mercredi, avril 03, 2013

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Enfants soldats recrutés à l'étranger pour combattre en Syrie


On a pu voir dernièrement la photo d’un enfant soldat syrien posant cigarette au bec entre deux barbus en treillis engagés dans la lutte armée contre le régime en place et pour qui sa présence semble normale.
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Ce gamin s’appelle Ahmed, il a huit ans et ses parents auraient été tués dans un bombardement de l’armée syrienne sur Alep. Son père était lui-même engagé dans la guérilla contre le gouvernement. Ahmed est bien sûr incapable de se servir réellement du fusil de guerre dont on l’a doté mais ce ne sont certainement pas les occasions de risquer sa vie que lui refuseront ses deux camarades de combat.
On trouve d’autres images d’enfants soldats enrôlés par les forces hostiles au gouvernement, en général un peu plus âgés.
Par exemple celle-ci
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Ou celle-là
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Et on apprend que, non contents de recruter des enfants soldats en Syrie, on en recrute maintenant à l’étranger, comme cet adolescent parti de Ceuta pour lutter sur le «sentier de Dieu» contre le régime syrien.
Comme si c’était le régime syrien qui avait incarcéré son père !

Un jeune de Ceuta part en Syrie pour «combattre pour Dieu»

Les parents de Nourdine ont déposé plainte ce dimanche
Lundi, ils ont reçu un appel de leur fils leur confirmant qu’il était en Turquie
Par Ignacio Cembrero & Rocio Abad Madrid / Ceuta, El Pais (Espagne) 3 avril 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri 
Jusqu’à présent, seuls des adultes espagnols et musulmans s’étaient rendus en Syrie pour participer à la lutte armée contre le régime dictatorial de Bachar al-Assad, mais depuis la fin de la semaine dernière est venu s’ajouter un mineur, Nourdine âgé de 16 ans, selon des sources des services de sécurité espagnols. 
Nourdine a franchi, sans doute dans la soirée de samedi, la frontière avec le Maroc et c’est le lendemain matin que ses parents, Ahmed et Toria, ont découvert qu’il n’avait pas dormi dans leur maison du quartier du prince Alonso. Dans la soirée de ce même dimanche, ils ont déposé plainte au commissariat de police.   
Lundi dernier, les parents on reçu un appel de leur fils qui leur a expliqué les raisons de son départ. «Il nous a demandé pardon plusieurs fois, dit qu’il était en Turquie et qu’il allait en Syrie et qu’il n’allait pas rentrer,» a raconté le père au journal El Faro de Ceuta. Le jeune avait ajouté au téléphone qu’il «… allait combattre sur le sentier de Dieu.»
La surprise a été énorme parce que, selon ses parents, Nourdine était un adolescent tranquille qui n’avait jamais parlé du conflit syrien à la maison. Ahmed, son père, avait été lui-même arrêté et emprisonné en 2006 au cours de l’Opération Dune ordonnée par Baltasar Garzón qui était à l’époque juge de l’Audience nationale dans le cadre de la lutte antiterroriste. Nourdine était le plus petit des quatre enfants de la famille. 
Le délégué du gouvernement à Ceuta, Francisco Antonio González, a reconnu aujourd’hui devant la presse que des réseaux salafistes sont présents dans la ville, mais que l’adolescent a été pris en charge à Castillejos, la localité marocaine frontalière. Il a affirmé ne pas savoir combien d’habitants de Ceuta ont demandé à aller en Syrie pour se sacrifier et il a attribué son ignorance aux négligences du passé de la part de l’administration de l’Etat dans la traque des réseaux de recrutement. 
En juillet 2013, trois autres musulmans de Ceuta, dont Rachid Wahbi, 32 ans, père de famille et chauffeur de taxi, s’étaient eux aussi rendus en Syrie en passant par le Maroc où ils avaient été recrutés puis par la Turquie. Ils avaient fait le trajet en compagnie d’au moins une demi-douzaine de Marocains, selon des sources sécuritaires. Tous trois sont morts si on en croit des appels téléphoniques de condoléances en provenance de Syrie reçus par leurs proches à Ceuta. La police marocaine a démantelé plusieurs réseaux de recrutement de djihadistes, le plus récent l’ayant été le 19 janvier dernier selon un communiqué. 
Coïncidant avec l’annonce du départ pour la Syrie d’un adolescent de Ceuta, le Centre International d’Etudes de la Radicalisation, qui dépend du King’s College à Londres a rendu public un rapport dans lequel il assure que depuis début 2011, entre 135 et 590 – la fourchette est très large – musulmans européens ont rejoint l’insurrection en Syrie. Ils représentent de 7 à 11 % du total des combattants étrangers parce que la majorité de ces derniers vient de pays musulmans.
La majorité d’entre de ceux [des combattants venus d’Europe]  qui sont allés en Syrie sont partis du Royaume Uni, des Pays Bas, de France, de Belgique et d’Allemagne. L’Espagne figure en queue de peloton avec seulement six djihadistes, un chiffre qui a doublé depuis le départ des trois hommes partis de Ceuta pour la Syrie à l’été 2012. 

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mercredi, octobre 03, 2012

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La ministre redevenue simple mère célibataire (ou les tribulations d'une Maghrébine ambitieuse)


L’histoire de Rachida Dati et sa toute récente démarche en vue d’obtenir une reconnaissance de paternité par un homme d’affaires Français sont absolument emblématiques à plusieurs titres.
L’histoire de cette ancienne ministre était déjà assez singulière, en ce qu’elle était sans doute la première femme ministre à devenir mère célibataire alors qu’elle était en fonctions. Une situation qui, en dépit de l’élégance de sa mise et de l’importance de son poste ministériel, la renvoyait à sa condition originelle de femme d’origine étrangère et issue du prolétariat.

Parce que le statut de mère célibataire, avec ou sans connaissance officielle de l’identité du «père» est le lot de nombre de jeunes femmes d’origine maghrébine mais aussi de leurs consoeurs issues de catégories sociales marquées par la précarité et/ou la faiblesse des revenus.

