dimanche, novembre 11, 2012

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Complice de crimes, non repenti et prix Nobel de la paix!


L’Académie Nobel semble avoir une tendance incoercible à décerner le prix Nobel de la Paix à des individus ou des institutions qui ne se caractérisent pas franchement par leur pacifisme.

Ainsi de Menahem Begin, Shimon Peres ou encore le président Barack Obama et tout dernièrement l’Union Européenne.

Certes, les pays membres de l’Union Européenne ne se font plus la guerre entre eux, mais ils exportent la violence ailleurs comme en Afghanistan ou en Libye. Et, en dehors de toute légalité internationale, ils appliquent des sanctions et un boycott contre l’Iran qu’ils accusent d’entretenir un programme nucléaire de nature militaire.

Tandis que dans le même temps, l’Union Européenne n’a de cesse de renforcer sa coopération avec l’Etat sioniste qui occupe, colonise et exploite illégalement des territoires palestiniens, exerce un blocus terrestre, aérien et maritime sur la bande de Gaza, bombarde et tue comme ça lui chante, viole régulièrement l’espace aérien libanais etc.

Après les criminels Shimon Peres et Menahem Begin, l’attribution du Nobel de la paix à Elie Wiesel, celui qui se définit comme un conteur est sans doute un des points culminants du dévoiement de cette distinction. A ceux qui s’indigneraient en découvrant la masse de boniments que leur a infligés Elie Wiesel, je dirai que ce dernier n’a jamais caché faire œuvre d’imagination.

On sait que M. Wiesel entretient des amitiés tarifées avec des antisémites notoires aux Etats Unis et que le véritable Dieu qu’il adore est celui de l’argent qu’il avait cru voir incarné dans la personne de l’escroc désormais célèbre Bernard Madoff.

En 2001, Christopher Hitchens avait écrit un petit article où il relevait l’hypocrisie du personnage mais, rappelait surtout un fait rarement évoqué : l’appartenance d’Elie Wiesel à l’Irgoun, une organisation terroriste juive animée d’idéaux racistes et fascistes pour laquelle il pratiquait le «journalisme». L’Irgoun a notamment participé au massacre perpétré dans le village palestinien de Deir Yacine. La classe politique sioniste actuellement au pouvoir s'inscrit dans la lignée de cette organisation terroriste.

Affiche de propagande de l'Irgoun
Voilà l’autorité morale dont les livres sont prescrits comme bréviaires pour la jeunesse !

Les mots de Wiesel
Par Christopher Hitchens, The Nation (USA) 19 février 2001  traduit de l’anglais par Djazaïri

Existe-t-il un poseur plus méprisable et bavard que Elie Wiesel? C’est possible. Mais sûrement pas un poseur et bavard qui fait l’objet (ce qu’il considère comme un dû) d’une telle déférence grotesque sur les questions morales. Jetez un oeil si vous voulez bien, à son essai sur Jérusalem publié dans le New York Times du 24 Janvier 2001.

En tant que Juif qui vit aux Etats Unis, je me suis longtemps refusé le droit d’intervenir dans le débat interne en Israël… Mes détracteurs ont leur conception de l’éthique collective et individuelle; j’ai la mienne. Mais alors que je leur accorde le droit de critiques, ils me refusent parfois le droit de m’abstenir [dans le débat public, NdT].

Quelle magnifique condescendance, d’accorder le doit à ses détracteurs. Et on sait pas trop à quelle date Wiesel fait remonter sa noble abstention des affaires intérieures d’Israël ; il était membre de l’Irgoun de Menahem Begin dans les années 1940, époque où cette milice faisait preuve d’une violence extrême cintre les civils Arabes et était tout à fait disposée à faire de même contre des Juifs. En tout état de cause, cette affirmation douteuse est seulement un artifice pompeux pour se défausser de sa non intervention en ce moment où [le statut de] Jérusalem est en jeu puisque « le fait que je ne vive pas à Jérusalem est secondaire ; Jérusalem vit en moi» (toujours modeste). Il y a, c’est triste à dire, ses serpents dans l’Eden intérieur de Wiesel, et il faut aussi s’accommoder d’eux :

Que les Musulmans puissent souhaiter maintenir des liens étroits avec cette ville qu’on ne peut comparer à aucune autre est compréhensible. Quoique son nom ne figure pas dans le Coran, Jérusalem est la troisième ville sainte de l’islam. Mais pour les Juifs, elle reste la première. Pas seulement la première ; l’unique.

«Pourraient souhaiter.» «Liens.» «Compréhensible.» «Troisième ville sainte.» Même ces gestes hautains et méprisants semblent coûter à Wiesel. Après tout, il énonce que la ville est «mentionnée plus de 600 fois dans la Bible,» ce qui (en admettant qu’on doive penser comme un fondamentaliste religieux) autoriserait les Arabes Chrétiens – au moins 15 % de la population palestinienne – à avoir de fortes prétentions sur la vieille ville. (En passant, permettez-moi de demander aux lecteurs combien de fois le nom de  Jérusalem est cité dans la Torah.) Mais pour Wiesel, tous les Arabes sont musulmans, et même s’ils vivent à Jérusalem, ils ne sont pas dans la Jérusalem qui est en Elie Wiesel. En fait, elle vivrait beaucoup plus à l’aise en lui s’il n’y avait pas d’Arabes du tout à Jérusalem. J’exagère ? Je ne crois pas. Dans une récente tournée de propagande, il a soutenu qu’en 1948, «incités par leurs dirigeants, 600 000 Palestiniens avaient quitté le pays, persuadés qu’une fois Israël vaincu ils pourraient rentrer chez eux.»

Cette affirmation est grossièrement mensongère et Wiesel le sait. C’est en outre un mensonge tellement discrédité que les officiels Israéliens ne le répètent même plus. Les historiens Israéliens et Juifs l’ont dénoncé à maintes reprises : toutes les émissions radiophoniques arabes de la région, en 1947 comme en 1948, étaient écoutées, enregistrées et transcrites par la BBC, et tous les journaux arabes étaient épluchés, et aucun exemple d’une telle «incitation,» directe ou rapportée, n’a jamais été mis en évidence. Feu l’historien et diplomate Erskine Cholders avait lancé dès les années 1950 un défi public sur ce point, défi qui n’a jamais été relevé et ne le sera jamais. Et bien sûr ce mensonge est un mensonge fondateur parce que le déni de l’expulsion est à la raine de tout le problème et contribue à empoisonner la situation de nos jours encore.(Au moins, quand les négociateurs discutent précautionneusement du droit au retour, ils ne prétendent pas parler de fantômes ou d’âmes mortes).

Dans une brillante réponse à Wiesel publiée dans Vesti, le plus grand journal russophone d’Israël, Israel Shamir le compare de manière assez clémente non à Jabotinsky mais au Chevalier à la Triste Figure dans sa folle recherche de la pureté :
Sois raisonnable, vieil homme. Reste dans le cadre de l’histoire et dans les limites de la décence la plus élémentaire. Don Quichotte ne s’était pas rendu à Toboso dans une jeep pour violer son ancien flirt. OK, tu l’aimais et tu pensais à elle, mais ça ne te donne pas le droit de tuer ses enfants, de raser au bulldozer les fleurs de son jardin et mettre tes pieds sous sa table.
Shamir parle de la très belle ville que les Palestiniens ont, il y des siècles de cela, «ornée d’une magnifique pièce d’orfèvrerie, le dôme doré du Haram-al-Sharif, où ils ont bâti leurs maisons avec des arches en ogive et de larges porches, où ils ont planté cyprès et palmiers.» Il perd son temps ce Wiesel qui dit que la Palestine était un désert avant son arrivée parmi les hommes de main de Begin et qui calomnie le peuple dont il a participé à la spoliation, en prétendant mensongèrement qu’ils ont quitté leur chère ville ancestrale et ensuite en leur contestant le droit de ressentir ne serait-ce que de la nostalgie pour elle.

En 1982, après que le général Ariel Sharon se fut occupé des habitants des camps de Sabra et Chatila pour en faire des cibles d’exercice pour ses fondés de pouvoir rémunérés, Wiesel nous avait gratifiés d’un autre des ses exercices de neutralité. Interrogé par le New York Times au sujet de ce pogrom, il avait été un ses rares Américains questionnées à ce sujet à n’exprimer aucun remords. «Je ne pense pas devoir ne serait-ce que commenter,» avait-il dit, avant de gémir qu’il ressentait de la «tristesse – avec Israël et pas contre Israël.» Pas un seul mot, même de pure forme, pour les victimes.

Au moment où j’écris, il semble que le même Sharon va devenir premier ministre d’Israël. Vous vous rappelez peut-être qu’il avait occupé Beyrouth Ouest après l’assassinat du premier ministre Maronite Béchir Gemayel, au prétexte hautement improbable que les civils Palestiniens auraient besoin d’être protégés contre des représailles phalangistes. Il avait alors envoyé vers leurs camps sans défenses la faction la plus extrémiste de la milice phalangiste et avait supervisé le sale boulot de ces fascistes notoires avec force fusées éclairantes et en assurant leurs arrières pendant la journée, pendant 36 heures avant de les escorter en triomphe et de les remercier pour leur travail. Autrement dit, la majeure partie de l’aide militaire à l’étranger est sur le point d’être allouée à un homme qui se tenait debout mains sur les hanches, avec le ceinturon, le casque d’acier et la paire de jumelles, qui voyait monter le tas de corps humains et qui pensait que c’était bien.

Pour arriver à ce résultat, le sol avait été bien engraissé du fumier des belles pensées d’Elie Wiesel.

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jeudi, avril 08, 2010

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Ethique du journalisme et conflit du Proche orient

Cet article issu du blog de Philip Weiss donne un aperçu concret du traitement différentiel de l'information relative au conflit palestino-sioniste. Il révèle aussi de manière éclatante ce que signifie une approche journalistique "équilibrée" des événements en Palestine occupée: cet "équilibre" ne peut se trouver qu'au détriment  de la vérité. On notera l'ironie à peine voilée de l'auteur de l'article qui observe qu'un journaliste qui s'était livré à une telle approche "équilibrée" au prix d'un travestissement éhonté des faits, n'en a pas moins été récompensé par un poste d'enseignant dans une prestigieuse université aux Etats Unis.


L'incident de 'Beita' en 1988 met en lumière une occupation cruelle et le manque de détermination des journalistes

par David Samel, 6 avril 2010, Mondoweiss (USA) traduit de l'anglais par Djazaïri

C'est aujourd'hui le douzième anniversaire d'un de ces innombrables événements tragiques de l'histoire du conflit israélo-palestinien. Il est bon de le revisiter parce qu'il est caractéristique du racisme, de la cruauté, de l'injustice et même de l'insanité de l'occupation. Une série d'articles du New York Times saisit la chronologie des événements et, tout aussi important, comment ces événements ont été révélés et discutés par les articles du journal.
L'incident s'était produit le 16 avril 1988 dans et autour du village cisjordanien de Beita. L'intifada avait commencé quelques mois plus tôt, et le bilan des tués s'élevait à 122 palestiniens tués par l'armée israélienne qui avait perdu un seul soldat. En plus des pertes palestiniennes, il y avait eu un nombre inconnu d'arrestations, de tortures routinières de prisonniers, et de membres brisés délibérément par les troupes israéliennes en vertu d'une politique délibérée du ministre de la défenses, le futur prix Nobel de la paix, Yitzhak Rabin.

Ce qui avait amené cet incident à faire la une du New York Times était le fait qu'Israël venait de perdre son premier civil, une adolescente nommée Tirza Porat. Dans un article intitulé "Une jeune fille Israélienne tuée à coups de pierres en réunion," John Kifner rapportait que Tiza avait été "lapidée à mort par des villageois palestiniens" alors qu'elle randonnait avec des amis dans le cadre d'une "sortie de vacances". Le corps de l'article révélait que deux palestiniens avaient aussi été tués, mais le titre de l'article ne laissait aucun doute quant à la vie qui avait la plus grande importance.

Les randonneurs Israéliens avaient rapporté que leur groupe de 18 personnes, dont deux étaient des gardes armés, avait été confronté près de Beita à de jeunes palestiniens qui lançaient des pierres et que le "pandemonium [apocalypse] avait éclaté... quand une femme s'était précipitée, lançant une grosse pierre à la tête d'un des gardes Israéliens." Des responsables de l'armée avaient déclaré que le "crâne [de Tirza] avait été fracassé par des coups répétés, apparemment avec des pierres." Selon le général Amram Mitzna, commandant pour la Cisjordanie, "De nombreuses pierres avaient été lancées sur les enfants qui ont aussi été battus. Suite à quoi, la jeune fille a été tuée et deux ou trois des adolescents de la randonnée ont été grièvement blessés."

Israël; qui a infligé tant de souffrances pour réprimer un soulèvement contre 21 ans d'occupation, se retrouvait alors "victime" d'une infime fraction de cette souffrance et la réaction fut immédiate et extrême. Le ministre des affaires religieuses Zevulun Hammer, faisait écho avec le point de vue supposé religieux, appelant l'armée à "couper les bras de ces sauvages et à écraser la tête de cette vipère de la mort."

Le lendemain, les obsèques de Tirza se transformèrent en spectacle public. Les autres colons appelaient à la "vengeance" et à l'expulsion des Arabes. Le premier ministre Yitzhak Shamir mit de l'huile sur le feu en disant aux participants aux funérailles, "Toute la nation est en colère" et "Dieu vengera son sang". Un rabbin ajouta que le village de Beita "devait être éliminé de la surface de la terre." Le ministre de la justice Avraham Sharir recommandait ma démolition de maisons et l'expulsion de centaines de personnes sur simple suspicion d'avoir une responsabilité.

Israël commença immédiatement l'application de ce genre de justice. Un troisième jeune Palestinien fut tué, cette fois par l'armée [sioniste], qui expliquera que le garçon tentait de fuir, probablement devant les soldats armés qui le poursuivaient en lui tirant dessus. L'armée détruisit aussi plusieurs maisons dans le village.

Pourtant, le jour même des funérailles, le récit des randonneurs avait commencé à s'effondrer avec le retrait du corps de Tirza d'une balle tirée par un garde Israélien. D'autres informations avaient pu être obtenues des randonneurs Israéliens qui affirmaient que les gardes Israéliens avaient tiré plusieurs coups de feu hors du village et répétaient que les problèmes commencèrent quand une femme atteignit avec une pierre un garde Israélien, un adepte de Meir Kahane nommé Roman Aldubi.  Aldubi avait un tel passé de violence contre les Arabes, y compris par arme à feu, qu'il devint le premier citoyen juif à être soumis aux "pouvoirs d'état d'urgence utilisés habituellement pour contrôler les Arabes," selon le New York Times. Un des randonneurs Israéliens avait confié à ABC News que la sortie avait un message politique pour la population indigène: "Nous devions leur montrer que le pays est à nous."

Le jour suivant, un article du New York Times confirmait que Tirza avait été en fait tuée par une balle perdue titée par Aldubi, le garde Israélien. Il s'avérait aussi aue la femme qui avait touché Aldubi avec une pierre était la soeur du jeune paysan dont le nom n'a pas été donné, qu'Aldubi venait d'assassiner. L'article révélait qu'Aldubi avait aussi blessé par balle dans le ventre un autre paysan. La réponse de l'armée à ces révélations fut de démolir huit maisons de plus dans le village, soit un total de 14 maisons détruites.

Selon le commandant de l'armée israélienne, Aldubi avait utilisé les jeunes randonneurs Israéliens comme boucliers humains. Il avait dit aux enfants de "former un cordon, une barrière autour de lui de sorte que personne ne puisse l'atteindre" et il avait commencé à tirer, tuant un Palestinien et en blessant un autre. Dans la mêlée qui avait suivi, certains villageois palestiniens avaient protégé les jeunes Israéliens de la foule en colère. Ils avaient désarmé les gardes Israéliens, mais au lieu de servir de ces armes eux-mêmes, ils avaient tenté de les détruire.

Le 10 avril, quatre jours après l'incident, et alors que les faits les plus importants étaient déja connus, un éditorial du New York Times exprimait une incertitude sur la question de savoir si Tirza avait été "tuée par des pierres lancées par des Palestiniens ou par une balle provenant de l'arme d'un protecteur Israélien." Son propre journaliste avait déjà confirmé cette dernière version. L'éditorial savait à qui imputer la faute: "les deux côtés en étaient responsables," même si une attention bien plus considérable avait été consacrée à l'attaque arabe.
Le jour suivant, quand la responsabilité pour l'événement était devenue assez claire, le ministre du commerce Ariel Sharon proposa l'évacuation de tout le village de Beita, "le dynamitage de toutes ses maisons et la construction de nouvelles colonies". Israël expulsa alors 12 palestiniens, dont six de Beita, vers le Liban Sud, arracha des centaines d'amandiers et d'oliviers en guise de punition collective, enseignant aux villageois de Beita à ne pas se désigner comme des victimes de la violence des colons.

Une semaine environ après l'incident, le premier ministre Shamir tint un discours dans lequel il refusait d'accepter la reconnaissance par ses propres militaires que Tirza avait été tuée par un projectile israélien et non par des jets de pierres palestiniens. "Aujourd'hui encore, alors que nous vivons dans notre propre pays, "des gens au coeur malfaisant et insensible tirent des flèches empoisonnées sur nos jeunes pendant qu'ils se promènent à la campagne, la transformant en vallée de la mort."

Quand la pression est retombée, et que la fièvre du début est revenue à la normale, les autorités israéliennes ont puni la partie coupable. Non, pas Aldubi. On estima que cet 'assassin de trois personnes avait assez souffert et il ne fut pas poursuivi en justice. Mais une peine de prison fut infligée à la soeur, enceinte, du premier Palestinien tué par Aldubi, pour l'avoir frappé à la tête avec une pierre.

Résumons donc les faits. Un groupe de colons illégaux fait une randonnée délibérément provocatrice vers un village arabe pour montrer qui est le maître. Ils permettent à une tête brûlée avec une histoire de violence d'agir comme garde armé et, c'était prévisible, il assassine deux Palestiniens, tire sur deux autres, et tue accidentellement une jeune fille Israélienne. Le New York Times impute la même part de responsabilité aux deux parties. L'armée israélienne tue un troisième jeune Palestinien parce qu'il "s'enfuit" et démolit 14 maisons, la plupart, voire toutes, après avoir appris qui était responsable de la mort de l'israélienne. Celui qui a tué trois personnes est laissé en liberté tandis que la soeur, enceinte, d'une des victimes palestiniennes va en prison et que six hommes du village sont expulsés du pays.

Non moins significatif était le fait que cet article était un article de suivi sur les turbulents villageois de Deita, rédigé par par John Brinkley et publié par le New York Times quatre mois plus tard. Dans une étrange démarche pour se conformer à la politique "équilibrée" du New York Times, Brinkley avait réduit le nombre de tués Palestiniens à un au lieu de trois. Pour faire bonne mesure, Brinkley ajoutait qu'au moment il est devenu clair que Turza avait été tuée par un autre colon et non lapidée à mort, "Israël avait déjà exercé sa vengeance, "en dynamitant 14 maisons et en expulsant six habitants au Liban.

Dès lors que les articles de son propre journal avaient rapporté de manière précise aussi bien le bilan des tués que le fait qu'Israël avait exigé vengeance même après avoir appris la vérité sur la mort de Tirza, il est diffcile de croire que les erreurs de Brinkley étaient fortuites. Il a simplement réécrit l'histoire pour la rendre plus acceptable pour sa propre sensibilité. C'est le genre de journalisme qui a amené Brinkley à exercer comme professeur à Stanford après 23 ans de carrière au New York Times.

Depuis plus de 20 ans avant cet incident, et 20 autres années depuis, c'est ce que l'occupation a signifié pour des millions de palestiniens. Ils ont dû endurer l'obscénité d'une dictature militaire imposée par une puissance étrangère avec une idéologie raciste flagrante qui les perçoit comme des sous-hommes pour avoir osé être nés sur une terre convoitée par un autre peuple. Quand ils se rebellent, même alors qu'ils sont victimes de l'hostilité israélienne, ils sont jugés coupables d'insubordination et sujets à des punitions collectives très dures.

Qui plus est, les choses ont empiré ces 22 dernières années. Elles continueront à se dégrader tant qu'un "peuple" insistera sur son droit à la domination absolue sur l'autre.

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mercredi, novembre 14, 2007

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Pourquoi demander quand on peut se servir?

Un moment que je n'étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j'ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l'adoption en première lecture par les députés sionistes d'une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l'Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c'est autant un moyen de soutirer de l'argent que d'envoyer un message aux conférenciers d'Annapolis. D'autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l'Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d'Annapolis s'ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d'adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme "capitale éternelle et indivisible" de l'entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l'article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d'autres ce n'est qu'une énième confirmation, que l'entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s'indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d'autrui, un autrui, les Palestiniens, qu'ils n'ont jamais eu l'idée d'indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu'il a subi, pour l'exil, l'expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D'aucuns affirment que l'entité sioniste est la seule démocratie de la région. J'en doute mais au mieux c'est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d'agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson - née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l'immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu'ils n'auront pas rejoint leurs patries d'origine.
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Loi : les taxes collectées pour l'Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l'anglais par Djazaïri
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Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l'Autorité palestinienne qu'elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l'initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l'argent des taxes qu'Israël collecte pour le compte de l'Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d'autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l'argent des taxes de l'Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d'adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l'an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna'i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l'opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu'Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d'assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c'est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l'Autorité Palestinienne] de l'argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »

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