mardi, avril 24, 2012

Bookmark and Share

Discutons confortablement assis en attendant le deuxième "holocauste"


Les députés  Michael Ben-Ari  et Aryeh Eldad semblent apprécier ce canapé

Ils ont l'air bien sympathiques ces deux messieurs d'un certain âge qui se détendent confortablement assis sur un canapé.
Le caractère incongru de cette scène, de deux personnes qui conversent gentiment sur un canapé, vient du fait qu'elle se passe dans la rue, ce qui renforce en un sens le caractère chaleureux de cette image et nous rend les personnages sympathiques.

Sauf que cette image est en fait un condensé de ce qu'est la colonisation sioniste puisque nous sommes en réalité devant deux parlementaires de l'entité sioniste (Michael Ben-Ari, à gauche, et Aryeh Eldad) qui fêtent l'expulsion d'une famille palestinienne à Beit Hanina, un quartier de Jérusalem occupée en prenant la pose et en conversant agréablement sur la canapé de la famille en question.


Ces salopards, qui devraient savoir que bien mal acquis ne profite jamais très longtemps, posent leurs derches sur le mobilier d'autrui tandis que huit terrosites sionistes (des colons) se sont installés dans la maison de la famille Natcheh
 "Nous sommes au début de la constitution d'un nouveau quartier juif dans le secteur, ce qui créera une séquence continue de quartiers juifs au nord de Jérusalem," a déclaré Eldad à l'organe en ligne des colons Israel national News. Seule la ténacité des propriétaires fonciers Juifs et d'Aryeh King du National Land Redemption Fund ont finalement permis la réussite de ce jour et nous sommes certains que les instances judiciaires seront requises dès à présent pour expulser les squatters Arabes de toutes les propriétés juives du secteur." Ben-Ari et Eldad ont "fixé des mézouzas" à l'intérieur de la maison, marquant ainsi rituellement sa prise sous contrôle.
Ce qui est décrit ici fait effectivement penser à la progression d'une tumeur maligne dont le but est de parachever la destruction de la société palestinienne

Et quand on voit ces deux délinquants sur la photo, on a vraiment la conviction qu'ils sont terrifiés par la perspective du deuxième "holocauste" dont l'Iran, dit-on, les menace!

via le site de Philip Weiss

Libellés : , , , ,

posted by Djazaïri at 9:41 PM 0 comments

mardi, mai 04, 2010

Bookmark and Share

Palestine: les routes de la dépossession

Quand les sionistes parlent sérieusement de leurs relations avec l'Autorité Palestinienne dirigée par Abou Mazen, ils n'évoquent pas un Etat palestinien à venir mais la nécessité d'assurer un développement économique de la Cisjordanie.
Développement pour lequel diverses parties seraient amenées à mettre leur main à la poche sauf... l'entité sioniste, ça va de soi.
L'avenir qu'ont dessiné les sionistes pour ce qu'il reste de la Palestine, ressemble bien à feu les bantoustans qu'avait prôné et mis en place le régime de Pretoria en Afrique du Sud. Démarche qui avait été unanimement rejetée (sauf par Ben Gourion.
La force des sionistes, outre qu'ils bénéficient de l'appui sans réserves ou presque de l'Occident est qu'ils n'annoncent pas clairement leurs projets. Ils se contentent de les réaliser sur le terrain. Quand la chose sera enfin nommée, il sera trop tard. Du moins c'est ce qu'ils imaginent dans leurs cerveaux malades.
Car le sionisme n'est rien moins que l'héritier des divers colonialismes qui ont sévi dans le monde depuis le 19ème siècle, colonialismes qui se sont illustré dans leur développement de techniques d'ingénierie sociale, de manipulation des populations. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas l'Angleterre qui a le plus développé ces techniques mais la France au moment de la colonisation de l'Algérie, puis du Maroc. Ces techniques ont connu un essor particulier pendant la guerre d'Algérie avant d'être recyclées, perfectionnées aux Etats Unis, en Afrique du Sud et dans l'entité sioniste (où Ben Gourion était l'ingénieur en chef).
Ces techniques ont une efficacité certaine voire redoutable mais, jusqu'à présent, elles ont toujours échoué face à une volonté populaire déterminée.
Cette notion du développement d'une entité palestinienne qui ne serait pas un Etat est à mettre à l'inventaire de ces techniques. Cet Etat est, en pratique,  rendu impossible par la présence des colonies sionistes qui grignotent ce territoire palestinien comme des métastases.
Il ne faut pas imaginer que ces colonies n'ont pour but que de ramener le "peuple juif" en "Judée Samarie" pour réaliser le titre de propriété attribué par Dieu à ceux qui suivent l'enseignement des rabbins. La finalité de ce peuplement est avant tout militaire, une population fidèle au régime sioniste en Cisjordanie (armée et formée au maniement des armes de surcroît) est la meilleure protection contre une offensive militaire terrestre qui pourrait venir, un jour, du pays arabe riverain, c'est-à-dire la Jordanie.
Vous me direz que la Jordanie a signé un traité de paix avec le régime de Tel Aviv. Je vous répondrai que gouverner, c'est prévoir et que les squatters de tel Aviv ne se font aucune illusion sur l'avenir à long terme de leurs relations avec leur environnement arabe, Jordanie comprise. Les sionistes forment d'ailleurs des projets de colonisation pour le Neguev, autre zone stratégique riveraine de l'Egypte et de la bande de Gaza. Au Néguev, ce sera un peu plus compliqué car si les sionistes ont fait, dit-on, fleurir le désert, le Néguev est lui resté désertique.
Pour que ce rôle militaire de colons puisse être effectif, il faut bien entendu cantonner la population autochtone. Ce cantonnement ne passe pratiquement plus par des actions brutales d'expulsion et de déportation mais par un pourrissement sélectif de la vie des gens dont on ne veut plus. Ce pourrissement passe par la limitation de leurs possibilités de se déplacer (pour aller aux champs, à l'école etc.) tandis qu'on facilité celles des colons. Des incitations à partir pour les uns, à venir pour les autres.
C'est ce contexte qui doit voir un développement des territoires palestiniens, tâche que l'Autorité palestinienne a prise à coeur avec un important programme de construction d'infrastructures routières.
Le problème est que, dans le contexte que vit en ce moment la Palestine occupée, ce programme sert en bonne partie les projets de colonisation sioniste. Ce qu'expose fort bien l'article ci-dessous publié par le magazine progressiste américain The Nation.


Les routes palestiniennes: consolidation de la structure étatique ou de l'annexion par Israël?
par Nadia Hijab & Jesse Rosenfeld, The Nation (USA) 30 avril 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le premier ministre de l'autorité palestinienne Salam Fayyad joue sa crédibilité politique sur l'avènement d'un Etat palestinien en 2011 sur l'ensemble de la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est, un programme accueilli avec enthousiasme par la communauté internationale. Les plans ambitieux de l'Autorité palestinienne comprennent des routes et d'autres infrastructures à travers la Cisjordanie, avec des fonds apportés par les Etats Unis, l'Europe et d'autres donateurs.
Fayyad a fait valoir que le développement fera de l'Etat palestinien une réalité impossible à ignorer. Cependant, beaucoup de ces nouvelles routes facilitent l'expansion des colonies israéliennes et ouvrent la voie à la confiscation des principales routes de Cisjordanie pour leur utilisation exclusive par les Israéliens.
.
Pendant des décennies, Israël a entrepris ses propres projets d'infrastructures en Cisjordanie occupée et à Jérusalem Est. Ils comprennent un réseau routier ségrégé qui, avec le mur de séparation qu'Israël a commencé à édifier en 2002, sépare les secteurs palestiniens les uns des autres tout en rapprochant les colonies -- toutes illégales selon le droit international - d'Israël.

Maintenant, armées d'informations provenant de sources onusiennes et de leurs propres recherches, des organisations non gouvernementales palestiniennes sonnent l'alarme. Leur contribution met en lumière à quel point les travaux routiers de l'Autorité Palestinienne facilitent l'objectif israélien d'annexer de vastes zones en Cisjordanie - rendant impossible un Etat palestinien viable.

Les routes en cours de construction dans le gouvernorat de Betlhléem en sont un très bon exemple du fait qu'elles complèteront la séparation d'avec la Cisjordanie palestinienne du bloc de colonisation de Gush Etzion, une des plus anciennes colonies israéliennes, absorbant au passage des secteurs supplémentaires de Bethléem. L'Autorité Palestinienne construit ces routes avec des financements de l'US Agency for International Development (USAID) et donc, en définitive, du contribuable US.

Les Palestiniens de Bethléem n'avaient pas intégré les implications des travaux routiers de l'USAD-Autorité Palestinienne jusqu'à une réunion organisée le mois dernier par Badil, l'organisation pour les droits des réfugiés. Des représentants des assemblées locales, des camps de réfugiés, des sièges de gouvernorat et d'ONG ont été choqués par les informations présentées, et appellent à une pause dans la construction de routes jusqu'à évaluation des risques.

Il est peu probable que l'Autorité palestinienne ou l'USAID favorisent consciemment les plans israéliens d'annexion. Pourtant, plusieurs facteurs conspirent pour aider Israël à tirer parti du soutien des donateurs à l'effort de développement palestinien pour prendre des terres aux Palestiniens. Par exemple, il est impossible de construire dans la plupart des secteurs sans la permission d'Israël - et cette permission n'est habituellement donnée que quand elle cadre avec les plans d'Israël.

En tant que ministre des travaux publics, Mohammad Shtayyeh défendait le plan de réhabilitation et de construction de routes de l'Autorité palestinienne. "Tous ces efforts ont amélioré l'infrastructure palestinienne et s'intègrent dans les plans du gouvernement," disait-il. Mais il ajoutait, "ces travaux nécessitent un cadre politique qui mette un terme à l'occupation." (Shtayyeh a démissionné de ses fonctions depuis). Quant à l'USAID, elle insiste sur la responsabilité de l'Autorité palestinienne pour le choix des projets tandis que son rôle se limite à l'évaluation techno-économique et au financement.

Mais des études de l'Applied Research Institute of Jerusalem (ARIJ), le respecté institut palestinien consacré aux ressources naturelles, révèle certains faits accablants: 32 % des routes de l'Autorité Palestinienne financées et mises en oeuvre par l'USAID entrent nettement dans le cadre d'une proposition de l'Israeli Civil Administration (l'autorité militaire d'occupation) présentée aux donateurs en 2004. Israël voulait que les donateurs financent quelque 500 kilomètres de routes pour desservir les Palestiniens auxquels elle interdisait le principal réseau routier (voir les diapositives ici). Les donateurs avaient rejeté cette proposition à l'époque, mais il s'avère aujourd'hui que les efforts de l'Autorité Palestinienne et de l'USAID ont réalisé 22 % de ce que prévoyait le plan israélien.

Quand il était mis en avant que beaucoup de ces routes alternatives pourraient faciliter l'extension des colonies, une ségrégation sur le mode de l'apartheid et l'annexion en évinçant les Palestiniens du principal réseau routier - en travaillant donc contre un Etat palestinien - Shtayyeh affirmait, "Nous ne voyons pas les choses ainsi. Les Israéliens empêchent les gens d'utiliser ces routes, et notre boulot est de trouver des moyens de survivre pour les gens. Ce qui ne signifie pas que ces routes sont des structures permanentes."

L'Unité d'appui aux négociations de l'Organisation de Libération de la Palestine (NSU) a étudié avec soin les risques liés au développement d'une infrastructure sous occupation après la réaffirmation en 2004 par la Cour Internationale de Justice de l'illégalité du mur israélien en Cisjordanie occupée. La NSU a élaboré un guide sur la manière de construire sans se rendre complice de la colonisation israélienne.  Interrogé pour savoir si l'Autorité palestinienne était consciente du rôle que ces routes pouvaient jouer dans l'annexion par les colons, un membre de la NSU, s'exprimant sous condition d'anonymat car non autorisé à s'exprimer devant la presse, a déclaré à The nation, "Nous avons présenté un document donnant notre position au bureau du premier ministre et à Mohammad Shtayyeh, et ils sont bien conscients du problème."

Lors d'une réunion avec Badil et d'autres ONG palestiniennes, il a été rapporté qu' un haut responsable du ministère palestinien des travaux publics a critiqué certaines municipalités palestiniennes pour avoir exacerbé le problème en traitant directement avec les donateurs, sans se préoccuper de l'intérêt national. Il a aussi critiqué certaines organisations internationales d'aide et aurait dit que les bailleurs de fonds occidentaux insistent pour prendre en compte les colonies israéliennes. Par exemple, a-t-il dit, les financeurs allemands ont permis à la colonie israélienne de Psagot de se raccorder au réseau d'eaux usées de la ville palestinienne d'El-Bireh malgré les objections de l'Autorité palestinienne. Il a ajouté que l'USAID respecte les priorités de l'Autorité palestinienne "tant qu'Israël ne formule pas d'objections."

Les routes vers la dépossession

Les accords d'Oslo entre Israël et l'OLP ont facilité la mise en place du réseau routier ségrégé d'Israël. L'Autorité Palestinienne, instituée prétendument pour une période "intérimaire" de cinq ans en 1994, avait le contrôle de la Zone A, quelque 17 % de la Cisjordanie. Israël et l'Autorité palestinienne partagent le contrôle de la Zone B, tandis qu'Israël maintient un contrôle total de la Zone C - environ 60 % de la Cisjordanie. Fait non accidentel, les Zones A et B comprennent quelque 96 % de la population palestinienne tandis que la Zone C comprend les colonies et l'essentiel des terres agricoles, dont la fertile vallée du Jourdain. En plus, Israël a seule le contrôle du développement dans Jérusalem Est occupée qu'elle a annexée de facto en 1967.

Israël continue à renforcer l'attribution d'un caractère permanent à ces arrangements intérimaires, le contrôle de la construction de routes étant un de ses principaux instruments. L'USAID explique que "seules" les routes situées dans les zones B et C (plus de 80 % de la Cisjordanie) demandent une coordination avec les officiels israéliens. Les routes situées en Zone B sont soumises à l'Israel's District Civil Liaison pour une coordination en matière de sécurité tandis que les routes situées en Zone C sont soumises à "des permis de contruite et à une coordination sécuritaire" de sorte que le service de liaison puisse vérifier "leur conformité à des plans directeurs existants et la confirmation d'autorisation du tracé."

Ingrid Jaradat Gassner, directrice de Badil, explique que l'Autorité palestinienne reçoit promptement des autorisations de l'administration civile israélienne pour les constructions en Zone C qui s'intègrent dans les schémas routiers israéliens. Elle ajoute que toutes les routes ne posent pas problème, mais que celles qui ne sont pas reliées aux routes principales ou se posent en substituts de routes préexistantes sont un sujet sérieux de préoccupation.
Après rejet par les bailleurs de fonds en 2004 de propositions pour un réseau routier alternatif, Israël a quand même construit les routes, les qualifiant plus tard de routes "tissu de vie." A part leur caractère raciste, ces routes sont inutiles," affirme Sarit Michaeli, porte parole de B'Tselem, l'organisation israélienne des droits de l'homme. "Les routes tissu de vie visent à résoudre des problèmes qui le plus souvent ont été imposés illégalement par Israël."

