mercredi, mars 13, 2013

Bookmark and Share

Afghanistan, Irak, Libye, Syrie: responsabilité de protéger ou droit de semer la mort et la désolation

Vijay Prashad nous parle des prétendues guerres humanitaires que livre ou entend livrer l'Occident.

Son article traite essentiellement de la Libye, exemple type d'une guerre meurtrière au prétexte de protéger une population qui avait déjà, affirmait la propagande, subi de lourdes pertes au moment où la décision d'intervenir avait été prise.

Mais il est clair que ce qu'écrit Vishay Prashad est parfaitement valable pour la situation actuelle en Syrie.

Le mythe des grands nombres
Par Vijay Prashad, The Hindu (Inde) 12 mars 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri 

Les Etats-Unis utilisent souvent des chiffres de victimes civiles exagérés pour plaider en faveur d'une intervention militaire dans les régions déchirées par des conflits

Depuis les années 1990, l'Occident a justifié ses interventions militaires par des motivations généreuses - pour destituer des dirigeants néfastes qui oppriment leur peuple ou qui ont commencé à pratiquer des politiques qui semblent génocidaire. Porté par l'intervention en Yougoslavie et mortifié par les massacres au Rwanda, l'Occident a incité en 2005 les Nations Unies à adopter une politique connue sous le nom de Responsabilité de Protéger (R2P). Si l'ONU établit qu’un génocide est imminent, elle a l’obligation de demander à ses Etats membres d’agir pour protéger les civils contre un tel danger. Les actions prévues comportent notamment "des démarches diplomatiques, humanitaires appropriées et d’autres moyens pacifiques" qui sont conformes avec  les chapitres VI et VIII de la Charte des Nations Unies. Si ces mesures ne suffisent pas, l'ONU est enjointe d'agir sur la base du Chapitre VII, à savoir d'utiliser la force militaire. La R2P  a consacré la doctrine de l'intervention militaire altruiste [liberal] dans les principes de l'ONU. 

Il ya un an, l'ambassadeur Indien à l'ONU, Hardeep Singh Puri, a fait une critique vigoureuse de la doctrine de la  R2P. L’ambassadeur Puri a souligné que l'ONU utilise la doctrine R2P de manière «sélective», et que quand l'ONU choisit d’intervenir dans un conflit, la phase armée est immédiate plutôt que «calibrée et progressive». La sélectivité est en fonction de ceux qui continuent à exercer leur pouvoir à travers les organes de l'ONU - c'est-à-dire que c’est l'Occident qui établit l'ordre du jour pour l'utilisation de la doctrine R2P.

L’ambassadeur Puri avait la Libye en tête à l’époque où il avait formulé ces observations. Le conflit en Libye a commencé en Février 2011. En une semaine, Ibrahim Dabbashi, le représentant adjoint de la Libye à l'ONU, avait fait défection pour rallier la rébellion et il était devant les caméras de télévision e 21 Février 2011.

“Nous nous attendons à un véritable génocide à Tripoli.” Deux jours plus tard, la télévision satellitaire Al-Arabiya, propriété de membres de la famille royale saoudienne, commençais à diffuser des informations selon lesquelles 50 000 personnes avaient été blessées et 10 000 tuées – toutes en l’espace d’une semaine, le régime Kadhafi assumant la part du lion dans la responsabilité des massacres.

La source de ces informations était Sayed al-Shanuka, le représentant de la Libye à la Cour Pénale Internationale, qui avait fait défection en faveur de la rébellion. Le britannique David Cameron et le Français Nicolas Sarkozy avaient commencé à appeler à une «zone d’exclusion aérienne» et à une certaine forme d'intervention militaire. La question de la R2P avait déjà été soulevée. Le président américain Barack Obama avait suivi, la Ligue arabe (sous la pression saoudienne) s’était alignée, l'ONU avait voté pour uneintervention et les bombardiers français et les missiles de croisière américains avaient frappé. Quelques mois plus tard, le cadavre de Kadhafi était exposé dans les rues de Syrte.

Le problème est que, même en Février 2011, Human Rights Watch n'était pas été en mesure de confirmer plus que quelques centaines de morts. Néanmoins, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, avait commencé à parler d’«informations de la presse" sur l’utilisation d’hélicoptères par les autorités libyennes pour tuer un grand nombre de civils.

Le Secrétaire Américain à la Défense Robert Gates, et le président du commandement interarmes Mike Mullen avaient également parlé d’"informations de la presse", mais quand il s avaient été mis en demeure de corroborer les informations des chaînes  satellitaires en s’appuyant sur tout l'arsenal des services de renseignement américains, ils avaient déclaré: «. Nous n'avons aucune confirmation" Une telle hésitation n’avait pas dissuadé les représentants qui siègent autour de la table en fer à cheval à New York de lever la main pour  voter oui à la résolution 1973, qui a permis à l'OTAN d'intervenir militairement en Libye.

 Tout le poids de la justification de la Résolution 1973 de l’ONU reposait sur ​​l'allégation de "lourdes pertes civiles". On a aujourd’hui des informations provenant du ministère libyen des affaires des martyrs et des personnes disparues affaires selon lesquelles le nombre total des rebelles et des civils tués au cours du conflit de 2011 s’élève à 4,700 auxquels s’ajoutent 2.100 personnes disparues. Ce nombre ne comprend pas les morts parmi les troupes de Kadhafi (et probablement pas les victimes dans les bastions de Kadhafi, comme Syrte). Miftah Duwadi, N°2 de ce ministère, a déclaré au Libyan Herald du 7 Janvier que ce n'est pas encore un "chiffre exact", mais que c'est ce qu'ils ont pour le moment. Il est probable que les chiffres définitifs ne seront pas bien loin des chiffres provisoires. 