En dépit de ce marqueur social qui la distinguait de toutes les autres femmes ministres, Mme Dati symbolisait, et symbolise encore, la success story d’une jeune femme qui grâce à un labeur acharné est parvenue à échapper aux déterminismes sociaux.

Bon, il a fallu quelque chose de plus que le labeur et les études, quelques rencontres décisives aux bons moments, comme celle avec Albin Chalandon, ancien ministre de la justice lui-même.
Un autre aspect emblématique de la trajectoire de Mme Dati, et qui est une leçon pour bien des politiciens, c’est qu’au moins jusqu’à un certain point, le bras de fer entre une femme politique et un homme d’affaires important s’apparente à la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

J’en veux pour preuve les poursuites engagées par un magistrat Marocain contre Rachida Dati au motif puni par la loi de son pays (comme d’autres pays musulmans, précisons-le) de  relations sexuelles illicites.

Voyez-vous, le père présumé de l’enfant de Mme Dati possède des intérêts importants dans plusieurs pays dont le Maroc fait partie. Il est effectivement propriétaire de deux établissements luxueux à Marrakech, un «spa» et un hôtel. Il est par ailleurs un ami de Sarkozy qu’il a accompagné lors de déplacements au Maroc et dans… l’entité sioniste.

Certes, l’hôtel en question n’est pas la fameuse Mamounia chère à Bernard-Botul-Henri Lévy et aux amateurs de prix littéraires à la gomme. Mais c’est un établissement qui fait partie du même système d’intérêts qui lie de riches hommes d’affaires Français et le Makhzen.

Alors si l’ordre d’engager des poursuites contre Mme Dati n’a peut-être pas été suggéré directement par un appel depuis l’administration de cet hôtel, il est clair que les poursuites ont un rapport avec la complicité entre la monarchie et certains milieux d’affaires et politiques français.

Je crois que t'as besoin d'un protecteur comme les civils en Syrie et en Libye

A quelque chose, malheur est bon. Ce coup de semonce judiciaire incitera peut-être Rachida Dati à réfléchir à la nature de ses commentaires sur l’évolution politique au Maroc.

Je cite :
[Rachida Dati relève] la détermination de S.M. le Roi à garantir l'Etat de droit pour tous les Marocains et à tenir compte de leurs préoccupations.
et
"Le Maroc est devenu une référence pour le monde arabe en matière de réformes"
 La vérité, c’est qu’il y a d’une part les Marocains et les hommes d’affaires (Marocains ou pas), et d’autre part les hommes et les femmes, les Marocaines étant moins bien loties que leurs consoeurs Françaises non d’origine marocaine.

C’est la petite leçon que je me permets d’adresser à une ancienne ministre de la justice qui n’est après tout qu’une femme issue du prolétariat maghrébin en France.







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lundi, mars 26, 2012

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Le Maroc se mobilise pour la Palestine, contre le sionisme

Il n’y a pour l’instant que le site JSS (Je Suis un Salaud) pour en parler en français.



Et c’est plus qu’étonant parce que l’évènement a eu lieu à Rabat, au Maroc, c’est-à-dire un pays bien connu en France pour diverses raisons.

Mais comme nous le savons, la couverture médiatique du Maroc par la presse française semble avoir des lacunes qu'on a du mal à s'expliquer.
Ce sont pourtant des dizaines de milliers de personnes, peut-être 100 000, qui ont manifesté à Rabat pour demander la libération des prisonniers Palestiniens détenus par l’entité sioniste.
Dimanche25 mars: Rabat défilait pour la Palestine 
Ces manifestants protestaient aussi contre la présence d’un représentant de l’entité sioniste à une conférence sur la coopération euro-méditerranéenne qui se tenait au siège du parlement marocain.

Pas une ligne dans vos journaux !
           
  
David Saranga affirme ne jamais s’être senti menacé dans les locaux du parlement à Rabat alors qu’ne foule énorme manifestait dehors en soutien aux prisonniers Palestiniens, il explique qu’un participant Tunisien à la confére »nce ‘avait cessé de sourire lorsqu’il a appris qu’il était Israélien.’

Par Yitzhak Benhorin, Yediot Ahronoth (Sionistanà 26 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri


WASHINGTON – “On m’a dit d’aller à l’aéroport le vite possible et de quitter le Maroc, » a déclaré lundi au Yediot le vieux routier de la diplomatie israélienne David Saranga, un jour après que une manifestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes qui protestaient contre sa présence à Rabat.

Pendant cette marche, les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et scandaient “Le people veut libérer al-Aqsa » et « un million de martyrs vont aller à Jérusalem.» Ils ont aussi brûlé des drapeaux israéliens.

Le quotidien Yedioth Ahronoth rapport que Saranga qui se trouvait à Rabat pour une conférence sur le partenariat euro-méditerranéen a été évacué du siège du parlement par une porte dérobée de crainte que les manifestants à l’extérieur s’attaquent à lui.
 
Saranga, chef du département de liaison avec le parlement européen à la mission israélienne auprès de l’Union Européenne est rentré sain et sauf à Bruxelles lundi.

“Nous avions des discussions au siège du parlement à Rabat alors que des milliers de personnes à l’extérieur protestaient contre la présence d’un représentant israélien,” a déclaré Saranga au Yediot.

“Dès samedi, alors que nous parlions environnement, énergie et droits des femmes, je pouvais voir des gens manifester dehors. Le représentant Tunisien m’a dit qu’ils demandaient la libération de prisonniers Palestiniens. Il a cessé de sourire quand il s’est rendu compte que j’étais Israélien,»  rapporte le diplomate.

“Il y avait peut-être 100 000 manifestants qui criaient et brandissaient des symboles. – et c’était ça.”

Pendant les discussions de dimanche, un représentant de l’Union Européenne a attire l’attention de Saranga sur l’agitation à l’extérieur. « J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu des milliers de personnes. Les portes du siège du parlement étaient fermées et nous étions donc protégés, mais depuis les fenêtres du deuxième étage j’ai vu des swastikas et des gens en train de brûler des drapeaux israéliens, » dit-il.