Mi-2009, le Bureau de l'ONU pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) a estimé que les autorités israéliennes avaient ouvert environ 49 kilomètres de routes alternatives, dont 43 tunnels et passages souterrains, soulevant des préoccupations non seulement politiques mais aussi environnementales sur l'impact d'un réseau routier de plus sur une petite région comme la Cisjordanie. OCHA présente les routes tissu de vie comme un des mécanismes pour contrôler les déplacements des Palestiniens et faciliter ceux des colons Israéliens. B'Tselem estime qu'Israël a dépensé quelques 44,5 millions de dollars pour ce réseau routier tissu de vie - un faible prix à payer pour s'emparer de vastes zones de terre.

L'impact humain

Nidal Hatim, dramaturge Palestinien, journaliste sur le xeb et militant du mouvement pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), ne peut pas emprunter la route principale entre Bethléem et son village de Battir tout près de cette ville. La route 60 est la principale autoroute nord-sud qui traverse le centre de la Cisjordanie. "Pour aller sur l'autoroute, nous devons passer par un checkpoint puis faire demi-tour", dit-il. "J'ai une pièce d'identité palestinienne de Cisjordanie, alors je ne peux pas franchir le checkpoint." Au lieu de quoi, il emprunte une route secondaire cahoteuse qui est actuellement en cours de construction par l'Autorité palestinienne avec le soutien de l'USAID. La route passe du ciment bosselé dans les zones résidentielles au chemin poussiéreux de gravier, serpentant près de et sous les quatre voies de la Route 60 qui est utilisée principalement par des colons Israéliens. Traversant un tunnel presque terminé; la voiture cale un moment sur une pente raide non goudronnée au le long d'une oliveraie.

Selon Hassan Awaineh, membre du conseil municipal de Battir, le tunnel sera le seul point d'accès reliant les 22 000 habitants de Battir et des villages alentours à Bethléem.

Michaeli de B'Tselem affirme que le double système routier en Cisjordanie sera "à long terme le moyen de consolider le contrôle israélien. Le tunnel qui conduit à Battir pourra être contrôlé par une seule jeep de l'armée."
Assis sous le porche de sa maison à Battir, surplombant la vallée où passe le train qui relie Jérusalem à Tel Aviv, Awaineh montre la gare désaffectée de Battit où des trains s'arrêtaient à l'époque de l'Empire Ottoman et du Mandat britannique. Depuis cette époque, Battir a vue près de la moitié de ses terres confisquées par Israël et les Palestiniens sont interdits d'activité à cet endroit. Awaineh se penche en avant, le soleil se reflète dans ses cheveux blancs, il soupire. "A la fin, ils rendront la vie difficile aux enfants qui vont à l'école, aux travailleurs qui vont sur leur lieu de travail et aux paysans qui vont dans leurs champs," dit-il. "Les gens seront contraints d'aller à Bethléem.

"C'est un élément de la politique israélienne pour 'éclaircir" les zones palestiniennes," explique la collaboratrice de l'ONG. "Ce n'est pas un nettoyage ethnique en bonne et due forme mais plutôt un déplacement progressif [de population], exactement comme ce qui a été fait aux Palestiniens restés en Israël en 1948." Ce qui arrive à Battir et à ses alentours dans la Zone C est déjà arrivé dans la zone de Jérusalem-Ramallah et ailleurs en Cisjordanie.

Comment ça marche

Un diaporama produit par OCHA sur les nouvelles évolutions dans la zone de Gush Etzion montre par l'image comment les routes construites par l'USAID et l'Autorité palestinienne rejoignent des routes de contournement israéliennes existantes ou prévues qui excluent les Palestiniens du principal réseau routier. Le diaporama a disparu du site web d'OCHA après avoir été présenté le mois dernier à une organisation qui alloue des fonds, mais une copie en a été obtenue par The Nation. ARIDJ a produit ses propres cartes qui montrent l'impact du développement de Gush Etzion. L'achèvement du mur de séparation coupera l'accès des Palestiniens à la route 60 entre Bethléem et Hébron. Israël repousse les palestiniens de plus en plus loin de la route 60 et vers d'autres routes comme la route 356 qu'Israêl a réhabilitée en partie. A point nommé pour Israël, l'Autorité Palestinienne a réhabilité un autre segment de la 356 avec l'aide de financements étrangers, et un troisième tronçon est en cours de réhabilitation par l'Autorité Palestinienne avec le soutien de l'USAID.

"Quand vous mettez toutes ces choses ensemble, il est peu probable que nous continuerons à utiliser encore bien longtemps la route 60," affirme Gassner, la directrice de badil dans son bureau de Bethléem.

La situation empire. La réhabilitation de la route 356 a donné un nouveau souffle à plusieurs ces colonies juives du gouvernorat de Bethléem. ARIJ souligne que les colonies de Teqoa et Noqdim ont vu leur temps de trajet vers Jérusalem passer de 45 minutes à 15, encourageant des colons Israéliens à acheter des logements dans le secteur où les prix de l'immobilier ont augmenté de 70 %. Par contraste, les palestiniens qui seront repoussés de la route 60 vers la route 356 verront leur temps de trajet de Bethléhem à hébron quadrupler pour atteindre 100 minutes. Et bien sûr, Israël a rendu Jérusalem de plus en plus difficile à atteindre pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Tollé dans les villages

Les palestiniens ont certes besoin, et ont le droit de disposer, d'une infrastructure sûre et qui fonctionne et les habitants en ont cruellement besoin. Il est également clair qu'Israël exerce un pouvoir absolu sur les territoires palestiniens occupés, mettant de nombreux obstacles sur la voie d'une action indépendante. En outre, les villages dépendent, pour l'aide au développement, des bonnes grâces de l'Autorité palestinienne, qui, à son tour, dépend des financements de donateurs tels que l'USAID.

Néanmoins, celles qui se trouvent en première ligne n'acceptent pas le développement à n'importe quel prix, et des militants exigent que la construction de routes soit suspendue afin qu'il puisse être procédé à une évaluation des risques. "Personne ne veut voir les mauvaises routes bâties du jour au lendemain," explique Gassner.

Awaineh, qui est proche de l'Autorité Palestinienne est plus mesuré dans sa critique et se focalise sur le rôle d'Israël. Pourtant, quand on insiste, il est clair sur la nécessité de résister à l'isolement et au déplacement de sa communauté. "Nous devons encourager les gens à rester ici et à survivre. L'Autorité Palestinienne et l'USAID doivent construire des routes pour la population palestinienne, pas pour les colons au nom des Palestiniens."

Libellés : , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 10:30 PM 10 comments

jeudi, avril 08, 2010

Bookmark and Share

Ethique du journalisme et conflit du Proche orient

Cet article issu du blog de Philip Weiss donne un aperçu concret du traitement différentiel de l'information relative au conflit palestino-sioniste. Il révèle aussi de manière éclatante ce que signifie une approche journalistique "équilibrée" des événements en Palestine occupée: cet "équilibre" ne peut se trouver qu'au détriment  de la vérité. On notera l'ironie à peine voilée de l'auteur de l'article qui observe qu'un journaliste qui s'était livré à une telle approche "équilibrée" au prix d'un travestissement éhonté des faits, n'en a pas moins été récompensé par un poste d'enseignant dans une prestigieuse université aux Etats Unis.


L'incident de 'Beita' en 1988 met en lumière une occupation cruelle et le manque de détermination des journalistes

par David Samel, 6 avril 2010, Mondoweiss (USA) traduit de l'anglais par Djazaïri

C'est aujourd'hui le douzième anniversaire d'un de ces innombrables événements tragiques de l'histoire du conflit israélo-palestinien. Il est bon de le revisiter parce qu'il est caractéristique du racisme, de la cruauté, de l'injustice et même de l'insanité de l'occupation. Une série d'articles du New York Times saisit la chronologie des événements et, tout aussi important, comment ces événements ont été révélés et discutés par les articles du journal.
L'incident s'était produit le 16 avril 1988 dans et autour du village cisjordanien de Beita. L'intifada avait commencé quelques mois plus tôt, et le bilan des tués s'élevait à 122 palestiniens tués par l'armée israélienne qui avait perdu un seul soldat. En plus des pertes palestiniennes, il y avait eu un nombre inconnu d'arrestations, de tortures routinières de prisonniers, et de membres brisés délibérément par les troupes israéliennes en vertu d'une politique délibérée du ministre de la défenses, le futur prix Nobel de la paix, Yitzhak Rabin.

Ce qui avait amené cet incident à faire la une du New York Times était le fait qu'Israël venait de perdre son premier civil, une adolescente nommée Tirza Porat. Dans un article intitulé "Une jeune fille Israélienne tuée à coups de pierres en réunion," John Kifner rapportait que Tiza avait été "lapidée à mort par des villageois palestiniens" alors qu'elle randonnait avec des amis dans le cadre d'une "sortie de vacances". Le corps de l'article révélait que deux palestiniens avaient aussi été tués, mais le titre de l'article ne laissait aucun doute quant à la vie qui avait la plus grande importance.

Les randonneurs Israéliens avaient rapporté que leur groupe de 18 personnes, dont deux étaient des gardes armés, avait été confronté près de Beita à de jeunes palestiniens qui lançaient des pierres et que le "pandemonium [apocalypse] avait éclaté... quand une femme s'était précipitée, lançant une grosse pierre à la tête d'un des gardes Israéliens." Des responsables de l'armée avaient déclaré que le "crâne [de Tirza] avait été fracassé par des coups répétés, apparemment avec des pierres." Selon le général Amram Mitzna, commandant pour la Cisjordanie, "De nombreuses pierres avaient été lancées sur les enfants qui ont aussi été battus. Suite à quoi, la jeune fille a été tuée et deux ou trois des adolescents de la randonnée ont été grièvement blessés."

Israël; qui a infligé tant de souffrances pour réprimer un soulèvement contre 21 ans d'occupation, se retrouvait alors "victime" d'une infime fraction de cette souffrance et la réaction fut immédiate et extrême. Le ministre des affaires religieuses Zevulun Hammer, faisait écho avec le point de vue supposé religieux, appelant l'armée à "couper les bras de ces sauvages et à écraser la tête de cette vipère de la mort."

Le lendemain, les obsèques de Tirza se transformèrent en spectacle public. Les autres colons appelaient à la "vengeance" et à l'expulsion des Arabes. Le premier ministre Yitzhak Shamir mit de l'huile sur le feu en disant aux participants aux funérailles, "Toute la nation est en colère" et "Dieu vengera son sang". Un rabbin ajouta que le village de Beita "devait être éliminé de la surface de la terre." Le ministre de la justice Avraham Sharir recommandait ma démolition de maisons et l'expulsion de centaines de personnes sur simple suspicion d'avoir une responsabilité.

Israël commença immédiatement l'application de ce genre de justice. Un troisième jeune Palestinien fut tué, cette fois par l'armée [sioniste], qui expliquera que le garçon tentait de fuir, probablement devant les soldats armés qui le poursuivaient en lui tirant dessus. L'armée détruisit aussi plusieurs maisons dans le village.

Pourtant, le jour même des funérailles, le récit des randonneurs avait commencé à s'effondrer avec le retrait du corps de Tirza d'une balle tirée par un garde Israélien. D'autres informations avaient pu être obtenues des randonneurs Israéliens qui affirmaient que les gardes Israéliens avaient tiré plusieurs coups de feu hors du village et répétaient que les problèmes commencèrent quand une femme atteignit avec une pierre un garde Israélien, un adepte de Meir Kahane nommé Roman Aldubi.  Aldubi avait un tel passé de violence contre les Arabes, y compris par arme à feu, qu'il devint le premier citoyen juif à être soumis aux "pouvoirs d'état d'urgence utilisés habituellement pour contrôler les Arabes," selon le New York Times. Un des randonneurs Israéliens avait confié à ABC News que la sortie avait un message politique pour la population indigène: "Nous devions leur montrer que le pays est à nous."

Le jour suivant, un article du New York Times confirmait que Tirza avait été en fait tuée par une balle perdue titée par Aldubi, le garde Israélien. Il s'avérait aussi aue la femme qui avait touché Aldubi avec une pierre était la soeur du jeune paysan dont le nom n'a pas été donné, qu'Aldubi venait d'assassiner. L'article révélait qu'Aldubi avait aussi blessé par balle dans le ventre un autre paysan. La réponse de l'armée à ces révélations fut de démolir huit maisons de plus dans le village, soit un total de 14 maisons détruites.

Selon le commandant de l'armée israélienne, Aldubi avait utilisé les jeunes randonneurs Israéliens comme boucliers humains. Il avait dit aux enfants de "former un cordon, une barrière autour de lui de sorte que personne ne puisse l'atteindre" et il avait commencé à tirer, tuant un Palestinien et en blessant un autre. Dans la mêlée qui avait suivi, certains villageois palestiniens avaient protégé les jeunes Israéliens de la foule en colère. Ils avaient désarmé les gardes Israéliens, mais au lieu de servir de ces armes eux-mêmes, ils avaient tenté de les détruire.

Le 10 avril, quatre jours après l'incident, et alors que les faits les plus importants étaient déja connus, un éditorial du New York Times exprimait une incertitude sur la question de savoir si Tirza avait été "tuée par des pierres lancées par des Palestiniens ou par une balle provenant de l'arme d'un protecteur Israélien." Son propre journaliste avait déjà confirmé cette dernière version. L'éditorial savait à qui imputer la faute: "les deux côtés en étaient responsables," même si une attention bien plus considérable avait été consacrée à l'attaque arabe.
Le jour suivant, quand la responsabilité pour l'événement était devenue assez claire, le ministre du commerce Ariel Sharon proposa l'évacuation de tout le village de Beita, "le dynamitage de toutes ses maisons et la construction de nouvelles colonies". Israël expulsa alors 12 palestiniens, dont six de Beita, vers le Liban Sud, arracha des centaines d'amandiers et d'oliviers en guise de punition collective, enseignant aux villageois de Beita à ne pas se désigner comme des victimes de la violence des colons.

Une semaine environ après l'incident, le premier ministre Shamir tint un discours dans lequel il refusait d'accepter la reconnaissance par ses propres militaires que Tirza avait été tuée par un projectile israélien et non par des jets de pierres palestiniens. "Aujourd'hui encore, alors que nous vivons dans notre propre pays, "des gens au coeur malfaisant et insensible tirent des flèches empoisonnées sur nos jeunes pendant qu'ils se promènent à la campagne, la transformant en vallée de la mort."

Quand la pression est retombée, et que la fièvre du début est revenue à la normale, les autorités israéliennes ont puni la partie coupable. Non, pas Aldubi. On estima que cet 'assassin de trois personnes avait assez souffert et il ne fut pas poursuivi en justice. Mais une peine de prison fut infligée à la soeur, enceinte, du premier Palestinien tué par Aldubi, pour l'avoir frappé à la tête avec une pierre.

Résumons donc les faits. Un groupe de colons illégaux fait une randonnée délibérément provocatrice vers un village arabe pour montrer qui est le maître. Ils permettent à une tête brûlée avec une histoire de violence d'agir comme garde armé et, c'était prévisible, il assassine deux Palestiniens, tire sur deux autres, et tue accidentellement une jeune fille Israélienne. Le New York Times impute la même part de responsabilité aux deux parties. L'armée israélienne tue un troisième jeune Palestinien parce qu'il "s'enfuit" et démolit 14 maisons, la plupart, voire toutes, après avoir appris qui était responsable de la mort de l'israélienne. Celui qui a tué trois personnes est laissé en liberté tandis que la soeur, enceinte, d'une des victimes palestiniennes va en prison et que six hommes du village sont expulsés du pays.

Non moins significatif était le fait que cet article était un article de suivi sur les turbulents villageois de Deita, rédigé par par John Brinkley et publié par le New York Times quatre mois plus tard. Dans une étrange démarche pour se conformer à la politique "équilibrée" du New York Times, Brinkley avait réduit le nombre de tués Palestiniens à un au lieu de trois. Pour faire bonne mesure, Brinkley ajoutait qu'au moment il est devenu clair que Turza avait été tuée par un autre colon et non lapidée à mort, "Israël avait déjà exercé sa vengeance, "en dynamitant 14 maisons et en expulsant six habitants au Liban.

Dès lors que les articles de son propre journal avaient rapporté de manière précise aussi bien le bilan des tués que le fait qu'Israël avait exigé vengeance même après avoir appris la vérité sur la mort de Tirza, il est diffcile de croire que les erreurs de Brinkley étaient fortuites. Il a simplement réécrit l'histoire pour la rendre plus acceptable pour sa propre sensibilité. C'est le genre de journalisme qui a amené Brinkley à exercer comme professeur à Stanford après 23 ans de carrière au New York Times.

Depuis plus de 20 ans avant cet incident, et 20 autres années depuis, c'est ce que l'occupation a signifié pour des millions de palestiniens. Ils ont dû endurer l'obscénité d'une dictature militaire imposée par une puissance étrangère avec une idéologie raciste flagrante qui les perçoit comme des sous-hommes pour avoir osé être nés sur une terre convoitée par un autre peuple. Quand ils se rebellent, même alors qu'ils sont victimes de l'hostilité israélienne, ils sont jugés coupables d'insubordination et sujets à des punitions collectives très dures.

Qui plus est, les choses ont empiré ces 22 dernières années. Elles continueront à se dégrader tant qu'un "peuple" insistera sur son droit à la domination absolue sur l'autre.

Libellés : , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 10:49 PM 2 comments

jeudi, novembre 19, 2009

Bookmark and Share

L'Union Européenne sanctionne enfin l'entité sioniste!

C'est une blague, bien entendu car si officiellement les pays de l'Union Européenne sont préoccupés, déplorent ou regrettent la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens occupés par l'entité sioniste. Il parait même qu'ils la considèrent comme illégale.
Ils ont cependant trouvé un moyen efficace de sanctionner ces agissements de l'entité sioniste puisque, lit-on dans le Yediot Aharonot du 18 novembre.


A partir de 2010: pas de taxation des produits alimentaires israéliens vendus en Europe 



Bonne nouvelle pour l'industrie agro-alimentaire israélienne: dès le 1er janvier 2010, les produits alimentaires exportés vers l'Europe bénéficieront d'exemptions de taxes. Ces produits comprennent le chocolat, les pâtisseries, les gaufres, les salades fraîches, les pâtes, le café, les jus de fruits concentrés etc.

En conséquence, les prix des produits israéliens sur les marchés européens pourraient baisser, augmentant leur compétitivité.

Jusqu'à présent, les exportations de produits alimentaires transformés en Israël étaient exportés vers l'Europe sous la restriction de fortes taxes douanières, empêchant parfois l'exportation.





Cette exonération, nous informe le Yediot, entre dans le cadre d'un nouvel accord sur le commerce agricole entre l'entité sioniste et l'Union Européenne signé le week-end dernier à Bruxelles.



Maintenant, reste à souhaiter que M. Nicolas Sarkzy plaidera pour que l'Union Européenne adopte un train de sanctions identiques à l'encontre de l'Iran qui, comme on le sait, passe son temps ) enfreindre le droit international en respectant les traités qu'il a signés et en n'agressant pas ses voisins.

Libellés : , , ,

posted by Djazaïri at 12:56 PM 1 comments

samedi, août 01, 2009

Bookmark and Share

Les sionistes à la conquête des terres émergées

La volonté d’expansion territoriale sioniste a du mal à se fixer une limite. Et aux terres palestiniennes connues, l’entité sioniste a décidé d’ajouter les terres récemment émergées en raison de l’assèchement progressif de la mer Morte.
La quotidien espagnol El Periodico met bien en évidence le nouveau problème politique que vient d’ajouter le gouvernement sioniste à une longue liste de problèmes en suspens.
Et les sionistes apportent ainsi un démenti cinglant aux propos lénifiants de l’hypocrite
Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale.
i
Israël se prépare à confisquer le rivage palestinien de la mer Morte

1. Ce projet contredit le compromis accepté par Netanyahu de ne pas faire de confiscations supplémentaires
2. Les terres que la baisse du niveau des eaux a mis à l’air libre deviennent une nouvelle pomme de discorde.
Par Ricardo Mir DE Francia à Kalia, El Periodico (Esp) 27 juillet 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri
f
Sur la plage de Kibboutz Kalia, une colonie située au nord de la mer Morte, un ancien embarcadère rouille suspendu en l’air devant les regards des touristes qui flottent bien plus bas dans ses eaux ou qui prennent des bains de boue en se conformant à un des rituels indissociables d’un des lacs les plus salés de la planète. Construit voici neuf ans au niveau de la mer, le quai languit aujourd’hui à dix mètres au-dessus, révélant la rapidité de son assèchement. Son niveau baisse au rythme d’un mètre par an. A la moitié du siècle, selon les écologistes, elle pourrait avoir pratiquement disparu.
Les sols laissés à découvert par la mer depuis le début de l’accélération de son rétrécissement au milieu du siècle dernier sont devenus la dernière pomme de discorde entre israéliens et palestiniens.
d
Fin juin, le gouvernement israélien a diffusé plusieurs annonces dans la presse palestinienne pour faire connaître son intention de déclarer comme terres étatiques ce nouveau littoral ainsi que certaines de ses terres adjacentes en Cisjordanie occupée. Ce qui n’est pas une mince affaire. Il s’agit de 139 Km2, plus de 2 % de la Cisjordanie, un territoire dont Israël a déjà arraché 11 % de la superficie avec le tracé du mur de séparation.
Les annonces dans la presse donnent aux palestiniens un délai de 40 jours pour faire valoir des droits éventuels, mais les spécialistes s’accordent à dire qu’il leur sera difficile de le faire parce qu’une bonne partie des sols se trouvait historiquement immergés. « Il s’agut d’une confiscation pure et simple. Si les palestiniens essayent un jour d’exploiter ce rivage pour le tourisme ou l’industrie, Israël dira que la terre lui appartient, » assure Hagit Ofra, porte parole de l’organisation israélienne la Paix Maintenant
s
CONTRADICTION/ Ces plans contredisent les promesses du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, pressé d’arrêter la colonisation par les Etats Unis. Dans son récent discours à l’université de Bar Ilan, il a déclaré qu’il n’y aurait pas de nouvelles confiscations de terrains. Mais le gâteau est tentant. Tant par son importance stratégique, faisant office de frontière avec la Jordanie, que par son énorme potentiel touristique et économique. Sur le littoral cisjordanien, se trouvent diverses plages exploitées par le secteur privé, des usines de production de cosmétiques, des lieux saints comme celui du baptême de Jésus ou des gisements archéologiques comme celui de Qumran où ont été trouvés les manuscrits de la mer Morte.
s
ZONE MILITAIRE/ Depuis le début de l’occupation militaire en 1967, Israël est l’unique exploitant du littoral palestinien de la mer (qui en représente le quart). Elle l’a d’abord déclaré zone militaire fermée. Puis elle a installé des colonies et des bases militaires et, avec le temps, a déclarées terres étatiques certaines propriétés riveraines liées historiquement aux districts de Bethléem et Jéricho. Jusqu’à ces derniers mois, et pendant près de huit années, les palestiniens n’avaient même pas le droit de piquer une tête dans la mer pour «raisons de sécurité.»
Pour l’heure, l’expansion économique des littoraux israélo-palestiniens est gelée. «Nous avons de nombreux projets et d’offres d’investisseurs privé mais il faut d’abord stopper l’assèchement. Construire des hôtels au milieu du désert n’a pas de sens,» assure Itai Ram, gérant de la plage du kibboutz Kalia. Les causes de l’agonie de la mer Morte sont connues. Les principales sont la surexploitation des eaux fu fleuve Jourdain pour l’irrigation et l’alimentation en eau, la diminution des pluies et le processus accéléré d’évaporation provoqué par les activités minières jordaniennes et israéliennes pratiquées à ses abords.
s
TRANSVASEMENT/ La solution explorés pour la ressusciter passe par la construction d’un canal pour transvaser de l’eau depuis la mer Rouge. La Banque Mondiale a étudié pendant des années la viabilité du projet. Jordaniens, israéliens et palestiniens le soutiennent, mais les écologistes sont très dubitatifs. « Transvaser de l’eau salée fait courir le risque d’une cristallisation de la surface par excès de sel, » assure Iyad Abureideneh de Friends of the Earth (une ONG de protection du milieu naturel).
s
Si le projet aboutit, il ouvrira une manne économique. On parle de construire plus d’hôtels, des parcs aquatiques et des iles de loisirs. Les rivages de la mer Morte seraient revalorisés et leur développement profiterait à ceux qui les contrôlent.

Libellés : , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 1:59 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette