mercredi, février 06, 2013

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Le chef de la diplomatie brésilienne à l'Occident: 'Quand respecterez-vous le droit international?'


Je vous propose un article du genre plutôt rare dans la grande presse en Occident. En effet, en dépit de son nom, le quotidien espagnol (catalan) La Vanguardia n’est pas du tout l’organe d’un obscur parti d’extrême gauche (ou droite) ni un représentant le la presse alternative.
Diffusée nationalement, La Vanguardia est en fait le journal le plus vendu en Catalogne et se positionne politiquement au centre droit.
Quand je dis que cet article est rare, je veux dire par là qu’il s’attaque ouvertement à ce qu’on peut appeler la suffisance des puissances occidentales, une suffisance que le correspondant du journal catalan qui a couvert la conférence de Munich sur la sécurité résume dans ce qu’il qualifie de monologue.
Fait rare, l’article de Rafael Poch nous livre essentiellement l’analyse d’un diplomate Iranien sur le dossier de la «menace» que poserait le programme nucléaire de son pays sans lui opposer à aucun moment d’arguments qui émaneraient par exemple du gouvernement espagnol, de celui des Etats Unis sans bien entendu parler de l’entité sioniste.
Ce qui veut dire que le journaliste considère le point de vue iranien comme sensé, surtout si on veut bien se souvenir qu’il critique le fameux monologue de l’Occident.
Je dirai quand même que le clou de cet article, c’est débord la restitution d’une partie de la participation du ministre Brésilien des affaires étrangères aux débats qui se permet de demander à un «expert» Occidental quand les pays occidentaux se décideront à respecter le droit international.
Des propos qui, sauf erreur de ma part, n’ont été repris par aucun autre journal.
 La menace iranienne dans le monologue de Munich
Téhéran pourrait sortir du Traité de Non Prolifération nucléaire si ses installations sont attaquées
Par Rafael Poch, La Vanguardia (Espagne) 5 février 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri
La présence d’une poignée d’invités venus des pays en voie de développement parmi les 500 participants euratlantiques qui dominent l’évènement est ce qui sauve de l’inutilité complète ce monologue qu’est chaque année la conférence sur la sécurité qui s’est achevée dimanche à Munich.
 «L’Irak et l’Afghanistan démontrent les limites de l’action militaire occidentale et l’urgence de l’alternative représentée par la diplomatie et la coopération,» a expliqué samedi le ministre Brésilien des affaires étrangères, Antonio de Aguiar Patriota.
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Antonio de Aguiar Patriota
Cette observation élémentaire a été contestée par l’animateur du débat, un expert Australien, qui a demandé : «Les BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), c’est-à-dire les grandes puissances émergentes, se comporteront-ils conformément aux normes internationales ?»
Patriota a répondu : «je vous renvoie la question : quand respecterez-vous le droit international ?» Aucun sujet ne résume mieux ce malentendu que celui du danger nucléaire iranien..
L’opinion publique occidentale croit que l’Iran a un programme d’armement atomique, qu’elle n’autorise pas l’accès de son territoire aux inspecteurs de l’Agence Internatonale de l’Energie Atomique (AIEA) et qu’elle est la plus grande menace à la sécurité du Moyen orient et qu’elle mérite d’être sanctionnée, encerclée militairement et attaquée.
La vérité est qu’il n’existe pas le moindre indice d’un programme nucléaire militaire et que la doctrine nucléaire de l’Iran se résume à une fatwa de son leader religieux, Ali Khamenei, qui affirme que tout usage d’armes de destruction massive est «un péché énorme et impardonnable» et à la proposition depuis des dizaines d’années d’un Moyen Orient qui serait une «région dénucléarisée» à laquelle s’opposent Israël, seule puissance nucléaire dans la région, et ses parrains occidentaux.
Cent mille Iraniens ont péri du fait des armes chimiques utilisées par Saddam Hussein dans une guerre contre l’Iran qui avait le soutien des puissances occidentales dans les années 1980, a expliqué Ali Asghar Soltanieh l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA.
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Ali Asghar Soltanieh exhorte les sionistes à signer le TNP
Evidemment, tout pays qui maîtrise le cycle de l’uranium est techniquement proche d’une capacité nucléaire militaire, mais l’Iran n’en est qu’un exemple parmi tant d’autres. Y a-t-il un danger particulier ?
Israël a attaqué l’Egypte en 1956 et en 1967. Et aussi le Liban en 1982 et en 2006. La liste des agressions militaires menées par l’autre adversaire de l’Iran, les Etats Unis, est impressionnante. Tous deux possèdent des armes nucléaires et l’Iran n’a agressé personne dans son histoire récente.
Dans la pire des hypothèses, absolument plausible, son ambition nucléaire se situerait à l’avenir dans le sillage des étapes franchies par s’autres pays, Israël une fois encore, mais aussi l’Inde et le Pakistan, sans conséquences, ni sanctions. 
Ces dernières années, l’Iran a accepté de nombreuses inspections de l’AIEA dans ses établissements scientifiques et militaires, au total 7500 Jours/ personne, avec 16 sites contrôlés rien qu’en 2011 et près de cent visites impromptues (annoncées seulement deux heures à l’avance), sans que les appareils et les détecteurs employés aient pu déceler le moindre indice que ce qui se fait dans le domaine du nucléaire en Iran ait un caractère militaire, déclare Soltanieh.
L’AIEA est dominée par les puissances occidentales, notamment les Etats Unis qui veulent modifier son mandat pour la transformer en «une agence d’espionnage sans restriction aucune relativement à la sécurité nationale de certains Etats membres, en majorité des pays en voie de  développement,» explique l’ambassadeur. 
La majorité des experts en sécurité de l’AIEA qui ont accès aux informations confidentielles et sont rémunérés par leurs pays d’origine sont Etatsuniens. 
La direction de l’AIEA n’a pour l’instant pas condamné les menaces israéliennes continuelles d’attaquer des sites nucléaires en Iran. Quand Israël avait bombardé en Syrie, l’AIEA avait demandé à inspecter les endroits bombardés au lieu de demander des explications à l’agresseur, déclare l’ambassadeur.
Les pressions pour que l’Iran abandonne un programme nucléaire qu’il définit comme civil sont extraordinaires et comprennent des sanctions économiques, de menaces d’attaques militaires contre ses installations nucléaires et «l’assassinat barbare de savants atomistes,» explique Soltanieh.
Quelles seraient les conséquences d’une attaque militaire contre les sites nucléaires iraniens ?: «En plus d’une forte réaction contre l’agresseur, notre gouvernement subira d’énormes pressions internes pour installer les centrifugeuses dans des lieux plus sûrs, le parlement obligerait probablement à l’arrêt de toutes les inspections de l’AIEA et même, dans le pire des scénarios à sortir du TNP,» déclare l’ambassadeur.

