lundi, décembre 31, 2012

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Le dessinateur Carlos Latuff médaille de bronze de l'antisémitisme!


La Centre Simon Wiesenthal est une ONG basée à Los Angeles et qui intervient dans le domaine des droits de l’homme, de la tolérance et plus spécialement de la tolérance à l’égard des droits de l’homme juif, c’est-à-dire de l’antisémitisme.
De fait, la tolérance du Centre Simon Wiesenthal ne s’étend pas à la préservation d’un cimetière musulman de Jérusalem Ouest où le centre est en train de bâtir un musée de la  tolérance» au sens où il l’entend.
Le Centre Simon Wiesenthal n’a qu’un rapport indirect avec le fameux chasseur de nazis du même nom.
Comme l’explique Wikipedia, le centre a repris le nom de Simon Wiesenthal
bien qu'il ne soit pas lié avec Wiesenthal lui-même, qui déclarait cependant : « J'ai reçu beaucoup d'honneurs au cours de ma vie. Quand je mourrai, ces honneurs disparaîtront avec moi. Mais le Centre Simon Wiesenthal me survivra comme mon héritage ».
Ces propos lénifiants de Simon Wiesenthal ne sauraient cependant occulter le fait que ce dernier a cédé son nom contre des espèces sonnantes et trébuchantes comme une vulgaire marque.

La grosse affaire du centre Simon Wiesenthal, c’est donc la lutte contre l’antisémitisme dans une acception très large puisqu’elle inclut tout discours hostile ou seulement critique à l’égard de l’entité sioniste (ou Etat Juif). Ne parlons bien entendu pas des palestiniens qui ont le tort d’agir pour recouvrer leurs droits…

L’article de Wikipedia reprend justement un certain nombre des hauts faits du Centre Simon Wiesenthal comme ses accusations d’antisémitisme envers le président vénézuelien Hugo Chavez ou sa pseudo-information sur un projet de réglementation en Iran pour contraindre les juifs de ce pays à porter des signes distinctifs.

Ces gens là on, comme on le voit, un culot inouï, ce qui ne les empêche pas le Centre Simon Wisenthal de conserver un statut consultatif auprès d’une instance comme l’UNESCO ou le Conseil de l’Europe.

Où de proposer un classement des personnalités ou organisations les plus antisémites. Le classement 2012 vient justement de sortir and the winner is…

Le mouvement des Frères Musulmans actuellement au pouvoir en Egypte.

Le centre Simon Wisenthal reproche notamment la déclaration suivante à Mohammed Badie, le guide moral de la confrérie :
 «Les juifs ont dominé la terre, répandu la corruption dans le monde, versé le sang des croyants et profané par leurs actions des lieux saints. Les sioniste n’entendent que le langage de la force et ils ne céderont que par la contrainte, ce qui ne pourra se faire que par la guerre sainte. »
Je n’ai pas vérifié si le centre a rapporté fidèlement les propos de Mohammed Badie. J’en serais cependant étonné.

La médaille d’argent échoit au régime iranien qu’on aurait pourtant pu considérer comme le favori de la compétition.

A l’appui de cette distinction, nous avons droit à une citation (même remarque que pour la précédente citation) de l’affreux Mahmoud Ahmadinejad :
“Il y a maintenant 400 ans qu’un affreux clan sioniste dirige les grandes affaires de ce monde et, dans la coulisse des cercles dirigeants des grandes puissances mondiales, dans les structures politiques,  médiatiques, monétaires et bancaires du monde, ce sont eux qui prennent les décisions , à tel point que dans une grande puissance avec une très importante économie et une population de plus de 300 millions d’habitants, les candidats à la présidentielle doivent baiser les pieds des sionistes pour s’assurer la victoire électorale.»
La médaille de bronze revient à un artiste, en l’occurrence un caricaturiste brésilien d’origine palestinienne, Carlos Latuff.

Il est notamment reproché à Carlos Latuff d’avoir calomnié le premier ministre Benjamin Netanyahou dans des dessins comme celui ci-dessous :
netanyahu-gaza-massacre

Ce dessin a été fait par Latuff pendant la dernière opération sioniste contre la bande de Gaza, un «conflit déclenché par le Hamas contre l’Etat juif » selon le Centre Simon Wiesenthal
Comme l’observe le site Jews sans Frontières, Latuff semble avoir été extrêmement vexé de recevoir cette médaille de bronze. Il se montre ici lui-même recevant la médaille des mains du rabbin Marvin Hier, le patron du Centre Simon Wiesenthal.
Latuff upset
Carlos Latuff reçoit sa médaille de bronze des mains du rabbin Marvin Hier

Charlie hebdo devrait proposer une collaboration à Carlos Latuff (fermeture définitive du magazine garantie !)



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lundi, décembre 03, 2012

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Saint-Etienne: soutien aux prisonniers politiques palestiniens

A l’initiative de l’Association France-Palestine Solidarité

Campagne de soutien aux prisonniers politiques palestiniens

 « Rendons-leur leur dignité et leur liberté ! »

le Vendredi 7 décembre 2012

à partir de 19h,

à la faculté de Lettres rue Tréfilerie,  Saint-Etienne (42)
amphi J01

Rencontre-débat avec Jean-Claude Lefort

Ex- coordonnateur du comité national de soutien à Salah Hamouri

Ils sont aujourd’hui 4581 à croupir dans les geôles israéliennes. 4581 hommes, femmes, enfants, détenus en toute illégalité au regard  du droit international, dans l’un des 28 centres de détention, centres d’interrogatoire et autres prisons administrées par l’Etat d’Israël. Certains sont des personnes malades, mais on leur refuse des soins. Certains, plus de 200, sont des mineurs, mais on empêche leurs parents de leur rendre visite. Plusieurs d’entre eux ont moins de 12 ans.

Certains sont des militantes et des militants, ayant eu une activité de résistance contre les forces armées qui occupent leur pays, en Cisjordanie, à Gaza ou à Jérusalem ; d’autres sont des membres du Conseil Législatif Palestinien, des responsables politiques, des élus, dont l’attitude n’a pas plu à  l’occupant ; d’autres sont simplement des parents des premiers, arrêtés pour faire pression sur eux et faire régner la peur dans la population. En vertu de la  procédure dite  de « détention administrative », Israël peut les garder sous les verrous pendant trois mois sans leur signifier de chef d’inculpation ni les faire passer en jugement, et la procédure est indéfiniment renouvelable.

La campagne que nous menons a pour but  de demander la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques palestiniens ; de mobiliser et de sensibiliser l’opinion publique sur ces violations des lois internationales, et d’apporter un soutien concret aux prisonniers.

Député du Val de marne, Jean-Claude Lefort  a été vice-président de ce qui fut finalement la Mission d'information parlementaire sur le Rwanda ; il se trouva en désaccord avec les conclusions finales du rapport de la Mission et refusa d'en être co-auteur. I[]l a déclaré en août 2006 que les « crimes de guerre commis au Liban par l'armée israélienne devraient être jugés par la Cour pénale internationale. [] Aujourd’hui président de l’AFPS, il a été  coordonnateur    du Comité national de soutien à Salah Hamouri jusqu’à la libération de celui-ci et anime la campagne de parrainage des prisonniers palestiniens.

Contact : afps.saintetienne@gmail.com

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mercredi, octobre 17, 2012

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Jérusalem est arabe, la preuve par Grenade


Une fondation culturelle espagnole vient faire la nique aux autorités sionistes à Jérusalem même en venant rappeler que cette ville est arabe : musulmane, chrétienne et juive, mais arabe.
Et la démonstration en est faite in situ avec une exposition sur le royaume de Grenade sous le règne des dynasties ziride et nasride. 

Pour ceux que ça intéresse, les Zirides étaient une famille originaire d’Achir dans l’Algérie actuelle et ils tiraient leur nom du fondateur de la dynastie, Ziri Ibn Menad. L’émir Bologhin, le fils de Ziri est le (re)fondateur de la ville qui porte toujours le nom qu’il lui a donné : al Djazaïr (les îles dans une forme de pluriel archaïque).

Ce sont les vicissitudes de l’histoire et des luttes intestines qui ont amené une branche de la famille ziride à établir son pouvoir à Grenade tandis que deux autres rameaux demeuraient au Maghreb, l’un d’entre eux gouvernant sur ce qui correspond à peu près à la Tunisie actuelle, l’autre sur une partie du Maghreb central, établissant sa capitale dans une ville nouvelle, la Qalaa (Qalaa beni Hammad). 

Les Zirides étaient des Berbères, appartenant à la branche chiite (fatimide) de l’Islam au départ.
La dynastie nasride était par contre d’origine arabe semble-t-il et n’a de toute façon gouverné qu’en Espagne, jusqu’à la disparition de l’Etat musulman de Grenade. 

Le royaume de Grenade atterrit à Jérusalem
Une exposition présente à la vieille ville la vie sous les dynasties ziride et nasride
Par Ana Carbajosa, El Pais (Espagne) le 17 oct 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri 

C’est dans un magnifique bain arabe de l’époque mamelouk, en plein cœur de la vieille ville de Jérusalem qu’a atterri le royaume de Grenade. Une exposition espagnole, dédiée à recréée la vie des dynasties ziride et nasride, a été inaugurée la semaine dernière à Jérusalem Est, la partie palestinienne de la ville, asphyxiée par le conflit avec les Israéliens et où la vie culturelle est presque anecdotique.
Juan Carlos González-Santiago et José Manuel Vera Borja signent les photos de l’exposition
Sur les 30 photographies accrochées aux murs blanchis à la chaux du hammam, on peut voir des édifices représentatifs de ce que fut le royaume de Grenade entre le 9ème et le 15ème siècle. Devant eux, défilent quelques uns des 350 figurants volontaires de villes et villages andalous qui, vêtus de costumes d’époque, ont participé au consortium du millénaire du royaume de Grenade qui travaille depuis deux ans à la commémoration de la fondation en 1013 de cet Etat islamique dans la péninsule ibérique.

Les scènes que peut découvrir celui qui visite Jérusalem, de l’entrée de la vieille ville à la porte de Damas et celles qu’il peut voir ensuite dans l’exposition ne sont pas si différentes. La casbah de Malaga, la madrasa de Grenade, le palais de Mondragon à Ronda… les tours, les décorations, les arches et jusque aux personnages qui apparaissent dans les photographies de l’exposition sur le royaume de Grenade, détonnent à peine avec les abords immédiats du quartier musulman de la ville fortifiée de Jérusalem, annexée par Israël en 1967.  
Ronda: fontaine du palais Mondragon

C’est la première fois que le royaume de Grenade débarque dans le monde arabe. Un Palestinien entre deux âges, chargé d’accrocher les photos avant l’inauguration officielle, s’étonne devant la calligraphie arabe et les extraits du Coran qu’on peut voir dans une des salles de l’Alhambra.

«Ce qui nous intéresse, c’est de voir les choses que nous avons en commun, les parallélismes,» explique Carmen Pozuelo de la Fondation Legado Andalusi (héritage andalou) et commissaire de l’évènement tout en travaillant au montage d’une exposition qui se confond avec l’environnement. 

Les rais de lumière qui filtrent par les ouvertures des voûtes du hammam Al Ayn sont très semblables à ceux des bains de Fiñana. La fontaine qui trône dans la salle principale de l’édifice qui accueille l’exposition, rappelle beaucoup celle du palais de Mondragon. Ce sont des parallélismes qui tiennent à leur fonction mais surtout à un héritage commun que l’exposition "Alma Desgranada: viaje a la memoria del reino de Granada" (égrenage de l'âme: voyage dans la mémoire du royaume de Grenade) essaye de mettre en évidence.

Juan Carlos González-Santiago et José Manuel Vera Borja signent les photos de l’exposition qui se posera bientôt au Caire et ensuite au Qatar.

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mardi, avril 24, 2012

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Discutons confortablement assis en attendant le deuxième "holocauste"


Les députés  Michael Ben-Ari  et Aryeh Eldad semblent apprécier ce canapé

Ils ont l'air bien sympathiques ces deux messieurs d'un certain âge qui se détendent confortablement assis sur un canapé.
Le caractère incongru de cette scène, de deux personnes qui conversent gentiment sur un canapé, vient du fait qu'elle se passe dans la rue, ce qui renforce en un sens le caractère chaleureux de cette image et nous rend les personnages sympathiques.

Sauf que cette image est en fait un condensé de ce qu'est la colonisation sioniste puisque nous sommes en réalité devant deux parlementaires de l'entité sioniste (Michael Ben-Ari, à gauche, et Aryeh Eldad) qui fêtent l'expulsion d'une famille palestinienne à Beit Hanina, un quartier de Jérusalem occupée en prenant la pose et en conversant agréablement sur la canapé de la famille en question.


Ces salopards, qui devraient savoir que bien mal acquis ne profite jamais très longtemps, posent leurs derches sur le mobilier d'autrui tandis que huit terrosites sionistes (des colons) se sont installés dans la maison de la famille Natcheh
 "Nous sommes au début de la constitution d'un nouveau quartier juif dans le secteur, ce qui créera une séquence continue de quartiers juifs au nord de Jérusalem," a déclaré Eldad à l'organe en ligne des colons Israel national News. Seule la ténacité des propriétaires fonciers Juifs et d'Aryeh King du National Land Redemption Fund ont finalement permis la réussite de ce jour et nous sommes certains que les instances judiciaires seront requises dès à présent pour expulser les squatters Arabes de toutes les propriétés juives du secteur." Ben-Ari et Eldad ont "fixé des mézouzas" à l'intérieur de la maison, marquant ainsi rituellement sa prise sous contrôle.
Ce qui est décrit ici fait effectivement penser à la progression d'une tumeur maligne dont le but est de parachever la destruction de la société palestinienne

Et quand on voit ces deux délinquants sur la photo, on a vraiment la conviction qu'ils sont terrifiés par la perspective du deuxième "holocauste" dont l'Iran, dit-on, les menace!

via le site de Philip Weiss

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lundi, janvier 03, 2011

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Rouleaux de la Torah à prix cassés!

Je ne vais pas faire trop de commentaires ici, les faits sont assez parlants, une véritable métaphore de l'organisation de la criminalité. J'ai traduit par 'rénover' ce qui veut sans doute dire 'maquiller' comme dans le vol de voitures 
Notez bien que vous avez le rabbin et les membres d'une bande arabe. A aucun moment on ne nous dit que le rabbin fait partie de la bande. Pardi, c'est lui le chef de la bande!

Le rabbin dirige un réseau de trafic de rouleaux de la Torah
Trois membres arabes d'une bande, un rabbin d'Elad arrêtés après que des policiers infiltrés révèlent qu'ils travaillaient ensemble pour voler, restaurer et revendre des rouleaux de la Torah à des prix cassés.
par Eli Senyor, Yediot Aharonot (Sionistan) 2 janvier 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Coopération interreligieuse et nationalités dans le monde du crime. Au terme d'une longue enquête par infiltration, un rabbin et trois Arabes ont été arrêtés ce weekend sur présomption de vol d'une dizaine de rouleaux de la Torah.

On soupçonne le rabbin et un certain nombre d'autres personnalités religieuses d'avoir commandé auprès des membres arabes de la bande des dizaines de livres volés, certains d'une valeur s'élevant à 28 190 dollars pièce. Les quatre hommes ont été arrêtés et la police doit procéder à l'arrestation d'autres suspects impliqués dans cette affaire.

L'enquête a été conduite ces dernières semaines par des agents de police infiltrés en attendant que la bande commette une erreur de nature à la démasquer. Toute l'affaire a commencé après l'accumulation d'informations selon lesquelles des rouleaux de la Torah étaient disponibles à prix réduits sur le marché ultra-orthodoxe.

Après le lancement de l'enquête, les pistes ont amené les enquêteurs à s'intéresser à un rabbin de la ville d'Elad qu'on soupçonne d'avoir dirigé le réseau de trafic de livres sacrés. Aves les progrès de l'enquête, il est apparu clairement que le rabbin avait l'habitude de "commander" des livres à une bande de cambrioleurs Arabes qui lui donnaient les rouleaux dérobés dans les synagogues.

Le rabbin payait seulement quelques dizaines de shekels [1 shekel = 0,21 €] pour chaque rouleau et après les voir 'rénovés', il les vendait dans divers cercles religieux qui ne savaient qu'ils achetaient en réalité le produit de vols.

Des communications téléphoniques enregistrées par la police ont montré clairement que le rabbin savait que la bande avec laquelle il était en relation volait les rouleaux dans des synagogues mais ne semblait apparemment pas gêné par ce fait.

 Alors qu'elle surveillait les membres de la bande, la police les a vus effectuer le travail préparatoire à une effraction dans une synagogue du centre de Jérusalem. Après avoir réuni suffisamment de preuves, le rabbin a été arrêté avec les trois membres de la bande. 70 rouleaux de la Torah, peut-être volés, ont aussi été saisis.

D'autre suspects, qui ont aidé à la rénovation et la vente des livres après les vols, ont été également arrêtés. Le tribunal a décidé de prolonger le maintien en détention du rabbin et des trois membres de la bande.

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jeudi, mai 27, 2010

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Emanuel Rahm, mon compagnon d'infortune

Emanuel Rahm, le chef de cabinet de l'administration Obama se trouve actuellement à Jérusalem.
Pas en mission officielle, non, mais pour célébrer la Bar-Mitzva de son fils.
Oui, car Emanuel Rahm est un sioniste tout ce qu'il y a de convaincu puisqu'il a même servi dans l'armée de l'Etat voyou, prétendu juif.
N'empêche qu'il a été bien accueilli par des sionistes plus ultra que lui qui l'ont traité d'antisémite au cours d'une manifestation. Ce que Rahm appelle un accueil chaleureux.

Antisémite, tiens tiens...

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lundi, mars 08, 2010

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Henning Mankell et la Palestine: une analyse lucide et sans compromis

Vous connaissez sans doute Henning Mankell ou Kurt Wallander, le policier qui est le personnage principal de la plupart de ses romans et qui a inspiré un feuilleton télévisé. Je n'ai malheureusement vu aucun épisode du feuilleton, mais j'ai énormément apprécié les livres de Mankell qui brossent un tableau saisissant de la Suède actuelle.
Je savais Mankell épris de justice, hostile notamment au racisme, lui qui vit désormais au Mozambique par choix personnel et non attiré par exemple par une quelconque activité lucrative. J'ignorais par contre sa sympathie pour la cause de la Palestine, sympathie qu'il a exprimé, au retour d'un séjour en Palestine occupée, dans les colonnes du journal suédois Aftonbladet. Oui, ce même journal qui avait sorti l'affaire du trafic d'organes prélevés sur les victimes des tueurs sionistes.
Le texte de Mankell est limpide et se passe donc de commentaires. Et seuls les moins lucides ne partageront pas son analyse.
Merci à Philip Weiss de m'avoir aiguillé sur ce texte traduit du suédois vers l'anglais (je pense que le texte n'est pas disponible en français)


Bloqué par l'apartheid
par Henning Mankell, Palestine Festival of Literature 2 juin 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Il y a environ une semaine, j'ai visité Israël et la Palestine. Je faisais partie d'une délagation d'écrivains avec des représentants de diverses parties du monde. Nous venions participer au Festival Littéraire Palestinien. La cérémonie d'ouverture devait se tenir au Théâtre National Palestiniens à Jérusalem. Nous venions juste de nous rassembler quand des soldats et des policiers Israéliens lourdement armés sont arrivés et ont annoncé qu'ils allaient interrompre la cérémonie. Quand nous avons demandé pourquoi, ils ont répondu: vous êtes un rique pour la sécurité.

Prétendre que nous posions à ce moment une menace terroriste réelle pour Israël est absolument dépourvu de sens. Mais en même temps, ils avaient raison: nous représentons une menace quand nous venons en Israël et exprimons ouvertement nos points de vue sur l'oppression de la population palestinienne par Israël.  Elle peut se comparer à la menace que moi-même ainsi que des milliers d'autres avaient autrefois représenté pour le système d'apartheid en Afrique du Sud. Les mots sont dangereux.

C'est ce que j'ai dit aussi quand les organisateurs de la conférence se sont débrouillés pour transférer toute la cérémonie d'ouverture au Centre Culturel Français: - Ce que nous vivons en ce moment est une répétition du système honteux d'apartheid qui traitait à une époque les Africains et les gens de couleur comme des citoyens de deuxième classe dans leur propre pays. mais n'oublions pas que ce même système d'apartheid n'existe plus. Ce système a été aboli par l'action des hommes au début des années 1990. Il y a une relation directe entre Soweto, Sharpeville et ce qui s'est passé récemment à Gaza.

Pendant les jours qui ont suivi, nous avons visité Hébron, Bethléem, Jenine et Ramallah. Un jour, nous marchions dans les collines en compagnie de l'écrivain Palestinien Raja Shehadeh qui nous a montré comment les colonies israéliennes s'étendaient, confisquant des terres palestiniennes, détruisant des routes pour en aménager de nouvelles réservées aux colons. Aux différents checkpoints, le harcèlement était monnaie courante. Pour mon épouse Eva et moi, c'était bien sûr plus simple de passer. Les membres de la délégation munis de passeports syriens ou d'origine palestiniennes étaient tous bien plus exposés. Sortez votre sac du bus, videz-le, rangez-le, ressortez-le une fois de plus.

En Cisjordanie, l'aggravation est une affaire de degré. Le pire de tout, c'était à Hébron. Au milieu d'une ville peuplée de 40 000 Palestiniens, 400 colons Juifs ont confiqué une partie du centre de la ville. Les colons sont brutaux et n'hésitent pas à attaquer leurs voisins Palestiniens. Pouquoi ne pas uriner sur eux depuis les fenêtres des étages supérieurs? Nous avons vu des documents où des femmes colons et leurs enfants donnent des coups de pied et frappent une femme Palestinienne. Les soldats Israéliens qui voyaient ce qui se passait ne faisaient rien pour les en empêcher. C'est la raison pour laquelle il y a des gens à Hébron qui, au nom de la solidarité, se portent volontaires pour suivre des enfants Palestiniens sur le chemin de l'école et du retour à la maison. 1500 soldats Israéliens protègent ces 400 colons, nuit et jour! Chaque colon est protégé en permanence par 4 ou 5 gardes du corps.

De plus, les colons ont le droit de porter des armes. Quand nous nous trouvions à un des checkpoints les plus exécrables à l'intérieur d'Hébron, un colon extrêmement agressif nous a filmés. A la vue de quoi que ce soit de palestinien, ce pouvait être chose la plus insignifiante, un bracelet, une broche, il se précipitait directement vers les soldats pour faire un rapport.

Naturellement, rien de ce que nous avons subi ne peut être comparé avec la situation des palestiniens. Nous les avons rencontrés dans des taxis et dans la rue, à des conférences, dans des universités et des théâtres. Nous avons discuté avec eux et écouté leurs récits.

Est-il étrange que certains d'entre eux, par pur désespoir, quand ils ne voient pas d'autre issue, décident de commettre des attentats suicide? Pas vraiment? Il est peut-être étrange qu'ils n'y en aient pas plus. Le mur qui divise actuellement le pays préviendra de nouveaux attentats, dans le court terme. Mais le mur est une manifestation évidente du désarroi du pouvoir militaire israélien. A la fin, il connaîtra le même sort que celui qui a divisé Berlin à une époque.

 Ce que j'ai vu pendant mon voyage était évident: l'Etat d'Israël dans sa forme actuelle n'a pas d'avenir. Qui plus eux, ceux qui plaident pour une solution à deux Etats sont dans l'erreur.

En 1948, l'année de ma naissance, l'Etat d'Israël proclamait son indépendance sur un territoire occupé. Il n'existe aucune raison d'aucune sorte de la qualifier de légitime selon le droit international. Ce qui s'est passé, c'est qu'Israël a tout simplement occupé un territoire palestinien. Et la dimension de ce territoire s'accroît constamment, avec la guerre de 1967 et avec les colonies de plus en plus nombreuses aujourd'hui. Parfois une colonie est démantelée. Mais c'est seulement pour le spectacle. Très vite, il ressurgit quelque part ailleurs. Une solution à deux Etats ne marquera pas la fin de l'occupation historique.

Il arrivera à Israël la même chose que ce qui s'est produit en Afrique du Sud pendant le régime d'apartheid. La question est de savoir s'il est possible de parler le langage de la raison avec les Israéliens afin qu'ils acceptent volontairement la fin de leur propre Etat d'apartheid. Où si cela doit se produire contre leur propre volonté. Personne ne peut nous dire quand cela se produira. L'insurrection finale démarrera bien entendu à l'intérieur [de la Palestine occupée]. Mais des changements politiques se déroulant en Syrie et en Egypte y contribueront. Aussi important est que, probablement plus tôt qu'on ne le pense, les Etats Unis ne se trouveront plus en mesure de financer cette horrible force militaire qui empêche les jeunes lanceurs de pierres de vivre normalement dans la liberté.
Quand ce changement arrivera, chaque Israélien devra décider pour lui (ou elle)-même s'il ou elle est disposé(e) à abandonner ses privilèges et à vivre dans un Etat palestinien. Pendant mon voyage, je n'ai rencontré nul antisémitisme. Ce que j'ai vu était de la haine contre les occupants, ce qui est tout à fait normal et compréhensible. Distinguer entre ces deux choses est crucial.

La dernière nuit de notre séjour était supposée se terminer de la même manière que nous avions essayé de commencer notre voyage à jérusalem. Mais l'armée et la police ont une fois encore bouclé le théâtre. Il nous a fallu nous réunir ailleurs.

L'Etat d'Israël ne peut s'attendre qu'à être vaincu, comme toutes les puissances occupantes. Les Israéliens détruisent les vies. Mais ils ne détruisent pas les rêves. La chute de de ce scandaleux système d'apartheid est le seule chose concevable, car elle est impérative.

La question n'est donc pas si mais quand elle se produira. Et comment.

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lundi, janvier 04, 2010

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Dans quel pays peut-on dire publiquement "Hitler avait raison"?

La réponse nous est apportée par les animateurs de Jews sans frontières qui suivaient une manifestation à Jérusalem le 25 décembre 2009.

Ce que vous voyez, ce sont des passants qui réagissent à une manifestation de Juifs contre les expulsions de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem. Ils crient "Hitler avait raison", expriment leur regret que les manifestants n'aient pas été exterminés, et font le salut nazi.






C'est plus compliqué qu'il n'y paraît pour ceux qui connaissent mal la sociologie isréelienne. Ces deux Israéliens, des Juifs d'origine arabe, identifient les manifestants comme étant des Juifs Ashkénazes (d'origine européenne), et leurs propos se veulent des insultes contre les Ashkénazes. En Israël, les Juifs d'origine arabe ont été systématiquement discriminés et opprimés depuis la création de l'Etat. La grande réussite du parti travailliste dominé par les Ashkénazes fut d'associer la paix avec les Palestiniens à une intensification du racisme contre les Juifs d'origine arabe. Ceci est le fruit immonde de cette réussite.
Je me demande si l'Anti Defamation League (ADL ,équivalent américain de la LICRA) aura quelque chose à dire à ce sujet. Je n'y crois pas trop.

PS: Ils crient aussi des insultes contre Yossi Beilin, l'architecte des accords d'oslo avec qui les manifestants ont en réalité peu en commun. Je suis d'accord avec ces insultes là.

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lundi, août 24, 2009

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Quand Teichmann (pas Eichmann) justifie le commerce d'organes humains.


Israel Shamir vient de publier un article intéressant sur les accusations de trafic d'organes portées contre l'armée autoproclamée la plus morale du monde, c'est-à-dire les bandes terroristes sionistes.
Son article est documenté et je vous en propose la traduction d'une partie qui a plus particulièrement attiré mon attention:


Un journal économique israélien, The Marker, a publié la prise de position d'un juriste Israélien qui justifie le commerce d'organes, dans la mesure où "les organes ne sont que des matières premières ou marchandises qui peuvent donc être achetées et vendues comme toute matière première dans un marché ouvert."
La différence entre des reins achetés ou volés n'est pas si importante: si les organes ne sont "qu'une marchandise," il est certainement admissible de les prendre aux Palestiniens, exactement comme il est 'permis' de prendre aux palestiniens des oliviers séculaires dans la construction du mur de séparation.

L'indignation est facile, mais il n'est pas facile de prouver que les Israéliens, qui n'hésitent pas à briser des bras et des jambes et à jeter du napalm sur des écoliers, tracent une ligne rouge quand il est question de tirer quelque profit des entrailles des Palestiniens. L'exigence par Aftobladet d'une enquête internationale est assez raisonnable: si les Israéliens n'ont rien fait de mal (à part assassiner des centaines de jeunes hommes), ils n'ont rien à craindre d'une enquête internationale. Cependant Israël avait refusé à des commissions d'enquête de l'ONU la permission de visiter Jenin après le massacre de 2002 et Gaza après le massacre de 2009.



Shamir propose un lien vers le texte de l'opinion publiée dans The Marker qui est rédigé comme vous pouvez le voir en hébreu.
On peut néanmoins en avoir, via google traduction, une version où l'essentiel reste intelligible. Le texte a pour auteur un certain Doron Teichmann (tiens, ça me rappelle quelqu'un).

Cependant, Doron Teichmann n'est pas un fonctionnaire de l'Allemagne nazie mais un maître de conférence à la faculté de droit de l'université hébraïque de Jérusalem. Nous avons bien là la synthèse d'une démarche visant à règlementer et donc légaliser le commerce d'organes humains. Comme il est quand même doué d'altruisme, il nous explique quand même que ceux qui s'insurgent au nom de préceptes moraux oublient la protection des intérêts des populations pauvres; en langage clair des populations amenées à vendre leurs organes car M. Teichmann ne semble pas envisager de mettre un de ses reins sur le marché.


C'est, à ma connaissance, la première fois qu'un universitaire d'une certaine notoriété, car Doron Teichmann n'est pas exactement un inconnu dans les milieux académiques, fait publiquement ce qu'on appellerait en France l'apologie d'un crime...

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lundi, juillet 27, 2009

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Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l'heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s'apercevoir qu'ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.

Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.

Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.

« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»

Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.

La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.

«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.

Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.

Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.

La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.

Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»

A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»

Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.

Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.

« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

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lundi, juillet 20, 2009

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Non, Jérusalem n'est pas la capitale de l'entité sioniste

Contrairement à ce que de nombreux sionistes veulent bien croire, l’existence de l’entité sioniste pas n’est pas garantie par le droit international.
Ce n’est en effet pas pour rien que les sionistes insistent pour que les Palestiniens reconnaissent leur entité comme un Etat juif ; seul en effet un tel acte fixé juridiquement par un accord bilatéral palestino-sioniste serait de nature à garantir en droit, et non seulement de facto, l’existence de l’entité dans des frontières qui restent certes à définir.
Si cet aspect de la problématique du conflit proche-oriental échappe à de nombreux citoyens, la situation est plus claire quand on en vient au statut de Jérusalem. En effet, très peu d'Etats, et certainement pas les USA ou la Grande Bretagne, reconnaissent Jérusalem comme capitale de l’entité sioniste.
Ceci se traduit par la quasi absence d’ambassades étrangères à Jérusalem mais aussi, c’est ce que vient de découvrir un ressortissant Canadien, par le refus de délivrance de passeports portant conjointement la mention « Jérusalem, Entité sioniste» pour le lieu de naissance.
Refus qui témoigne que certains secteurs des administrations de grands Etats refusent d’entériner en droit ce que les sionistes considèrent comme des faits accomplis qui devraient être entérinés juridiquement. On voit d’ailleurs dans cet article que les USA appliquent la même politique que le Canada, alors qu’ils ont toujours été plus en pointe dans le soutien au sionisme.
On notera l’argumentation spécieuse du plaignant qui invoque une entrave à la liberté religieuse et une pratique discriminatoire ; et c’est sur ces points que la Cour Suprême du Canada a répondu.
Encore un exemple du culot sioniste.


Refus de le Haute Cour canadienne dans l’affaire du passeport mentionnant Jérusalem
Jewish Telegraphic Agency, 20 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Toronto (JTA) – La Cour Suprême du Canada a refusé d’examiner en audience l’affaire d’un Juif Canadien qui demandait à ce que son passeport mentionne pour son lieu de naissance « Jérusalem, Israël.»
Eliyahu Veffer de Toronto a fait appel auprès de la haute cour après que d’autres instances judiciaires ont conclu que la politique d’Ottawa de noter un lieu de naissance simplement comme «Jérusalem,» sans mention du pays ne violait pas sa liberté de religion et n’était pas discriminatoire à son égard.
La haute cour n’a pas motivé son refus du dossier Veffer. Mais dans un document présenté à la cour, Michael Bell, ancien ambassadeur canadien en Israël, indique que le pays « s’oppose à l’occupation de Jérusalem Est par Israël et ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur une quelconque partie de la ville de Jérusalem telle que définie dans le plan de partition de l’ONU.
Le gouvernement ajoute que dès lors que sa politique s’applique également aux Palestiniens, elle n’est pas discriminatoire envers les Juifs Canadiens nés dans cette ville.
David Matas, l’avocat de Veffer, a soutenu que la politique canadienne actuelle n’existe que depuis 1976.
« De 1948 à 1976, le Canada a autorisé la mention «Jérusalem, Israël» dans les passeports canadiens pour Jérusalem Est et Ouest, sans aucun impact apparent sur la perception de la neutralité canadienne,» a-t-il dit.
Matas a ajouté que les personnes nées dans d’autres villes disputées sont autorisés à choisir le nom du pays à inclure dans leur formulaire de demande de passeport. La seule exception, dit-il, est Jérusalem.
Ce refus intervient quelques jours après qu’une cour d’appel de Washington aux USA ait refusé d’étudier une affaire présentée par les parents d’un garçon né à Jérusalem qui s’est également vu interdire la mention « Israël » sur son passeport américain.

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jeudi, avril 23, 2009

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Licencié de Yad Vashem pour faute professionnelle

On le sait, l'Institut Yad Vashem, dédié à la mémoire de l'holocauste, est un passage obligé pour les dirigeants qui visitent l'entité sioniste. Il s'agit d'un institut voué à la mémoire, à ne pas confondre avec l'histoire, des persécutions subies par les Juifs du fait du régime nazi. La mémoire est toujours orientée et subjective, elle ne sélectionne que ce qui est conforme avec nos actions présentes et ce que nous envisageons pour l'avenir. Quand je dis « nous,» ce nous n'embrasse pas toute l'humanité mais seulement des personnes particulières ou des groupements particuliers.

Yad Vashem est l'illustration même de cette mémoire particulière et par essence orientée, sauf que dans ce cas précis il est question de transformer cette mémoire particulière en phénomène universel.

Or, ce qui vient de se passer à Yad Vashem illustre fort bien tout cela. En effet, cette institution vient de renvoyer un de ses guides car ce dernier, dans l'animation pédagogique des visites, évoquait la présence antérieure aux sionistes du peuple Palestinien, avec comme illustration de ses propos les ruines du village de Deir Yacine visibles lorsqu'on quitte l'institut Yad Vashem.

Donc, ce guide a un gros problème de mémoire, ce qui est une faute professionnelle. D'autant qu'il est inacceptable de comparer l'holocauste à un autre événement.

Oui, car l'holocauste est un phénomène anhistorique, imperméable à l'analyse rationnelle et qui ne peut donc faire l'objet que d'une approche en termes religieux. Je ne vous dirai pas selon les termes de quelle religion.

Yad Vashem licencie un employé qui a comparé l'holocauste à la nakba

par Yoav Stern, Haaretz (Sionistan) 23 avril 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Yad Vashem a licencié un guide-instructeur qui a comparé le traumatisme des survivants de l'holocauste des juifs avec le traumatisme vécu par le peuple palestinien pendant la guerre d'indépendance d'Israël.

Itamar Shapira, 29 ans, de Jérusalem, a été licencié avant la Pâque juive de son poste de guide à l'Autorité pour la Mémoire des Martyrs et héros de l'holocauste après un dépôt de plainte par un enseignant qui accompagnait des élèves d'une yeshiva (école talmudique) d'Efrat. Shapira travaillait à Yad Vashem depuis trois ans et demi.

C'est la première fois que Yad Vashem renvoie un guide pour des divergences politiques, a affirmé un responsable de l'institution ce mercredi.

Shapira a confirmé, dans une conversation téléphonique avec Haaretz, qu'il avait parlé à des visiteurs du massacre de 1948 à Deir Yacine.
Il a dit l'avoir fait parce que les ruines du village arabe, aujourd'hui, une partie du quartier Guivat Shaoul de Jérusalem, peuvent être vues quand on quitte Yad Vashem.

"Yad Vashem parle de l'arrivée des survivants de l'holocauste et de la création ici d'un refuge pour les Juifs du monde. J'ai dit il y avait des gens qui avaient vécu sur cette terre et indiqué qu'il existe d'autres traumatismes qui donnent à d'autres nations des sources de motivation", a déclaré Shapira.

"L'holocauste nous motivés pour créer un État juif et le traumatisme de la nation palestinienne du traumatisme la motive dans sa recherche de l'autodétermination, de l'identité, de la terre et de la dignité, comme le sionisme l'a fait», dit-il.

Un responsable de Yad Vashem explique que l'institution est opposée à tout usage politique de l'holocauste, particulièrement par un guide spécialisé dans ce domaine.


La position de l'institution est que l'holocauste ne peut être comparé à aucun autre événement et que chaque visiteur doit tirer ses propres conclusions politiques.


Iris Rosenberg, porte parole de Yad Vashem, a déclaré qu'après avoir reçu Shapira dans une audience au cours de laquelle il a refusé d'accepter les instructions de sa hiérarchie et de changer ses méthodes pédagogiques, il a été décidé de mettre un terme à son emploi comme guide à l'école d'études de l'holocauste dépendante de l'institut.

"Yad Vashem n'aurait pas agi de manière professionnelle si Itamar Shapira avait poursuivi son travail éducatif pour l'institut," a déclaré Rosenberg.

Yad Vashem emploie des salariés et des bénévoles venus de tous les horizons politiques, qui savent séparer leurs opinions personnelles de leur travail, a-t-elle ajouté.

Shapira affirme que Yad Vashem ne choisit d'examiner que certains des événements qui se sont déroulés pendant la guerre d'indépendance. "C'est de l'hypocrisie. J'ai seulement tenté de mettre les visiteurs devant des faits et non des conclusions politiques. Si Yad Vashem choisit d'ignorer les faits, par exemple le massacre de Deir Yacine, ou la nakba ["la catastrophe", le terme palestinien pour ce qui leur est arrivé après 1948], cela veut dire que l'institution a peur de quelque chose et que son approche historique est partiale," déclare Shapira.

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jeudi, avril 09, 2009

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Les manuscrits volés de la Mer Morte

La résistance palestinienne est multiforme. Il y a la résistance armée, celle qui apparait avec le plus d'évidence. Mais d'autres formes de résistance toutes aussi importantes existent notamment la résistance culturelle.

Il importe en effet de faire vivre la culture palestinienne car cette dernière a également été pillée par les délinquants sionistes qui ne se sont pas contentés de s'approprier le sol.

L'article que je vous propose illustre un aspect nettement visible de ce pillage pour l'observateur étranger. Il s'agit du pillage par les sionistes des vestiges archéologiques issus des territoires palestiniens occupés après 1967.

Ici, il s'agit tout simplement des fameux manuscrits de la Mer Morte découverts par hasard en 1947. Entreposés et accessibles aux chercheurs initialement à Jérusalem Est, ces manuscrits ont été volés par les pillards sionistes qui se les sont appropriés et se permettent même de les prêter à des musées étrangers. Prêter ce qui ne leur appartient pas est certainement une caractéristique sioniste.

Pour la première fois, mieux vaut tard que jamais, des responsables palestiniens adressent une protestation officielle auprès d'un Etat et d'un musée qui accueillent une partie de ces manuscrits.

Cette démarche est intéressante car, outre qu'elle rappelle la spoliation des Palestiniens, elle participe d'un harcèlement de l'entité sur des principes de droit.

On verra maintenant si le public cultivé des Etats dits démocratiques sera sensible au fait que les objets de sa curiosité sont en réalité des biens volés.


Tempête autour des Manuscrits de la Mer Morte au Royal Ontario Museum

Par Oakland Ross, Toronto Star (Canada) 9 avril 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri


Jérusalem – L'exposition programmée d'anciens manuscrits moyen orientaux à Toronto risque de plonger le Canada, et le Royal Ontario Museum (ROM), au milieu de l'interminable conflit entre Israéliens et Palestiniens.

À partir de Juin, le ROM accueillera pour six mois les fameux manuscrits de la Mer Morte dans une exposition organisée en coopération avec le Service des Antiquités Israéliennes.

Mais de hauts responsables Palestiniens ont affirmé que l'exposition enfreignait le droit international et ont appelé le Canada à l'annuler.

Dans des courriers adressés au premier ministre Stephen Harper et à la direction du ROM, les hauts responsables Palestiniens affirment que les rouleaux – généralement considérés comme une des plus grandes découvertes archéologiques du 20ème siècle – ont été acquis illégalement par Israël quand l'Etat juif a annexé Jérusalem Est en 1967.

«L'exposition amènerait à montrer des pièces retirées des territoires palestiniens, » explique Hamdan Taha, directeur général du département archéologique au ministère palestinien du tourisme et des antiquités.

«Je pense qu'il importe que les institutions canadiennes se comportent de façon responsable et en accord avec les obligations du Canada.»

Selon les Palestiniens, l'exposition prévue au ROM viole au moins quatre conventions ou protocoles sur le traitement des biens culturels qui ont été acquis illégalement.

Le Canada comme Israël sont signataires de tous ces accords, disent les Palestiniens.

La lettre de protestation envoyée cette semaine à Harper était signée par Salam Fayyad, premier ministre de l'Autorité Palestinienne, le deuxième personnage de l'Autorité. La lettre au ROM portait la signature de Khouloud Daibes, ministre du tourisme et des antiquités.

« C'est la première fois que j'entends parler de ce problème, » a déclaré hier William Thorsell, directeur du ROM. « Je comprends que les Palestiniens mettent sur le tapis la propriété [des manuscrits]. Mais je suis tout à fait certain que les rouleaux répondent aux critères de la loi. »

Hier, des fonctionnaires du ministère canadien des affaires étrangères n'avaient pas de réactions sur ce dossier au moment où le Star les a contactés.

Les rouleaux ont été découverts dans onze grottes de la côte nord-ouest de la Mer Morte, essentiellement en 1947 et 1956, et leur propriété a longtemps été un sujet de dispute acharnée entre les autorités israéliennes et palestiniennes.

«Nous sommes les gardiens des manuscrits de la Mer Morte, » déclare Phina Shor, chef du département de traitement et de conservation des collections du service des antiquités israéliennes. « En tant que tels, nous avons le droit de les exposer et de les conserver. »

Ecrits essentiellement sur du parchemin et en partie sur du papyrus, les rouleaux renferment environ 900 manuscrits en tout et se sont décomposés tranquillement pendant une vingtaine de siècles jusqu'à leur découverte accidentelle en 1947 par un jeune bédouin Arabe.

Le moment de la découverte coïncidait avec la créaton d'Israël comme Etat indépendant et rencontra un profond écho chez les Juifs, pour les rouleaux en eux-mêmes et aussi pour leur contenu et leurs origines qui semblaient confirmer un lien ancien avec la Terre Sainte qui remonte à la destrucion du second temple juif en 70 après JC – et au delà.

«La découverte des manuscrits de la Mer Morte est un tournant dans l'étude de l'histoire du peuple juif dans les époques reculées, » explique un texte du site web de l'Israeli Museum qui désormais est le lieu de dépôt permanent des rouleaux, « car jamais auparavant un trésor littéraire d'une importance aussi considérable n'avait été mis en lumière. »

Les grottes contenant les rouleaux se trouvaient vers Qumran, dans ce qui est maintenant la Cisjordanie palestinienne.

A partir de 1947 et pendant près d'une décennie, des experts du Rockfeller Museum dans Jérusalem Est, le service des antiquités jordaniennes et l'Ecole biblique et archéologique française ont fouillé les grottes et sauvé les manuscrits dont seulement quelques uns ont été trouvés entiers. Le reste était dispersé en milliers de fragments.

Ecrits principalement en hébreu, et en partie en araméen et en grec, les rouleaux comprenaient environ 200 copies de parties de la Bible juive.

Au départ, les manuscrits furent accueillis au Rockfeller Museum à Jérusalem Est qui était sous contrôle jordanien à l'époque.

Cependant, après la guerre des six jours de 1967, Israël annexa unilatéralement les parties orientales de la ville, un acte que la plupart des pays occidentaux – dont le Canada – considèrent comme illégal devant le droit international. Les Israéliens ont retiré les manuscrits de Jérusalem Est pour les emporter dans la ville occidentale, où ils sont toujours.

Selon Shor, du service des antiquités israéliennes, des parties des manuscrits ont souvent été exposés dans d'autres pays – dont les Etats Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, l'Allemagne et l'Australie – au cours des dix dernières années.


La protestation auprès du Canda est peut-être un dossier test pour les Palestiniens.

«Pour ce que j'en sais, le problème n'a jamais été soulevé dans le passé, » explique Thorsell.

Les Palestiniens affirment que les manuscrits figurent parmi les « millions » d'objets qu'Israël a retirés illégalement du territoire palestinien depuis 1967.


L'exposition prévue au ROM est intitulée Les manuscrits de la Mer Morte : des mots qui ont changé le monde. Elle doit se tenir du 27 juin au 3 juillet.


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vendredi, janvier 02, 2009

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Lire le vomi sioniste...

Un petit exemple de commentaires que je reçois de la part d'un sioniste. Le commentaire porte sur le post suivant. Confirmation supplémentaire de la nécessité absolue d'éradiquer le sionisme.


"ils pourraient les enterrer sur le mont des oliviers a Jérusalem ...

AH NON ???

les arabes profanent souvent ce lieu ..

BON peut etre les momifier et les inhumer plus tard en "palestine"

bien plus tard ...


TIENS VOIS ça
c'est cadea pour tpoi et ça servira a déloger les rats planqués dans les coins avant de les buter

Ah! zut! problèmes d'enterrement

vous prenez VRAIMENT les gens pour des cons !!
v'la autre chose a préset!!

aprés la comédie Al doura, les plages de gaza,les morts qui se relèvent... etc etc

voila le coup du pas de place au cimetière...

http://www.dailymotion.com/video/x1asep_arme-futur-de-tsahal_extreme "

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posted by Djazaïri at 7:55 PM 1 comments

mercredi, novembre 14, 2007

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Pourquoi demander quand on peut se servir?

Un moment que je n'étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j'ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l'adoption en première lecture par les députés sionistes d'une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l'Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c'est autant un moyen de soutirer de l'argent que d'envoyer un message aux conférenciers d'Annapolis. D'autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l'Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d'Annapolis s'ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d'adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme "capitale éternelle et indivisible" de l'entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l'article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d'autres ce n'est qu'une énième confirmation, que l'entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s'indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d'autrui, un autrui, les Palestiniens, qu'ils n'ont jamais eu l'idée d'indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu'il a subi, pour l'exil, l'expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D'aucuns affirment que l'entité sioniste est la seule démocratie de la région. J'en doute mais au mieux c'est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d'agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson - née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l'immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu'ils n'auront pas rejoint leurs patries d'origine.
s
Loi : les taxes collectées pour l'Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l'anglais par Djazaïri
s
Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l'Autorité palestinienne qu'elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l'initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l'argent des taxes qu'Israël collecte pour le compte de l'Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d'autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l'argent des taxes de l'Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d'adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l'an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna'i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l'opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu'Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d'assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c'est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l'Autorité Palestinienne] de l'argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »

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dimanche, septembre 30, 2007

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Youm Al-Qods - journée internationale de Jérusalem à Argenteuil

Je ne pense pas avoir beaucoup d'atomes crochus avec le parti des Musulmans de France (PMF), ne serait-ce que parce que je trouve étrange l'existence d'un tel parti mais je ne peux que saluer son initiative de célébrer la journée internationale de Jérusalem.

Yom Al-Qods

Journée internationale de Jérusalem
d
POUR SA LIBERATION
d
CONTRE SA JUDAISATION

Rassemblement
sur la dalle d’ARGENTEUIL

Samedi 6 octobre 2007 - 14 h

A
l’appel du PMF (Parti des Musulmans de France) www.p-m-f.org

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