dimanche, avril 10, 2011

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Sarkozy est-il fou?


Je ne connaissais pas le Black Star News, un journal publié par des membres de la communauté afro-américaine de New York. Ce n’est cependant pas un journal communautaire au sens où il ne s’intéresserait qu’à des sujets supposés intéresser plus spécifiquement la communauté afro-américaine. C’est en fait un journal généraliste qui traite de tous les sujets d’une manière qui se veut aussi professionnelle que d’autres titres de la presse américaine. Sur sa page « About », le Black Star News s’enorgueillit d’ailleurs de quelques scoops fameux qui lui ont valu d’être repris par des media plus connus comme The Village Voice, Newsweek ou CNN entre autres.

Le Black Star News est opposé à l’agression militaire contre la Libye et plaide pour un encouragement à une issue négociée après un cessez-le-feu engageant les deux parties.
Milton Allimadi, qui est le rédacteur en chef de ce journal pose la question suivante dans son éditorial  du 7 avril :

Le président Français Sarkozy est-il fou ?

Si on se gêne guère en effet pour dire que le colonel Kadhafi est fou, Milton Allimadi est sans doute un des rares journalistes à oser se demander franchement si M. Sarkozy a toute sa tête. Et il nous donne clairement sa réponse, qui n’est pas dénuée d’arguments en faveur de la thèse de facultés mentales sérieusement altérées chez le président Français.

M. Allimadi est cependant trop indulgent avec son propre pays dont il estime qu’il a été berné et entraîné dans la guerre contre la Libye par Bernard-Botul-Henri Lévy et son pote Sarkozy. Or la prise en main immédiate des opérations militaires par Africom est une nette indication qu’en réalité le philosophe chevelu a agi en service commandé pour les Etats Unis afin de précipiter la France la tête la première dans l’affrontement avec le gouvernement libyen. Et ce n’est pas un hasard, si l’Angleterre, tête de pont de Washington en Europe, a montré une ardeur belliciste sans réserves pour encourager M. Sarkozy à persévérer dans ses gesticulations guerrières. 

Par Milton Allimadi, The Black Star News (USA) 7 avril 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un article du New York Times, enterré en page 9 de l’édition du 1er avril de ce journal, rapportait que le président Français Nicolas Sarkozy avait été convaincu de reconnaître le Conseil National de Transition des rebelles] Benghazi et de bombarder la Libye par son ami Bernard-Henri Lévy.
Lévy qui se prend pour une sorte d’Indiana Jones à la française, avait appelé Sarkozy depuis Benghazi où il avait fait un crochet après un séjour en Egypte, et persuadé son ami président d’envoyer des avions de l’armée de l’air française que Sarkozy utilise à l’évidence comme si c’étaient ses propres jouets.

L’article intitulé “De son propre aveu, un homme a fait de la Libye une cause française” note que l’épouse de Sarkozy, Carla Bruni, avait autrefois détruit le mariage de la propre fille de Lévy. Sarkozy éprouvait peut-être un fort sentiment de culpabilité et a probablement pensé qu’il avait une dette envers Lévy; alors il a attaqué la Libye.

Sarkozy, rapportait l’article, avait assuré à Lévy que la France bombarderait les forces armées de Mouammar al-Kadhafi, avec ou sans l’approbation des Nations Unies. Le président Français avait dit à son pote que si l’ONU, la Ligue Arabe et l’Union Africaine désapprouvaient l’intervention – ce fut le cas de l’Union Africaine – la France s’entendrait avec ses « partenaires européens » et trouverait un moye, de bombarder les troupes de Kadhafi.

Quand la résolution de l’ONU a été adoptée, Sarkozy aurait dit à son ami Lévy, “Nous avons gagné.”
Quels sont ces esprits assez malades pour jouer avec les vies des Libyens et avec l’Afrique ? Sarkozy, qui n’a pas démenti l’article du new York Times, est-il mentalement instable ? La France, puissance atomique, est-elle gouvernée par un malade ?
L’article aurait dû faire la une du new York Times et aurait dû être écrit sur un ton sérieux. Mais le Times s’est également illusionné lui-même en croyant que les “rebelles” de Benghazi affiliés à al Qaïda étaient la solution aux problèmes de la Libye.

S’il avait été président des Etats Unis, Sarkozy aurait eu à faire face à une procédure d’impeachment. Ce qui soulève la question de savoir pourquoi les Etats Unis continuent à jouer un rôle quelconque dans cette désastreuse farce européenne ? Pourquoi faudrait-il risquer la vie d’hommes et de femmes de l’armée des Etats Unis à cause du jeu pervers de Sarkozy et Lévy ?

La France et le Royaume Uni ne s’occupent pas de “sauver” des vies libyennes. En promouvant des actions militaires, ils ne font en réalité que prolonger le conflit et mettre en danger des vies libyennes.

Les Etats Unis peuvent récupérer un peu de capital moral en exigeant un véritable cessez-le-feu respecté par les deux parties au conflit, et non l’idée folle par laquelle Sarkozy et David Cameron veulent un ‘cessez-le-feu” unilatéral de Kadhafi. Le président Obama devrait exiger de la France et de la Grande Bretagne qu’elles cessent de tester leurs nouvelles armes sur la Libye et qu’elles permettent aux deux parties de se réunir autour d’une table, de s’entendre sur un cessez-le-feu et d’engager des discussions pour une nouvelle constitution et des élections.

Si Hillary Clinton avait un minimum de bon sens, présenterait ses excuses au président Obama pour avoir permis que les Etats Unis d’être entraînés dans l’univers dépravé de Sarkozy, et elle présenterait même sa démission – elle bombe au contraire le torse et demande plus de guerre, comme Sarkozy. Au lieu de faire ce qui est juste et d’admettre qu’elle a été dupée par paris. Sarkozy avait même laissé dans le flou son propre ministre des affaires étrangères Alain Juppé, selon l’article du new York Times

Mouammar al-Kadhafi a écrit au président Barack Obama, demandant au président des Etats Unis d’arranger un cessez-le-feu. Obama ne devrait pas ignorer cette requête même si les bellicistes, dont les fils et les filles ne meurent pas [au combat] contrôlent le débat en cours.

Très déterminés à la prolongation de la guerre; la France et le Royaume Uni autorisent Benghazi à exporter [illégalement] du pétrole libyen sur le marché international via le Qatar. Est-ce qu’une partie de ce pétrole souillé de sang arrivera sur le marché US ?

Quand des insurgés ont exporté illégalement des richesses de l’est du Congo ravage par la guerre, des sanctions onusiennes ont été imposes. En Libye, l’Occident encourage une activité criminelle en permettant à Benghazi de contrevenir aux sanctions de l’ONU, d’acheter des armes et de prolonger la guerre. Quelle est la marge de manœuvre des insurgés pour une démarche de paix quand leurs bienfaiteurs veulent la guerre ?

La manière de protéger les « civils Libyens »

Les “rebelles” n’ont jamais cache leurs motivations. Mustafa Jalil, un leader rebelle qui était il y a encore un mois ministre de la justice de Kadhafi a fait la preuve de son niveau de corruption quand il a dit au Financial Times que les ressources pétrolières de la Libye seraient attribuées au pro rata de l’aide que chaque pays occidental apporte pour renverser Kadhafi.

Ne vous demandez pas pourquoi la France, le Royaume Uni et l’Italie, réagissant au chantage et à la corruption, sont si pressés d’&étendre la guerre. Des contrats pétroliers illégaux ont probablement été signés. Ce sont les trésors qui se trouvent au pied de l’arc-en-ciel sanglant – après que las cadavres ont été définitivement enterrés. Vice Sarkozy !

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vendredi, avril 08, 2011

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Qu'est-ce qui ressemble le plus à un bougnoule?

Si ce n'est un soldat Libyen? où encore un rebelle Libyen?

Tous des bougnoules, n'est-ce pas? Et encore plus vu du ciel. C'est ce qu'on peut conclure de cette troisième frappe des avions de l'OTAN qui a fait des victimes chez les civils qu'ils sont censés protéger ou les ennemis du colonel Kadhafi, ceux là même qui appellent de leurs voeux une intensification des bombardements sur leur pays.

On peut lire dans Le Figaro que
Selon le chef d'état-major des rebelles, le général Abdelfatah Younès.  "Nous estimons qu'il s'agit d'une frappe fratricide, menée par l'Otan par erreur", a déclaré le chef militaire de la rébellion lors d'une conférence de presse à Benghazi.
Comme il va vite en besogne ce général, le voilà déjà frangin avec Nicolas Sarkozy, David Cameron et Bernard-Botul-Henri Lévy! Je pensais que les combats fratricides étaient ceux qui opposaient les troupes gouvernementales aux forces rebelles. Mea culpa!

Toujours d'après Le Figaro, on se rend compte qu'Abdelfatah Younis ne comprend pas comment a pu se produire cette frappe "fratricide" puisque:
"Nous les avons informés [l'OTAN] que les chars allaient quitter Benghazi, puis qu'ils étaient arrivés à Ajdabiya, puis qu'ils allaient avancer en direction de Brega", a-t-il assuré. "Si ce raid a été mené par l'Otan, c'est une erreur", a-t-il dit. "S'il est le fait de l'armée de Kadhafi, c'est une erreur encore pire, car nous sommes censés être protégés de cela par une zone d'exclusion aérienne".
Vous avez bien lu: non seulement la zone d'exclusion aérienne est supposée protéger les rebelles contre l'aviation gouvernementale mais les "frères" Britanniques, Français, Espagnols etc. doivent neutraliser en les bombardant ces horribles Libyens qui ne peuvent pas être des frères. C'est logique. 

D'après Abdelfatah Younis, la "bavure" fratricide a fait quatre morts, deux insurgés et deux médecins, 14 blessés et six disparus.
Les médecins présents sur place ont un bilan différent: au moins13 rebelles tués et de nombreux blessés. Le nombre de victimes civiles est inconnu mais doit s'élever à des dizaines si on en croit des rebelles anonymes cités par Le Figaro.

Toujours par le même général anti-Kadhafi, nous apprenons incidemment que ces rebelles qu'on dit pauvrement armés disposent d'au moins 400 engins blindés et qu'ils sont même susceptibles d'en avoir d'autres en ordre de combat. 

Avec ce conflit en Libye, nous sommes décidément en pleins faux-semblants avec en plus maintenant les faux frères et les faux amis.

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vendredi, mars 25, 2011

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Bernard-Henri Lévy, VRP d'al Qaïda au Maghreb, Sarkozy bras armé de (feu) Ben Laden

Pendant que la presse française qui est « libre » comme chacun sait gaspille des milliers de litres d'encre dans le cadre de l'effort de guerre contre la Libye, un certain nombre d'informations qui apparaissaient dans des organes de presse à la notoriété assez restreinte notamment en Grande Bretagneaux Etats Unis commencent à apparaître dans la presse grand public.

Pas en France ? Non, pas en France, du moins pas encore vu que le sieur Bernard-Botul-Henri Lévy siège au conseil de surveillance d'Arte, et dans des instances du même genre dans les quotidiens Libération et Le Monde.
Je vous évoquais sur ce blog les liens allégués entre ce qu'on appelle al Qaïda (une entreprise saoudo-sioniste de destruction du monde arabo-musulman) et les rebelles Libyens au nom desquels la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis (entre autres) déversent des tonnes de technologie sur les têtes libyennes. Oui, de la technologie guerrière, car cette dernière est en train de devenir le créneau de spécialisation de l'Occident.
Ces informations sont maintenant relayées par un journal italien repris par le Daily Telegraph de Londres. Et cette fois, aux sources indirectes évoquées précédemment, s'ajoute le témoignage d'un des dirigeants de la rébellion libyenne qualifiée hâtivement de démocratique par qui nous savons : le crétin chevelu et aux chemises ouvertes et Sarkoléon.
Si on lit avec un minimum d'attention cet article, on comprendra les risques énormes encourus par l'Afrique sahélienne et le Maghreb du fait de cette intervention occidentale. Je pense que c'est un danger mortel, surtout pour l'Algérie, et je pèse mes mots.

Abdel-Hakim al-Hasidi, le chef rebelle Libyen, a déclaré que des djihadistes qui avaient combattu contre les troupes alliées en Irak sont sur les lignes de front de la bataille contre le régime de Mouammar Kadhafi

par Praveen Swami, Nick Squires et Duncan Gardham, The Daily telegraph (UK) 25 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

 
Dans un entretien accordé au journal italien Il Sole, M. al-Hasidi a admis avoir recruté environ 25 hommes dans la région de Derna en Libye orientale pour lutter contre les troupes de la coalition en Irak. Certains d'entre eux, a-t-il dit, sont aujourd'hui sur la ligne de front à Adjabiya.
M. al-Hasidi a insisté pour dire que ses combattants "sont des patriotes et de bons musulmans, pas des terroristes, » avant d'ajouter que les « membres d'al Qaïda sont aussi de bons Musulmans et luttent contre l'envahisseur. »

Ses révélations surviennent au moment même où Idriss Deby Itno, le président du Tchad, a affirmé que al Qaïda avait réussi à piller des arsenaux dans la zone libyenne rebelle et pris des armes, « dont des missiles sol-air, qu'ils ont ensuite envoyées clandestinement dans leurs sanctuaires. »
M. al-Hasidi a admis avoir par le passé combattu contre "l'invasion étrangère" en Afghanistan avant d'être capturé en 2002 à Peshawar au Pakistan. » Il avait ensuite été livré aux Etats Unis
Des sources gouvernementales aux Etats Unis et au Royaume Uni indiquent que M. al-Hasidi appartenait au Libyen Islamic Fighting Group ou LIFG qui a tué des dizaines de soldats Libyens dans des attaques de guérilla dans les secteurs de Derna et Benghazi en 1995 et 1996.
Même si le LIFG ne fait pas partie de l'organisation al Qaida ; l'académie militaire de West Point aux Etats Unis a signalé que tous deux entretenaient une « relation de coopération de plus en plus étroite. » Des documents saisis en 2007 par les forces alliées dans la ville de Sinjar ont montré que les membres du LIFG étaient la seconde plus importante cohorte de combattants étrangers en Irak après les Saoudiens.

Au début de ce mois, al Qaïda a lancé un appel à ses partisans pour qu'ils épaulent la rébellion libyenne qui, selon elle, permettrait l'imposition du « règne de l'Islam  dans le pays.
Les islamistes Britanniques ont soutenu aussi la rébellion et l'ancien chef de l'organisation interdite al-Muhajiroun a proclamé que l'appel à « l'islam, à la sharia et au djihad venu de Libye avait « ébranlé les ennemis de l'Islam et les Musulmans bien plus que le tsunami qu'Allah a envoyé contre leurs amis, les Japonais. »

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Mauvaises raisons et faux prétextes pour agresser la Libye


Un papier intéressant de Diana Johnstone qui contribue à la démystification des motifs « humanitaires » ou missionnaires (pour la démocratie, pas des croisades). de l'agression contre la Libye La Libye est effectivement tombée dans un piège qui lui a été tendu par Bernard-Henri Lévy associé aux monarques du Golfe. Dans sa démarche, le pseudo philosophe n’a sans doute pas obéi qu’à son amour immodéré pour Sion mais aussi à son narcissisme qui résiste à toutes les déconvenues comme celles consécutives aux révélations de ses diverses impostures.

BHL a certes obtenu ce qu’il voulait, la guerre contre le régime libyen, mais pas comme il voulait et, finalement malgré lui. Car BHL a d’abord précipité la France dans une impasse diplomatique dont Alain Juppé, grand commis de l’Etat typique, a su la sortir en empruntant la seule issue qui pouvait la tirer, au moins momentanément, du ridicule : la guerre sous couvert d’un mandat de l’ONU assimilé à un chèque en blanc pour ce qu’il faut bien appeler une agression impérialiste.
On verra peut-être plus tôt qu’on ne le pense que cette agression est une grave erreur stratégique et je crois que cet article nous livre un des aspects de cette faute stratégique qui tient aux rapports entretenus par le gouvernement libyen avec ses homologues d’Afrique au sud du Sahara.
Ce retour en force de l’Europe en Afrique s’accompagnera sans doute d’une accélération de sa sortie en douceur du reste du continent, sous la poussée des Américains d’une part, de la Chine d’autre part.

par DIANA JOHNSTONE CounterPunch (USA) 24 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
Raison N°1: Changer le régime.
C’est le motif réel qui est apparu dès lors que le président Français Nicolas Sarkozy avait pris l’initiative extraordinaire de reconnaître les rebelles de Benghazi comme seul représentant légitime du peuple libyen. Cette reconnaissance violait de manière extraordinaire tous les principes et les usages diplomatiques. Elle signifiait la non reconnaissance Elle signifiait la non reconnaissance du gouvernement libyen existant et de ses institutions qui, contrairement aux connotations magiques associées au mot « dictateur » ne peuvent pas être réduites à la personnalité d’un homme fort. Une grande nation européenne, la France, a balayé d’un revers de main ces institutions pour proclamer qu’un obscur groupe de rebelles d’une région traditionnellement séditieuse de la Libye constituait le gouvernement légitime de cette nation d’Afrique du Nord.
Comme ce n’était en réalité pas le cas, ce ne pouvait être que l’affirmation d’un objectif à atteindre par la guerre. L’annonce française équivalait à une déclaration de guerre contre la Libye, une guerre pour vaincre Kadhafi et mettre ces rebelles mystérieux au pouvoir à sa place.

Faux prétexte N°1 "protéger les civils".
La fausseté de ce prétexte est évidente, tout d’abord parce que la résolution onusienne autorisant l’action militaire « pour protéger les civils » a été élaborée par la France – dont l’objectif est clairement un changement de régime – et ses alliés occidentaux. Si la véritable préoccupation du Conseil de Sécurité de l’ONU avait été de « protéger les vies d’innocents », il aurait pu, il aurait dû envoyer une solide mission d’observation neutre pour vérifier ce qui se passait vraiment en Libye. Il n’existait aucune preuve des assertions des rebelles selon lesquelles le régime de Kadhafi massacrait des civils. S’il avait existé des preuves visibles de ce genre d’atrocités, nous pouvons être certains qu’on nous les aurait montrées régulièrement aux heures de grande écoute à lé télévision. Nous n’avons vu aucune preuve de ce genre. Une mission d’enquête de l’ONU aurait pu très vite établir les faits, et le Conseil de Sécurité de l’ONU aurait agi sur la base d’informations factuelles plutôt que sur celle des affirmations de rebelles en quête d’un soutien international pour leur cause.
Au lieu de quoi, le Conseil de Sécurité, qui n'est désormais guère plus qu'un instrument des puissances occidentales, s'est précipité vers les sanctions, et le renvoi devant le Tribunal Pénal International sur la base d'allégations de “crimes contre l'humanité” en cours ou à venir, et a finalement autorisé une zone d'exclusion aérienne dont on pouvait être certain que les Occidentaux l'interpréteraient comme un permis de mener une guerre ouverte contre la Libye,
Quand les Etats Unis et leurs principaux alliés de l'OTAN sont autorisés à “protéger les civils”, ils le font avec les instruments dont ils dispose,t: bombardements aériens et missiles de croisière, Les frappes aériennes, les bombardements et les missiles de croisière ne sont pas faits pour “protéger les civils” mais plutôt pour détruire des cibles militaires, ce qui entraîne inévitablement la mort de civils, Mis à part ces “dommages collatéraux”, quel droit avons-nous de tuer des personnels militaires Libyens qui gèrent des aérodromes et d'autres installations de la défense libyenne? Que nous ont-ils fait?

Raison N°2: Parce que c'est facile.
Les forces de l'OTAN étant enlisées en Afghanistan, des dirigeants de pays de l'alliance (mais pas tous) ont dû penser que ce serait une bonne idée de remporter une victoire rapide et facile dans une jolie petite “guerre humanitaire,” Ce qui, du moins l'espèrent-ils, pourrait ranimer l'enthousiasme pour des actions militaires et relancer la popularité en berne de politiciens qui pourront s'exhiber fièrement comme des champions de la démocratie” et des destructeurs de “dictateurs,”

Faux Prétexte N° 2: Les Arabes nous ont demandé cette guerre.
Le 12 mars, la Ligue Arabe réunie au Caire annonçait son soutien à une zone d'exclusion aérienne en Libye, Ce dont s'est servi l'opération partiellement OTAN conduite par la France, “Nous répondons aux demandes du monde arabe,” pouvaient-ils prétendre, mais quel monde arabe? D'un côté, Sarkozy a effrontément présenté sa croisade contre Kadhafi comme étant dans le droit fil des soulèvements dans le monde arabe contre des dirigeants autocratiques, tout en prétendant dans le même temps répondre aux demandes des,,, plus autocratiques parmi ces dirigeants, nommément les monarques du Golfe, eux-mêmes affairés à réprimer leurs propres mouvements de contestation démocratique, (on ne sait pas exactement combien d'Etats de la Ligue Arabe ont participé à cette décision, mais la Syrie et l'Algérie ont émis de fortes objections),
L'opinion occidentale était supposée ne pas se rendre compte que ces dirigeants Arabes avaient leurs propres raisons de détester Kadhafi, très différentes de celles qui sont formulées en Occident. Kadhafi leur a jeté en pleine figure leur trahison de la Palestine, leur duplicité et leur hypocrisie. L’année dernière, incidemment, l’ancien député Britannique George Galloway avait relaté comment, en comparaison des obstacles mis en travers de l’aide pour Gaza par le gouvernement égyptien, son convoi avait vu le volume de son chargement d’aide humanitaire doublé pendant son passage en Libye. Il y déjà longtemps que Kadhafi, considérant ses dirigeants comme des incapables, a tourné le dos au monde arabe, pour se tourner vers l’Afrique.
Alors que la position  intéressée de la Ligue Arabe contre Kadhafi a été saluée en Occident, peu d’attention a été accordée à l’opposition unanime de l’Union Africaine à la guerre contre le dirigeant Libyen. Kadhafi a investi une grande quantité de ses revenus pétroliers dans la construction d’infrastructures et dans le développement de l’Afrique sub-saharienne. Les puissances occidentales qui vont le renverser continueront à acheter du pétrole libyen comme avant. La grande différence pourrait être que les nouveaux dirigeants, mis en place par l’Europe, suivront l’exemple des émirs de la Ligue Arabe en transférant leurs revenus pétroliers d’Afrique vers la bourse de Londres et les marchands d’armes européens.

Vraie Raison N° 3: Parce que Sarkozy a suivi le conseil de BHL
Le 4 mars, le dandy littéraire Français Bernard-Henri Lévy a rencontré en privé avec Moustapha Abdeljalil, un ancien ministre de la justice qui a retourné sa veste pour devenir le dirigeant du « Conseil National de Transition » (CNT) des rebelles. Le soir même, BHL appelait Sarkozy sur son téléphone portable et obtenu qu’il accepte de recevoir des chefs du CNT. La rencontre s’est tenue le 10 mars au palais de l’Elysée à paris. Comme l’a relaté le spécialiste des relations internationales du Figaro Renaud Girard, Sarkozy a alors annoncé à des Libyens ravis le plan qu’il avait concocté avec Bernard-Henri Lévy : reconnaissance du CNT comme seul représentant légitime de la Libye, nomination d’un ambassadeur de France à Benghazi, frappes de précision sur des aérodromes militaires libyens ; avec la bénédiction (qu’il avait déjà obtenue) de la Ligue Arabe. Le ministre Français des affaires étrangères Alain Juppé avait été stupéfait d’apprendre après les media cette évolution spectaculaire de la diplomatie française.
Kadhafi a expliqué en long et en large après le début du soulèvement  qu’on ne pouvait pas lui demander de démissionner parce qu’il n’avait aucune fonction officielle. Il n’était, avait-il insisté, qu’un « guide » vers qui le peuple libyen pouvait se tourner pour des conseils sur des questions délicates.
Il s’avère que les Français aussi ont un guide spirituel non officiel : Bernard Henri Lévy. Tandis que Kadhafi porte des costumes colorés et réside sous une tente, BHL porte des chemises blanches impeccables ouvertes sur un torse viril et passe le temps à Saint Germain des Prés, un quartier de Paris.
Aucun des deux n’a été élu. Les deux exercent leur pouvoir par des voies mystérieuses.
Dans le monde anglo-saxon, Bernard-Henri Lévy est considéré comme un personnage comique, assez comme Kadhafi. Sa « philosophie » a à peu près autant d’adeptes que le Livre vert du guide Libyen. Mais BHL a aussi de l’argent, beaucoup ; et il a de nombreux amis encore plus riches. Il exerce une influence énorme dans le monde médiatique français ; il invite des journalistes, des écrivains, des gens du spectacle dans son coin de paradis à Marrakech, il siège au conseil d’administration de deux quotidiens de « centre gauche », Libération et le Monde. Il écrit régulièrement dans toutes les publications grand public quand il le veut, il apparaît sur toutes les chaînes de télévision quand il le choisit. Il est souvent détesté par les Français ordinaires. Mais ils n’ont aucun espoir d’en être débarrassé par une résolution de l’ONU.

Diana Johnstone is the author of Fools Crusade: Yugoslavia, NATO and Western Delusions.She can be reached at  diana.josto@yahoo.fr



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jeudi, mars 24, 2011

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Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy au secours des émules de Ben Laden!

Mouammar Kadhafi est [un chien] fou, Bernard-Henri Lévy est un penseur de la philosophie. Aucune de ces deux affirmations n'est conforme à la vérité.
Le colonel Kadhafi n'est certes pas fou comme l'a montré sa façon de gérer les menaces intérieures et extérieures dont il faisait l'objet. Ce n'est pas pour rien que ses ennemis (et ex amis) n'ont rien trouvé d'autre que la force brute et les menaces de meurtre pour en finir avec lui.
Et dictateur ou pas, le colonel Kadhafi est loin de disposer de capacités de destruction et de mort comparables à celles dont disposent et se servent les nations démocratiques comme la France ou la grande Bretagne.
Un des arguments qui plaidait en faveur de la folie du dirigeant Libyen était son invocation de la menace d'al Qaïda. Là, il avait commis une petite faute, car al Qaïda c'est seulement où et quand ça arrange les Etats Unis.
Sinon, nous avons toujours affaire à des combattants de la liberté, comme ceux qui avaient lutté contre la présence soviétique en Afghanistan. Le présumé philosophe Bernard-Henri Lévy est tout particulièrement chargé par les néoconservateurs américano-sionistes de délivrer des certificats de démocratie en bonne et due forme.
Personnellement, je pense que Ben Laden est décédé et je ne crois pas qu'al Qaïda existe au sens ou on l'entend d'organisation autonome, calquée sur le SPECTRE, l'organisation criminelle sans base territoriale définie qu'affronte James Bond. Ce qu'on appelle al Qaïda n'est sans doute que la désignation d'un réseau dont les ficelles sont tirées par le régime saoudien et qui s'en prend tout spécialement aux Etats qui gênent les monarques du Nedjd.
Qui qu'il en soit, l'article que je vous propose semble indiquer que Kadhafi n'est peut-être pas si fou et que Bernard-Henri Lévy devrait peut-être relire les philosophes, les vrais.


Deux documents donnent à penser que le nord est libyen, centre de la rébellion, est une zone d'activités d'al Qaïda

Par Alexander Cockburn, The First Post (UK) 24 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
La guerre contre la Libye menée en ce moment par les Etats Unis, la Grande Bretagne et la France figure certainement par mi les entreprises guerrières les plus stupides, à une échelle plus réduite, c'est certain, depuis qua Napoléon s'était mis en tête d'envahir la Russie en 1812.
Ca commence avec le bras de fer entre les membres de la coalition qui disputent des objectifs fondamentaux de l'opération. Comment s'accorde « prendre toutes les mesures nécessaires » avec l'exclusion de toute « force d'occupation étrangère sous n'importe quelle forme et sur un point quelconque du territoire libyen. » La coalition peut-elle tuer Kadhafi et reconnaître un gouvernement provisoire à Benghazi ? Qui sont exactement les révolutionnaires et libérateurs de la nation dans l'est libyen ?
Aux Etats Unis, l'offensive s'est faite à l'instigation des interventionnistes libéraux [une notion approchant de celle de "gauche" institutionnelle dans le vocabulaire américain] : notamment trois femmes, à commencer par Samantha Power qui dirige le bureau des affaires multilatérales et des droits de l'homme au Conseil de Sécurité Nationale d'Obama. C'est une Américano-irlandaise de 41 ans qui s'est fait un nom pendant les années Bush avec son livre « A Problem From Hell, une étude de la réponse de la diplomatie des Etats-Unis au génocide et de l'incapacité de l'administration Clinton à réagir avec force aux massacres au Rwanda.
Elle avait dû démissionner de sa fonction de conseillère pour la campagne d'Obama en avril 2008, pour avoir qualifiée Hillary Clinton de "monstre" dans un entretien accordé au Scotsman, mais était rentrée dans les bonnes grâces après l'élection d'Obama, et le monstre qu'elle a maintenant dans son viseur est Kadhafi.
Susan Rice, ambassadrice des Etats Unis à l'ONU, est la première femme Afro-Américaine nommé à ce poste. Elle a longtemps été une ardente interventionniste. En 1996, en qualité de membre de l'administration Clinton, elle avait soutenu la force multinationale qui avait envahi le Zaïre à partir du Rwanda en 1996 et déposé le dictateur Mobutu Sese Seko, affirmant en privé « Tout sauf Mobutu. »
Mais le 23 février, elle a fait l'objet d'une attaque virulente dans le Huffington Post de la part de Richard Grenell, un ancien membre de la mission diplomatique des Etats-Unis à l'ONU pendant les années Bush. Grenell s'attardait avec sévérité sur des exemples où, selon lui, Rice et son dernier patron, Obama, jetaient l'éponge et faisaient montre d'un manque de leadership devant le tumulte qui s'emparait du Moyen orient et tout particulièrement en renonçant à soutenir le soulèvement contre Kadhafi.
Susan Rice comme Hillary Clinton ont été piquées à vif par l'attaque de Grenell. Stimulées par l'ardeur de Power, elles ont brusquement durci leur position et Clinton a lancé ses furieuses diatribes contre Kadhafi, « le chien enragé. » Pour Clinton, c'était une réédition à l'identique de ses tentatives de 2008 pour présenter Barack Obama comme une lavette pacifiste, du genre à ne pas interrompre sa sieste si le téléphone rouge sonne à trois heures de l'après-midi.
De son côté, Obama ne tenait pas trop à une intervention, la percevant comme un bourbier coûteux, une guerre de plus à laquelle étaient farouchement opposés son secrétaire à la défense Robert Gates son état-major interarmes. Mais à ce moment, les interventionnistes libéraux et les néo conservateurs s'égosillaient à pleins poumons et Obama, dans sa crainte perpétuelle d'être débordé, a succombé, s'empressant de formuler la moins convaincante des déclarations de buts de guerre de toute l'histoire de la nation.
Il a déjà récolté une menace d'impeachment de la part du député de gauche Dennis Kucinih pour s'être arrogé des pouvoirs de déclaration de guerre réservés au Congrès des Etats-Unis, même s'il faut bien dire que les protestations venues de gauche ont été assez faibles. Comme toujours, beaucoup à gauche attendent l'intervention qu'ils pourront finalement soutenir, et dès le début nombre d'entre eux ont murmuré avec délice, « C'est la bonne. » Bien entendu, le bon sens (le mien) dit simplement que rien de bon n'est jamais sorti d'une intervention des grandes puissances occidentales, que leurs buts affichés soient ou non humanitaires.
Voilà pour les instigateurs de l'intervention aux Etats Unis. En France, l'initiateur de l'intervention est le dandy intellectuel et « nouveau philosophe » Bernard-Henri Lévy, que ses admirateurs comme ses détracteurs appellent BHL. Comme l'a relaté Larry Portis dans notre newsletter sur CounterPunch, BHL est arrivé à Benghazi le 3 mars. Deux jours après, BHH était interviewé par diverses chaînes de télévision. Il apparaissait devant la caméra dans son uniforme habituel – une chemise blanche immaculée, col relevé, veste de costume noire et cheveux en bataille.
Son message était urgent mais rassurant. « Non », disait-il, « Kadhafi n'est pas capable de lancer une offensive contre l'opposition. Il n'a pas les moyens de le faire. Il a cependant des avions. C'est le vrai danger. »
BHL appelait au brouillage des communications radio, à la destruction des pistes d'atterrissage dans toutes les régions de Libye et au bombardement du bunker personnel de Kadhafi. En bref, ce serait une intervention humanitaire dont il n'avait pas spécifié les modalités [juridiques].
Par la suite, comme BHL l'a expliqué: "Je l'ai appelé [Sarkozy] depuis Benghazi. Et quand je suis rentré, je suis allé au Palais de l'Elysée pour le voir et je lui au dit que les gens du Conseil National de Transition étaient des types biens. »
De fait, le 6 mars, BHL est renter en France et a rencontré Sarkozy. Quatre jours après, le 10 mars, il a vu à nouveau Sarkozy, cette fois avec trois Libyens qu'avec de proches conseillers de Sarkozy, il avait encouragés à venir en France
Le 11 mars, Sarkozy a déclaré que le Conseil National de Transition était le seul représentant légitime du peuple libyen. A Benghazi, les gens appelaient à l'aide et applaudissaient au nom de Sarkozy. Sarko est enfin populaire, lui dont les taux d'approbation en France oscillent autour de 20 %.
Autant pour les circonstances dans lesquelles a été conçue l'intervention. Elles n'ont rien à voir avec le pétrole, tout avec le narcissisme et le calcul politicien. Mais à qui exactement ceux qui interviennent prêtent-ils secours ? C'est le grand flou de ce côté, mises à part les références enthousiastes aux révolutionnaires romantiques de Benghazi, et la ridiculisation de la façon dont Kadhafi a qualifié ses opposants de l'est du pays.
Pourtant, deux documents appuient fortement les arguments de Kadhafi sur ce point.
Le premier est un câble secret envoyé en 2008 par l'ambassade US à Tripoli au Département d'Etat US et qui figure dans la mine qu'est WikiLeaks. Intitulé « L'extrémisme en Libye orientale, » ce câble révélait que cette région était en proie à sentiment djihadiste anti-américain.
Selon ce câble de 2008, l'aspect le plus troublant ' est la fierté de nombreux Libyens de l'est, particulièrement ceux de Dernah et ses alentours, semblent ressentir pour la participation de leurs jeunes à l'insurrection en Irak… [et le] don des imams extrémistes pour propager des messages appelant au soutien et à la participation au djihad. »
Le second document, ou plutôt ensemble de documents, est ce qu'on appelle le rapport Sinjar, des documents d'al Qaïda qui sont tombés aux mains des Américains en 2007. Ils ont été analysés comme il se doit par le Combatting Terrorism Center de l'académie militaire US de West Point. Al Qaïda est une organisation bureaucratique et ces dossiers contiennent des détails précis sur ses membres, dont ceux qui sont venus en Irak pour combattre les forces américaines et coalisées et, si nécessaire, se suicider.
L'étude statistique par les spécialistes de West Point des informations sur les membres d'al Qaïda conclut qu'un pays a fourni « beaucoup plus » que n'importe quel autre de combattants étrangers proportionnellement à sa population : son nom est la Libye.
Les dossiers montrent que la "grande majorité" des combattants Libyens pour lesquels la résidence d'origine était mentionnées habitaient au nord-est du pays." Benghazi a fourni de nombreux volontaires. Tout comme Dernah, une ville à 200 kilomètres à l'est de Benghazi et dans laquelle un émirat islamique a été proclamé quand la rébellion contre Kadhafi a commencé.
Anthony Shadid, journaliste au New York Times, a même parlé avec Abdul-Hakim al-Hasadi, celui qui a promulgué l'émirat islamique. Al-Hasadi fait l'éloge des 'bons côtés' d'Oussama Ben Laden, avait rapporté Shadid, quoique il dénonce prudemment les attentats du 11 septembre contre les Etats Unis. D'autres sources ont signalé que cet admirateur fervent d'Oussama aurait une influence des plus grandes dans la formation d'un éventuel gouvernement provisoire.
L'étude par West Point du dossier Sinjar a calculé que sur les 440 recrues étrangères d'al Qaïda dont les villes d'origine sont connues, 21 venaient de Benghazi, ce qui place cette cille au 4ème rang de toutes les villes citées dans le dossier. 53 des recrues d'al Qaïda venaient de Dernah, l'effectif le plus important de toutes les villes citées dans le dossier, devant Riad en Arabie Saoudite avec 51 recrues. Mais Dernah (80 000 habitants) représente moins de 2 % de la population de Riad. Donc, Dernah apporte de très loin la plus importante contribution en matière de combattants par habitant.
Comme l'écrit Brian Fairchild, un ancien des opérations spéciales de la CIA, avec « l'absence apparente d'un quelconque plan pour une gouvernance post-Kadhafi, une ignorance de la nature tribale de la Libye et notre bilan médiocre dans la négociation avec des tribus, les documents du gouvernement américain établissent de manière concluante que dans l'épicentre de la révolte, sévit un sentiment anti-américain et pro-djihad, et avec le soutien explicite d'al Qaïda à la révolte, il est justifié de demander à nos décideurs politiques en quoi une intervention militaire américaine en soutien à cette révolte sert d'une manière quelconque les intérêts stratégiques vitaux des Etats unis. »
Comme je l'avais écrit ici il y a quelques semaines, "C'est vraiment comme si Oussama Ben Laden était en train de gagner la Grande Guerre contre le terrorisme. » Mais j'étais très loin d'imaginer qu'il [Ben Laden] verrait une alliance des Etats Unis, de la France et de la Grande Bretagne se saignant aux quatre veines pour l'aider dans son entreprise.

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lundi, septembre 28, 2009

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Polanski en cavale pour une erreur de jeunesse commise à l'âge de 46 ans

Les amis de M. Polanski plaident l’ancienneté du crime qui lui est reproché pour demander la clémence sous une forme ou sous une autre. M. Bernard-Henri Lévy argue même de l’excuse de l’erreur de jeunesse. Erreur de jeunesse commise à 46 ans, M. Henri-Lévy demandera sans doute à relever l’âge de la majorité pénale que le gouvernement français voulait, il y a peu ramener à douze ans.
Ceci dit M. Bernard-Henri-Lévy est coutumier du travestissement de la réalité en fonction de ses sympathies et antipathies.
Quand on pense que tous ces gens passent simplement sous silence le f ait que le réalisateur était en réalité en cavale comme n’importe quel malfaiteur ; sauf qu’il avait droit dans ses diverses planques aux feux de la rampe et aux paillettes.

Cet extrait de l’article du First Post du 28 septembre nous montre bien, non seulement que M. Polanski était conscient de son statut de fugitif mais qu’il avait accès à des informations en provenance des USA qui lui ont permis à au moins deux reprises d’échapper à l’interpellation.
C’est ce qu’on appelle une cavale méthodique et qui a bien réussi pour quelqu’un qui ne se cachait pas vraiment. Polanski dispose, comme on le voit en ce moment, de relations puissantes en Europe mais aussi jusque dans le milieu politico-judiciaire aux Etats Unis. Rien à voir avec un fuyard amateur et isolé au delà d’un cercle d’amis et familial restreint.

Les amis de Roman Polanski, le réalisateur cinématographique plusieurs fois primé, ont demandé comment il a pu se rendre en Suisse pour des séjours au ski alors que le fugitif vivait en France depuis une trentaine d’années pour, soudainement, se voir cueilli par la police suisse ce samedi et retenu avant une possible extradition vers les Etats Unis.
La réponse est que les services du procureur de district de Los Angeles observaient les mouvements de Polanski depuis qu’un avis de recherche international avait été lancé par les USA en 2005.

A au moins deux occasions, selon un porte parole, les services du procureur avaient appris qu’il prévoyait de se rendre dans des pays ayant signé un traité d’extradition avec les Etats Unis. A chaque fois, les documents nécessaires à son arrestation avaient été préparés mais, d’une manière ou d’une autre, avait réalisé ce qui l’attendait et annulé ses voyages.
Cette fois, le procureur savait qu’il avait l’intention d’aller au festival cinématographique de Zurich pour recevoir une récompense pour l’ensemble de son oeuvre –mais Polanski n’avait pas été prévenu que la justice américaine était informée de son projet. A son arrivée en Suisse samedi, il a été arrêté par la police suisse et placé en détention.

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