mardi, février 26, 2013

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La guerre contre la Syrie en images

via ALGERIE SYRIE : DON'T TOUCH

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samedi, janvier 26, 2013

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David Ward, le député Anglais qui n'a rien compris à "l'holocauste"


Un de plus!

A la veille de la journée de commémoration de « l’holocauste », David Ward, un député Libéral Démocrate défraie la chronique en Grande Bretagne pour son propos sur ces juifs qui, quelques années seulement après avoir été libérés des camps de concentration, se sont livrés eux-mêmes à des exactions à l’encontre du peuple palestinien.

Ce propos porte d’autant plus à polémique que le parti Libéral démocrate fait partie de la coalition actuellement au pouvoir en Grande Bretagne.

Face au tollé suscité par la prise de position de M. Ward, son parti va sans doute engager une procédure disciplinaire contre lui.

Ce qui ne serait pas forcément une bonne idée, car une telle procédure donnerait non seulement au député l’occasion de  défendre et d’argumenter sa position, mais contraindrait aussi son parti à expliquer en quoi M. Ward tient des propos scandaleux ou non conformes à la vérité.

D’autant qu’on aurait de la peine à faire passer David Ward pour un négateur de «l’holocauste», lui qui a fait deux fois le pèlerinage à Auschwitz et est au contraire un adepte fervent et sincère  de ce culte.

Trop sincère peut-être puisqu’il croit que les leçons morales tirées de l’holocauste sont universelles et doivent concerner l’humanité entière.

Oui, l’humanité entière, Juifs compris, puisque comme nombre d’esprits humanistes, David Ward considère que les Juifs font partie de l’humanité.

Et c’est précisément ce que semblent lui reprocher certains esprits et organisations communautaristes qui ont exprimé, ainsi que nous le dit The Guardian, leurs critiques « dans les médias sociaux et ailleurs.»

On aimerait bien avoir des précisions sur ce que recouvre cet «ailleurs.» 

Le député Lib Dem David Ward défend ses propos sur Israël

Par Ben Quinn, The Guardian (UK)25 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Ward est très critiqué depuis qu’il a accusé ‘les Juifs’ d’infliger au quotidien des atrocités aux Palestiniens

Un député Lib Dem qui encourt une procédure disciplinaire au sujet de propos sur le traitement par Israël des Palestiniens qu’il a tenus à la veille de la Journée de Commémoration de l’Holocauste a annoncé qu’il défendrait sa prise de position devant le chef du groupe parlementaire de son parti.

David Ward a posté un texte sur son site internet sur le respect dû à ceux qui ont été persécutés et tués pendant l’holocauste mais qui accuse aussi «les Juifs» d’infliger des atrocités aux Palestiniens au quotidien.»

Malgré les fortes critiques exprimées dans les médias sociaux et ailleurs, le député a maintenu sa prise de position et a indiqué qu’il la présenterait en détail s’il devait faire l’objet d’une procédure disciplinaire. «J’essayerai d’expliquer ma position. Aucun doute sur le fait que le chef de groupe expliquera pourquoi il a le sentiment que ce que j’ai fait est mal,» a-t-il ajouté.

Les propos initiaux sont contenus dans un post sur le site internet de Ward qui porte sur la signature qu’il a apposée à un livre d’engagement qui avait été placé à la Chambre des Communes par l’Holocaust Educational Trust pour donner aux députés une occasion d’honorer ceux qui ont souffert et sont morts.
Pour David Ward, la leçon de l'holocauste s'applique à tous
Pour David Ward, la leçon de "l'holocauste" s'applique à tous
Le post contenait le propos suivant du député:
"Ayant visité Auschwitz par deux fois – une fois avec ma famille et une fois avec des élèves de ma circonscription – je suis peiné de voir que les Juifs, qui ont souffert de persécutions à un niveau incroyable pendant l’holocauste, ont pu, quelques années à peine après avoir été libérés des camps de la mort, infliger des atrocités aux Palestiniens dans le nouvel Etat d’Israël et continuent à le faire au quotidien en Cisjordanie et à Gaza."
Réagissant à la controverse, Karen Pollock, directrice de l’Holocaust Educational Trust, a declare: Je suis profondément attristée qu’en ce moment de recueillement en mémoire de ceux qui ont été assassinés par les nazis, M. Ward attaque délibérément la mémoire de l’holocauste, causant une profonde souffrance et indignation – ces propos sont écoeurants et inadmissibles et n’ont aucune place dans la vie politique britannique.»

Ward a été critique particulièrement fortement sur Twitter. Il a été accusé de «antisémitisme ordinaire» par Rachel Wenstone, vice-présidente de la National Union of Students pour les étudiants du supérieur, et de «racisme» par Ian Austin, un député travailliste.
Un porte parole du parti Libéral Démocrate a affirmé:
C’est une affaire que nous prenons extrêmement au sérieux. Les Libéraux démocrates regrettent profondément et condamnent la déclaration faite par David Ward et sont utilisation d’un langage inacceptable."
Les victimes de l’holocauste et de la persécution nazie marqueront l’Holocaust Memorial Day ce dimanche, même si des manifestations se sont tenues avant le weekend.
 Ward a mis à jour son site web après la montée en puissance de la controverse, ajoutant ce qui suit :
«Tout au long de ma carrière politique, j’ai lutté contre les préjugés. Je rentre à l’instant de la manifestation qui s’est tenue au mémorial de l’holocauste de Bradford où des gens de toutes cultures et confessions se sont rassemblés pour dire ‘Nous portons témoignage des horreurs de l’holocauste et n’en oublierons jamais ses leçons.»
Interrogé par  Sky News pour savoir s’il maintenait ses propos, Ward a répondu que c’était « juste un état de fait.»
A la question de savoir s’il accusait les Juifs plutôt que l’Etat israélien d’infliger des persécutions aux Palestiniens, il a répondu :
«J’accuse les Juifs qui l’ont fait, donc si vous êtes un Juif et que vous n’y avez pas participé, je ne vous accuse pas. Je dis que les juifs qui ont fait ça et qui continuent à le faire n’ont pas retenu ces leçons [de l’holocauste, NdT]. Si vous êtes un Juif qui ne fait pas ces choses et n’a jamais fait ces choses, il va alors de soi que ce n’est pas vous que je critique.»

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mercredi, janvier 02, 2013

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Tenenbom et Tenenbaum, délire sioniste contre humanisme poétique


Nulle part ailleurs qu’en Allemagne peut-on voir l’Etat «dépenser des millions pour la construction d’une synagogue comme à Munich, dans laquelle ne vient aucun Juif.».
Voilà un fait parmi d’autres qui permet à Tuvia Tenenbom, natif du Sionistan et directeur du théâtre juif de New York, d’affirmer que l’Allemagne est restée un pays foncièrement antisémite.
Ce n’est là qu’un des aspects de la pensée délirante de ce théâtreux qui a malheureusement le même patronyme que l'immense Jean Ferrat.
On se demande même comment des journaux supposés sérieux, en dehors de ceux du Sionistan, peuvent juger utile de discuter du bien fondé de ses élucubrations dont je vous propose un autre exemple.
Tuvia Tenebom a décelé un antisémitisme latent chez ces deux chèvres germaniques
Tuvia Tenebom a décelé un antisémitisme latent chez ces deux chèvres germaniques
Un jour, on se penchera sérieusement sur toute cette logorrhée sioniste et on se demandera comment le monde a pu supporter si longtemps ce verbiage infernal, - soutenu  par l’apport de pseudo érudits ou intellectuels- dont certains subissent malheureusement les conséquences dans leur vie personnelle et professionnelle.

Un fonctionnaire allemand dit que les juifs devraient aller en Ouganda

Par Benjamin Weinthal, The Jerusalem Post (Sionistan) 20 décembre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri   

Tenenbom appelle à la révocation du directeur d’un mémorial de l’holocauste qui lui aurait dit que les juifs auraient dû faire leur Etat en Ouganda.

NEW YORK - L’écrivain d’origine israélienne Tuvia Tenenbom a appelé à la révocation de Volkhard Knigge, le directeur du mémorial du camp de concentration de Buchenwald à Weimar en Allemagne, après avoir soutenu que Knigge lui avait dit que les juifs auraient dû s’établir en Ouganda plutôt que de créer l’Etat d’Israël.

Tenenbom, directeur du Théâtre Juif de New York, a évoqué les propos anti-Israël de Knigge lors d’un entretien accordé dimanche au quotidien régional Mitteldeutsche Zeitung.

En 2011, Tenenbom a écrit un livre sur son observation de l’antisémitisme moderne en Allemagne. Le livre, Je dors dans la chambre d’Hitler : un juif américain visite l’Allemagne, décrit ses expériences avec diverses formes d’antisémitisme en Allemagne et comprend une interview de Knigge et de Daniel Gaede, un éducateur à Buchenwald.

“Volkhard poursuit sur sa lancée. Il recommande même un bar à Jérusalem, un bar qu’il apprécie vraiment : l’Ouganda. Il est fréquenté par des gens à l’esprit ouvert, me dit-il. L’Ouganda ? Pourquoi l’Ouganda ? C’est une allusion à cette vieille idée que les juifs auraient dû s’établir en Ouganda plutôt qu’en Palestine. L’Ouganda, le bar, s’est fait un nom comme endroit qui sympathise avec la cause palestinienne, » s’est rappelé Tenenbom.

“La raison pour laquelle le directeur du mémorial de Buchenwald trempe ses mains dans le bourbier israélo-palestinien est au-delà de mes capacités de compréhension,» écrit Tenenbom.

 Dans une réponse par courriel parvenue au Jerusalem Post mercredi, Knigge écrit:, La présentation par M. Tenenbom du travail accompli par le mémoriel de Buchenwald est absurde et sans rapport avec la réalité. M. Tenenbom reproduit en les déformant les conversations qu’il a eues avec mou et le chef du département de l’éducation du mémorial. Je n’ai jamais à aucun moment dit que les juifs auraient dû s’installer en Ouganda. Pas plus que le T-shirt de l’Ouganda bar de Jérusalem n’est un T-shirt de propagande,» écrit Knigge. 

Il poursuit, L’Ouganda Bar est un établissement où ont lieu des manifestations artistiques et qui est très populaire chez les jeunes israéliens. J’ai apprécié d’aller à ce bar pendant de nombreuses années avec mon épouse israélienne , qui est elle-même une artiste. Le bar se trouve à côté du domicile de sa mère ; on y sert du bon houmous et on y joue de la musique intéressante.» 

Dans un courriel adressé mardi au Jerusalem Post, le Dr Clemens Heni, un eminent universitaire allemand, expert sur l’antisémitisme dans la République Fédérale, écrit, «Il est scandaleux que le responsable du mémorial du camp de concentration de Buchenwald, et récipiendaire du prix Heinz-Galinski, soutienne le bar de l’Ouganda» à Jérusalem. Ce bar croit [sic] que ce serait une meilleure idée si les juifs s’établissaient en Ouganda plutôt que dans l’Etat d’israël. Knigge incarne le point de vue de nombreux allemands qui ont de la peine pour les juifs morts mais qui attaquent les juifs vivants.»

Tenenbom est également critique à l’égard de Gaede qu’il présente comme n’étant «pas mieux» que Knigge.

Daniel Gaede, un éducateur du mémorial du camp de Buchenwald a aussi subi le feu de la critique de Tenenbom pour avoir participé à des activités anti-Israël et pro-palestiniennes. 
Cet homme [Gaede] consacre son temps libre à manifester contre Israël et en faveur des palestiniens de gaza,» écrit Tenenbom. 

“Oui, lui aussi a le droit de penser ce qu’il veut, et si le Hamas est à son goût, qu’il en soit ainsi. Mais, comme le dit le livre [le sien j’imagine, NdT] : L’histoire d’Israël et de Gaza est assez compliquée, et a de multiples aspects. Mais le fait, connu de quiconque parle ou lit l’arabe, reste celui-ci : Gaza a la plus forte concentration de personnes qui veulent jeter les juifs à la mer. Pourquoi quelqu’un [du mémorial] de Buchenwald voudrait-il s’associer à eux ? » déclare Tenebom qui ajoute que Gaede ne veut pas que son interview soit rendue publique. 

Gaede écrit en réponse aux accusations de Tenenbom, Compte tenu de la présentation parcellaire et déformée de la conversation, je ne peux donner mon accord pour sa publication.» 

Dans une interview avec un média allemand, Knigge a déclaré que «Buchenwald n’était pas un camp d’extermination. Il n’y avait pas de chambres à gaz ici.» 

Knigge a déclaré au Jerusalem Post que, “Selon l’état actuel de la recherche historique internationale, le camp de concentration de Buchenwald ne faisait pas partie des camps d’extermination comme les camps de l’opération Reinhard [nom de code du plan nazi d’extermination] ou le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenhau, » a-t-il dit au Jerusalem Post.

Il a poursuivi, “De même, selon l’état actuel de la recherche internationale, il n’y avait pas de chambres à gaz dans le camp de concentration de Buchenwald, ni dans ses camps annexes, et personne n’a été tué au moyen du gaz dans le camp de concentration de Buchenwald ainsi que le prétend M. Tenenbom dans son livre. Il va sans dire que ces faits ne signifient pas que des crimes de masse et d’autres atrocités n’ont pas été perpétrés dans le camp de concentration de Buchenwald.»

Knigge a ajouté que «aucun raciste ou antisémite ne travaille au mémorial de Buchenwald.» Gaede n’at pas encore répondu à une demande du Jerusalem Post au sujet de sa participation à des activités pro-palestiniennes, y compris celles qui impliqueraient le Hamas.

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lundi, décembre 31, 2012

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Le dessinateur Carlos Latuff médaille de bronze de l'antisémitisme!


La Centre Simon Wiesenthal est une ONG basée à Los Angeles et qui intervient dans le domaine des droits de l’homme, de la tolérance et plus spécialement de la tolérance à l’égard des droits de l’homme juif, c’est-à-dire de l’antisémitisme.
De fait, la tolérance du Centre Simon Wiesenthal ne s’étend pas à la préservation d’un cimetière musulman de Jérusalem Ouest où le centre est en train de bâtir un musée de la  tolérance» au sens où il l’entend.
Le Centre Simon Wiesenthal n’a qu’un rapport indirect avec le fameux chasseur de nazis du même nom.
Comme l’explique Wikipedia, le centre a repris le nom de Simon Wiesenthal
bien qu'il ne soit pas lié avec Wiesenthal lui-même, qui déclarait cependant : « J'ai reçu beaucoup d'honneurs au cours de ma vie. Quand je mourrai, ces honneurs disparaîtront avec moi. Mais le Centre Simon Wiesenthal me survivra comme mon héritage ».
Ces propos lénifiants de Simon Wiesenthal ne sauraient cependant occulter le fait que ce dernier a cédé son nom contre des espèces sonnantes et trébuchantes comme une vulgaire marque.

La grosse affaire du centre Simon Wiesenthal, c’est donc la lutte contre l’antisémitisme dans une acception très large puisqu’elle inclut tout discours hostile ou seulement critique à l’égard de l’entité sioniste (ou Etat Juif). Ne parlons bien entendu pas des palestiniens qui ont le tort d’agir pour recouvrer leurs droits…

L’article de Wikipedia reprend justement un certain nombre des hauts faits du Centre Simon Wiesenthal comme ses accusations d’antisémitisme envers le président vénézuelien Hugo Chavez ou sa pseudo-information sur un projet de réglementation en Iran pour contraindre les juifs de ce pays à porter des signes distinctifs.

Ces gens là on, comme on le voit, un culot inouï, ce qui ne les empêche pas le Centre Simon Wisenthal de conserver un statut consultatif auprès d’une instance comme l’UNESCO ou le Conseil de l’Europe.

Où de proposer un classement des personnalités ou organisations les plus antisémites. Le classement 2012 vient justement de sortir and the winner is

Le mouvement des Frères Musulmans actuellement au pouvoir en Egypte.

Le centre Simon Wisenthal reproche notamment la déclaration suivante à Mohammed Badie, le guide moral de la confrérie :
 «Les juifs ont dominé la terre, répandu la corruption dans le monde, versé le sang des croyants et profané par leurs actions des lieux saints. Les sioniste n’entendent que le langage de la force et ils ne céderont que par la contrainte, ce qui ne pourra se faire que par la guerre sainte. »
Je n’ai pas vérifié si le centre a rapporté fidèlement les propos de Mohammed Badie. J’en serais cependant étonné.

La médaille d’argent échoit au régime iranien qu’on aurait pourtant pu considérer comme le favori de la compétition.

A l’appui de cette distinction, nous avons droit à une citation (même remarque que pour la précédente citation) de l’affreux Mahmoud Ahmadinejad :
“Il y a maintenant 400 ans qu’un affreux clan sioniste dirige les grandes affaires de ce monde et, dans la coulisse des cercles dirigeants des grandes puissances mondiales, dans les structures politiques,  médiatiques, monétaires et bancaires du monde, ce sont eux qui prennent les décisions , à tel point que dans une grande puissance avec une très importante économie et une population de plus de 300 millions d’habitants, les candidats à la présidentielle doivent baiser les pieds des sionistes pour s’assurer la victoire électorale.»
La médaille de bronze revient à un artiste, en l’occurrence un caricaturiste brésilien d’origine palestinienne, Carlos Latuff.

Il est notamment reproché à Carlos Latuff d’avoir calomnié le premier ministre Benjamin Netanyahou dans des dessins comme celui ci-dessous :
netanyahu-gaza-massacre

Ce dessin a été fait par Latuff pendant la dernière opération sioniste contre la bande de Gaza, un «conflit déclenché par le Hamas contre l’Etat juif » selon le Centre Simon Wiesenthal
Comme l’observe le site Jews sans Frontières, Latuff semble avoir été extrêmement vexé de recevoir cette médaille de bronze. Il se montre ici lui-même recevant la médaille des mains du rabbin Marvin Hier, le patron du Centre Simon Wiesenthal.
Latuff upset
Carlos Latuff reçoit sa médaille de bronze des mains du rabbin Marvin Hier

Charlie hebdo devrait proposer une collaboration à Carlos Latuff (fermeture définitive du magazine garantie !)



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lundi, décembre 03, 2012

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Saint-Etienne: soutien aux prisonniers politiques palestiniens

A l’initiative de l’Association France-Palestine Solidarité

Campagne de soutien aux prisonniers politiques palestiniens

 « Rendons-leur leur dignité et leur liberté ! »

le Vendredi 7 décembre 2012

à partir de 19h,

à la faculté de Lettres rue Tréfilerie,  Saint-Etienne (42)
amphi J01

Rencontre-débat avec Jean-Claude Lefort

Ex- coordonnateur du comité national de soutien à Salah Hamouri

Ils sont aujourd’hui 4581 à croupir dans les geôles israéliennes. 4581 hommes, femmes, enfants, détenus en toute illégalité au regard  du droit international, dans l’un des 28 centres de détention, centres d’interrogatoire et autres prisons administrées par l’Etat d’Israël. Certains sont des personnes malades, mais on leur refuse des soins. Certains, plus de 200, sont des mineurs, mais on empêche leurs parents de leur rendre visite. Plusieurs d’entre eux ont moins de 12 ans.

Certains sont des militantes et des militants, ayant eu une activité de résistance contre les forces armées qui occupent leur pays, en Cisjordanie, à Gaza ou à Jérusalem ; d’autres sont des membres du Conseil Législatif Palestinien, des responsables politiques, des élus, dont l’attitude n’a pas plu à  l’occupant ; d’autres sont simplement des parents des premiers, arrêtés pour faire pression sur eux et faire régner la peur dans la population. En vertu de la  procédure dite  de « détention administrative », Israël peut les garder sous les verrous pendant trois mois sans leur signifier de chef d’inculpation ni les faire passer en jugement, et la procédure est indéfiniment renouvelable.

La campagne que nous menons a pour but  de demander la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques palestiniens ; de mobiliser et de sensibiliser l’opinion publique sur ces violations des lois internationales, et d’apporter un soutien concret aux prisonniers.

Député du Val de marne, Jean-Claude Lefort  a été vice-président de ce qui fut finalement la Mission d'information parlementaire sur le Rwanda ; il se trouva en désaccord avec les conclusions finales du rapport de la Mission et refusa d'en être co-auteur. I[]l a déclaré en août 2006 que les « crimes de guerre commis au Liban par l'armée israélienne devraient être jugés par la Cour pénale internationale. [] Aujourd’hui président de l’AFPS, il a été  coordonnateur    du Comité national de soutien à Salah Hamouri jusqu’à la libération de celui-ci et anime la campagne de parrainage des prisonniers palestiniens.

Contact : afps.saintetienne@gmail.com

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dimanche, décembre 02, 2012

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Palestine, Gaza, ONU, la nouvelle donne


J’ai un peu de temps, alors j’en profite pour sortir un peu le blog de sa léthargie.
La dernière agression sioniste contre Gaza a montré comme les agressions précédentes la capacité destructrice du terrorisme sioniste.

Si les conflits politiques se résumaient à une simple arithmétique de la force militaire, l’entité sioniste aurait dû poursuivre son offensive et lancer à l’assaut les dizaines de milliers de réservistes qu’elle avait commencé à mobiliser.

Il n’en a rien été parce que la guerre  est autre chose qu’une bagarre de gamins dans un bac à sable ou un combat de boxe qui s’achève par le K.O. d’un des adversaires.

En effet, le conflit palestino-sioniste n’engage pas seulement l’Etat prétendu juif et le peuple palestinien, mais toute la région arabe et proche orientale ainsi que les Etats Unis et l’Europe.

La récente agression a permis de vérifier une fois de plus la détermination du peuple palestinien à résister et à recouvrer ses droits. Et les autorités sionistes médusées ont pu constater que les combattants palestiniens étaient désormais en mesure de toucher des villes aussi éloignées de Gaza que Beersheba et surtout Tel Aviv.

En ce sens le Hamas et les autres organisations de la résistance palestinienne ont remporté une victoire stratégique en faisant échouer la tentative sioniste de leur administrer une raclée et en signifiant qu’un jour peut-être pas si éloigné, c’est un déluge de feu qui pourrait s’abattre sur Tel Aviv.

Et Tel Aviv, c’est le véritable cœur de l’entité sioniste qui se résume en pratique à cette cité Etat.

Ensuite, comme je l’écrivais précédemment, l’entité sioniste est en quelque sorte passée sous la tutelle de l’Egypte qui a assuré, en coordination avec les Etats Unis, la gestion des tractations en vue d’un cessez-le-feu.

 C’est un point de vue très proche du mien que développe Alex Callinicos et je suis donc ravi de vous proposer une traduction d’un article qu’il vient de publier dans The Socialist Worker.
Alex Callinicos à la 5ème conférence anti-guerre du Caire en 2007
Alex Callinicos à la 5ème conférence anti-guerre du Caire en 2007
L’autre grand évènement stratégique est bien sûr l’octroi à la Palestine du statut d’Etat observateur à l’Organisation des Nations Unies.

Certains considèrent que cette reconnaissance porte en elle l’abandon par les Palestiniens d’une partie de leurs droits fondamentaux sur leur patrie. C’est vrai en théorie et en faisant abstraction du contexte réel. Ceux qui pensent ainsi supposent en effet que l’entité sioniste pourrait admettre un jour ou l’autre la restitution des territoires qu’elle occupe depuis 1967, permettant ainsi à un gouvernement palestinien d’exercer une autorité souveraine sur la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Cette hypothèse relève de la chimère car jamais les sionistes n’accepteront de rétrocéder des territoires qu’ils estiment avoir vocation à contrôler et à coloniser totalement. Le nouveau statut politique reconnu à la Palestine est donc un acquis précieux qui  ne remet nullement en cause la pertinence de la résistance sous tous ses aspects, y compris militaires.


Gaza témoigne de l’impact des révoltes arabes
Les révolutions font trembler tous les régimes – les régimes arabes, ainsi que celui d'Israël,
Par Alex Callinicos, Socialist Worker (UK) 1er décembre 2012 traduit de ‘anglais par Djazaïri

Friedrich Engels écrivait en 1854: «Nous ne devons pas oublier qu'il y a une sixième puissance en Europe, qui à certains moments affirme sa suprématie sur l'ensemble des cinq soi-disant« grandes puissances »et fait trembler chacun d'entre eux. Cette puissance est la Révolution. "

Il en va de même dans le Moyen-Orient aujourd'hui. Si vous ne vous intéressez qu’à l'équilibre militaire des forces, vous conclurez que rien n'a vraiment changé depuis la dernière guerre d'Israël contre Gaza.

Le Hamas dispose désormais de missiles Fajr-5 de plus longue portée qui peuvent frapper Tel-Aviv. Mais l’armée israélienne conserve une écrasante supériorité matérielle. Mais ne prendre en compte que le matériel et les troupes serait superficiel. En réalité, tout a changé.
Le quotidien libéral israélien Haaretz a publié un article fascinant sur les débats de la semaine dernière entre les hauts responsables du gouvernement- le premier ministre Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman –au sujet de la trêve proposée par le président égyptien, Mohamed Morsi:
"Lors de la réunion de mardi, juste avant l’arrivée de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, il est apparu clairement à Israël que les principes du cessez-le feu proposé par l'Egypte étaient beaucoup plus proches des positions du Hamas que des siennes.

"L'hypothèse formulée par les responsables du renseignement lors de la réunion triumvirat était que, contrairement à la situation à l’époque de Moubarak, les Egyptiens s'alignant sur le Hamas et essayent de lui permettre d’obtenir des succès."

Cessez-le-feu

Barak voulait accepter le cessez le feu sur la base du fait que l'armée israélienne avait donné une leçon au Hamas. Lieberman plaidait pour une offensive terrestre et Netanyahou se situait entre les deux points de vue.

Les trois ministres israéliens avaient demandé à Clinton de «faire pression sur l'Egypte pour qu’elle présente un accord de cessez-plus équilibré». Au lieu de quoi, soutenue par des appels téléphoniques de Barack Obama, elle les a poussés à accepter les termes de l'Egypte.
Et ils les ont acceptés. Même l'extrémiste de droite Lieberman s'est soumis, expliquant à d’autres ministres, «La décision est simple. Rabin [le Premier ministre israélien assassiné pour avoir enclenché le «processus de paix»] avait dit que s’ils nous tirent dessus depuis le bande de Gaza, nous la réoccuperons, mais c’est à l’évidence difficile. " 

Les révolutions arabes sont derrière le rôle joué par Morsi pour obtenir un cessez-le-feu que le Hamas pourrait proclamer comme une victoire. La dernière guerre contre gaza a montré comment ces révolutions commencent à transformer la géopolitique régionale.
Netanyahu s’est servi de la supériorité militaire d'Israël pour reprendre l'initiative. Ses exigences pour une guerre contre l'Iran, techniquement très difficile à faire sans le soutien des Etats Unis - étaient son stratagème initial. Mais il s’est retrouvé bloqué à la fois pas sa propre hiérarchie militaire et par Obama

L'assassinat du chef militaire du Hamas, Ahmad al-Jaabri au moment où un nouveau cessez-le feu de Gaza était en discussion [avec précisément al-Jaabri, NdT] était le stratagème suivant de Netanyahou. 

Agenda

Netanyahu a soutenu Mitt Romney lors des dernières élections américaines. Le journaliste américano- palestinien Ramzy Baroud avance que le but de la guerre était de "pousser le thème de la sécurité d'Israël dans les priorités de l'agenda de la nouvelle administration"
Mais les yeux Etats Unis se sont tournés plus loin à l’est. Ce qui a été symbolisé par le fait qu’Obama s'est rendu en Birmanie, dans une démarche visant à l’éloigner de la Chine au moment de l'attaque israélienne contre Gaza. Une nouvelle guerre au Moyen Orient est donc la dernière chose que veulent les Etats Unis.

Et, à dans la région, M. Netanyahou a perdu des amis très puissants. La Turquie, qui avait fait signé un pacte militaire avec Israël, s'est retournée contre lui. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé la semaine dernière Israël comme un "Etat terroriste".

Mais Morsi et Erdogan ont un problème. Ils veulent nuire symboliquement et diplomatiquement à Israël, mais ils n'ont pas l'intention de reprendre la lutte armée contre Israël.
Morsi en particulier,est le président d’un peuple pour qui trouve insuffisantes les dénonciations rhétoriques et les manoeuvres en coulisses.

Ainsi qu’il l’a découvert le weekend dernier, la révolution arabe est une force dynamique qui ne peut pas être simplement exploitée à des fins d’intrigue de parti. Comme le disait Engels, elle fait trembler chaque régime, arabe comme israélien, même ceux qui prétendent être le produit de la révolution.

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dimanche, novembre 25, 2012

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Le fondement de l'idéologie sioniste: colonialisme et racisme


Ce blog va être en repos pendant une durée indéterminée pour un ensemble de raisons personnelles et professionnelles. Je reprendrai les mises à jour dès que possible

Le site Lenin’s Tomb nous propose un petit aperçu de ce qu’est la situation idéologique en ce moment dans l’entité sioniste.

Cette situation est caractéristique des systèmes coloniaux avec une prégnance de la définition du conflit en termes ethniques et le caractère inopérant des approches en termes de classes sociales.

Ce n’est pas que l’approche en termes de classes sociales, marxiste autrement dit, ne soit pas pertinente pour l’analyse, mais que ce n’est pas en ces termes que les protagonistes comprennent la situation.

Pour ces derniers, les choses se résument fondamentalement à la dichotomie «nous/eux,» en gardant bien en tête que le « nous » sioniste englobe un ersatz de nation constitué essentiellement d’assassins, de voleurs et d’indus occupants. Ce qui explique le caractère sauvage de leur pensée et de leurs actions. 

Eliminationnisme
par lenin, Lenin’s Tomb (USA) 19 novembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Selon Emily Hauser du Daily Beast, ces étudiants Israéliens ont spontanément scandé «Mort aux Arabes » après avoir chanté l’hymne national [de l’entité sioniste]. Elle observe que ça se passe à l’université d’Haïfa qui accueille un nombre assez important d’étudiants Palestiniens. Oh, il faudra bien qu'ils fassent avec.


Cela se produit dans un pays où il est normal de parler de Gaza comme étant en cours de ‘reformatage’ (dont une des significations est l’effacement de contenu); où un journal d’audience nationale peut publier des propos de type nazi qui appellent à un bombardement du genre Hiroshima sur Gaza ; où des politiciens peuvent menacer Gaza d’un ‘holocauste’ où de la bombarder de sorte à la renvoyer à l’ère médiévale ; où la majorité des habitants est favorable à l’apartheid (quels que soient les euphémismes polis que choisit de lui donner Haaretz) voire pire ; où le gouvernement peut adopter un projet de loi exigeant des habitants non juifs qu’ils fassent serment d’allégeance à Israël en tant qu’Etat juif (ce qui veut dire que les Arabes Israéliens doivent renoncer à leur droit de s’opposer à la colonisation raciste). 

Les quelques gauchistes et pacifistes Israéliens qui essayent de résister à ce déluge sont courageux, mais on se demande quelles sont leurs chances. Même la promesse du mouvement Occupy [sur le modèle d’Occupy Wall Street] semble s’effacer devant l’extraordinaire recrudescence de barbarie hystérique  qui gagne les Israéliens chaque fois qu’ils goûtent au sang palestinien.

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jeudi, novembre 22, 2012

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"Plomb durci" ou "Pilier de défense" contre Gaza: une stratégie sioniste vouée à l'échec


La campagne militaire sioniste contre Gaza vient de s’achever. Je ne vais pas vous parler des faux prétextes avancés par les terroristes sionistes pour justifier leur énième agression contre le peuple palestinien, mais plutôt des enseignements stratégiques qui peuvent être tirés en ce premier jour de cessez-le-feu.

Il faut d’abord constater que le régime sioniste qui voulait encore jouer à bon compte les gros bras en a été pour ses frais. Il a certes infligé, comme à son habitude, force pertes humaines et destructions aux habitants de la bande de Gaza, mais la riposte de la résistance palestinienne a été plus déterminée que jamais et, pour la première fois, des roquettes sont tombées dans la région de Tel Aviv.

Sans faire de dégâts certes, mais ce qui compte c’est la portée symbolique de ces roquettes et la peur et l’angoisse qui commencent à s’insinuer chez les colons sionistes.

Les autres enseignements sont que le régime sioniste et les Etats Unis ont été obligés de reconnaître la qualité d’interlocuteur du Hamas et que l'entité sioniste est en quelque sorte passée sous tutelle égyptienne puisque c’est le gouvernement égyptien qui a encadré des négociations dans lesquelles le Hamas n’a rien cédé.

Et le Hamas ne doit rien céder sur le fond car, comme l’écrit John Mearsheimer, les dirigeants sionistes n’ont nullement l’intention de reconnaître un jour l’existence d’un Etat palestinien s’étendant sur la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Ce refus sioniste n’est un secret pour personne, ni pour Mahmoud Abbas, ni pour François Hollande.

Après « Plomb durci » et «Pilier de défense », on peut s’attendre à une nouvelle action militaire sioniste contre Gaza dont le moment dépendra d’échéances politiques internes et du contexte international.

Parce que la stratégie sioniste consiste à réaliser un Etat sur l’ensemble de la Palestine en y incluant des réserves indigènes ou Bantoustans qui seront sommés de se tenir tranquille sous peine de recevoir une raclée comme celle qu’était censée administrer l’opération «Pilier de défense.»

Comme l’explique Mearsheimer, cette stratégie et ses modalités inspirées de Zeev Jabotinsky et de son mur de fer (pensez aussi au nom du système sioniste antimissile baptisé 'dôme de fer') est vouée à l’échec parce que 1) le peuple palestinien ne renoncera jamais à ses droits nationaux et 2) parce que l’opinion publique internationale n’acceptera pas de soutenir un régime d’apartheid.
ici, c'est Le Parisien Libéré qui s'y colle pour distiller la propagande des terroristes sionistes
De fait, en dépit des tentatives des médias pour dissimuler la réalité et les responsabilités, les sionistes ne peuvent que constater l’indignation voire l’exaspération croissantes des opinions publiques devant leurs agissements et leurs exactions.

Un pilier construit sur du sable
Par John Mearsheimer, London Review of Books 16 Novembre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri
En réaction à la recrudescence récente d’échanges de tirs entre Israël et les palestiniens de Gaza, Israël a décidé de jouer l’escalade de la violence en assassinant le chef militaire du Hamas, Ahmad Jabari. Le Hamas, qui n’avait joué qu’un rôle mineur dans ces échanges de tirs, et qui semblait même intéressé à travailler à un cessez-le-feu de longue durée, a réagi comme on pouvait s’y attendre en tirant des centaines de roquettes sur Israël, quelques unes tombant même près de Tel Aviv. Sans surprise, les israéliens ont menacé d’élargir le conflit et d’envahir éventuellement la bande de Gaza pour renverser le Hamas et éliminer la menace des roquettes.

Il existe une possibilité que l’opération “Pilier de defense”, ainsi que les israéliens désignent leur campagne actuelle, se transforme en conflit à grande échelle. Mais même dans ce cas, elle ne mettra pas un terme aux problèmes d’Israël avec Gaza. Après tout, Israël avait lancé une guerre dévastatrice contre le Hamas pendant l’hiver 2008-2009 (l’opération «Plomb durci») et le Hamas est toujours au pouvoir et continue à tirer des roquettes sur Israël. Pendant l’été 2006, Israël était parti en guerre contre le Hezbollah afin d’éliminer ses missiles et d’affaiblir sa situation politique au Liban. Cette offensive a échoué elle aussi : le Hezbollah a beaucoup plus de missiles aujourd’hui qu’il n’en avait en 2006 et son influence au Liban est probablement supérieure à ce qu’elle était en 2006. Pilier de défense aura sans doute le même résultat.

Israël peut recourir à la force contre le Hamas de trois manières différentes. Tout d'abord, il peut essayer de paralyser l'organisation en tuant ses dirigeants, comme il l'a fait quand il a assassiné Jabari il ya deux jours. La décapitation de l’organisation ne fonctionnera pas, cependant, car il ne manque pas de subalternes pour remplacer les chefs morts, et les nouveaux chefs sont parfois plus capables et plus dangereux que leurs prédécesseurs. Les Israéliens s’en sont aperçus au Liban en 1992, quand ils avaient assassiné chef du Hezbollah, Abbas Moussaoui, seulement pour découvrir que son successeur, Hassan Nasrallah, était un adversaire encore plus redoutable.

Deuxièmement, les Israéliens peuvent entrer dans Gaza et en prendre le contrôle. L'armée israélienne pourrait le faire assez facilement, renverser le Hamas et mettre fin aux tirs de roquettes à partir de Gaza. Mais elle devrait alors occuper Gaza pendant les années à venir, car s’ils repartaient, le Hamas reviendrait au pouvoir, les attaques à la roquette reprendraient, et Israël se retrouverait à la case départ.

Une occupation de Gaza rencontrerait une résistance farouche et sanglante, ainsi que les Israéliens ont pu l’apprendre dans le sud du Liban entre 1982 et 2000. Après 18 ans d'occupation, ils avaient reconnu leur défaite et retiré toutes leurs troupes. Cette expérience est la raison pour laquelle l'armée israélienne n'a pas essayé d'envahir et de conquérir le sud du Liban en 2006 et Gaza en 2008-9. Rien n'a changé depuis lors qui pourrait faire d’une invasion à grande échelle de Gaza aujourd'hui une alternative viable. Occuper la bande de Gaza reviendrait également à placer 1,5 millions de Palestiniens de plus sous contrôle officiel d’Israël, ce qui a aggraverait la fameuse «menace démographique». Ariel Sharon avait retiré les colons israéliens de la bande de Gaza en 2005 pour réduire le nombre de Palestiniens qui vivent sous drapeau israélien ; revenir en arrière maintenant serait un revirement stratégique énorme.

La dernière option, celle qui a été préférée, est le bombardement avec des avions, de l'artillerie, des missiles, des mortiers et des roquettes. Le problème, cependant, est que cette stratégie ne fonctionne pas comme annoncé. Israël l’a utilisée contre le Hezbollah et le Hamas en 2006 et en 2008-9, mais les deux organisations sont toujours bien présentes et armées jusqu'aux dents avec des roquettes et des missiles. Il est difficile de croire qu’un seul spécialiste de défense sérieux en Israël pense qu’une nouvelle campagne soutenue de bombardement contre Gaza permettra de renverser le Hamas et de mettre définitivement fin aux tirs de roquettes.

Alors de quoi s’agit-il? Au niveau le plus élémentaire, les actions d'Israël à Gaza sont inextricablement liées à ses efforts pour créer un Grand Israël qui s'étend du Jourdain à la mer Méditerranée. Malgré les palabres sans fin sur une solution à deux Etats, les Palestiniens n’obtiendront pas leur propre État, notamment parce que le gouvernement Netanyahou y est fermement opposé. Le premier ministre et ses alliés politiques sont foncièrement déterminés à transformer les territoires occupés en partie intégrante d'Israël. Pour y parvenir, les Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza seront forcés de vivre dans des enclaves pauvres similaires aux Bantoustans de l’Afrique du Sud gouvernée par les blancs. C’est quelque chose que les Juifs israéliens ont bien compris: une enquête récente a révélé que 58 pour cent d'entre eux pensent qu'Israël pratique déjà l'apartheid contre les Palestiniens.

La création d'un Grand Israël va cependant générer des problèmes encore plus importants. En plus de nuire énormément à l’image d'Israël dans le monde, la quête d’un Grand Israël ne brisera pas la volonté des Palestiniens. Ils demeurent farouchement opposés non seulement à l'occupation, mais aussi à l'idée de vivre dans un Etat d'apartheid. Ils continueront à résister aux efforts d'Israël pour leur refuser l'autodétermination. Ce qui se passe à Gaza est l'une des dimensions de cette résistance. Un autre est le projet de Mahmoud Abbas de demander à l'Assemblée générale des Nations Unies le 29 Novembre de reconnaître la Palestine en qualité d’Etat non membre. Une telle reconnaissance inquiète les dirigeants d'Israël, parce qu'elle pourrait éventuellement permettre aux Palestiniens de porter plainte contre Israël devant la Cour pénale internationale. Ainsi, le rêve d'un Grand Israël force Tel Aviv à trouver des façons de tenir les Palestiniens en respect.

Les dirigeants israéliens ont une stratégie en deux volets pour régler leur problème palestinien. Tout d'abord, ils comptent sur ​​les Etats-Unis pour fournir une couverture diplomatique, en particulier au sein des Nations Unies. La clé du maintien du soutien de Washington est le lobby pro-israélien qui fait pression sur les dirigeants américains pour qu’ils se rangent du côté israélien contre les Palestiniens et qu’ils en fassent le moins possible pour stopper la colonisation des territoires occupés.
Le deuxième volet est le concept du «mur de fer» de Zeev Jabotinsky :une approche qui dans son essence appelle à réduire les Palestiniens à se soumettre. Jabotinsky avait compris que les Palestiniens résisteraient aux efforts sionistes pour coloniser leurs terres et les soumettre dans le même temps. Il soutenait néanmoins que les sionistes, puis Israël, pourraient punir les Palestiniens si sévèrement que ces derniers reconnaîtraient que toute résistance serait vaine.
Benjamin Netanyahou est resté fidèle aux idées de Jabotinsky
Israël a recours à cette stratégie depuis sa fondation en 1948, et Plomb durci comme Pilier de défense sont des exemples de sa mise en pratique. En d'autres termes, l'objectif d'Israël dans les bombardements de Gaza n'est pas de renverser le Hamas ou d'éliminer ses roquettes, deux objectifs irréalisables. Les attaques en cours dans la bande de Gaza font en réalité partie d'une stratégie à long terme visant à contraindre les Palestiniens à renoncer à leur demande d'autodétermination et à se soumettre à la domination israélienne dans un Etat d'apartheid.

L'engagement d’Israël dans la stratégie du Mur de Fer se reflète dans le fait que ses dirigeants ont dit à maintes reprises depuis que Plomb Durci a pris fin en Janvier 2009 que l'armée israélienne aurait éventuellement à retourner à Gaza et à infliger une autre raclée aux Palestiniens. Les Israéliens ne vivaient pas dans l’illusion que le conflit de 2008-9 avait mis le Hamas hors de combat. La seule question pour eux était de savoir quand commencerait la prochaine expédition punitive.

Le moment choisi pour la présente opération est facile à expliquer. Pour commencer, le président Obama vient de remporter un second mandat malgré la tentative transparente de Netanyahu pour aider Mitt Romney à remporter les élections. L'erreur commise par le Premier ministre est susceptible d'avoir affecté ses relations personnelles avec le président Obama et pourrait même menacer la «relation spéciale» des Etats Unis avec Israël. Une guerre dans la bande de Gaza, cependant, est un bon antidote à ce problème, parce que Obama, qui va faire face à d'énormes défis économiques et politiques dans les mois à venir, n'a guère d’autre choix que de soutenir sans réserve Israël à la garde et à mettre les torts sur les Palestiniens.
Le premier ministre israélien a sa propre échéance électorale en janvier et, comme l’écrit Mitchell Plitnick, «Le gambit de Netanyahou consistant à nouer une alliance électorale avec le parti fasciste Yisrael Beiteinu est loin d’avoir donné les résultats espérés dans les sondages.’ Une guerre contre Gaza permet non seulement à Netanyahou de montrer sa fermeté quand il est question de la sécurité d’Israël, mais elle a probablement un effet de ‘ralliement autour du drapeau’ qui améliore ses chances de réélection.

Néanmoins, Pilier de défense n'atteindra pas son but ultime d'obtenir des Palestiniens qu’ils renoncent à leur quête d'autodétermination et qu’ils acceptent de vivre sous la botte des Israéliens. Ce n'est tout simplement pas réalisable, les Palestiniens ne vont jamais accepter d'être assignés à une poignée d'enclaves dans un Etat d'apartheid. Malheureusement, cela signifie que Pilier de défense ne sera probablement pas la dernière fois qu’Israël bombarde la bande de Gaza.

A longue échéance cependant, les campagnes de bombardements pourraient cesser, parce qu’il n’est pas certain qu’Israël réussira à subsister en tant qu’Etat d’apartheid. En même temps qu’à la résistance palestinienne, Israël est confronté au fait qu’il est peu probable que l’opinion internationale soutienne un Etat d’apartheid.

Ehud Olmert avait dit en novembre 2007, alors qu’il était premier ministre, que si ‘la solution à deux Etats échoue’, Israël se retrouvera devant une « lutte à la sud-africaine’, et dès que cela se produira, ce sera la fin de l’Etat d’Israël.’ On pourrait penser que les dirigeants israéliens comprennent dans quelle direction ils avancent et en viennent à permettre aux palestiniens d’avoir leur propre Etat. Mais il n’y aucun signe en ce sens ; au contraire Israël persiste stupidement à s’appuyer sur des opérations militaires comme Pilier de défense pour briser les Palestiniens.

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