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mercredi, mars 07, 2012

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Comment un journal indien comprend le clip raciste de l'Union Européenne


Je vous avais parlé de ce clip raciste produit par la Commission Européenne. François Asselineau nous en livre une lecture politique qui se trouve être sensiblement la même que celle faite par la presse indienne.

Par Dipankar De Sarkar, The Hindustan Times (Inde) traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est official: l’Europe en crise a peur de l’Inde , de la Chine et du Brésil (BRIC = Brésil, Russie, Inde , Chine). Sa commission à l’élargissement a été obligée de retirer une vidéo de propagande après des plaintes pour racisme au sujet de la manière dont elle présente les Indiens, les Chinois et les Brésiliens. La vidéo, conçue pour populariser l’UE à 27 nations auprès des jeunes Européens, montre une femme blanche européenne prenant le dessus sur trous guerriers mâles agressifs d’Inde, de Chine et du Brésil dans un hangar sombre et à l’abandon.
Vêtue d’un survêtement jaune à la manière du film Kill Bill de Tarantino, elel fait d’abord face à un combattant chamois qui pratique le kung-fu. Elle affronte ensuite un indien qui pratique le kalaripayattu.

Le dernier homme qu’elle voit est un brésilien noir, spécialiste de la capoeira, un art martial. Alors que les trois hommes sont autour d’elle, elle se multiplie et les encercle. Ils abandonnent leurs armes avant de disparaître.

Les femmes deviennent alors le cercle d’étoiles jaunesqui est le symbole de l’UE, et la vidéo annonce, “Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts… ». Peter Stano, porte parole à Bruxelles de la commission de l’élargissement a déclaré à l’Hindustan Times que « la vidéo avait été retirée après qu’elle ait attiré des plaintes pour racisme. »


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mardi, février 07, 2012

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Brésil et Syrie, une presse française silencieuse

L'information est donnée par le site Infosyrie (pro gouvernemental) sur la base d'un article d'al Manar (le site d'informations du Hezbollah) en français:
 le Brésil rejetterait les appels de la diplomatie européenne en faveur de nouvelles sanctions économiques contre ce pays, Brasilia considérant que la sortie de crise en Syrie passait par des négociations internes et non des pressions extérieures.
J'ai parfaitement confiance dans le site du Hezbollah, mais ma façon de faire consiste habituellement à privilégier des sources plus "mainstream", c'est-à-dire non suspectes de parti pris en faveur du gouvernement syrien.
Force est de constater qu'il m'a cependant été impossible de retrouver cette information en langue française ailleurs que sur al Manar
Cette information est par contre disponible en langue espagnole sur le site de l'agence EFE (équivalent espagnol de l'AFP) et publiée par le journal espagnol ABC qui rend compte de la viste à Brasilia de Catherine Ashton, la chef de la politique étrangère et de défense (une indication du caractère belliqueux de la diplomatie européenne) de l'Union Européenne qui se rend dans divers pays pour essayer de créer le front contre la Syrie e(et l'Iran) que souhaitent M. Sarkozy et Mme Clinton.
L'idée est de contourner l'obstacle onusien par l'adoption de sanctions unilatérales. Une guerre non déclarée dont l'issue recherchée sera l'éviction de l'actuel chef de l'Etat syrien par tous les moyens.
Brasilia, 6 fev (EFE).- traduit de l'espagnol par Djazaïri
 La responsable de la politique étrangère et de défense de l'Union Européenne (UE) Catherine Ashton et le ministre des affaires ét le ministre Brésilien des affaires étrangères, Antonio Patriota, ont exprimé aujourd'hui leur préoccupation au sujet des situations en Syrie et en Iran, malgré leurs divergences sue la façon dont doivent être affrontées ces deux crises.
La principale différence dans les deux cas concerne les sanctions que l'UE a appliquées à ces pays et qu'a défendues Ashton pendant une conférence de presse tenue à Brasilia avec Patriota qui a considéré que des mesures de ce genre ne peuvent être prises que dans le cadre du Conseil de Sécurité des Nations Unies. 

La Syrie est un sujet de préoccupation, en particulier ce qui arrive à la population en Syrie et l'Iran doit être contraint de retourner à la table des négociations", a déclaré la représentante européen pour défendre l'imposition de sanctions.
L'UE a appliqué des sanctions économiques contre l'Iran en raison des des doutes qui entourent son programme nucléaire, alors que dans le cas de la Syrie, elle a également pris des mesures dans plusieurs secteurs afin de faire cesser la violence qui dure depuis près d'un an contre les manifestants qui appellent à l'éviction du président Bachar al-Assad.
Pour sa part, Patriota, faisant référence au veto de la Chine et de la Russie à une résolution pour condamner la Syrie au Conseil de Sécurité de l'ONU, a dit que "cela ne signifie par que la violence doive augmenter, ou que la diplomatie doive diminuer" et il a plaidé pour la promotion d'un dialogue plus large qui permette de mettre un terme à la violence dans ce pays.
Ashton a rejoint Patriota sur "rôle crucial" de la Ligue Arabe dans le développement de cette crise, mais elle a insisté sur le fait que Bachar al-Assad "doit quitter le pouvoir" pour que s'arrête le "bain de sang."
Patriota a néanmoins déclaré que le Brésil "est opposé aux sanctions unilatérales" et considère que "le forum adéquat" pour ce genre de décisions est le Conseil de Sécurité de l'ONU.

"Nous n'avons aucune certitude que les sanctions unilatérales contribueront à créer le bon climat» pour une solution diplomatique, il a déclaré le ministre Brésilien.

Ce que l'ONU ne leur a pas accordé, les Occidentaux cherchent à l'obtenir par les moyens dont ils sont coutumiers; ruse, coercition, force.
Exactement comme ils ont procédé pour l'entité sioniste qui n'existe que sur une base légale fictive car n'ayant jamais eu d'acte officiel de création par l'ONU qui n'avait tout simplement pas le droit de dépouiller le peuple palestinien de son droit à l'autodétermination.
A l'opposé, un certain nombre de résolutions condamnant l'entité sioniste restent désespérément lettre morte du fait de ces mêmes occidentaux qui commercent avec l'Etat sionistet et passent même des accords avantageux pour ce dernier.



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mardi, juillet 20, 2010

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"Lula, le fils du Brésil", un film qui dérange aux Etats Unis

C'est un peu la même histoire que celle qui était arrivée au film de Mel Gibson sur la Passion du Christ: aucun censeur n'interdit officiellement mais le résultat est le même. 

Le tort de ce film? Montrer que, contrairement à ce qu'on veut faire croire à l'opinion aux Etats Unis, la communauté internationale n'est pas unanime dans sa volonté d'en découdre avec l'Iran. Que des pays comme la Turquie (72 millions d'habitants) ou le Brésil (192 750 millions d'habitants) entre autres discutent avec les autorités iraniennes comme le fait aussi l'inde qui de son côté affirme le caractère stratégique de sa relation avec l'Iran, indépendamment de ce qu'en pensent des pays comme les Etats Unis...

Les producteurs de la "Biopic" de Lula imputent les problèmes de distribution du film aux USA à son amitié pour l'Iran
Par correspondant au Brésil)-NOTICINE.com (Espagne) 20 juillet 2010 traduit de l'espagnol par Djazaïri 

"Lula, le fils du Brésil" ("Lula, o filho do Brasil"), de Fabio Barreto, qui en ce moment même est présenté au musée d'art moderne (MOMA) de New York ne va pas avoir une carrière bien longue aux Etats Unis. La productrice de la famille Barreto a déclaré à la presse que la compagnie qui avait acheté les droits de distribution dans ce pays de cette production coûteuse sur la vie de l'ancien syndicaliste et actuel président brésilien n'envisage pas de le distibuer... par la faute de Lula da Silva lui-même.
Le chef de l'Etat est parvenu récemment, avec la Turquie, à un accord aves l'Iran pour retraiter son uranium, ce qui déplait ai puissant "lobby" juif à Hollywood.

"Le distributeur est juif et nous a dit qu'il était impossible de montrer le film dans une salle où la majorité du public est juif," a déclaré à la presse la productrice Paula Barreto, soeur du réalisateur Fabio Barreto qui, conséquence d'un tragique accident de la circulation, se troube dans un coma irréversible depuis la fin de l'année dernière.
Le journal Folha de Sao Paulo, cité par l'agence ANSA, explique que les images de Lula da Silva célébrant le 17 mai l'accord de médiation nucléaire avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinedjad, et le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à Téhéran "autaient trop associé le président brésilien au régime islamique qui promeut la destruction d'Israël."

La dynastie Barreto, une des plus prestigieuses et reconnues dans le monde, fera l'objet d'un hommage le mois prochain au 14ème festival de Lima, organisé par la Pontificia Universidad Católica pour sa contribution en matière de production, de réalisation, d'écriture et de performance cinématographiques. Participeront à l'évenement Bruno (réalisateur, scénariste), Luiz (producteur, directeur de la photographie), Lucy (productrice), Lisa (actrice), et Paula déjà citée (productrice). Fabio Barreto a quitté l'hôpital en février dernier mais il n'est malheureusement pas sorti du coma jusqu'à présent.

 

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lundi, mai 24, 2010

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Sanctions contre Iran, la lecture stratégique de Pepe Escobar

Mme Clinton vient d'exiger l'adoption par l'ONU de nouvelles sanctions en lien avec le programme nucléaire iranien. Et ce, en dépit de l'accord sur un échange de combustible nucléaire obtenu par le Brésil et la Turquie.
Mme Clinton va sans doute obtenir l'adoption de ces nouvelles sanctions même si comme le laisse entendre Pepe Escobar, elles seront sans doute fortement édulcorées après être passées à la moulinette des autres membres permanents (Russie, Chine) et non permanents (Liban, Turquie, Brésil).
Quelle que soit la teneur des sanctions, elles auront d'abord un prix pour Washington, celui que les Etats Unis devront payer à la Russie et surtout à la Chine, deux pays qui n'ont aucun intérêt ni à un embargo sur l'Iran ni dans une guerre à leurs portes.
En effet, il suffit de regarder une carte pour voir que l'Iran est limitrophe d'anciennes républiques soviétiques, de l'Afghanistan et du Pakistan. Les répercussions sur ce dernier pays d'un conflit militaire en Iran sont d'une importance essentielle pour les autorités de Pékin.
La Turquie non plus n'a aucun intérêt au déclenchement d'un conflit à ses portes.
Pepe Escobar considère que ce qui vient de se passer à Téhéran, ce fameux accord irano-turco-brésilien, est symptomatique de l'avènement d'un monde multipolaire avec l'apparition de nouvelles puissances moyennes, comme la Turquie, ou très importantes comme la Chine, sans parler du renouveau russe. En fait, plus que d'apparition de puissances, Escobar parle d'éveil à la dimension internationale de ces pays qui, par ailleurs, sont souvent en phase avec cette communauté internationale qui n'est pas exactement celle dont parlent Mme Clinton ou M. Sarkozy. Car le monde, nous rappelle Pepe Escobar, ne se résume pas aux Etats Unis, au Canada et à quelques Etats européens.
En appelant à un nouveau train de sanctions juste après l'annonce de l'accord conclu par le président Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan, Mme Clinton a adressé un camouflet à ces derniers, où un coup de cravache pour rester dans le ton de Pepe Escobar.
Ceci ne restera pas sans conséquences. Mme Clinton est peut-être satisfaite de son coup, plier apparemment à sa volonté la fameuse "communauté internationale," le coût politique en sera sans doute exorbitant pour les Etats Unis. Car si des pays comme le Brésil ou a Turquie s'éveillent à la dimension internationale, ce n'est certainement pas pour jouer les gros bras mais simplement parce que c'est leur intérêt: le Brésil comme la Turquie dépendent de l'étranger pour leurs approvisionnements en gaz et en pétrole; le Brésil notamment est en train de devenir un géant économique et ses intérêts prennent, et prendront de plus en plus, une dimension mondiale. Ceci est encore plus vrai pour la Chine.
Maintenant, tout le monde aura compris que ce que cherchent les Etats Unis, ce ne sont pas des garanties sur la nature du programme nucléaire iranien, mais un changement de régime. L'idée est de rendre la vie difficile aux Iraniens pour qu'ils contestent de plus en plus leur régime qui, à son tour se durcira: une spirale de l'instabilité pouvant déboucher sur un coup d'Etat ou une révolution colorée.
Le succès de la démarche n'est pas à écarter. L'Iran est sous le coup de sanctions depuis des années et est littéralement assiégée par les troupes US sans parler des gesticulations militaires sionistes. Les menaces de toutes sortes sur le régime sont évidentes et ce dernier s'est effectivement durci ces dernières années, tout en restant bien plus démocratique que d'autres pays, comme l'Egypte par exemple, qui figurent sans problème sur la liste des amis es Etats Unis.
Enfin, qu'on ne s'y trompe pas, les sanctions unilatérales voulues par l'Occident ont tout d'une déclaration de guerre qui ne dit pas son nom. La seule question qui vaille est: les Etats Unis agiront-ils  militairement contre l'Iran?
Pour cause d'économie chancelante, ils ne le feront, à mon avis, que si les délinquants de Tel Aviv leur forcent la main en bombardant l'Iran provoquant une riposte iranienne. Une réédition en quelque sorte du coup de Suez de 1956. Un coup qui avait été un succès militaire pour la France et la Grande Bretagne, mais qui avait aussi sonné le  glas de leur statut de très grande puissance.

    
L'Iran, Sun Tzu et la dominatrice
By Pepe Escobar, Asia Times (Chine) 22 mai 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Voyons les choses en face: Hillary Clinton est une satanée dominatrice.

Au départ, la Secrétaire d'Etat des Etats Unis avait dit que la médiation turco-brésilienne pour amener l'Iran à accepter un échange de combustible nucléaire était vouée à l'échec. Puis les Etats Unis ont dit que c'était la "dernière chance" pour un accord sans sanctions. Et finalement, moins de 24 heures après l'aboutissement à un accord à Téhéran, Hillary Clinton soumet le Conseil de Sécurité de l'ONU à la cravache et annonce triomphalement au monde qu'un projet de résolution pour une quatrième bordée de sanctions a été établi.

Elle a situé la démarche pour des sanctions dans le cadre "d'une réponse aux efforts entrepris ces tout derniers jours par Téhéran." Attendez une minute. Immédiatement après une véritable - et fructueuse - médiation par deux puissances émergentes - et intermédiaires honnêtes -, le Brésil et la Turquie, dans ce monde multipolaire sur un dossier très sensible, Washington et ses deux alliés de l'Union Européenne au Conseil de Sécurité, la Grande Bretagne et la France, la torpillent. Est-ce cela qu'on fait passer pour de la "diplomatie" globale? 
Pas étonnant si les alliés importants des États-Unis que sont le Brésil et la Turquie, tous deux membres non permanents du Conseil de sécurité, et toutes deux grandes puissances régionales, ont été furieux après un tel camouflet public. Le Brésil a d'abord annoncé qu'il ne voulait même pas discuter des sanctions à l'ONU. Ensuite, le Brésil et la Turquie ont envoyé une lettre officielle à l'ONU, demandant à participer aux négociations du "groupe des six sur l'Iran." et les sanctions "pour empêcher l'adoption de mesures allant à l'encontre d'une solution pacifique ".

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva - qui avait dit personnellement à Hillary Clinton plus tôt dans l'année qu'il n'était "pas prudent d'acculer l'Iran" - n'a pas pu s'empêcher de fustiger un Conseil de Sécurité obsolète, en insistant sur le fait qu'après tout il n'était guère enclin à des négociations. Le ministre Turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu a prévenu que le nouveau train de sanctions "empoisonnerait l'atmosphère."

Et le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a souligné que cette démarche remettait gravement en cause la crédibilité du Conseil de Sécurité - sans omettre de rappeler ironiquement à chacun l'idée absurde qui consiste à voir les cinq puissances dotées de l'arme atomique et membres permanents du Conseil de Sécurité chercher le démantèlement du programme nucléaire civil d'un pays en développement.

Quant à la "crédibilité des USA", elle mord la poussière une fois de plus, pas seulement au regard de Lula et d'Erdogan, mais à travers l'ensemble des pays en voie de développement - la véritable "communauté internationale" de chair et de sang, suite à cette interminable charade.

Frénésie de flagellation sur l'enrichissement

Ces derniers mois, la dominatrice Clinton a accusé sans relâche l'Iran de rejeter un accord similaire d'échange de l'uranium proposé par les Etats Unis en octobre dernier. Cela fait partie du script habituel en usage à Washington - se conduire de manière des plus sournoises, en insistant pour affirmer que les sanctions 'n'ont rien à voir" avec l'enrichissement de l'uranium alors que quelques semaines auparavant, l'accord sur l'enrichissement était le motif principal de nouvelles sanctions.

Et il y a pire. Comme Gareth Porter l'a révélé (Washington burns its bridges with Iran Asia Times Online, May21, 2010), Washington n'a proposé un accord sur l'échange de combustible en octobre dernier que parce qu'elle voulait dès le début contraindre l'Iran à accepter de suspendre toutes ses activités d'enrichissement de l'uranium (auxquelles elle a droit aux termes du TNP, (le Traité de Non Prolifération nucléaire). Mais cela n'avait jamais été annoncé publiquement.

L'Iran continuera de toute façon à produire de l'uranium enrichi à 20 % (le TNP l'autorise à le faire), et entamera la construction d'une nouvelle usine d'enrichissement d'à peu près la même taille que celle de Natanz. Cette nouvelle usine s'inscrit dans un plan de construction de dix nouvelles usines, annoncé l'an dernier par le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad. En outre, la centrale nucléaire construite à Bushehr par la Russie est en phase d'essais finaux et sera inaugurée cet été. Ce sont des faits irréversibles sur le terrain.

Saeed Jalili, Secrétaire du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale de l'Iran, principal négociateur de facto côté iranien, pourrait bientôt rencontrer en Turquie Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l'Union Européenne. Ashton, négociatrice désignée de la "communauté internationale" est aussi représentative de l'opinion publique mondiale que l'est un communiqué de presse de BP sur le déversement de pétrole dans le Golfe du Mexique. Notamment parce que l'Union Européenne est en voie de proclamer ses propres sanctions unilatérales contre l'Iran. Même chose au Congrès des Etats Unis comme l'a confirmé cette semaine le sénateur Chris Dodd, un Démocrate du Connecticut. Donc, en dehors du Conseil de Sécurité, l'Iran devra aussi faire face à des sanctions supplémentaires de la part d'une coalition de droite emmenée par les USA et composée de caniches européens déclinants.

La Chine et la Russie tirent un Sun Tzu

Sun Tzu, l'ancien général, stratège, philosophe et auteur de l'Art de la Guerre disait, "Permettez à votre ennemi de commettre ses propres erreurs, et ne les corrigez pas." La Chine et la Russie, toutes deux maîtresses en stratégie, appliquent cette maxime avec panache en ce qui concerne les Etats Unis.

Les 10 pages du projet actuel de résolution de l'ONU portant sanctions ont déjà été diluées à l'extrême par les membres permanents que sont la Russie et la Chine - et ce qu'il en reste de langage belliqueux sera encore démoli par des membres non permanents, le Brésil, la Turquie et le Liban (sans unanimité du Conseil de Sécurité, les nouvelles sanctions seront sans doute vidées de leur contenu concret). Washington n'a aucun moyen d'exercer une coercition sur le reste du Conseil de Sécurité pour qu'il endosse de nouvelles sanctions alors que l'Iran est effectivement engagée dans la voie de la coopération.

Comme il se présente, le nouveau train de sanctions touche aux importations d'armes conventionnelles par l'Iran, aux importations liées aux missiles balistiques, gèles les avoirs de hauts responsables du corps des Gardiens de la Révolution Islamique, et met en place des inspections des cargos dans les ports et les eaux internationales. La plupart de ces sanctions s'appliquent sur une base volontaire -ne sont pas contraignantes- et n'auront aucun impact sur le commerce mondial de gaz et de pétrole iraniens.

Pékin et Moscou ne sont pas exactement en train de lécher le fouet de Mme Clinton. Immédiatement après son annonce grandiloquente, l'ambassadeur de Chine à l'ONU, Li Badong, a affirmé que le projet de résolution "ne fermait pas les portes à la diplomatie," insistant encore une fois sur le "dialogue, la diplomatie et les négociations."

Et Sergei Lavrov, le ministre Russe des affaires étrangères a tenu à parler au téléphone à Mme Clinton pour soutenir une analyse plus approfondie de l'accord pour l'échange de combustible issu de la médiation du Brésil et de la Turquie. Lavrov a aussi insisté pour dire que la Russie n'appréciait pas du tout les sanctions supplémentaires unilatérales de l'Union Européenne et des Etats Unis.  Le ministre Russe des affaires étrangères a affirmé que des sanctions unilatérales comprendraient des mesures "de nature extra territoriale, allant au delà des décisions acceptées par la communauté internationale et en contradiction avec le principe de la règle du droit international consacré dans la charte de l'ONU."

Nous en sommes donc à une situation où un véritable accord pour l'échange de combustible accepté par l'Iran est sur la table à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) au moment où une offensive pour des sanctions contre l'Iran est en cours à l'ONU. A qui la vraie "communauté internationale" va-t-elle faire confiance? Erdogan n'aurait pas pu le dire mieux, "Le moment est venu de débattre afin de savoir si nous croyons en la suprématie de la loi ou à la loi des dominants et de la supériorité..."
Surtout, ce que le monde en voie de développement observe, c'est le passé - les USA, la France, la Grande Bretagne, l'Allemagne - luttant contre l'avènement du futur - la Chine, l'Inde, le Brésil, la Turquie, l'Indonésie.
L'architecture mondiale de sécurité - contrôlée par un groupe de la peur  de gardiens occidentaux auto-désignés - est dans le coma. L'ouest "atlantiste" coule à la manière du Titanic. 

Nous voulons la guerre et nous la voulons maintenant

Seul le puissant lobby US pro guerre infinie est capable de présenter comme un désastre une première étape vers un accord complet sur le nucléaire avec l'Iran. Ce lobby comprend le largement discrédité, pro guerre en Irak, New York Times (la médiation turco-brésilienne "complique les discussions sur des sanctions") et Washington Post (L'Iran "crée l'illusion d'une avancée dans les négociations sur le nucléaire").

Pour le lobby belliciste, l'accord sur l'échange de combustible obtenu par la médiation du Brésil et de la Turquie est une "menace" parce qu'il entre en collision directe avec une attaque contre l'Iran (déclenchée par Israël puis entraînant les USA) et le "changement de régime" - un désir de Washington qui ne s'est jamais démenti.

Lors d'un récent discours au Council on Foreign relations à Montréal, le lumineux  Dr Zbigniew "à la conquête de l'Eurasie" Brzezinski a prévenu qu'un "réveil politique mondial" ainsi que des luttes intestines au sein des élites mondiales était quelque chose à redouter fortement. L'ancien conseiller à la sécurité des Etats Unis a remarqué que "pour la première fois dans toute l'histoire de l'humanité, le genre humain est politiquement éveillé - c'est une réalité complètement nouvelle - il n'en a pas été ainsi pendant la majeure partie de l'histoire des hommes."

Pour qui se prennent ces nouveaux venus sur la scène internationale comme le Brésil et la Turquie - pour oser déranger "notre" domination sur le monde? Et les Américains désinformés continuent à se poser la question "Pourquoi nous détestent-ils?" Parce que, entre autres raisons, fondamentalement unilatéraliste, Washington n'hésite pas à montrer du doigt même ses plus proches amis.

Une autre traduction de cet article ici

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lundi, mars 15, 2010

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Super Voleur et son ami chef d'Etat

Shalom Weiss est un escroc de haut vol qui a été condamné aux Etats Unis à 845 ans de prison, une peine d'une longueur semble-t-il inédite. Les téléspectateurs US auront la possibilité de voir une émission consacrée à ses agissements et à l'enquête au long cours qui a permis son arrestation.
Oui, bon, un délinquant derrière les barreaux, et alors?
Alors, ce n'est simplement pas un hasard si l'article que je vous propose compare cette affaire à un roman de John Le Carré car cet auteur anglais est moins spécialisé dans le roman policier que dans celui d'espionnage.
Et à certains égards, l'affaire Weiss présente effectivement des caractéristiques singulières à rapprocher de l'assassinat commis à Dubaï par une bande de tueurs du Mossad.
Weiss fait partie de la communauté hassidique, ultra-orthodoxe, à l'origine un mouvement qu'on peut qualifier de piétiste qui avec le temps a accueilli des délinquants et des agents du régime sioniste.
C'est que ce mouvement est relativement facile à infiltrer et qu'il offre un réseau intéressant pour ceux qui veulent se livrer à des activités illicites, sans parler des fidèles crédules qui contribuent, souvent à leur insu, à l'exécution d'actes délictueux. Ce sont d'ailleurs des adhérents de l'ultra-orthodoxie qui ont fourni, à leur insu disent-ils, la plupart des passeports qui ont servi dans l'opération criminelle de Dubaï.
Justement, notre Shalom Weiss se sert aussi de faux passeports puisque c'est muni d'un faux passeport brésilien qu'il a été interpellé en Autriche, pays dans lequel il était donc entré illégalement. Il faut insister sur ce dernier point car il nous donne une idée de l'importance et de la force de ces réseaux hassidiques dans un pays comme l'Autriche. On apprend en effet à la fin de l'article que l'escroc, entré illégalement en Autriche avec un faux passeport, a pu bénéficier de l'appui de personnalités haut placées dont une seule est citée: le chef de l'Etat Autrichien lui-même qui s'est fendu d'une lettre appelant le président Bush à une forme d'indulgence!
Il y a là un mystère à expliquer.

L'histoire du super voleur de Scranton diffusée sur CNBC
par Joe McDonald, de la Rédaction du Times-Tribune (USA) 13 mars 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

En fin de compte, Shalom Weiss, un escroc de Scranton de classe mondiale, n'a pas fait le poids devant Joe Judge, un expert comptable diplômé de l'université de Scranton qui a rejoint le FBI.

Utilisant des compétences de limier dignes d'un roman de John le Carre, M. Judge et son équipe d'agents du FBI ainsi que d'autres services de police sur trois continents ont mis M. Weiss dans une situation qu'aucun homme n'avait connue avant lui: 845 ans de prison.

Le récit de la manière dont M. Judge, l'agent du FBI qui a dirigé le groupe d'enquête qui a pisté M. Weiss du Brésil jusqu'à Vienne, est présenté dans un épisode de "American Greed" [cupidité américaine] qui doit être diffusé le 24 mars sur CNBC.

M. Judge, qui é été interviewé en décembre pour l'émission télévisée à son domicile en Floride, précise qu'il avait bouclé l'enquête avant de se lancer à la recherche de Weiss dans le cadre d'un énorme dossier de fraude à l'assurance que le FBI avait ouvert dans les années 1990.
"Weiss avait pillé la compagnie d'assurance," explique M. Judge. "je dirais qu'il a empoché environ 30 millions de dollars."

Il a fallu plusieurs années d'investigations avant que M. Weiss et d'autres soient inculpés sur l'accusation d'avoir mis en faillite une compagnie d'assurance et soutiré des millions de dollars à des retraités.

Le rôle de M. Weiss dans l'arnaque, qui à l'époque était la plus grosse fraude financière du pays, n'était pas immédiatement apparent.

"Il avait ces hommes de pailles, ces quatre gogos," explique M. Judge. "Ils signaient n'importe quoi."

"Je n'ai découvert le nom de Weiss qu'au bout de plusieurs années d'enquête," déclare M. Judge.

M. Judge voit M. Weiss comme une sorte de mauvais génie.

"Il est si diabolique que s'il vous rencontrait demain, il aurait déjà anticipé et prévu ce que vous ferez pour (lui) dans six mois," explique M. Judge. "Ce type est un génie."

M. Weiss avait aussi des traits de personnalité et des habitudes qu'il ne pouvait pas modifier. Ses affinités avec la communauté juive  hassidique et son goût pour les bons restaurants, le casino et les prostituées de luxe ont donné à M. Judge et au FBI des indications sur où il aurait bien pu s'être caché après avoir disparu quand son affaire de blanchiment d'argent et de racket a été passée en jugement.

"Ce type avait l'empreinte de pied d'un Bigfoot," observe M. Juge.

Il y a sept ou huit villes dans le monde avec d'importantes populations hassidiques, et les agents du FBI en poste dans les ambassades des Etats Unis dans ces pays ont reçu l'ordre d'être à l'affût de M. Weiss, explique M. Judge.

Une piste s'est présentée au brésil où on a eu des informations selon lesquelles M. Weiss avait une petite amie dans le secteur de Sao Paulo et qu'il pourrait se trouver dans cette ville.

M. Judge est parti pour l'Amérique du Sud et a contacté la police locale et des agents d'Interpol. Ils ne trouvèrent pas M. Weiss mais un contrôle de ses appels téléphoniques conduisit les enquêteurs à une maison dans un des quartiers les plus pauvres de la ville et à l'identité d'une femme de 27  ans que fréquentait M. Weiss.

Ils l'ont suivie à Vienne où elle a été accueilliée par M. Weiss qui n'avait cependant pas l'apparence de l'homme qu'ils recherchaient, qui avait 20 kilos de moins et la barbe rasée. Il a emmené la femme dans un appartement où ll a été arrêté.

M. Weiss, qui était en cavale depuis un an, a essayé d'éviter l'extradition vers les Etats Unis. Mais il a finalement été envoyé dans une prison fédérale près de Waymart pour purger la plus longue peine jamais infligée par un tribunal fédéral.

Mais M. Weiss n'a pas abandonné. Il fait appel de la légalité de son extradition.

"Comme je le dis de manière détaillée dans l'émission, il affirme que le gouvernement US a menti," explique M. Judge dans une interview par téléphone depuis la Floride. "C'est son mensonge."

M. Weiss a obtenu le soutien de certaines personnes puissantes dans son combat pour sortir de prison, indique M. Judge.

"Le président Autrichien a écrit au président Bush en demandant, s'il vous plait renvoyez-nous Weiss et nous le mettrons en prison ici pendant un ou deux ans, puis il sera réhabilité", affirme M. Judge.

Dans un sens, M. Judge, originaire de West Scranton et diplômé de l'université de Scranton en 1968, est épaté par la manière dont M. Weiss a éré capable de s'attirer les bonnes grâces d'officiels Autrichiens.

"Il entre en Autriche avec un faux passeport brésilien et se joue de la police et des douanes autrichiennes," déclare M. Judge. "Il est là bas en tant qu'étranger en situation irrégulière, pourtant il a les moyens de faire écrire une lettre par le président Autrichien."

A la question de savoir comment cela a été possible, M. Judge répond, "parce qu'ils pensent que c'est un type formidable, où qu'on a graissé quelques pattes."