«Les discussions à l’intérieur se poursuivaient comme prévu, mais tout le monde regardait de temps en temps à la fenêtre pour voir ce qui se passait,» se souvient Saranga. « A l’intérieur du siège du parlement, les photographes ont commencé à se concentrer sur moi, et j’ai demandé conseil au personnel de la sécurité.
Ils m’ont dit d’aller à l’aéroport aussi vite que possible et de quitter le Maroc.»

En une heure, les organisateurs de la conférence avaient une équipe de gardes du corps prête à escorter Saranga à son hôtel. « Ils m’ont conduit hors de l’immeuble par une porte dérobée, mais je ne me suis senti menacé à aucun moment. Après avoir récupéré mes affaires à l’hôtel, j’ai été rapidement emmené à l’aéroport où j’ai embarqué dans le premier avion pour Paris.,» dit-il.

L’incident a été une source de déception pour le diplomate Israélien. « Il est honteux que, au lieu d’avoir un retour positif , nos projets qui promeuvent la paix et la compréhension mutuelle attirent des manifestations hostiles au dialogue.»

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lundi, février 27, 2012

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Hillary Clinton et le leadership du Maroc, Alger et son rêve futile d'un axe algéro-américain


Mme Clinton était tout récemment en Algérie et sa visite a inspiré au quotidien algérois L’Expression ce titre suggestif :
 L’axe algéro-américain se précise
J’ignore comment on peut parler d’axe formé par deux Etats aussi dissemblables, l’un étant un  pays de plus de 313 millions d’habitants, avec une économie qui, même si elle semble sur le déclin, reste au 1er rang mondial et doté d’une puissance militaire inégalée, tandis que l’autre est un pays de 37 millions d’habitants, encore sous-développé et dont la puissance militaire tient peut-être plus de l’inventaire de matériels que de réelles capacités combatives.

Rien dans le discours de Mme Clinton ne peut suggérer l’existence d’un tel axe même si elle a exprimé son
 «plaisir personnel et profond d’être en Algérie et d’avoir l’occasion de représenter le Président Barack Obama et le gouvernement des Etats-Unis en Algérie».
(Ouf, pas de révolution du nar-nar en vue en Algérie)

et indiqué que sa visite en Algérie avait pour objet
«d’évoquer des questions communes, de  discuter du renforcement de la coopération bilatérale  et d’échanger les idées sur les événements qui se déroulent actuellement dans la région».
De là à parler d’un «axe», il y a un pas que je me garderais bien de franchir.

Il faut quand même relever que Mme Clinton, si elle a parlé d’Algérie, a fait référence à un «peuple maghrébin ».
Vous me direz que ce peuple maghrébin existe et je suis d’accord. L’existence d’un peuple maghrébin ancré dans un territoire et cimenté par une histoire et une culture communes est une réalité qui n’a pas encore de traduction politique.
Mais cette traduction politique est l’affaire des intéressés, pas de Mme Clinton. Or, son emploi de l’expression «peuple maghrébin» est tout sauf innocent et nous donne sans doute une indication sur les desseins de Washington pour la région maghrébine : une intégration politique sous la houlette et dans l’intérêt des Etats Unis qui passera par la réactivation opportune d'une Union du Maghreb Arabe maintenant dominée par les véritables amis de Washington, à savoir le Maroc, la Tunisie et la Libye "révolutionnaire".

Ecoutons Henry S. Ensher, ambassadeur des États-Unis à Alger, interviewé par Hadjer Guenanfa pour Tout sur l’Algérie :
Q- On parle de plus en plus de l'ouverture des frontières entre l'Algérie et le Maroc. Vous avez même proposé, dans une déclaration à la presse, une médiation américaine…

R- Jamais ! Il n'y aura pas de médiation. Les Algériens sont nos amis et les Marocains aussi. La décision relève des prérogatives des deux gouvernements. Cela dit, on pense que la consolidation des relations entre ces deux pays sera bénéfique pour eux mais aussi pour les États-Unis
Q- L'ouverture des frontières permettra de relancer l'Union du Maghreb arabe. Comment voyezvous cette relance ?
R- L'Union du Maghreb arabe (UMA) aura un rôle significatif en matière de sécurité, de développement économique et d'intégration régionale. Le rôle de l'UMA sera bénéfique.

De fait, Mme Clinton est arrivée à Alger en provenance de Tunis avant de conclure son périple à Rabat.

Rabat où Hillary Clinton a consacré le leadership marocain selon le journal L’Economiste.
Mais leadership de quoi au juste ? Du fameux axe ?

Pas vraiment puisque selon Mme Clinton,
«Le Maroc est aujourd’hui en pôle position pour jouer le rôle de leadership afin de mettre fin à ce qui se passe en Syrie»
Le leadership marocain n’a donc rien à voir avec le fameux «axe» et assez peu de choses à voir avec le « peuple maghrébin » mais bien plutôt avec la volonté hégémonique des Etats Unis dans le monde arabe.
Donc leadership signifie ici, le plus fidèle des serviteurs des intérêts des américains dans l’Occident et l’Orient arabes.

On pourrait ajouter que ce leadership concerne aussi la démocratisation puisque :
L’Administration américaine, a-t-elle ajouté, oeuvre avec les gouvernements de la région arabe dans le but d’enclencher une dynamique de réformes
Et à ce propos, le journal L’Economiste nous précise que
L’exemple marocain en matière de réformes et de démocratie a d’ailleurs été salué par la secrétaire d’Etat américaine. Dans la foulée, elle a rendu hommage à la jeunesse marocaine et au Roi qui a su répondre très tôt à ses attentes.

Le roi Mohamed VI explique sa vision de la démocratie à Hillary Clinton
Mme Clinton n’a pas dit ce qu’elle comptait faire pour la démocratisation du royaume de Jordanie sans parler de celui d’Arabie Saoudite…

En attendant, la rencontre qu’elle devait avoir avec des représentants de la société civile marocaine a été annulée sans qu’on en connaisse la raison.
Elle n'a pas évoqué, comme de juste, le sort des deux jeunes condamnés pour atteinte au caractère sacré de la personne du monarque.



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jeudi, février 23, 2012

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Un jeune Marocain en grève de la faim depuis plus de cinquante jours. Pourquoi vos journaux n'en parlent-ils pas?


C’est bizarre, en dehors d’un blog sur Mediapart, nos journaux n’en parlent pas. 

EN GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS 54 JOURS
Un étudiant marocain en «danger de mort»
L’Expression (Algérie)  23 février 2012

Un jeune étudiant, qui observe en prison au Maroc une grève de la faim depuis plus de 50 jours, est aujourd'hui en danger de mort, ont indiqué hier son père et une ONG marocaine de défense des droits de l'homme. Ezedine Erroussi, un Marocain appartenant à un mouvement de gauche et étudiant à l'université de Taza (nord-est), observe une grève de la faim depuis le 19 décembre 2011 après son arrestation avec quatre de ses camarades 20 jours auparavant. 

«J'ai vu mon fils lundi dernier et je peux vous dire qu'il est en danger de mort à cause de la grève de la faim qu'il observe depuis le 19 décembre» pour protester contre sa détention, a déclaré à l'AFP Driss Erroussi, le père de l'étudiant. Les cinq étudiants arrêtés le 1er décembre à l'intérieur de la faculté alors qu'ils protestaient contre leur condition de vie à la cité universitaire, ont été condamnés à quatre mois de prison ferme.

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mercredi, février 15, 2012

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Silence radio: trois ans de prison pour insulte au roi du Maroc


Je vous ai parlé récemment de Walid Bahmane, ce jeune homme qui est actuellement détenu au Maroc pour outrage à la sacralité du roi Mohamed VI.
Figurez-vous qu’un autre jeune sujet Marocain vient d’être condamné à trois années de prison pour des faits similaires.

Comme je l’écrivais précédemment, ce ne sont pas ces arrestations ou ces condamnations qui étonnent. Ce qui surprend dans les deux affaires, c’est le silence de la presse française pourtant prompte à défendre la liberté d’expression un peu partout. D’autant qu’il s’agit de deux cas que M. Bernard-Botul-Henri Lévy pourrait régler facilement, par exemple en menaçant de ne plus payer la taxe foncière pour le riad qu’il possède à Marrakech.

Maroc : Un jeune homme condamné à 3 ans de prison pour insulte au roi
Ya Biladi 14 février 2012

Un jeune homme a été condamné à trois ans de prison pour avoir insulté la personne du roi. Le verdict est tombé au tribunal de première instance de Taza lundi 13 février. Pour l’heure, les circonstances de son procès restent floues.

Abdessamad Haydour, condamné à 3 ans de prison pour avoir insulté le roi Mohammed VI.
Abdessamad Haydour, 24 ans, a vu son quotidien basculer en l’espace de quelques jours. Il a été condamné lundi 13 février à 3 ans de prison par le tribunal de première instance de Taza pour insulte à la personne du roi Mohammed VI.

La vidéo qui trahit

C’est dans une vidéo publiée sur internet que les autorités ont reconnu le jeune Abdessamad, proférant certains propos à l’endroit du roi. Soutenant avec un de ses compagnons que le Maroc subit encore la colonisation, en estimant que les décisions prises par le royaume sont dictées par Paris ou encore par Tel-Aviv. Le principal mis en cause affirme ensuite : « le colonisateur est représenté actuellement par Mohammed VI » qu’il n’a pas hésité à qualifier de « dictateur », de « tueur » et de « chien ».


Il reconnait les faits

Devant le juge, le jeune homme a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Selon Lakome.com, les avocats auraient refusé d’assurer la défense d’Abdessamad. Un avocat dépêché par l’Association Marocaine des Droits l’Homme (AMDH), pour défendre le jeune prévenu, n’a pas assisté à l’audience. La Cour n’aurait pas non plus désigné un avocat commis d’office pour défendre l’accusé conformément à la législation marocaine. La présidente de l’AMDH, Khadija Riyadi, indique à Yabiladi qu’ « il parait qu’il voulait se défendre seul. Il ne voulait pas d’avocat ». « Il aurait été préférable qu’il ait un avocat, comme ça nous aurions eu le temps d’enquêter et d’essayer de le défendre au mieux », déclare-t-elle.

Procès trop expéditif

«Il [Abdessamad Haydour, ndlr] a été arrêté juste avant le weekend, entre jeudi et vendredi, et lundi il est condamné ? », s’interroge Mme Riyadi. « On ne met pas les gens comme ça derrière les barreaux, même s’il a refusé un avocat ! Il y a beaucoup de zones d’ombres dans cette affaire. La loi est-elle vraiment respectée ? Est-ce que trois ans de prison est une sanction juste ? Je ne peux faire aucun commentaire pour l’instant, étant donné que je n’ai pas encore les détails de l’affaire », conclut-elle.

Le jeune de 18 ans Walid Bahmane, également arrêté pour insulte à la personne du roi dans une vidéo publiée sur Facebook, le 24 janvier dernier à Rabat, est encore en détention, il a déjà comparu une fois devant les tribunaux, le 9 février dernier. Son procès aura lieu jeudi 16 février. Toutes ces arrestations et les sanctions qui sont accordées soulèvent la question de la justice. Car la nouvelle constitution qui bannit toute référence à la sacralité de la personne du roi stipule bien, dans son article 46 que « la personne du Roi est inviolable, et respect lui est dû ». Mais le texte ne prévoit aucune sanction pour celui qui violerait la loi.

Par ailleurs, cette condamnation risque de soulever à nouveau la ville de Taza secouée depuis quelques temps par des émeutes. Ces derniers n’ont pas hésité, à plusieurs reprises, à s’en prendre aux forces de l’ordre pour se faire entendre. De plus, ces émeutes ont coûté la prison à cinq d’entre eux. Dix-sept autres attendent leur sentence ce mardi 14 février. Des jeunes internautes ont créé une page Facebook «Pour la libération d’Abdessamad Haydour». A l’heure qu’il est, 541 personnes sont mobilisées.

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mercredi, février 08, 2012

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Walid Bahmane, 18 ans, le prisonnier d'opinion Marocain qui n'intéresse pas la presse française


 J’ignore pourquoi, mais vos journaux ne parlent pas de ce jeune marocain qui a été arrêté dans son pays pour outrage au caractère sacré de la personne du roi Mohamed VI.
La presse espagnole en parle cependant, comme le journal ABC ou encore El Mundo selon l’article que je vous propose et qui est tiré du site Yabiladi.com.
Mais vous l’aurez compris, ce qui m’étonne n’est pas la réaction des autorités marocaines, mais le silence de la presse française.

par Ghita Ismaili, yabiladi.com (Maroc)  8 février 2012

Walid Bahmane, un jeune étudiant marocain de 18 ans, risque de passer un bon bout de temps derrière les barreaux. Arrêté le 24 janvier dernier à Rabat, Walid Bahmane est accusé, selon le journal espagnol El Mundo, d’avoir insulté la personne du roi, et ce sur le réseau social facebook. Pour sa maman, il s’agit là d’un coup monté par un des amis de l’accusé.

Walid Bahmane, 18 ans, accusé d'outrage à la personne du roi
Une lourde accusation pèse sur lui. Walid Bahmane, un étudiant marocain de 18 ans, est en réalité accusé d’outrage à la sacralité de la personne du roi, révèle aujourd’hui, mercredi 8 février, le quotidien espagnol El Mundo.
Le jeune est soupçonné d’avoir posté sur facebook,  il y a sept mois, une video compromettante dans laquelle il aurait insulté le roi Mohammed VI. Mais ce n’est pas tout. Walid Bahmane est également accusé d’avoir piraté le compte facebook de son ami pour y publier la vidéo mise en cause. Arrêté le 24 janvier dernier, à Rabat, Walid Bahmane devrait comparaitre demain, jeudi 9 fevrier, devant le tribunal de première instance de la capitale.
La vidéo en question comporterait des caricatures du monarque marocain, accompagnées d’une voix off prononçant des expressions jugées insultantes. Selon des sources de l’Association marocaine des droits de l’Homme, citées par El Mundo, l’auteur de la vidéo aurait prononcé des phrases telles que « Le roi déteste son peuple »,  « le peuple est nul »,  ou encore « Le peuple est là pour obéir ».

Une « arrestation arbitraire » ?

Nadia Belhafsa, la mère de l’accusé est convaincue que son fils n’a rien à voir dans cette affaire. Interrogée par le quotidien espagnol,  elle dénonce une « arrestation arbitraire ». Pour elle, Walid s’est fait avoir par un ami à lui qui, suite à une dispute banale, est allé voir la police pour y dénoncer un outrage à la personne du roi. Elle raconte : « Il a vendu à mon fils un ordinateur qui ne fonctionnait pas correctement. Ils ne sont pas parvenus à trouver un accord pour le prix. Après une dispute, son ami est parti voir la police accusant mon fils de lui avoir piraté son compte (facebook) et d’avoir posté en son nom la vidéo du roi », explique-t-elle.  Le prétendu ami a affirmé à la police que Walid connaissait « son mot de passe » et qu’il en a usé pour poster la video sur son compte pour lui faire porter le chapeau.

Que dit la nouvelle constitution ?

Adoptée par un referendum le 1er juillet dernier, la nouvelle Constitution marocaine stipule que la personne du Roi demeure bel et bien intouchable. Bien que toute référence à la sacralité de la personne du roi ait été bannie du nouveau texte constitutionnel, l’article 46 affirme que « la personne du Roi est inviolable, et respect lui est dû ». Le texte ne précise pas, cependant, les sanctions prévues pour celui qui ne respecterait pas cet article. A noter que dans l’ancien texte, l’article 23 stipulait que « la personne du Roi est inviolable et sacrée ».

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lundi, octobre 24, 2011

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Des manifestations au Maroc? Circulez, y'a rien à voir.


Je n’avais pas vraiment l’intention de parler de la situation politique au Maroc car l’actualité de ce pays, appartenant comme l’Algérie à l’ancienne sphère coloniale française, est habituellement largement couverte par la presse française et francophone.


Mais pas toujours, puisque nos media semblent tarder ) parler des manifestations qui viennent de se dérouler dans plusieurs grandes villes du royaume.

Ces manifestations ont eu lieu à l’appel du mouvement d’opposition du 20 février et dénoncent les prochaines élections parlementaires qui doivent se tenir dans ce pays. La police est intervenue et des coups de matraque ont été distribués.


Nous n’en sommes pas à la répression qu’ont connu ou connaissent encore d’autres pays arabes, mais il semble que les choses ne soient pas si consensuelles qu’on veut bien le dire dans cet Etat du Maghreb.

L’absence ou la rareté de la couverture médiatique de ce qui se passe à Casablanca ou à Safi nous montre d’abord que les opposants Marocains ne disposent pas du soutien dont bénéficient d’autres opposants dans d’autres pays arabes. 

On voit mal par exemple MM. Sarkozy et Bernard-Botul-Henri Lévy convoquer une réunion à Paris pour tenter d'unifier l’opposition marocaine. M. Lévy n’a semble-t-il même pas envisagé d’inviter certains responsables de l’opposition à boire le thé avec lui dans le riad qu’il possède au pays de l'arganier.


Pourtant la manifestation de Rabat avait de quoi piquer l’intérêt d’une presse occidentale qui s’est étendue sur le message que les images de la mort de Mouammar Kadhafi constituait pour un autre dirigeant Arabe, le président Syrien Bachar al-Assad pour être précis.

Et justement les manifestants de Rabat arboraient des photos du corps du dirigeant Libyen tout en scandant «C’est ce qui arrive aux despotes.»

Sauf erreur de ma part, ces manifestants ne parlaient pas du président al-Assad.

 

Les Marocains contestent les élections, violence dans la capitale

Par Souhail Karam, Reuters, 23 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Rabat – Des milliers de Marocains ont manifesté dans les villes du pays ce dimanche, appelant à un boycott des élections législatives anticipées du mois prochain dont le résultat sera décisif pour l’avenir des réformes élaborées par le palais royal.
Ces manifestations sont les dernières en date d’une série de manifestations du mouvement d’opposition du 20 février dominé par la jeunesse, inspiré par les soulèvements qui ont renversé les dirigeants en Tunisie et en Egypte, pour exiger une monarchie parlementaire et la punition des officiels accusés de corruption.
Dans la capitale Rabat, un journaliste de Reuters a vu des dizaines de policiers anti-émeute frappant à coup de matraque et à coups de pieds des manifestants qui s’étaient rassemblés devant le siège du parlement, au terme d’une marche qui avait rassemblé environ 3 000 personnes.
Un élu local de la mairie de Casablanca, la plus grande ville du pays, a déclaré qu’environ 8 000 personnes ont pris part à une manifestation semblable dans cette ville. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans d’autres villes comme à Fez et à Tanger.
“Ces manifestations nationales avait pour mot d’ordre commun un appel au boycott des élections législatives du 25 novembre,” explique Omar Radi, un militant du comité local du mouvement du 20 février à Rabat.
“Il est évident que ces élections remettront au pouvoir les mêmes personnages qui pillent les richesses du pays depuis des années et ont pris en otage l’avenir de la population marocaine, » ajoute-t-il.
Dans des discours récents, le roi Mohamed a promis que les élections seraient honnêtes et transparentes. La principale force d’opposition le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a critiqué la législation électorale récemment adoptée parce qu’elle ne fait pas assez pour prévenir l’achat de votes.
En vertu des réformes approuvées par referendum en juillet, le roi Mohamed cèdera certains de ses pouvoirs à des responsables élus mais aura toujours le dernier mot pour les décisions stratégiques. Le nouveau gouvernement élaborera des lois consacrant une nouvelle constitution.
En mars, le monarque âgé de 48 ans avait réagi promptement aux manifestations inspirées par la contestation en Tunisie et en Egypte, et avait promis une limitation de ses pouvoirs via des changements constitutionnels. Le scrutin parlementaire prévu en septembre 2012 avait été convoqué de manière anticipée.
Mais les manifestants de Rabat, rejoints pour la première fois cette semaine par des centaines de diplômés au chômage, scandaient « Les élections sont une mascarade, on ne se fera pas avoir cette fois. »
“L’argent et le pouvoir doivent être séparés,” lisait-on sur une pancarte portée par les manifestants, tandis que de nombreux autres brandissaient des photos du corps de Mouammar Kadhafi, le dirigeant déposé et tué en Libye, avec cette légende : «C’est ce qui arrive aux despotes.»
La charte propose par le roi avait reçu un soutien presque unanime lors d’un referendum tenu en juillet dont ses détracteurs avaient dit qu’il avait été trop précipité pour permettre un véritable débat.
Des élections parlementaires ont lieu au Maroc depuis près de cinquante ans et sont souvent considérées comme une mise en scène de façade destine aux allies occidentaux de la monarchie. Le roi et une élite secrète proche de la cour nommaient le gouvernement et  prenaient les décisions politiques importantes.
Leur mainmise sur le pouvoir a été facilitée par un fort taux d’analphabétisme et la déférence bien ancrée à l’égard d’une dynastie qui dit descendre du prophète Mohamed et contrôle les media.
Le ministère de l’intérieur a recouru à une tactique où se mêlent la répression et le diviser pour régner afin de mater la dissidence politique. Ce qui a conduit de nombreux Marocains à se désintéresser de la politique : le taux de participation au dernier scrutin législatif avait été officiellement de 37 %.

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mercredi, février 02, 2011

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40 professeurs marocains tentent de s'immoler par le feu à Rabat (tout va bien au maroc)

La surprise est venue de Tunisie (où tout allait bien aussi) avec une agitation sociale et politique qui a commencé en décembre et a abouti au départ précipité du président ben Ali après plus de 20 années de pouvoir. 
D'autres pays arabes ont connu ou connaissent des troubles sociaux et politiques: en Algérie au début de cette année, puis au Yémen, en Jordanie et surtout en Egypte.
Il n'aura échappé à personne en France qu'on ne pariait guère à Paris sur un succès de la contestation en Tunisie. Au point que la presse, qui avait tenté au maximum de taire les manifestations tunisiennes, s'était empressée de braquer les projecteurs sur les troubles survenus en Algérie.en ce début d'année Il est vrai que ces troubles avaient diffusé rapidement avant de cesser presque aussi rapidement moyennant de fortes actions de répression et des promesses relatives à la hausse des prix.

On admettra ici que la situation économique et politique (un taux de chômage élevé, les difficultés de logement, la corruption etc.) en Algérie est tout à fait de nature à entraîner une agitation de type révolutionnaire comme dans le pays voisin même si le paysage politique et l'histoire récente rendent les choses beaucoup plus incertaines. Et l'Algérie a déjà connu ce genre de situation avec une ouverture démocratique sans précédent en Afrique du Nord qui s'est cependant soldée par une épouvantable guerre civile.
Tout ça pour dire surtout qu'en Occident on est très gêné d'assister à la déconfiiture de régimes politiques "amis" et qui entretiennent des relations officielles (Jordanie, Egypte) ou officieuses (Tunisie) avec l'entité sioniste.
Le régime algérien a bien des défauts mais il a pour l'heure toujours résisté, malgré les velléités de certains, à la tentation de pactiser avec le régime sioniste. Et il n'aura échappé à personne qu'en Egypte, comme en Jordanie et en Tunisie, au milieu des slogans dénonçant le chômage, le coût de la vie ou le manque de libertés publiques, nous avons eu des slogans dénonçant l'Etat sioniste. Aucun antisémitisme là dedans, puisqu'aucun slogan ni pancarte n'a accusé les "juifs" des maux affligeant les pays en proie à l'agitation révolutionnaire. Cet aspect est particulièrment évident en Jordanie et en Egypte pour les raisons que chacun connaît.
Mais tiens, il y a un pays dont on n'aime pas beaucoup parler en France, c'est le Maroc. Comme vous le savez, tout va bien au Maroc, mieux que dans les pays voisins comme la Tunisie (pour France Soir, le Maroc est voisin de la Tunisie!?).
Deux preuves seulement: un éminent intellectuel Français y possède une résidence princière secondaire; de nombreux retraités Français affluent dans ce pays de Cocagne pour y goûter un repos bien mérité!

Le haschich? Quel haschich?

Bon, pourtant tout ne va pas bien au Maroc ainsi que le laisse entendre cette dépêche de l'AFP. J'en parle simplement parce que pour l'instant aucun site français d'information n'a repris cette dépêche (au contraire de la presse espagnole). Notez bien que le titre de la dépêche AFP omet le fait précisé par la dépêche espagnole que ce sont 40 enseignants qui prévoyaient de s'immoler par le feu devant le ministère.
Le journal espagnol Publico titre en effet:
40 professeurs Marocains tentent de s'immoler par le feu

Maroc: deux blessés dans une tentative d'immolation par le feu
(AFP)  1er février 2011

RABAT — Un jeune homme a été blessé après avoir tenté de s'immoler par le feu au cours d'un sit in de protestation mardi devant le ministère de l'Education à Rabat, ont annoncé l'agence officielle MAP et le quotidien Akhbar Al Youm.

Le jeune homme, qui participait à une manifestation de protestation d'enseignants contractuels réclamant leur titularisation, s'est aspergé d'essence et a menacé de s'immoler, a précisé le journal arabophone dans un article à paraître mercredi et transmis à l'AFP. Selon l'agence MAP les jours du jeune homme ne sont pas en danger.

Le quotidien cite deux versions sur la suite : l'une selon laquelle le jeune homme a alors allumé un briquet, l'autre selon laquelle c'est une autre personne qui a mis le feu. Une source policière a confirmé à l'AFP la seconde version, précisant que la personne ayant mis le feu était recherchée.

La police et des pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes. Le groupe de protestataires avait publié la veille un communiqué dans lequel il menaçait de procéder à une immolation par le feu.
Selon Akhbar Al Youm, la victime a subi des brûlures graves et une autre personne a été légèrement brûlée au cours de cet incident.
Quatre tentatives d'immolation par le feu ont eu lieu au Maroc en une dizaine de jours. Selon les autorités, deux d'entre elles étaient dues à des problèmes psychiatriques ou d'héritage. Aucun décès n'a été signalé.
L'immolation par le feu d'un jeune homme, le 17 décembre à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est à l'origine de la révolte populaire qui a fait chuter un mois plus tard le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
Depuis, plusieurs tentatives de suicide par le feu, parfois mortelles, ont été recensées dans les pays de la région.

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vendredi, août 28, 2009

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Impur parce que fabriqué par un Arabe.

Les religions ont souvent besoin d’objets dans la pratique du culte. Par exemple, les Musulmans ont besoin de tapis, les Chrétiens de cierges etc. La religion juive a besoin, entre autres objets, du chofar, un instrument de musique à vent fabriqué à partir d’une corne de bélier.
D’après
wikipédia, il s’agit du seul instrument à vent conservé depuis l’antiquité par la religion juive et il aurait notamment servi pendant la conquête de Canaan par Josué. Cet usage guerrier s’est conservé à ce jour comme en témoigne la photo ci-dessous.

Au signal, tirez!


Le chofar peut être produit dans des ateliers de l’entité sioniste mais aussi importé tel ces chofars achetés au Maroc. Et l’avis du conseil religieux de Tel Aviv est clair : Juifs, n’achetez pas des chofars importés du Maroc.
La raison de ce conseil est par contre moins claire. Est-ce parce que ces chofars utilisent une colle au polyester proscrite apparemment par le culte juif ? Où est-ce parce qu’il est irrespectueux d’introduire dans une synagogue un chofar fabriqué par un Arabe
?


Le Conseil Religieux : N’achetez pas les chofars marocains
Quelques semaines avant les grandes fêtes, le Conseil Religieux de Tel Aviv découvre que les cornes de bélier produites dans le pays du nord-ouest de l’Afrique sont collés avec du polyester, ce qui les rend impropres à l’utilisation du point de vue de la loi juive. ‘Il est irrespectueux d’introduire un chofar fabriqué par un Arabe dans une synagogue le jour du Sabbat,’ selon un des employés du Conseil.

par Yoav Zeitun, Yediot (entité sioniste) 28 août 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri


Le département des objets du culte du Conseil Religieux de Tel Aviv appelle le grand public à ne pas utiliser un chofar (corne de bélier) fabriqué au Maroc pendant les grandes fêtes de Rosh Hashana et de Yom Kippour.

Les employés de ce département ont examiné les chofars, dont des milliers ont déjà été distribués dans le commerce, et découvert qu’ils étaient collés avec du polyester – ce qui les rend impropres à l’utilisation du point de vue de la loi juive.
L’importation de chofars du Maroc a débuté l’an dernier, et nous n’avions pas réalisé le gâchis que ce serait, » explique le rabbin Arieh Levin de Tel Aviv Nord, responsable du département des objets du culte. Le rabbin Levin observe que le chofar marocain se reconnaît à un anneau fixé à l’embouchure.

«Il existe deux grands ateliers de production de chofars en Israêl, à Tel Aviv et à Jaffa, » ajoute le rabbin. «Dans ces ateliers, les chofars sont polis et taillés sous supervision. Il est irrespectueux d’introduire un chofar préparé par un Arabe dans une synagogue pour le Sabbat.»


Avraham Ribak, propriétaire de Bar Shehet Ribak Israel Shofarot, rue Nahalat Binyamin à Tel Aviv, affirme que les chofars importés de Chine il y a quelques années avaient été également découverts impurs, causant la gêne des rabbins comme des clients.
«Les chofars chinois sont enduits de graisse de porc, » dit-il. Plusieurs rabbins ont autorisé les chofars de l’étranger sans même les contrôler.»
En réponse, Eldad Mizrahi, président du Conseil Religieux de Tel Aviv, insiste sur le fait que «l’activité du département des objets du culte évite un obstacle majeur pour le public. Ce problème doit être réglé par application de la loi, et la loi qui prohibe la fraude dans l’industrie des objets du culte devrait être amendée si nécessaire.»

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lundi, avril 27, 2009

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Quand des agents sionistes étaient liquidés par le FLN en Algérie

Un article qui nous en apprend un peu sur les agissements de l'entité sioniste dans l'Algérie en lutte pour son indépendance.

Il est par ailleurs intéressant de voir que des individus qui, manifestement, se livraient à des activités d'espionnage sont en passe d'être honorés par le régime sioniste comme des « victimes juives du terrorisme et des crimes de haine. »
Ces gens là n'ont vraiment aucune décence.

'Ils savaient que c'était dangereux mais y sont allés quand même'

Par Abe Selig, THE JERUSALEM POST (Sionistan) 26 avril 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Hassan, le père de Moshe connaissait le fonctionnement de l'alya de l'intérieur et de l'extérieur.



"Mon père avait essayé de venir ici depuis Tunis en 1946, mais il avait été arrêté par les britanniques et envoyé à Chypre, " a expliqué Hassan par téléphone au Jérusalem Post ce dimanche."Il fut placé dans un camp là bas, et c'est là qu'il a rencontré ma mère. Ils ont immigré en Israël en 1948."

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Ils se sont installés à Beit Hagadi, un mochav religieux près de Netivot, mais le père de Moshe Hassan passera peu de temps dans son nouveau pays. Sollicité par l'Agence Juive pour aider à mettre les juifs du Maroc sur le chemin de l'aliya, Ya’acov Hassan retournera en Afrique du Nord au milieu des années 1950 pour commencer à travailler comme un émissaire d'Israël.


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"Il connaissait bien la région," déclare Moshe. "En 1956, il était bien établi au Maroc, allant dans des secteurs très excentrés, comme les montagnes de l'Atlas, et au-delà, et aidait des familles entières à venir ici. Parfois, il était en mesure d'arriver à faire sortir du Maroc des centaines de personnes en une journée."

Son père allait à la synagogue pour le Sabbat, faisait un discours sur Israël puis demandait aux gens de signer un engagement avec lui après le Sabbat, explique Moshe.


"Une fois qu'ils avaient signé, il leur enseignait différentes techniques agricoles pour les préparer à leur alya. Il a eu beaucoup de succès au Maroc – les communautés étaient très attachées à l'idée de venir en Eretz Yisrael, beaucoup d'entre eux languissaient de venir, et il a aidé des milliers de cas d'alia."

Mais en 1958 – l'année même de la naissance de Moshe- le roi Mohamed V du Maroc avait adhéré à la Ligue Arabe et la procédure d'alya devint beaucoup plus difficile. Vers cette époque, l'Agence Juive décida d'envoyer Ya'acov en Algérie.



"Vous savez, une porte se fermait, alors ils sont allés frapper à une autre," poursuit Moshe.



"Mais l'Algérie présentait des difficultés aussi. Les communautés [juives] algériennes ; beaucoup d'entre elles refusaient de partir ou préféraient aller en France, de sorte que mon père a eu des moments plus difficiles là bas."
En tout cas, Ya'acov fut nommé responsable de l'ensemble du projet d'alya en Algérie et, avec Rafael Ben-Gera, un autre employé de l'Agence Juive, ils poursuivirent le travail pour amener des Juifs à Israël.



"Mais l'Algérie différait aussi du Maroc par son insécurité," explique Moshe. "Ils savaient que c'était dangereux, mais ils y sont quand même allés."


"Puis, le 17 Février – nous le savons à présent -" mon père et Ben-Gera ont été enlevés par des membres du FLN [le Front de Libération Nationale algérien], qui, tout en étant en lutte contre l'occupation française de l'Algérie, était aussi farouchement anti -Israël. Ils ont informé le gouvernement israélien de la capture et le gouvernement a même négocié avec eux. À un moment, ils [les autorités sionistes] ont offert de payer 1 million de dollars de rançon pour les deux, mais le FLN était un interlocuteur difficile, il a retardé le processus jusqu'au moment où le gouvernement a perdu le contact avec lui. "



"Nous ne savons toujours pas exactement ce que mon père a fait", dit Hassan. Nous savons que c'est probablement quelque chose de plus que le travail lié à l'alya, car l'armée l'a reconnu comme un agent de renseignement tué, mais son dossier est fermé- il concerne des activités menées dans un pays ennemi.
"Nous savons aussi qu'ils ont été assassinés. La Croix Rouge nous a dit que c'était l'issue probable après l'interruption des négociations, et le FLN a confirmé plus tard, en août 1958, qu'ils avaient été tués environ six semaines plus tôt."



Alors que la famille Hassan sait encore peu de choses sur les circonstances qui ont entouré la mort de Ya'acov – son lieu d'inhumation est inconnu – un monument sera dédié mardi à la mémoire d'Hassan et de Ben-Gera pendant la cérémonie de l'Agence Juive à la mémoire des victimes juives du terrorisme et des crimes de haine à travers le monde.


"Je n'ai jamais pu connaître mon père, » déclare Hassan. Il ne m'a vu qu'une fois, mais je n'étais qu'un bébé et je ne m'en souviens pas. Mais mes frères se souviennent de lui et ma mère, bénie soit sa mémoire, aurait été heureuse de savoir qu'on honore sa mémoire. "

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mardi, février 10, 2009

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Mohamed Binyam n'est pas franchement louche...


A mon avis il n'y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.

Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire... la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.
Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.
Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.
Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.
Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’
Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’
Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.
Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.
La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.
M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’
Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.
Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’
Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’
La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’
Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.
’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.
‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.
Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.
‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.
‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.
‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’

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