samedi, avril 20, 2013

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Muhammad R., 17 ans, bouclier humain pour les terroristes sionistes


Via The Angry Arab et Electronic Intifada
Des terroristes (soldats) sionistes se servent d'un jeune palestinien (17 ans) ligoté comme bouclier humain pendant qu'ils répriment une manifestation vendredi dernier dans le village d'Abou Dis en Cisjordanie.



La manifestation se tenait en solidarité avec Samer Issawi qui mène une action sous forme de grèves de la faim depuis plus de 250 jours pour protester contre sa détention arbitraire par les autorités terroristes sionistes. Samer Issawi est actuellement dans un état critique et s'il venait à décéder, sa mort pourrait avoir d'importantes conséquences politiques.

Le recours aux boucliers humains est une pratique assez fréquente chez les terroristes sionistes

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lundi, décembre 03, 2012

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Saint-Etienne: soutien aux prisonniers politiques palestiniens

A l’initiative de l’Association France-Palestine Solidarité

Campagne de soutien aux prisonniers politiques palestiniens

 « Rendons-leur leur dignité et leur liberté ! »

le Vendredi 7 décembre 2012

à partir de 19h,

à la faculté de Lettres rue Tréfilerie,  Saint-Etienne (42)
amphi J01

Rencontre-débat avec Jean-Claude Lefort

Ex- coordonnateur du comité national de soutien à Salah Hamouri

Ils sont aujourd’hui 4581 à croupir dans les geôles israéliennes. 4581 hommes, femmes, enfants, détenus en toute illégalité au regard  du droit international, dans l’un des 28 centres de détention, centres d’interrogatoire et autres prisons administrées par l’Etat d’Israël. Certains sont des personnes malades, mais on leur refuse des soins. Certains, plus de 200, sont des mineurs, mais on empêche leurs parents de leur rendre visite. Plusieurs d’entre eux ont moins de 12 ans.

Certains sont des militantes et des militants, ayant eu une activité de résistance contre les forces armées qui occupent leur pays, en Cisjordanie, à Gaza ou à Jérusalem ; d’autres sont des membres du Conseil Législatif Palestinien, des responsables politiques, des élus, dont l’attitude n’a pas plu à  l’occupant ; d’autres sont simplement des parents des premiers, arrêtés pour faire pression sur eux et faire régner la peur dans la population. En vertu de la  procédure dite  de « détention administrative », Israël peut les garder sous les verrous pendant trois mois sans leur signifier de chef d’inculpation ni les faire passer en jugement, et la procédure est indéfiniment renouvelable.

La campagne que nous menons a pour but  de demander la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques palestiniens ; de mobiliser et de sensibiliser l’opinion publique sur ces violations des lois internationales, et d’apporter un soutien concret aux prisonniers.

Député du Val de marne, Jean-Claude Lefort  a été vice-président de ce qui fut finalement la Mission d'information parlementaire sur le Rwanda ; il se trouva en désaccord avec les conclusions finales du rapport de la Mission et refusa d'en être co-auteur. I[]l a déclaré en août 2006 que les « crimes de guerre commis au Liban par l'armée israélienne devraient être jugés par la Cour pénale internationale. [] Aujourd’hui président de l’AFPS, il a été  coordonnateur    du Comité national de soutien à Salah Hamouri jusqu’à la libération de celui-ci et anime la campagne de parrainage des prisonniers palestiniens.

Contact : afps.saintetienne@gmail.com

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dimanche, décembre 02, 2012

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Palestine, Gaza, ONU, la nouvelle donne


J’ai un peu de temps, alors j’en profite pour sortir un peu le blog de sa léthargie.
La dernière agression sioniste contre Gaza a montré comme les agressions précédentes la capacité destructrice du terrorisme sioniste.

Si les conflits politiques se résumaient à une simple arithmétique de la force militaire, l’entité sioniste aurait dû poursuivre son offensive et lancer à l’assaut les dizaines de milliers de réservistes qu’elle avait commencé à mobiliser.

Il n’en a rien été parce que la guerre  est autre chose qu’une bagarre de gamins dans un bac à sable ou un combat de boxe qui s’achève par le K.O. d’un des adversaires.

En effet, le conflit palestino-sioniste n’engage pas seulement l’Etat prétendu juif et le peuple palestinien, mais toute la région arabe et proche orientale ainsi que les Etats Unis et l’Europe.

La récente agression a permis de vérifier une fois de plus la détermination du peuple palestinien à résister et à recouvrer ses droits. Et les autorités sionistes médusées ont pu constater que les combattants palestiniens étaient désormais en mesure de toucher des villes aussi éloignées de Gaza que Beersheba et surtout Tel Aviv.

En ce sens le Hamas et les autres organisations de la résistance palestinienne ont remporté une victoire stratégique en faisant échouer la tentative sioniste de leur administrer une raclée et en signifiant qu’un jour peut-être pas si éloigné, c’est un déluge de feu qui pourrait s’abattre sur Tel Aviv.

Et Tel Aviv, c’est le véritable cœur de l’entité sioniste qui se résume en pratique à cette cité Etat.

Ensuite, comme je l’écrivais précédemment, l’entité sioniste est en quelque sorte passée sous la tutelle de l’Egypte qui a assuré, en coordination avec les Etats Unis, la gestion des tractations en vue d’un cessez-le-feu.

 C’est un point de vue très proche du mien que développe Alex Callinicos et je suis donc ravi de vous proposer une traduction d’un article qu’il vient de publier dans The Socialist Worker.
Alex Callinicos à la 5ème conférence anti-guerre du Caire en 2007
Alex Callinicos à la 5ème conférence anti-guerre du Caire en 2007
L’autre grand évènement stratégique est bien sûr l’octroi à la Palestine du statut d’Etat observateur à l’Organisation des Nations Unies.