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posted by Djazaïri at 10:10 PM 1 comments

mercredi, novembre 11, 2009

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A propos d'une mise en garde de Shimon Peres contre le Hezbollah et le narcotrafic en Amérique latine

La diplomatie sioniste est hyperactive en ce moment. Ainsi Netanyahou, le premier ministre, vient de se rendre à Washington et à Paris tandis que Shimon Peres, le président honoraire du gang, visite le Brésil et l’Argentine. Et qu’un émissaire s’est rendu aux Iles Salomon pour comprendre pourquoi cet Etat a été le seul d’Océanie à voter à l’ONU en faveur du rapport Goldstone.
C’est la visite de Shimon Peres en Amérique Latine qui va m’intéresser ici. Peres a le sens de la formule, c’est le moins qu’on puisse dire: ne vient-il pas d’offrir au président Lula 100 ans d’amitié entre le Brésil et l’entité sioniste?
On remarquera que si le sens du mot « amitié » est aussi perverti dans son esprit que celui du mot « paix ,» les Brésiliens ont sans doute tout intérêt à refuser cette offre.
On se dira aussi que M. Peres est bien présomptueux d’imaginer que l’entité sioniste existera encore dans un siècle.
Dans l’immédiat, amitié pour M. Peres, cela veut dire vendre des armes. Quoi de plus naturel pour un prix Nobel de la paix? Cela signifie aussi mettre en garde les autorités brésiliennes contre l’infiltration du Hezbollah en Amérique du Sud
Selon le régime sioniste, en effet:

L’organisation terroriste chiite trafique de la drogue, des diamants et des armes dans le triangle frontalier entes le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, afin de financer des cellules terroristes qui préparent des attentats contre des cibles juives.

Si préparer des attentats contre des cibles juives est à coup sûr quelque chose de condamnable, on peine à comprendre pourquoi il faudrait organiser d’importants réseaux de trafics illicites pour organiser une attaque à la bombe contre un centre culturel juif par exemple. Ce genre d’opérations n’est certainement pas à ce point coûteux qu’il soit nécessaire de prendre en plus des risques avec les douanes et les polices de trois pays.
Mais bon, on sait que les « fous de Dieu » ont des problèmes avec la logique, alors pourquoi pas.

Mais si Lula est bien informé, et si c’est le cas de ses homologues d’Amérique latine, je pense qu’il sait fort bien à quoi s’en tenir sur qui fait quoi en matière de trafics divers et variés.
Ainsi vient-on d’apprendre en Uruguay, la découverte d’un important stock d’armes et de munitions dans une des villas appartenant à un certain Saul Feldman, 64 ans, financier de son état.

Ce sont plusieurs centaines d’armes essentiellement de gros calibre qui ont été découvertes par hasard par des pompiers venus éteindre un incendie qui s’était déclaré dans la maison: grenades anti-tanks, grenades à fragmentation, lance-roquettes RPG7, fusils mitrailleurs AK 47, M16, Uzi etc. ainsi que quelques 40 000 munitions.

La police s’est ensuite rendue à sa résidence principale pour l’interpeller, chose qui n’est pas allée de soi, puisque, lit-on dans le journal uruguayen Espectador :
Lorsque les agents sont allés le chercher, Feldman, un expert comptable de 64 ans, était en train de sortir de sa voiture. Questionné à ce sujet, il a décliné son identité et a répondu à la police: « Justement, je voulais aller là-bas. Attendez-moi, je vais chercher un sac. »
Il rentra donc dans la maison et, au bout de quinze minutes Mario Morena, un des agents, s’es penché à la fenêtre pour l’appeler. C’est à ce moment que Feldman lui a tiré un coup de feu en pleine poitrine et le tua avant de se retrancher dans la maison.
S’ensuivit une véritable bataille mettant aux prises le comptable aux forces spéciales venues en renfort. Et c’est seulement vers 9h du matin que Feldman fut tué par les forces de l’ordre.

Les policiers découvrirent que la maison comportait une pièce blindée et des masques de respiration avec lesquels il a résisté à l’attaque au gaz lacrymogène du samedi.

Les hypothèses sur la destination des armes sont diverses. Comme il est établi que les armes n’ont pas appartenu et n’ont pas été volées à l’armée ou à la police, le trafic d’armes est le scénario le plus probable. On suppose, en particulier, que les armes pourraient être destinées au narcotrafic au Brésil qui est engagé dans une lutte contre la police de ce pays.

Selon les premières informations, Feldman appartenait à une importante bande de délinquants et il possédait dans sa maison une pièce blindée où il a passé une bonne partie de la nuit.  Une des hypothèses étudiées les mieux assurées est que Feldman était un maillon d’une bande de trafiquants d’armes qui opèrent au Brésil, selon Canal 4. Les armes proviennent de l’étranger pour la plupart et ne sont pas en usage dans l’armée uruguayenne, leur puissance de feu étant considérable.

On peut lire également dans Defensa.com que:

Le délinquant abattu, Saul Feldman, un économiste à la double-nationalité israélo-uruguayenne, possédait quatre jeux de documents d’identité, obtenus légalement mais avec de faux certificats de naissances, et autant de noms, ainsi que la responsabilité d’une société financière.

Sa résistance aux forces de l’ordre a par ailleurs été si farouche que:

La justice et la police enquêtent sur les antécédents de Feldman et sur les informations selon lesquelles il aurait reçu un entraînement militaire en Israël…

Bizarre pour un trafiquant de stupéfiants aux ordres du Hezbollah.

Inutile de chercher ces informations dans un journal français, elles n'y sont pas et n'y seront jamais.

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posted by Djazaïri at 9:35 PM 1 comments

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