mercredi, avril 03, 2013

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Enfants soldats recrutés à l'étranger pour combattre en Syrie


On a pu voir dernièrement la photo d’un enfant soldat syrien posant cigarette au bec entre deux barbus en treillis engagés dans la lutte armée contre le régime en place et pour qui sa présence semble normale.
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Ce gamin s’appelle Ahmed, il a huit ans et ses parents auraient été tués dans un bombardement de l’armée syrienne sur Alep. Son père était lui-même engagé dans la guérilla contre le gouvernement. Ahmed est bien sûr incapable de se servir réellement du fusil de guerre dont on l’a doté mais ce ne sont certainement pas les occasions de risquer sa vie que lui refuseront ses deux camarades de combat.
On trouve d’autres images d’enfants soldats enrôlés par les forces hostiles au gouvernement, en général un peu plus âgés.
Par exemple celle-ci
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Ou celle-là
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Et on apprend que, non contents de recruter des enfants soldats en Syrie, on en recrute maintenant à l’étranger, comme cet adolescent parti de Ceuta pour lutter sur le «sentier de Dieu» contre le régime syrien.
Comme si c’était le régime syrien qui avait incarcéré son père !

Un jeune de Ceuta part en Syrie pour «combattre pour Dieu»

Les parents de Nourdine ont déposé plainte ce dimanche
Lundi, ils ont reçu un appel de leur fils leur confirmant qu’il était en Turquie
Par Ignacio Cembrero & Rocio Abad Madrid / Ceuta, El Pais (Espagne) 3 avril 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri 
Jusqu’à présent, seuls des adultes espagnols et musulmans s’étaient rendus en Syrie pour participer à la lutte armée contre le régime dictatorial de Bachar al-Assad, mais depuis la fin de la semaine dernière est venu s’ajouter un mineur, Nourdine âgé de 16 ans, selon des sources des services de sécurité espagnols. 
Nourdine a franchi, sans doute dans la soirée de samedi, la frontière avec le Maroc et c’est le lendemain matin que ses parents, Ahmed et Toria, ont découvert qu’il n’avait pas dormi dans leur maison du quartier du prince Alonso. Dans la soirée de ce même dimanche, ils ont déposé plainte au commissariat de police.   
Lundi dernier, les parents on reçu un appel de leur fils qui leur a expliqué les raisons de son départ. «Il nous a demandé pardon plusieurs fois, dit qu’il était en Turquie et qu’il allait en Syrie et qu’il n’allait pas rentrer,» a raconté le père au journal El Faro de Ceuta. Le jeune avait ajouté au téléphone qu’il «… allait combattre sur le sentier de Dieu.»
La surprise a été énorme parce que, selon ses parents, Nourdine était un adolescent tranquille qui n’avait jamais parlé du conflit syrien à la maison. Ahmed, son père, avait été lui-même arrêté et emprisonné en 2006 au cours de l’Opération Dune ordonnée par Baltasar Garzón qui était à l’époque juge de l’Audience nationale dans le cadre de la lutte antiterroriste. Nourdine était le plus petit des quatre enfants de la famille. 
Le délégué du gouvernement à Ceuta, Francisco Antonio González, a reconnu aujourd’hui devant la presse que des réseaux salafistes sont présents dans la ville, mais que l’adolescent a été pris en charge à Castillejos, la localité marocaine frontalière. Il a affirmé ne pas savoir combien d’habitants de Ceuta ont demandé à aller en Syrie pour se sacrifier et il a attribué son ignorance aux négligences du passé de la part de l’administration de l’Etat dans la traque des réseaux de recrutement. 
En juillet 2013, trois autres musulmans de Ceuta, dont Rachid Wahbi, 32 ans, père de famille et chauffeur de taxi, s’étaient eux aussi rendus en Syrie en passant par le Maroc où ils avaient été recrutés puis par la Turquie. Ils avaient fait le trajet en compagnie d’au moins une demi-douzaine de Marocains, selon des sources sécuritaires. Tous trois sont morts si on en croit des appels téléphoniques de condoléances en provenance de Syrie reçus par leurs proches à Ceuta. La police marocaine a démantelé plusieurs réseaux de recrutement de djihadistes, le plus récent l’ayant été le 19 janvier dernier selon un communiqué. 
Coïncidant avec l’annonce du départ pour la Syrie d’un adolescent de Ceuta, le Centre International d’Etudes de la Radicalisation, qui dépend du King’s College à Londres a rendu public un rapport dans lequel il assure que depuis début 2011, entre 135 et 590 – la fourchette est très large – musulmans européens ont rejoint l’insurrection en Syrie. Ils représentent de 7 à 11 % du total des combattants étrangers parce que la majorité de ces derniers vient de pays musulmans.
La majorité d’entre de ceux [des combattants venus d’Europe]  qui sont allés en Syrie sont partis du Royaume Uni, des Pays Bas, de France, de Belgique et d’Allemagne. L’Espagne figure en queue de peloton avec seulement six djihadistes, un chiffre qui a doublé depuis le départ des trois hommes partis de Ceuta pour la Syrie à l’été 2012. 

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jeudi, mars 07, 2013

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La communauté autonome de Galice (Espagne) dit non au lobby sioniste!

La Galice est une région d’Espagne qu’on connaît assez mal. Déjà, il ne faut pas la confondre avec la Galicie, une région que se partagent l’Ukraine et la Pologne.

La Galice est une communauté autonome sur la façade atlantique nord-ouest de l’Espagne, bordée au sud par le Portugal. Sa capitale est Saint Jacques de Compostelle.

Considérée comme une nation historique, la Galice a deux langues officielles, le castillan et le galicien, une langue proche du portugais.

Entre autres personnalités marquantes ayant des racines en Galice, on peut citer le chanteur Julio Iglesias dont le premier succès en France a précisément été la chanson «Un canto a Galicia», Raul Alfonsin, ancien président Argentin et surtout Francisco Franco, le caudillo, et Fidel Castro.

Comme ailleurs en Espagne, la scène politique est marquée par les particularismes locaux puisque, aux partis implantés nationalement s’ajoutent des partis locaux, nationalistes, qui sont représentés dans les instances locales, municipalités et parlements régionaux.
Ainsi, en Galice, on trouve les trois partis implantés nationalement que sont le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, le Parti Populaire et Izquierda Unida. Mais on trouve aussi des partis nationalistes dont certains sont de gauche comme ceux dont il est question dans l’article que je vous propose.

Et quand je dis qu’ils sont de gauche, ils sont de la gauche tiers-mondiste et pro-palestinienne, de la gauche à la Hugo Chavez quoi !

Ces partis viennent de se faire remarquer en refusant d’adopter une déclaration de condamnation de «l’holocauste juif».

Non pas que ces gens se réjouissent de ce qui s’est passé sous la férule d’Adolf Hitler, bien au contraire, mais qu’ils rejettent l’instrumentalisation de la tragédie de la seconde guerre mondiale par l’entité sioniste.

Vous remarquerez à la lecture de l’article que le sioniste local est bien entendu favorable à un Etat palestinien. Mais à vrai dire le sionistes ont toujours été favorables à un tel Etat, au point qu’ils en ont trouvé quantité d’autres, en fait chaque pays membre de la Ligue Arabe.
Et que le même sioniste explique tranquillement que la déclaration n’a rien à voir avec des événements actuels.

Si ce qu’il dit est vrai, à quoi sert donc cette déclaration ? 

Les nationalistes de Beiras bloquent une déclaration contre l’holocauste juif

- Les députés de l’AGE exigent la condamnation d'Israël qu’ils accusent de génocide
- Ils considèrent la déclaration comme disqualifiée parce que promue par un Etat "impérialiste"
- Le BNG a expulsé en 2007 une de ses adhérentes pour sa participation à l'Association Galice-Israël
- La déclaration a le soutien du Parti Populaire [PP au pouvoir en Espagne]  et des socialistes [PSOE] galiciens
Par Marcos Sueiro, El Mundo (Espagne) 7 mars 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Le parlement galicien ne condamnera pas l’holocauste juif. La déclaration, qui a été approuvée unanimement par beaucoup d’assemblées législatives dans les pays démocratiques, dont les Cortes Generales [parlement espagnol] et plusieurs assemblées de communautés autonomes, ne sera pas adoptée par les députés de Galice parce qu’il n’y a pas eu d’accord autour de la déclaration. 
Parce que les députés d’ Alternativa Galega de Esquerdas (AGE, gauche galicienne), emmenés par Xosé Manuel Beiras et la coordonnatrice d’ Izquierda Unida [équivalent espagnol du Front de Gauche] Yolanda Diaz, ne veulent pas se faire l’écho d’une déclaration soutenue par l’Etat d’Israël et qui a, disent-ils, «des relents impérialistes.» 
Xose Manuel Beiras & Yolanda Diaz
Xose Manuel Beiras & Yolanda Diaz
D’après ce qu’ont dit à notre journal des sources internes au parti, «nous avons déjà condamné l’holocauste [juif] à plusieurs reprises et ils persistent à ne pas vouloir condamner les autres.» Les nationalistes de AGE soutiennent qu’Israël n’est pas un Etat démocratique et qu’il soumet le peuple palestinien à un génocide permanent. Ces mêmes sources ajoutent que les prisonniers Arabes sont torturés dans les prisons juives [sic, NdT] et que «personne ne dit rien.» 

Pour modifier leur position, les parlementaires exigent l’ajout à la déclaration contre l’holocauste d’une condamnation de l’extermination du peuple kurde, du peuple arménien et du peuple palestinien. 

La réaction des nationalistes de A Nova a surpris certaines associations galiciennes comme l’Association d’Amitié Galice-Israël. Son président qui est aussi militant du parti nationaliste Compromiso por Galicia, Pedro Gómez-Valadés, ne comprend pas la posture d’un «intellectuel» de la stature de Xosé Manuel Beiras, étant donné que la déclaration se limite à une période historique déterminée et n’a pas de rapport avec ce qui se passe présentement.» Gómez-Valadés rappelle que «4 000 Galiciens ont péri dans les camps d’extermination nazis et que cela mérite une condamnation.» 
Pedro Gomez Valades
Pedro Gomez Valades
Le président de l' Association Galice-Israël , partisan de la création d'un Etat palestinien, se déclare surpris par l'attitude des nationalistes parce que «le Bloc nationaliste galicien [BNG] a appuyé la déclaration par le passé." Il rappelle cependant que "nationaliste que je suis a été expulsé du BNG quand je suis devenu membre de l'Association d’ Amitié Galice-Israël ". Selon son propre témoignage l’appartenance à cette organisation rendait impossible, du point de vue de ceux qui dirigent la formation frontiste, d'être un membre du bloc "en tant qu’impérialiste et sioniste"

Parce que les nationalistes des gauches ne cachent pas leurs sentiments pro palestiniens et leurs sympathies pour des leaders comme Hugo Chavez, Fidel Castro et d’autres pays non alignés.

La déclaration qui n’ira finalement pas plus loin, est expressément soutenue par le Parti Populaire PP] et les socialistes galiciens [PSOE] qui ont proposé d’ajouter un complément en faveur du peuple palestinien.

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mercredi, février 06, 2013

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Le chef de la diplomatie brésilienne à l'Occident: 'Quand respecterez-vous le droit international?'


Je vous propose un article du genre plutôt rare dans la grande presse en Occident. En effet, en dépit de son nom, le quotidien espagnol (catalan) La Vanguardia n’est pas du tout l’organe d’un obscur parti d’extrême gauche (ou droite) ni un représentant le la presse alternative.
Diffusée nationalement, La Vanguardia est en fait le journal le plus vendu en Catalogne et se positionne politiquement au centre droit.
Quand je dis que cet article est rare, je veux dire par là qu’il s’attaque ouvertement à ce qu’on peut appeler la suffisance des puissances occidentales, une suffisance que le correspondant du journal catalan qui a couvert la conférence de Munich sur la sécurité résume dans ce qu’il qualifie de monologue.
Fait rare, l’article de Rafael Poch nous livre essentiellement l’analyse d’un diplomate Iranien sur le dossier de la «menace» que poserait le programme nucléaire de son pays sans lui opposer à aucun moment d’arguments qui émaneraient par exemple du gouvernement espagnol, de celui des Etats Unis sans bien entendu parler de l’entité sioniste.
Ce qui veut dire que le journaliste considère le point de vue iranien comme sensé, surtout si on veut bien se souvenir qu’il critique le fameux monologue de l’Occident.
Je dirai quand même que le clou de cet article, c’est débord la restitution d’une partie de la participation du ministre Brésilien des affaires étrangères aux débats qui se permet de demander à un «expert» Occidental quand les pays occidentaux se décideront à respecter le droit international.
Des propos qui, sauf erreur de ma part, n’ont été repris par aucun autre journal.
 La menace iranienne dans le monologue de Munich
Téhéran pourrait sortir du Traité de Non Prolifération nucléaire si ses installations sont attaquées
Par Rafael Poch, La Vanguardia (Espagne) 5 février 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri
La présence d’une poignée d’invités venus des pays en voie de développement parmi les 500 participants euratlantiques qui dominent l’évènement est ce qui sauve de l’inutilité complète ce monologue qu’est chaque année la conférence sur la sécurité qui s’est achevée dimanche à Munich.
 «L’Irak et l’Afghanistan démontrent les limites de l’action militaire occidentale et l’urgence de l’alternative représentée par la diplomatie et la coopération,» a expliqué samedi le ministre Brésilien des affaires étrangères, Antonio de Aguiar Patriota.
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Antonio de Aguiar Patriota
Cette observation élémentaire a été contestée par l’animateur du débat, un expert Australien, qui a demandé : «Les BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), c’est-à-dire les grandes puissances émergentes, se comporteront-ils conformément aux normes internationales ?»
Patriota a répondu : «je vous renvoie la question : quand respecterez-vous le droit international ?» Aucun sujet ne résume mieux ce malentendu que celui du danger nucléaire iranien..
L’opinion publique occidentale croit que l’Iran a un programme d’armement atomique, qu’elle n’autorise pas l’accès de son territoire aux inspecteurs de l’Agence Internatonale de l’Energie Atomique (AIEA) et qu’elle est la plus grande menace à la sécurité du Moyen orient et qu’elle mérite d’être sanctionnée, encerclée militairement et attaquée.
La vérité est qu’il n’existe pas le moindre indice d’un programme nucléaire militaire et que la doctrine nucléaire de l’Iran se résume à une fatwa de son leader religieux, Ali Khamenei, qui affirme que tout usage d’armes de destruction massive est «un péché énorme et impardonnable» et à la proposition depuis des dizaines d’années d’un Moyen Orient qui serait une «région dénucléarisée» à laquelle s’opposent Israël, seule puissance nucléaire dans la région, et ses parrains occidentaux.
Cent mille Iraniens ont péri du fait des armes chimiques utilisées par Saddam Hussein dans une guerre contre l’Iran qui avait le soutien des puissances occidentales dans les années 1980, a expliqué Ali Asghar Soltanieh l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA.
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Ali Asghar Soltanieh exhorte les sionistes à signer le TNP
Evidemment, tout pays qui maîtrise le cycle de l’uranium est techniquement proche d’une capacité nucléaire militaire, mais l’Iran n’en est qu’un exemple parmi tant d’autres. Y a-t-il un danger particulier ?
Israël a attaqué l’Egypte en 1956 et en 1967. Et aussi le Liban en 1982 et en 2006. La liste des agressions militaires menées par l’autre adversaire de l’Iran, les Etats Unis, est impressionnante. Tous deux possèdent des armes nucléaires et l’Iran n’a agressé personne dans son histoire récente.
Dans la pire des hypothèses, absolument plausible, son ambition nucléaire se situerait à l’avenir dans le sillage des étapes franchies par s’autres pays, Israël une fois encore, mais aussi l’Inde et le Pakistan, sans conséquences, ni sanctions. 
Ces dernières années, l’Iran a accepté de nombreuses inspections de l’AIEA dans ses établissements scientifiques et militaires, au total 7500 Jours/ personne, avec 16 sites contrôlés rien qu’en 2011 et près de cent visites impromptues (annoncées seulement deux heures à l’avance), sans que les appareils et les détecteurs employés aient pu déceler le moindre indice que ce qui se fait dans le domaine du nucléaire en Iran ait un caractère militaire, déclare Soltanieh.
L’AIEA est dominée par les puissances occidentales, notamment les Etats Unis qui veulent modifier son mandat pour la transformer en «une agence d’espionnage sans restriction aucune relativement à la sécurité nationale de certains Etats membres, en majorité des pays en voie de  développement,» explique l’ambassadeur. 
La majorité des experts en sécurité de l’AIEA qui ont accès aux informations confidentielles et sont rémunérés par leurs pays d’origine sont Etatsuniens. 
La direction de l’AIEA n’a pour l’instant pas condamné les menaces israéliennes continuelles d’attaquer des sites nucléaires en Iran. Quand Israël avait bombardé en Syrie, l’AIEA avait demandé à inspecter les endroits bombardés au lieu de demander des explications à l’agresseur, déclare l’ambassadeur.
Les pressions pour que l’Iran abandonne un programme nucléaire qu’il définit comme civil sont extraordinaires et comprennent des sanctions économiques, de menaces d’attaques militaires contre ses installations nucléaires et «l’assassinat barbare de savants atomistes,» explique Soltanieh.
Quelles seraient les conséquences d’une attaque militaire contre les sites nucléaires iraniens ?: «En plus d’une forte réaction contre l’agresseur, notre gouvernement subira d’énormes pressions internes pour installer les centrifugeuses dans des lieux plus sûrs, le parlement obligerait probablement à l’arrêt de toutes les inspections de l’AIEA et même, dans le pire des scénarios à sortir du TNP,» déclare l’ambassadeur.

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mercredi, octobre 17, 2012

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Jérusalem est arabe, la preuve par Grenade


Une fondation culturelle espagnole vient faire la nique aux autorités sionistes à Jérusalem même en venant rappeler que cette ville est arabe : musulmane, chrétienne et juive, mais arabe.
Et la démonstration en est faite in situ avec une exposition sur le royaume de Grenade sous le règne des dynasties ziride et nasride. 

Pour ceux que ça intéresse, les Zirides étaient une famille originaire d’Achir dans l’Algérie actuelle et ils tiraient leur nom du fondateur de la dynastie, Ziri Ibn Menad. L’émir Bologhin, le fils de Ziri est le (re)fondateur de la ville qui porte toujours le nom qu’il lui a donné : al Djazaïr (les îles dans une forme de pluriel archaïque).

Ce sont les vicissitudes de l’histoire et des luttes intestines qui ont amené une branche de la famille ziride à établir son pouvoir à Grenade tandis que deux autres rameaux demeuraient au Maghreb, l’un d’entre eux gouvernant sur ce qui correspond à peu près à la Tunisie actuelle, l’autre sur une partie du Maghreb central, établissant sa capitale dans une ville nouvelle, la Qalaa (Qalaa beni Hammad). 

Les Zirides étaient des Berbères, appartenant à la branche chiite (fatimide) de l’Islam au départ.
La dynastie nasride était par contre d’origine arabe semble-t-il et n’a de toute façon gouverné qu’en Espagne, jusqu’à la disparition de l’Etat musulman de Grenade. 

Le royaume de Grenade atterrit à Jérusalem
Une exposition présente à la vieille ville la vie sous les dynasties ziride et nasride
Par Ana Carbajosa, El Pais (Espagne) le 17 oct 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri 

C’est dans un magnifique bain arabe de l’époque mamelouk, en plein cœur de la vieille ville de Jérusalem qu’a atterri le royaume de Grenade. Une exposition espagnole, dédiée à recréée la vie des dynasties ziride et nasride, a été inaugurée la semaine dernière à Jérusalem Est, la partie palestinienne de la ville, asphyxiée par le conflit avec les Israéliens et où la vie culturelle est presque anecdotique.
Juan Carlos González-Santiago et José Manuel Vera Borja signent les photos de l’exposition
Sur les 30 photographies accrochées aux murs blanchis à la chaux du hammam, on peut voir des édifices représentatifs de ce que fut le royaume de Grenade entre le 9ème et le 15ème siècle. Devant eux, défilent quelques uns des 350 figurants volontaires de villes et villages andalous qui, vêtus de costumes d’époque, ont participé au consortium du millénaire du royaume de Grenade qui travaille depuis deux ans à la commémoration de la fondation en 1013 de cet Etat islamique dans la péninsule ibérique.

Les scènes que peut découvrir celui qui visite Jérusalem, de l’entrée de la vieille ville à la porte de Damas et celles qu’il peut voir ensuite dans l’exposition ne sont pas si différentes. La casbah de Malaga, la madrasa de Grenade, le palais de Mondragon à Ronda… les tours, les décorations, les arches et jusque aux personnages qui apparaissent dans les photographies de l’exposition sur le royaume de Grenade, détonnent à peine avec les abords immédiats du quartier musulman de la ville fortifiée de Jérusalem, annexée par Israël en 1967.  
Ronda: fontaine du palais Mondragon

C’est la première fois que le royaume de Grenade débarque dans le monde arabe. Un Palestinien entre deux âges, chargé d’accrocher les photos avant l’inauguration officielle, s’étonne devant la calligraphie arabe et les extraits du Coran qu’on peut voir dans une des salles de l’Alhambra.

«Ce qui nous intéresse, c’est de voir les choses que nous avons en commun, les parallélismes,» explique Carmen Pozuelo de la Fondation Legado Andalusi (héritage andalou) et commissaire de l’évènement tout en travaillant au montage d’une exposition qui se confond avec l’environnement. 

Les rais de lumière qui filtrent par les ouvertures des voûtes du hammam Al Ayn sont très semblables à ceux des bains de Fiñana. La fontaine qui trône dans la salle principale de l’édifice qui accueille l’exposition, rappelle beaucoup celle du palais de Mondragon. Ce sont des parallélismes qui tiennent à leur fonction mais surtout à un héritage commun que l’exposition "Alma Desgranada: viaje a la memoria del reino de Granada" (égrenage de l'âme: voyage dans la mémoire du royaume de Grenade) essaye de mettre en évidence.

Juan Carlos González-Santiago et José Manuel Vera Borja signent les photos de l’exposition qui se posera bientôt au Caire et ensuite au Qatar.

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dimanche, septembre 09, 2012

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Mort d'un pseudo djihadiste Espagnol dans un attentat suicide en Syrie


Les preuves de l’importance de la présence de combattants étrangers en Syrie s’accumulent ainsi que celles du caractère peu démocratique de la mission qu’ils exécutent et qu’on leur a assigné.
Le tout dans un silence assourdissant de Laurent Fabius ou de François Hollande qui se sont d’ailleurs trouvé une autre mission de bienfaisance, celle qui consiste à prendre la tête d’une campagne pour de nouvelles sanctions contre l’Iran.

Ces politiciens français prônent, dit-on, la laïcité et même une morale laïque dans leur pays. Pourtant leurs actes de politique étrangère, pour s’en tenir à ce domaine, nous disent que leurs mobiles sont immoraux et s’inscrivent aussi dans des agendas communautaristes.

A leur manière, ce sont des fanatiques toujours prêts à faire couler le sang. A ce propos je vous renvoie au papier de John Pilger qui suivra celui-ci.

Je vous avais déjà parlé d’un habitant de Ceuta, enclave espagnole au Maroc, qui avait trouvé la mort en allant lutter au nom de la démocratie contre le ‘‘tyran’’ Bachar al-Assad. Un type qui avait fait des milliers de kilomètres pour son « djihad » alors qu’il aurait pu sans se déplacer lutter pour ramener Ceuta dans le Dar al Islam.Je dirai donc: puisse-t-il rôtir en enfer.

En fait, ce sont (au moins) trois habitants de Ceuta qui étaient partis pour libérer Jérusalem Alep. La police espagnole vient juste de retrouver la trace de l’un d’entre eux dans une vidéo où il explique comment il va se faire exploser dans un camion précipité contre un casernement de l’armée syrienne (et pas l’armée de Bachar al-Assad comme l’écrit le journal espagnol, parce que la propagande se niche aussi dans ces petits détails de vocabulaire). 

Par Ángeles Escrivá | Joaquín Manso, El Mundo (Espagne) 7 septembre 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Les forces de sécurité ont identifié avec un niveau élevé de certitude le chauffeur de taxi de Ceuta, Rachid Hassein Mohamed dans une vidéo où on le voit raconter devant la caméra comment il a préparé un attentat qu’il réalisera par la suite en étant copilote d’un camion chargé d’explosifs qui ira s’encastrer contre une caserne de l’armée de Bachar al-Assad à Idlib, «causant de nombreuses pertes,» selon le commentaire de l’enregistrement.

Les enquêteurs sont convaincus qu’il s’agit de lui, en attendant une confirmation irréfutable qu’ils attendent dans les prochains jours.

Des sources proches du dossier ont expliqué à notre journal que, en dépit du fait que son visage apparaisse flouté sur les images, l’identification de l’islamiste espagnol a été rendue possible grâce à une cicatrice très caractéristique qu’on peut voir sur son bras, et parce qu’on a procédé à une reconnaissance vocale et que les premiers examens acoustiques de la police scientifique suggèrent que c’est bien la voix de Rachid Hassein.

En outre, dans la vidéo, l’auteur de l’attentat suicide se présente sous le pseudonyme Abou Moussab, le même que celui sous lequel Rachid était connu dans le quartier de Prince Philippe à Ceuta.

Par ailleurs, la date indiquée pour l’attentat, début juin, coïncide approximativement avec celle du jour où sa famille a été informée de sa mort.

Le quartier Prince Philippe à Ceuta
Rachid Hassein est le premier des trois habitants de Ceuta proches du courant salafiste qui ont participé au cours des derniers mois à des attentats suicide en Syrie.

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mardi, juin 12, 2012

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Rachid Wahbi, 32 ans, premier espagnol mort au combat en Syrie


Intéressant, ces habitants de Ceuta, un résidu de la colonisation espagnole, qui vont guerroyer en Syrie pour le compte de l’Oncle Sam au lieu de s’employer à parachever la décolonisation du Maghreb.
Le journaliste a raison de s’interroger sur les filières de recrutement et de financement du voyage en Syrie. Il pourrait aussi se poser des questions sur la façon dont les familles subsistent en l’absence de celui qui est parti combattre. Dans le cas qui nous est présenté en effet, nous sommes devant un chauffeur de taxi marié et père de famille.

Quatre jeunes de Ceuta se sont rendus en avril au proche Orient pour lutter contre le régime de Assad.
Par ignacio Cembrero, El Pais (Espagne) 12 juin 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Il s’appelait Rachid Wahbi, il avait 32 ans et travaillait comme chauffeur de taxi à Ceuta. Il était marié et avait deux enfants. La semaine dernière, il a été le premier Espagnol à mourir au combat en Syrie dans un lieu non précisé. Il se peut qu’il y ait d’autres morts parce que Rachid n’est pas le seul à être allé dans ce pays du Proche Orient où la rébellion conte le régime a éclaté il y a quinze mois s’est transformée en guerre civil avec un bilan provisoire de 14 000 morts selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Des dizaines de personnes se pressaient samedi soir dans la modeste maison du quartier Prince Philippe à Ceuta. Entre pleurs et lamentations, des condoléances étaient présentées à la veuve et aux parents. La famille avait reçu la veille un appel téléphonique de  Syrie l’informant que Rachid était un "martyr" de la révolution epuis le 1er juin.

Trois autres Musulmans Espagnols de Ceuta  ont fait route vers la Syrie en avril, dissimulant leur destination à leur entourage en lui disant qu’ils avaient l’intention d’étudier le Coran dans les écoles coraniques de Damas., selon les indications fournies par des sources des services de sécurité espagnols. Tous fréquentaient la mosquée Las Caracolas, selon le journal El Faro de Ceuta qui a été le premier à révéler cette information. Un des trois [Espagnols] a été chargé d’annoncer le décès à la veuve par téléphone.

La police enquête sur la façon dont ils ont été recrutés, sur qui a payé leur voyage, sur l’itinéraire qu’ils ont emprunté et s’ils se sont coordonnés avec des jeunes marocains de Castillejos et Tétouan d’où sont également partis une dizaine d’aspirants djihadistes. Tous sont apparemment passés par la Turquie, où l’Armée Syrienne Libre (ASL) qui lutte contre le régime de Bachar al-Assad dispose d’une grande marge de manœuvre dans les provinces orientales.
Le colonel Ryad al-Assad qui commande l’ASL depuis la Turquie, a démenti lundi pour la énième fois la présence de combattants non Syriens dans les rangs de son armée constituée de déserteurs des forces armées syriennes et de civils entraînés. «Oui, il y a des djihadistes et des membres d’al Qaïda actifs en Syrie qui font du tort à la révolution, » a-t-il reconnu.

Le régime syrien soutient cependant qu’il fait face à des djihadistes et des terroristes embarqués au sein de l’ASL.  En mars, l’ambassadeur Syrien à l’ONU, Bachar Jaafouri, avait présenté au Conseil de Sécurité la liste de 26 djihadistes capturés par son armée et peu de temps après, le gouvernement tunisien avait reconnu que 19 d’entre eux étaient Tunisiens.

La lutte contre le régime d’Assad a attiré en Syrie plusieurs centaines de jeunes musulmans, mais beaucoup moins que ceux qui s’étaient engagés pour combattre en Irak à partir de 2003 parce qu’il ne s’agit pas maintenant de faire la guerre conte une invasion étrangère  comme les Etats Unis, mais contre un régime arabe, reconnaissent des sources de l’opposition syrienne à paris qui préfèrent rester anonymes.

Le profil de ces combattants est en outre différent de celui de ceux qui ont combattu en Irak. Même s’ils sont de fervents Musulmans, ils n’ont pas de liens avec al Qaïda et ils ne voient pas les Occidentaux comme des ennemis mais bien comme des alliés un peu timorés dans leur guerre pour renverser Assad. Certains opposants Syriens croient dur comme fer qu’on devrait plus les comparer à ce que furent les Brigades Internationales pendant la guerre civile espagnole quoique leur nombre et leur niveau d’organisation soient très inférieurs.

Ce n’est pas la première fois que ce jeunes habitants de Ceuta se rendent dans des pays en conflit pour y prendre les armes. Le plus célèbre d’entre eux a été Ahmed Abderrahman, surnommé le Taliban de Ceuta, fait prisonnier au Pakistan par les forces spéciales des Etats Unis, emprisonné deux ans à Guantanamo, condamné à six ans de prison par la justice espagnole pour appartenance à al Qaïda et finalement acquitté en 2006 par la Cour Suprême.

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jeudi, avril 26, 2012

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L'Arménie et l'Iran


A l’occasion de la commémoration par l’Arménie du ‘génocide’ que ce pays accuse la Turquie d’avoir commis, le journal espagnol ABC a eu la bonne idée d’interviewer l’ambassadeur d’Arménie en Espagne, Khorén Terterián.
Ce qui nous permet d’avoir un rare aperçu des prises de position de l’Arménie sur la crise qui oppose l’Iran au bloc occidental, entité sioniste incluse.
En fait, on découvre tout simplement que prise entre le marteau turc et l’enclume azerie, la république d’Arménie a tout à perdre d’une agression militaire contre l’Iran. En effet, si l’Arménie n’a que 35 kilomètres de frontières communes avec la république islamique, ce sont 35 kilomètres d’une importance vitale. Et l’Iran est par ailleurs un soutien de poids dans un environnement que le gouvernement arménien définit comme hostile.

A méditer.
  

Les Arméniens commémorent leur «génocide» face à une Turquie influente et s’accrochent à leur volonté de se rapprocher plus de l’Union Européenne sans renoncer à leur amitié avec l’Iran.
Par Luis de Vega, à Madrid, ABC (Espagne) 24 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

 «Nous avons payé le prix pour garder notre langue, notre culture et nitre foi chrétienne,» affirme Khorén Terterián, chargé d’affaires de l’ambassade d’Arménie à Madrid, un pays qui commémore ce 24 avril le début du «génocide» par les Turcs entre 1915 et 1923. Les autorités d’Erevan, capitale de l’Arménie, estiment qu’environ 1,5 millions de ses nationaux furent massacrés. Ce chiffre et le fait que ce fut une extermination planifiée n’ont jamais été reconnus par Ankara qui parle de 300 000 morts.

Le poids de plus important de la Turquie dans les relations internationales représente un frein important pour les aspirations arméniennes à la reconnaissance de ces faits. La volonté de ces deux pays d’être admis dans l’Union Européenne (UE) ne semble pas être un argument suffisant pour que leurs positions de rapprochent même à minima.

A cheval entre l’orient et l’occident et sans façade maritime, cette ancienne république soviétique marquée aujourd’hui par les conflits avec ses voisins, la Turquie et l’Azerbaïdjan avec lesquels les frontières sont fermées. Avec le premier pays, le conflit porte sur la négation du génocide et avec le deuxième, sur l’enclave du Nagorno Karabakh, peuplée majoritairement d’Arméniens mais que l’ONU reconnaît comme azerie en dépit d’une indépendance autoproclamée il y a une dizaine d’années pendant la guerre de 1991 à 1994.




Ce qui oblige l’Arménie à dépendre de la Géorgie au nord, pour avoir accès à la mer Noire et, surtout, de l’Iran au sud qui est devenu, nonobstant les différences religieuses – les uns sont Chrétiens et les autres Musulmans – le principal soutien des Arméniens à l’international, comme le reconnaît Terterián. «En dépit des sanctions, nous n’avons pas d’autre solution que d’avoir de bonnes relations avec Téhéran,» explique le chargé d’affaires pendant un entretien accordé à ABC dans lequel il  observe clairement que la fermeture  des frontières avec ses voisins met son pays à très rude épreuve.

 «Les Etats Unis le comprennent, » répond le diplomate à la question sur les relatiosn de son pays avec les ennemis du régime des ayatollahs. Terterián reste très prudent quand il évoque le climat qui assombrit la région à cause des pressions dur le programme nucléaire iranien qu’il considère comme ayant des fins « pacifiques,» alors que Washington est également un soutien importants pour son pays.

 «Nous ne voulons pas de problèmes dans la région, et encore moins en Iran, » dit-il, sans cacher une certaine préoccupation. «Nous attendons la conclusion d’un accord avec les responsables du programme nucléaire sans un recours à la force qui serait désastreux pour nous,» ajoute-t-il. Vous imaginez qu’on ferme notre frontière avec l’Iran ? » questionne-t-il en parlant de ces 35 kilomètres essentiels pour son pays.

Le jeu compliqué des alliances internationales dont dépend l’Arménie amène également le diplomate à ,e pas se mouiller par rapport au conflit en Syrie. «Question difficile,» admet-il. Moscou, dont la position est qualifiée de «positive» est un autre des piliers dont dépend ce petit Etat de 30 000km2 et de trois milliosn d’habitants, mais qui compte avec une importante diaspora. Mais sa défense de la Russie, fervent allié de Damas, ne l’empêche pas de se positionner sur plusieurs tableaux : « Nous saluons la position de l’Union Européenne et le plan Annan avec ses observateurs pour arrêter les combats. »

L’Arménie a gagné une petite bataille avec la reconnaissance en 2001 du génocide par la France où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes d’origine arménienne. Nicolas Sarkozy a impulsé tout récemment un projet de loi pour faire de la négation du génocide un délit, au risque de nuire à ses relations avec la Turquie. Le chargé d’affaires Arménien à Madrid n’exclut pas l’idée que ce pouvait être un moyen pour le président de s’attirer des votes en vue de sa réélection ou encore d’un message pour Ankara : «Si vous voulez faire partie de l’UE, comportez vous comme des Européens.»

 «Personne ne doute de l’holocauste [des Juifs, NdT] et l’Allemagne est vue comme un pays civilisé qui, en outre, entretient de bonnes relations avec Israël, » conclut-il.

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vendredi, avril 20, 2012

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Une savoureuse satire africaine sur les Européens


Hayibo est un magazine satirique d’Afrique du Sud. Il s’est emparé de deux affaires qui ont quelque peu défrayé la chronique ces derniers jours, celle du monarque espagnol victime d’un accident lors d’une chasse à l’éléphant (un loisir dispendieux aux dépends d’une espèce fragile au moment où ses sujets sont appelés à se serrer la ceinture) et celle de cette ministre Suédoise qui coupe un gâteau à l’effigie de ce qui ressemble à une caricature de femme africaine. L’idée n’était certes pas bonne mais peut-être a-t-on fait hâtivement le procès de la ministre

Mais peu importe car autant j’ignore si le gâteau était savoureux, autant je suis en mesure de vous dire que l’article l’est incontestablement.


Hayibo (Afrique du Sud) avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les Africains disent avoir peu d’espoir de voir l’Europe jamais devenir civilisée, après une semaine qui a vu le roi d’Espagne Juan Carlos lancé dans une chasse frénétique pour tuer des éléphants et la ministre Suédoise de la culture s’amuser d’un gâteau aux relents racistes. « Vous pouvez retirer le blanc de la jungle, mais vous ne pouvez par retirer la jungle qui est dans les Européens, » soupire un habitant de Kinshasa.

August Mwanasa, de Libreville au gabon, dit ne pas avoir été surpris par ces récentes atrocités parce que les Européens restent des «sauvages.»

“Je ne veux pas avoir l’air raciste, et certains de mes meilleurs amis sont blancs, mais soyons honnêtes : la violence est au plus profond de leur ADN, » affirme Mwansa. « Je m’explique, les Européens ont tué 20 millions d’autres Européens dans les années 1930 et 1940.  C’est une barbarie à une échelle sans précédent dans l’histoire.»

Jenkins Odumbe, un styliste de Nairobi, déplore un sentiment d’assistanat bien ancré en Europe.

“S’ils ne vont pas pointer au chômage, ils demandent à être renfloués, » dit-il. « Pourquoi est-ce qu’ils ne peuvent pas simplement se lever plus tôt et travailler plus dur, c’est ce que je voudrais savoir ?»

Liberte Aidoo, une voyagiste Ghanéenne, dit avoir été “choquée et dégoûtée » par ce qu’elle a découvert lors de son premier voyage en Espagne.

“Les brochures promettaient la mer et le soleil, mais ils sont encore incroyablement arriérés en Espagne,” se souvient-elle. «A la base, ils vivent tous dans des huttes en boue qu’ils appellent haciendas, et ils dorment pendant deux heures au milieu de la journée. En Europe, ils appellent ça la ‘siesta’. Au Ghana, on appelle ça « être un putain de paresseux.»

Mais, ajoute-t-elle, il fallait s’attendre à ce genre « d’inertie de déprime » dans un pays plus endetté que toute l’Afrique réunie.

Entre temps, la plupart des Africains ont rejeté les appels à une d&mission de la ministre Suédoise de la culture Lena Adelsohn Liljeroth suite à la débâcle après qu’elle ait été photographiée en train de manger un gâteau conçu pour ressembler à la caricature raciste d’une femme africaine.

«Les seules personnes qui appellent à sa démission sont des libéraux Européens qui se cachent derrière un mince vernis de civilisation, » explique le sociologue Burundais Descarte Tugiramahoro. « Nous Africains, ne sommes pas choqués le moins du monde.

“Elle ne fait que se livrer à de vieux rituels européens : se moquer des gens qui ont une apparence différente, et le cannibalisme symbolique tel qu’il a été introduit par l’église catholique. Tout est absolument normal.»

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mardi, avril 17, 2012

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Julio Rodriguez, arrêté à Tel Aviv puis arrêté en Allemagne!

La presse couvre largement la mission Bienvenue en Palestine avec l’interpellation puis l’expulsion de militants venus d’un peu partout pour se rendre en Palestine en passant par l’aéroport de Tel Aviv.

Vos media parlent notamment de ce militant Danois brutalisé par un terroriste sioniste, un lieutenant-colonel pas moins !

Ils vous parlent aussi de la complicité des compagnies aériennes européennes qui ont annulé les billets de militants dont les documents de voyage étaient en règle. Les compagnies aériennes ont procédé de la sorte en l’absence de toute décision judicaire dûment certifiée conforme par le pays de départ !

Le Figaro se distingue en se faisant le relais de la hasbara sioniste et nous  fait savoir qu’une croix gammée a été retrouvée sur un mur du centre de rétention de l’aéroport de Tel Aviv, « cadeau laissé par les militants de la paix. »

Mais il y a une chose dont la presse n’a peut-être pas parlé, c’est  de l'ampleur de la complicité des autorités policières de certains pays avec les autorités sionistes.
Ainsi, nous apprend le journal espagnol El Pais, un responsable du parti politique espagnol Izquierda Unida (Gauche Unie) qui participait à la mission Bienvenue en Palestine a non seulement été arrêté dans l’entité sioniste puis expulsé mais il a en outre été arrêté par la police à son arrivée à l’aéroport allemand de Dusseldorf !


Rodriguez est arrivé à l’aéroport de Dusseldorf après avoir été expulsé par Israël
Le représentant d’IU participait à la mission Bienvenue en Palestine
Agence EFE, El Pais (Espagne) 17 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri


Julio Rodriguez d'Izquierda Unida
Le président de l’ONG Paz Ahora (Paix maintenant) et représentant de Izquierda Unida (IU), Julio Rodriguez se retrouve détenu à l’aéroport de Dusseldorf en Allemagne après son expulsion hier soir par le gouvernement israélien. Rodriguez a été arrêté par la police israélienne pour avoir essayé de se rendre dans les territoires palestiniens.

Rodriguez, qui représente IU dans la mission internationale Bienvenue en Palestine, a appelé par téléphone hier soir et a indiqué que des policiers Allemands étaient montés dans l’avion pour l’arrêter, selon les informations données par sa formation politique. Il a expliqué que pendant sa détention des heures précédentes en Israël, il avait été conduit dans une prison de Tel Aviv distante de l’aéroport, contrairement aux informations fournies par le gouvernement israélien qui a déclaré que Rodriguez était resté toute la nuit au centre de détention de l’aéroport Ben Gourion.

Le militant est arrivé à l’aéroport de Dusseldof un peu après 19h. Il avait été arrêté par les autorités israéliennes dimanche dernier dans la matinée à son arrivée à l’aéroport de Tel Aviv, en même temps que l’Espagnole Teresa Salas et 60 autres participants à la campagne Bienvenue en Palestine 2012.
Selon des sources au ministère des affaires étrangères, Rodriguez avait d’abord refusé d’être expulsé tant qu’il n’aurait pas rencontré les autorités consulaires espagnoles et, après avoir rencontré Victoria Rodriguez, consul d’Espagne à tel Aviv, il a accepté d’être expulsé.

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jeudi, janvier 05, 2012

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Fatigué de tuer des enfants, il organise des fêtes à Ibiza


Le Mossad organise des fiestas à Ibiza et aux Canaries, et règle ses factures en fausse monnaie. 
En fait non, ce serait un ex agent du Mossad qui aurait quitté ce service parce qu’il était «fatigué de tuer des enfants.»

L’homme, qui affirme être dans le commerce des diamants, avait été interpellé le mois dernier dans l’île d’Ibiza pour avoir séquestré deux personnes suite à un vol d’ordinateur

Par Antonio Herrero, La Opinion de Tenerife (Espagne) 17 décembre 2011 traduit de l’espagnol par Djazaïri

SANTA CRUZ DE TENERIFE – Un homme de nationalité israélienne [juive parce que la notionalité indiqué dans l’article n’existe pas], qui s’est identifié comme étant un ancien agent des services secrets de ce pays (Mossad) a été arrêté par des agents de la police nationale du commisssariat pour le sud de Tenerife, sur l’accusation de payer avec de faux billets de 50 euros.

Le présumé agent du Mossad séjournait à l’hôtel Playa Flor, à Las Veronicas, plage des Amériques. Au moment de son interpellation, il n’a pas opposé de résistance en dépit de sa corpulence.
Le détenu a expliqué aux agents qu’il venait d’arriver de Londres et que son activité actuelle était le commerce des diamants, ainsi que l’organisation de fêtes quand on le lui demandait. Pour donner un aperçu de son niveau de vie élevé, il a déclaré aux policiers que son père lui envoyait 3 000 euros par semaine depuis Israël via la société Western Union.

La surprise des fonctionnaires n’a fait que croître quand, l’individu ayant été conduit à l’annexe du commissariat de la plage des Amériques, l’enregistrement de ses biens personnels a fait apparaître des coupures de presse relatives à  son activité au Mossad.
Parmi elles, se trouvait un article d’un journal d’Ibiza, île où il réside, daté du 11 novembre de cette année 2011]. L’article parle de sa participation présumée à la séquestration de deux habitants de Sant Antoni, dont l’un est né à Ibiza, pour un contentieux financier en rapport avec le vol d’un ordinateur.

Lors de son procès à Ibiza, le détenu avait nié avoir volé quoi que ce soit et que le motif de l'emprunt présumé de l’ordinateur était qu’il contenait un diamant qui était sa propriété. Il avait en outre ajouté avoir été obligé de quitter le Mossad parce qu’il était fatigué de tuer des enfants.

Le supposé ex agent du Mossad avait été laissé en liberté provisoire avec interdiction de s’approcher des victimes.

Les agents ont vérifié pendant l’interrogatoire que tous ses papiers d’identité étaient en règle. Les policiers du commissariat sud n’ont néanmoins pas été convaincus que sa venue sur l’île ait un rapport avec l’organisation de fêtes.

Le détenu, en application de la procédure judiciaire a été mis à la disposition  du juge de permanence à Arona qui a décidé de le laisser en liberté sous contrôle judiciaire.

Dans son plaidoyer en défense, il a fait valoir que son père et multimillionnaire et promoteur immobilier.

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