Ces données de l'actuel gouvernement libyen contredisent en tout point les reportages d'Al-Arabiya et, bien sûr, les informations du Conseil National de Transition, qui avait affirmé constamment que des dizaines de milliers de civils avaient été tués par le régime de Kadhafi dès le premier mois de l'insurrection. Il semble maintenant que tel n’était pas le cas, et en effet, les chiffres n’ont rein à voir avec ceux d’un génocide. C’est un avertissement pour ceux qui acceptent sans mot dire ce qui leur vient de médias, qui ont des intérêts particuliers quant à l'issue des conflits. Il soulève également la question de savoir comment l'ONU arrive à certains de ses chiffres. 

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avait aussi fait des affirmations sur des crimes contre l’humanité en février et en mars 2011. Il s’avère maintenant que la société privée qu’il avait engagée pour collecter, mais pas pour évaluer, les chiffres des victimes, est Benetech qui est financée en partie par le Département US de la Défense. Non seulement Benetech ne procède pas à une évaluation critique des chiffres qu’elle claironne, mais ses propres intérêts ne sont peut-être pas aussi scientifiques qu’elle le prétend.

 L'ONU a refusé d'ordonner une évaluation de l'intervention de l'OTAN sur la base d’informations sur les  victimes civiles de ses bombardements (comme je l'avais indiqué dans "Quand le Protecteur se mue en Tueur», The Hindu , 11 Juin, 2012). Rien n’indique que l’ONU envisage une évaluation de la manière dont sa doctrine R2P a été subornée pour créer une résolution de l'ONU afin de justifier l'intervention de l'OTAN, particulièrement à la lumière des récentes données chiffrées libyennes. 

Image
Vijay Prashad
Vijay Prashad est professeur d'université à Hartford dans le Connecticut (USA). En 2013-2014, il occupera la chaire Edward Saïd à l'Université Américaine de Beyrouth. Il est l’auteur entre autres d’Arab Spring, Libyan Winter (New Delhi: LeftWord, 2012)

Libellés : , , , , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 10:38 AM 0 comments

lundi, janvier 21, 2013

Bookmark and Share

Chose promise, chose due: les années de guerre à venir au Sahel


Pour ceux qui croient que l'armée française, dont sa fameuse Légion Etrangère qu'il serait malséant de qualifier de bande de mercenaires, va faire un petit tour au Mali, restaurer l'Etat malien, puis s'en aller en laissant le chantier bien en ordre, j'ai bien peur d'avoir une mauvaise nouvelle à leur annoncer.
Non pas que le corps expéditionnaire dépêché par François Hollande ne parviendra pas à repousser les groupes armés qui se sont emparés du nord du  territoire malien.
La chose devrait aller sans véritable difficulté.
Non, ce que je veux dire, c'est que l'affaire malienne n'est que la continuation d'un processus de déstabilisation de l'ensemble de l'espace saharo-sahélien qui a déjà fait la preuve de son efficacité au Soudan.
Un pays qu'on a contraint à la partition, chose que peu ont suffisamment médité. Certes le Soudan était en crise depuis son indépendance, mais les puissances n'ont voulu, soutenu et obtenu la sécession du sud du pays qu'une fois connu le potentiel pétrolier de cette région. Un pétrole dont le circuit d'évacuation est l'objet d'âpres disputes politiques ou d'affrontements armés.
Ce démantèlement des Etats de la région et peut-être au-delà, en est à ses débuts et rien ne pourra l'empêcher semble-t-il car la destruction du régime libyen a brisé tout le système d'interdépendances économiques qui permettait aux populations locales de survivre. L'instabilité qui s'est emparée du Sahel ainsi que de la région du nord du Nigeria ne sera d'ailleurs pas sans conséquence pour important projet de gazoduc qui devait relier les champs gaziers de ce pays au réseau algérien de gazoducs puis le marché européen et dont on a du mal à comprendre s'il est déjà abandonné ou pas. (une splendide occasion en tout cas de renforcer une interdépendance économique entre deux régions africaines).
Image
Projet de gazoduc transsaharien
A ceux qui pensent que je suis pessimiste, je demanderai de prêter attention aux propos tenus le 20 janvier 2013 par le N°1 Britannique David Cameron, des propos que je n'ai pas retrouvés dans la presse de langue française:
“L’occident est devant une bataille qui va durer des dizaines d’années pour vaincre al Qaïda en Afrique du Nord,’’ a averti David Cameron hier pour marquer une évolution radicale de la lutte du Royaume Uni contre le terrorisme.
Image
David Cameron: la Grande Bretagne tient ses promesses
Et déjà:
Les forces spéciales sont censées se préparer à pourchasser le chef djihadiste derrière le siège et l’assassinat d’otages en Algérie, Mokhtar Belmokhtar.

On voit là se mettre en place la même belle mécanique qui est à l’œuvre en Afghanistan, en Somalie et au Yémen.
Avec probablement les mêmes effets.
Et comme le dit le premier ministre lui-même, c'est une guerre de l'Occident.

Libellés : , , , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 9:05 PM 0 comments

mardi, décembre 18, 2012

Bookmark and Share

Un journaliste anglais dénonce la lâcheté de son gouvernement devant le lobby sioniste


En lisant ce texte, je me suis demandé si Peter Oborne n’avait pas tout simplement peur d’un déferlement de juifs en Grande Bretagne suite à la disparition possible du fameux Etat juif pratiquement personne ne veut dans une région où il s’est imposé par la force.
Quoi qu’il en soit, Peter Oborne dénonce avec force le poids du lobby sioniste dans son pays, spécialement auprès du parti Conservateur dont il semble être proche.
Peter Oborne: "Plus british que moi, impossible."
Peter Oborne: "Je n'entends plus Big Ben."
On le rassurera sur le fait que les travaillistes ne sont pas en reste de ce côté-là.
Tout ce que dit Peter Oborne peut s’appliquer mutatis mutandis à la France.

 A l'heure où j'écris, l'article de Peter Oborne a suscité 2176 commentaires de lecteurs, 559 tweets, 2 000 partages sur Facebook.

La lâcheté au cœur de notre relation avec Israël
La réticence honteuse des conservateurs à critiquer Tel Aviv met en péril tout espoir de paix
par Peter Oborne, The Daily Telegraph (UK) 12 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il est impossible de comprendre le parti Conservateur moderne sans bien appréhender l’échelle et la profondeur de sa relation avec l’Etat d’Israël. Cette relation remonte au moins aussi loin qu’à la rencontre historique entre le grand dirigeant sioniste Chaim Weizmann et le premier ministre conservateur AJ Balfour en 1905, quand Weizmann avait convaincu Balfour sur la question de l’Etat national juif.

Cette relation chaleureuse initiée il y a 107 ans est aujourd’hui entretenue par les Conservative Friends of Israel (CFI, les amis Conservateurs d’Israël). Quelque 80 % de tous les parlementaires tories [conservateurs] en sont membres, dont la plupart des ministres. Aucune autre organisation de lobbying – et certainement aucune de celles qui oeuvrent dans l’intérêt d’un pays étranger – n’a autant d’influence à Westminster. Chaque année, CFI emmène un certain nombre de parlementaires en Israël. Dans le même temps, les sponsors des CFI jouent un rôle important pour financer le parti Conservateur au niveau national et ses députés au niveau local.

Il est hors de doute que les CFI ont exercé une influence puissante sur la politique britannique. L’historien et politicien conservateur Robert Rhodes, écrivant dans le Jerusalem Post en 1995, qualifiait CFI de «plus grande organisation en Europe occidentale consacrée à la cause du peuple d’Israël.» Sa puissance ne s’est pas démentie depuis. Ce mardi, CFI a accueilli environ 100 députés conservateurs, dont six membres du gouvernement, ainsi que 40 pairs du royaume pour un dîner au centre ville de Londres. L’orateur était David Cameron, qui s’est présenté lui-même comme un «ami passionné » d’Israël, précisant (ainsi qu’il l’a fait par le passé) que rien ne pouvait briser cette amitié.

On peut considérer ce discours comme s’insérant dans tout un ensemble. Les CFI peuvent appeler presque à volonté le premier ministre, le Chancelier de l’Echiquier ou le ministre des affaires étrangères. Les palestiniens ne jouissent pas de telles entrées. Ils s’estimeraient chanceux d’avoir un seul député conservateur pendant les manifestations qu’ils organisent, et peut-être un pair moribond pour prononcer un discours.

Il n’existe aucune organisation comme les Amis Conservateurs de la Palestine (Conservative Friends of Palestinians).

Ce manque d’impartialité se reflète dans la politique britannique. Quand William Hague avait dénoncé l’offensive d’Israël contre le Liban en 2006 comme «disproportionnée,» les CFI (ainsi que je l’avais révélé dans un documentaire sur le lobby pro-israélien pour l’émission Dispatches sur Channel 4) avait protesté auprès de David Cameron en personne. Ils avaient obtenu la promesse que ce mot ne serait plus utilisé à nouveau – la promesse a été tenue quand Israël a bombardé Gaza le mois dernier, alors même que le nombre de tués du côté palestinien était beaucoup plus important que du côté israélien.

En qualité de ministre des affaires étrangères, Hague a répété sans sourciller les affirmations discutables d’Israël selon lesquelles le Hamas avait déclenché les hostilités (il y a eu des provocations des deux côtés, mais ce qui m’a frappé, c’est que le moment crucial de l’escalade a été l’exécution extrajudiciaire d’Ahmed Jabari, le commandant du Hamas). La Grande Bretagne a par la suite cédé aux pressions israéliennes et refusé de soutenir la candidature de la Palestine à une plus grande reconnaissance par les Nations Unies. Récemment, nous avons convoqué l’ambassadeur israélien pour une engueulade amplement méritée pour le programme de colonisation, mais cela s’inscrivait dans le cadre d’une action concertée avec un grand nombre d’autres pays européens et n’a pas fait l’objet d’un suivi.

Pour être juste envers ce gouvernement, Tony Blair était pire, semblant parfois considérer les intérêts d’Israël et de la Grande Bretagne comme identiques, et refusant même d’appeler à un cessez-le-feu pendant un certain temps après le début de l’effroyable guerre du Liban (en 2006). William Hague et David Cameron ont essayé d’être plus fermes.  Ils ont malheureusement largement échoué. Il est difficile de savoir avec certitude à quel point cette réticence à critiquer Israël est due à l’influence du lobby israélien en Grande Bretagne ou à la crainte de mécontenter les Etats Unis qui sont le patron d’Israël dans le monde.

La position officielle du gouvernement est excellente. La Grande Bretagne soutient la solution à deux Etats qui a été à la base de toutes les discussions sérieuses de paix depuis les accords d’Oslo il y a 20 ans. Le problème est que les ministres refusent toutes les démarches concrètes pour parvenir à cette solution. Par exemple, ils condamnent les colonies, mais ne le font qu’avec hésitation (le premier ministre a consacré 64 mots à cette question mardi dernier contre près de 300 pour la menace iranienne).

C’est de la lâcheté. Il y a des moments dans la vie personnelle comme dans la vie politique où l’amitié implique bien autre chose que le genre de géniales tapes dans le dos par lesquelles le premier ministre a traité le lobby israélien mardi. La vérité brutale est que Benjamin Netanyahou conduit son pays sur le chemin de l’autodestruction. Si on le laisse faire avec ses derniers programmes de construction de colonies, tous les espoirs de paix au Moyen orient disparaîtront et mourront.

Mark Simmonds, un ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, l’a reconnu officiellement dans débat au parlement très révélateur mais non répercuté par la presse, déclarant, quelques heurs à peine après le dîner de mardi avec les CFI : «Je pense que la porte commence à se refermer sur la possibilité réelle d'une solution à deux Etats . "William Hague croit maintenant que la construction de colonies la rendra totalement impossible dans deux ans au plus».

Nous nous retrouverions alors avec un Grand Israël s’étirant du fleuve Jourdain à la mer Méditerranée. Certes, c’est une entité géographique plus homogène que la situation confuse que produirait une tentative de ramener Israël à ses frontières de 1967. Mais les palestiniens se retrouveraient soudain majoritaires. Israël serait alors devant l’alternative de choisir de préserver sa démocratie, mais en cessant d’être un Etat juif, ou d’adopter une forme d’apartheid dans lequel les palestiniens se verraient refuser des droits élémentaires.

A en juger par la rhétorique de M. Netanyahou et des alliés de sa peu ragoûtante coalition, c’est probablement le choix qui a lé préférence des actuels dirigeants israéliens.

Lundi soir, un ancien ambassadeur de Grande Bretagne en Israël, l’hébraïsant Sir Sherard Cowper-Coles, a prononcé un discours éloquent dont un passage est important à relever : «Je crois passionnément que le chemin qu’emprunte en ce moment Israël l’embarque sur la voie su suicide assisté. Un suicide assisté par le Congrès des Etats Unis. L’idée que le problème puisse être réglé  en enfermant les palestiniens dans un équivalent moyen-oriental des Bantoustans comme l’avait fait le gouvernement sud-africain à partir des années 1940, n’est pas seulement choquant du point de vue moral mais est en profonde contradiction avec tout ce que nous savons de l’histoire de l’humanité. Et toute personne qui a une véritable affection pour le peuple juif voudra l’aider à éviter ce désastre prévisible.»

Tous les dirigeants du parti Conservateur se situent comme dignes successeurs d’A J Balfour qui, (en qualité de ministre des affaires étrangères en 1917) signa la déclaration qui reconnaissait aux juifs le droit à leur propre patrie (homeland). J’ai la conviction que cet héritage fait que M. Cameron a une relation particulière avec israël – et une responsabilité particulière. Ce qui signifie qu’il est dans ses prérogatives de dire clairement aux actuels dirigeants israéliens qu’ils agissent tristement  de manière lamentable et futile. Compte tenu de l’inertie d’un président Obama sous intimidation, il est très important que le premier ministre britannique aille de l’avant.

Je ne peux pas parler au nom de la communauté juive britannique, mais j’ai la nette impression que beaucoup de ses membres seraient ravis si M. Cameron s’exprimait avec plus de fermeté qu’il ne l’a fait jusqu’à présent. En fait, il est essentiel qu’il le fasse. M. Cameron ne veut pas rester dans l’histoire comme étant celui qui a regardé disparaître tous les espoirs d’une solution à deux Etats, et avec elle l’espoir d’un avenir de sécurité et de paix pour le pays qu’un premier ministre conservateur a contribué à faire exister.

Libellés : , , , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 8:31 PM 0 comments

dimanche, avril 01, 2012

Bookmark and Share

Comment Rupert Murdoch a organisé depuis Haïfa (Palestine occupée par des voyous) le piratage des chaînes de télévision concurrentes

On a déjà parlé sur ce blog de Rupert Murdoch, ce magnat de la presse et des media qu'on présente comme d'origine australienne, mais qui se sent aussi parfaitement chez lui également aux Etats Unis et en Grande Bretagne, pays où il possède de gros intérêts (entre autres le réseau de télévisions Fox et le New York Post aux Etats Unis ou le journal The Times en Angleterre).

On omet souvent aussi de dire qu'il se sent encore plus chez lui dans l'entité sioniste, un Etat dont la propagande peut compter sur le zèle sioniste de M. Murdoch.

Mais bon, Rupert Murdoch commence à avoir chaud aux fesses parce que non seulement il n'est pas parvenu, malgré la bonne volonté de David Cameron, à étouffer le scandale des écoutes téléphoniques illégales et aussi de la corruption de membres de la police ou de l'armée, mais la justice américaine commence à s'intéresser de près à ses magouilles et semble prête à prendre le relais si la justice britannique venait à flancher.

En lui-même ce scandale aurait dû l'emmener derrière les barreaux, mais curieusement Murdoch est libre, se pavane et apporte même son soutien à l'indépendance de l'Ecosse.

Ce qui dérange David Cameron, mais ce dernier l'a tellement profond dans le derrière qu'il est comme qui dirait paralysé.

Mais le scandale britannique n'est pas encore réglé qu'on en voir poindre un autre à l'horizon, celui du piratage des codes d'accès aux télévisions payantes, du genre décodeurs de Canal +.
Et justement, la société française Canal + serait victime de ces piratages qu'aurait organisé Rupert Murdoch à partir d'un de ses laboratoires informatiques basé dans l'entité sioniste et sous la responsabilité d'un certain Reuven Hasak, un ancien du Shin Bet (sécurité intérieure de l'entité sioniste).


Curieusement, en dépit des torts subis par un important groupe médiatique français, vos journaux ne semblent pas se précipiter sur cette information qui suscite par contre un énorme intérêt en Australie où Murdoch aurait ruiné ou mis en difficulté des chaînes concurrentes dans le domaine de la télévision payante. 


On nous dit même que ces informations résultent de quatre années d'une enquête très fouillée et minutieuse.
Heureusement, le site Télésatellite.com rend compte longuement et en français de cette affaire très complexe dont nous réentendrons peut-être parler et nous propose ce schéma très utile qui nous permet de comprendre simplement les agissements du groupe de Rupert Murdoch:











Libellés : , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 10:35 PM 0 comments

dimanche, mars 04, 2012

Bookmark and Share

Les "révolutionnaires" Libyens remercient David Cameron en profanant le cimetière militaire britannique de Benghazi


Vous ne trouverez rien, du moins sur internet, dans la grande presse française à ce sujet. Le site come4news en parlait dès le 25 février pour contextualiser de manière ironique la récente visite en Libye de Gérard Longuet venu chercher le fameux « retour sur investissement » promis par Alain Juppé :
des tombes de militaires alliés de la Seconde Guerre ont été profanées et brisées à Benghazi.
 Parmi les tombes profanées au cimetière militaire de Benghazi, celles de fameux « Rats du désert » tant vantés par le maréchal Monty Montgomery lors de la campagne d'Afrique en 1942. Une vision édifiante pour le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, qui se trouve en Libye pour tenter d'établir des protocoles de collaboration entre une armée et une police quasiment inexistantes et diverses sociétés françaises. Gérard Longuet doit en effet visiter Benghazi, Misrata et Tripoli au cours de cette fin de semaine.

Reuters ne rapporte pas si des tombes de soldats français de la division Leclerc ayant combattu à Tobrouk et ailleurs ont été la cible des vandales des milices islamistes. Il semble que ces actes fassent suite aux accusations visant les troupes américaines en Afghanistan qui auraient brulé des exemplaires du coran.
Le cimetière militaire de Benghazi regroupe 1 214 tombes et stèles, dont celles de soldats alliés (Canadiens, Britanniques, Français…).
En Angleterre, c’est par contre une autre paire de manches et, avec un peu de retard il est vrai, la presse s’est emparée de cette affaire qui provoque un choc émotionnel réel.
Ainsi le Daily Mirror (proche du parti travailliste) titre :
Insulte à nos soldats tués à la guerre: une vidéo choquante montre des rebelles Libyens en train de profaner un cimetière militaire britannique (du Commonwealth plus exactement, NdT)).
Le Daily Mail fait deux titres sur cette information (le 1er est celui de la rubrique commentaire de la rédaction, le deuxième celui de l’article proprement journalistique):


La presse britannique propose des photos des profanations comme celle-ci:

Peut-être la tombe d'au arrière grand oncle de David Cameron?

Ou celle là,


Pour remercier Bernard-Botul-Henri Lévy?
Ainsi qu’une séquence vidéo:


Il faut quand même savoir que ces tombes sont restées intactes depuis l’indépendance de la Libye et pendant toute la période pendant laquelle Mouammar Kadhafi, un ardent anticolonialiste pourtant, a été au pouvoir.

Ce sont donc ceux pour lesquels la France et le Royaume Uni ont déchaîné leurs bombardements destructeurs qui se livrent à ces déprédations.

Eh bien, voilà qui va peut-être contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui ont cru benoîtement que David Cameron et Nicolas Sarkozy avaient pris le parti de la liberté, de la démocratie et donc des valeurs qui vont avec.

Il faut dire que ces profanations sont supposées être une réaction à celle du Coran par des militaires US à Kaboul.

Mais d’une part, comment peut-on prétendre demander l’aide de l’OTAN dans son propre pays et réagir de la sorte à ce que fait l’OTAN dans un autre pays ?
Et surtout, on ne profane pas les tombes de qui que ce soit, même de celui qui a été un ennemi de son vivant. C’est là un principe des plus élémentaires qui participent à nous situer en tant qu’humains.

Mus peut-être ces incidents déplorables donneront-ils lieu à une réflexion en Occident sur le sens de l’action de l’OTAN en Libye ?

Pas en France en tout cas, si on en croit l’absence de couverture médiatique de ces profanations.

 Quand on pense que ce sont à peu près les mêmes gens que Sarkozy veut porter au pouvoir en Syrie!



Libellés : , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 2:04 PM 0 comments

jeudi, février 23, 2012

Bookmark and Share

120 000 réfugiés très discrets


Certains de vos journaux en parlent puisqu’on trouve trois références de publications françaises qui évoquent les 120 000 personnes qui ont fui les combats dans la région nord du Mali. La moitié de ces personnes se trouvent maintenant dans des pays voisins comme la Mauritanie, le Niger ou l’Algérie.
Mais cette affaire n’a bien entendu rien à voir avec ce qu’a subi la Libye de la part des pompiers pyromanes David Cameron et Nicolas Sarkozy. Que toutes ces personnes déplacées remercient, ça va de soi.
En tout cas, les dépêches reproduites dans la presse française n’en soufflent mot.

Mali: Les combats persistent, le peuple fuit
20 Minutes (France) le 23/02/2012
MALI - Les combats entre l'armée et la guérilla targui font rage depuis la mi-janvier...
Plus de 100.000 déplacés. Les combats qui font rage depuis la mi-janvier dans le nord désertique du Mali, entre l'armée et la guérilla targui, ont provoqué d'importants déplacements de population, selon les Nations unies.
La moitié de ces déplacés auraient gagné des pays limitrophes du Mali: la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et l'Algérie.
Renforcés par des effectifs et des armes en provenance de Libye, les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont lancé depuis le début de l'année des attaques contre plusieurs villes ou postes militaires dans le nord du Mali. Les forces gouvernementales ont riposté en bombardant à l'aide d'hélicoptères de combat des positions de la guérilla targui.
Ces affrontements ont fait des dizaines de morts. Leur recrudescence, dans une zone où étaient déjà actives des cellules du réseau Al-Qaida, fait craindre à certains un report de l'élection présidentielle prévue en avril.
 

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 8:43 PM 0 comments

vendredi, février 17, 2012

Bookmark and Share

Nicolas Al-Sarkozy, le révolutionnaire Syrien

La rencontre au sommet de ce 17 février entre M. Nicolas Sarkozy et le premier ministre Britannique David Cameron a eu pour résultats d'importants accords dans le secteur de l'énergie nucléaire et dans le domaine militaire avec le coup d'envoi donné à un projet de conception d'avion sans pilote.

La situation en Syrie a aussi été abordée et les deux dirigeants ont promis de faire de leur mieux pour faire chuter le régime syrien et, dans ce but, ont exhorté les opposants à s'organiser et s'unir.

La presse vous parle bien entendu de tous les aspects de cette réunion très importante qui va fixer des orientations qui engageront le nouveau pouvoir en France, qu'il soit incarné par l'actuel président ou par un de ses concurrents.
Les deux larrons se sont même congratulés pour leur rôle dans les destructions et les tueries en Libye, c'est dire que l'ambiance était bonne...

Il y a quand même quelque chose qui m'a interloqué dans ce qu'a dit ou aurait dit Nicolas Sarkozy à propos de la Syrie dans la conférence de presse qui a suivi la rencontre avec David Cameron. Ce sont des mots que je n'ai trouvés que dans une dépêche d'une agence de presse espagnole publiée, entre autres, dans le journal El Mundo..

La dépêche d'agence parle comme les autres organes d'information des exhortations à l'unité qu'adresse M. Sarkozy à l'opposition au gouvernement syrien. Mais voilà ce qui m'a  plus particulièrement étonné et que je vous reproduis d'abord en espagnol puis avec ma traduction:

"No podemos hacer la revolución siria sin que la oposición actual haga el esfuerzo de unirse para que podamos ayudarlos más", señaló Sarkozy durante una conferencia de prensa conjunta con Cameron al término de la cumbre franco-británica en París.
"Nous ne pouvons pas faire la révolution en Syrie sans que l'opposition syrienne fasse maintenant l'effort de s'unir afin que nous puissions l'aider plus," a déclaré M. Sarkozy durant une conférence de presse conjointe avec Cameron à la clôture du sommet franco-britannique à Paris.
Alors soit M. Sarkozy s'est effectivement présenté comme un révolutionnaire Syrien, Nicolas Es-Sarkozy (à défaut d'être un révolutionnaire Français), soit le correspondant de l'agence de presse espagnole EFE a voulu rendre ce qui lui paraissait évident. N'empêche que le passage est bel et bien entre guillemets, et correspondrait à des propos effectivement tenus par le président Français.

Libellés : , , ,

posted by Djazaïri at 10:43 PM 0 comments

lundi, décembre 19, 2011

Bookmark and Share

Quand un député prosioniste Britannique porte un toast au … IIIème Reich


Le journal Le Figaro nous gratifie de la brève qui suit : 

lefigaro.fr, le 19/12/2011
  
Un député britannique conservateur a perdu son poste d’assistant parlementaire après avoir participé à un enterrement de vie de garçon au cours duquel un ami a revêtu d’un uniforme nazi. Le parti conservateur a déclaré hier qu’ Aidan Burley avait «agi d'une manière stupide et offensante" et n’était plus secrétaire parlementaire privé auprès du ministre des Transports.
Le premier ministre David Cameron a ordonné une enquête sur le comportement Burley. Le scandale a éclaté la semaine dernière lorsque le tabloïd le Daily Mail a publié une photo montrant Burley avec un homme vêtu d'un uniforme de SS. D’après le Daily Mail, Burley, aurait même loué le costume pour son ami.
Burley, jeune député de 31 ans à qui l’on prédisait une ascension rapide, a confié regretter le déroulement de la soirée pendant laquelle les participants ont supposément porté un toast au troisième Reich [ce n’est pas une supposition mais un fait, note de Djazaïri]. Dans une lettre au journal Jewish Chronicle, il a présenté «sans réserve ses excuses». « J’ai commis l’erreur de ne pas quitter cette fête », reconnaissait-il.
Il est vrai qu’une brève ne permet pas de tout dire, mais on ne peut que déplorer l’omission du fait que la scène s’est déroulée en France, à Val Thorens, où un ami du député, un certain Mark Fournier (un Français ?) enterrait sa vie de garçon.


Et c’est justement Mark Fournier qui porte le costume nazi loué par le député conservateur.
L’affaire a fait grand bruit à Londres où le premier ministre David Cameron a cru bon d’exclure Aidan Burley des fonctions qu’il occupait auprès d’un ministère.

Peut-être la fin d’une belle amitié ?

D. Cameron et A. Burley. On se marrait pourtant bien ensemble
Le Figaro note bien que le député a écrit une lettre d’excuses au Jewish Chronicle, le principal organe de presse de la communauté juive au Royaume Uni.

En plus de cet acte de contrition, le Daily Mail nous signale que :

Un intermédiaire agissant au nom de M. Burley a contacté le Holocaust Educational Trust en vue d’arranger une visite à Auschwitz – mais ça n’a pas été suffisant pour sauver sa carrière.

Apparemment la religion de l’holocauste ne donne pas facilement l’absolution…

Pourtant, Aidan Burley mérite sans doute d’être pardonné si on tient compte de ce que nous pouvons lire dans Totally Jewish : 
Le député Burley a séjourné pour la première fois en Israël au début de cette année à l’invitation des Conservative Friends of Israel (CFI) et du ministère israélien des affaires étrangères. Selon le registre de déclaration d’intérêts des députés, les CFI ont donné 974£ tandis que le ministère a donné 574£. Après son séjour en Israël, Burley avait écrit sur sa page web : « Le plus émouvant fut notre visite à Yad Vashem, le musée israélien de la mémoire de l’holocauste, ce fut une expérience émouvante et bouleversante que de voir les expositions et d’entendre les récits des Juifs pendant la guerre. »
Aidan Burley a donc déjà fait le pèlerinage et on peut donc lui prédire une belle carrière de serpillière du lobby sioniste en Grande Bretagne qui n’apprécie rien moins que les antisémites honteux ou plus ou moins repentis. Le fait d'être déjà passé par yad Vashem ,e fera donc que renforcer son sentiment de culpabilité  et le rendra d'autant plus docile et plus disposé à traiter agressivement les cibles désignées par le régime sioniste.

Et d’ailleurs, pourquoi M. Burley éprouve-t-il le besoin de s’excuser auprès d’un journal juif et pas, par exemple, auprès des anciens combattants des forces de Sa Majesté ? ou des victimes anglaises des bombardements de la Luftwafee ?
Car, d’après ce que j’en sais, la Grande Bretagne n’était pas une alliée de l’Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale, mais au contraire un des ses adversaires les plus déterminés.



Libellés : , , , ,

posted by Djazaïri at 3:11 PM 0 comments

vendredi, novembre 25, 2011

Bookmark and Share

Royaume Uni: nouvelles révélations sur l'emprise du lobby sioniste

Le scandale de l'emprise du lobby sioniste, révélé d'abord par l'affaire Adam Werritty, s’étend en Grande Bretagne avec les informations sur la dépendance financière du parti Conservateur de David Cameron vis-à-vis des fortunes qui dominent la City. Parmi ces fortunes, se trouvent en bonne place des représentants du lobby sioniste, ces fameux milliardaires qui possèdent l’entité sioniste mais aussi certains gouvernements comme celui de Grande Bretagne ou des Etats Unis
Pour être juste, dans les deux derniers cas, ils sont seulement copropriétaires et s’intéressent surtout aux parcelles qui ont à voir avec le destin du sionisme.

Ces gens, nous le savons, agissent pour orienter la presse dans le sens de leurs intérêts et ils font la même chose avec les gouvernements. Ces lobbyistes sionistes qui tenaient par l’argent et par les couilles (au sens propre du terme) l’ex ministre de la défense britannique Liam Fox, tiennent aussi fermement la parti Conservateur par les cordons de la bourse.


Liam Fox et Adam Werritty au temps du bonheur
Il y a des contreparties bien sûr, qui consistent par exemple à pouvoir discuter avec des membres d’un gouvernement des questions qui les intéressent et, là aussi, orienter l’action, si ce n’est le discours, des autorités. C’est ainsi que des gens comme Catherine Ashton en Europe, ou Barack Obama aux USA, ne cessent de démentir par leurs actions les principes auxquels ils disent être attachés.

Le scandale BICOM est sans doute d’une ampleur équivalente au scandale Murdoch qui a éclaté juste un peu avant. Comme vous le savez sans doute, Rupert Murdoch, ce magnat de la presse, propriétaire du Times et du New York Post entre autres, est aussi un sioniste des plus fanatiques. Et dans l’affaire Murdoch, le fameux dossier des écoutes illicites n’est que la partie émergée, la plus répugnante certes, d’une machine d’immixtion dans les plus hautes sphères gouvernementales.
Face à ce double scandale, David Cameron reste impavide, droit dans ses bottes, prêt à apporter la démocratie par la force des armes partout où les sionistes et les USA lui demanderont de le faire.

Il devrait commencer chez lui, en démissionnant, en dissolvant son parti corrompu et laisser la justice se charger des agents d’influence et de leurs clients.
Il y a quelque chose se stupéfiant à lire, en fin d’article, le propos de cette dirigeante qui critique la dépendance du parti travailliste vis-à-vis des syndicats de travailleurs (c’est-à-dire de millions de cotisants) tandis qu’elle se trouve fort aise de voir son propre parti dépendre de quelques grosses fortunes.

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages de l’ami de l’ex ministre de la défense Liam Fox avaient aussi donné de l’argent au parti Conservateur.
Par Rajeev Syal, The Guardian (UK) 23 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages du meilleur ami de Liam Fox avaient aussi donné de l’argent aux Tories (conservateurs) durant les semaines qui ont abouti à la démission du ministre de la défense, indiquent de nouvelles informations.
Michael Lewis, qui dirige Oceana Investments et a été directeur de l’organisation de lobbying pro-israélien BICOM, Mick Davis, le PDG de Xstrata et Poju Zabludowicz, un des principaux fondateurs de BICOM, ont donné une somme totalisant 84 900 euros aux Tories dans les trois mois avant septembre.
Tous trois ont participé au financement de Pargav, la compagnie qui a payé plus de 162 498 euros pour les vols en première classe et les hôtels cinq étoiles d’Adam Werritty.
Fox a démissionné en octobre suite à des allégations selon lesquelles il avait donné à son ami intime Adam Werritty l’accès au ministère de la défense et lui avait permis de le rejoindre dans des voyages officiels à l’étranger.
Les dons au parti sont apparus dans des données rendues publiques par la Commission Electorale ce mercredi. Lewis a donné 11 600 euros au siège du parti conservateur en septembre. Sa société Oceana état citée dans le rapport O’Donnell comme ayant financé Pargav.
Davis a donné 56 200 euros au siège du parti Conservateur, 5 800  euros à l’association des Conservateurs de Harlow et 8700 euros au bureau du ministre de l’éducation Michael Gove entre juillet et septembre.
Zabludowicz a donné 2550 euro au parti dans la circonscription de Finchley et Golders Green. Son entreprise Tamares donnait de l’argent à Pargav.
Davis, 52 ans, est président de l’ Jewish Israel Appeal, une organisation caritative qui répartit ses contributions entre des oeuvres de bienfaisance au Royaume Uni et en Israël. Davis figure parmi les plus grosses rémunérations du FTSE (similaire au CAC 40 français) et perçu  24,7 millions  d’euros l’an dernier.
Davis, Lewis et Zabludowicz ont été précédemment cités comme d’importants donateurs du parti Conservateur. Davis a donné 175 000 euros au siège central du parti Conservateur ces 21 derniers mois, selon les registres de la commission électorale.
En juin, Davis figurait avec Zabludowicz, le président de BICOM,  dans une délégation qui avait rencontré le ministre des affaires étrangères William Hague pour discuter de l’impact du printemps arabe sur Israël.
Kevan Jones, minister de la defense du cabinet fantôme travailliste, a déclaré : « Il est clair que les gens qui finançaient Adam Werritty subventionnent le parti Conservateur.
“Subsistent d’importantes questions qur qui savait quoi et quand au sujet du financement des activités de Pargav.
“Il y a eu un scandale lié au lobbying au coeur du gouvernement de David Cameron et nous n’avons toujours pas une connaissance de l’ensemble des faits. Tant que nous n’aurons pas cette connaissance, la suspicion au sujet de ces donateurs persistera., » a-t-il dit.
Les chiffres de la commission électorale posent de nouvelles questions difficiles aux Tories sur la dépendance de ce parti à l’égard des financiers de la City.
More than £1m, 42.6% of the party's donations over the three month period, came from City backers according to figures released by Labour. Donors include Adrian Beecroft, who gave £50,000. He wrote a report for the government this month calling for employers to be given the right to sack unproductive employees without explanation.
Plus d’1,5 million d’euros, 42,6 % des dons au parti sur la période de trois mois considérée venaient de soutiens à la City, selon des chiffres divulgués par le parti travailliste. Parmi les donateurs, Adrian Beecroft qui a donné 58 000 euros. Il a rédigé un rapport au gouvernement ce mois-ci pour demander que les employeurs obtiennent le droit de renvoyer sans explication les salaries improductifs.
Le parti travailliste a dépassé de 30 %les Tories dans le recueil de financements et été, montrent les chiffres officiels.
Les dons ont totalise 3 110 000 euros pour l’opposition à comparer avec les 3 200 000 euros réunis par les conservateurs.
Près de 90 % des dons recueillis par les travaillistes, soit 3 660 000 euros, viennent des syndicats.
Lady Warsi, la co-présidente du parti Conservateur a déclaré: “Les syndicats ont été décisifs pour l’élection d’Ed Miliband à la tête du parti et il est maintenant évident que le parti travailliste devient de plus en plus dépendant des syndicats pour maintenir la parti à flot.
“Ed Miliband devrait arrêter d’être faible pour condamner les grèves, mais sa dépendance à l’égard des plus plus gros intérêts particuliers de la vie politique britannique actuelle montre clairement qu’il n’en sera rien. »

Libellés : , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 9:07 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette