mardi, octobre 30, 2012

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Démocraties en déliquescence: l'exemple du Canada


La France a connu récemment ce qui aurait pu être un scandale de première ampleur avec l’affaire  Florence Lamblin, cette conseillère municipale parisienne du mouvement Europe Ecologie-Les Verts qui avait cru bon de rapatrier discrètement de l’argent qu’elle possédait en Suisse en utilisant les services d’intermédiaires qui se sont avérés être au coeur d’un réseau de trafiquants de drogue et de blanchiment d’argent.

D’une certaine manière, elle était la moins criminelle de toutes les personnes impliquées puisque son objectif était simplement de soustraire cet argent au fisc.

Ce n’est certes pas glorieux, surtout quand on a des responsabilités politiques, mais c’est quand même moins grave que de fourguer de la drogue et de blanchir de l’argent en quantité.
Vous remarquerez que cette affaire s’est dégonflée médiatiquement dès lors que sont apparues les identités de ceux qui tiraient les ficelles de l’organisation criminelle bien huilée avec laquelle la conseillère municipale avait traité: Nessim, Meyer et Mardoché El Maleh et le palais royal [démocratique] de Rabat.

Voyez-vous, dans cet article du Télégramme daté du 15 octobre, on parle de Suisse, de France, de Mme Lamblin, de la clique El Maleh mais on ne lit nulle part Maroc, Casablanca, Marrakech.

Il serait intéressant de savoir ce que faisait la clique El Maleh d’une partie de ses gains qu’elle ne se contentait pas de blanchir ici-bas mais qu’elle blanchissait probablement spirituellement en abondant ce qu’on appelle pudiquement des oeuvres philanthropiques. Et là, on risquerait de trouver beaucoup de gens mouillés mais je ne crois pas que la police, et encore moins la presse, iront beaucoup fouiller de ce côté.

On verra si cet argent sale souillera bientôt publiquement ceux qui en ont bénéficié. C’est en tout cas l’amère expérience que sont peut-être en train de vivre des politicards très en vue au Canada, surtout des gens liés au pouvoir conservateur actuel.

Parce que figurez-vous que ces gens frayaient avec un personnage qui fraudait le fisc américain en trichant sur ce que lui rapportait son commerce de pharmacie en ligne (un genre de commerce qui vend souvent comme on le sait des produits inefficaces ou frelatés et dangereux). Ce type possédait même une entreprise basée à Tel Aviv qui était spécialisée dans le traitement des payements en ligne, par carte bancaire, sur les sites de jeux d’argent ou pour adultes, euphémisme pour pornographiques.

C’est ce genre de personnes qui était supposé présider à la cérémonie de remise d’un diplôme honorifique que devait remettre l’université de Haïfa à Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.
Je vous ai déjà parlé de ce Jason Kenney, un de ces individus mis en esclavage par les sionistes, ce qui ne les empêche pas d’être pleins de morgue, de suffisance ou d’agressivité  à l’égard de ceux que leurs maîtres pointent du doigt. Exactement comme les chiens, oui.

Des gens qui prétendent agir au nom de valeurs conservatrices ( travail, famille, patrie en quelque sorte) mais sont redevables à des individus qui activent dans le milieu des jeux d’argent et de la pornographie.
Vous avez là exactement le profil d’un Mitt Romney, héraut du puritanisme et du conservatisme mais qui accepte sans broncher l’argent d’un Sheldon Adelson, un magnat des casinos, soupçonné de fraude fiscale et d’être impliqué dans une affaire de prostitution.

Si la démocratie, c’est ça, on peut alors dire qu’elle est très très malade. Dans les dictatures, la pourriture du politiques se passe au moins du consentement de ses administrés.

La police de Toronto interpelle un homme d’affaires lié à Jason Kenney et à John Baird

par Stephen Maher, Canadian Press 26 octobre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri
Nathan Jacobson a été arrêté jeudi à Toronto
Nathan Jacobson a été interpellé jeudi au centre de Toronto  en relation avec une inculpation pour blanchiment d’argent aux Etats Unis.

L’homme d’affaires Nathan Jacobson est passé de la fréquentation des plus puissants politiciens du Canada à une cellule de prison.

Le fugitif, qui risque une peine de prison aux Etats Unis pour blanchiment d’argent se trouve dans  dans le Metro West Detention Centre de Toronto, a déclaré vendredi un responsable du centre de détention.
Il a été cueilli par des membres de la brigade de recherche des fugitifs de la police de Toronto au centre ville de Toronto ce jeudi et a été présenté au tribunal de la ville, sur University Avenue ce vendredi.

Jacobson avait plaidé coupable dans une affaire de blanchiment d’argent en lien avec une pharmacie en ligne à San Diego en 2008. Mais le plaidoyer avait été accepté en raison de sa collaboration à l’enquête et il avait pu voyager de par le monde, passant du temps avec des ministres influents du gouvernement canadien.

Peu de gens étaient au courant de ses démêlés avec la justice américaine avant sa non comparution à une audience de verdict en juillet à San Diego, ce qui amena la juge Irma Gonzalez de l’US District Court pour le sud de la Californie à émettre un mandat d’arrêt à son encontre.
Selon Howard J. Wolch, l’avocat canadien de Jacobson, son client se trouvait à l’époque en Asie pour affaires, et il n’était pas au courant d’une quelconque procédure judiciaire le concernant.

Jacobson est rentré à Toronto où il a été placé en détention vendredi.
Jason Kenney au parlement d'Ottawa
Jacobson, qui a grandi à Winnipeg, a la double citoyenneté canadienne et israélienne, et il possédait jusque à l’an dernier une société de règlement par cartes de crédit à Tel Aviv, la société Paygea qui assurait le traitement de paiements pour des sites de jeux en ligne et des sites pour adultes. Des articles de la presse israélienne affirment que quand la compagnie a cessé ses activités, elle a a laissé des créanciers dans le pétrin.

Jacobson est un membre influent de la communauté juive canadienne et il a soutenu avec ardeur le gouvernement conservateur. Il a siégé auparavant dans le conseil d’administration de la chambre de commerce israélo-canadienne et au Canada-Israel Committee.
En mai 2009, il avait été le maître de cérémonies d’une fête pour célébrer le 61ème anniversaire d’Israël dans l’Édifice administratif de l'ouest sur la colline du Parlement [à Ottawa], introduisant la conférence de l’invité d’honneur, Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

Il s’est rendu en Israël avec le ministre des affaires étrangères John Baird et on dit qu’il a des relations amicales avec les deux ministres.
Ces derniers ont tous deux affirmé ne pas être au courant de ses ennuis judiciaires avant qu’ils soient rapportés par Postmedia News cet été.

Le mois prochain, Kenney avait prévu d’être en compagnie de Jacobson au Royal York Hotel de Toronto où le ministre doit recevoir un doctorat honoris causa de l’université de Haïfa. Jacobson, qui devait présider la cérémonie s’en est retiré après que ses ennuis judiciaires ont été rendus publics.

Jacobson poursuit en justice Mark Adler, le député conservateur de la circonscription de York Centre.

Dans sa déclaration en justice, déposée en octobre 2011, Jacobson soutient qu’en 2009 et 2010, il avait prêté $265 000 à Adler et à son Economic Club of America, une émanation de l’Economic Club of Canada, une société qu’Adler avait créée pour servir de forum à des conférenciers influents à Toronto.

La déclaration en défense d’Adler, déposée en janvier, affirme que Jacobson lui avait apporté $114 962 en 2009 et 2010 dans un “geste amical,” et qu’il n’en attendait pas le remboursement.  En mars, jacobson a été photographié avec le premier ministre [du Canada] Stephen Harper et me premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou. La photo avait été prise lors d’une réception à la Railway Room [une salle du parlement canadien] dans la soirée du 2 mars 2012 qui avait vu 150 à 200 personnes se rassembler pour saluer les deux premiers ministres.

Entre 2004 et 2011, Jacobson a donné environ $10 000 au parti Conservateur, y compris des dons au siège du parti et aux organisations de circonscriptions de l’ancien député Wajid Khan, du ministre de l’environnement Peter Kent et de la ministre du travail Lisa Raitt.
He also donated $1,100 to to the federal NDP on election day in 2011.
Il avait aussi donné $1 100 au New Democratic Party fédéral pendant la journée de électorale de 2011

Jacobson doit être entendu par le tribunal cette semaine

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dimanche, octobre 14, 2012

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Star de la BBC, Jimmy Savile était un vrai philosémite, un sioniste extrémiste et un authentique pédophile


Jimmy Savile n’était sans doute pas bien connu en France. Il était par contre une immense vedette de la télévision en Angleterre, au faîte de sa carrière dans les années 1960 et 1970, époque où il animait des émissions très populaires sur la BBC, notamment ‘Top of the Pops (hit-parade) et “Jim’ll Fix It” (Jimmy va arranger ça), «où il permettait à des enfants de réaliser leurs rêves ».
Jimmy Savile est décédé depuis un an et s’il fait reparler de lui aujourd’hui, c’est moins pour se souvenir de ses talents d’animateur qu’en raison d’un énorme scandale mis au jour par un documentaire produit par la chaîne privée ITV.
Cinq femmes y racontaient avoir été abusées par le DJ et animateur phare de la BBC alors qu’elles n’avaient pas 16 ans. Depuis, d’autres victimes racontent leur calvaire, libérées par la parole des cinq témoins. Le Premier ministre David Cameron a évoqué l’affaire, demandant une enquête policière concernant ces révélations «choquantes» faites à l’encontre de Sir Jimmy Savile.
Comme le dit la presse, les langues de délient et on s’attend à découvrir au moins entre 20 et 25 victimes de l’animateur pédophile.

Un homme qui a bénéficié de protections au sein de la BBC, ce qu’atteste le fait qu’une émission documentaire programmée sur cette chaîne de télévision avait été déprogrammée en raison des allégations qu’il comportait sur les abus sexuels perpétrés par la vedette de la radio-télévision britannique. Il bénéficiait bien sûr d’autres protections, sans doute au niveau politique.
Ce pédophile bien à l’abri était, comme il se doit, très engagé dans des actions caritatives, sans cependant perdre de vue la satisfaction de ses penchants habituels :
Les derniers témoignages recueillis par la presse indiquent que Jimmy Savile aurait aussi agressé sexuellement de jeunes patientes dans des hôpitaux pour lesquels il collectait des fonds.
Une carrière et une action caritative qui avaient convaincu la reine d’Angleterre d’anoblir le pédophile
On a de la peine ici à s’imaginer l’écho qu’a eu la révélation de ce «secret de Polichinelle» en Grande Bretagne où cet individu avait une notoriété dont n’a probablement jamais joui aucun animateur de télévision en France, pas même Jacques Martin ou Léon Zitrone.

La consternation a gagné tout le pays, premier ministre compris et
plusieurs villes ont fait dévisser des plaques érigées à son nom. Son imposante pierre tombale avec l'épitaphe jugée désormais provocante - "C'était bien le temps que ça a duré" - a été démontée à la demande de sa famille et réduite en morceaux.
On a donc là une immense vedette de la télévision et un bienfaiteur de l’humanité doublé malheureusement d’un pédophile invétéré.
Et pour l’instant, c’est probablement seulement le sommet de l’iceberg qui est effleuré et on verra bien si le scandale pourra être contenu dans des limites «tolérables.»

Mais il manque cependant quelque chose dans ce que relate la presse française ou britannique au sujet de Jimmy Savile.

Et c'est toujours intéressant de se demander ce qui manque.
Eh bien voilà ce qui manque :
par Jessica Elgot, The Jewish Chronicle (UK) 11 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
Il affirmait avoir "inventé le disco", mais Sir Jimmy Savile, le DJ et présentateur décédé la semaine dernière,  affirmait avoir fait sa petite part vers la paix au Moyen-Orient.
Sir Jimmy disait qu'il avait tancé le gouvernement israélien en 1975 pour avoir été trop mou après la guerre des Six Jours
 Natif de Leeds, l’animateur amateur de bling-bling qui présentait Jim'll Fix It et Top of the Pops, qui s’était décrit une fois comme «le Catholique le plus Juif que vous connaîtrez jamais», était un chaud partisan d’Israël et, grâce à des courses et des marathons de bienfaisance et à sa participation personnelle, il avait recueilli des fonds pour de nombreuses organisations caritatives dont WIZO (organisation sioniste féminine), Ravenswood et les Amis Britanniques de l’Hôpital Laniado à Netanya.
Sa visite de 10 jours en 1975 en Israël, au cours de laquelle il avait rencontre lé président Ephraim Katzir, avait été organisée par John Levy du Friends of Israel Educational Trust.
Le séjour avait été filmé pour l’émission de la BBC Jim'll Fix It après que Gary Merrie, un enfant de 9 ans de Liverpool, ait demandé «à «voir la terre où Jésus est né.»
Sir Jimmy avait rappelé son conseil aux israéliens : «J’étais arrivé à cette réception. Le président était venu vers moi et m’avait demandé comment j’appréciais mon séjour. J’avais répondu que j’étais très déçu : les Israéliens avaient gagné la guerre des six jours mais ils avaient rendu tout le territoire [le Sinaï, NdT], y compris le seul puits de pétrole de la région, et ils payaient plus aux Egyptiens pour le pétrole que s’ils l’importaient d’Arabie saoudite.
«Je lui ai dit : ‘Vous avez oublié d’être Juif.’ Il m’avait dit : «Voudriez-vous dire ça à mon gouvernement ?’ Le lendemain matin, j’étais à la Knesset ; ils avaient interrompu une réunion du cabinet et je leur ai  dit la même chose qu’au président.»
Jimmy Savile à Tel Aviv en 1975: "Voilà mon cadeau à la jeunesse"
M. Levy se souvient : «C’était un personnage créatif et magnifique d’espièglerie. Bien sûr, c’était un égocentrique, mais il était incroyablement généreux. Il voulait qu’on nous filme marchant de Jérusalem à Bethléem, alors il y a ces passages où on était à la peine dans les monts de Judée. Il avait beaucoup d’amis proches Juifs, c’était un vrai philosémite.  A son retour, je lui avais demandé d’être membre du Friends of Israel Educational Trust et il avait insisté pour que je l’inscrive comme «Ami Spécial.»
Pendant son séjour, Sir Jimmy avait campé près du lac de Tibériade et au kibboutz Lavi où il avait enregistré une séquence de discussion pour «Speakeasy,»son émission à la radio.
Très connu pour sa campagne de sécurité routière «clunk-click» pour inciter au port de la ceinture de sécurité en voiture, Sir Jimmy aimait presque tout en Israël, à une exception majeure près – la conduite. De retour à Londres, après son séjour et une rencontre avec le Moshe Dayan, le ministre des transports de l’époque, il avait présenté à l’ambassadeur d’Israël Gideon Rafael deux films sur la sécurité routière qu’il espérait voir présentés à la télévision israélienne.
Les Mancuniens Pearl Gruber et feu son mari Harold étaient des amis proches de Sir Jimmy et ils l’avaient invité à la batmitzvah de leur fille Sharon en 1968. Mme Gruber avait dit : «Il était si merveilleux ; il avait retransmis son émission radio 'Savile's Travels' depuis la fête de batmitzvah à la Yeshurun Hebrew Congregation de Cheadle. Un des garçons de la fête voulait vraiment devenir disc jockey et il l’avait rendu presque fou.»
Sharon Gruber, qui réside maintenant  à Mill Hill se souvient : «Il était venu à ma batmitzvah dans un costume argent, et les gens chuchotaient ‘Pour qui se prend cet homme, pour Jimmy Savile ?’ Ils ne se rendaient pas compte que c’était vraiment lui !»
Un de ses huit domiciles était un petit appartement au cœur de la communauté juive de Leeds, à Roundhay. Il consacrait beaucoup de son temps au relationnel au restaurant Flying Pizza sur Street Lane, un lieu populaire et très fréquenté dans le coin.
Il était un habitué des dîners pour les œuvres de charité dans les synagogues de Leeds et de Manchester, particulièrement pour les British Friends of Laniado, organisation à laquelle il donnait beaucoup d’argent.
Il avait dit à l’organisation BBYO (B’nai Brith jeunesse) à Leeds : «Je ne sais rien de l’évolution de la communauté juive,» mais visiter Israël lui avait permis de réaliser que «le monde a une grande dette envers la communauté juive.»
Le président des amis de Laniado à Manchester, Dov Hamburger, se souvient de la participation de Sir Jimmy au dîner charitable annuel, pour laquelle il n’avait rien demandé. M. Hamburger déclare : «Je n’ai pas souvenir d’un conférencier qui se soit comporté aussi généreusement avant.»
L’ancienne directrice de Norwood (œuvre destinée surtout aus enfants handicapés avec une structure d’hébergement à Ravenswood. Cette structure est ouverte à tous mais a été impulsée surtout au sein de la communauté juive), Norma Brier, se souvient de la visite de Jimmy Savile au Ravenswood Village en 1989. «Il était venu inaugurer l’exposition de Ravenswood et avait eu un grand succès en circulant dans sa Rolls Royce dorée. Il se promenait et discutait avec les habitants et avait passé beaucoup de temps ici. Nous lui étions vraiment reconnaissants pour son soutien.»
Les mêmes qui lui étaient reconnaissants doivent se demander si leur bienfaiteur ne s’est pas livré à des attouchements sur leurs enfants, leurs petits frères ou petites sœurs ou les pensionnaires de leurs établissements de soins et d’accueil.
L’intérêt qu’exprimait Jimmy Savile pour tout ce qui était juif témoignait peut-être aussi du fait que ses actes de prédation sexuelle s’exerçaient beaucoup sur des enfants appartenant à cette communauté.
En tout cas, le bureau juif d’aide sociale de Leeds a entrepris lui aussi de déboulonner une plaque qui avait été placée en hommage au célèbre animateur.
Pédophile et sioniste, deux mots qui vont très bien ensemble.

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vendredi, juillet 27, 2012

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Suspecte parce que non juive


C’est l’histoire d’une Irlandaise qui a noué une idylle avec un ressortissant de l’entité sioniste pendant un voyage en Amérique Latine.
Mercredi dernier, cette jeune femme devait partir rejoindre son petit ami là-bas, dans l’entité sioniste sur un vol de la compagnie Arkia.

Mais elle a eu quelques problèmes à l’embarquement.

Quand vous embarquez sur un vol, national ou international, il y a bien sûr un certain nombre de consignes de sécurité à respecter, consignes qui sont mentionnées sur les documents de voyage et dans les aérogares.

Le respect de ces consignes est contrôlé par les services de sécurité que ce soit la police de l’air et des frontières, l’armée où même des prestataires privés. Ces prestataires privés sont nécessairement des sociétés constituées conformément au droit du pays où elles exercent et répondent à un cahier des charges précis.

Quand on embarque pour Tel Aviv, e, tout cas à l’aéroport de Dublin, il en va autrement puisque ces opérations sont assurées par le Shin Bet ( un organisme dont l’équivalent français est la DCRI).

On peut lire dans le Yediot Aharonot qui relate cette affaire,
Consciente de règles de sécurité strictes qui attendent les touristes qui se rendent en Israël, la femme s’ »tait présentée à l’aéroport de Dublin plusieurs heures avant le départ du vol Arkia. Mais elle a été alors informée qu’elle ne pouvait pas embarquer dans l’avion.
Pour ne pas être accusés de négligence, les services de sécurité sionistes à Dublin n’ont pas oublié d’appeler le petit ami de la jeune femme pour avoir des précisions sur sa relation avec elle. Bien sûr, le petit ami est un ancien officier de l’armée sioniste.
Quelques instants plus tard, c’était au tour de la jeune femme affolée d’appeler le petit ami pour lui expliquer qu’on lui refusait l’accès à l’avion.

Apparemment le petit ami a dû vouloir intercéder puisque sa dulcinée l’a mis en relation avec un responsable de la sécurité aéroportuaire.
Le hic étant que ce responsable est un Irlandais, donc dépourvu de toute autorité sur la gestion de la sécurité de l’embarquement pour Tel Aviv. Ce brave Irlandais se trouve donc réduit au simple rôle de perroquet de ses supérieurs officieux et ne peut que dire :
au petit ami que la sécurité est particulièrement stricte en raison de l’attentat suicide qui a tué sept personnes en Bulgarie ce mois-ci.
et
 «les représentants israéliens ont affirmé qu’il n’était pas possible de passer son bagage au scanner à Dublin, »
Cependant, 45 minutes avant le départ, la jeune femme a reçu l’autorisation d’embarquer.
Mais à condition de laisser derrière ses bagages, y compris les bagages à main, et sont téléphone portable.
Ce qu’elle a refusé…

De toute façon, selon la voyageuse, les portes d'embarquement étaient déjà closes quand on lui a fait la proposition.

Comment expliquer la mésaventure de cette personne ?

A vrai dire, elle ne s’explique pas vraiment. Continuons notre lecture du Yediot : 
Arkia a confirmé les détails de l’incident mais a déclaré que la compagnie aérienne devait suivre les instructions du Shin Bet en matière de sécurité.

Selon le Shin Bet qui a la charge du contrôle de la sécurité des vols pour Israël, les autorités de Dublin «n’ont pas pu mettre un scanner à disposition, c’est pourquoi il n’a pas été possible d’inspecter le bagage et son contenu.»
Le service de sécurité israélien a indiqué que le problème du  défaut d’accès à la technologie adaptée, était en cours de traitement.
On a quand même l’impression que l’incident a eu lieu après que la voyageuse ait satisfait à un premier contrôle exercé par la police irlandaise et que les agents sionistes effectuent un deuxième contrôle pour lequel les autorités locales n’ont pas prévu de mettre un scanner à leur disposition.

Mais ça n’explique pas pourquoi on exigeait d’elle qu’elle renonce également à sont téléphone portable !

Le petit ami a son explication :
Elle était si excitée à l'idée de visiter Israël, » a déclaré le petit ami. «En voyageant à l’étranger, elle a rencontré beaucoup de jeunes Israéliens qui lui ont dit à quel point lé réalité israélienne est différente de ce qu’elle a entendu aux informations. Et maintenant, tout à coup, son voyage a été bloqué dans aucun avertissement préalable, comme si elle était suspecte seulement parce qu’elle n’est pas juive. »

Il observe que sa petite amie a été profondément insultée par les réglementations israéliennes «Elle ne veut même plus venir en Israël, elle en a perdu l’envie. Elle a proposé que nous nous rencontrions quelque part ailleurs.»

Sans doute un attentat suicide déjoué ?

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dimanche, juin 03, 2012

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Depuis Tel Aviv, Madonna la stupide provoque la stupeur à Paris

La chanteuse Madonna "provoque la stupeur" peut-on lire dans la presse. En effet, 
Une vidéo diffusée sur un écran géant lors d’un concert de Madonna, tournée le 31 mai à Tel Aviv (Israël) provoque la stupeur ce vendredi. Dans cet extrait (l’interlude de la chanson «Nobody Knows Me») du «MDNA World Tour», un montage photo dévoile des images de Marine Le Pen, une croix gammée dessinée sur le front. Suivent plusieurs autres photos de dirigeants politiques et religieux dont Hitler et le Pape Benoît XVI, et des extraits de combat. Des acrobates dansent sur des fils sur la scène, dont est absente la chanteuse américaine.
C'est quand même méchant de faire ça à une présidente du Font National qui fait tout ce qu'elle peut pour se rapprocher des sionistes! Marine Le Pen succède donc à son père dans le repoussoir selon Madonna, puisque la chanteuse américaine avait associé dans un clip de 2006 Jean-Marie Le Pen à Saddam Hussein et Oussama ben Laden.

Je pense que Madonna aurait été mieux inspirée et sans doute plus courageuse en associant Benjamin Netanyahou au nazisme, ou encore ce rabbin Shteinman adepte de la supériorité raciale qu'écoute attentivement l'ambassadeur de France à Tel Aviv.. Elle aurait pu en fait prendre n'importe quel sioniste pour remplacer avantageusement la dirigeante du Front National.

Parce que même si les idées de Mme Le Pen doivent être fermement combattues (et on remarquera que M. Sarkozy a exprimé des idées assez semblables avant et pendant la campagne présidentielle), elle n'a pas de sang sur les mains, n'a participé de près ou de loin à l'occupation d'aucun territoire.et n'est pour rien dans le blocus de Gaza.



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mercredi, avril 25, 2012

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Les lycéens applaudissent les nazis dans une pièce jouée pendant la journée de commémoration de "l'holocauste"


Voilà une affaire qu’on n’aura pas beaucoup ébruitée, pas plus en France que dans d’autres pays puisque aucun organe de presse francophone n’en parle et qu’il ne fait l’objet que de deux références en langue anglaise, dont celle que je vous propose en traduction.
Il est pourtant évident que si cet incident avait eu lieu en France, on en aurait tiré un certain nombre de conclusions sur les lacunes du système éducatif et sans doute sur certaines caractéristiques fondamentales des Français.
Bernard-Botul-Henri Lévy lui aurait sans doute consacré un bloc note édifiant dans le langage ampoulé dont il est coutumier.

Par Aaron Kalman, Times of israel 23 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les informations sur le comportement des jeunes pendant la représentation de la pièce ‘Ghetto’ au théâtre Cameri ont suscité un débat sur un échec éducatif.

“Vous aves humilié le peuple juif et l’holocauste,” a déclaré le comédien Oded Leopold sur la scène du théâtre Cameri jeudi dernier à la fin du spectacle, interpellant ainsi vivement des centaines de lycéens  qui avaient perturbé à plusieurs reprises une pièce traitant de l’holocauste, le jour de la commémoration de l’holocauste.

La conduite des élèves, répercutée seulement ce lundi par la presse israélienne, a suscité un débat intense et enfiévré à la radio nationale et une démarche d’introspection sur l’indiscipline, les échecs de l’éducation et la perte des valeurs dans la jeunesse israélienne.

Pendant la pièce “Ghetto,” qui traite de la vie des Juifs dans le ghetto de Vilnius au début des années 1940, créée au théâtre Cameri à Tel Aviv, des élèves parmi le public se sont moqués des acteurs et ont crié des propos insultants en direction de la scène. Certains riaient et lançaient des encouragements pendant les scènes où on voyait des Juifs tués par les Nazis, et  celle où un kapo avait frappé un Juif.  On pouvait entendre les cris « tape le plus fort » et « bien fait » en provenance du public.

Quand le spectacle, qui dure deux heurs, s’est terminé, Leopold, qui interprétait le kapo, a fait cesser les applaudissements de fin et s’est adressé aux spectateurs. «J’espère que ce que ressentent vos cœurs est différent de ce qui est sorti de vos bouches,  a déclaré Leopold. « C’était un comportement honteux, pour vous en tout premier lieu. Vous avez aussi humilié le peuple juif et l’holocauste, » a-t-il dit.

Lundi, Gideon Sa’ar, le ministre de l’éducation, a condamné la conduite des lycéens, la qualifiant de «honte qui meurtrit nos cœurs.»
Des élèves venant de quatre lycées différents étaient dans le public – un lycée de Ramle [ne pas confondre avec Ramallah en Cisjordanie], un de Tel Aviv et deux de Rishon Lezion.
La plupart des acteurs ont pleuré à la fin de la pièce, a déclaré Leopold à Maariv. «Nous pleurions parce que nous étions en colère et avions été insultés.» Quand on joue des  scènes du ‘Ghetto’, on est «très vulnérable,» a-t-il dit.

Avi Kalma, directeur du service éducation du théâtre Cameri a déclaré à Maariv qu’il était normal que des écoliers perturbent une pièce de temps à autre, mais ce qui s’est passé jeudi était différent. «On aurait pu penser que c’était une comédie, » à en croire les réactions de s élèves, a-t-il dit, observant que des milliers d’élèves avaient vu la pièce ce weekend et que seul ce groupe s’était conduit de cette manière.

Certains des acteurs, dont Natan Datner et Rami Baruch, ont expliqué que les enseignants “n’ont pas levé le petit doigt” pour essayer de faire cesser les sifflets. On s’attend à ce que des lycéens sachent distinguer les bons et les méchants, « mais ce n’était pas le cas,» a déclaré Baruch.

Mais Rinat Meron, une enseignante de Rishon Lezion a écrit une lettre pour condamner les reproches formulés par Leopold. La réaction de l’acteur a été extrême, a-t-elle écrit à la direction du théâtre. «Les réactions des élèves ne sont en aucune façon une honte pour le peuple juif.».

Les autres enseignants des écoles concernées n’ont pas soutenu le comportement des élèves.

 «Quatre de nos élèves ont été exclus de la pièce par les enseignants,», a déclaré à la radio de l’armée la directrice du lycée Branko Weiss de Ramle. Une des enseignantes est la fille de survivants, a-t-elle précisé. «Nous avons repris sévèrement tout le monde immédiatement après le spectacle, » a ajouté Tropper qui a souligné qu’il y avait encore du travail à faire pour traiter cet épisode.

La pièce «Ghetto,» écrite par Joshua Sobol, a été jouée dans le monde entier, notamment à Londres et à New York, et a obtenu de nombreuses récompenses. La première en hébreu a eu lieu en 1984, et en anglais en 1989.

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dimanche, avril 22, 2012

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Pour qui a voté Gilad Shalit?


Comment votent donc les électeurs de nationalité française à Tel Aviv ?

Si on en croit le Yediot, le franco-sioniste de base tend à voter pour Nicolas Sarkozy parce que 

1) il est « bon pour les Juifs », 
2) les socialistes n’ont « jamais été bons pour les Juifs » (ceux qui pensent ça devraient se pencher sur leurs livres d’histoire) 
3) Nicolas Sarkozy a du « sang juif ».

Eh oui, du sang juif par ce que là où on a une conception biologique de la religion, quelqu’un peut avoir du «sang juif».

Ceci dit, ce petit article nous en dit peut-être plus sur la préférence du journal sioniste que sur l’électeur franco-sioniste de base.

Par contre, je trouve que la hasbara franco-sioniste a raté un joli coup. Je m’explique : ce scrutin présidentiel français était une occasion en or pour la propagande sioniste.
Imaginez en effet, un Gilad Shalit, terroriste sioniste supposé également Français, tout sourire au moment de déposer son bulletin dans l’urne au consulat de France à Tel Aviv !

Pour l’heure, le soldat « Français » n’a semble-t-il pas voté. Promis, ils nous feront le coup pour le deuxième tour.


Des milliers de Franco-israéliens qui ont le droit de participer à l’élection présidentielle française font la queue devant les bureaux de vote.
‘Je vote Sarkozy parce qu’il est bon pour les Juifs,’ dit un électeur.
Par Gilad Morag, Yediot Aharonot (Sionistan) 22 avril 2012

Des milliers de Franco-israéliens font la queue devant les bureaux de vote en Israël pour voter au premier tour du scrutin présidentiel français. Quelque 57 000 citoyens Français qui résident en Israël ont la possibilité de participer à cette compétition.

Une longue file d’électeurs s’étire devant le consulat de France à Tel Aviv ce dimanche. Des milliers de citoyens Français qui résident en Israël se sont présentés pour exercer leur droit démocratique à voter.

Max, un citoyen Français né en Algérie, a fait son aliyah [retour par ascenseur à Sion] il y a 65 ans et il vit maintenant à Bat Yam. « Je vote Sarkozy parce qu’il est bon pour les Juifs, » a-t-il déclaré au Yediot. «Il a soutenu Israël. Sa compréhension des problèmes d’Israël est importante. Sarkozy a du sang juif.»

Charles, de Bnei Brak, a aussi déclaré voter pour Sarkozy. «Nous sommes à 100 % derrière Sarkozy. C’est ce qui est bon pour les Juifs.»

Raanana, 37 ans,qui habite à Ami, a également indiqué qu’elle allait voter pour l’actuel président Français. "Nous devons le soutenir. Les socialistes n’ont jamais été bons pour les Juifs. Les élections sont importantes parce que nous Israéliens avons besoin d’amis et Sarkozy a prouvé qu’il en est un. Il est bon pour l’économie aussi.»

Valentine, une étudiante Française venue étudier les sciences politiques à l’université de Tel Aviv dans le cadre d’un échange, a présenté le point de vue de l’électeur Français moyen. «Sarkozy est peut-être bon pour vous, les Juifs, mais l’électeur Français prend en considération d’autres choses comme l’immigration, l’éducation et ‘économie. Cette année, la campagne a beaucoup tourné autour de l’aspect économique des choses.»

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jeudi, mai 12, 2011

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L'OTAN va-t-elle bombarder Tel Aviv?

Pour Mme Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, la deuxième flottille pour Gaza n'est "pas la bonne réponse."



Flottille-Gaza : "pas la bonne réponse"

"Je ne pense pas qu'une flottille soit la bonne réponse à la situation humanitaire à Gaza", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton mercredi lors d'un débat au Parlement européen. Deux députés européens d'extrême-gauche ont fait part de leur intention de prendre place à bord du convoi maritime qui doit appareiller en juin.
Un an après l'assaut meurtrier de commandos israéliens contre un premier convoi humanitaire maritime, cette deuxième flottille devrait rassembler entre 15 et 20 bateaux avec environ 50 personnes à bord de 60 nationalités, selon les organisateurs. 

Elle a raison. Je propose donc que l'OTAN envoie ses avions bombarder Tel Aviv, Eilat, Bat Yam etc. 

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mercredi, avril 20, 2011

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La guerre des Malouines et l'amour vache des sionistes pour l'Angleterre

L’Argentine est un pays qui compte en Amérique latine. En effet ce pays dispose d’un énorme potentiel agricole et d'un niveau de maîtrise élevé dans certaines technologies comme la filière nucléaire qu’il a développée de manière autonome.
C’est aussi un pays qui comporte une importante communauté juive et qui fut même, un temps, envisagé comme destination de prédilection pour l’émigration juive et la constitution de facto d’une sorte de foyer national juif non étatique qui se retrouvera en concurrence avec le projet sioniste (un peu comme d’autres émigrations vers les USA ou le Canada)
Il va donc de soi que l’Argentine a une grande importance pour l’entité sioniste, d’autant que ce pays comporte aussi une importante population d’origine arabe, essentiellement syrienne et libanaise. Cette communauté joua en son temps un rôle très important dans la popularisation de la cause algérienne en Amérique latine. Elle peut, demain, jouer à nouveau un rôle important en faveur de la cause palestinienne.
L’asionisme d’une bonne partie de la communauté juive argentine appartient maintenant en grande partie au passé car le régime sioniste et les organisations qui gravitent autour de lui ont su s’implanter dans cette communauté comme ils l’ont  fait avec d’autres.
Cette prise en mains a d’abord démarré par celle des dirigeants institutionnels de la communauté sur la base de l’alliance de classe, pour parler en termes marxistes, que ces derniers avaient conclue avec la junte qui dirigea le pays d’une poigne de fer entre 1976 et 1983.
Au plan des relations internationales, cette alliance se traduisit par un renforcement des liens entre le régime de Tel Aviv et la dictature de Buenos Aires avec, comme dans le cas de l’Afrique du Sud des échanges dans le domaine militaire.
C’est ainsi que lors de la guerre dite des Malouines ente l’Argentine et la Grande Bretagne, les forces armées de ce dernier pays durent affronter des avions de type Dagger, un genre de Mirage III reconditionné par les techniciens de Tel Aviv. 

Mirage III/Nesher/Dagger de l'armée de l'air argentine

Il faut savoir que les Etats Unis, métropole coloniale de l’entité sioniste, appliquaient un embargo sur ce type de marchandises à destination du gouvernement argentin.
Survint donc la guerre des Malouines entre la Grande Bretagne et l’Argentine placée sous embargo non seulement des Etats Unis mais des alliés du Royaume Uni, notamment l’Union Européenne.
Malgré cet embargo et bien que la guerre implique une Grande Bretagne qui depuis « l’indépendance » de l’entité sioniste s’est toujours montrée une alliée fidèle de Sion (rappelez-vous, Suez 1956), le régime sioniste a fait pourtant tout son possible pour approvisionner en équipements militaires les forces armées de la dictature qui combattaient la Royal Navy et la Royal Air Force britanniques.
Le régime sioniste s’est au passage gavé d’argent, demandant aux militaires Argentins de payer d’avance des avions (de fabrication française) pas forcément aptes au combat. Une roublardise qu’un antisémite aurait un peu trop vite fait d’attribuer à certaines qualités « naturelles ». Ce que n’ont pourtant pas fait les officiers Argentins, plutôt enclins à l’antisémitisme par ailleurs.
Bon, l’Argentine est désormais une démocratie et l’alliance entre Tel Aviv et la dictature a quand même été effacée. Certes au prix d’un attentat fort opportun contre les locaux d’une association communautaire israélite, l’AMIA, qui a ainsi vite fait d’être prise sous la tutelle de l’ambassade sioniste à Tel Aviv.
C’est cette forme d’amour vache que les sionistes ont toujours su témoigner à l’égard de leurs coreligionnaires pas assez sionistes à leur goût.
Le même amour qu’ils témoignent également à l’Angleterre qui semble pourtant en redemander.

Soumise à un embargo et ayant besoin d’armes en plein conflit des Malouines, l’Argentine trouva dans l’Etat juif l’allié idéal qui lui vendit des armes, depuis les réservoirs supplémentaires de carburant  et les avions jusqu’aux blousons en duvet. L’auteur nous présente ici des révélations choquantes extraites de son livre «Opération Israël» où il raconte la trame secrète de ces négociations.
Hernán Dobry, La Nacion (Argentine) 17 avril 2011 traduit de l’espagnol par Djazaîri

L’embargo international subi par l’Argentine pendant la guerre des Malouines amena le pays à chercher tout type d’allié qui lui permettrait d’obtenir de l’armement, comme la Libye, le Pérou, le Venezuela et l’Equateur. Mais celui qui contribua le plus à la fourniture d’équipements militaires s’avéra être celui auquel on s’attendait le moins : Israël.

L’Etat juif n’était pas seulement prêt à approvisionner le gouvernement de Leopoldo Fortunato Galtieri avec tout ce dont il avait besoin, mais s’était montré également tout à fait disposé à prodiguer ses conseils et transmettre son expérience du combat. Tout cela a été mis en lumière pour la première fois dans le livre Operación Israel: El rearme argentino durante la dictadura (1976-1983), que nous vous présentons en exclusivité en avant-première.

Les problèmes s’aggravaient pour l’Argentine à mesure que les Anglais augmentaient leur pression non seulement par les blocus, mais avec l’avance de leurs troupes vers le sud. Ainsi, les bombardements sur les îles rendaient la situation à chaque fois plus difficile pour le pays qui manquait déjà de possibilités pour remplacer les équipements perdus sur le front.
Ce qui amena les militaires à se mettre en quête de pays et de trafiquants qui pourraient leur vendre des armes à n’importe quel prix. Peu répondirent. Un d’entre eux fut Israël qui était déjà devenu un fournisseur du pays en 1978, en plein conflit pour Beagle avec le Chili.
Ensuite, l’armée de l’air [fuerza Aérea] (qui avait des relations poussées avec Jérusalem) contacta Isrex Argentina, représentant à Buenos Aires des usines d’armement de l’Etat juif, pour leur demander ce dont elle avait besoin. Son directeur, Abraham Perelman, se montra disposé à l’aider, sous réserve de l’autorisation de la maison mère de la compagnie à Tel Aviv.

Le problème était d’une telle ampleur que Gad Hitron, président d’Isrex en Israël, et sionchef, Aaron Dovrat, à la tête du groupe Clal (tous deux Argentins) durent solliciter une entrevue avec le premier ministre Israélien Menahem Begin pour prendre une décision. Sa réponse les surprit.
“Ils commencèrent à expliquer que les Malouines étaient argentines et que les Anglais etc. Begin les interrompit et dit : ‘’Vous venez de me dire du mal des Anglais. Est-ce que ces armes vont servir à tuer des Anglais ? Kadima (en avant).Dov sera très content de la décision que j’ai prise. Je suppose que vous ferez bien les choses,» raconte Israel Loterszlain, commercial chez Isrex Argentina.
L’Angleterre avait administré la région de Palestine après la première guerre mondiale jusqu’à la partition du territoire effectuée par l’ONU qui permit la création d’Israël en 1948. A l’époque, différents groupes armés Juifs cherchaient à affaiblir le pouvoir de Londres au moyen d’attentats visant à obtenir la satisfaction de la promesse de fondation d’un Etat hébreu dans la région. Menahem Begin était le chef de l’Irgoun, un de ces groupes dont faisait aussi partie son ami Dov Gruner, qui fut capturé par les Britanniques alors qu’il préparait un attentat et fut pendu le 16 avril 1947. Il considérait par conséquent qu’il soldait les comptes. « Il détestait les Anglais plus que tout. Ils avaient tous oublié, mais pas lui, » poursuit Lotersztain.
Son collègue de travail, Jaime Weinstein, opine et ajoute que « Begin éprouvait une haine et un ressentiment profonds contre les Anglais depuis l’époque de l’indépendance d’Israël. Il a alors fait tout son possible pour aider l’Argentine, en lui vendant des armes pendant la guerre des Malouines. »

La réunion à peine terminée, Hitron communiqua la décision à ses employés à Buenos Aires qui se rendirent à l’immeuble Condor pour transmettre la nouvelle. Il ne restait plus qu’à trouver un pays pour tenir le rôle de l’acheteur. Israël devait vendre les armes en passant par un pays tiers du fait de ses relations étroites avec l’Angleterre (commerciales et via sa communauté juive, une des plus importantes du monde) et ne voulait pas apparaître comme appuyant ouvertement l’Argentine contre Londres. 

La route de Callao

Le Pérou était prêt à coopérer à tout ce qui était nécessaire aux militaires pour qu’ils obtiennent des armes. Ce fut l’ordre que donna son président Fernando Belaunde Therry et qu’appliqua son premier ministre Manuel Ulloa.
L’aide fut si importante qu’à un moment donné, la Force Aérienne du Pérou (FAP) signa des ordres d’achat en blanc ainsi que des certificats de destination finale qui furent à l’Argentine afin que la triangulation puisse se concrétiser. « La consigne était de les appuyer autant que possible, et il n’y avait aucun problème à signer un ordre d’acquisition, » affirme un officiel qui a occupé de très hautes responsabilités dans l’aéronautique péruvienne.
Les négociations furent conduites par l’attaché militaire à Lima, le commodore Andrés Dubos et le général de brigade Basilio Lami Dozo, commandant de l’armée de l’air argentine. Une fois que tout a été convenu, Luis Guterson d’Isrex Argentine s’est rendu au Pérou pour récupérer les documents et commencer l’opération.

Ce qui permit à l’Argentine d’acheter ce dont elle avait besoin par le truchement de son allié, la marchandise transitant par l’aéroport péruvien de Callao avant d’être transportée à Buenos Aires sur les avions d’Aerolineas Argentinas.

La seule chose que l'Argentine n'obtint pas, c'est l'ouverture d'une ligne de crédit par une banque péruvienne pour effectuer les paiements, et c'est pour cette raison qu'Israël finira par financer la majorité des achats qui seront payés à la fin de la guerre.
Il fallait aussi des avions pour aller à Tel Aviv pour chercher les cargaisons et les transporter à Lima. Les deux premiers vols se firent avec un DC8 de l'armée de l'air péruvienne mais il a fallu ensuite en louer d'autres capables de transporter des charges plus importantes. Dans ce but, ce sont les services d'une société privée belge battant pavillon luxembourgeois qui fut utilisée, en accord avec le Mossad, les services secrets israéliens.
Cependant, malgré les précautions prises, les services secrets britanniques savaient quand les chargements débarquaient au Pérou et ils les photographiaient pendant le transfert du matériel d'un avion à un autre, mettant ainsi en évidence la triangulation. Une fois, une photo est sortie dans un journal, prise pendant le transfert d’un avion à d’autres d’Aerolineas Argentinas.  L’ambassadeur britannique en Israël la montra à Begin et ce fut la brouille. Parfois, quand nous discutions de savoir si certaines pièces détachées étaient arrivées, nous disions « Nous devrions demander aux Anglais, » se souvient Loterszlain.
Les cinq vols qui firent la route Tel Aviv – Lima – Buenos Aires arrivèrent chargés de tous types d’équipements, comme des masques à gaz, des systèmes radar pour éviter les tirs de missiles ennemis, des blousons en duvet, des pièces de rechange et des missiles air-air Shafrir, entre autres.

Mais parmi les équipements les plus importants, se trouvaient les réservoirs supplémentaires de carburant qui étaient nécessaires aux chasseurs bombardiers pour attaquer la flotte anglaise. Sans eux, il leur était impossible de parvenir jusqu’aux îles Malouines et de  revenir sur le continent. La surprise intervint quand Israël offrit non seulement de leur en expédier mais, en plus, de leur fournir des réservoirs d’une capacité de 1500 litres alors que les Argentins disposaient de ceux de 1300 litres, gagnant ainsi une importante autonomie de vol.
Ce qui obligea les Anglais à éloigner leur flotte afin d’éviter les bombardements. « Ils tardèrent beaucoup à autoriser l’opération. Le prix des cargaisons et des réservoirs n’avait aucune importance à côté du coût politique qu’Israël était prêt à payer pour les vendre. C’était une décision politique et je crois que c’est bien leur style parce qu’elle [Israël] est restée un pays de confiance, » souligne Lotersztain.
L’Argentina acheta 40 réservoirs qui arrivèrent à Puerto San Julian, à Santa Cruz dans deux Boeing 707 d’Aerolineas Argentinas en provenance de Lima. Le premier arriva très tôt dans la matinée du 23 mai 1982, le deuxième quelques jours après, alors que les combats tiraient à leur fin.

L’opération cachée

L’acquisition la plus audacieuse effectuée en Israël pendant la guerre des Malouines fut celle des Mirage IIIC, quelques jours avant la reddition de l’Argentine, pas seulement du fait de son ampleur que parce que la plupart de ces aéronefs étaient anciens et en mauvais état. A tel point que leur arrivée suscita de la résistance de la part des officiers que les considéraient comme inutilisables (de fait, ils avaient déjà été refusés en 1980 en raison de leur  état).
Mais la perte de 35 avions au combat conduisit Lami Dozo à ordonner leur achat parce que le régime argentin craignait que le Chili mette à profit cette situation de faiblesse pour essayer de garder les îles du canal de Beagle, une fois terminé le conflit des Malouines. « Quand nous avons commencé à subir des pertes, nous avons commencé à chercher pour voir où nous pourrions obtenir du matériel de remplacement, » affirme l’ex ministre de la junte.
Dans ce but, ils avaient reçu à l’époque trente propositions de nombreux trafiquants d’armes de par le monde, car il s’agissait d’une opportunité unique  que personne ne voulait manquer.  Après avoir étudié les alternatives, les membres de la junte conclurent que le seul fournisseur possible était Jérusalem, et ils consultèrent donc les membres de la commission  qui leur avaient présenté un bilan deux ans auparavant.

Le problème était la manière de justifier l’achat en pleine guerre. La solution fut la triangulation via le Pérou. « Je complétais un ordre d’achat qu’ils nous avaient donnés, avec des certificats de destination finale, tous signés en blanc, sur lequel je disais qu’ils achetaient 23 avions, » affirme Lotersztain.
Il ne restait plus qu’à arranger les modalités de paiement. Il suffisait de virer d’abord une avance à Isrex et à obtenir une lettre de crédit dans une banque pour le reste afin qu’Israël puisse les livrer. Ce ne pouvait être le fait d’une entité argentine dans officiellement les avions étaient pour les forces armées du Pérou. Il a donc fallu chercher une institution financière de ce pays ou, à défaut, de Panama, prête à offrir ce service. Toutes refusèrent.
Pour résoudre ce problème, Isrex recourut à un compte chez Crédit Suisse et à une société écran que possédait IAI (Israel Aeronautical Industries) en Suisse, et proposa à l’armée de l’air argentine de virer tout l’argent là bas par anticipation. Si les militaires n’étaient pas très satisfaits de l’idée, ils n’avaient plus guère d’alternatives. Ils acceptèrent donc la proposition et envoyèrent l’argent.

Entre tous ces allers retours, les nouveaux avions furent prêts à partir pour Buenos Aires vers la fin de 1982, alors que la guerre était déjà finie. Ils reçurent cependant des matricules péruviens et furent repeints aux couleurs de ce pays et repeints aux couleurs péruviennes afin d’éviter tout problème avec les Anglais.

Ainsi, la boucle fut complètement bouclée : ils avaient été acquis avec des ordres d’achat péruviens et des certificats de destination finale à Lima et ils avaient, à ce moment, toutes les caractéristiques des avions en service au Pérou, même s’ils auraient dû être utilisés par l’Argentine.

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