Certains considèrent que cette reconnaissance porte en elle l’abandon par les Palestiniens d’une partie de leurs droits fondamentaux sur leur patrie. C’est vrai en théorie et en faisant abstraction du contexte réel. Ceux qui pensent ainsi supposent en effet que l’entité sioniste pourrait admettre un jour ou l’autre la restitution des territoires qu’elle occupe depuis 1967, permettant ainsi à un gouvernement palestinien d’exercer une autorité souveraine sur la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Cette hypothèse relève de la chimère car jamais les sionistes n’accepteront de rétrocéder des territoires qu’ils estiment avoir vocation à contrôler et à coloniser totalement. Le nouveau statut politique reconnu à la Palestine est donc un acquis précieux qui  ne remet nullement en cause la pertinence de la résistance sous tous ses aspects, y compris militaires.


Gaza témoigne de l’impact des révoltes arabes
Les révolutions font trembler tous les régimes – les régimes arabes, ainsi que celui d'Israël,
Par Alex Callinicos, Socialist Worker (UK) 1er décembre 2012 traduit de ‘anglais par Djazaïri

Friedrich Engels écrivait en 1854: «Nous ne devons pas oublier qu'il y a une sixième puissance en Europe, qui à certains moments affirme sa suprématie sur l'ensemble des cinq soi-disant« grandes puissances »et fait trembler chacun d'entre eux. Cette puissance est la Révolution. "

Il en va de même dans le Moyen-Orient aujourd'hui. Si vous ne vous intéressez qu’à l'équilibre militaire des forces, vous conclurez que rien n'a vraiment changé depuis la dernière guerre d'Israël contre Gaza.

Le Hamas dispose désormais de missiles Fajr-5 de plus longue portée qui peuvent frapper Tel-Aviv. Mais l’armée israélienne conserve une écrasante supériorité matérielle. Mais ne prendre en compte que le matériel et les troupes serait superficiel. En réalité, tout a changé.
Le quotidien libéral israélien Haaretz a publié un article fascinant sur les débats de la semaine dernière entre les hauts responsables du gouvernement- le premier ministre Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman –au sujet de la trêve proposée par le président égyptien, Mohamed Morsi:
"Lors de la réunion de mardi, juste avant l’arrivée de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, il est apparu clairement à Israël que les principes du cessez-le feu proposé par l'Egypte étaient beaucoup plus proches des positions du Hamas que des siennes.

"L'hypothèse formulée par les responsables du renseignement lors de la réunion triumvirat était que, contrairement à la situation à l’époque de Moubarak, les Egyptiens s'alignant sur le Hamas et essayent de lui permettre d’obtenir des succès."

Cessez-le-feu

Barak voulait accepter le cessez le feu sur la base du fait que l'armée israélienne avait donné une leçon au Hamas. Lieberman plaidait pour une offensive terrestre et Netanyahou se situait entre les deux points de vue.

Les trois ministres israéliens avaient demandé à Clinton de «faire pression sur l'Egypte pour qu’elle présente un accord de cessez-plus équilibré». Au lieu de quoi, soutenue par des appels téléphoniques de Barack Obama, elle les a poussés à accepter les termes de l'Egypte.
Et ils les ont acceptés. Même l'extrémiste de droite Lieberman s'est soumis, expliquant à d’autres ministres, «La décision est simple. Rabin [le Premier ministre israélien assassiné pour avoir enclenché le «processus de paix»] avait dit que s’ils nous tirent dessus depuis le bande de Gaza, nous la réoccuperons, mais c’est à l’évidence difficile. " 

Les révolutions arabes sont derrière le rôle joué par Morsi pour obtenir un cessez-le-feu que le Hamas pourrait proclamer comme une victoire. La dernière guerre contre gaza a montré comment ces révolutions commencent à transformer la géopolitique régionale.
Netanyahu s’est servi de la supériorité militaire d'Israël pour reprendre l'initiative. Ses exigences pour une guerre contre l'Iran, techniquement très difficile à faire sans le soutien des Etats Unis - étaient son stratagème initial. Mais il s’est retrouvé bloqué à la fois pas sa propre hiérarchie militaire et par Obama

L'assassinat du chef militaire du Hamas, Ahmad al-Jaabri au moment où un nouveau cessez-le feu de Gaza était en discussion [avec précisément al-Jaabri, NdT] était le stratagème suivant de Netanyahou. 

Agenda

Netanyahu a soutenu Mitt Romney lors des dernières élections américaines. Le journaliste américano- palestinien Ramzy Baroud avance que le but de la guerre était de "pousser le thème de la sécurité d'Israël dans les priorités de l'agenda de la nouvelle administration"
Mais les yeux Etats Unis se sont tournés plus loin à l’est. Ce qui a été symbolisé par le fait qu’Obama s'est rendu en Birmanie, dans une démarche visant à l’éloigner de la Chine au moment de l'attaque israélienne contre Gaza. Une nouvelle guerre au Moyen Orient est donc la dernière chose que veulent les Etats Unis.

Et, à dans la région, M. Netanyahou a perdu des amis très puissants. La Turquie, qui avait fait signé un pacte militaire avec Israël, s'est retournée contre lui. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé la semaine dernière Israël comme un "Etat terroriste".

Mais Morsi et Erdogan ont un problème. Ils veulent nuire symboliquement et diplomatiquement à Israël, mais ils n'ont pas l'intention de reprendre la lutte armée contre Israël.
Morsi en particulier,est le président d’un peuple pour qui trouve insuffisantes les dénonciations rhétoriques et les manoeuvres en coulisses.

Ainsi qu’il l’a découvert le weekend dernier, la révolution arabe est une force dynamique qui ne peut pas être simplement exploitée à des fins d’intrigue de parti. Comme le disait Engels, elle fait trembler chaque régime, arabe comme israélien, même ceux qui prétendent être le produit de la révolution.

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mercredi, octobre 24, 2012

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L'émir du Qatar à Gaza: les dessous d'un flop


La presse nous parle abondamment de la visite de l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, dans la bande de Gaza.
Prêts à accueillir l'émir du Qatar
On peut lire que
 Yigal palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, s'est dit "atterré" que le Qatar ait pris le parti d'une formation considérée par les Etats-Unis et l'Union européenne comme une organisation terroriste.
Il est cependant évident que cet un évènement qu’on ne saurait minimiser n’a pu se produire que grâce à l’assentiment des autorités sionistes. Ces dernières ont d’ailleurs tenu à montrer, avant et après cette visite, qu’elles restaient maîtresses du jeu en bombardant ce territoire comme elles ont coutume de le faire.

On ne peut pas préjuger des conséquences diplomatiques de cette visite dont l’objectif est avant tout de renforcer la position du Hamas, moins face au régime sioniste que face à l’Autorité Palestinienne et s’inscrit dans la recomposition du paysage politique arabe recherchée par les Etats Unis et les monarchies (démocratiques) du Golfe.

Le fait que le Hamas soit classé par les Etats Unis parmi les organisations terroristes ne constitue en rien une entrave à cette recomposition palestinienne. Les Etats Unis n’ont en effet pas hésité à s’allier avec ce qu’on appelle des djihadistes en Libye et même en Syrie, et ils se sont longtemps servis des Moudjahidine Khalq iraniens, pourtant inscrits sur la liste des organisations terroristes il y a peu de temps encore.

Le Qatar entend sans doute remercier le Hamas pour s’être démarqué du régime syrien qui offrait encore tout récemment à ce mouvement les moyens de son déploiement vers les Palestiniens de l’extérieur et vers des pays amis de la cause palestinienne.
De fait, le soutien à la cause palestinienne est un des paramètres de la légitimité de tout gouvernement arabe et c’est cet attribut qu’entend s’accaparer l’émir du Qatar après en avoir supposément privé le régime de Damas.

Comme il se doit,
Le Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a dénoncé la visite, appelant les pays arabes à "ne pas poursuivre la politique d'établissement d'une entité séparatiste dans la bande de Gaza, qui sert fondamentalement les desseins israéliens".
De fait, ce qu’on a du mal à percevoir, c’est ce que retirera le projet national palestinien de cette visite et de ces annonces. Elle enfonce un coin supplémentaire entre l’OLP et le Hamas, c’est un des buts recherchés, alors qu’il faudrait au contraire rapprocher ces deux organisations et éloigner l’OLP de l’entité sioniste.

C’est tout le contraire qui va se passer et le risque est bien présent de confirmer le régime sioniste dans la possibilité de constituer des Bantoustans palestiniens, l’un sous la dépendance du Qatar et de l’Egypte, l’autre directement supervisé par le régime sioniste et la Jordanie à un moindre degré. Jusque à l’expulsion complète et progressive des Palestiniens de Cisjordanie qui céderont toute la place aux colons.

L’émir a, nous dit-on, inauguré un certain nombre de projets et annoncé des centaines de millions de dollars d’investissements dans la bande de Gaza, pour construire des routes et des logements notamment.

Faute de règlement politique, ces réalisations seront détruites lors de la prochaine offensive sioniste contre Gaza. Et l’émir est peut-être venu avec de l’argent mais sans proposition politique correspondant aux aspirations nationales du peuple palestinien. Exactement comme lors de sa première visite à Gaza en 1999.

Et la solution des bantoustans, même avec un soupçon de prospérité, ne répondra pas aux aspirations du peuple palestinien qui la rejettera nécessairement.

Côté Hamas, l’heure est à l’enthousiasme apparemment puisque :
Acclamé par des milliers de Palestiniens, alors que sa limousine cahotait sur la chaussée défoncée qu'il a promis de reconstruire, l'émir a ensuite été accueilli avec les honneurs par Ismaïl Haniyeh, Premier ministre de l'administration mise sur pied par le mouvement islamiste.
Et peut-on lire aussi :
"Aujourd'hui, vous annoncez officiellement la levée du blocus politique et économique imposé à la bande de Gaza", a dit à cheikh Hamad le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh, à l'occasion de la pose à Khan Younès (sud) de la première pierre d'un projet immobilier destiné à des familles défavorisées, qui portera le nom de l'émir.
"Aujourd'hui, nous abattons le mur du blocus (israélien) grâce à cette visite historique et bénie", a-t-il ajouté.
L’émir n’a pourtant rien annoncé de tel. Il a simplement dit qu’il allait un peu dorer la cage dans laquelle sont enfermés les habitants de Gaza, dont la plupart sont des réfugiés ou descendants de réfugies d’autres régions de la Palestine.

Si la direction du Hamas et certains Palestiniens semblent se bercer d’illusions sur l’impact de la visite de l’émir, l’opinion palestinienne fait preuve semble-t-il de plus de maturité. Et c’est sans doute pour cette raison que l’engouement populaire pour cette visite est plus apparent que réel.

 Vous voulez une preuve ?
par Ibrahim Barzak | Associated Press –  23octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
Ville de Gaza, Bande de Gaza – L’émir de Qatar a annulé un discours qu’il devait prononcer devant les Palestiniens dans le plus grand stade de football de la ville de Gaza.
Les responsables du Hamas présents dans le stade ont annoncé l’annulation et ordonné aux milliers de personnes présentes ce mardi de rentrer chez elles.
Ce discours était le point d’orgue de la visite historique de l’émir dans la bande de Gaza.
Le Hamas a invoqué l’emploi du temps chargé de l’émir quand il a annoncé le changement. Mais le stade n’était plein qu’à environ un cinquième de sa capacité au moment de l’annonce de l’annulation.
A la place, l’émir a prononcé un discours devant un auditoire beaucoup plus réduit à l’université de Gaza.
Comme on le voit, pas plus l’OLP que le Hamas ou l’émir du Qatar ne doivent se faire d’illusions quant à leur popularité réelle auprès de la population palestinienne. Tous incarnent, à des degrés divers, l’incapacité des élites politiques arabes à être à la hauteur des enjeux.

L’OLP va peut-être commencer à en prendre conscience suite à son échec aux élections municipales en Cisjordanie. Il faudra sans doute un peu plus de temps à un Hamas grisé par son succès diplomatique pour comprendre qu’une légitimité acquise dans les urnes il y a quand même quelques années, ne signifie pas un blanc seing ou une adhésion unanime à des démarches qui contribuent à diviser les Palestiniens et à mettre en échec leur projet national.

Le déblocage de la situation s’amorcera peut-être une fois que la crise syrienne s’apaisera au profit, je l’espère, d’une solution conforme à l’intérêt national syrien et arabe. Après tout, c’est bel et bien avec les basses manœuvres du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des Etats Unis que s’est sédimentée cette évolution inattendue et funeste de la scène politique palestinienne.

Le Hamas qui incarnait jusque là l’esprit de résistance a pris le chemin du renoncement pour une poignée de dollars. Il lui reste quand même encore un petit bout de chemin à faire pour rejoindre l’OLP dans l’abjection.
  

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vendredi, octobre 05, 2012

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Une stratégie de judaïsation totale de la Palestine


Certains se font des illusions sur l’acceptation par l’entité sioniste de l’existence d’un Etat palestinien sur la bande de Gaza et la Cisjordanie et supposent qu’une discussion avec un gouvernement représentant une tendance plus modérée du sionisme permettrait d’atteindre cet objectif.
C’est une illusion sous deux aspects. Tout d’abord, rien ne permet de dire que des élections organisées par le gang sioniste déboucheraient sur l’arrivée au pouvoir d’une équipe plus «réaliste» ou plus ouverte au dialogue. Ensuite, non seulement les sionistes colonisent patiemment la Cisjordanie mais ils entreprennent d’en faire de même à l’intérieur des frontières de l’entité sioniste ou subsiste une communauté palestinienne qui forme 20 % de la population de la dite entité.
L’idée étant de mener la vie impossible aux Palestiniens et de les contraindre à aller s’établir ailleurs. Par exemple dans un futur Etat sunnite sur tout ou partie de la Syrie actuelle ?
Une idée d’exode palestinien qui est acceptée par l’Occident, il suffit de discuter un peu franchement avec les politiques pour le savoir.
J’ai écrit le mot «frontières,» mais ce mot n’est pas approprié puisque l’entité sioniste a toujours refusé de définir ses frontières avec le futur Etat palestinien, car selon sa doctrine, il n’existait, et il n’existe, rien qu’on aurait pu appeler nation palestinienne

J’ai traduit le mot anglais «devout» par fanatique au lieu de dévot parce que c’est bien de fanatiques (de la religion ou de la race) que parle l’article, pas simplement de gens dévots.

par AMY TEIBEL, ABC News (USA) 4 octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des Juifs orthodoxes Israéliens, la force vive du mouvement de colonisation de la Cisjordanie, ont commencé à tourner leur attention vers I’intérieur même d’Israël, et à s’installer dans les quartiers arabes de villes mixtes dans le but d’y consolider la présence juive.

Des militants affirment que ces dernières années, plusieurs milliers de fanatiques Juifs se sont insinués dans les quartiers arabes décrépis de Jaffa, Lod, Ramle et Acre, des villes pauvres divisées en quartiers juifs et arabes. Leur arrivée a menacé de perturber les relations ethniques délicates avec la construction d’écoles religieuses et de logements exclusivement réservés aux Juifs.

"Israël doit agir en tant qu’Etat de ses citoyens", déclare Mohammad Darawshe, co-directeur exécutif d’ Abraham Fund Initiatives, une fondation qui promeut la coexistence entre Juifs et Arabes en Israël. La «préférence ethnique est clairement quelque chose d’injuste, qui viole les principes de la démocratie."

Environ 20 % des citoyens d’Israël sont arabes. Ils vivent en majorité dans des viles et des villages arabes, à quelques exceptions notables dont tout particulièrement Haïfa, la ville portuaire qui est la troisième plus grande agglomération d’Israël.

Avant la création d’Israël en 1948, ces villes mixtes étaient peuplées d’Arabes. Beaucoup s’enfuirent ou furent expulsés pendant les deux années de guerre qui suivirent la création d’Israël. Les Arabes commémorent cet évènement comme une «catastrophe» (nakba).

L’arrivée de Juifs dans les quartiers arabes pour des raisons idéologiques rappelle la ferveur nationaliste des premiers colons Israéliens en Cisjordanie à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Ils installaient des camps de caravanes et squattaient des maisons vides, déterminés à occuper le terrain pour des raisons religieuses et de sécurité.

Le mouvement des colons est devenu une énorme entreprise qui, avec le soutien du gouvernement, a attiré plus de 300 000 Israéliens en Cisjordanie.

Alors que les colonies sont considérées comme étant un obstacle aux discussions de paix et comme illégales par les Palestiniens ainsi que par la plus grande partie de la communauté internationale, la campagne actuelle se déroule à l’intérieur des frontières israéliennes.

Pourtant, la venue de Juifs nationalistes et religieux dans les viles mixtes est promue au même rang d’action pionnière que le mouvement à l’origine de la colonisation en Cisjordanie. Les colons eux-mêmes ne font pas de distinction entre les deux côtés de la ligne verte], et affirment que tout devrait appartenir à Israël.

L’ Israel Land Fund, une des organisations qui encourage ces installations, aide les Juifs à acheter des biens immobiliers aussi bien en Israël qu’en Cisjordanie avec pour objectif de «s'assurer que la terre d'Israël reste dans les mains du peuple juif pour toujours."

Selon Arieh King, son directeur, le fonds aidé par un donateur qui a apporté des centaines de milliers de dollars, a contribué à amener une cinquantaine de familles à Jaffa, une ville majoritairement arabe qui fait maintenant partie de Tel Aviv. Il n’a pas voulu identifier ce donateur.

« Il y a des endroits à Jaffa où le Mouvement Islamique et d’autres organisations se sont radicalisés,» explique King. «Les gens avaient peur de hisser le drapeau national (israélien) par crainte de la réaction des Arabes.» maintenant, dit-il, les Juifs se sentent beaucoup plus à l’aise là-bas.

L’ Israel Land Fund est à la recherche d’investisseurs pour un projet immobilier et de centre hôtelier et de loisirs dans la ville portuaire d’Acre au nord dont la vieille ville majoritairement arabe a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

«Comme toujours, les récompenses financières sont moins importants que les bénéfices spirituels et idéologiques consistant à savoir que ces projets auront un impact énorme dans la lutte pour que Acre reste une ville juive,» affirme la publicité pour le projet du front de mer.

Acre, une ville d’environ 50 000 habitants est à 72 % juive et à 28 % arabe. Alors que les relations sont en général paisibles, Acre a été secouée par été secouée par de violents affrontements ethniques il y a trois ans après qu’un habitant Arabe eut circulé en voiture dans un quartier à majorité juive pendant le jour sacré du Yom Kippour, quand même les Juifs laïques [ ? secular] s’abstiennent de prendre leur voiture.

Les efforts pour amener des Juifs à Acre ont été salués dans les hautes sphères gouvernementales. Le vice premier ministre Silvan Shalom. Le vice premier ministre Silvan Shalom avait salué la création d’un séminaire juif à Acre l’an dernier en tant que mesure «participant au renforcement de la tendance de judaïsation de la Galilée.»
«Il n’y a rien de honteux dans ce constat,» avait-il dit à l’époque.

L’adjoint Arabe au maire d’Acre, Adham Jamal, a averti que ces activistes risquaient de briser un fragile statu quo.

Les nouveaux arrivants «ne comprennent pas la mentalité des Juifs et des Arabes qui vivent ensemble,» déclare Adham qui collabore avec un maire Juif. «Ceux qui arrivent maintenant ne viennent pas pour vivre à Acre. Ils viennent pour chasser les Arabes.»

Le maire d’Acre, Shimon Lankri, insiste sur le fait qu’il n’y a pas de politique de «judaïsation,» mais a déclaré être favorable à une demande encore non approuvée de permis pour construire 100 appartements pour des Juifs religieux dans la ville.

De tels projets immobiliers, où les habitants pourraient être contraints à s’habiller pudiquement et à respecter le sabbat juif en s’abstenant de conduire ou de jouer fort de la musique, existent dans de nombreuses agglomérations en Israël.

 «Est-ce que j’ai une politique qui discrimine, qui favorise les Juifs ? Il n’y a pas de politique de ce genre,» déclare Lankri. «J’ai moi-même vécu pendant cinq ans dans un immeuble avec des Juifs et des Arabes.» Il a soutenu que les habitants Juifs et Arabes avaient accès aux mêmes services dans sa ville.

Des militants Arabes ne sont pas d’accord et affirment subir de la discrimination à Acre et dans d’autres villes mixtes. Les rues et les bâtiments sont souvent délabrés dans les quartiers arabes, et il y a un manque d’écoles et de services sociaux.

Acre
Avant que les Juifs religieux commencent à s’installer à Acre il y  a quelques années, les Arabes étaient préoccupés par le manque d’égalité, explique Adham. Avec l’influx de nationalistes religieux Juifs, «le sujet principal est devenu celui des Arabes et des Juifs, et c’est dangereux,» dit-il. «Le discours porte maintenant sur la démographie.»

Lankri estime à 200 le nombre de familles religieuses qui ont emménagé à Acre ces dernières années.

Un processus semblable est en cours à Lod, a peu près à mi-chemin entre Jérusalem et Tel Aviv.
George Habache était natif de Lydda (Lod)
Le militant Juif religieux Aharon Atias explique qu’après leur mariage, sa femme et lui avaient «d’abord pensé» a s’établir dans une colonie en Cisjordanie. Puis, ils étaient arrivés à la conclusion qu’ils pouvaient transplanter l’ethos de la colonisation dans la ville natale d’Atias.

Il entreprit d’inverser le flux qui voyait les Juifs quitter sa ville natale déclinante, qui est à environ 25 % arabe et 75 % juive, en faisant venir des Juifs religieux. Son projet avait commencé avec deux familles à la fin des années 1990, dit-il.

 «Maintenant, nous sommes un empire,» déclare Atias. Il affirme que 400 nouvelles familles religieuses ont emménagé, et que six dispensaires, trois écoles, un séminaire [religieux] et une  académie prémilitaire ont été construits pour eux. Trois autres projets pour les Juifs religieux sont en construction, avec quelque 660 unités d’habitation qui devraient être peuplées dans les deux ans à venir, dit-il.

Un de nos projets se développe dans un quartier arabe, et les deux autres dans des quartiers mixtes pauvres.

«Nous voulons empêcher les Arabes de devenir majoritaires,» explique Atias. «Avec l’aide de Dieu, la ville de Lod a été une ville juive où vivent des non juifs, et elle doit rester ainsi.»
Les militants Arabes se cabrent à l’idée que les Juifs doivent dominer.

«Ils sont comme un cancer qui entre dans le corps et n’en sort plus,» explique la militante Horia ElSadi, native de Lod, reflétant l’amertume persistante laissée par l’établissement d’un Etat juif. «Ils veulent vivre entre eux. Ils veulent que Lod soit une ville juive.»

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vendredi, août 24, 2012

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Les 'Speed Sisters' à fond pour une Palestine libre


Je n’aime guère, et même pas du tout, les sports mécaniques mais je dois dire que j’ai été séduit par l’histoire de ces jeunes femmes palestiniennes qui s’adonnent à la course automobile.

Cette pratique déjà assez singulière dans les pays développés l’est bien entendu encore plus en Palestine et l’article renvoie bien aux grandes problématiques soulevées par la passion de ces jeunes personnes : la question de l’égalité homme-femme dans son rapport au religieux tel que vécu ainsi qu’aux normes sociales (machisme) et bien sûr la question de l’émancipation de la Palestine vis-à-vis de l’occupation sioniste.

Leur activité sportive va déboucher sur un film au titre alléchant : ‘Speed Sisters’ qui, s’il a du succès contribuera à populariser encore un peu plus la lutte du peuple palestinien.

Parce que l’occupation, ça ne se combat pas que militairement ou politiquement, ça se combat aussi en continuant à vivre et à faire société.

Et c’est la réalité et le dynamisme de cette société qui donnent peut-être le plus mal à la tête aux chefs du  gang sioniste.

La magazine Les Inrocks en avait parlé en juillet et renvoyait vers le site officiel des ‘Speed Sisters’.



Par Sal Emergui, El Mundo (Espagne) 24 août 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

La palestinienne Marah Zajalka avait à peine 18 ans en 2009, quand elle avait reçu El Mundo dans sa maison de Jenine pour nous parler de ses deux grands rêves : «Etudier pour être cinéaste et continuer à rêver sur quatre roues.» Aujourd’hui, ses désirs s’entremêlent à l’approche du but imaginaire auquel elle avait songé si souvent : sillonner avec sa voiture de course «amateur» les routes de Cisjordanie.

Il est vrai que sa passion pour les voitures et la vitesse dans une ville comme Jenine ressemblait alors à un bon scénario de science-fiction. Tout au plus une soupape d’évasion originale pour une adolescente palestinienne qui admirait sa mère, monitrice d’auto-école. Aujourd’hui, les peurs, les illusions et les obstacles (sociaux, culturels, politiques, physiques…) pour Marah et d’autres pilotes palestiniennes sont portés au grand écran.

'Speed Sisters' est le documentaire qui passe la cinquième vitesse dans la lutte contre le machisme qui domine la société palestinienne et contre les obstacles et les restrictions qu’impose Israël dans la Cisjordanie qu’il occupe depuis la guerre de 1957.

Certains, comme Mara, sont de véritables spécialistes qui, malgré leur outrageuse jeunesse ont des années de conduite esperte dans les chemins qui sortent de jenine. D’autres n’ont appris à conduire que depuis quelques années, en surmontant les regards désapprobateurs de leur entourage familial et les critiques publiques.

L’une d’entre elles, Mona Ennab, reconnaît que sa famille n’avait pas beaucoup apprécié au début. «Nous ne souffrons pas que de l’occupation. Ma communauté m’opprime en toute chose : ‘Ne va pas aux fêtes,‘ mais j’y vais. ‘Ne bois pas,’ mais je bois. ‘Ne fume pas,’ mais je fume… Nous avons déjà du mal avec l’occupation et nous n’avons pas besoin de rajouter en plus de la pression interne,» dénonce Mona.

Marah pense qu’il est possible qu’un jour une Palestinienne courre en Formule 1. «C’est important en tant que femmes mais aussi en tant que palestiniennes. Quand je suis au volant, je ne me sens pas discriminée,» nous dit-elle avant de faire l’éloge de sa collègue Betty Saadeh qui a réussi à entrer dans la liste de dix meilleurs pilotes automobiles palestiniens.

Betty, née au Mexique, sait que la réussite ne consiste pas à être dans le Top 10, mais simplement à être dans le circuit. « J’ai ça dans le sang. Mon père et mon frère sont champions auto au Mexique, » explique la seule palestinienne à disposer d’un sponsor.

Maysson Jayyusi (34 ans), employée de l’UNRWA à Ramallah et manager de la première équipe féminine de course automobile du Proche Orient, évoque un aspect «positif» des ’checkpoints.’ «Je suis tombée amoureuse des voitures rapides dans les heures et les heures frustrantes d’attente aux ‘checkpoints’ israéliens, dit-elle en ajoutant que «la vitesse me donne un sentiment de puissance et m’aide contre la dépression. Quand après l’attente, le soldat t’autorise à passer, tu n’as qu’une envie, c’est de voler.»

Et c’est ce qu’elles font. Voler pour prouver à leur tour que les femmes peuvent aussi être pilotes et accélérer de manière vertigineuse en quelques secondes pour se défaire des chaînes du conflit.

Pour donner du sens et de la couleur à leur aventure en la transformant en bande cinéma, la toute nouvelle équipe a obtenu le soutien du consulat britannique à Jérusalem.

La conversion de leur lutte anonyme en ce titre médiatique ‘Speed Sisters’ est due en partie à la réalisatrice et documentariste Amber Fares. Cette canadienne avait découvert qu’à Ramallah (capitale politique et administrative de l’Autorité Nationale Palestinienne), une histoire digne du cinéma se cachait derrière les portes pivotantes d’un parking abandonné. Avec son travail, la Cisjordanie et La Mans sont plus proches que jamais.

La sortie du film est prévue pour 2013. ‘Speed Sisters’ est un hommage à un groupe de jeunes filles qui ont en commun autre chose que le fait de ne pas porter le voile dans une société de plus en plus religieuse: courir pour atteindre l’égalité et l’indépendance de leur peuple.
Dans leur course, appuyer sur le frein n’est pas une option.

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mercredi, juin 13, 2012

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Eric Cantona et Mahmoud Sarsak



Mahmoud Sarsak est un footballeur palestinien de la bande de Gaza qui espérait faire avancer sa carrière en rejoignant la Cisjordanie, ce lambeau de sa terre natale occupée par des sauvages.
Mal lui en a pris car voilà maintenant trois ans qu’il croupit dans les geôles de la seule démocratie du Proche Orient.

Mahmoud Sarsak est en grève de la faim depuis 80 jours dans l’indifférence des  gouvernements et des media occidentaux si prompts à interpeller les consciences sauf quand les agissements condamnables sont le fait de l’Etat prétendu juif.
Un certain nombre de personnalités, dont l’ancien footballeur Eric Cantona, viennent d’adresser un courrier  à Hugh Robertson, ministre Britannique des sports, et à Michel Platini, président de l’UEFA (dont l’entité sioniste est adhérente) pour leur demander d’agir en faveur de la libération du footballeur Palestinien.

Vous ne trouverez rien  dans vos journaux sur cet appel cosigné par cette ancienne vedette du football dont la notoriété s’est prolongée par une carrière dans le cinéma, entre autres domaines d’activité.
Cette information est pourtant disponible auprès de l’Agence France Presse en langue… anglaise.
Vous trouverez cette info en français dans la presse militante ou chez nos voisins helvètes.
Qu’on ne me dise pas qu’il n’existe pas une conspiration du silence dans les media français dès lrs qu’il en va de l’image de marque de la canaille sioniste.

Mahmoud Sarsak et Eric Cantona
  

Cantona vient d’appeler à la libération du footballeur palestinien Mahmoud Sarsak, et se prononce contre la tenue de la coupe européenne de football junior en Israël, en mars 2013.

Communiqué de plusieurs personnalités dont Eric Cantona :

"Nous sommes choqués de voir que certains politiciens et institutions sportives qui se sont inquiétés de la tenue de l’Euro en Ukraine, en raison des violations des droits de l’homme, se taisent quand Israël est censé accueillir la coupe européenne de foot des moins de 21 ans en 2013.

Le racisme, les violations des droits de l’homme et du droit international sont monnaie courante dans ce pays. Le gouvernement israélien laisse ainsi sa population attaquer les immigrés africains, qu’ils qualifient d’"infiltrés" et veulent emprisonner dans des camps militaires.

Il y a dans les prisons israéliennes plus de 4000 prisonniers politiques palestiniens, dont plus de 300 "détenus administratifs", incarcérés sans procès ni accusations.

Parmi ces derniers, le footballeur de Gaza, Mahmoud Sarsak, 25 ans, emprisonné depuis près de 3 ans. Désespéré, il s’est mis en grève de la faim il y a plus de 80 jours et il est à l’agonie.

Nous appelons à le soutenir, ainsi que toutes les victimes des exactions israéliennes.

Il est temps de mettre un terme à l’impunité israélienne et d’exiger de cet Etat le respect des mêmes lois que les autres pays."

Eric Cantona, acteur et ancien footballeur

Noam Chomsky, Professor MIT, USA

John Dugard, Former Special Rapporteur of UN on Palestine, South Africa

Trevor Griffiths, écrivain, UK

Paul Laverty, scénariste, UK

Ken Loach, réalisateur, UK

Michael Mansfield, QC, UK

Miriam Margolyes OBE, Acteur, UK

John Pilger, Journaliste, auteur, réalisateur, Australia

Show Racism the Red Card (http://www.theredcard.org/news/news...

Ahdaf Soueif, écrivain, UK

  Déclaration de la FIFpro : http://www.fifpro.org/news/news_det...
 VIDEO : la mère de Mahmoud Sarsak parle de son fils (en anglais) : http://www.youtube.com/watch?v=qhF3...
 http://www.bdsmovement.net/2011/let.

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mardi, juin 12, 2012

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Une méthode sioniste d'épuration ethnique


Vers 12h30, j’ai repéré un article du journal espagnol ABC que je m’étais promis de traduire le soir même après mon retour du boulot vu que l’info dont il faisait état n’était pas disponible en langue française.
Sauf qu’entre temps, la même information a été reprise par le site belge d’informations 7/7 sur la base d’une dépêche de l’agence de presse Belga.

7/7 est le seul organe de presse en français à reprendre cette information sur une des méthodes d’épuration ethnique employées par les autorités sionistes. Comme l’indique le titre, ce sont pas moins de 250 000 palestiniens, soit 15 % de la population palestinienne, qui ont perdu le droit de vivre dans leur pays pour faire ainsi de la place à des indus occupants venus d’un peu partout.
Vos journaux sont en effet trop occupés à relayer la vile propagande contre le régime syrien.

édité par: Anthony Fino, 7/7 (Belgique)  12 juin 2012  
Israël a révoqué le droit de résidence de 250.000 Palestiniens entre le début de l'occupation en 1967 et l'instauration de l'Autorité palestinienne en 1994, selon des données militaires israéliennes rendues publiques mardi.
 
Dans une lettre datée du 10 juin, en réponse à une demande d'information de l'ONG israélienne Hamoked (Centre de Défense des individus), consultée par l'AFP, l'armée israélienne précise que le droit de résidence a été révoqué pour plus de 140.000 Palestiniens de Cisjordanie -un nombre révélé en mai 2011 sur la base de documents déclassifiés du ministère de la Justice- et plus de 100.000 de Gaza.
Ces décisions ont été motivées par plusieurs raisons, comme la non-participation à un recensement ou un séjour prolongé à l'étranger.
Des organisations de défense des droits de l'Homme soulignent que les procédures de renouvellement de résidence n'ont jamais été notifiées à de nombreux Palestiniens, qui ont découvert la perte de leur statut à leur retour d'études ou d'un travail à l'étranger.
Après 1994, certains Palestiniens ont pu recouvrer leurs droits, au nombre de 12.000 selon les statistiques israéliennes, cette politique n'étant plus en vigueur en Cisjordanie et à Gaza.
En revanche, elle continue d'être appliquée pour les résidents de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël. Les habitants palestiniens qui ont un statut de résident et détiennent une carte d'identité israélienne, contrairement aux habitants de Cisjordanie, perdent leur droit de rentrer s'ils séjournent plus de sept ans à l'étranger.

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vendredi, février 03, 2012

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Selon le rabbin Dov Lior, Obama est un "kushi" et les Européens des "collaborateurs nazis"


Les meilleurs spécialistes du Talmud se trouvent sans doute en Palestine, notamment en Cisjordanie où ils s’appliquent à réaliser le dessein qui, selon les sionistes unanimes, est tracé dans les textes sacrés du judaïsme.
Ces spécialistes sont des rabbins « orthodoxes » ou « modernes orthodoxes ». Ne vous méprenez pas sur le terme « moderne », je crois surtout qu’il veut dire appointé par l’Etat sioniste.
Un de ces experts de la littérature sacrée n’est autre que le rabbin Dov Lior dont nous avons entendu parler auparavant.
Il avait certes poussé le bouchon un peu loin et avait donc écopé d’un peu de garde à vue. Rien de bien méchant puisqu’il est retourné dans son implantation coloniale en Cisjordanie où il continue à prêcher ce qu’il lit dans les textes sacrés et ce qu’ils lui disent sur le monde aujourd’hui.

Car ces textes sacrés sont des textes d’actualité, sinon comment pourraient-ils servir à « légitimer » l’entreprise coloniale sioniste ?

Cette fois le rabbin s’en prend à deux types de Goyim particuliers. Il invective par exemple les Européens qui sont, comme tout le monde le sait «là-bas» des «collaborateurs nazis» (sauf les quelques «justes» parmi les nations évidemment).
Le président Obama est particulièrement visé puisqu’il a droit en quelque sorte à une double dose : le rabbin le qualifie de «kushi », une manière semble-t-il pas très sympathique pour parler des noirs. Et, faisant référence ai Livre d’Esther, il compare le président Obama à Haman.

Selon Wikipedia, Haman était un vizir de l’empire perse d’origine Amalécite, c’est-à-dire appartenant au peuple considéré comme l’ennemi archétypal des Juifs. Selon le Livre d’Esther, Haman aurait, comme Hitler après lui, fomenté l’extermination des Juifs, tentative déjouée par la ruse d’Esther et qui se terminera par l’exécution d’Haman et de ses dix fils et le massacre de quelques dizaines de milliers de sujets de l’Empire Perse.

C’est l’objet de la fête de Purim. C’est effectivement le genre de spiritualité que peut comprendre le rabbin Dov Lior et la commémoration de Purim doit être éternelle aussi parce que, pour ces rabbins fanatiques mais pas seulement eux, Purim et ce qui l’a précédé est un fait d’actualité. Il y a eu Hitler – Haman avec la nouvelle version de Purim qui consiste à ressasser en termes religieux la tragédie de la seconde guerre mondiale.  Il y a maintenant Mahmoud Ahmadinejad à la place de l’empereur perse et Obama – Haman au service du président Iranien.
Il n’y a bien sûr aucune logique dans tout ça. Mais je vous rappelle que nous sommes dans le domaine du religieux et du sacré.

Notez la rapidité de la dénonciation unanime par la classe politique sioniste (Meretz est un parti très à gauche selon les critères du Sionistan).


Par le staff du JPOST, Jerusalem Post (Sionistan) 3 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un député du Meretz appelle à une enquête contre le rabbin qui a appelé le président Obama « Kushi » ; Lior qualifie les Européens de « collaborateurs nazis.»

Le chef rabbin de Kyriat Arba, Dov Lior, a comparé le président Obama à Haman – un ennemi des Juifs dans le livre d’Esther – au cours d’une conférence en Cisjordanie cette semaine, a rapporté la radio de l’armée ce vendredi.

Il a aussi parlé du président Obama comme d’un “kushi” de l’occident, un terme péjoratif pour désigner les personnes d’origine africaine.

Dans le même discours, le rabbin a qualifié les Européens de “collaborateurs Nazis” et appelé à une augmentation de l’activité de colonisation en Cisjordanie pour «éradiquer la jungle. »

En réaction à ses propos, le député  Zahava Gal-On (Meretz) a appelé le procureur Yehuda Weinstein à lancer une enquête contre le rabbin pour incitation au racisme.

«Les propos du rabbin Lior empestent le racisme. Ce qui ne me surprend pas de la part de quelqu’un qui a commencé avec des incitations [à la haine] contre les Arabes et qui appelle maintenant le président des Etats Unis par un nom tiré de l’époque de l’esclavage. Le rabbin a sa place en prison,» a déclaré Gal-On.
            

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