mercredi, décembre 26, 2012

Bookmark and Share

Noël est-il un moment de déchaînement des forces maléfiques?


Après avoir lu cet article du Haaretz, j’ai cru à une blague. Sauf que nous ne sommes pas au moment de la fête de Pourim où on voit dans la presse juive fleurir des articles qui correspondent aux poissons d’avril en France.
Et en recherchant sur le net, j’ai trouvé d’autres articles sur le même sujet, c’est-à-dire sur une pratique du judaïsme hassidique qui coïncide avec la fête chrétienne de Noël.
Une pratique qui se résume à l’exécration des chrétiens et de Jésus si on en croit l’article.

Comment les juifs hassidiques ‘fêtent’ Noël
Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, ils s’abstiennent d’étudier la Torah.
par Shahar Ilan, Haaretz (Sionistan) 25 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, les hassidim s’abstiennent d’étudier la Torah, afin de ne pas laisser les démons l’emporter, et ils s’abstiennent d’accomplir la mitzvah que constitue le fait d’avoir une descendance et de se multiplier.
Pas de relations sexuelles. Cette nuit, croient les hassidim, le klipot – les vaisseaux ou manifestations des forces maléfiques – devient plus fort. Sefer Haminhagim (Le Livre des Coutumes) enseigne que la plupart des hérétiques qui ont abandonné leur religion juive pour se convertir descendaient d’un accouplement illicite pendant le premier Noël chrétien.

Jeu d’échecs et jeux de cartes. Pendant Nittel Nacht, les hassidim jouissent d’une expérience assez rare dans la vie quotidienne des ultra-orthodoxes – beaucoup de temps libre. Dans le folklore qui s’est développé autour de Nittel Nacht, la tradition a fait que les échecs sont devenus le jeu par excellence. Il y a même une photo célèbre du dernier chef spirituel Loubavitch, le rabbin Menachem Mendel Schneerson en train de jouer aux échecs avec son prédécesseur (quoiqu’on ne sache pas vraiment si la photo a été prise pendant Nittel Nacht). D’autres préfèrent jouer aux cartes, comme la variante galicienne du poker ou le «21,» un jeu hongrois.

Découper du papier toilette pour le sabbat. Certains rabbins marquaient la fête gentille [chrétienne] en découpant du papier toilette pendant chaque sabbat tout le reste de l’année. Ce n’était pas une simple marque de mépris pour ceux qui croyaient en la sainte Trinité- c’était la manifestation d’un mépris insigne. Les livres de la Kabbale considèrent la chrétienté  comme un déchet qui s’est détaché de la nation d’Israël. La coutume de déchire du papier toilette n’est tombée en désuétude que parce que de nos jours, il est possible d’acheter du papier toilette prédécoupé. D’autres rabbins profitaient de l’occasion pour classer leurs factures de l’année, calculant ce qu’il leur fallait mettre de côté pour accomplir la mitzvah de la dîme.
Il y avait des pogroms de toute façon. Il y a certaines raisons derrière la pratique inhabituelle qui consiste à ne pas étudier la Torah pendant Nittel Nacht :

* Selon l’explication la plus rationnelle, le soir de Noël, les juifs devaient fermer leurs synagogues et leurs lieux de culte, et éteindre la lumière chez eux, par crainte de pogroms. Avec le temps, l’obligation de ne pas étudier la Torah s’est inscrite dans l’idéologie.
* Comme c’est un jour de deuil le jour de la naissance du même homme [c’est-à-dire qu’on porte le deuil pour commémorer la naissance de Jésus], une sorte de Tisha B’ac en hiver, comme pour Tisha B’av, l’étude des textes sacrés n’est pas autorisée ce jour là. Pourquoi alors les hassidim s’abstiennent-ils de jeuner et de porter le sac et la cendre ? Peut-être pour la même raison pour laquelle ils ont maintenu secrète la pratique de Nittel : par crainte de la colère des Gentils.
*Jésus, ainsi qu’il est dit dans le traité Sanhédrin, était un des élèves du rabbin Joshua ben Parchia. L’interdiction d’étude des textes sacrés a aussi pour but d’empêcher de se souvenir ce jour là du droit qu’il avait d’étudier.

Herzl n’a pas dit. Au fil des ans, les hassidim ont développé un genre de plaisanteries sur Nittel. Par exemple : on avait demandé à un rabbin hassidique de faire l’éloge de Herzl. Après y avoir réfléchi rapidement, il a parlé de trois de ses vertus : Herzl ne parlait jamais quand il portait un tefilin, il ne pensait jamais à la loi religieuse dans des lieux sales, et il n’étudiait pas la Torah la nuit de Nittel. Une autre blaque raconte l’histoire d’un homme à qui on demandait pourquoi il n’arrêtait pas l’étude de la Torah pendant Nittel Nacht. « J’observe le Nittel en fonction du Noël arménien,» avait-il répondu.

Nittel orthodoxe. Le fait que les Grecs orthodoxes et l’église russe fêtent Noël le 6 janvier est source d’une certaine confusion chez les hassidim. Il s’avère que cela ne les amène pas à observer deux Nittels et que les instructions sont que chacun devrait observer Nittel le jour où Noël est célébré dans son pays d’origine. En Galicie, Nittel est observé le 6 janvier. Les Belz Hassidim le font le 5 janvier et on ne sait pas trop pourquoi. Aux Etats Unis, selon une décision du rabbin Loubavitch, Nittel doit être marqué la nuit entre le 24 et le 25 décembre.

Les klipot sont hors de contrôle. Il y a ceux qui sont persuadés de l’absence de nécessité d’observer Nittel nacht en Israël en raison de la sainteté de cette terre. Le rabbin Mordechai de la Sionim a de son côté conclu qu’en Israël les klipot étaient hors de contrôle, même à Jérusalem où il y a tant d’églises. Malgré cela, les Séfarades et les Lituaniens n’ont pas adopté cette coutume et ils étudient la Torah tous les jours, même pendant Nittel.
klipot
clic sur l'image
Les juifs ne sont pas autorisés à étudier. L’origine du mot Nittel n’est pas claire. La meilleurs explication, même si elle n’est pas des plus convaincantes, est qu’il est constitué des initiales en yiddish de «les juifs ne sont pas autorisés à étudier.» Selon Wikipedia, «Ce mot tire son origine du nom donné en latin à Noël à l’époque médiévale – Natal Domini – la naissance du Seigneur (en vieux latin – Dies Natalis, le jour de la naissance). Une explication donnée par le journal du parti Shas, Yom Leyom, est que c’est une déformation du nom latin pour la nuit de la Saint Sylvestre, Natlus, quoique Nittel Nacht s’observe à Noël. Le journal d’Agudat Yisrael, Hamodia, donne une autre explication possible, et apporte de nouvelles explications sur la manière dont jésus a été mis à mort : «Comme ils ne voulaient pas dire le nom de l’homme en question, que pourrisse le nom du méchant, ils l’ont appelé le pendu parce qu’il avait été tué et pendu à un arbre.» [l’histoire de la pendaison de jésus par les juifs est connue, voir ici ou , NdT]

Se souvenir de haïr le goy. Il y a quelque chose d’étrange à s’abstenir d’étudier la Torah le soir où précisément les puissances maléfiques se renforcent. Car en fait, l’étude de la Torah est semble-t-il, d’après les juifs ultra-orthodoxes, la meilleure réponse à cette montée des forces du mal.  La Nittle Nacht est en réalité une nuit du souvenir de la persécution des juifs par les chrétiens et une nuit où on doit se souvenir de les haïr, en conséquence de quoi tout le reste n’est pas si important.  Et comme le disent les lituaniens, les juifs hassidim de manquent jamais une occasion d’éviter l’étude de la Torah.

Libellés : , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 4:39 PM 0 comments

lundi, mai 21, 2012

Bookmark and Share

Selon le rabbin, mis à part les "Justes", les huit milliards d'habitants qui peuplent la terre sont des assassins et des voleurs


Pour clarifier la lecture :
- les Nations, ce sont les non Juifs,
- les Justes, ce sont les Juifs, à l’exception insignifiante des « Justes parmi les nations », c’est-à-dire les non Juifs qui ont sauvé des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.
- la Torah, c’est l’Ancien Testament et, surtout, le Talmud 

Le rabbin Shteinman, chef de la branche lituanienne de du judaïsme ultra-orthodoxe soutient que le monde a été créé pour les justes, affirme que les nations sont dépourvues de principes.
Yediot Ahronoth (Sionistan) 21 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

S’exprimant à Beit Shemesh avant les fêtes de Shavuot, le rabbin Aharon Yehuda Leib Shteinman, un des chefs de la branche lituanienne du judaïsme ultra-orthodoxe a discuté de l’importance de la Torah et déclaré que le monde a été créé pour les Justes qui apprennent et suivent ses enseignements.

Il a cependant fait quelques déclarations prêtant plus à controverse. Le discours du rabbin qui a été publié dans son intégralité pat le journal ultra-orthodoxe Yated Ne'eman, comprenait des propos sur les non Juifs.

«Il y a huit milliards d’habitants dans le monde. Et que sont-ils ? Des assassins, des voleurs, des gens sans cervelle… Mais qui est l’essence même de ce monde ? Dieu a-t-il créé le monde pour ces assassins ? Pour ces méchants ?»

Christophe Bigot, ambassadeur de France à Tel Aviv attentif aux préceptes du rabbin Shteinman (juin 2011). Photo ambassade de France

Le rabbin, qui a succédé au rabbin Yosef Shalom Elyashiv à la direction spirituelle de la branche lituanienne du judaïsme, a réitéré ses affirmations [celles de son prédécesseur] et a poursuivi en disant : « Les non Juifs n’ont aucun lien avec la Torah. Les nations n’ont rien, n’ont pas la foi et pas de bons principes.»

Le propos du rabbin Shteinman portait surtout sur l’importance de la Torah et son influence sur la vie quotidienne et sur l’éducation de la génération montante. Le rabbin a souligné que « ceux qui n’étudient pas la Torah n’accomplissent pas les mitzvot (prescriptions divines). S’il n’étudie pas la Torah, il va à la dévastation, sa dévastation et la dévastation du monde.»

.«C’est ce à quoi nous devons aspirer, voir tous les enfants, toutes nos générations s’assurer que les enfants mâles [sons] étudient la Torah… tout un chacun qui veut être empli de joie par ses enfants doit s’assurer qu’ils étudient la Torah.

«Sans la Torah, ils seront illettrés et ils ne vous apporteront aucune joie. Même s’il a de l’argent, est-ce que c’est un but (dans la vie) ? Pouvez-vous emporter l’argent dans la tombe avec vous ? C’est impossible. Qu’avez-vous dans la tombe (l’au-delà) ? La Torah.»

Le président de Hiddush (pour la liberté religieuse et l’égalité), le rabbin Uri Regev, a dit en réponse aux propos di rabbin Shteinman : «C’est incroyable et scandaleux d’entendre ces déclarations pleines de haine contre presque toute la race humaine.

 «Le rabbin Shteinman montre une fois de plus que sa fable sur sa modération était au mieux  dépourvue de fondement et au pire un acte de tromperie.»

Libellés : , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 11:40 PM 0 comments

samedi, février 04, 2012

Bookmark and Share

L'Indiana Jones de la Torah devant ses juges ou l'arnaque à l'holocauste du rabbin Menachem Youlus


Je vous avais déjà parlé de ce rabbin qui se faisait passer pour l’Indiana Jones des vieux écrits bibliques (rouleaux de la Torah) qu’il prétendait avoir retrouvés dans les camps de concentration de la deuxième guerre mondiale et qu’il revendait au prix qu’on peut exiger pour des reliques anciennes. Très cher.
Son arnaque va bientôt trouver sa conclusion devant un tribunal où il vient de plaider coupable, sur le conseil de son avocat Benjamin Brafman, qui est aussi celui de D.S.K.
Le procureur a stigmatisé l’exploitation des émotions liées à « l’holocauste » dans le but d’en tirer un profit.

Outre que ce n’est pas la première fois qu’un filou exploite la «mémoire» de la déportation pour en obtenir de l’argent et de la notoriété, il est clair que ce même jugement peut s’appliquer à l’entité sioniste qui ne cesse d’exploiter de manière éhontée cette «mémoire» pour justifier tout ses crimes et toutes ses rapines.


Il avait dupé des investisseurs en leur faisant croire qu’il avait découvert les rouleaux [sacrés] à Bergen-Belsen et à Auschwitz, les camps de l’holocauste.

Par Robert Gearty et Tracy Connor, New York Daily News (USA) 2 février 2012

Un rabbin qui s’autoproclamait “l’Indiana Jones Juif” a reconnu jeudi qu’il était le véritable méchant dans une arnaque digne du cinéma hollywoodien.

Menachem Youlus, un libraire de Baltimore, a plaidé coupable devant un tribunal fédéral de Manhattan d’avoir fabriqué le tissu de mensonges qui a berné un milliardaire philanthrope.

Il risque jusqu’à cinq années de prison pour avoir créé une oeuvre caritative bidon sur la base d’histoires inventées de sauvetage de Torahs de l’époque de l’holocauste, pour vendre des contrefaçons et empocher l’argent.

«Je sais que ce que j’ai fait était mal et je regrette profondément ma conduite», a déclaré Youlus au tribunal.

Son avocat, Benjamin Brafman, a expliqué que le plaidoyer coupable «met fin au terrible voyage d’un homme animé des meilleurs intentions mais qui, au bout du compte, s’est égaré dans une conduite frauduleuse.»

Le ministère public a inculpé Youlus, 50 ans, d’avoir fabriqué de toutes pièces des histoires fantastiques de prouesses réalisées à l’étranger pour impressionner les donateurs de son association caritative.

Il prétendait avoir utilisé un détecteur de métaux pour déterrer une boîte métallique contenant des rouleaux de la Torah enfouie dans le camp de concentration d’Auschwitz.

Menachem Youlus dans sa librairie, au temps où ça roulait pour lui


Il avait vendu la relique supposée à un investisseur David Rubinstein, qui en a fait don à la synagogue central de Manhattan, et il avait essayé d’obtenir de lui un don de 250 000 dollars, indique le dossier judiciaire.

Youlus avait aussi persuadé un acheteur qu’il avait découvert une Torah au camp de Bergen-Belsen en lui racontant une histoire ridicule où il trébuche sur un trou dans le coin d’un plancher [il n’y pas de plancher à Bergen-Belsen, un camp qui a été complètement rasé par les forces britanniques, NdT]

Il s’est servi de l’argent pour payer des écoles privées pour ses enfants et faire des investissements personnels.

Son plaider coupable prévoit qu’il remboursera 1,2 million de dollars à ses victimes. Il est en liberté contre une caution de 100 000 dollars en attendant le verdict qui sera prononcé le 21 juin.

Le procureur des Etats Unis Preet Bharara a observé que Youlus avait “exploité les émotions profondes attachées à un des chapitres les plus douloureux de l’histoire mondiale – l’holocauste – afin d’en tirer profit.

«Le plaider coupable d'aujourd’hui est la conclusion appropriée de cette affaire et il va maintenant être puni pour sa fraude éhontée.»

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 4:53 PM 0 comments

dimanche, octobre 16, 2011

Bookmark and Share

Numérologie au Canada, fraude à Manhattan


Le rabbin Earl Seth David, alias Avraham David alias etc. n’est pas seulement un délinquant confirmé, c’est aussi un spécialiste de la Torah et de la numérologie à partir de laquelle il prétend pouvoir prédire l’avenir.
Il a cependant été incapable de prédire son propre avenir qui s’écrivait dans le bureau d’un procureur quelque part dans l’île de Manhattan à New York.
Ce rabbin aime à frauder, à commenter la Torah ou à interpréter les rêves nous dit l’article que je vous propose qui nous signale aussi qu’il s’inquiète à l’occasion pour l’entité sioniste en fonction des signes prémonitoires qu’il croit lire par exemple dans le séisme qui a endeuillé Haïti.
Et puis, il y a quelqu’un que de rabbin n’aime pas, c’est un blogueur Juif qui parle des crimes et délits perpétrés par des Juifs.
Ce blogueur n’est personne d’autre que ShmaryaRosenberg à qui le rabbin Earl Seth David avait affirmé lors d’un échange épistolaire :
Quoi que fassent les Juifs, ce n’est rien comparé aux crimes des goyim. Pourquoi ne vous concentrez-vous pas sur les crimes des goyim. Assez de profanation du nom de Dieu  (chillul hashem) sur ce blog.
Ce n’est pas la première fois qu’un rabbin confond Dieu et les Juifs eux-mêmes, mais passons.
Contentons nous simplement de noter qu’il y a quelque chose d'extrêmement indécent dans l’affirmation de ce rabbin, surtout quand on connaît ses activités qu’il faut bien qualifier, sauf erreur de ma part, d’extra-religieuses.
C’est ce qu’on appelle aussi chutzpah, avoir du culot, du toupet
Par Adrian Morrow et Timothy Appleby, The Globe & mail (Canada) 12 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
A son domicile dans le quartier majoritairement juif orthodoxe de North York, le rabbi Avraham David menait la vie d’un érudit, écrivant des traits sur la Torah, et s’adonnant à sa passion pour la numérologie. Il disait qu’un code sans les écritures sacrées contenait tout, depuis les prédictions des événements actuels à la recette pour une huile capable de guérir la calvitie masculine. M. David avait même écrit un livre sur ce sujet et, moyennant une somme modique, il interprétait vos rêves.
Mais les autorités des Etats Unis affirment que le rabbin, dont le vrai nom est Earl Seth David avait aussi un autre centre d’intérêt. Pendant 15 ans, selon elles, il a dirigé une opération qui se chiffre en millions de dollars pour fournir de faux papiers à des immigrés en séjour irrégulier.
M. David, 47 ans, a été arrêté mardi matin par la brigade de la police de Toronto chargée des fugitifs alors qu’il marchait à pied près de son domicile et a été conduit en cellule au centre de détention de Toronto Ouest en attendant une procédure d’extradition.
Selon l’acte d’inculpation émis par le tribunal fédéral de Manhattan, M. David, citoyen Canadien, a exercé le droit pendant de nombreuses années à New York avant d’être suspendu  en 2004. Il était alors rentré au canada il y a cinq ans, au moment où les enquêteurs avaient commencé à s’intéresser à la présumée fraude.
Il est inculpé avec 26 autres personnes d’avoir dirigé un système frauduleux depuis don cabinet juridique de Manhattan. Pour des tarifs allant jusqu’à 30 000 $ pièce, les clients se seraient vu remettre des faux papiers attestant qu’ils avaient été préembauchés par des employeurs US, ce qui les aidait à immigrer aux Etats Unis et à obtenir une régularisation.
Les autorités ont identifié au moins 25 000 demandes d’immigration soumises par le cabinet juridique de M. David. Selon elles, ces demandes sont presque toutes frauduleuses. Les préembauches produites en grande série émanaient de sociétés écrans inexistantes, est-il allégué.
Dans des posts publiés sur internet, M. David se présentait comme le rejeton d’une dynastie de chefs Juifs hassidiques. Parmi ses ancêtres, écrivait-il, se trouvaient Moshe Langner et Solomon Langner, un éminent rabbin orthodoxe de  la synagogue Kiever dans Kensington Market à  Toronto au milieu du 20ème siècle.
Selon le dossier judiciaire, M. David a obtenu son diplôme en droit à la faculté de Brooklyn et s’est inscrit au barreau en 1988.
Les procureurs indiquent que M. David a exercé sa profession en différents lieux de Manhattan et s’est servi de noms différents.
En 2004, il avait été suspendu du barreau suite à un autre incident, sans lien avec la présente affaire, qui s’était produit 12 ans plus tôt. D’après les documents du tribunal, M. David avait un rôle secondaire dans une manipulation boursière et dans du blanchiment d’argent, une combine pour laquelle il s’était fait payer 10 000 $ en 1992. Il avait coopéré avec la police, témoigné pe,ndant les procès et n’avait pas été inculpé de crime.
Le tribunal l’avait suspendu du barreau pour 18 mois mais, selon les procureurs, il a continué ses activités après sa suspension, faisant en sorte que son nom ne figure sur aucun document déposé auprès des administrations publiques. Même après s’être enfui au Canada en 2008, disent-ils, il a continuer à tirer profit de son business.
Sa dernière adresse connue aux Etats Unis est un centre commercial près d’une autoroute à Matawan, New Jersey. Une femme qui s’est présentée comme étant l’épouse de M. David a été peu loquace mais a proposé de prendre un message pour lui.
“Je ne peux vraiment pas parler maintenant. C’est une longue distance. Je vous parlerai plus tard, » a-t-elle dit. Depuis Toronto, M. David a continué à vendre son livre de 2003 sur la Torah, «’Code of the Heart’ (le code du cœur), à donner des interviews sur la numérologie et à écrire des missives sur le sens caché dans les portions hebdomadaires de la Torah. Il avait un perroquet d’agrément et s’était impliqué dans une congrégation orthodoxe du centre ville [la congrégation Shaarei Tzedek de Toronto, NdT]
Il commentait l’actualité sur internet, écrivant que le tremblement de terre de l’an dernier en Haïti était un signe qu’Israël « devait être sur ses gardes et avoir peur » ou en critiquant un blogueur Juif pour avoir écrit sur des crimes commis par des Juifs.
Il y a juste trois mois, M. David avait acheté une maison à 500 000 $ près de Bathurst Street et de Lawrence Avenue, dans une rue bien cotée avec des maisons en briques non mitoyennes. La maison est à son nom et à celui de Salome Fernandez Palomo. Une femme qui nous  a répondu téléphone dans cette maison mercredi soir a raccroché immédiatement.
M. David a été arête sans incident alors qu’il marchait dans la rue près de chez lui. Tous les accusés dans cette affaire ont été inculpés pour de multiples charges, dont la conspiration pour produire des faux en écriture et des documents électroniques frauduleux ; ils encourent une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison maximum.  

Libellés : , , , , , ,

posted by Djazaïri at 12:23 AM 0 comments

lundi, janvier 03, 2011

Bookmark and Share

Rouleaux de la Torah à prix cassés!

Je ne vais pas faire trop de commentaires ici, les faits sont assez parlants, une véritable métaphore de l'organisation de la criminalité. J'ai traduit par 'rénover' ce qui veut sans doute dire 'maquiller' comme dans le vol de voitures 
Notez bien que vous avez le rabbin et les membres d'une bande arabe. A aucun moment on ne nous dit que le rabbin fait partie de la bande. Pardi, c'est lui le chef de la bande!

Le rabbin dirige un réseau de trafic de rouleaux de la Torah
Trois membres arabes d'une bande, un rabbin d'Elad arrêtés après que des policiers infiltrés révèlent qu'ils travaillaient ensemble pour voler, restaurer et revendre des rouleaux de la Torah à des prix cassés.
par Eli Senyor, Yediot Aharonot (Sionistan) 2 janvier 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Coopération interreligieuse et nationalités dans le monde du crime. Au terme d'une longue enquête par infiltration, un rabbin et trois Arabes ont été arrêtés ce weekend sur présomption de vol d'une dizaine de rouleaux de la Torah.

On soupçonne le rabbin et un certain nombre d'autres personnalités religieuses d'avoir commandé auprès des membres arabes de la bande des dizaines de livres volés, certains d'une valeur s'élevant à 28 190 dollars pièce. Les quatre hommes ont été arrêtés et la police doit procéder à l'arrestation d'autres suspects impliqués dans cette affaire.

L'enquête a été conduite ces dernières semaines par des agents de police infiltrés en attendant que la bande commette une erreur de nature à la démasquer. Toute l'affaire a commencé après l'accumulation d'informations selon lesquelles des rouleaux de la Torah étaient disponibles à prix réduits sur le marché ultra-orthodoxe.

Après le lancement de l'enquête, les pistes ont amené les enquêteurs à s'intéresser à un rabbin de la ville d'Elad qu'on soupçonne d'avoir dirigé le réseau de trafic de livres sacrés. Aves les progrès de l'enquête, il est apparu clairement que le rabbin avait l'habitude de "commander" des livres à une bande de cambrioleurs Arabes qui lui donnaient les rouleaux dérobés dans les synagogues.

Le rabbin payait seulement quelques dizaines de shekels [1 shekel = 0,21 €] pour chaque rouleau et après les voir 'rénovés', il les vendait dans divers cercles religieux qui ne savaient qu'ils achetaient en réalité le produit de vols.

Des communications téléphoniques enregistrées par la police ont montré clairement que le rabbin savait que la bande avec laquelle il était en relation volait les rouleaux dans des synagogues mais ne semblait apparemment pas gêné par ce fait.

 Alors qu'elle surveillait les membres de la bande, la police les a vus effectuer le travail préparatoire à une effraction dans une synagogue du centre de Jérusalem. Après avoir réuni suffisamment de preuves, le rabbin a été arrêté avec les trois membres de la bande. 70 rouleaux de la Torah, peut-être volés, ont aussi été saisis.

D'autre suspects, qui ont aidé à la rénovation et la vente des livres après les vols, ont été également arrêtés. Le tribunal a décidé de prolonger le maintien en détention du rabbin et des trois membres de la bande.

Libellés : , , ,

posted by Djazaïri at 1:50 PM 0 comments

jeudi, décembre 02, 2010

Bookmark and Share

Hanoucca revisitée par David Shasha

Je vous avais déjà proposé un texte de David Shasha dans lequel ce dernier s'en prenait aux doctrines cabalistiques qu'il associait d'ailleurs au sionisme. David Shasha revient à la charge en traitant maintenant de Hanoucca, la fête juive dite des lumières.

Un texte instructif et à méditer


Notes sur Hanoucca: les Macchabées et les 'traditions inventées' par le sionisme

par David Shasha, Mondoweiss (USA)1er décembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

 
1. Le fête juive de Hanoucca, un mot hébreu signifiant "consacré", est une petite fête juive sans aucune source biblique.

2. Hanoucca est une fête historique qui commémore la victoire d'une famille sacerdotale appelée les Macchabées sur les Séleucide gréco-syriens en 165 av. JC. Ces Macchabées ne cherchaient pas seulement à vaincre les occupants grecs, mais aussi à défaire leurs alliés Juifs, ceux qu'on appelait les "Juifs hellénisants."

 3. Nos sources rabbiniques ne nous ont pas gardé d'informations historiques fiables. Mais les rabbins ont déterminé les exigences légales de la fête, la simple prescription d'allumer des bougies pendant huit nuits dans le Tractate Shabbat du Talmud babylonien. Cette discussion juridique, notre seule source juive "officielle" pour cette fête, est annexée à une discussion bien plus large sur le problème complexe de l'allumage de bougies pour le Sabbat.

4. Notre source historique pour cette fête est un apocryphe, Le Livre des macchabées 4.52 ff. qui nous parle de la reconsécration du Temple le 25 kislev, date traditionnelle pour Hanoucca.
5. Les rabbins qui ont canonisé les écrits hébraïques à Yavneh vers 100 après JC ont omis d'inclure Le Livre des Macchabées dans leur Bible. On peut spéculer de bien des manières sur cette exclusion du Livre des macchabées de la Bible massorétique.

6. Les rabbins considéraient la dynastie hasmonéenne comme usurpatrice de la fonction sacerdotale dans le Temple et dans le royaume. Les Hasmonéens étaient des prêtres issus du peuple et qui n'appartenaient pas au lignage Zadokite et ils avaient pris sur eux de diriger la rébellion contre Antiochos et les Syro-Grecs. Du point de vue rabbinique, tous les résultats positifs obtenus par la défaite des Séleucides étaient contraires à le lettre même de la loi juive concernant la succession sacerdotale telle qu'explicitée par les sources rabbiniques.

7. Nous pouvons maintenant examiner le lignage hasmonéen et son impact sur la culture juive dans le judaïsme pharisien et post-pharisien. En gros, les premiers Hasmonéens sont restés fidèles aux traditions légales juives sur le modèle rabbinique. Mais au fil des générations, les hasmonéens ont continué à accroître leurs pouvoirs et à oublier les traditions qui avaient animé la rébellion au début. Au nadir du pouvoir hasmonéen, l'usurpation du trône par l'usurpateur Iduméen Hérode; qui était en principe un membre du clan hasmonéen par son mariage dans la famille, marqua le couronnement de plusieurs décennies d'hellénisation des prêtres du Temple.

8. Il convient donc d'observer que les rabbins étaient tout sauf satisfaits des spécimens physiques de la dynastie hasmonéenne qui peuplaient l'enceinte du Temple à leur époque. Il semblerait donc logique que les rabbins aient cherché à expurger les traces historiques de la révolte des macchabées et les raisons pour la célébration de la fête de Hanoucca.

9. Mais les rabbins ne pouvaient pas supprimer une fête qui avait des racines populaires aussi bien dans les masses juives que dans l'élite sacerdotale. ILS ont alors élaboré le récit hagiographique d'une fiole d'huile qui avait été découverte dans les vestiges du temple et qui était la seule huile "pure" à utiliser pour allumer la Menora, le candélabre hébraïque: selon les rabbins, cette huile, en quantité suffisante pour un jour, avait duré les huit jours de la cérémonie de reconsécration. Il est curieux de noter que la menora du temple comportait sept branches tandis que la Menora de Hanoucca en a neuf.

10. Le récit de la fiole d'huile a été occulté à dessein des fondements historiques de la fête qui, en plus du Livre des macchabées, apparait au chapitre 7 du livre 12 des Antiquités Judaïques de Flavius Josèphe. Nos sources historiques ne nous disent rien de la fiole d'huile mais nous parlent longuement des macchabées et de leur guerre contre les Syriens.

11. Comme on le sait, les rabbins étaient divisés sur leurs propres aspirations et désirs concernant l'indépendance juive. Il y avait une faction emmenée par R. Akiba qui continuait à lutter pour l'indépendance juive tandis qu'une autre faction, emmenée par le rabbin Yohanan Ben Zakkai, voulait faire la paix avec les occupants et à développer une nouvelle expérience nationale juive basée sur l'étude et la pratique des traditions écrites et orales de la foi hébraïque. Selon ce modèle, les Juifs vivraient en paix avec les Romains en échange de la liberté religieuse et de l'autonomie communautaire.

12. La fête de Hanoucca, d'évidence une fête nationaliste, une fête qui était plus politique que spirituelle, fut mise au second plan du calendrier liturgique. Les rabbins s'intéressaient moins à l'indépendance politique qu'à la restauration de l'étude de la Torah par les Macchabées La Hanoucca rabbinique est une fête contemplative qui souligne la chaleur des liens familiaux et la liberté de culte obtenue pour les Juifs par la révolte des macchabées.

13. Avec la double émergence de nouvelles tendances à l'époque moderne, le nationalisme juif sous la forme du sionisme et l'attention accrue portée aux modèles de comportements des Gentils et à l'assimilation, la fête de Hanoucca, à la place assez mineure dans le calendrier juif comme nous l'avons dit, prend un rôle significatif nouveau.

14. Pour les sionistes, la révolution des macchabées était un modèle historique alternatif au récit standard des rabbins. Avec les macchabées; les sionistes ont trouvé un modèle historique valide sur lequel baser leur propre nationalisme judéen. Au lieu de maintenir les codes et les croyances des sages talmudistes, les sionistes ont re-constitué une "nation" juive sur des "traditions inventées" qui étaient profondément informées par le paradigme des Macchabées.

15. Dans le récit sioniste, les Macchabées hellénisants ont été scotomisés et les Macchabées nationalistes mis en valeur. L'évolution qui a conduit à Hérode puis à la destruction finale du Temple de Jérusalem en 70 après JC a été effacée, tout comme le modèle d'évolution de R. Yoahanan Ben Zakkai et l'émergence d'un nouveau judaïsme humaniste basé sur le rassemblement pendant cette période de sources de la tradition écrite et orale sous la forme des écritures massorétiques et de la Mishna, aboutissant à l'œuvre majeure du formalisme rabbinique, le Talmud de Babylone.

16. Le sionisme s'est perçu lui-même comme héritier de la révolution des Macchabées, et non des rabbins. Le quiétisme des rabbins a été éliminé au profit d'une nouvelle agressivité qui faisait peu de cas des implications culturelles et religieuses de cette réorientation de la vie juive. Le sionisme a été une tentative de restauration de la vie nationale juive au détriment des impératifs religieux élaborés dans la diaspora par les Sages Juifs.

17. Le degré croissant d'assimilation des Juifs dans la société gentille a fait de Hanoucca une fête qui vise à rivaliser avec Noël, une grande fête chrétienne qui est, avec le jour de l'an, au cœur même de la définition du christianisme. Au cours du siècle dernier, Noël a pris d'énormes proportions et a servi de moteur au consumérisme occidental.

18. Ainsi, les Juifs qui se sentaient mal à l'aise avec leur propre religion se sont tournés vers Hanoucca comme un vers une fête "jumelle" qui se tient à proximité de Noël.

19. Donc, en résumé, Hanoucca est une fête juive très mineure dont la signification a été obscurcie par la manière dont le judaïsme a utilisé le matériau historique source et par la manière dont les rabbins juifs ont cherché à imposer leur propre empreinte sur la définition de la fête. Les Juifs modernes ont reformulé cette fête et lui ont donné un nouveau sens qui n'a à la base aucun lien inhérent avec le sens historique ou avec le sens religieux (s) de la commémoration, transformant ainsi Hanoucca en une «grande» fête juive.



David Shasha est directeur du Center for Sephardic Heritage à Brooklyn, New York. Il a écrit des articles pour le Huffington Post et publie une letter électronique hebdomadaire, Sephardic Heritage Update.Pour vous abonner à la newsletter visitez: http://groups.google.com/group/Davidshasha,.

Libellés : , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 1:13 PM 0 comments

dimanche, mars 07, 2010

Bookmark and Share

L'Indiana Jones de la Torah

Un récit de plus relatif à l'exploitation par des gens sans scrupules de ce qui touche au génocide commis par les nazis, passé du statut d'événement historique, monstrueux certes, à axiome religieux communément désigné par les termes shoah et holocauste. Deux termes qui signent à la fois la privatisation de cet événement et son rejet hors de l'histoire, dans la sphère de l'inconnaissable et de l'inexplicable par la rationalité de l'historien. L'escroquerie qui nous est présentée ici est à rapprocher de celles qui peuvent toucher ce qu'on appelle les saintes reliques. Il ne s'agit pas de quelque chose propre au judaïsme mais qui peut toucher toutes les religions, celle de l'holocauste également bien entendu.


                                       Le rabbin Menachem Youlus, Indiana Jones de la Torah 

Une escroquerie obscène?
par Menachem Z. ROSENSAFT, New York Post 6 mars 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Certaines escroqueries ne sont pas seulement scandaleuses mais obscènes. C'est complètement le cas avec le rabbin Menachem Youlus, ce copiste de la Torah de Washington DC qui affirme avoir "sauvé" plus de 1 000 rouleaux de la Torah perdus dans l'holocauste.

Il existe des preuves massives qu'il n'a rien fait de ce genre - et que les congrégations qui lui ont acheté de tels rouleaux ont gaspillé leur argent. Examinons les faits:

* Youlus jure avoir découvert les rouleaux de la Torah dans une fosses commune dans l'ouest de l'Ukraine, dans une "housse mortuaire [body bag] de la Gestapo". Je peux vous certifier que la Gestapo n'utilisait pas de housses mortuaires pour ses victimes juives, et encore moins pour les Torahs. Et il ne donne aucune preuve de ce qu'il affirme.

En outre, il a en réalité fourgué les deux rouleaux de Torah trouvés dans des "fosses communes" à cinq congrégations distinctes.

* Il dit en avoir trouvé un autre sous le plancher d'un baraquement au camp de concentration de Bergen-Belsen en Allemagne. Impossible, les soldats Britanniques ont entièrement détruit par le feu tous les baraquements de Belsen en mai 1945 pour contenir une épidémie de typhus.

* Il prétend en avoir déterré un autre dans ce qui était le cimetière d'Oswiecim, la ville polonaise adjacente au camp de la mort d'Auschwitz, qu'il a miraculeusement réuni aux quatre parchemins disparus que des Juifs d'Oswiecim avaient emporté dans le camp et avaient confié à la garde d'un prêtre d'origine juive qui resta à Oswiecim après la guerre avant de les vendre finalement à Youlus. Là encore, on ne trouve aucune trace d'une personne correspondant de près ou de loin à la description d'un tel prêtre qui aurait vécu à Oswiecim ou à ses alentours.

Au début de cette année, le Washington Post magazine a publié un article fouillé et méticuleux qui met en question la sincérité de Youlus. Depuis lors, il ne s'est pas présenté avec un seul document ou témoin à l'appui de ses affirmations.

Et il n'existe aucune preuve historique, de quelque nature, que les Nazis, qui brîlaient et profanaient régulièrement les rouleaux de la Torah, aient jamais enterré des accessoires sacrés juifs dans des fosses communes auprès des Juifs assassinés.
N'importe quelle exploitation de l'holocauste à des fins bassement commerciales est ignoble. Fabriquer de fausses histoires liées à l'holocauste pour des rouleaux de la Torah est méprisable.

Cependant, loin d'avoir été montré du doigt, Youlus continue apparemment à exercer impunément comme scribe.

Certains notables Juifs le soutiennent encore publiquement

Carol Pristoop, directeur exécutif du Pearlstone Conference and Retreat Center, a déclaré au Baltimore Jewish Times que même si les actions de Youlus "sont éventuellement une fraude... Cet homme, de bien des manières, fait une mitzvah [une bonne action]."

Le Dr Moshe Shualy, responsable du rituel à la Chizuk Amuno Congregation de Baltimore, dit qu'il considère que Youlus "est crucifié." Il demande: "Devrions-nous le juger parce qu'il dit des choses qui ne semblent pas tenir debout?"

Et Robert Kushner, qui a acheté un des rouleaux de la Torah de la fosse commune pour la congrégation Beth El de South Hills, Pennsylvanie, veut qu'on laisse Youlus tranquille sepuis qu'il a reçu un document sous serment dans lequel Youlus réitère simplement son récit initial sur la provenance des rouleaux. "Quoi qu'il puisse être," a déclaré Kushner à la Pittsburgh Jewish Chronicle, "je ne peux me résoudre à croire qu'un rabbin orthodoxe prêterait serment et confirmerait un mensonge."

Affolant.

Youlus a ramassé des milliers de dollars sous de faux prétextes auprès de gens qui lui ont fait confiance, tels des adolescents idéalistes qui lui ont donné une partie de leurs cadreaux de  bar et bat mitzvah pour son association Save a Torah [sauver une Torah].

Au lieu d'être cru sur parole, Youlus devrait faire l'objet d'une enquête soigneuse. Où a-t-il eu ses rouleaux, et par qui? Ont-ils été volés, et si oui, à qui appartiennent-ils?

Au minimum, Menachem Youlus a trahi la confiance d'individus de bonne foi qui pensaient contribuer à la sauvegarde de rouleaux de la Torah pour en fait découvrir qu'ils ont involontairement participé à faciliter une escroquerie absolument méprisable. Lui et sa fondation Save a Torah doivent maintenant être mis devant leurs responsabilités, devant la loi et moralement.

Menachem Z. Rosensaft est professeur associé de droit à la faculté de droit de Cornell et vice président de l'American Gathering of Jewish Holocaust Survivors and Their Descendants.

Libellés : , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 3:39 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette