mardi, octobre 30, 2012

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Démocraties en déliquescence: l'exemple du Canada


La France a connu récemment ce qui aurait pu être un scandale de première ampleur avec l’affaire  Florence Lamblin, cette conseillère municipale parisienne du mouvement Europe Ecologie-Les Verts qui avait cru bon de rapatrier discrètement de l’argent qu’elle possédait en Suisse en utilisant les services d’intermédiaires qui se sont avérés être au coeur d’un réseau de trafiquants de drogue et de blanchiment d’argent.

D’une certaine manière, elle était la moins criminelle de toutes les personnes impliquées puisque son objectif était simplement de soustraire cet argent au fisc.

Ce n’est certes pas glorieux, surtout quand on a des responsabilités politiques, mais c’est quand même moins grave que de fourguer de la drogue et de blanchir de l’argent en quantité.
Vous remarquerez que cette affaire s’est dégonflée médiatiquement dès lors que sont apparues les identités de ceux qui tiraient les ficelles de l’organisation criminelle bien huilée avec laquelle la conseillère municipale avait traité: Nessim, Meyer et Mardoché El Maleh et le palais royal [démocratique] de Rabat.

Voyez-vous, dans cet article du Télégramme daté du 15 octobre, on parle de Suisse, de France, de Mme Lamblin, de la clique El Maleh mais on ne lit nulle part Maroc, Casablanca, Marrakech.

Il serait intéressant de savoir ce que faisait la clique El Maleh d’une partie de ses gains qu’elle ne se contentait pas de blanchir ici-bas mais qu’elle blanchissait probablement spirituellement en abondant ce qu’on appelle pudiquement des oeuvres philanthropiques. Et là, on risquerait de trouver beaucoup de gens mouillés mais je ne crois pas que la police, et encore moins la presse, iront beaucoup fouiller de ce côté.

On verra si cet argent sale souillera bientôt publiquement ceux qui en ont bénéficié. C’est en tout cas l’amère expérience que sont peut-être en train de vivre des politicards très en vue au Canada, surtout des gens liés au pouvoir conservateur actuel.

Parce que figurez-vous que ces gens frayaient avec un personnage qui fraudait le fisc américain en trichant sur ce que lui rapportait son commerce de pharmacie en ligne (un genre de commerce qui vend souvent comme on le sait des produits inefficaces ou frelatés et dangereux). Ce type possédait même une entreprise basée à Tel Aviv qui était spécialisée dans le traitement des payements en ligne, par carte bancaire, sur les sites de jeux d’argent ou pour adultes, euphémisme pour pornographiques.

C’est ce genre de personnes qui était supposé présider à la cérémonie de remise d’un diplôme honorifique que devait remettre l’université de Haïfa à Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.
Je vous ai déjà parlé de ce Jason Kenney, un de ces individus mis en esclavage par les sionistes, ce qui ne les empêche pas d’être pleins de morgue, de suffisance ou d’agressivité  à l’égard de ceux que leurs maîtres pointent du doigt. Exactement comme les chiens, oui.

Des gens qui prétendent agir au nom de valeurs conservatrices ( travail, famille, patrie en quelque sorte) mais sont redevables à des individus qui activent dans le milieu des jeux d’argent et de la pornographie.
Vous avez là exactement le profil d’un Mitt Romney, héraut du puritanisme et du conservatisme mais qui accepte sans broncher l’argent d’un Sheldon Adelson, un magnat des casinos, soupçonné de fraude fiscale et d’être impliqué dans une affaire de prostitution.

Si la démocratie, c’est ça, on peut alors dire qu’elle est très très malade. Dans les dictatures, la pourriture du politiques se passe au moins du consentement de ses administrés.

La police de Toronto interpelle un homme d’affaires lié à Jason Kenney et à John Baird

par Stephen Maher, Canadian Press 26 octobre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri
Nathan Jacobson a été arrêté jeudi à Toronto
Nathan Jacobson a été interpellé jeudi au centre de Toronto  en relation avec une inculpation pour blanchiment d’argent aux Etats Unis.

L’homme d’affaires Nathan Jacobson est passé de la fréquentation des plus puissants politiciens du Canada à une cellule de prison.

Le fugitif, qui risque une peine de prison aux Etats Unis pour blanchiment d’argent se trouve dans  dans le Metro West Detention Centre de Toronto, a déclaré vendredi un responsable du centre de détention.
Il a été cueilli par des membres de la brigade de recherche des fugitifs de la police de Toronto au centre ville de Toronto ce jeudi et a été présenté au tribunal de la ville, sur University Avenue ce vendredi.

Jacobson avait plaidé coupable dans une affaire de blanchiment d’argent en lien avec une pharmacie en ligne à San Diego en 2008. Mais le plaidoyer avait été accepté en raison de sa collaboration à l’enquête et il avait pu voyager de par le monde, passant du temps avec des ministres influents du gouvernement canadien.

Peu de gens étaient au courant de ses démêlés avec la justice américaine avant sa non comparution à une audience de verdict en juillet à San Diego, ce qui amena la juge Irma Gonzalez de l’US District Court pour le sud de la Californie à émettre un mandat d’arrêt à son encontre.
Selon Howard J. Wolch, l’avocat canadien de Jacobson, son client se trouvait à l’époque en Asie pour affaires, et il n’était pas au courant d’une quelconque procédure judiciaire le concernant.

Jacobson est rentré à Toronto où il a été placé en détention vendredi.
Jason Kenney au parlement d'Ottawa
Jacobson, qui a grandi à Winnipeg, a la double citoyenneté canadienne et israélienne, et il possédait jusque à l’an dernier une société de règlement par cartes de crédit à Tel Aviv, la société Paygea qui assurait le traitement de paiements pour des sites de jeux en ligne et des sites pour adultes. Des articles de la presse israélienne affirment que quand la compagnie a cessé ses activités, elle a a laissé des créanciers dans le pétrin.

Jacobson est un membre influent de la communauté juive canadienne et il a soutenu avec ardeur le gouvernement conservateur. Il a siégé auparavant dans le conseil d’administration de la chambre de commerce israélo-canadienne et au Canada-Israel Committee.
En mai 2009, il avait été le maître de cérémonies d’une fête pour célébrer le 61ème anniversaire d’Israël dans l’Édifice administratif de l'ouest sur la colline du Parlement [à Ottawa], introduisant la conférence de l’invité d’honneur, Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

Il s’est rendu en Israël avec le ministre des affaires étrangères John Baird et on dit qu’il a des relations amicales avec les deux ministres.
Ces derniers ont tous deux affirmé ne pas être au courant de ses ennuis judiciaires avant qu’ils soient rapportés par Postmedia News cet été.

Le mois prochain, Kenney avait prévu d’être en compagnie de Jacobson au Royal York Hotel de Toronto où le ministre doit recevoir un doctorat honoris causa de l’université de Haïfa. Jacobson, qui devait présider la cérémonie s’en est retiré après que ses ennuis judiciaires ont été rendus publics.

Jacobson poursuit en justice Mark Adler, le député conservateur de la circonscription de York Centre.

Dans sa déclaration en justice, déposée en octobre 2011, Jacobson soutient qu’en 2009 et 2010, il avait prêté $265 000 à Adler et à son Economic Club of America, une émanation de l’Economic Club of Canada, une société qu’Adler avait créée pour servir de forum à des conférenciers influents à Toronto.

La déclaration en défense d’Adler, déposée en janvier, affirme que Jacobson lui avait apporté $114 962 en 2009 et 2010 dans un “geste amical,” et qu’il n’en attendait pas le remboursement.  En mars, jacobson a été photographié avec le premier ministre [du Canada] Stephen Harper et me premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou. La photo avait été prise lors d’une réception à la Railway Room [une salle du parlement canadien] dans la soirée du 2 mars 2012 qui avait vu 150 à 200 personnes se rassembler pour saluer les deux premiers ministres.

Entre 2004 et 2011, Jacobson a donné environ $10 000 au parti Conservateur, y compris des dons au siège du parti et aux organisations de circonscriptions de l’ancien député Wajid Khan, du ministre de l’environnement Peter Kent et de la ministre du travail Lisa Raitt.
He also donated $1,100 to to the federal NDP on election day in 2011.
Il avait aussi donné $1 100 au New Democratic Party fédéral pendant la journée de électorale de 2011

Jacobson doit être entendu par le tribunal cette semaine

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dimanche, octobre 16, 2011

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Numérologie au Canada, fraude à Manhattan


Le rabbin Earl Seth David, alias Avraham David alias etc. n’est pas seulement un délinquant confirmé, c’est aussi un spécialiste de la Torah et de la numérologie à partir de laquelle il prétend pouvoir prédire l’avenir.
Il a cependant été incapable de prédire son propre avenir qui s’écrivait dans le bureau d’un procureur quelque part dans l’île de Manhattan à New York.
Ce rabbin aime à frauder, à commenter la Torah ou à interpréter les rêves nous dit l’article que je vous propose qui nous signale aussi qu’il s’inquiète à l’occasion pour l’entité sioniste en fonction des signes prémonitoires qu’il croit lire par exemple dans le séisme qui a endeuillé Haïti.
Et puis, il y a quelqu’un que de rabbin n’aime pas, c’est un blogueur Juif qui parle des crimes et délits perpétrés par des Juifs.
Ce blogueur n’est personne d’autre que ShmaryaRosenberg à qui le rabbin Earl Seth David avait affirmé lors d’un échange épistolaire :
Quoi que fassent les Juifs, ce n’est rien comparé aux crimes des goyim. Pourquoi ne vous concentrez-vous pas sur les crimes des goyim. Assez de profanation du nom de Dieu  (chillul hashem) sur ce blog.
Ce n’est pas la première fois qu’un rabbin confond Dieu et les Juifs eux-mêmes, mais passons.
Contentons nous simplement de noter qu’il y a quelque chose d'extrêmement indécent dans l’affirmation de ce rabbin, surtout quand on connaît ses activités qu’il faut bien qualifier, sauf erreur de ma part, d’extra-religieuses.
C’est ce qu’on appelle aussi chutzpah, avoir du culot, du toupet
Par Adrian Morrow et Timothy Appleby, The Globe & mail (Canada) 12 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
A son domicile dans le quartier majoritairement juif orthodoxe de North York, le rabbi Avraham David menait la vie d’un érudit, écrivant des traits sur la Torah, et s’adonnant à sa passion pour la numérologie. Il disait qu’un code sans les écritures sacrées contenait tout, depuis les prédictions des événements actuels à la recette pour une huile capable de guérir la calvitie masculine. M. David avait même écrit un livre sur ce sujet et, moyennant une somme modique, il interprétait vos rêves.
Mais les autorités des Etats Unis affirment que le rabbin, dont le vrai nom est Earl Seth David avait aussi un autre centre d’intérêt. Pendant 15 ans, selon elles, il a dirigé une opération qui se chiffre en millions de dollars pour fournir de faux papiers à des immigrés en séjour irrégulier.
M. David, 47 ans, a été arrêté mardi matin par la brigade de la police de Toronto chargée des fugitifs alors qu’il marchait à pied près de son domicile et a été conduit en cellule au centre de détention de Toronto Ouest en attendant une procédure d’extradition.
Selon l’acte d’inculpation émis par le tribunal fédéral de Manhattan, M. David, citoyen Canadien, a exercé le droit pendant de nombreuses années à New York avant d’être suspendu  en 2004. Il était alors rentré au canada il y a cinq ans, au moment où les enquêteurs avaient commencé à s’intéresser à la présumée fraude.
Il est inculpé avec 26 autres personnes d’avoir dirigé un système frauduleux depuis don cabinet juridique de Manhattan. Pour des tarifs allant jusqu’à 30 000 $ pièce, les clients se seraient vu remettre des faux papiers attestant qu’ils avaient été préembauchés par des employeurs US, ce qui les aidait à immigrer aux Etats Unis et à obtenir une régularisation.
Les autorités ont identifié au moins 25 000 demandes d’immigration soumises par le cabinet juridique de M. David. Selon elles, ces demandes sont presque toutes frauduleuses. Les préembauches produites en grande série émanaient de sociétés écrans inexistantes, est-il allégué.
Dans des posts publiés sur internet, M. David se présentait comme le rejeton d’une dynastie de chefs Juifs hassidiques. Parmi ses ancêtres, écrivait-il, se trouvaient Moshe Langner et Solomon Langner, un éminent rabbin orthodoxe de  la synagogue Kiever dans Kensington Market à  Toronto au milieu du 20ème siècle.
Selon le dossier judiciaire, M. David a obtenu son diplôme en droit à la faculté de Brooklyn et s’est inscrit au barreau en 1988.
Les procureurs indiquent que M. David a exercé sa profession en différents lieux de Manhattan et s’est servi de noms différents.
En 2004, il avait été suspendu du barreau suite à un autre incident, sans lien avec la présente affaire, qui s’était produit 12 ans plus tôt. D’après les documents du tribunal, M. David avait un rôle secondaire dans une manipulation boursière et dans du blanchiment d’argent, une combine pour laquelle il s’était fait payer 10 000 $ en 1992. Il avait coopéré avec la police, témoigné pe,ndant les procès et n’avait pas été inculpé de crime.
Le tribunal l’avait suspendu du barreau pour 18 mois mais, selon les procureurs, il a continué ses activités après sa suspension, faisant en sorte que son nom ne figure sur aucun document déposé auprès des administrations publiques. Même après s’être enfui au Canada en 2008, disent-ils, il a continuer à tirer profit de son business.
Sa dernière adresse connue aux Etats Unis est un centre commercial près d’une autoroute à Matawan, New Jersey. Une femme qui s’est présentée comme étant l’épouse de M. David a été peu loquace mais a proposé de prendre un message pour lui.
“Je ne peux vraiment pas parler maintenant. C’est une longue distance. Je vous parlerai plus tard, » a-t-elle dit. Depuis Toronto, M. David a continué à vendre son livre de 2003 sur la Torah, «’Code of the Heart’ (le code du cœur), à donner des interviews sur la numérologie et à écrire des missives sur le sens caché dans les portions hebdomadaires de la Torah. Il avait un perroquet d’agrément et s’était impliqué dans une congrégation orthodoxe du centre ville [la congrégation Shaarei Tzedek de Toronto, NdT]
Il commentait l’actualité sur internet, écrivant que le tremblement de terre de l’an dernier en Haïti était un signe qu’Israël « devait être sur ses gardes et avoir peur » ou en critiquant un blogueur Juif pour avoir écrit sur des crimes commis par des Juifs.
Il y a juste trois mois, M. David avait acheté une maison à 500 000 $ près de Bathurst Street et de Lawrence Avenue, dans une rue bien cotée avec des maisons en briques non mitoyennes. La maison est à son nom et à celui de Salome Fernandez Palomo. Une femme qui nous  a répondu téléphone dans cette maison mercredi soir a raccroché immédiatement.
M. David a été arête sans incident alors qu’il marchait dans la rue près de chez lui. Tous les accusés dans cette affaire ont été inculpés pour de multiples charges, dont la conspiration pour produire des faux en écriture et des documents électroniques frauduleux ; ils encourent une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison maximum.  

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posted by Djazaïri at 12:23 AM 0 comments

mercredi, décembre 08, 2010

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Mais qu'est-ce qu'elle dit, éduquer à l'holocauste c'est raciste? L'est folle? Antisémite? Quoi, Juive!

Avant d'entrer dans le véritable sujet de ce post, un lien vers le site Couleurs d'Algérie animé par Abdou dont j'aime beaucoup le travail. Abdou nous propose de fort belles photos du cimetière israélite d'Alger. A voir !

Quittons le domaine de l'esthétique pour évoquer le thème de ce post qui porte sur un mémoire de master soutenu à l'université de Toronto au Canada qui porte sur le racisme juif. Jenny Peto, qui vient de commettre ce travail, fait en ce moment l'objet de fortes critiques de la part de ceux qui ont pris l'habitude de considérer que le sionisme était la première cause dont devait se soucier l'humanité. L'université où elle a soutenu son mémoire n'est pas non plus épargnée, au point que la directrice de recherche de Mlle Peto parle d'ambiance de chasse aux sorcières sur le campus pour ceux qui osent critiquer l'entité sioniste.


C'est que jenny Peno n'y va pas avec le dos de la cuiller et attaque dans son mémoire des activités éducatives relatives à l'inculcation de l'holocauste qui, selon elle, servent les desseins de la propagande sioniste et de ce qu'elle appelle la communauté juive organisée. Elle dénonce particulièrement, semble-t-il, l'inculcation de l'holocauste aux Canadiens issus de minorités « de couleur. »


L'article du Toronto Star présente les arguments de ceux qui pourfendent le travail de jenny Peto. C'est toujours la même argumentation : son travail ne présente qu'un son de cloche, les inexactitudes, les omissions, les distorsions. Pourtant, quand il s'agit de «l'holocauste», personne ne prétend qu'on devrait prendre en compte le point de vue des nazis pour parvenir à une présentation équilibrée. Et la recherche universitaire est peut être autre chose qu'une simple synthèse de points de vue. Non ?


Un argument opposé à la thèse de Mlle Peto est cependant fourni par le Toronto Star lui-même qui signale qu'une des organisations incriminées dans ce travail universitaire, Canadian Centre for Diversity, n'est pas confessionnelle. Néanmoins, à l'origine son objectif était d'améliorer les relations entre Juifs et Chrétiens. Ce n'est que plus tard que son objet sera étendu. Si on s'intéresse cependant au conseil d'administration de ce centre pour la diversité, on y constate une pluralité apparente réelle. Avec cependant la présence d'une certaine Madeleine Levy, membre dirigeante d'une filiale (la task Force nationale pour l'holocauste, ça ne s'invente pas) du B'nai Brith, une organisation strictement réservée aux Juifs. Mais on note surtout parmi les membres de ce centre le nom de feu Edward M. Bronfman et celui de Judy Bronfman. Les Bronfman sont une riche famille présente notamment dans la production et le commerce de spiritueux et les media. Les Bronfman sont très connus pour leur sionisme militant et l'un d'entre eux, Edgar Bronfman Sr, a longtemps été président du Congrès Juif Mondial.


Autant dire que dans le conseil d'administration où siège un (e) Bronfman, flanquée de quelques amis sûrs, vous n'avez pas longtemps à vous demander d'où vient le vent.

L'université de Toronto critiquée pour une thèse sur le "racisme juif"

Par Daniel Dale, The Toronto Star (Canada) 7 décembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


L'université de Toronto est critiquée par des associations juives, un éminent historien et des survivants de l'holocauste pour avoir accepté une thèse de master qui qualifie de "racistes" deux programmes éducatifs sur l'holocauste.

La thèse, intitulée «Le victimisme des puissants: les Juifs blancs, le sionisme et le racisme dans une éducation hégémonique à l'holocauste,» a été rédigée par Jenny Peto, une militante juive de la Coalition Against Israeli Apartheid. Elle dénonce la Marche pour le Souvenir et l'Espoir, au cours de laquelle de jeunes adultes de diverses origines se rendent avec des survivants de l'holocauste sur des sites polonais où les nazis ont commis des atrocités, et la Marche pour le Canada Vivant, qui emmène de jeunes Juifs avec des survivants en Pologne et en Israël.

Peto soutient que ces deux programmes amènent les Juifs à croire, à tort, qu'ils sont d'innocentes victimes. En réalité, écrit-elle, ce sont des blancs privilégiés qui sont « incapables de voir leur propre racisme. » La « construction d'une identité juive victimiste », soutient-elle, est intentionnelle : elle produit des effets qui profitent énormément à la communauté juive organisée » et à « l'apartheid » d'Israël.

Peto considère que des buts "politiques sionistes" sont dissimulés derrière les "objectifs apparemment de tolérance » de la Marche pour le Souvenir et l'Espoir. Elle écrit qu'on peut se poser des « questions ce qui est impliqué par des Juifs blancs prenant sur eux d'éduquer des gens de couleur sur le génocide, le racisme et l'intolérance. »

Le programme n'est pourtant pas géré par une association juive. Son organisation mère est le Canadian Centre for Diversity qui enseigne aux jeunes gens à lutter contre la discrimination.

"Elle pose des assertions non vérifiées et des observations erronées sur notre philosophie, nos objectifs et notre méthodologie. Nous avons été choqués et offensés en lisant la thèse, » affirme Carla Wittes, directrice des programmes du centre. « Nous sommes une organisation non religieuse soucieuse d'éduquer les gens sur les dangers de la discrimination, et l'holocauste est à l'évidence un exemple de choix. »

Le Congrès Juif Canadien, la Marche des Vivants et Irving Abella, professeur d'histoire juive à la York University, ont déclaré que la thèse aurait dû être rejetée. « Ce n'est pas un travail universitaire, c'est de l'idéologie, » affirme Abella, un ancien président du Congrès Juif Canadien. « C'est complètement anhistorique : je l'ai trouvée pleine de contre vérités et de distorsions qui ne tiennent ensemble que une analyse stupide et inconsistante. Elle frôle l'antisémitisme… Je suis consterné qu'une grande université l'ait trouvé acceptable. »

Peto a validé son diplôme en juin auprès du Department of Sociology and Equity Studies in Education (SESE) qui dépend de l'Ontario Institute for Studies in Education (OISE) de l'université de Toronto. Julia O'Sullivan, doyenne de l'OISE, et Rinaldo Walcott, président du SESE n'ont pas répondu à nos demandes de commentaires ce lundi.

Cheryl Misak, président de l'université de Toronto, a déclare que la "liberté des recherches est profondément ancrée dans notre institution » et que « le meilleur moyen pour les membres de la communauté (universitaire) de dénouer une controverse est de débattre des arguments et des conceptions qui les opposent. »

Peto, qui a fait partie d'une organisation qui avait occupé le consulat israélien à Toronto en 2009, attribue la controverse à des "individus et des organisations de la droite pro israélienne).

« Ce n'est pas la première fois que des organisations pro israéliennes me traînent dans la boue et ce ne sera certainement pas la dernière, » dit-elle.

Interrogée pour savoir si elle voulait maintenant modifier sa thèse, Peto a répondu : « J'aimerais pouvoir écrire une conclusion qui parlerait de cette controverse et montrerait à quel point elle s'inscrit parfaitement dans mon analyse sur les abus de l'antisémitisme pour calomnier ceux qui font entendre leurs critiques contre Israël. » Sa directrice de thèse, Shery Nestel, lui fait écho en déclarant que ceux qui critiquent Israël sur le campus se retrouvent dans un « climat de chasse aux sorcières. »

La Marche des Vivants cherche à renforcer les liens des jeunes Juifs avec Israël, déclare son directeur national Eli Rubinstein, mais aussi à leur apprendre à s'opposer à l'intolérance. Il qualifie la thèse « d'extrémiste » et affirme que « L'université et la directrice de thèse ont la responsabilité de demander à l'étudiant, «'Avez-vous essayé de voir de l'autre côté ? ' »

Peto n'a interviewé aucun des participants aux programmes ni aucun de leurs dirigeants. Elle indique que les étudiants de master pratiquent rarement les « entretiens » à grande échelle.

Nate Leipciger, un survivant de l'holocauste de 82 ans qui a participé aux deux programmes dit avoir été « très affecté » par cette thèse. La survivante, et participante aux programmes, Anita Ekstein, 76 ans, la considère « extrêmement blessante. »

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mercredi, novembre 24, 2010

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Ma mosquée est bien surveillée

Les communautés musulmanes en Occident ont toujours intéressé les services de renseignement des pays où elles se trouvent, que ces services s'appellent Renseignements Généraux (avant leur fusion avec la DST) en France ou le CSIS au Canada.
L'article que je vous propose porte précisément sur l'espionnage dont fait l'objet la communauté musulmane de Toronto, la métropole économique du Canada. Comme le signale le responsable de la Canadian Arab Federation, ces activités d'espionnage se sont récemment intensifiées. En réalité, ces pratiques qui existent depuis longtemps, notamment en France, n'ont fait que se développer depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la hantise du terrorisme "islamique".
Les méthodes utilisées sont tout ce qu'il y  a de classique et passent par la rémunération de personnes qui fréquentent telle ou telle mosquée et à qui on demande de restituer la teneur des propos (éventuellement menaçants) qui ont circulé dans la mosquée, sermon de l'imam compris. Le vivier d'informateurs est classiquement constitué par la frange de la population qui est au chômage ou encore en situation de séjour irrégulier; en France come au Canada, c'est exactement la même chose.
La pérennité du job tenant en partie à l'apport d'informations sulfureuses, il va de soi que les informateurs ont tendance à livrer des informations dignes de rémunération si ce n'est d'intérêt.
Tout Etat a bien entendu le droit de se prémunir contre des menaces venant de l'extérieur comme de l'intérieur, ce qui implique la collecte de renseignements. On peut juste se poser la question des méthodes, car nous sommes là devant une pratique d'espionnage extensive qui considère à priori tels ou tels lieux de culte comme des endroit où seraient susceptibles de s'ourdir des complots. Ainsi, à Toronto, ce n'est pas une mosquée en particulier qui fait l'objet de l'attention des services secrets mais presque toutes. De même, le recours à des informateurs recrutés surtout dans la partie la plus fragilisée de la population cible n'est certainement pas de nature à favoriser un recueil d'informations pertinentes et fiables.
L'ampleur de la menace potentielle attribuée aux communautés s'est accrue, mais la méthodologie d'approche n'a cependant guère évolué, elle s'est simplement généralisée. Appliquée à une autre confession religieuse, elle provoquerait un énorme scandale. Aucun risque de ce genre avec l'Islam.


Les services secrets accusé d'espionner les mosquées de l'agglomération de Toronto
par TOM GODFREY, Toronto Sun (Canada) 21 novembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dans l'agglomération de Toronto, des dizaines d'informateurs sont payés par les services secrets canadiens pour espionner les mosquées du Grand Toronto, affirme un responsable communautaire arabe bien connu.

Khaled Mouammar, qui préside au niveau national la Canadian Arab Federation, dit avoir reçu au moins une douzaine de plaintes au sujet des espions du Canadian Security Intelligence Service (CSIS) qui ciblent des fidèles et offrent de l'argent en échange d'informations.
Il accuse les agents d'agiter des liasses de billets devant des fidèles qui sont rémunérés pour transmettre des "informations sensibles" obtenues dans des mosquées.

"Il y a des informateurs du CSIS dans toutes les principales mosquées de la région de Toronto," affirme Mouammar. "Il y a des gens dans notre communauté qui sont au chômage et ont besoin de cet argent."
Il affirme que ces informateurs sont payés en argent liquide en fonction du caractère sensible des informations qu'ils apportent à leurs agents traitants, qui sont originaires du Moyen orient et pratiquent l'arabe couramment.
"Les informations qu'ils fournissent conduisent à de nombreuses enquêtes dépourvues de fondement," explique Mouammar. "Des familles ont été ruinées par leurs allégations."

Il affirme que les agents ciblent les érudits Musulmans qui fréquentent les mosquées, les chômeurs ou de jeunes hommes en situation irrégulière.

"On leur donne de l'argent et on les force à ramener des informations," affirme Mouammar. "Ces personnes sont interrogées par les agents deux jours après qu'on ait dit quelque chose dans une mosquée."
Des membres de la Canadian Arab Federation disent qu'on promet à des hommes, qui sont en séjour irrégulier, que leur situation sera régularisée s'ils acceptent de travailler comme espions.
"Cette activité existe depuis un certain temps," affirme Mouammar. "Cette activité s'est considérablement développée depuis quelques mois."

Il considère que l'espionnage du CSIS contre les Arabes a dépassé les bornes et doit être stoppé.
"Les gens ne peuvent pas parler librement à la mosquée et sont réticents à s'exprimer," déclare Mouammar. "Les gens sont préoccupés et inquiets."
Selon lui, les récriminations vont des agents qui viennent interroger des Musulmanes à domicile en l'absence de leur mari parti travailler aux jeunes gens qui sont pressés par les agents de donner des informations sur leurs amis et collègues de travail.
Taher Mufti, porte parole du CSIS, explique que la mission de son service est de prévenir le gouvernement de menaces potentielles pour la sécurité.

"Le CSIS travaille avec diverses communautés du Canada via des programmes de sensibilisation et de liaison," affirme Mufti dans une déclaration. "Nous recevons des informations utiles de la part de toutes les composantes de la socité canadienne."
Mufti ajoute que "le service ne discute pas publiquement de ses activités, de ce qui l'intéresse ou de ses méthodes."

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vendredi, mai 21, 2010

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La "shiksa" crée la polémique au canada

Les associations juives de la mouvance sioniste ont beaucoup œuvré, et continuent à le faire, pour l’adoption de législations de répression de la haine raciale, ce qu’on appelle communément le racisme.
S’il est salutaire de légiférer afin de lutter contre la stigmatisation d’autrui, il faut admettre qu’on observe des dérives depuis quelques temps notamment dans les pays anglo-saxons, avec la notion de « hate crime » (littéralement délit de haine). Le hate crime ne se limite pas aux différences de couleur de peau ou de tradition religieuse mais tend à s’étendre quasiment à l’infini, englobant désormais le genre, l’orientation sexuelle etc., la classification dans cette catégorie de crimes dépendant de l’appréciation du judiciaire. Or, le judiciaire, en s’appuyant précisément sur la logique élastique de la notion de hate crime tend à ajouter chaque jour de nouveaux types de crimes ou délits de haine.
Dans un sens, cela n’est pas pour déplaire aux associations spécialisées dans la victimisation qui trouvent ainsi de nouveaux débouchés à leur discours, et éventuellement de nouvelles solidarités, dans des catégories de la population qui initialement leur étaient indifférentes et leur indifférait.
Le problème survient quand une expression péjorative courante chez les membres de ces organisations et/ou les personnes supposées être représentées par elles, vient à entrer dans la dite catégorie des hate crimes.
Ce qui vient justement de se produire au Canada où l’unité spécialisée de la police de Toronto a introduit l’expression « shiksa non juive » dans la liste des propos entrant dans la qualification d’un délit de haine.
Et là, le Congrès Juif Canadien n’hésite pas à faire part aux autorités de son mécontentement au motif que : que « shiksa est parfois utilisé de manière péjorative » et n’est donc « n’est pas propre à figurer dans une catégorie officielle de la police, mais parce que les peines prévues pour les crimes de haine ne visaient pas à refléter la simple appartenance à un groupe, mais un aspect immuable » ou « incontournable » de la victime.
Comme toujours, les argumentaires de ces organisations sont parfaitement alambiqués. Passons sur le fait (étonnant) que le mot « shiksa » soit utilisé parfois de manière péjorative, ce qui devrait l’exclure de la nomenclature policière.
Attardons nous un peu sur le fait que les hate crimes reflétaient non pas l’appartenance à un groupe, mais un aspect immuable ou incontournable de la victime. Personnellement, je ne comprends pas la première partie de l’argument. Par contre la deuxième partie est plus claire. Or, nous savons que « shiksa » désigne forcément une femme et plus précisément une femme non juive. Si le caractère non juif n’est pas immuable (pas plus que le caractère juif sauf si le judaïsme est une race), par contre la féminité est bien une caractéristique incontournable de la victime.

Au fait, ça veut dire quoi « shiksa » ?

L’article nous dit que c’est une chose détestée et que c’est « une insulte à l’encontre d’une femme non juive. » L’article tempère cependant en nous expliquant que c’est devenu une expression argotique courante, qu'on trouve dans la bouche de vedettes de cinéma et  pour désigner une héroïne du feuilleton « Sex and the City. » Chacun appréciera. De même que l’exemple des sites juif de rencontres qui parlent de « shiksas pour l’entraînement » (l’entraînement à quoi au juste ?).

Pour aller plus loin, inutile de chercher en français, pas même sur le blog d’Anne Sinclair où on se garde d’expliciter ce terme. L’Urban Dictionary offre une définition très complète en anglais:
1. shiksa
Une jeune fille ou une femme Gentille, spécialement une qui a séduit un homme Juif. Le mot dérive du mot hébreu "sheketz" qui signifie la chair d'un animal considéré tabou par la Torah. Comme le mariage d'un homme Juif avec une femme non juive est aussi un tabou, le mot s'applique à elle.
Traditionnellement, c'est un terme péjoratif même si, récemment, il a aussi été utilisé beaucoup moins méchamment. Par exemple, Seinfeld a une fois fait un épisode sur le "charme de shiksa" d'Elaine.
La shiksa idéale est une WASP blonde qui a une apparence opposée à celle de la juive du stéréotype, mais en réalité de nombreuses shiksas sont des brunettes qui pourraient elles-mêmes passer pour juives.
Dans Sex and the City, Charlotte s'est vraiment épanouie comme une shiksa!
par skyblack 22 mars 2005

2. shiksa   
Un terme insultant utilisé par des Juifs pour parler de toute femme non juive. Pratiquement toujours utilisé par des Juifs comme terme irrespectueux et offensant pour n'importe quelle femme ou fille non juive.
Cette sale shiksa.
Toutes les shiksas sont de la merde.
I fucked that shiksa and gave her the clap. (clap est apparemment une MST, la chaude pisse)

3.shiksa    
a non-Jewish broad [l'Urban dictionary précise que broad pour femme est moins respectable que le mot lady mais moins péjoratif que putain]
I banged a shiksa last night and got the clap. Oy!
4. shiksa        
Une fille pas propre ou une fille non juive.
Les shiksas sont pour l'entraînement

Bon, c’est clairement une expression pas aimable du tout. Le fait que cette expression apparaisse dans des feuilletons de bon goût (ce qu’on prétend être la culture populaire alors que c’est ce que les industriels vendent au peuple !) comme Sex and the City ne me semble pas de nature à atténuer son caractère injurieux à l’encontre d’une catégorie de la population.
Pas plus que le fait que certaines femmes comme, nous dit-on, Sharon Stone affectionnent de se présenter sous ce terme.


La loi sur la haine [hate law] atteint le ‘niveau le plus absurde’ : organisation juive
Par Joseph Brean,  National Post (Canada) 17 mai 2010   traduit de l'anglais par Djazaïri

Le Canadian Jewish Congress (CJC) affirme que la police de Toronto pousse la loi anti-haine «à son niveau le plus absurde » en incluant «shiksa non juive » dans sa catégorie des victimes de sa dernière étude sur les crimes de haine.
L’étude statistique révèle que la police a enquêté sur des crimes de haine commis à Toronto contre des victimes aussi inhabituelles que des enseignants, des féministes, des infidèles [sic], des nazis et des pédophiles.
Mais c’est la catégorie citée de façon redondante des “shiksa non juives” – une insulte à l’encontre d’une femme non juive, d’une racine hébraïque signifiant « une chose détestée » qui a particulièrement plongé dans la perplexité le CJC, un important promoteur du durcissement des lois sur le crime de haine.
“On ne peut quand même pas l’appliquer à littéralement n’importe quoi, » déclare son président, Bernie Farber.
Le rapport, non encore publié sur le site web de la police de Toronto, montre une augmentation des « occurrences des préjugés haineux » par rapport à l’an dernier, de 153 à 174, avec 23 inculpations.
Les Juifs, les noirs et les LGBT (hommes et femmes homosexuels, bisexuels, transsexuels sont les victimes les plus nombreuses, mais les Tamouls apparaissent aussi avec six occurrences. Le délit de loin le plus fréquent est la vexation, d’habitude par des graffiti, suivi par les agressions et les menaces.
L’incident shiksa de 2009, classé dans la rubrique “vexations,” s’est produit dans le secteur 53, une zone du centre ville désigné familièrement "Sleepy Hollow" en langage policier, parce qu’elle comprend les quartiers résidentiels de la ville les plus agréables, dont certains quartiers juifs autour de Bathurst et de Lawrence.
On ignore si une inculpation a été faite, ou si des poursuites ont abouti.
Une lettre de protestation adressée à Alok Mukherjee, président du Toronto Police Services Board, explique que le CJC est « sincèrement perplexe, » pas seulement parce que « shiksa est parfois utilisé de manière péjorative » et n’est donc « n’est pas propre à figurer dans une catégorie officielle de la police, mais parce que les peines prévues pour les crimes de haine ne visaient pas à refléter la simple appartenance à un groupe, mais un aspect immuable » ou « incontournable » de la victime.
La lettre objecte aussi à la catégorie “police” parce que la police jouit déjà d’une protection légale spéciale aux termes du code pénal, et à la catégorie ‘nazi’ parce que les convictions politiques ne sont pas des motifs de crimes de haine. La lettre ne mentionne pas les féministes, les enseignants, les infidèles ou les pédophiles.
 Le code pénal prévoit une aggravation des peines s’il existe des “preuves que le délit était motivé par le préjugé ou basé sur la haine raciale, nationale ou ethnique, la langue, la couleur, la religion, le sexe, l’âge, le handicap mental ou physique, l’orientation sexuelle ou tout autre facteur semblable. »
Ce sont ces derniers mots qui ont soulevé la controverse sur les catégories.
“S’il est admis que si l’identité de chaque individu a de multiples aspects, dont plus d’un pourrait faire de lui la cible d’un délinquant, la pratique de l’unité spécialisée de Toronto [Toronto Police Service Hate Crime] est de classer un événement de haine/ préjugé sur l’information existante la plus directement accessible dans la perception de sa victime par le délinquant, » lit-on dans le rapport.
Le terme shiksa a connu sa pleine expression littéraire en 1969 dans Portmoy’s Complaint, le roman de  Philip Roth sur la frustration sexuelle adolescente, dans lequel le protagoniste Juif se tourmente pour des bad girls [tentatrices, allumeuses?]comme Bubbles Girardi.
Il est depuis devenu une expression argotique commune et pratiquement exempte de controverse.  Charlotte, un des personnages de Sex and the City, est décrite par son petit ami Juif comme une « déesse shiksa. » Sharon Stone, après son rôle de prédatrice sexuelle dans Basic Instinct se présentait elle-même comme « la shiksa suprême ». Et les sites juifs de rencontre se promeuvent eux-mêmes avec le slogan provocateur « les shiksas sont pour l’entraînement. »

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dimanche, mars 28, 2010

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Un livre jeunesse qui déplaît aux sionistes

Restons au Canada où nous retrouvons d'ailleurs Anita Bromberg et le B'nai Brith. Car en même temps qu'elle s'occupait de savonnettes, Mme Bromberg s'intéressait aussi à ce que lisent les petits Canadiens à l'école.
Si la savonnette c'est du passé, même imaginaire, les écoliers c'est l'avenir et des cerveaux dont il faut contrôler le contenu car ils représenteront plus tard ce qu'on appelle l'opinion publique, une opinion qui est l'objet d'une autre forme de guerre, de propagande celle là.
Le souci de Mme Bromberg et du B'nai Brith est que dans la liste des ouvrages retenus dans le cadre d'un programme d'encouragement à la lecture dans la province d'Ontario, figure un roman jeunesse dont l'héroïne est une jeune Palestinienne qui aspire à élever les moutons comme son grand-père.
Sauf que le livre montre qu'en Palestine occupée, les choses ne sont pas si simples et que pour exercer le métier, encore faut-il disposer d'une ferme et de terres de pacage. Or la maison de la famille de la jeune fille a été détruite et son domaine agricole saccagé.
Détruite, saccagée, mais par qui? C'est là que le problème commence pour le B'nai Brith car ces actes sont l'oeuvre des colons et de l'armée sionistes. Mme Bromberg reproche en effet au livre de ne pas donner une vision équilibrée d'une situation compliquée.
Car pour les sionistes, la situation en Palestine est compliquée, c'est-à-dire impossible à comprendre (sauf par eux bien entendu). Et elle relève d'une approche équilibrée, et non pas neutre: il faut absolument donner le point de vue sioniste pour restaurer le dit équilibre.
Pourtant le récit d'Anne Laurel Carter est explicitement une oeuvre de fiction, un roman, et en aucun cas un document de nature journalistique ou scientifique. Pourquoi aurait-elle dû choisir un point de vue "équilibré"?
Bon, il est vrai que les sionistes ont l'habitude de présenter des fictions comme des documents de type historique, mais ici ce n'est pas le cas. Peut-être devraient-ils admettre que tout le monde n'utilise pas leurs stratagèmes honteux.
Mais pour aller dans leur sens, nous dirons que la prochaine fois que paraîtra un roman sur la vie dans les camps de concentration nazis, il faudra également exiger qu'il présente une approche équilibrée, en donnant leur juste place aux motifs des nazis, à leurs interrogations, leurs doutes et leurs souffrances.
Car, ne l'oublions pas, la situation à l'époque était compliquée.


Des organisations juives affirment qu'un livre pour livre de littérature enfantine primé pourrait 'inciter à la haine et à la violence'
par Kristin Rushowy,  ParentCentral (Canada) 26 mars 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un récit de fiction sur une jeune fille palestinienne dont la maison familiale a été rasée par des colons fait l'objet d'une enquête par le conseil des écoles publiques de Toronto après qu'un parent - faisant écho aux inquiétudes d'organisations juives - se soit plaint qu'il était "conçu pour apprendre aux enfants à haïr les Israéliens."

The Sheperd's Granddaughter [la petite fille du berger], par l'écrivain, enseignante et bibliothécaire à Toronto Anne Laurel Carter, est actuellement lu par des milliers d'écoliers de la province dans le cadre du grand programme Forest of Reading de l'Ontario Library Association qui vise à mettre en valeur les meilleurs productions de la littérature canadienne. Les élèves votent ensuite pour leurs livre préférés.

"Il est d'une haute tenue littéraire; il est écrit pour une catégorie d'élèves qui explorent actuellement le monde qui les environne et sont aux prises avec des idées qui les dépassent," explique Peggy Thomas, ancienne présidente de l'association des bibliothécaires, qui s'exprime sur le choix de ce livre qui a été primé.

Mais deux organisations juives l'accusent d'être partial.

"Nous sommes extrêmement préoccupés car cette trop grande simplification d'un problème compliqué a clairement la potentialité d'inciter à la haine et à la violence contre les élèves Juifs et Israéliens," explique le Friends of Simon Wiesenthal Center for Holocaust Studies. Il a mis en garde les enseignants contre la promotion de ce livre.

Anita Bromberg du B'nai Brith considère qu'il "s'apparente à de la propagande de guerre contre Israël" et demande son retrait des classes de la province.

Le livre parle d'une fille qui veut devenir bergère sur les terres familiales près d'Hébron, exactement comme son grand-père. Comme les colons Israéliens se rapprochent, la famille a plusieurs discussions animées, sur les attentats suicide ou le recours à la violence pour les arrêter, avec différents membres de la famille adoptant des positions opposées.

Il relate aussi les agressions et les mauvais traitements de la part des Israéliens qui empoisonnent le troupeau de moutons de la jeune fille et font prisonniers des membres de la famille aux checkpoints de l'armée et, finalement, détruisent les terres et la maison familiales.

Le livre comporte deux personnages israéliens sympathiques qui partagent cependant le point de vue palestinien.

Il y a environ un mois, le conseil de l'enseignement public de la région de York a reçu une plainte de la part d'un enseignant et a alors adressé une lettre aux écoles demandant aux professeurs de "faciliter la discussion en fournissant un contexte historique et une perspective équilibrée sur les deux parties au conflit" pour aider les élèves à comprendre et à apprécier les aspects sensibles du roman."

Il notait aussi cependant que le niveau de l'écriture du livre n'était pas remise en cause. The Sheperd's Granddaughter est un livre pour enfant dont la qualité est reconnues et consacrée.

A Toronto, la plainte d'un parent d'élève a été transmise vendredi à Chris Spence, le directeur de l'éducation.

Ce parent a déclaré au Toronto Star qu'elle ne voyait pas de mal à ce que le livre soit disponible sans la bibliothèque de l'école mais qu'elle ne voulait pas qu'il soit promu dans les classes.

"Je dirai que ce livre est conçu pour convaincre les enfants de détester les israéliens," dit-il, ajoutant qu'il est préoccupé de voir le terrorisme présenté comme étant de la résistance.

"Pour une grande majorité de nos enfants, ce sera leur première introduction consistante au conflit israélo-palestinien," et des sources plus équilibrées n'existent pas pour cette classe d'âge, déclare l'homme qui souhaite garder l'anonymat.

The Sheperrd's Granddaughter n'est pas le premier livre controversé de l'éditeur Groundwood Books; en 2006, il avait été critiqué par des organisations juives pour 'Three Wishes: Palestinian and Israeli Children Speak [Trois voeux: des enfants Palestiniens et Israéliens parlent] de Deborah Ellis, qui avait aussi été choisi^pour le programme Forest of Reading.

Cinq conseils scolaires de l'Ontario, dont celui de Toronto, aont restreint l'accès à ce livre.

Ni Carter, ni son éditeur n'ont pu être joints pour s'exprimer sur ce sujet. Cependant, Peggy Thomas explique que le livre est une oeuvre de fiction, racontée du point de vue d'une Palestinienne.
"Aurions-nous la même conversation s'il était raconté du point de vue d'un enfant Israélien? demande-t-elle.
Personne n'est obligé de le lire, dit-elle, ajoutant que les écoliers doivent lire entre cinq et dix titres retenus pour leur classe d'âge pour voter dans Forest of Reading.

"Je suis totalement d'accord avec la décision d'un enfant et d'une famille quant à la lecture du livre... mais je ne peux pas admettre qu'une organisation" décide de qui lit quoi, dit-elle.

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posted by Djazaïri at 3:43 PM 24 comments

mercredi, septembre 16, 2009

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Boycott du festival du film de Toronto, l'étrange silence de la presse française

Jane Fonda va se marier pour la quatrième fois. C’est une des premières informations qui tombent quand on tape ce nom sur google actualités.

Et ce n’est pas par la presse française, même pas par le journal Le Monde que vous apprendrez que Jane Fonda est une des quelques 1500 signataires d’un appel au boycott du festival cinématographique de Toronto (TIFF) qui consacre sa nouvelle section « City to City » à Tel Aviv, le quartier général du gang sioniste.
Jane Fonda n’est pourtant pas une antisioniste ; devant la réaction courroucée des cercles sionistes elle a en effet tenu à faire part de son attachement à l’Etat voyou dont elle ne souhaite certes pas la destruction.

Elle fait simplement partie de ces gens pour qui trop c’est trop !
Pour avoir des informations sur ce boycott, pas d’autre solution pour le non anglophone que de se rabattre sur la presse canadienne francophone ou la presse dite alternative ou militante.

Pourtant, outre Jane Fonda, la liste des signataires comprend une belle brochette de vedettes et de personnalités de renommée souvent internationale telles : Ken Loach, Harry Belafonte, Danny Glover, Neil Young, Julie Christie, Viggo Mortensen, Elia Suleiman, Eyal Sivan, etc.

Pas suffisant pour faire écrire les journalistes en France.
Mais une indication supplémentaire que les temps changent pour l’entité sioniste.

Pour finir, signalons une lettre critiquant l’appel au boycott, lettre rédigée à l’instigation du rabbin Marvin Hier, le patron (oui, car c’est une entreprise et une marque déposée) du Centre Simon Wiesenthal. Parmi les signataires de cette lettre : Jerry Seinfeld, Sacha Baron Cohen, Natalie Portman.

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lundi, juillet 20, 2009

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Non, Jérusalem n'est pas la capitale de l'entité sioniste

Contrairement à ce que de nombreux sionistes veulent bien croire, l’existence de l’entité sioniste pas n’est pas garantie par le droit international.
Ce n’est en effet pas pour rien que les sionistes insistent pour que les Palestiniens reconnaissent leur entité comme un Etat juif ; seul en effet un tel acte fixé juridiquement par un accord bilatéral palestino-sioniste serait de nature à garantir en droit, et non seulement de facto, l’existence de l’entité dans des frontières qui restent certes à définir.
Si cet aspect de la problématique du conflit proche-oriental échappe à de nombreux citoyens, la situation est plus claire quand on en vient au statut de Jérusalem. En effet, très peu d'Etats, et certainement pas les USA ou la Grande Bretagne, reconnaissent Jérusalem comme capitale de l’entité sioniste.
Ceci se traduit par la quasi absence d’ambassades étrangères à Jérusalem mais aussi, c’est ce que vient de découvrir un ressortissant Canadien, par le refus de délivrance de passeports portant conjointement la mention « Jérusalem, Entité sioniste» pour le lieu de naissance.
Refus qui témoigne que certains secteurs des administrations de grands Etats refusent d’entériner en droit ce que les sionistes considèrent comme des faits accomplis qui devraient être entérinés juridiquement. On voit d’ailleurs dans cet article que les USA appliquent la même politique que le Canada, alors qu’ils ont toujours été plus en pointe dans le soutien au sionisme.
On notera l’argumentation spécieuse du plaignant qui invoque une entrave à la liberté religieuse et une pratique discriminatoire ; et c’est sur ces points que la Cour Suprême du Canada a répondu.
Encore un exemple du culot sioniste.


Refus de le Haute Cour canadienne dans l’affaire du passeport mentionnant Jérusalem
Jewish Telegraphic Agency, 20 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Toronto (JTA) – La Cour Suprême du Canada a refusé d’examiner en audience l’affaire d’un Juif Canadien qui demandait à ce que son passeport mentionne pour son lieu de naissance « Jérusalem, Israël.»
Eliyahu Veffer de Toronto a fait appel auprès de la haute cour après que d’autres instances judiciaires ont conclu que la politique d’Ottawa de noter un lieu de naissance simplement comme «Jérusalem,» sans mention du pays ne violait pas sa liberté de religion et n’était pas discriminatoire à son égard.
La haute cour n’a pas motivé son refus du dossier Veffer. Mais dans un document présenté à la cour, Michael Bell, ancien ambassadeur canadien en Israël, indique que le pays « s’oppose à l’occupation de Jérusalem Est par Israël et ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur une quelconque partie de la ville de Jérusalem telle que définie dans le plan de partition de l’ONU.
Le gouvernement ajoute que dès lors que sa politique s’applique également aux Palestiniens, elle n’est pas discriminatoire envers les Juifs Canadiens nés dans cette ville.
David Matas, l’avocat de Veffer, a soutenu que la politique canadienne actuelle n’existe que depuis 1976.
« De 1948 à 1976, le Canada a autorisé la mention «Jérusalem, Israël» dans les passeports canadiens pour Jérusalem Est et Ouest, sans aucun impact apparent sur la perception de la neutralité canadienne,» a-t-il dit.
Matas a ajouté que les personnes nées dans d’autres villes disputées sont autorisés à choisir le nom du pays à inclure dans leur formulaire de demande de passeport. La seule exception, dit-il, est Jérusalem.
Ce refus intervient quelques jours après qu’une cour d’appel de Washington aux USA ait refusé d’étudier une affaire présentée par les parents d’un garçon né à Jérusalem qui s’est également vu interdire la mention « Israël » sur son passeport américain.

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posted by Djazaïri at 7:57 PM 1 comments

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