mardi, décembre 18, 2012

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Un journaliste anglais dénonce la lâcheté de son gouvernement devant le lobby sioniste


En lisant ce texte, je me suis demandé si Peter Oborne n’avait pas tout simplement peur d’un déferlement de juifs en Grande Bretagne suite à la disparition possible du fameux Etat juif pratiquement personne ne veut dans une région où il s’est imposé par la force.
Quoi qu’il en soit, Peter Oborne dénonce avec force le poids du lobby sioniste dans son pays, spécialement auprès du parti Conservateur dont il semble être proche.
Peter Oborne: "Plus british que moi, impossible."
Peter Oborne: "Je n'entends plus Big Ben."
On le rassurera sur le fait que les travaillistes ne sont pas en reste de ce côté-là.
Tout ce que dit Peter Oborne peut s’appliquer mutatis mutandis à la France.

 A l'heure où j'écris, l'article de Peter Oborne a suscité 2176 commentaires de lecteurs, 559 tweets, 2 000 partages sur Facebook.

La lâcheté au cœur de notre relation avec Israël
La réticence honteuse des conservateurs à critiquer Tel Aviv met en péril tout espoir de paix
par Peter Oborne, The Daily Telegraph (UK) 12 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il est impossible de comprendre le parti Conservateur moderne sans bien appréhender l’échelle et la profondeur de sa relation avec l’Etat d’Israël. Cette relation remonte au moins aussi loin qu’à la rencontre historique entre le grand dirigeant sioniste Chaim Weizmann et le premier ministre conservateur AJ Balfour en 1905, quand Weizmann avait convaincu Balfour sur la question de l’Etat national juif.

Cette relation chaleureuse initiée il y a 107 ans est aujourd’hui entretenue par les Conservative Friends of Israel (CFI, les amis Conservateurs d’Israël). Quelque 80 % de tous les parlementaires tories [conservateurs] en sont membres, dont la plupart des ministres. Aucune autre organisation de lobbying – et certainement aucune de celles qui oeuvrent dans l’intérêt d’un pays étranger – n’a autant d’influence à Westminster. Chaque année, CFI emmène un certain nombre de parlementaires en Israël. Dans le même temps, les sponsors des CFI jouent un rôle important pour financer le parti Conservateur au niveau national et ses députés au niveau local.

Il est hors de doute que les CFI ont exercé une influence puissante sur la politique britannique. L’historien et politicien conservateur Robert Rhodes, écrivant dans le Jerusalem Post en 1995, qualifiait CFI de «plus grande organisation en Europe occidentale consacrée à la cause du peuple d’Israël.» Sa puissance ne s’est pas démentie depuis. Ce mardi, CFI a accueilli environ 100 députés conservateurs, dont six membres du gouvernement, ainsi que 40 pairs du royaume pour un dîner au centre ville de Londres. L’orateur était David Cameron, qui s’est présenté lui-même comme un «ami passionné » d’Israël, précisant (ainsi qu’il l’a fait par le passé) que rien ne pouvait briser cette amitié.

On peut considérer ce discours comme s’insérant dans tout un ensemble. Les CFI peuvent appeler presque à volonté le premier ministre, le Chancelier de l’Echiquier ou le ministre des affaires étrangères. Les palestiniens ne jouissent pas de telles entrées. Ils s’estimeraient chanceux d’avoir un seul député conservateur pendant les manifestations qu’ils organisent, et peut-être un pair moribond pour prononcer un discours.

Il n’existe aucune organisation comme les Amis Conservateurs de la Palestine (Conservative Friends of Palestinians).

Ce manque d’impartialité se reflète dans la politique britannique. Quand William Hague avait dénoncé l’offensive d’Israël contre le Liban en 2006 comme «disproportionnée,» les CFI (ainsi que je l’avais révélé dans un documentaire sur le lobby pro-israélien pour l’émission Dispatches sur Channel 4) avait protesté auprès de David Cameron en personne. Ils avaient obtenu la promesse que ce mot ne serait plus utilisé à nouveau – la promesse a été tenue quand Israël a bombardé Gaza le mois dernier, alors même que le nombre de tués du côté palestinien était beaucoup plus important que du côté israélien.

En qualité de ministre des affaires étrangères, Hague a répété sans sourciller les affirmations discutables d’Israël selon lesquelles le Hamas avait déclenché les hostilités (il y a eu des provocations des deux côtés, mais ce qui m’a frappé, c’est que le moment crucial de l’escalade a été l’exécution extrajudiciaire d’Ahmed Jabari, le commandant du Hamas). La Grande Bretagne a par la suite cédé aux pressions israéliennes et refusé de soutenir la candidature de la Palestine à une plus grande reconnaissance par les Nations Unies. Récemment, nous avons convoqué l’ambassadeur israélien pour une engueulade amplement méritée pour le programme de colonisation, mais cela s’inscrivait dans le cadre d’une action concertée avec un grand nombre d’autres pays européens et n’a pas fait l’objet d’un suivi.

Pour être juste envers ce gouvernement, Tony Blair était pire, semblant parfois considérer les intérêts d’Israël et de la Grande Bretagne comme identiques, et refusant même d’appeler à un cessez-le-feu pendant un certain temps après le début de l’effroyable guerre du Liban (en 2006). William Hague et David Cameron ont essayé d’être plus fermes.  Ils ont malheureusement largement échoué. Il est difficile de savoir avec certitude à quel point cette réticence à critiquer Israël est due à l’influence du lobby israélien en Grande Bretagne ou à la crainte de mécontenter les Etats Unis qui sont le patron d’Israël dans le monde.

La position officielle du gouvernement est excellente. La Grande Bretagne soutient la solution à deux Etats qui a été à la base de toutes les discussions sérieuses de paix depuis les accords d’Oslo il y a 20 ans. Le problème est que les ministres refusent toutes les démarches concrètes pour parvenir à cette solution. Par exemple, ils condamnent les colonies, mais ne le font qu’avec hésitation (le premier ministre a consacré 64 mots à cette question mardi dernier contre près de 300 pour la menace iranienne).

C’est de la lâcheté. Il y a des moments dans la vie personnelle comme dans la vie politique où l’amitié implique bien autre chose que le genre de géniales tapes dans le dos par lesquelles le premier ministre a traité le lobby israélien mardi. La vérité brutale est que Benjamin Netanyahou conduit son pays sur le chemin de l’autodestruction. Si on le laisse faire avec ses derniers programmes de construction de colonies, tous les espoirs de paix au Moyen orient disparaîtront et mourront.

Mark Simmonds, un ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, l’a reconnu officiellement dans débat au parlement très révélateur mais non répercuté par la presse, déclarant, quelques heurs à peine après le dîner de mardi avec les CFI : «Je pense que la porte commence à se refermer sur la possibilité réelle d'une solution à deux Etats . "William Hague croit maintenant que la construction de colonies la rendra totalement impossible dans deux ans au plus».

Nous nous retrouverions alors avec un Grand Israël s’étirant du fleuve Jourdain à la mer Méditerranée. Certes, c’est une entité géographique plus homogène que la situation confuse que produirait une tentative de ramener Israël à ses frontières de 1967. Mais les palestiniens se retrouveraient soudain majoritaires. Israël serait alors devant l’alternative de choisir de préserver sa démocratie, mais en cessant d’être un Etat juif, ou d’adopter une forme d’apartheid dans lequel les palestiniens se verraient refuser des droits élémentaires.

A en juger par la rhétorique de M. Netanyahou et des alliés de sa peu ragoûtante coalition, c’est probablement le choix qui a lé préférence des actuels dirigeants israéliens.

Lundi soir, un ancien ambassadeur de Grande Bretagne en Israël, l’hébraïsant Sir Sherard Cowper-Coles, a prononcé un discours éloquent dont un passage est important à relever : «Je crois passionnément que le chemin qu’emprunte en ce moment Israël l’embarque sur la voie su suicide assisté. Un suicide assisté par le Congrès des Etats Unis. L’idée que le problème puisse être réglé  en enfermant les palestiniens dans un équivalent moyen-oriental des Bantoustans comme l’avait fait le gouvernement sud-africain à partir des années 1940, n’est pas seulement choquant du point de vue moral mais est en profonde contradiction avec tout ce que nous savons de l’histoire de l’humanité. Et toute personne qui a une véritable affection pour le peuple juif voudra l’aider à éviter ce désastre prévisible.»

Tous les dirigeants du parti Conservateur se situent comme dignes successeurs d’A J Balfour qui, (en qualité de ministre des affaires étrangères en 1917) signa la déclaration qui reconnaissait aux juifs le droit à leur propre patrie (homeland). J’ai la conviction que cet héritage fait que M. Cameron a une relation particulière avec israël – et une responsabilité particulière. Ce qui signifie qu’il est dans ses prérogatives de dire clairement aux actuels dirigeants israéliens qu’ils agissent tristement  de manière lamentable et futile. Compte tenu de l’inertie d’un président Obama sous intimidation, il est très important que le premier ministre britannique aille de l’avant.

Je ne peux pas parler au nom de la communauté juive britannique, mais j’ai la nette impression que beaucoup de ses membres seraient ravis si M. Cameron s’exprimait avec plus de fermeté qu’il ne l’a fait jusqu’à présent. En fait, il est essentiel qu’il le fasse. M. Cameron ne veut pas rester dans l’histoire comme étant celui qui a regardé disparaître tous les espoirs d’une solution à deux Etats, et avec elle l’espoir d’un avenir de sécurité et de paix pour le pays qu’un premier ministre conservateur a contribué à faire exister.

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mercredi, avril 11, 2012

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Reda Hassaine, l'agent triple zéro du MI5 et les zombies du djihad de Tony Blair

Certains organes de presse algériens s’appuyaient à l’occasion sur des informations fournies par un certain Reda Hassaine

Par exemple le journal Le Matin publiait en 2008 une lettre dans laquelle Reda Hassaine parlait de ses déboires avec un certain Hichem Aboud qui était, je crois, un ancien cadre de la sécurité militaire en Algérie (DRS, Direction du Renseignement et de la Sécurité).

Hassaine indiquait être journaliste d’investigation pour le journal The Times (propriété, rappelons-le de Rupert Murdoch). De fait Reda Hassaine est un journaliste Algérien qui travaillait en Algérie pour le quotidien du soir Horizons (propriété de l’Etat algérien).

La presse française avait aussi parlé de Reda Hassaine. Ainsi, en 2007, Le Figaro évoquait une sombre histoire d’enlèvement qu’aurait ourdi, selon Reda Hassaine, la DGSE contre le prédicateur Abou Hamza spécialiste des prêches enflammés dans les rues de Londres.

Contrairement à ses habitudes, «La « piscine» avait catégoriquement démenti et on comprend pourquoi : la simple rumeur d’un projet d’enlèvement en Angleterre était de nature à nuire gravement aux relations avec un allié, et non des moindres :
Reda Hassaine est décrit comme un homme prolixe dont les propos sont toujours composés «d'un peu de vrai et de beaucoup de faux». Le projet d'enlèvement d'Abou Hamza est, en revanche, catégoriquement nié. Et la DGSE n'est pas seule à le faire. Un haut fonctionnaire de la police nationale, en poste à l'époque, affirme «n'en avoir jamais entendu parler», précisant qu'on «imagine mal les Français enlever un citoyen britannique sur son propre sol pour le juger en France ou pour l'éliminer»
 En passant, la DGSE confirmait avoir été en contact avec Reda Hassaine.

Ce qui nous amène à une info plus récente mais où il est toujours question d’Abou Hamza (alias Capitaine Crochet)  et dAbou Qatada, un autre prédicateur à la barbe ébourrifée.

Abou Hamza en plein radio-crochet
En effet, une procédure d’extradition vers les Etats Unis est en cours pour Abou Hamza  qui est détenu au Royaume Uni depuis 2006 pour incitation au meurtre et à la haine raciale et la Cour Européenne des Droits de l’Homme vient de la déclarer légale sous réserve du respect de la procédure d’appel.

Washington reproche à Abou Hamza:
 d'avoir pris part à l'enlèvement de seize touristes occidentaux au Yémen en 1998, dont quatre étaient morts lors d'une opération de l'armée yéménite.

 Il aurait aussi facilité la mise en place d'un camp d'entraînement terroriste aux Etats-Unis en 2000-2001 et aidé le financement de candidats au djihad désireux de se rendre au Proche-Orient pour y subir un entraînement à des actes terroristes.

Il est visé en tout par onze chefs d'accusation liés au terrorisme.
Ce sont des accusations graves et qui justifient évidemment des poursuites judiciaires. 

Mais, je le dis en passant, les britanniques devraient faire attention car on extrade ainsi un de leurs concitoyens (même si cette pensée peut être désagréable) dans un pays tiers. Seuls les pays sous la coupe des USA acceptent une telle exigence; un pays comme la France, même sarkozyste, ne l’accepterait pas, et les Etats Unis refuseraient évidemment la réciproque. 
Deux autres sujets de sa Majesté, dont l'étudiant Richard O'Dwyer et l'homme d'affaires Christopher Tappin, qui vient d'être livré aux Etats Unis, font en ce moment les frais de cette procédure au grand dam de leurs famille et d’une bonne partie de l’opinion publique qui réclame l'abolition de ces dispositions.

Bon, recausons de Reda Hassaine, notre journaliste d’investigation, car son nom revient dans l'actualité  au moment où Capitaine Crochet et ses acolytes refont parler d’eux.

C’est le Daily Mail qui nous entretient de la complainte de Reda Hassaine qui était, je cite, «un agent infiltré pour le compte du gouvernement britannique», une mission qu’il aurait exercée à partir de 1994 : 
Hassaine avait signalé à la Branche Spéciale de Scotland Yard et au service de la sécurité intérieure, le MI5, qu’Abou Qatada et son acolyte, le religieux au crochet Abou Hamza, incitaient à des attentats terroristes à Londres.Il avait vu les deux hommes collecter des milliers de livres sterling auprès de leurs congrégations pour envoyer de jeunes musulmans Britanniques à l’étranger pour s’entraîner à l’attentat suicide avant de revenir ici.
Mais, selon le Daily mail, les avertissements émis par l’agent infiltré Reda Hassaine sont tombés dans l’oreille de sourds. 
Le Daily Mail peut révéler que les informations capitales transmises par l’agent secret ont été ignorées à cause d’un accord très peu connu présenté comme un ‘pacte de sécurité’ passé entre les services de sécurité et les islamistes extrémistes au Royaume Uni.Le pacte non écrit autorisait de manière cynique les clercs extrémistes à orchestrer et encourager des attentats islamistes à l’étranger. Le bourrage de crâne qu’ils pratiquaient sur de jeunes Musulmans nés ici était toléré par les services secrets dans l’espoir qu’il n’y aurait pas d’attaques contre des cibles en Grande Bretagne. L’ironie amère veut que le pacte a complètement échoué à éviter les attentats de Londres de 2005, tout en permettant à Qatada, hamza et à d’autres extremists comme eux de comploter et de faire du prosélytisme pendant des années tout en vivant en Grande Bretagne sans travailler – d’allocations financées par les contribuables.Aujourd’hui, cet accord a coûté cher à la Grande Bretagne. Le gouvernement se bat pour renvoyer Abou Qatada dans son pays, la Jordanie, où il doit être jugé pour une série d’atrocités qu’il a perpétrées là-bas..Et hier, la famille d’Abou Hamza a annoncé une procedure d’appel (qui pourrait prendre des mois)…
Et pendant que nos barbus se la coulaient douce aux frais du trésor public de Sa Majesté, la vie était par contre on ne peut plus difficile pour Reda Hassaine qui, en tant qu’agent du MI5, ne comprend pas pourquoi ces gens ont pu rester sur le territoire britannique en dépit de leurs activités (il oublie qu’on peut aussi être en prison sur un certain territoire et qu’Abou hamza est un sujet de Sa majesté).

Exemple des désagréments subis par Reda Hassaine, en 2000, quelques minutes après avoir observé une prière :
Hassaine avait été battu par des hommes de main d’Abou Qatada.

Hassaine se souvient : ‘Un acolyte de Qatada avait appris que j’étais un espion et avait signalé ma présence après le sermon . A ce moment là, Qatada avait commencé à réciter une prière spéciale de djihad pour encourager l’assassinat de quiconque menace l’Islam. J’avais immédiatement compris que j’étais dans le pétrin.
Reda Hassaine, agent triple double au temps où le "djihad" était fun


Après le service religieux, je suis vite allé vers la sortie et j’ai récupéré mes chaussures. A ce moment, j’ai reçu un coup très fort au visage, un autre sur la tête. Un groupe d’hommes d’Abou Qatada me donnait des coups de poings et me frappait. Ils m’ont fait rentrer les dents derrière la tête [ !]. J’ai réussi à me faufiler dans la rue. La première chose que j’ai faite, alors que j’avais la bouche pleine de sang, c’est de téléphoner à mon opérateur du MI5.’
Suit toute une litanie d’accusations fondées ou pas contre Abou Hamza et Abou Qatada, certaines débouchant sur des condamnations puisque Abou Hamza est actuellement en détention.

On nous dit que Abou Hamza, né en Egypte , s’est établi en Angleterre au début des années 1980 et qu’il a obtenu la citoyenneté britannique par mariage .

On peut suivre son édifiante biographie dans France Soir qui nous apprend que ce monsieur 
avait travaillé comme videur dans une boîte de peepshow.
Et cékoidonc un peepshow ?

Un peepshow est un spectacle généralement de type érotique ou pornographique qui ne peut être vu que par un spectateur à la fois à travers une ouverture (judas). Un point commun entre Abou Hamza et Avigdor Liebeman, le ministre sioniste des affaires étrangères!

Selon France-Soir :
il a ensuite épousé les thèses islamistes et rejoint les moujahidines luttant contre les Soviétiques en Afghanistan. C'est sur ces champs de bataille qu'en 1993 il a perdu un oeil et une main dans l'explosion d'une mine, selon ses dires. Il était par la suite revenu au Royaume-Uni et avait pris la tête de la mosquée de Finsbury Park
Abou Hamza était donc à ce moment là, aussi bien vu de Londres, que de la BHLerie ou de Washington, un combattant de la liberté contre la dictature communiste et l’occupation soviétique en Afghanistan.

Tiens tiens !

Nous avons donc là un journaliste qui a fui l’Algérie pour devenir, selon ses dires et ceux du Daily Mail, un agent, ou prétendu tel au service de la couronne britannique. Et qui avait aussi été approché par les services secrets français et algériens.
A moins que ce soit plutôt l’inverse parce que je le vois bien, ce Reda Hassaine, faire le siège  de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un policier chargé de l’antiterrorisme ou à un membre des services secrets.

Jusqu’à leur donner le tournis et la migraine !

Parce que les prêches d’Abou Qatada et d’Abou Hamza n’avaient rien de secret puisque nous avons eu assez souvent l’occasion de voir et d’entendre à la télévision français le Capitaine Crochet en train de clamer ses diatribes dans la rue.
Abou Qatada et son légendaire hérisson
Si des gens étaient réellement au rôle de la police et des services secrets britanniques, c’étaient bien Abou Qatada et Abou Hamza.

Depuis que l’Afghanistan est libérée du communisme et vit sous la félicité des bombes de l'OTAN, on n’a plus besoin d’eux. Il fallait simplement trouver le moyen de s’en débarrasser en douceur et, si possible légalement. Ils ont quand même rendu de foutus bons services, haven’t they ?
Aussi bien en tant que militants anticommunistes qu’en qualité d’idiots utiles donnant un spectacle grotesque qui avait le mérite d’engendrer la peur de l’autre côté de la Manche
Et le politicien qui maîtrise la peur dispose d’un atout très utile dans de nombreux domaines de l’exercice du pouvoir.

Appartenant à une époque désormais révolue, comme d’autres reliquats de l’ère Tony Blair, ils peuvent donc désormais passer à la trappe.


PS: en voyant les photos des trois lascars, on se dit qu'ils ont tous des têtes de clowns.

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mercredi, octobre 27, 2010

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Tarek Aziz: la mort pour récompense

Le régime irakien vient de condamner Tarek Aziz à la peine capitale au terme de ce que Pepe Escobar qualifie de processus judiciaire de vengeance. Pepe Escobar souligne en effet que les preuves de culpabilité admises par la justice irakienne auraient été rejetées par n'importe quel tribunal occidental.
Pepe Escobar oublie peut-être le tribunal de Nuremberg et la façon dont il gérait l'administration de la preuve...
Ceci dit, Tarek Aziz était sans doute le dernier très haut dignitaire du régime baathiste encore vivant. C'en était surtout la figure la plus connue dans le monde de par ses fonctions de ministre des affaires étrangères. Les téléspectateurs ont en effet eu maintes occasions de voir son visage à l'époque de la première, puis de la deuxième guerre dites du Golfe.
Tarek Aziz, de son vrai nom Mikhael Yuhann, doit se demander comment son pays a pu en arriver là et comment, en fin de compte, le pouvoir a pu échapper, sans doute pour toujours au parti Baath.
Je ne sais pas quelle est son analyse mais, selon moi, le compte à rebours du régime baathiste n'a pas commencé avec les guerres menées par les USA et leurs amis contre l'Irak. Tout a commencé en réalité avec l'agression lancée par l'Irak contre l'Iran voisin qui venait de vivre une révolution islamique et d'abolir la monarchie.
La guerre déclenchée par le gouvernement irakien ne répondait à aucune menace du pays voisin, où la révolution n'était pas stabilisée avec un poids des ayatollahs bien moindre que ce qu'il sera par la suite. Le président Saddam Hussein avait en fait dénoncé les accord d'Alger, signés entre l'Irak et l'Iran, pour régler un différend frontalier relatif à l'embouchure des deux fleuves qui traversent l'Irak
Ce fut une guerre dure et meurtrière dont l'enjeu allait au delà bien sûr de la querelle frontalière. Le régime irakien avait pensé tenir là l'occasion d'accéder à un leadership régional, de s'affirmer comme un allié de l'occident face à l'islamisme au pouvoir en Iran, et peut être de faire main basse sur les secteurs iraniens pétrolifères limitrophes de l'Irak.
Sa démarche rencontrait l'assentiment et le soutien des monarchies arabes, qui craignaient d'être submergées à leur tour par une révolution, mais aussi des pays occidentaux. Ces derniers venaient en effet de perdre un allié de taille avec le Chah et s'inquiétaient aussi d'une contagion révolutionnaire. Et c'est pourquoi les pays occidentaux n'hésitèrent pas à renforcer l'arsenal militaire irakien, la France allant même jusqu'à "prêter" des avions de combat (sans doute avec leurs pilotes) à l'armée irakienne. Ce sont ces mêmes pays qui fourniront au régime irakien ces fameuses armes chimiques qu'ils lui reprocheront plus tard de détenir. Ces armes chimiques seront en effet utilisées contre les troupes iraniennes.
On connaît la suite: l'Irak dût accepter de revenir aux accords d'Alger. Sauf que ce n'était plus le même Irak mais un Irak appauvri, endetté auprès des pétromonarchies, à l'économie désorganisée sans parler bien sûr des nombreuses pertes en vies humaines. C'est cette situation d'après guerre qui avait incité Saddam Hussein à s'emparer de l'émirat koweïtien voisin, ce qui aboutira à la première guerre du Golfe. Là encore, Saddam Hussein peu instruit par la guerre contre l'Iran avait cru bon d'interpréter des propos d'une diplomate américaine comme un feu vert à son entreprise.
D'une manière générale, la diplomatie irakienne a toujours fait preuve d'une étrange naïveté dans ses relations avec l'Occident et les Etats Unis, ne parvenant jamais à analyser correctement la situation et les rapports de force, ni à comprendre que "l'alliance" objective avec les USA ne pouvait être que tactique et non stratégique. Que les Etats Unis ne voulaient pas d'une victoire irakienne contre l'Iran mais plutôt d'une défaite des deux pays.
L'Iran est également sortie affaiblie de son conflit avec l'Irak mais le résultat le plus important de cette guerre est qu'elle aura permis aux mollahs de consolider la révolution à leur main, en en éliminant politiquement les autres composantes. Sans la guerre, les choses se seraient peut être passées autrement.
Ce qui est par contre certain, c'est que a situation géopolitique qui prévaut actuellement dans cette sous-région s'est décidée en ce jour fatidique du 17 septembre 1980.

Tarek AZIZ


L'histoire d'Aziz restera non dite
par Pepe Escobar, Asia Times 27 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Les néo conservateurs ont toujours soutenu que les Etats Unis avaient envahi l'Irak pour apporter la "démocratie" (au bout du fusil). Il semble que faute de démocratie, les plus gros succès du système judiciaire américain ont bel et bien été institués dans l'Irak (qui reste occupé); la torture (comme WikiLeaks l'a amplement démontré) et la peine de mort. Vous parlez d'une libération.

Et parlons de récompense pour services rendus. L'ancien vice premier ministre Tarek Aziz, 74 ans, malade, fragile, déjà emprisonné, et victime d'une attaque cérébrale cette année, vient d'être condamné ç la pendaison par la Cour Suprême de Baddad, selon la télévision irakienne d'Etat, "pour son rôle dans l'élimination des partis islamiques [chiites]."

Aziz, né Mikhael Yuhann à Mossoul en 1936, un Chrétien de rite chaldéen - le seul dans le cercle rapproché de l'ancien pouvoir baathiste sunnite et laïque, son "visage humain" le plus connu dans le monde - diplômé en langue et littérature anglaises, purge déjà une peine de 15 ans de prison pour l'assassinat de 42 commerçants en 1992 plus une condamnation supplémentaire de sept ans pour son rôle présumé dans la déportation des Kurdes Irakiens à l'époque de Saddam Hussein. Aucun tribunal occidental n'aurait accepté ce qu'on a présenté comme des preuves de son implication personnelle dans chacun de ces crimes.

L'Union Européenne (UE) a été au moins fidèle à sa charte (la peine de mort est "inacceptable"); Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, va appeler Bagdad à ne pas exécuter la sentence. Les avocats d'Aziz vont faire appel au Vatican - qui condamne aussi la peine  capitale. Le leader du parti Radical Marco Pannella a commenceé une grève de la faim pour la dénoncer.

Ne pas voir ce verdict comme politique revient à croire à la démocratie par le "choc et l'effroi." Dans ce cas précis, la vengeance est celle de l'actuel premier ministre Nuri al-maliki et de son parti chiite Da'wa qui fit l'objet de persécutions par le régime sunnite de Saddam. Sinon il n'y a que des perdants - parce que Aziz est sans doute la seule personne sur terre qui pourrait raconter la véritable histoire et toutes les délicieuses étapes de dizaines d'années du sale jeu des Etats Unis en Irak.

C'est le suprême best-seller politique que nous aurons jamais l'occasion de lire - nous disant par exemple comment le Royaume Uni, les Etats unis et l'Arabie Séoudite ont dépensé 60 milliards de dollars pour que l'Irak entre en guerre contre l'Iran dans les années 1980; ce qui a été réellement discuté entre Saddam Hussein, lui-même et l'ancien secrétaire à la défense US Donald Rumsfeld lors de leur rencontre de 1983 à Bagdad; comment chaque politicien Occidental rendait hommage à la cour de Saddam - l'homme qui devait éliminer ces ayatollahs déments; comment Saddam a vaincu les vagues humaine de martyrs de feu l'ayatollah Khomeini en répandant des armes chimiques fournies par l'Occident; et comment ces "armes de destruction massive" imaginaires n'existaient plus depuis 1995 au moins - ce qui rendait le casus belli de Tony Blair et George Bush nul et non avenu.

Quand l'US Marine Corps est entré à Bagdad le 9 avril 2003, sa villa a été pillée - par les marines et par des pillards locaux. Je suis allé voir cette aussi vite que possible (A (mis)guided tour of Baghdad Asia Times Online, 18 avril 2003), découvrant une boîte de DVD de la saga du "Parrain" - la préférence de Saddam allait pour le premier film de la saga - juste à la porte. Le 24 avril, Aziz se rendait aux Américains. Il était le huit de pique de l'infâme jeu de cartes du pentagone (Saddam était l'as de pique).
L'histoire jugera peut-être que Blair et Bush - avec leur Moloch technologique terrifiant baptisé "choc et effroi" - n'ont pas été meilleurs que le cercle rapproché de Saddam Hussein et que, directement et indirectement, leurs "politiques" ont tué plus de civils Irakiens que Saddam ne l'a jamais fait. Pourtant ils ont publié (Blar) et vont publier (Bush) des livres à leur propre "gloire".

Aziz est par contre le seul qui reste et a une histoire à couper le souffle. Et comme l'homme qui en sait trop dans le proverbe, il doit être éliminé.



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posted by Djazaïri at 10:02 PM 1 comments

samedi, mars 06, 2010

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L'alliance de l'Union Européenne avec l'Etat voyou

David Cronin est un journaliste Irlandais spécialisé dans les affaires européennes. On trouvera ici un de ses articles qui documente le rôle de l'Union Européenne dans le financement de la recherche-développement en matière d'armement par les entreprises de l'entité sioniste.
L'article que je vous propose évoque bien sûr cet aspect mais il veut avant tout mettre en relief la coopération multiforme de l'UE avec l'Etat voyou, une coopération qui présente déjà un caractère assez exceptionnel pour un Etat non européen. Pour Cronin, cette coopération amenée à évoluer sans doute assez vite vers un approfondissement faisant de l'entité un quasi-membre de l'UE s'assimile pour D. Cronin à une alliance.
Selen D. Cronin, ce tournant pris par la coopération de l'UE avec le régime de Tel Aviv n'augure pas d'une influence accrue de l'Europe sur le soit disant processus de paix mais, au contraire, d'une tolérance de plus en plus grande vis-à-vis des agissements des gangsters sionistes. Et cette tolérance est déjà grande comme nous le savons.
D. Cronin entame son article par une petite observation autobiographique puisqu'il concède que longtemps il s'est laissé abuser par le discours officiel de l'UE sur le conflit du Proche Orient.
On notera aussi son évocation de l'émergence d'un puissant lobby sioniste à Bruxelles auprès d'instances non élues mais d'un poids politique considérable.


L'alliance de l'Europe avec Israël 
par David Cronin, PULSE, 4 mars 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un des travers de la spécialisation dans les affaires de politique européenne, comme ce fut mon cas ces quinze dernières années, est que certains présupposés s'ancrent fermement dans votre cerveau. Longtemps, mon esprit critique est resté en berne lorsque j'écoutais des hauts représentants de l'Union Européenne parler du Moyen Orient. J'acceptais avec joie le discours officiel selon lequel ils s'efforçaient de parvenir à une solution juste du conflit entre Israël et les Palestiniens et qu'il serait insensé de laisser le dit processus de paix dans une situation de "sanglante mise de côté", selon les termes de Chris patten, l'ancien commissaire de l'Union Européenne.

Les attaques israéliennes contre le Liban en 2006 et contre Gaza il y a seulement un peu plus d'un an ont illustré à quel point j'avais été naïf et crédule. Dans le premier exemple, Tony Blair avait empêché l'UE d'appeler formellement à un cessez-le-feu parce qu'il voulait qu'Israël se voie reconnue toute la latitude qu'elle jugeait nécessaire pour combattre le Hezbollah (le massacre de civils Libanais par Israël pendant cette guerre de 33 jours n'avait provoqué guère plus que des déclarations de "regrets" de la part de londres).

Il est vrai que l'UE avait demandé instamment un arrêt de la violence qu'Israël avait infligées au 1,5 million d'habitants de Gaza fi 2008, début 2009. Cependant, en qualifiant l'agression de "disproportionnée," les membres les plus importants de l'UE avaient implicitement approuvé la version israélienne des événements - que tout avait été provoqué par les missiles que le Hamas lançait sur les villes de Sderot et d'Ashkelon au sud d'Israël. "Gaza étaient une crise en suspens," me disait Marc Otte, l'envoyé spécial de l'UE pour la paix au Proche Orient. "Croyez-vous que les Palestiniens pouvaient continuer à tirer des roquettes sur Israël sans qu'Israël réagisse?"

Otte faisait une lecture délibérément sélective de l'histoire récente. Loin de simplement réagir à ce que le hamas avait fait, Israël avait créé les conditions qui ont incité le Hamas à faire s'abattre dans la poussière ses armes rudimentaires (sans comparaison, il faut le dire, avec les machines à tuer ultra-modernes de l'arsenal israélien). Dans les mois qui avaient précédé, le hamas avait observé une cessation des hostilités avec Israël que l'Egypte avait obtenue en juin 2008. Cependant, tout changea le 4 novembre de cette année. Parce que le monde entier était surtout intéressé par l'élection par l'Amérique de son premier président noir, le décision israélienne de rompre le cessez-le-feu avec un raid sur Gaza qui avait tué six membres du hamas était passée généralement inaperçue à l'international. En conséquence, la plupart des media grand public avait ignoré le fait que les roquettes tirées par le Hamas sur le sud d'Israël venaient en représailles pour le raid de novembre.

Pire encore que sa complicité dans la propagation des mensonges israéliens, l'UE s'est abstenue de tenir Israël pour responsable de ses crimes de guerre. L'enquête réalisée par une équipe nommé par l'ONU sous la direction de Richard Goldstone, un juge Sud-Africain en retraite, sur la conduite de la guerre contre Gaza par Israël était aussi exhaustive que possible compte tenu des circonstances (avec le refus de coopération des autorités israéliennes). Mais quand les 575 pages du rapport d'enquête ont été discutées à l'assemblée générale de l'ONU en novembre 2009, 22 des 27 Etats membres de l'UE ont refusé de l'adopter. Une conclusion majeure du rapport était qu'il n'y avait pas "d'objectif militaire justifiable" derrière dix des onze incidents qu'il a examinés et dans lesquels des civils ont été visés par Israël, s'est avérée trop gênante pour la plupart des gouvernements européens.

Alors qu'en 2009 certains gros titres donnaient l'impression qu'il y avait des frictions entre les diplomaties israélienne et européenne sur tous les sujets, depuis le statut de Jérusalem jusqu'à l'article du tabloïd suédois qui suggérait que les soldats Israéliens prélevaient systématiquement les organes des cadavres de palestiniens, la réalité est qu'Israël jouit de relations extrêmement cordiales et profitables avec l'UE. Cette réalité a été mise en relief par Javier Solana, faisant un voyage d'adieux en Israël à l'automne, peu de temps avant sa démission du poste de chef de la diplomatie européenne. "Aucun pays extérieur au continent européen n'a le type de relations avec l'Union Européenne qui est celui qu'a Israël," avait-il dit. "Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union Européenne sans être membre de ses institutions. Elle est membre de tous les programmes [de l'UE], elle participe à tous les programmes."

A mon sens, l'aspect le plus troublant de cette coopération est la manière dont les sociétés israéliennes d'armement sont devenues éligibles aux financements européens. Avec Israël comme principal participant extérieur au "programme cadre" pour la recherche scientifique, l'UE est devenue la deuxième plus grande source de subvention de la recherche pour ce pays. Les officiels de Tel Aviv avec qui j'ai discuté prévoient que la participation israélienne au programme pluriannuel, qui a démarré en 2007, aura rapporté 500 millions d'euros à son achèvement en 2013.

Parmi les bénéficiaires de ces subventions, se trouve Motorola Israël. Israël participe à un programme de surveillance financé par l'UE connu sous le nom d'iDetect4All, qui met en oeuvre des capteurs pour détecter des intrusions  dans des bâtiments ou des sites de grande importance économique. Le concept derrière iDetect4All est similaire à celui qui est derrière le système radar que Motorola a installé dans 47 colonies israéliennes de Cisjordanie ces cinq dernières années. Le Jerusalem Post a présenté ce système comme une "clôture virtuelle" qui utilise des caméras thermiques pour repérer les personnes non autorisées à entrer dans les colonies.

Un autre bénéficiaire des subventions de l'UE est Israel Aerospace Industries (IAI), le constructeur d'avions utilisés pour terroriser les civils Palestiniens. Cette entreprise joue un rôle essentiel dans le projet "Ciel Propre" de l'UE, qui cherche à réduire la contribution de l'aviation au changement climatique en développant des moteurs d'avion moins polluants. Du fait qu'IAI s'est vue donner carte blanche par la Commisson Européenne pour déposer des brevets sur toute innovation réalisée dans le cadre de ce projet, il est tout à fait envisageable que des avions utilisés dans de futurs bombardements de la Palestine auront été développés avec l'aide involontaire du contribuable Européen.

Il est hautement probable que l'intégration d'Israël dans l'Union Européenne ira encore plus loin dans un avenir proche. En 2008, les chefs de la diplomatie de l'UE ont approuvé un plan pour "rehausser" leurs relations avec Israël au travers d'un "partenariat privilégié" qui permettrait à Israël de faire partie du marché unique européen des biens et services. Les démarches pour donner un effet concret à ce rehaussement sont au point mort depuis en raison de la guerre contre Gaza et du malaise de certaines capitales européennes devant la ligne dure du gouvernement de benjamin Netanyahou. Néanmoins, certaines étapes significatives ont été franchies ces derniers mois. En novembre dernier, par exemple, un accord sur les échanges agricoles a été finalisé aux termes duquel 80 % des produits frais israéliens et 95 % des aliments élaborés en Israël peuvent être exportés vers l'Union Européenne sans droits de douane. Un accord de coopération entre Europol, l'agence policière européenne, et Israël a aussi été conclu (même s'il attend toujours d'être ratifié par les gouvernements européens). Ceci en dépit de nombreux rapports d'organisations des droits de l'homme selon lesquels les détenus en Israël sont torturés de façon routinière et en dépit des règles applicables depuis 1998 qui interdisent Europol de traiter des données obtenues par des méthodes cruelles.

Un facteur qui a contribué à ouvrir la voie à cette coopération est tout un ensemble d'organisations de lobbying dédiées à la promotion d'Israël a commencé à se développer à Bruxelles. L'American Jewish Committee, le Congrès Juif Européen et le B'nai Brith ont tous créé des bureaux des affaires européennes ces toutes dernières années, tandis qu'une alliance inter partis de députés Européens (European Friends of Israel) a été fondée en 2006. Ces organisations ont répondu à la révulsion générale de l'opinion publique devant l'agression israélienne en qualifiant ceux qui critiquent Israël, dont des Juifs de gauche, d'antisémites (une affirmation absurde sachant que la plupart des militants solidaires avec la Palestine abhorrent l'antisémitisme). Ils ont également fait valoir qu'il est dans l'intérêt de l'Europe de se lier à Israël parce que son économie est prospère et a fait preuve de résilience devant la récession économique mondiale.

La machine de propagande bien huilée a contribué à convaincre les décideurs politiques qu'Israël devait être vue comme une sorte de canada méditerranéen, un pays "normal" industrialisé présentant de nombreuses similarités avec l'Europe. Mais Israël n'est pas un pays normal, c'est un pays qui occupe illégalement le territoire d'un autre peuple.

Les relations toujours plus approfondies de l'UE avec Israël ne peuvent pas être disjointes des brutalités infligées au quotidien aux Palestiniens. Plus ces relations seront étroites, plus l'Europe devra s'accommoder de l'oppression de la Palestine. L'Union Européenne ne peut pas aider à résoudre les problèmes du Moyen Orient si elle participe à l'aggravation de ces problèmes. 

- Le livre de David Cronin "Europe's Alliance with Israel: Aiding the Occupation sera publié dans le courant de l'année par Pluto Press

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dimanche, février 21, 2010

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Passeports du Mossad: vrais ou faux? ou vrais et faux?

Le gouvernement britannique s'offusque apparemment que des passeports biométriques délivrés par ses services aient été utilisés par les agents du Mossad qui ont assassiné un cadre du mouvement Palestinien, Mahmoud al-Mabhouh, dans un hôtel de Dubaï.
D'autant que ces passeports sont authentiques et, si on en prend en compte l'ensemble des passeports de la brigade de tueurs, certains comportent les identités et/ou les photos d'identité réelles des meurtriers.
Ainsi a-t-on aujourd'hui la certitude que le passeport allemand utilisé dans l'opération n'était pas un faux . Il a en effet été délivré l'été dernier à Cologne à un certain Michael Bodenheimer (et non à Tel Aviv comme l'écrit le Yediot ainsi que le signale un commentaire de l'article du journal sioniste). Bodenheimer qui a immigré des Etats Unis vers la Palestine occupée il y a vingt ans, prétend n'être en rien impliqué dans l'assassinat (mon oeil). Le passeport français d'un des assassins serait un faux. Comment fait_on pour falsifier un passeport biométrique si on n'a pas par exemple accès à la base de données des personnes titulaires?

S'agissant d'une femme d'origine britannique membre du commando, Erika Chambers, elle disposait d'un passeport britannique authentique mais avec la fausse identité de Gail Folliard. Voici deux photos de cette personne: en brune (une perruque déjà?) sous l'identité d'Erika Chambers, avec une perruque blonde sur son passeport au nom de Gail Folliard. Le changement d'identité était impératif pour elle compte tenu du fait qu'elle avait déjà participé à une autre mission d'assassinat en 1979 au Liban.
Le passeport au nom de Folliard n'a pu être délivré que par l'administration britannique ou contrefait avec sa complicité.
Cela ne signifie pas forcément que le gouvernement de sa Majesté était au courant mais que des gens qui activent pour le régime sioniste travaillent au sein de son administration.
Comment pourrait-il en aller autrement d'ailleurs dans un pays où la collusion entre les élites dirigeantes et le régime sioniste est allée vraiment très loin?

Un exemple de cette collusion nous est donné une fois de plus par Jews Sans Frontières qui observent que parmi les parrains du Fonds National Juif figurent David Cameron, le leader du parti conservateur britannique, l'ancien premier ministre Britannique Tony Blair et l'actuel premier ministre Gordon Brown. 
Or, vous ne devez pas comprendre Fonds National Juif comme Fonds pour les Juifs Britanniques  mais, ainsi qu'on peut le lire sur le site de son alter ego en France, dont l'objet est:
de collecter des fonds en France en vue de réaliser des projets concrets en Israël (plantation de forêts, construction de réservoirs d’eau, d’aires de jeux ou de repos, de routes de sécurité, d’infrastructures diverses…).
Grâce à son action quotidienne en faveur de l’éducation sioniste, il entend également sensibiliser les jeunes Juifs de France à l’amour d’Israël et à la défense de l’environnement.


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mercredi, décembre 16, 2009

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Pourquoi la reine d'Angleterre ne s'est-elle jamais rendue en visite officielle dans la voyoucratie (démocratique)sioniste?

Parce qu'elle n'en a jamais eu le temps? Un problème d'agenda?
Peut-être, mais surtout, selon l'historien Britannique Andrew Roberts, parce qu'il existe une interdiction de facto, non écrite, des séjours officiels de la famille royale dans l'entité sioniste. Les preuves indirectes en sont qu'au cours de son règne la Reine a fait plus de 250 voyages officiels à l'étranger, dont aucun à Tel Aviv, et que la tombe de la princesse Aline de Grèce, reconnue comme Juste parmi les Nations, qui se trouve dans un cimetière du Mont des Oliviers n'a reçu qu'une visite de son fils en 1994; et c'était une visite privée.
Personnellement, je dirais qu'il n'y a rien de plus privé que d'aller se recueillir sur la tombe d'un proche même si cette explication ne satisfait pas les pro sionistes impénitents.


Andrew Roberts est qualifié d'historien éminent par le Jerusalem Post. Traduit en langage commun, "éminent" ne veut rien dire d'autre que sioniste sous la plume de ceux qui écrivent dans ce genre de journal. Quelques universitaires ultra sionistes ont même droit au qualificatif anglais "proeminent." D'où nous déduirons qu'Andrew Roberts a encore une marge de progression.
Et qu'il aurait peut-être eu droit au qualificatif "proeminent" s'il était allé jusqu'à taxer Sa majesté d'antisémite. Ce qu'il s'est bien gardé de faire.

Car la Reine n'est pas responsable de cette situation qu'on lui a imposé, elle dont le plus cher désir est de fouler le tarmac de l'aéroport de Lod. La faute en incombe, nous dit Andrew Roberts, aux "arabistes" du Foreign Office.

Qu'est-ce que c'est que cette bande d'Arabes du Foreign Office?
Je m'égare, les "arabistes" sont des fonctionnaires Britanniques qui pratiquent la langue arabe et sont familiers de la culture arabe (comme les anglicistes en France sont familiers de la langue et de la culture anglaises). Ces arabistes feraient la loi au Foreign Office au point d'imposer leur veto au plus cher désir de la Reine!
Ça, c'est encore un exemple du culot sioniste qui nous répercute benoîtement les propos de M. Roberts sanctifiés en quelque sorte par son aura de professeur "éminent."
Ce que je me demande, c'est comment ces "arabistes" si influents ont pu cohabiter avec le sioniste Tony Blair et comment ils peuvent accepter de servir sous la direction de l'actuel ministre Britannique des affaires étrangères, David Miliband.
Car David Miliband est juif, comme nous l'apprend le Jerusalem Post et est, disons, un sioniste modéré. Ne faisant pas partie des ultra sionistes, il n'est d'ailleurs pas tout à fait au goût des chefs du gang de Tel Aviv. N'avait-il pas critiqué l'agression sioniste contre le Liban en 2006? Ne fait-il pas partie de ceux qui veulent réintroduire le Hamas dans le jeu diplomatique?
Bon, il fait des choses pour se racheter une conduite:  il fait savoir clairement qu'il appartient au "peuple" juif, il vient de nommer le premier ambassadeur Britannique de confession juive [et sioniste déclaré] auprès du régime sioniste; et il s'est sérieusement inquiété du mandat d'arrêt émis récemment par un tribunal britannique à l'encontre de Tzipi Livni, son ex-homologue sioniste et leader actuelle de "l'opposition" dans l'entité sioniste. Au point d'envisager une modification de la législation britannique, cédant ainsi à une demande du régime sioniste.

Quel retour peut-il bien en attendre?
Rien dans l'immédiat, si on en croit Lord Levy, l'ancien financier des campagnes électorales de Tony Blair qui l'avait nommé émissaire au Proche Orient. Selon M. Levy, " David Miliband "n'a pas la hauteur de vue ou la stature pour être un grand dirigeant du parti travailliste. Mais reparlez moi de lui dans dix ans et ce pourrait être différent."
Dix ans, le temps qu'il faudra peut-être pour transformer M. Miliband en ultra sioniste belliciste déterminé comme l'ancien poulain de M. Levy? Les choses semblent en bonne voie.


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posted by Djazaïri at 9:15 PM 8 comments

mercredi, septembre 16, 2009

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Elvis Presley est plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden

L'époque où la propagande néoconservatrice tendait à dominer toute la sphère médiatique tend vers sa fin. C'est du moins ainsi que je comprends la parution d'un certain nombre d'articles (pas en France je vous rassure) qui remettent en cause des vérités qu'on pouvait croire officielles.

Le Daily Mail de Londres semble être en pointe dans ce domaine et la raison est à rechercher dans la situation politique britannique elle-même. Traditionnellement proche du parti Conservateur, le Mail participe bien volontiers à l'opération de tri des reliquats du blairisme, cette forme de travaillisme ou social-démocratie qui a fait alliance corps (ceux des cadavres des soldats britanniques) et âme (celle de Tony Blair) avec les néoconservateurs US et le sionisme.

Gordon Brown, le successeur de M. Blair, n'a pas l'âme justement d'un prophète du néoconservateur et son assise politique est d'ailleurs chancelante. Les conservateurs Britanniques ont peut-être compris qu'il était temps de sortir des pièges dans lesquels le Royaume Uni s'est fourvoyé, des pièges coûteux en hommes, en argent sans parler d'une armée qui peine à faire face aux desiderata des Etats Unis.

Quoi qu'il en soit, le Daily Mail nous livre un article informé sur la qualité de vivant ou de mort d'Oussama Ben Laden.

Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?

Par Sue Reid, Daily Mail (UK) 11 septembre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

La dernière fois que nous l'avons entendu grincer des dents, c'était le 3 juin de cette année.

Le plus célèbre des terroristes internationaux avait damé le pion à l'Amérique en diffusant un message de menaces au moment où Air Force One atterrissait sue le sol d'Arabie Saoudite pour le début de la première tournée si applaudie de Barack Obama au Moyen Orient.

Avant même que le nouveau président pose le pied à l'aéroport de Riad pour serrer la main du Prince Abdullah, les paroles de Ben Laden étaient retransmises à la radio, à la télévision et par internet sur tous les continents.

C'était un nouvel effet de propagande pour le chef d'al Qaïda âgé de 52 ans. Dans la bande audio transmise à la chaîne d'informations arabe Al Jazeera, Ben Laden disait que l'Amérique et ses alliés occidentaux étaient en train de semer les germes de la haine dans le monde musulman et méritaient d'en subir les conséquences désastreuses.

C'était le genre de diatribe que nous avions déjà entendu de sa part, et la réponse des services de renseignements britanniques et étatsuniens était toute aussi prévisible.

Ils mettaient l'accent sur le fait que des détails de l'enregistrement, sur la visite présidentielle et d'autres événements contemporains, prouvaient que le cerveau du 11 septembre, la pire atrocité terroriste jamais subie par les USA, était encore vivant – et que sa traque devait continuer.

Ben Laden a toujours été accusé d'avoir orchestré l'horrible attentat – qui avait coûté la vie à près de 3000 personnes – depuis huit années cette semaine. Le président George W. Bush avait fait de sa capture une priorité nationale, promettant honteusement comme à la belle époque de l'ouest sauvage de le prendre 'mort ou vif.'

Le Département d'Etat US offrait une récompense de 50 millions de dollars pour connaître son repaire. Le FBI l'avait désigné comme un des dix fugitifs les 'plus recherchés', demandant à la population de faire attention à un homme à la barbe grisonnante, gaucher et qui marche avec une canne.

Ce maître du terrorisme reste pourtant insaisissable. Il a échappé à la plus vaste et coûteuse chasse à l'homme de l'histoire, qui s'est étirée à travers le Waziristan, ces 1500 miles de terres montagneuses inhospitalières aux confins de l'Afghanistan et du Pakistan.

Sans se décourager, Barack Obama a lancé une nouvelle opération pour le trouver. Travaillant avec l'armée pakistanaise, des unités d'élite étatsuniennes et des forces spéciales britanniques ont été envoyées au Waziristan cet été pour 'traquer et tuer' ce personnage flou que ces agents du renseignement désignent toujours comme 'le principal objectif' de la guerre contre la terreur.

Cette nouvelle offensive est basée, bien entendu, sur la prémisse que le terroriste du 11 septembre est vivant. Après tout, il y pléthore 'd'enregistrements de Ben Laden' pour le prouver.

Et si cependant ce n'était pas le cas ? S'il était mort depuis des années et que les services secrets britanniques et étasuniens nous jouaient en réalité un double bluff ?

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des bandes sonores ou vidéos depuis les premiers jours d'après le 11 septembre était faux – et que les alliés occidentaux le maintenaient en 'vie' pour encourager le soutien à la guerre contre la terreur ?

C'est incroyable, mais c'est la théorie ahurissante qui gagne du terrain chez les commentateurs politiques, chez de respectables universitaires et même auprès de spécialistes du terrorisme.

Certes, il y a eu plusieurs théories conspirationnistes au sujet du 11 septembre, et ce pourrait en être une de plus.

Mais le poids des opinions qui penchent maintenant pour l'hypothèse que Ben Laden soit mort – et l'accumulation des indices qui la soutiennent – rend cette notion au moins digne d'examen.

La théorie avait d'abord été rendue publique au début de cette année par le magazine American Spectator et l'affirmation sans appel d'Angelo M. Codevilla, le rédacteur en chef, professeur de relations internationales à l'université de Boston et ancien officier du renseignement : 'Tout suggère qu'Elvis Presley et plus vivant aujourd'hui qu'Oussama Ben Laden.'

Le professeur Codevilla soulignait des incohérences dans les vidéos et affirmait qu'on n'avait aucun élément d'observation fiable sur Ben Laden depuis des années (par exemple, toutes les interceptions de communications du chef d'al Qaïda ont soudainement cessé en 2001).

Le professeur Codevilla assurait : 'Les bandes sonores et vidéos attribuées à Oussama n'ont jamais convaincu l'observateur impartial. Le type [sur les vidéos, NdT] ne ressemble tout simplement pas à Oussama. Certaines vidéos le montrent avec un nez sémitique, aquilin, tandis que d'autres le montrent avec un nez plus court et plus large. A côté de ça, les différences de couleurs et de styles de barbes ne sont que des broutilles.'

Il y a d'autres sceptiques. Le professeur Bruce Lawrence Head, chef du département d'études religieuses de l'université Duke et plus grand spécialiste de Ben Laden, soutient que le langage de plus en plus profane dans les bandes sonores et vidéos d'Oussama (ses premières étaient truffées de références à Dieu et au prophète Mohamed) ne cadre pas avec le caractère strict de son Islam, le Wahhabisme.

Il note que, dans une vidéo, Ben Laden porte des bagues en or sur les doigts, un ornement prohibé chez les adeptes du wahhabisme.

De nouvelles questions ont été soulevées cette semaine avec la publication aux Etats Unis et en Grande Bretagne d'un livre intitulé Oussama Ben Laden : mort ou vivant ?

Ecrit par le professeur David Ray Griffin, philosophe et essayiste politique, ancien professeur émérite à la faculté de théologie de Claremont en Californie, il provoque une onde de choc – car il examine dans tous ses détails la mort supposée de Ben Laden et suggère qu'il y a eu dissimulation par l'Occident.

Le livre affirme que Ben Laden est mort d'une défaillance rénale ou d'une affection en rapport le 13 décembre 2001 alors qu'il vivait dans les montagnes afghanes de Tora Bora près de la frontière avec le Waziristan.

Son enterrement a eu lieu dans les 24 heures, conformément au rite musulman, et dans une tombe anonyme, ce qui est la coutume wahhabite.

L'auteur insiste pour dire que de nombreux enregistrements de Ben Laden réalisés depuis cette date ont été concoctés par l'Occident pour que le monde croie que Ben Laden est vivant. Le but ? Pour relancer un soutien déclinant à la guerre contre la terreur en Irak et en Afghanistan.

Pour comprendre la thèse de Griffin, nous devons nous remémorer la réaction de l'Occident au 11 septembre, cette journée ensoleillée fatidique de 2001. En l'espace d'un mois, les USA et le Royaume Uni avaient lancé des représailles aériennes massives dans la région de Tora Bora où, selon eux, ben Laden vivait en tant que 'invité de l'Afghanistan'.

Cette offensive militaire ignorait le fait que Ben Laden avait auparavant dit nettement et à quatre reprises dans des déclarations officielles d'al Qaïda à la presse arabe qu'il n'avait joué aucun rôle dans le 11 septembre.

En fait, à la quatrième occasion, le 28 septembre, une quinzaine de jours après l'atrocité, il avait déclaré avec force : 'J'ai déjà dit ne pas être impliqué. En tant que Musulman, je fais de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n'en ai pas eu connaissance... je ne considère pas non plus le fait de tuer des enfants, des femmes et d'autres humains innocents comme un acte digne d'estime.'

Dans les heures du 7 octobres marquées par les bombardements US sur Tora Bora, Ben Laden fit, pour la première fois, son apparition sur une bande vidéo. Habillé en treillis militaire et portant une coiffe islamique, un fusil d'assaut était posé derrière lui, dans une cache montagnarde bien éclairée. Fait significatif, il avait l'air pâle et amaigri.

Même s'il avait qualifié le président George W. Bush de 'chef des infidèles » et avait vilipendé les Etats Unis, il avait une fois encore rejeté toute responsabilité pour le 11 septembre.

'L'Amérique a été frappée par Dieu dans un de ses points les plus sensibles. L'Amérique est emplie de crainte, du nord au sud, d'est en ouest. Dieu en soit remercié'

Puis vint une nouvelle bande vidéo le 3 novembre 2001. A nouveau, un Ben Laden affaibli fustigeait les Etats Unis. Il demandait instamment aux vrais Musulmans de célébrer les attentats – mais ne reconnaissait à aucun moment avoir été implique dans cette atrocité.

Puis ce fut le silence jusqu'au 13 décembre 2001 – date à laquelle Ben Laden est décédé selon Griffin. Le même jour, le gouvernement US diffusait une nouvelle vidéo du chef terroriste. Dans l'enregistrement, Ben Laden contredisait ses dénégations précédentes et admettait soudain son implication dans les atrocités du 11 septembre.

On rapporte que l'enregistrement avait été trouvé par des soldats US au domicile d'un particulier à Jalalabad en Afghanistan après la prise de la ville par des forces anti Talibans. Une étiquette fixée dessus la datait du 9 novembre 2001.

La bande montre Ben Laden en conversation avec un cheikh de passage. Il y affirme clairement que non seulement il était au courant à l'avance des atrocités du 11 septembre mais qu'il en avait planifié les moindres détails personnellement.

Quelle aubaine pour les autorités occidentales ! Le terroriste se repositionnait dans le schéma du 11 septembre. Le Washington Post citait des officiels Etatsuniens qui affirmait que la vidéo 'apporte la preuve la plus convaincante d'un lien entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre.'

Un président Bush euphorique ajoutait : 'Quant à ceux qui voient cet enregistrement, ils réalisent que non seulement il est coupable d'un meurtre incroyable, mais qu'il est dépourvu de conscience et d'âme.'

A Londres, Downing Street affirmait que la vidéo était une 'preuve concluante de son implication.' Le ministre des affaires étrangères de l'époque, Jack Straw, ajoutait : 'Nul doute que c'est la pure vérité. Les gens peuvent y voir Ben Laden reconnaître absolument froidement sa culpabilité pour l'organisation des atrocités du 11 septembre'.

Pourtant, le professeur Griffin affirme que cette vidéo 'confession' pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Pour commencer, Ben Laden dans ce témoignage filmé capital a l'air différent.

C'est un homme corpulent à la barbe noire, pas grisonnante. Son teint pâle est devenu tout à coup plus mat, et son nez a une forme différente. Ses mains d'artistes, aux doigts effilés se sont transformées en celles d'un boxeur. Il a l'air en trop bonne santé.

En outre, on peut y voir Ben Laden écrire un mot de la main droite alors qu'il est gaucher. Tout aussi bizarre, il fait des déclarations sur le 11 septembre qui, selon Griffin, n'auraient jamais pu sortir de la bouche du véritable Ben Laden – un homme diplôme en ingénierie qui a fait fortune (avant d'évoluer vers le terrorisme) dans l'industrie du bâtiment au Moyen Orient.

Par exemple, le chef d'al Qaïda claironne que beaucoup plus de personnes ont péri le 11 septembre qu'il ne l'avait prévu. Il poursuit : 'En raison de mon expérience dans ce domaine, je pensais que l'explosion du carburant de l'avion ferait fondre la structure de fer de l'immeuble et s'effondrer seulement la zone d'impact de l'avion et les étages situés au dessus. C'était tout ce que nous espérions.' (en réalité, les tours jumelles se sont complètement effondrées).

Des paroles du vrai Ben Laden ? Non, déclare Griffin. 'Compte tenu de son expérience dans le BTP, il aurait dû savoir que les tours jumelles avaient une structure en acier, pas en fer', dit-il.

'Il aurait dû aussi savoir que l'acier et le fer ne fondent pas à moins de 1538 degrés Celsius. Encore qu'un incendie d'immeuble alimenté par du carburant d'avion est un feu hydro carbonique qui ne pourrait pas atteindre plus de 982 degrés Celsius.'

Dans son livre explosif, Griffin affirme que cet enregistrement est un faux, et il va encore plus loin.

'Une raison pour soupçonner que tous les enregistrements post-2001 de Ben Laden sont des fabrications est qu'elles sont souvent apparues à des moments qui redonnaient du tonus à la présidence de Bush où renforçaient une déclaration du premier ministre britannique Tony Blair, son allié dans la « guerre contre la terreur'.

'L'enregistrement confession était arrivé juste au moment où Bush et Blair avaient échoué à prouver la responsabilité de Ben Laden pour le 11 septembre alors que les deux hommes tentaient de rallier le soutien de l'opinion publique internationale, notamment dans le monde musulman, à la campagne antiterroriste'.

Griffin suggère que les gouvernements occidentaux ont utilisés des technologies d'effets spéciaux très sophistiqués pour mettre en séquences des images et des enregistrements sonores de Ben Laden.

Alors, si ce sont des faux, pourquoi al Qaïda est-elle restée silencieuse à ce sujet ? Et qu'est-il arrivé exactement au véritable Ben Laden ?

La réponse à la première question peut être que l'organisation terroriste informe est heureuse de mener sa propre guerre de propagande alors que ses soutiens déclinent – et profite du mythe selon lequel son dirigeant charismatique est encore vivant pour encourager des ralliements à sa cause.

Quant à ce qu'il est advenu de lui, des allusions à l'insuffisance rénale de ben Laden, où à l'éventualité qu'il soit mort, apparurent le 19 janvier 2002, quatre mois après le 11 septembre.

C'était quand le président pakistanais Pervez Musharraf a déclaré sur la chaîne américaine d'informations CNN : « Franchement, je pense maintenant qu'il est mort car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli.'

Dans son livre, le professeur Griffin approuve également cette théorie. Il explique que Ben Laden avait été soigné pour une infection urinaire, souvent associée à une maladie rénale, à l'hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, deux mois avant le 11 septembre. Dans le même temps, il avait commandé une machine de dialyse à livrer en Afghanistan.

Comment Ben Laden, en fuite dans des grottes au milieu de montagnes enneigées, aurait-il pu utiliser la machine que beaucoup s'accordent à considérer comme essentielle pour le maintenir en vie ? Des médecins cités par Griffin sur ce sujet pensent que ce devait être impossible.

Il aurait fallu qu'il reste dans un lieu avec une équipe médicale, des conditions d'hygiène et un programme de maintenance régulier pour l'unité de dialyse elle-même.

Et quid de cette info, une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd ? Elle disait qu'un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu'Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.

'Il souffrait de graves complications et il est décédé d'une mort naturelle et paisible. Il a été enterré à Tora Bora, en présence de trente miliciens d'al Qaïda, de proches parents et d'amis talibans. Selon la coutume wahhabite, aucun signe distinctif n'a été laissé sur la tombe,' disait l'article.

Le responsable Taliban, dont le nom n'était pas cité, déclarait triomphalement avoir vu le visage de Ben Laden dans son linceul. 'Il avait l'air pâle mais calme, détendu et confiant.'

C'était Noël à Washington et à Londres et l'article fut à peine mentionné. Depuis, des enregistrements de ben Laden sont sortis avec la régularité d'un métronome et des centaines de millions ont été dépensés et beaucoup de sang versé dans la traque dont il fait l'objet.

Ben Laden a été l'élément central de la 'guerre [de l'occident] contre la terreur.' Serait-il possible que, depuis des années, il n'ait été qu'un écran de fumée ?

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posted by Djazaïri at 2:02 PM 2 comments

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