officiers supérieurs qui suivent le cours – en train de reconnaître qu’il est Musulman.

Dooley ajoutait un avertissement selon lequel ses opinions ne sont “pas la ligne officielle du gouvernement des Etats Unis” et ont pour but de “générer une discussion et une réflexion dynamiques.” Mais il expliquait à ses collègues officiers de l’armée que la présumée reconnaissance par Obama pouvait bien faire du commandant en chef une sorte de traître. « Selon des estimations prudentes, » 10 % des Musulmans dans le monde, « un chiffre stupéfiant de 140 millions de personnes… détestent tout ce en quoi vous croyez et ne coexisteront jamais avec vous sauf si vous vous soumettez » à l’Islam. Il ajoutait, « Votre serment en tant que soldat professionnel vous force à choisir votre camp ici. » On ne sait pas trop si la « guerre totale » de Dooley contre les Musulmans concerne aussi son commandant en chef « Musulman. »

Quand le haut commandement du Pentagone a eu connaissance de la présentation de Dooley, l’officier de rang le plus élevé dans le pays, le chef d’état major interarmes, le général Martin Dempsey, a donné l’ordre à chaque responsable militaire et officier supérieur de se débarrasser de tout le matériel d’instruction du même genre islamophobe. Dempsey a donné cet ordre parce que la Maison Blanche avait déjà donné instruction à l’ensemble de l’appareil sécuritaire fédéral – militaire et civil – de réorganiser sa formation antiterroriste après avoir eu connaissance des formations du FBI qui diabolisaient l’Islam.

A ce moment, Dooley avait déjà présenté sa vision apocalyptique d’une guerre religieuse mondiale. Flynn a ordonné à un officier de haut rand, le général major Frederick Rudesheim d’enquêter pour savoir avec précision comment Dooley  s’est débrouillé pour pouvoir proposer sa longue présentation dans un cursus sanctionné officiellement par le Département d’Etat. Les conclusions de cette enquête sont attendues pour le 24 mai.

L’ironie veut que Dooley et ses conférenciers invités dressent un tableau inquiétant  de l’islamisme extrémiste au moment même où ses adeptes les plus notoires craignent son implosion. Des documents récemment déclassifiés par le gouvernement des Etats Unis révèlent qu’Oussama ben Laden s’interrogeait sur les méthodes brutales et a mauvaise image d’’al Qaïda qui éloignent la grande majorité des Musulmans du choix de mener une guerre sainte. Il avait peu de chances de savoir que des officiers de l’armée des Etats Unis réfléchissaient aux moyens d’en déclencher une.

Libellés : , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 7:19 PM 0 comments

samedi, octobre 01, 2011

Bookmark and Share

Après s'être agenouillé à l'ONU, Obama insulte la communauté noire des Etats Unis

Si on en croit le journal Le Figaro, le président Barack Obama tente de récupérer l'électorat juif, ce qui expliquerait son alignement complet sur les thèses de Benyamin Netanyahou lors de ses dernières génuflexions oratoires à la tribune de l'ONU.

Ce même Figaro nous apprend que le discours d'Obama n'a pas forcément emporté la conviction d'un électorat juif traditionnellement enclin à voter démocrate. Ainsi, à la dernière présidentielle, 3/4 des électeurs Juifs du 9ème district  de New York avaient choisi de voter pour l'actuel président des Etats Unis et les voix de l'électorat juif vont le plus souvent aux candidats du parti Démocrate.

Mais quand on voit le poids numérique de cet électorat aux Etats Unis, 2 % de la population de ce pays, on a du mal à comprendre pourquoi Obama se préoccupe tant de cette masse insignifiante même si, écrit le Figaro, les électeurs Juifs peuvent jouer un rôle décisif dans certains Etats clefs.
Certes, mais ce rôle est-il plus décisif que celui d'autres groupes humains, noirs ou latinos par exemple?

Permettez moi d'en douter.

D'ailleurs, Barack Obama qui s'aplatit devant les prétendus dirigeants de la communauté juive retrouve toute sa superbe devant les cadres de la communauté noire des Etats Unis et ne se gêne pas pour les insulter ainsi que le relève Craig Crawford:
Barack Obama accuse les leaders noirs de porter des "pantoufles" au lieu de "chaussures de marche" et les exhorte à arrêter de se plaindre, de cesser de râler, d'arrêter de pleurer." Peu importe si certaines des personnes présentes avaient en fait marché dans les années 1960 [dans le cadre de la lutte pour les droits civiques] alors qu'Obama n'était qu'un enfant.'
Perdre l'électorat noir ? Même pas peur, nous dit l'audacieux Velran Barack Obama.

En fait, la clef du goût pour l'électorat juif que manifeste Obama, comme tous les autres candidats putatifs à la présidentielle, ne réside pas du tout dans le poids électoral des Juifs et cette clef nous est livrée vers la fin de l'article du Figaro:
Surtout, la Maison-Blanche redoute les défections des puissants donateurs juifs, qui avaient tant fait financièrement pour sa première campagne. «Beaucoup de Juifs qui avaient donné des tonnes d'argent sont très peu enthousiastes pour le refaire», a confié sans ambages un leveur de fonds d'Obama au journal New York.
Notez bien le "surtout" qui nous fait comprendre que c'est l'aspect financier qui aurait dû faire le titre du Figaro et pas une prétendue défection de l'électorat juif. car ce qui compte pour Obama comme pour les autres, ce ne sont pas les électeurs Juifs lambda, épiciers, techniciens ou professeurs, mais les grands électeurs que sont les financiers et les fameux "leveurs de fonds" (fundraisers), souvent spécialistes de l'évasion fiscale, légale ou non, et du blanchiment d'argent.

En fait, et sans qu''il fut nécessaire d'amender la constitution américaine, ce pays a adopté une méthode de suffrage censitaire qui soumet au choix des citoyens des candidats préalablement sélectionnés sur les critères qui importent à de grands électeurs.
La démocratie représentative est préservée dans sa forme, mais guère plus.

Le problème toutefois est qu'Obama a été élu par des gens qui pensaient qu'il allait régler les problèmes dont souffre leur pays et dont ils pâtissent, l'accès à l'emploi ou à la santé par exemple. Ce dernier point était d'ailleurs un de ses thèmes principaux de campagne d'Obama (comme de Bill Clinton avant lui).
Or, Barack Obama n'a tenu aucun de ses engagements, pas même celui de fermer Guantanamo, et a continué à diriger la pays d'une manière fort peu différente de celle de son prédécesseur républicain, s'engageant aussi dans de nouveaux conflits militaires.

Il est donc logique que sa popularité dans l'électorat général s'effondre:
La popularité d’Obama dégringole. Les Américains en ont assez que la Maison Blanche fasse copain-copain avec les banquiers de Wall Street.
Parce que les banquiers, en nombre d'électeurs, ça ne pèse pas non plus très lourd...

Or les banquiers et l'électorat "juif" [c'est-à-dire en réalité les donateurs dont il est question plus haut] sont les deux principales préoccupations de M. Obama ainsi qu'il est apparu dans un lapsus au cours d'un discours récent.La gaffe est rapportée entre autres par le Daily Mail:

'Si demander à un millionnaire de payer le même niveau d'impôt qu'un Juif, un concierge, fait de moi un guerrier en faveur des travailleurs, je le considère comme une marque d'honneur. Je n'ai pas de problème avec ça. Il est juste temps,' a-t-il dit.
Le Daily Mail indique que Rush Limbaugh, un commentateur politique de droite très connu aux Etats Unis a moqué un président Obama qui semble considérer que les Juifs payent trop d'impôts tout comme les concierges.

Une gaffe qui a peut-être contribué à amenuiser l'attrait d'une candidature Obama pour "l'électorat" juif. Un électorat qui de toute façon n'aura que l'embarras du choix puisque presque tous les candidats à la candidature semblent privilégier le bien être du soldat sioniste à celui du chômeur de l'Alabama ou du sans domicile de Californie.



Libellés : , , , , , ,

posted by Djazaïri at 12:10 AM 0 comments

dimanche, septembre 25, 2011

Bookmark and Share

De Truman à Obama, le poids de plus en plus insupportable du lobby sioniste

J’ai brièvement évoqué ici le discours sioniste d’Obama à la tribune des Nations Unies. En soi, le comportement d’Obama ne diffère cependant  pas fondamentalement de celui de ses prédécesseurs dans une tradition qui remonte au président Harry Truman et qui consiste à se soumettre au lobby sioniste.
Une des  différences pourtant est que cette pression est plus forte que jamais compte tenu de l’isolement croissant de l’entité sioniste attesté par les votes à l’ONU mais aussi par les récentes évolutions des diplomaties égyptienne et turque. De ce fait, l’entité sioniste tend à s’arcbouter sur son pré carré traditionnel, les Etats Unis et l’Europe pour l’essentiel.
L’autre différence est que la soumission au lobby n’est plus suffisante pour garantir une victoire électorale via les fonds de campagne et un traitement médiatique privilégié. Et ce, pour la simple raison que tous ceux qui aspirent à la magistrature suprême à Washington font dans la surenchère sioniste, affirmant que tel ou tel rival n’est pas assez favorable à l’Etat voyou et cherchent à donner des gages de leur adhésion au sionisme le plus fanatique.
Parce que leur élection dépendra effectivement des likoudniks Juifs Américains qui sont les véritables dirigeants de l’entité sioniste. Banquiers, financiers, avocats, patrons de presse, producteurs audiovisuels, patrons de loteries ou de casinos, responsables associatifs, ces ultra nationalistes suprématistes sont capables d’activer les relais qui leur appartiennent ou qui dépendent d’eux pour faire ou défaire les réputations politiques. Ils sont capables de fournir les partisans « pour » et « contre » un candidat et de décider lesquels pourront parler le plus fort en fonction du comportement des candidats à la présidentielle.
Ce qui donne une démocratie dévergondée avec le paradoxe d’une liberté individuelle qui reste vivante mais où les individus citoyens n’ont plus guère le choix qu’entre des candidats ,et donc des projets, adoubés par le lobby sioniste.
Lawrence of Cyberia nous rappelle opportunément le rôle déterminant d’un prédécesseur d’Obama dans la genèse de ce conflit du Proche Orient qui a vu pour la première fois un président US s’humilier en reniant publiquement tous les principes par lui-même affichés. (George W. Bush avait au moins laissé à Colin Powell le soin de se ridiculiser en brandissant son flacon d’urine à l’ONU)
Et que l’histoire de l’entité sioniste n’est rien d’autre que celle d’une injustice commise aux dépends su peuple palestinien au mépris des règles de droit. Du brigandage pur et simple.
NB. Les extraits des ouvrages de Quigley et Hadawi compotent des annotations qui renvoient à leurs sources. Je ne les ai pas reprises, vous les retrouverez sur le site don j’ai tiré l’article.

Sur la raison pour laquelle la Micronésie s’oppose à l’autodétermination palestinienne
Par Lawrence of Cyberia, 21 septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
Ira Glunts a posté aujourd’hui un message dans Mondoweiss au sujet des reactions palestiniennes au discours d’Obama devant l’assemblée générale de l’ONU. Il a relevé la réaction d’Hanan Ashrawi qui citait  les efforts que les Etats Unis sont prêts à faire pour empêcher une reconnaissance internationale d’un Etat de palestine.
Ce que j’entendais était incroyable. C’était comme si les palestiniens occupaient Israël. Il n’y avait aucune empathie avec les palestiniens, il n’a parlé que des problèmes israéliens.

Il nous a dit qu’il n’était pas facile de parvenir à la paix, merci mais nous le savons. Il a parlé des droits universels – Bien, ces mêmes droits s’appliquent aux Palestiniens.

{Les Américains] exercent d’énormes pressions sur tous les membres de l’ONU, ils usent de la menace et de la coercition. J’aimerais qu’ils investissent autant d’énergie dans une démarche de promotion de la paix, pas de menaces.
Après avoir lu ce texte, la comparaison évidente qui m’est venue à l’esprit était avec la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU du 29 novembre 1947 qui avait adopté la proposition de partition de la Palestine. Je veux parler des menaces et de la coercition exercées par les Etats Unis sur les Etats membres les plus dépendants, afin de s’assurer que l’ONU recommanderait une partition de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe, en dépit des objections de la grande majorité de la population palestinienne, et malgré le fait que le comité spécial de l’ONU sur la Palestine avait déjà conclu que la création d’un foyer national juif en Palestine contre la volonté du peuple palestinien « pourrait bien être contraire » au principe d’autodétermination [note 1] en contradiction avec la propre charte de l’ONU.[2]
Extrait de John Quigley’s Palestine and Israel: A Challenge to Justice, (Duke University Press, 1990, pp.36-7, 39):
Le 25 novembre 1947, le comité ad hoc avait approuvé la recommandation de partition faite par la sous commission I par un vote de 25 voix contre 16 avec 17 abstentions. Si elle suffisait pour présenter le plan en sous commission, cette marge n’atteignait pas la majorité des deux tiers exigible pour un passage devant l’Assemblée Générale. A ce stade, les Eats Unis étaient apparus comme le plus agressif des partisans de la partition. La majorité des pays européens, dont l’Union Soviétique, la soutenaient mais la plupart des pays du Tiers Monde la voyaient comme une violation des droits des Arabes.]
Les Etats Unis obtinrent de l’Assemblé Générale que le vote soit retardé afin “d’avoir le temps de rallier certaines républiques d’Amérique latine à leurs vues.”  Les officiels US, « sur instructions directes de la Maison Blanche, » usèrent de « toutes les formes de pressions, directes et indirectes » pour “faire en sorte que la majorité nécessaire “ soit obtenue, selon l’ancien sous-secrétaire d’Etat Sumner Welles. Des membres du Congrès des Etats Unis avaient menacé plusieurs pays du tiers Monde d’une réduction de l’aide économique. Dans une ultime tentative de compromis et une concession majeure, plusieurs pays arabes avaient propose un plan de gouvernement fédéré pour la Palestine. Semblable à une proposition minoritaire du comité spécial, ce plan appelait à une fédération des composantes juive et arabe. La Colombie avait demandé de renvoyer la question devant le comité ad hoc pour de nouvelles démarches afin d’atteindre une solution acceptable aussi bien par les Arabes que par les Juifs de Palestine.

On avait peu de raisons de croire, fin 1947, que le délicat arrangement prévu par le plan de partition pourrait s’attirer un niveau de coopération suffisant de la part des parties arabe et juive. Mais l’Assemblée Générale s’engagea vers un vote sur le plan de partition. Le 29 novembre, elle adopta un projet de résolution comprenant le plan de partition, la résolution 181. La résolution obtint de justesse la majorité des deux tiers – 33 pour, 13 contre et 10 abstentions.

Parmi les pays qui changèrent leurs votes entre le 25 et le 29 novembre et qui permirent d’atteindre la majorité des deux tiers, se trouvaient le Libéria, les Philippines et Haïti. Tous fortement dépendants financièrement des Etats Unis, ils avaient subi des pressions pour modifier leurs votes. Certains délégués avaient accusé les officiels US «d’intimidation diplomatique». Sans une « pression terrible» des Etats Unis sur des “gouvernements qui ne peuvent pas courir le risque de représailles américaines” expliquait un éditorialiste anonyme, la résolution “n’aurait jamais été adoptée.”

La réalité de ces pressions est devenue un fait de notoriété publique, à tel point qu’un groupe de stratégie politique du Département d’Etat s’était inquiété que « le prestige de l’ONU » puisse en souffrir en raison du « caractère notoire et du ressentiment envers les activités des groupes de pression US, dont des membres du Congrès qui ont cherché à imposer le point de vue américain sur la partition à des délégations étrangères. »


Extrait de Sami Hadawi's, Bitter Harvest: A Modern History of Palestine, fourth edition, pp 75 & 76:
Le rôle joué par les Etats Unis – gouvernement et personnes privées – pour aboutir à in vote majoritaire à l’Assemblée générale est illustré au mieux par la citation de sources américaines:
1.L’Hon. Lawrence H. Smith a déclaré au Congrès. “Regardons le dossier, M. le président, et voyons ce qui s’est passé à la session de l’Assemblée Générale de l’ONU avant le vote sur la partition. Une majorité des deux tiers était nécessaire pour l’adoption de la résolution. A deux reprises, l’Assemblée était sur le point de voter et par deux fois le vote fut reporté. Il était évident qu’un délai était nécessaire parce que ceux qui proposaient lé résolution (les USA et l’URSS) n’avaient pas suffisamment de voix. Dans l’intervalle, des sources fiables rapportent qu’une pression intense a été exercée sur les délagués de trois petites nations par des représentants des Etats unis et par des officiels ‘aux plus hauts échelons à Washington’. C’est une accusation grave. Quand la question a finalement été soumise aux voix le 29 novembre, que s’est-il passé ? Les votes décisifs en faveur de la partition ont été apportés par Haïti, le Libéria et les Philippines. Ces voix avaient suffi pour faire une majorité des deux tiers.
Dans un premier temps, ces pays s’étaient opposes à cette proposition… la pression exercée par nos délégués, par nos officiels, et par des personnes privées de notre pays constituent une conduite répréhensible contre ces pays et contre nous. »

2. Le journaliste Drew Pearson avait expliqué dans un éditorial qu’en fin de compte, ‘beaucoup de gens avaient usé de leur influence pour forcer la main aux votants. Harvey Firestone, qui possède des plantations d’hévéa au Libéria s’est occupé du gouvernement du Libéria. Adolphe Berle, conseiller du président Haïtien a retourné son vote… L’ambassadeur de Chine, [la Chine d’avant le communisme] Wellington Koo avait averti son gouvernement… L’ambassadeur de France avait plaidé en faveur de la partition auprès de son gouvernement miné par la crise.”

“Peu de gens le savent, » avait-il écrit après la partition, ‘mais le président Truman avait pesé plus que jamais de tout son poids sur le département d’Etat avant de faire basculer le vote aux nations Unies sur le partage de la Palestine. Truman avait convoqué le Secrétaire d’Etat par intérim Lovell mercredi à la Maison Blanche, puis vendredi encore pour l’avertir qu’il exigerait de lui qu’il s’explique complètement si des nations qui s’alignent habituellement sur les Etats Unis manquaient à le faire sur la Palestine… »
Sumner Welles avait affirmé: «Sur ordre direct de la Maison Blanche, toutes les formes de pressions, directes ou indirectes, ont été exercées par des officiels Américains sur ces pays, à l’exclusion des pays musulmans, dont on savait qu’ils étaient opposés à la partition ou hésitants. Des diplomates ou des intermédiaires ont été utilisés par la Maison Blanche pour faire s’assurer de réunir au moins la majorité nécessaire »

4. Pour James Forrestal, alors Serétaire à la Défense, “Les méthodes qui avaient été utilisées … pour exercer une coercition et contraindre les autres nations de l’Assemblée Générale frôlaient le scandale’…

Sir Zafrulla Khan, ancien ministre des affaires étrangères du Pakistan et chef de la délégation de ce pays à l’ONU en novembre 1947.
En écoutant en direct le discours d’adieu de Kofi Annan sur une chaîne d’informations américaine diffuse dans le monde entier, quelqu’un a été trrès étonné d’entendre M. Annan baser ses cinq postulats pour une paix future sur ces citations de feu le président Truman. M.Truman n’avait pas grand-chose d’un Woodrow Wilson ou d’un Wendel Wilkie et encore moins d’un oracle.

Une des questions qui alimentait le désarroi de M. Annan était la Palestine. Voici un récit de première main, tire des memoires de Sir Zafrulla Khan, ancien minister des affaires étrangères du Pakistan, sur le rôle pas si visionnaire que ça que M. Truman joua dans la partition de la Palestine en 1948 à l’ONU.
“Le facteur décisif fut le rôle du président Truman qui ,en qualité de vice président assuma la présidence des Etats Unis à la mort du président Roosevelt au printemps 1945. Truman voulait être élu président à l’élection de 1948 mais il n’avait pas l’ensemble de son parti derrière lui. Les Juifs [sic] avaient une position forte dans la ville de new York, et l’Etat du même nom devait aller dans la même direction politique  que la ville.  Le vote juif dans la ville pouvait s’avérer déterminant. Le président Truman est alors devenu un partisan résolu de la partition de la Palestine. La délégation US à l’ONU ne s’en réjouissait pas vraiment. Le conseiller juridique de la délégation avait fait connaître au président ses doutes sur la compétence de l’Assemblée Générale pour décider de la partition d’un pays. Mais le président étai resté ferme sur ses positions en faveur des Juifs [sic].

“Le débat en plénière avait démarré dans une atmosphère très tendue. Il atteint son étape finale mercredi avant Thanksgiving. Un pointage soigneux avait confirmé l’impression qui ressortait des discours prononcés pendant la plénière, que la résolution n’avait pas l’appui d’une majorité des deux tiers.
Le matin, avant le début des débats à l’Assemblée, j’avais en tant que chef de la délégation pakistanaise appelé M. Dennis, le chef de la délégation du Libéria qui m’avait assuré que les instructions de son gouvernement étaient de voter contre la partition et ‘il) avait ajouté : mais nous subissons de fortes pressions des Etats Unis. Il faudrait faire que le vote ait lieu aujourd’hui, parce que je ne sais pas ce qui pourrait arriver demain. »

“Le général Romulo, ministre Philippin des affaires étrangères était allé à la tribune et avait condamné fermement la partition dans un discours d’une éloquence flamboyante. Le représentant Haïtien avait déclaré qu’il voterait contre la partition.

“Vers l’heure du déjeuner, la rumeur a circulé que le président [de l’Assemblée] n’avait pas l’intention de faire procéder au vote ce jour-là. Le Dr Fadhil Jamali ; ministre Irakien des affaires étrangères et le chef de la délégation pakistanaise appelèrent le président et découvrirent qu’il avait décidé de reporter le vote à vendredi.

Ses excuses étaient fragiles, mais il resta ferme. A la fin de la réunion de l’après-midi, il ajourna la session jusqu’à vendredi matin. Jeudi, le président Truman appela personnellement au téléphone certains chefs d’Etat et les persuada de modifier leur position sur la question de la partition de la Palestine pour passer d’une opposition à un soutien.
Entre autres, le Libéria, Haïti et les Philippines changèrent de position.

“La résolution fut adoptée, les dés étaient jetés, et les Arabes et les Juifs étaient partis pour un affrontement de plusieurs générations. Le président Truman restera dans l’histoire comme l’homme d’Etat qui prit la décision de larguer les premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, et dont la détermination a poussé à la partition de la Palestine par le truchement des Nations Unies.
M.J. AS’AD
Karachi
Dawn Newspaper, (Pakistan) 19 Dec 2006
Alors, pour poser les choses clairement: les Etats Unis qui, à une époque, ont contraint des membres de l’ONU à accorder à Israël sa partie de la solution à deux Etats alors qu’aucun consensus évident n’existait sur cette étape, tente aujourd’hui de forcer des membres de l’ONU à ne PAS établir la partie palestinienne de la solution à deux Etats, alors même qu’existe un large consensus en sa faveur. Et ce sont les mêmes Etats Unis qui ont été ces 20 dernières années les seuls médiateurs d’un « processus de paix » supposé chercher à aboutit à l’établissement de cette solution à deux Etats. Faut-il vraiment se poser la question de savoir pourquoi ce processus a échoué ?
Notes:
[1]  En ce qui concerne le principe de l'autodétermination, bien que la reconnaissance internationale a été renforcée à la fin de la Première Guerre mondiale et a été respecté à l'égard des autres territoires arabes, à l'époque de la création des mandats "A", il n'a pas été appliqué à la Palestine, à cause évidemment de l'intention de rendre possible la création d'un foyer national juif là-bas. En fait, on peut  dire que le foyer national juif et  Mandat sui generis sur la Palestine allaient à l'encontre de ce principe.
- UN Special Committee on Palestine (UNSCOP), Report to the General Assembly, 3 September 1947. Paragraph 176.

[2]  Les buts des Nations Unies sont les suivants :
1.    Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
2.    Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
3.    Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
4.    Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.

Libellés : , , , , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 8:47 PM 0 comments

samedi, septembre 24, 2011

Bookmark and Share

Barack Obama prisonnier dans une île

A la lumière des récentes prises de position des Etats Unis à l’ONU, Yousef Mouanayer a en quelque sorte anticipé la teneur du discours d’Obama en réponse à la démarche palestinienne pour une admission de la Palestine en tant qu’Etat de plein droit dans cette instance internationale.
Si d’aucuns ont été surpris, ou se sont réjouis à l’instar des diplomates sionistes du caractère franchement sioniste de ce discours, Yousef Munayyer observe que les Etats Unis tendent désormais à rejeter à l’ONU des principes qu’ils ne cessent d’afficher comme étant les leurs dans la démarche de résolution du conflit du proche Orient.
C’est cette absurdité que pointe Munayyer qui fait que Susan Rice, ambassadrice US à l’ONU, a pu apposer un veto à un texte qui ne faisait que reprendre des déclarations faites par la diplomatie US.
C’est que la politique étrangère des Etats Unis ne se fait plus à la Maison Blanche dont le locataire peut pérorer comme il le souhaite tant qu’il n’agit pas vraiment dans le sens de ses déclarations. Et à l’approche d’une échéance électorale cruciale, il n’a même plus le pouvoir de jactance mais doit simplement réciter des textes écrits par d’autres.
Qui sont ces autres et où sont-ils ? Ces autres, ce sont des likoudniks de la communauté juive US qui sont les véritables maîtres du Congrès des Etats Unis et dont l’entité sioniste est la chose .Ce sont des citoyens US et ils tiennent les parlementaires des Etats Unis par l’argent et, si nécessaire, par les cadavres dans le placard de certains d'entre eux. Ils tiennent la classe politique de l’entité sioniste par l’argent également, leur présence dans les media et par leurs réseaux institutionnels dans la communauté juive. Ce sont donc des tenants d’une politique ultra : ultra nationaliste, ultra raciste, ultra colonialiste parce qu’ils cumulent les tares qui affublent la mentalité du capitaliste, de l’homme blanc en Amérique avec un sectarisme juif caricatural.
Le président Barack Obama est le prisonnier,consentant de ces gens là… A l'occasion de son discours à l'ONU, ils lui auront fait perdre la face, en dépit des efforts de Nicolas Sarkozy pour voler à son secours en proposant une alternative (don la validité ne dépasse pas les murs du palais de l'Elysée).

par Yousef Munayyer, Chicago Tribune (USA) 21 septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

“Solitude et absurdité.” Aucun mot n’aurait sans doute pu mieux décrire cette scène aux nations Unies il y a quelques mois, quand l’ambassadrice US Susan Rice avait, en faisant une moue réticence, levé la main pour  mettre un veto à une résolution du Conseil de Sécurité condamnant l’expansion coloniale israélienne. Quatorze des quinze membres de l’instance la plus importante de l’ONU avaient voté pour cette résolution, pas les Etats Unis. 

L’absurdité? La résolution avait été élaborée en assemblant des extraits de discours et de déclarations  faites par des dirigeants Américains au sujet des colonies israéliennes illégales.
Rice apposait effectivement un veto à la politique américaine et s’était trouvée dès lors dans la singulière situation d’expliquer pourquoi les Etats Unis étaient opposés à la colonisation en dépit de leur veto à la résolution.
Les Etats unis ne veulent pas d’un nouvel épisode de cette saga (appelons la, Israël Island) au moment où les débats sur l’Etat palestinien dominant les discussions à l’ONU cette semaine. Aucun gouvernement n’aime être isolé, et certainement pas dans ce monde actuel interconnecté et interdépendant et sûrement pas la plus grande puissance dans la politique mondiale.

Avec les opinions arabes qui affirment clairement  leur influence sur la scène politique arabe aujourd’hui plus que jamais et avec la Palestine qui continue à être le lien qui relie les nations arabes, les Etats Unis savent que faire obstacle à l’auto-détermination palestinienne sur une scène internationale ne fait que devenir de plus en plus coûteux. 

Mais il serait erroné de penser que ce sont les Palestiniens qui placent les Etats Unis dans cette position inconfortable. Au contraire, les Etats Unis passent régulièrement des vacances sur Israël Island depuis des années. En fait, depuis 1972, les Etats Unis ont  été seuls à mettre un veto à 42 résolutions du Conseil de Sécurité condamnant les violations par Israël du droit international et des droits de l’homme. 
Maintenant, à la lumière des soulèvements arabes et avec un gouvernement Netanyahou fermement décidé à étendre les colonies israéliennes en dépit de la politique affichée par les USA, Israël Island n’est plus la destination agréable qu’elle était autrefois.
Alors pourquoi donc les Palestiniens, qui ne veulent pas s’aliéner les Etats Unis, ont-ils seulement pu soulever la question de présenter une demande au Conseil de Sécurité ?

C’est tout simple en réalité. Voyez-vous, le processus de paix d’Oslo était suppose être une promenade de santé de quelques jours. Pourtant, cette semaine a marqué le 18ème anniversaire de la signature de la Déclaration de principes dans le Jardin Rose. Le cadre fixé, qui était supposé déboucher sur un Etat palestinien dans les cinq ans, est devenu une odyssée. Près d’une vingtaine d’années plus tard, le nombre de colons Israéliens en territoire palestinien a presque triplé et les Etats Unis n’ont pas fait grand chose ou rien d’efficace pour exercer des pressions pour faire changer le comportement israélien. Il a peut-être fallu 18 ans, trois présidents des Etats Unis et des centaines et des milliers de colons Israéliens, mais même les dirigeants Palestiniens les plus modérés en sont arrives à la conclusion que Washington ne peut tout simplement pas être un médiateur impartial. 

En dépit d’un large consensus international sur l’autodétermination palestinienne, les représentants des USA ont essayé avec acharnement de persuader leurs homologues de s’opposer à un Etat palestinien et ont sans aucun doute gaspillé du capital politique et diplomatique de leur pays ce faisant. Le Congrès des Etats Unis a menacé non seulement d’arrêter l’assistance aux Palestiniens mais aussi de retirer le financement de programmes de l’ONU qui pourraient promouvoir les aspirations palestiniennes. 
En bref, les Etats Unis ont constamment agi contre leurs propres intérêts au profit d’un gouvernement israélien de droite. 
Les aspirations des Palestiniens ont exposé internationalement au grand jour ce comportement américain plutôt embarrassant. Ce qui a été une manière de dire au monde : « Vous voyez, c’est ce à quoi nous sommes confrontés quand nous participons à des négociations sous l’égide des Etats Unis. » 

Israël Island n’est pas seulement un lieu métaphysique, c’est une mentalité -  du genre qui a préféré l’isolement à la coopération, l’entêtement et le refus de véritables concessions et au respect du droit, le veto plutôt que de faire pression sur Israël. Une grande leçon des soulèvements arabes est qu’Israël ne peut pas espérer une paix durable avec les régimes arabes si elle n’est pas en paix avec les nations arabes. Elle ne peut pas simplement se séparer par un mur de ses voisins qu’elle a diabolisés et s’attendre à une coexistence pacifique. 

Cet épisode a donné aux Etats Unis une opportunité de bien faire comprendre cette réalité et ce qu’elle a de grave à Israël. En tout cas, il es hors de doute qu’Israël Island est devenue un lieu de plus en plus isolé. 

Yousef Munayyer est directeur exécutif du Jerusalem Fund for Education and Community Development, et du Palestine Center,à Washington.

Libellés : , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 7:08 PM 0 comments

vendredi, septembre 23, 2011

Bookmark and Share

Barack Obama et les 900 rabbins

Barack Obama vient de tenir un discours tout à fait stupéfiant à la tribune de l'ONU, pour rejeter la demande d'admission d'un Etat palestinien à l'ONU, reproduisant telles quelles les thèses de la hasbara sioniste. "Prisonnier du lobby juif" écrit Mouaffaq Matar dans un article repris par Courrier International.

Sur ce point, on dira que sa condition de prisonnier ne le distingue guère de la plupart des autres acteurs de la vie politique de son pays, notamment des candidats putatifs à la prochaine élection présidentielle dont le thème de campagne principal n'est ni le chômage, ni la pauvreté qui frappe de nombreux citoyens US mais le soutien au régime sioniste. Chacun accusant effectivement son ou ses rivaux potentiels de ne pas soutenir suffisamment les autorités de Tel Aviv.
En ce sens, Obama pense avoir marqué un point à l'ONU et il n'a donc pas traîné pour aller rendre compte aux véritables électeurs d'une "démocratie en Amérique" de plus en plus chimérique.


Washington - Obama appelle 900 rabbins et les assure de l'Alliance américano-israélienne


Washington - Un jour après avoir fait ce qu'on a appelé "son discours sioniste" à l'Assemblée Générale de l'ONU à New York, le président US Barack Obama était de retour à la maison Blanche où il a tenu  une téléconférence avec 900 rabbins orthodoxes, conservateurs et réformés à travers tous les Etats Unis un peu avant le nouvel an juif.
Pendant cette communication de 30 minutes, Obama a assuré aux rabbins que l'alliance entre les USA et Israël était plus solide que jamais.


"Le premier ministre Netanyahou sait qu'il peut compter sur les Etats Unis," a déclaré Obama aux rabbins. "Nous n'abandonnerons pas la recherche d'une paix juste et durable qui mettra un terme au conflit."Il a ensuite observé que "les liens entre les Etats Unis et Israël sont incassables [unbreakable] et que l'engagement envers la sécurité d'Israël est à toute épreuve. Depuis ma prise de fonctions, je n'ai pas fait que discourir, nous avons agi."

Source: Vos Iz Neias (USA) 23 septembre 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 7:55 PM 0 comments

lundi, mai 09, 2011

Bookmark and Share

Oussama où la victoire d'Hollywood sur Bollywood

La façon de communiquer et même de gouverner quand on est président des Etats Unis a franchement quelque chose de Hollywood, et Barack Obama ne déroge pas à la règle même quand il vient annoncer solennellement à son peuple l’assassinat d’Oussama ben Laden.
Rien d’étonnant si cette façon de procéder remonte à Ronald Reagan qui avait fait une carrière au cinéma avant de se lancer dans la politique et de devenir président des Etats Unis.
Quand la poudre parle, Oussama se tait pour toujours!
Eh oui, la loi du plus fort est toujours la meilleure.

Les photos du discours d’Obama annonçant la mort de ben Laden étaient arrangées
Par Casey Chan, Gizmodo (USA) 8 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce n’est pas de l’info. Pas du tout en fait. J’au simplement trouvé cette histoire très intéressante. Comme c’st le cas depuis l’époque Reagan, les photographes n’étaient pas autorisés à prendre des photos pendant le discours télévisé en direct du président Obama. Alors comment avons-nous pu avoir des photos ? Eh bien, Obama a reproduit le discours pour les photographes !

Nos soldats viennent de retuer Oussama ben Laden
 
Voilà ce qui s’est passé selon Jason Reed, un photographe de l’agence Reuters.
Tandis que le président Obama prononçait son discours de neuf minutes devant l’unique camera d’un grand réseau de télévisions, les photographes ont été maintenus en dehors de la pièce et on leur a demandé de respecter un silence absolu. Une fois qu’Obama n’était plus à l’antenne, nous avons été escortés devant le téléprompteur et le président a alors répété pour nous son arrivée vers le pupitre et les trente premières secondes de sa déclaration.
Le fait que ce soit une reconstitution ne change pas vraiment grand-chose pour moi -- AP et Reuters révèlent toutes deux quelles photos ont été arrangées – J’aime juste le côté travail en coulisses de toute la démarche. Oh, et bien sûr, j’aime l’idée d’un Obama effectuant une deuxième fois son impressionnante sortie du bureau [ovale].

Libellés : , , ,

posted by Djazaïri at 9:57 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette