mercredi, janvier 23, 2013

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L'équation politique sioniste: de la surprise laïque au cauchemar laïque


J’écoutais tout à l’heure «Le téléphone sonne» une émission de France Inter consacrée au résultat des élections qui viennent de se tenir dans l’entité sioniste.
Des interlocuteurs, notamment un professeur d’université, étaient en duplex depuis l’entité sioniste pour répondre aux questions des journalistes et des auditeurs Français.
Ce qui m’a frappé tout d’abord dans les échanges, c’est une espèce de consensus non dit entre la rédaction parisienne et ses interlocuteurs sionistes : l’entité sioniste est un pays «normal» et si elle est traité de manière privilégiée par des puissances occidentales qu’elle tend de plus en plus à exaspérer, c’est du fait des menaces incessantes dont elle fait l’objet : le nucléaire iranien, l’hostilité de l’environnement immédiat sans oublier ces foutus Palestiniens qui, non contents de ne pas renoncer au droit au retour des réfugiés, s’entêtent à ne pas vouloir reconnaître l’entité comme un Etat « juif».
Le tout sans rencontrer aucune objection, ni appel à la nuance de la part de journalistes complaisants qui étaient surtout intéressés par la nouvelle étoile montante de la classe politique sioniste, le journaliste Yaïr Lapid.
Le plus curieux étant d’entendre décrire Yaïr Lapid comme une espèce de laïque (Le Nouvel Observateur écrit même une «surprise laïque») qui a su cependant s’entourer de rabbins pour ratisser plus large au niveau électoral.
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Yaïr Lapid est la" surprise laïque" de ce scrutin
Et Avigdor Lieberman, ne serait-il pas pour sa part un «cauchemar laïque» ?
Je demande quand même ce que peut bien être un Juif «laïque» quand son action, son idéologie et ses buts politiques reposent sur le principe d’appartenance à un peuple élu qui est revenu vivre dans la terre à lui promise par Dieu.
Je vous laisse cogiter tranquillement.
D’autant que la «surprise laïque» va dès maintenant pactiser avec Benjamin Netanyahou que le Nouvel Observateur aurait pu qualifier de «cheval de retour laïque» ou quelque chose d’approchant vu que je n’ai jamais entendu dire que le premier ministre était également rabbin.
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Avigdor, je suis laïque, tu es laïque, n'est-ce pas merveilleux? Oui, Chéri-Bibi, mais nous sommes surtout laids.
De fait, l’essence du système idéologique et politique sioniste est bien différente de ce qui peut s’observer dans des pays comme la France, l’Italie, le Royaume Uni etc. avec les notions d’élection divine et de supériorité raciale (de fait, même quand vous ne lui avez rien demandé, n’importe quel crétin sioniste vous donnera une liste de Juifs lauréats du prix Nobel.
Eh oui, les seules autres personnes à se livrer à ce genre de pratique sont les antisémites!
Gilad Atzmon nous explique pourquoi il faut renoncer à analyser les scrutins dans l’entité sioniste à l’aune de catégories non opératoires comme celles de Droite et de Gauche, faucons ou colombes.

Les élections israéliennes: il est temps de mettre au placard la terminologie droite - gauche

par Gilad Atzmon, gilad.co.uk 23 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
La plupart des commentateurs de la scène politique israélienne est incapable de s’apercevoir que les notions de Droite et de Gauche n’ont à peu près aucune pertinence pour comprendre la vie politique israélienne. Israël se définit lui-même en tant que l’Etat juif et, les années passant, Israël devient en fait de plus en plus juif. Naftali Bennett qui, pendant un temps, était apparu comme l’étoile montante du scrutin qui vient d’avoir lieu, ne l’a compris que trop bien. Il a réinventé le Foyer National Juif, un parti politique qui célèbre l’aspiration d’Israël à accomplir son véritable destin juif. Il promettait à ses partisans de pouvoir vivre en tant qu’élus dans leur Etat exclusivement juif, en faisant abstraction de préoccupations morales ou éthiques.
Pourtant, la grande majorité, si ce n’est l’ensemble, des participants Juifs au jeu politique israélien sont engagés par le rêve de ‘l’Etat juif.’ Ils diffèrent certes sur quelques aspects  pratiques mineurs ou en matière de pragmatisme, mais ils sont clairement d’accord sur le fond. Voici une vieille blague israélienne : ‘Un colon Israélien propose à son ami aux idées de gauche que «l’été prochain, nous mettions tous les Arabes dans des bus et le fassions partir de notre terre.» L’homme de gauche : «OK, mais on s’assurera que les bus sont climatisés.»
En Israël, il n’y a pas des colombes ou des faucons. Au contraire, tout ce que nous avons est un débat feutré entre quelques interprétations du tribalisme, du nationalisme et du suprématisme juifs. Certains Juifs veulent être entourés par les murs imposants du ghetto – ils aiment ça, c’est confortable, on se sent en sécurité – d’autres préfèrent s’appuyer sur la capacité de dissuasion de l’armée israélienne. Certains seraient favorables à un large usage du phosphore blanc, d’autres voudraient que l’Iran soit rayé de la carte.
L’hypothèse d’une division politique en Israël n’est qu’un mythe auquel les goyim sont contents de croire parce qu’il donne l’impression de la possibilité d’un changement politique et même d’une transformation spirituelle. Mais la triste vérité est que, quand on en vient aux vrais fondamentaux, les Israéliens sont à peu près unis : la présidente du parti travailliste Shelly Yachimovich et la criminelle de guerre Tzipi Livni ont toutes deux été de ceux qui s’étaient empressés de soutenir l’opération Pilier de défense décidée par Benjamin Netanyahou. Yaïr Lapid, le chef du deuxième plus gros parti politique israélien, considéré aussi comme étant de centre gauche, ne refuserait pas un poste ministériel dans un gouvernement Netanyahou. Même s’il reste un parti sioniste, Meretz qui est le seul parti juif en Israël à avoir ne serait-ce qu’une trace d’éthique, de pensée universelle et de valeurs d’égalité ne représente toujours qu’à peine 6 membres du parlement sur 110 députés Juifs.
Donc, si nous voulons comprendre la scène politique israélienne, nous devons mettre au placard notre terminologie archaïque du 19ème siècle sur une Gauche et une Droite et commencer à fouiller dans la véritable culture et idéologie qui anime l’Etat juif. Israël, avec pas un seul parti juif pour inclure une empathie envers les Palestiniens dans son agenda politique défie la notion même d’égalité universelle. Israël se soucie uniquement des intérêts du peuple élu et les résultats des élections israéliennes le confirment. Tout ce à quoi nous assistons, c’est à une compétition entre différents discours judéocentriques.

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dimanche, décembre 02, 2012

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Palestine, Gaza, ONU, la nouvelle donne


J’ai un peu de temps, alors j’en profite pour sortir un peu le blog de sa léthargie.
La dernière agression sioniste contre Gaza a montré comme les agressions précédentes la capacité destructrice du terrorisme sioniste.

Si les conflits politiques se résumaient à une simple arithmétique de la force militaire, l’entité sioniste aurait dû poursuivre son offensive et lancer à l’assaut les dizaines de milliers de réservistes qu’elle avait commencé à mobiliser.

Il n’en a rien été parce que la guerre  est autre chose qu’une bagarre de gamins dans un bac à sable ou un combat de boxe qui s’achève par le K.O. d’un des adversaires.

En effet, le conflit palestino-sioniste n’engage pas seulement l’Etat prétendu juif et le peuple palestinien, mais toute la région arabe et proche orientale ainsi que les Etats Unis et l’Europe.

La récente agression a permis de vérifier une fois de plus la détermination du peuple palestinien à résister et à recouvrer ses droits. Et les autorités sionistes médusées ont pu constater que les combattants palestiniens étaient désormais en mesure de toucher des villes aussi éloignées de Gaza que Beersheba et surtout Tel Aviv.

En ce sens le Hamas et les autres organisations de la résistance palestinienne ont remporté une victoire stratégique en faisant échouer la tentative sioniste de leur administrer une raclée et en signifiant qu’un jour peut-être pas si éloigné, c’est un déluge de feu qui pourrait s’abattre sur Tel Aviv.

Et Tel Aviv, c’est le véritable cœur de l’entité sioniste qui se résume en pratique à cette cité Etat.

Ensuite, comme je l’écrivais précédemment, l’entité sioniste est en quelque sorte passée sous la tutelle de l’Egypte qui a assuré, en coordination avec les Etats Unis, la gestion des tractations en vue d’un cessez-le-feu.

 C’est un point de vue très proche du mien que développe Alex Callinicos et je suis donc ravi de vous proposer une traduction d’un article qu’il vient de publier dans The Socialist Worker.
Alex Callinicos à la 5ème conférence anti-guerre du Caire en 2007
Alex Callinicos à la 5ème conférence anti-guerre du Caire en 2007
L’autre grand évènement stratégique est bien sûr l’octroi à la Palestine du statut d’Etat observateur à l’Organisation des Nations Unies.

Certains considèrent que cette reconnaissance porte en elle l’abandon par les Palestiniens d’une partie de leurs droits fondamentaux sur leur patrie. C’est vrai en théorie et en faisant abstraction du contexte réel. Ceux qui pensent ainsi supposent en effet que l’entité sioniste pourrait admettre un jour ou l’autre la restitution des territoires qu’elle occupe depuis 1967, permettant ainsi à un gouvernement palestinien d’exercer une autorité souveraine sur la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Cette hypothèse relève de la chimère car jamais les sionistes n’accepteront de rétrocéder des territoires qu’ils estiment avoir vocation à contrôler et à coloniser totalement. Le nouveau statut politique reconnu à la Palestine est donc un acquis précieux qui  ne remet nullement en cause la pertinence de la résistance sous tous ses aspects, y compris militaires.


Gaza témoigne de l’impact des révoltes arabes
Les révolutions font trembler tous les régimes – les régimes arabes, ainsi que celui d'Israël,
Par Alex Callinicos, Socialist Worker (UK) 1er décembre 2012 traduit de ‘anglais par Djazaïri

Friedrich Engels écrivait en 1854: «Nous ne devons pas oublier qu'il y a une sixième puissance en Europe, qui à certains moments affirme sa suprématie sur l'ensemble des cinq soi-disant« grandes puissances »et fait trembler chacun d'entre eux. Cette puissance est la Révolution. "

Il en va de même dans le Moyen-Orient aujourd'hui. Si vous ne vous intéressez qu’à l'équilibre militaire des forces, vous conclurez que rien n'a vraiment changé depuis la dernière guerre d'Israël contre Gaza.

Le Hamas dispose désormais de missiles Fajr-5 de plus longue portée qui peuvent frapper Tel-Aviv. Mais l’armée israélienne conserve une écrasante supériorité matérielle. Mais ne prendre en compte que le matériel et les troupes serait superficiel. En réalité, tout a changé.
Le quotidien libéral israélien Haaretz a publié un article fascinant sur les débats de la semaine dernière entre les hauts responsables du gouvernement- le premier ministre Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman –au sujet de la trêve proposée par le président égyptien, Mohamed Morsi:
"Lors de la réunion de mardi, juste avant l’arrivée de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, il est apparu clairement à Israël que les principes du cessez-le feu proposé par l'Egypte étaient beaucoup plus proches des positions du Hamas que des siennes.

"L'hypothèse formulée par les responsables du renseignement lors de la réunion triumvirat était que, contrairement à la situation à l’époque de Moubarak, les Egyptiens s'alignant sur le Hamas et essayent de lui permettre d’obtenir des succès."

Cessez-le-feu

Barak voulait accepter le cessez le feu sur la base du fait que l'armée israélienne avait donné une leçon au Hamas. Lieberman plaidait pour une offensive terrestre et Netanyahou se situait entre les deux points de vue.

Les trois ministres israéliens avaient demandé à Clinton de «faire pression sur l'Egypte pour qu’elle présente un accord de cessez-plus équilibré». Au lieu de quoi, soutenue par des appels téléphoniques de Barack Obama, elle les a poussés à accepter les termes de l'Egypte.
Et ils les ont acceptés. Même l'extrémiste de droite Lieberman s'est soumis, expliquant à d’autres ministres, «La décision est simple. Rabin [le Premier ministre israélien assassiné pour avoir enclenché le «processus de paix»] avait dit que s’ils nous tirent dessus depuis le bande de Gaza, nous la réoccuperons, mais c’est à l’évidence difficile. " 

Les révolutions arabes sont derrière le rôle joué par Morsi pour obtenir un cessez-le-feu que le Hamas pourrait proclamer comme une victoire. La dernière guerre contre gaza a montré comment ces révolutions commencent à transformer la géopolitique régionale.
Netanyahu s’est servi de la supériorité militaire d'Israël pour reprendre l'initiative. Ses exigences pour une guerre contre l'Iran, techniquement très difficile à faire sans le soutien des Etats Unis - étaient son stratagème initial. Mais il s’est retrouvé bloqué à la fois pas sa propre hiérarchie militaire et par Obama

L'assassinat du chef militaire du Hamas, Ahmad al-Jaabri au moment où un nouveau cessez-le feu de Gaza était en discussion [avec précisément al-Jaabri, NdT] était le stratagème suivant de Netanyahou. 

Agenda

Netanyahu a soutenu Mitt Romney lors des dernières élections américaines. Le journaliste américano- palestinien Ramzy Baroud avance que le but de la guerre était de "pousser le thème de la sécurité d'Israël dans les priorités de l'agenda de la nouvelle administration"
Mais les yeux Etats Unis se sont tournés plus loin à l’est. Ce qui a été symbolisé par le fait qu’Obama s'est rendu en Birmanie, dans une démarche visant à l’éloigner de la Chine au moment de l'attaque israélienne contre Gaza. Une nouvelle guerre au Moyen Orient est donc la dernière chose que veulent les Etats Unis.

Et, à dans la région, M. Netanyahou a perdu des amis très puissants. La Turquie, qui avait fait signé un pacte militaire avec Israël, s'est retournée contre lui. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé la semaine dernière Israël comme un "Etat terroriste".

Mais Morsi et Erdogan ont un problème. Ils veulent nuire symboliquement et diplomatiquement à Israël, mais ils n'ont pas l'intention de reprendre la lutte armée contre Israël.
Morsi en particulier,est le président d’un peuple pour qui trouve insuffisantes les dénonciations rhétoriques et les manoeuvres en coulisses.

Ainsi qu’il l’a découvert le weekend dernier, la révolution arabe est une force dynamique qui ne peut pas être simplement exploitée à des fins d’intrigue de parti. Comme le disait Engels, elle fait trembler chaque régime, arabe comme israélien, même ceux qui prétendent être le produit de la révolution.

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posted by Djazaïri at 1:48 AM 0 comments

samedi, novembre 05, 2011

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Parole d'expert: le sionisme a fait son temps

Dans l’article que je vous propose, Rula Jebreal, qui est palestinienne, a eu une longue conversation avec Ruth Dayan, l’ex-femme du général Moshe Dayan dont elle était divorcée. Elle n’est donc pas la « veuve » de cet officier sioniste contrairement à ce qu'indique le titre de l'article.
La tonalité de l’entretien a été à l’évidence cordiale et les deux femmes, bien que séparées par une importante différence d’âge (Ruth Dayan a 95 ans) sont amies.
Mme Dayan a été, et reste une personne active et engagée dans la fidélité à ses engagements initiaux sionistes et socialistes. Elle déplore fortement la politique menée par le gouvernement de Benjamin Netanyahou et par Avigdor Liberman, le ministre des affaires étrangères qu’elle surnomme Doberman.
D’une certaine manière, cette personne au charme indéniable et aux valeurs humanistes mais qui n’a pas renoncé au sionisme va aussi loin qu’il est possible à un tenant de cette idéologie dans l’ouverture aux Palestiniens et dans la recherche de la justice.
C’est dire que ça na va finalement pas très loin politiquement parlant tant il y a contradiction entre l’objectif qu’elle affiche et celui qu'a toujours poursuivi le sionisme, c’est-à-dire une mainmise sur toute la Palestine et non un partage de cette dernière entre deux Etats.
Sur les plans émotionnel et affectif, l’investissement est par contre énorme et rappelle celui de certains Pieds Noirs d’Algérie, humanistes sincères qui versaient dans un paternalisme qu’il serait injuste de qualifier de méprisant, ou alors de manière non consciente.
Cette dualité explique sans doute pourquoi cette dame âgée, représentative d’une partie du sionisme pionnier, a des mots très durs pour l’actuel gouvernement de Tel Aviv qu’elle accuse en fin de compte de trahir les principes fondateurs de l’Etat sioniste. Alors que Netanyahou, Liberman et consorts ne sont rien d’autre que des sionistes cohérents.
L’incohérence du discours de Mme Dayan est patente et on ne saurait lui en vouloir d’avoir aimé Moshe Dayan. C’est cette incohérence qui l’amène à scotomiser certains aspects des relations de l’entité sioniste avec l’Egypte et les Palestiniens mais aussi à souhaiter le retour à la tête de la diplomatie sioniste de Tzipora Livni, celle là même qui avait été la VRP de l’opération « plomb durci. » contre Gaza fin 2008, début 2009.
Elle est finalement assez typique de ces Juifs qui avaient adhéré au sionisme dans l’espoir de devenir des gens comme tout le monde, c’est-à-dire de devenir un peuple doté d’un territoire et ne se concevant pas comme en exil. C’était, ainsi que l’explique Gilad Atzmon dans son livre «The Wandering Who», une des motivations du sionisme politique sauf que ce dernier a satisfait cette aspiration au détriment du peuple palestinien, d’où l’idée d’une « terre sans peuple » (et pour le sionisme, le peuple palestinien n’existait et n’existe toujours pas). Cette idéologie d’un peuple prétendument comme les autres n’a cependant pas renoncé à son ’exceptionnalisme.
Il est d’ailleurs curieux de voir  Ruth Dayan affirmer, comme Gilad Atzmon, que le sionisme a «fait son temps.  A 95 ans, elle a certainement le recul nécessaire pour en juger avec sûreté.
Ruth Dayan et Rula Jebreal

Ces propos surprenants ont été tenus la semaine dernière à Tel Aviv par Ruth Dayan, 95 ans, veuve d’un des pères fondateurs d’Israël.
par Rula Jebreal, The Daily Beast (USA) 30 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Vêtue avec élégance et maquillée à la perfection, Ruth Dayan, 95 ans, me reçoit avec un grand sourire à son domicile de Tel Aviv qui surplombe la mer Méditerranée. La charismatique, alerte et extrêmement intelligente Mme Dayan est la veuve de Moshe Dayan, le légendaire chef d’état major de l’armée israélienne et un des acteurs principaux de la guerre d’indépendance de 1948. De fait Moshe Dayan avait acquis le statut de symbole de la puissance du pays pendant la guerre des six jours en 1967, quand Israël prit le contrôle de Gaza, de la Cisjordanie, de Jérusalem Est et du plateau du Golan [l’auteur a curieusement omis le Sinaï]. Les Israéliens se sentaient invincibles avec ce personnage imposant à la barre. Ayant perdu un œil au combat, il avait choisi de porter un cache-œil noir qui devint sa marque de fabrique. Dans les années qui ont suivi son décès, Ruth a conservé un franc parler peu commun parmi les personnages politiques de sa génération.

Soixante trois ans après que les fondateurs ont commencé à bâtir un Etat démocratique, prospère et sûr, Israël vit toujours dans la tension : il n’y a pas d’accord de paix avec les Palestiniens, les tensions entre Israéliens et Arabes s’aggravent de jour en jour, et la violence perdure. Sous la direction de Benjamin Netanyahou et du parti Likoud, Israël s’est trouvée en proie à des divisions politiques. Le gouvernement s’est positionné politiquement plus à droite afin de conserver une majorité au parlement. Cet été pourtant, des Israéliens de gauche [liberal] ont installé des villages de tentes pour protester contre les énormes inégalités de revenus et la coût élevé de la vie dont souffre la nation. Moshe Dayan est considéré comme étant un des «pères fondateur» d’Israël et il existe une certaine nostalgie aujourd’hui, surtout chez les Ashkénazes de la classe moyenne qui le voient comme une figure fraternelle et un symbole du sacrifice collectif et des liens communautaires.

Mme Dayan

Elle soupire et se rajuste avant de poursuivre. «L’ancienne Israël me manque, on pouvait voyager seul jusqu’à Gaza au lendemain de notre victoire dans la guerre de 1956. Moshe était déjà un héros de la guerre, connu aussi bien des Israéliens que des Arabes. Quand j’ai rencontré le maire Palestinien [de quelle ville ?], je me suis présentée comme étant Ruth Dayan. Le maire a failli faire un malaise cardiaque, » dit-elle en riant. « Ses collaborateurs avaient promptement quitté les lieux. Il m’a demandé prudemment ce que je venais faire, et j’ai répondu que je voulais voir leurs tapis. Il s’est étonné et m’a demandé « Des tapis ? » Je dirigeais Maskit à cette époque, une chaîne de magasins d’artisanat et d’arts traditionnels. Nous employions des immigrants Bulgares, et je voulais aussi embaucher des Arabes. J’ai embauché des Arabes dans tout le pays pour fabriquer des tapis et d’autres articles. Il s’agissait de vivre ensemble, de travailler ensemble, de jeter un pont. Aujourd’hui, nous utilisons de la main d’œuvre étrangère en Israël parce que les palestiniens n’ont plus le droit de venir travailler. Et cette expansion continue des colonies partout – je ne peux l’accepter. Je ne peux tolérer cette dégradation dans les territoires [occupés] et blocs de béton pour barrer partout les routes.  Et cet horrible mur ! Ce n’est pas juste. »

Les tensions entre Juifs et Arabes en Israël sont particulièrement fortes depuis la seconde intifada qui avait commencé en 2000. Le mur élevé pour protéger la nation d’attaques terroristes enserre la bande de Gaza et la Cisjordanie, mais il coupe aussi les contacts entre les deux populations. Ruth Dayan est connue pour sa liberté de pensée dans la société israélienne. Et son dévouement comme ses efforts continuels pour rapprocher israéliens et Palestiniens sont légendaires. «Moshe avait une politique à double détente : des raids punitifs transfrontaliers brutaux en représailles contre les Arabes, et dans le même temps, il prenait la tête d’une délégation pour les négociations de cessez-le-feu avec le roi Abdallah de Jordanie. Il était un combattant et un négociateur. C’était un tacticien et un réaliste – il ne voyait jamais les choses tout en noir ou tout en blanc. Après la mort de son frère Zorik, dans les combats de 1948, Moshe avait tendu la main à la communauté druze qui avait été responsable de la mort de son frère et avait passé un accord de paix avec elle. Le père de Moshe ne le lui avait jamais pardonné.»

En fait, la famille Dayan a été rudement mise à l’épreuve par les événements historiques lies à la création de l’Etat d’Israël. « Vous savez, Moshe est décédé il a 30 ans ce mois-ci [octobre]. Son courage et sa bravoure ont façonné l’histoire d’Israël.» Pour le 30ème anniversaire de sa mort, Ruth Dayan a écrit une lettre d’amour à Moshe  qui a été publiée dans un des plus grands journaux israéliens. Mais Ruth se plaint que le journal ait parlé longuement des nombreuses aventures sentimentales de Moshe plutôt que de sa contribution au service de l’Etat. « Les femmes tombaient comme des mouches aux pieds de Moshe, mais je m’enfichais. Le magnétisme disparaissait à la table du repas.» Indépendamment  de ses sentiments réels par rapport aux infidélités de son mari, Dayan tient à défendre sa mémoire. « On peut divorcer d’un mari, mais on ne peut pas divorcer d’avec une légende. » Leur plus jeune fils, Assi, a parlé publiquement de ses conflits avec son père. Comme l’explique Ruth, « C’était une sensation de ressentiment et d’abandon » du côté de son fils. Pour Moshe, « les missions militaires étaient la priorité absolue… Nous avions dû abandonner une vie que nous adorions à la ferme. Nous avons déménagé souvent dans tant d’endroits. C’était devenu une gageure que d’avoir une ambiance familiale adéquate au moment où Moshe avançait dans sa carrière. Les problèmes du pays nécessitaient des solutions immédiates. » Ruth ajoute, « J’avais visité Naplouse dans ce qu’on appelle maintenant la Cisjordanie. Le gouverneur militaire m’avait demandé si je pouvais aller rencontrer des femmes Arabes en prison pour voir si je ne pourrais pas les amener à broder. Plus tard dans la journée, quand je suis rentrée à la maison, Moshe m’a critiqué en me disant : « J’ai mis ces femmes en prison et tu vas leur rendre visite. Qu’est-ce que tu fais ?!? J’avais alors décidé qu’il était temps pour nous de divorcer. »

Ruth Dayan est issue d’une famille «laïque» aisée. Son grand-père était diplômé de la Sorbonne et sont père avait étudié à la London School of Economics. A l’âge de 17 ans, elle a abandonné l’école, quitté la maison confortable de ses parents à Jérusalem pour aller dans un centre de formation agricole à Nahalal, un village coopératif dans la vallée de Jezreel en basse Galilée. Son rêve était de construire des kibboutzim, des fermes et de travailler la terre. C’est là qu’elle rencontra Moshe qui était né dans la dure réalité du travail éreintant, de la boue et des odeurs de la vie en kibboutz à Degania. «Il savait faire pousser les récoltes et les arbres fruitiers. Il s’occupait des arbres comme si c’étaient ses propres enfants.» Ruth et Moshe se marièrent en 1935, un an après leur rencontre et ils aspiraient tous deux à un pays basé sur des idéaux socialistes. « Le travail était au centre de nos vies. Je trayais les vaches même le jour de mon mariage, » dit-elle. « Avant le lever du jour, chaque matin je faisais du pain, du fromage et j’e m’occupais des animaux pendant que Moshe travaillait la terre, alors je comprends parfaitement les Arabes et leur attachement à la terre. La vie à la ferme me manque, les vaches, les chiens, même la crasse.»

 [ici, c’est Rula Jebreal qui parle]
J’étais une adolescente Arabe de Jérusalem Est pendant la première intifada. J’ai vu les multiples visages d’Israël, surtout ceux de soldats Israéliens qui imposaient la loi martiale à ma communauté, mais je me suis aussi liée d’amitié avec des gens de gauche comme Rula dont les convictions en faveur de la coexistence et de la réconciliation ont élargi ma façon de voir. Les échos d’années de violences ont diminué le nombre de modérés. Je crains que sans plus de personnes comme Ruth Dayan, les enfants de ce pays ne grandissent en s’accoutumant à la haine et à une profonde division raciale qui devient insurmontable.

Ruth me fait partager ses liens profonds avec la communauté arabe sous la forme d’une lettre écrite en 1924 à sa grand-mère, Mme Clinker, par Nazira Zananiri. Zananiri remercie sa chère amie israélienne pour une carte de Noël qu’elle a reçue de sa part. L’affection entre les deux femmes est évidente. « Ma mère parlait arabe et nous accueillions souvent des palestiniens à la maison. Nous vivions parmi eux, même en temps de guerre. Pour le double mariage de nos enfants Assi et Yael en 1967, nous avions invité des Israéliens, des Druzes [les Druzes sont des Arabes, NdT], des Arabes, c’était une fête magnifique.»

L’opinion commune en Israël, avant la demande d’admission d’un Etat palestinien à l’ONU en septembre dernier, était qu’en érigeant un mur, le gouvernement n’aurait plus à s’occuper du problème palestinien. La sécurité serait garantie. Une défense matérialisée physiquement était construite pour faire rempart contre les journées sanglantes du terrorisme impulsé par le Hamas.
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Mais il n’a pas mis fin à la guerre intestine. Les derniers gouvernements israéliens ont été pris en otage par les partis politiques ultra-orthodoxes qui dictent les orientations nationales en demandant d’importantes subventions et des prix modérés pour les logements dans les colonies en échange de leur soutien au parlement.
Ces partis politiques et leur électorat, les ultra-orthodoxes, sont en train de transformer le visage de la nation en promouvant une intransigeance idéologique qui s’oppose à tout accord de paix avec les Palestiniens. Ce qui a créé d’énormes tensions avec l’administration Obama et est à rebours de la vision de personnes comme Moshe Dayan qui, après avoir subi une défaite psychologique avec la guerre d’octobre 1973, avait initié un dialogue d’un nouveau genre avec l’Egypte. Moshe Dayan était passé du discours « Jamais de paix sans Sharm el Cheikh et jamais de Sharm el Cheikh sans la paix » à une entrée en négociations avec Anouar Sadate sous l’égide de l’administration Carter. Cette transformation politique ne s’est pas perdue avec Ruth.

“Pour Netanyahou, la paix n’est qu’un mot et ce [l’actuel ministre des affaires étrangères] Lieberman ?... c’est l’homme le plus affreux de tout le pays. La façon dont il parle de nos Arabes, nos Arabes israéliens est inacceptable. J’appelle Liberman « Doberman », comment un tel homme peut-il représenter notre pays ? » Ruth soutient par contre le prochain leader potentiel d’Israël, Avishay Braverman, un député au parlement. « J’ai été impressionné par son travail à l’université Ben Gourion. J’aimerais aussi voir quelqu’un comme Tzipi Livni au poste de ministre des affaires étrangères. Elle a été une grande représentante d’Israël quand elle était ministre des affaires étrangères. Elle comprend la diplomatie et, par-dessus tout, elle est bien élevée, pas comme Avigdor Liberman. Je l’ai même dit à la télévision – ce Doberman est dérangé. »  Liberman a plaidé pour un transfert forcé des citoyens arabo-israéliens dans un futur Etat palestinien en échange de la conservation des blocs de colonies juives en Cisjordanie, et il a proposé une série de lois anti-arabes.

A l’opposé, Moshe Dayan était capable de faire évoluer ses points de vue politiques. Dans ses premiers discours, il niait l’existence de la Palestine alors que plus tard, devenu ministre des affaires étrangères, il acceptera l’autonomie palestinienne et négociera les accords de Camp David avec l’Egypte. Dans le cadre de ces accords, les Israéliens accepteront de se retirer de la péninsule du Sinaï en échange de la paix avec Le Caire, le tout malgré que les vues de Dayan étaient en conflit avec celles du premier ministre Menahem Begin. « [Feu le dirigeant palestinien Yasser Arafat qui m’embrassait toujours quand nous rencontrions avait du respect pour lui. Tout comme le roi Abdallah de Jordanie. «Quel plaisir d’avoir votre mari pour ennemi,» disait-il. Moshe a toujours traité les Arabes avec respect Même après la guerre des six jours, il se rendait à titre personnel en Cisjordanie. Il aimais passer du temps avec les Arabes et il allait à Naplouse sans escorte.. Il pensait que e travail nous rapprocherait. Il dialoguait avec les Arabes. Comme le faisait mon beau-frère Ezer Weizman qui était pilote et devint ensuite président d’Israël. Il croyait aussi vraiment en la paix. Il connaissait Le Caire comme sa poche pour s’y être rendu très souvent en mission. Il riait et plaisantait souvent avec le président Sadate. Les relations étaient différentes à l’époque. «Qui parle avec les Palestiniens aujourd’hui?» demande-t-elle.

Pour évoquer la position conservatrice de l’actuel premier ministre, Ruth Dayan s’efforce d’être claire. «Je rejette la politique de Netanyahou, c’est la recette pour le désastre. Il n’a pas la volonté de traiter le problème. C’est une mentalité de bunker [de ghetto, NdT]. Nous avons eu les accords d’Oslo, qui ont établi un contrôle palestiniens sur certains secteurs de la Cisjordanie et de Gaza, tandis que d’autres zones restaient sous contrôle mixte. Les accords avaient institué une force de police palestinienne, mais rien n’a changé. Le nombre de colonies a augmenté pour passer de 60 à 200, les checkpoints de l’armée sont partout et la liberté de circulation presque inexistante. La violence reste le seul langage. Je n’essaye pas d’instiller de l’optimisme à mes amis Palestiniens. Par politesse, je leur dis que j’espère que quelque chose va changer. Mais je ne parle plus du tout de paix. Je n’en ai pas le courage. J’ai tant d’amis Arabes. Mon âme soeur est Raymonda Tawill, la belle-mère d’Arafat. Ce gouvernement ne représente pas mes valeurs. Il est allé trop loi. Les deux côtés pensent être des combattants de la liberté.»

Ruth Dayan s’exprime comme un leader né. Quand je la provoque avec la question de savoir si les mesures de sécurité sont justifiées par le terrorisme, elle m’interrompt pour dire : « Oh, je vous en prie, rein n’arrêtera le terrorisme sauf e dialogue. [Yitzhak] Rabin aurait abouti à la paix. Il combattait le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations et il négociait comme s’il n’y avait pas de terrorisme. Aujourd’hui, il faut appliquer la solution à deux Etats parce que nous avons évolué séparément et ce serait mieux si chacun s’occupait de ses affaires. Nous ne sommes déjà pas capables de nous entendre entre nous.»

Ayant prévu d’aller voir un ami, elle me ramène chez moi et nous continuons notre conversation dans la voiture. La radio rapporte la nouvelle de la mort de Mouammar Kadhafi. Dayan est indignée. « Pourquoi ne pas l’avoir jugé ? C’est barbare. Même les pires criminels ont droit à un procès équitable. C’est le prix de la démocratie ! Pourquoi faire démarrer la Libye nouvelle par le sang versé, » Kadhafi, me dit-elle, lui avait envoyé un livre en 2008 dans lequel il décrivait son plan de paix. Il écrivait que tout le monde devait vivre ensemble et tirer parti des ressources des uns et des autres. Je lui avais envoyé un mot de remerciement et donné le livre à Shimon Peres.»

Dayan poursuit : «Israël n’est pas un rêve aujourd’hui, c’est un pays avec beaucoup de problèmes. C’est une société high-tech qui communique via ’iPad, iPhone et Facebook au lien d’avoir des enfants qui se parlent. Notre jeunesse vit partout dans le monde, là où elle peut trouver du travail. Il y a une fuite des cerveaux. Je suis très inquiète au sujet de où tout cela nous mènera. Je suis vraiment fière des 300 000 manifestants qui exigent la justice sociale. Je dis continuez et ajoutez la question palestinienne à vos revendications ! C’est aussi une question de justice et liée à notre avenir.» Ruth Dayan ne fait pas que parler, elle agit aussi : il y a quelques mois, elle invité 300 personnes de Kharbata, un village arabe de Cisjordanie, à faire un séjour en Israël. « je leur ai obtenu des permis d’entrée et ils ont été magnifiquement bien traités. Je les ai emmenés à la plage où ils ont nagé et les enfants se sont si bien amusés qu’il semble que pendant un jour au moins, ils ont eu une vie normale. C’est mon but ultime.»


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lundi, septembre 12, 2011

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Quand un ambassadeur des Etats Unis prône une éducation sioniste pour les enfants Juifs de son pays.


Normalement, quand un Etat nomme un ambassadeur dans une capital étrangère, ce représentant a en charge la défense des intérêts de son pays et le développement de la coopération avec le pays hôte, dans l’intérêt mutuel.
C’est la situation normale, sauf quand l’ambassadeur en question représente les Etats Unis et qu’il est nommé à Tel Aviv. Il se peut en effet alors que ce plénipotentiaire se soucie plus des intérêts du «peuple juif» que de la nation qu’il est supposé représenter.
Le pourcentage de nos amis qui ont, comme nous, choisi de mettre les questions qui préoccupent la communauté juive, y compris Israël, au cœur de leurs vies professionnelles ne cesse jamais de m’étonner. Mais il peut être trompeur. De nombreuses études ont montré que de plus en plus de jeunes Juifs Américains se sentent déconnectés, ou au mieux ambivalents, par rapport à Israël. Des programmes très utiles comme Birthright [droit naturel] ont permis à beaucoup d’être exposés à cette connexion, mais de nombreux autres n’ont pas été touchés.
Comme JPPI et d’autres l’ont observé, un plus fort engagement en faveur de l’éducation sioniste pour la jeunesse juive américaine pourrait faire beaucoup pour renforcer des liens que nous voulons encore plus étroits dans la prochaine génération, ce qui pourrait ne pas être le cas si rien n’est fait.
Ce que vous venez de lire  est un extrait d’un discours prononcé le 6 septembre 2011 par Dan Shapiro, le nouvel ambassadeur des Etats Unis à Tel Aviv, devant le Jewish People Policy Institute (JPPI), un think-tank sioniste basé en Palestine occupée.

Voilà un monsieur qui s’exprime en qualité d’ambassadeur des Etats Unis dans un pays étranger et qui explique la nécessité de mieux sensibiliser une partie de la population de son pays à une idéologie qui lui dit que sa véritable patrie est ailleurs.
Et si on comprend bien, ce ne sont pas les Etats Unis qui sont au cœur de la vie professionnelle de l’ambassadeur mais plutôt l’entité sioniste. Et ce monsieur, au lieu de prôner une éducation américaine pour certains citoyens des USA, prône une éducation sioniste.

Conclusion : les Etats Unis sont très bien représentés à Tel Aviv. Dommage que M.Obama et Mme Clinton se fatiguent à désigner un ambassadeur là-bas, ils devraient laisser ce travail à Avigdor Lieberman qui ne pourrait pas faire mieux.

Via le blog de Philip Weiss..

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vendredi, juin 25, 2010

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Les excuses du gang sioniste au gouvernement de Malte (à propos de Bianca Zammit)


Bianca Zammit est une ressortissante maltaise membre de l'International Solidarity Movement dont une des fondatrices est la militante Neta Golan (une occasion pour moi de citer une personne de confession juive qui agit positivement, c'est-à-dire dans le sens du droit et de la justice. Il se peut que Mme Zammit soit juive également.
Bianca Zammit a été blessée en avril dernier par  des terroristes sionistes alors qu'elle accompagnait, caméra au poing, des paysans palestiniens qui se rendaient à leur champs, déclarés zone militaire interdite par le gang de Tel Aviv. Il faut savoir effectivement que les délinquants sionistes déterminent, selon leur bon vouloir, des zones interdites dans le territoire des autres.
Bianca Zammit a fait la une de l'actualité à Malte pour la bonne raison que cet Etat insulaire, membre de l'Union Européenne, accueillait Avigdor Lieberman, le chargé des relations extérieures de la bande sioniste. Et que M. Lieberman a dû publiquement présenter des excuses au gouvernement maltais pour la blessure infligée à la militante pro palestinienne. On peut lire dans l'article de Malta Today ci-dessous que M. Lieberman est "désolé", "parce que c'est toujours quelque chose de terrible quand des civils sont blessés."
Il est vrai que les civils, il préfère nettement les tuer. Ils ne se plaignent pas ensuite auprès de leurs gouvernements.
Lieberman a même sorti de son chapeau de prestidigitateur (souvenir du temps où il animait des night-clubs) une enquête diligentée par le procureur général qui siège à Tel Aviv. Il est resté par contre évasif sur l'éventualité de poursuites judiciaires, et pour cause puisqu'il n'y en aura pas, où alors bidonnées comme à chaque fois que la victime est Goy et à fortiori pro palestinienne. J'ai déjà l'argument du procureur: l'incident s'est déroulé dans un territoire qui n'est pas sous ma juridiction. Où encore, le soldat a confondu la caméra avec un fusil. Il pourra donner libre cours à son imagination.
Mais attention, car les autorités maltaises ne l'entendront peut-être pas de cette oreille.

On ne parle guère de Claudia Zammit dans la presse française sauf sur RTL qui fait cependant son titre sur une déclaration de Lieberman: "Il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza". L'agression dont a été victime Mme Zammit n'a pas vraiment eu l'heur de passionner RTL qui parle "d'un Maltais" dont on sait par la suite que c'est une femme, une Maltaise donc. Eh oui, priorité au ministre sioniste.
Lieberman présente ses excuses pour les tirs sur Bianca Zammit
par Karl Stagno-Navarra, Malta Today (Malte) 25 juin 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman a fait lecture aujourd'hui d'excuses officielles pour l'incident au cours duquel Bianca Zammit, une ressortissante maltaise, a reçu une balle dans la jambe tirée par des soldats israéliens dans la bande de Gaza le 24 avril dernier.

C'était au cours d'une conférence de presse avec son homologue maltais Tonio Borg.

"L'enquête est entre les mains du procureur général à Tel Aviv et nous attendons ses conclusions. Je suis désolé et nous sommes désolés, parce que c'est toujours quelque chose de terrible quand des civils sont blessés."
 
Bianca Zammit avait été blessée sans raison aucune par des soldats israéliens alors qu'elle accompagnait des paysans palestiniens de Gaza dans leurs champs situés dans la zone dite "tampon" proclamée unilatéralement par Israël. Cette zone interdite ne repose sue aucune base légale et participe du blocus de la région par Israël. Zammit est membre de l'International Solidarity Movement.
 
A la question de savoir si les investigations du procureur général déboucheraient sur des poursuites contre des membres de l'armée, Lieberman a évité de s'engager. Tonio Borg a déclaré que le gouvernement maltais "continuerait à explorer toutes les voies."
 
Lieberman a été accueilli par une vague de protestations à l'extérieur de Castille animée par des membres de Moviment Graffiti qui ont déployé un grand drapeau palestinien et crié "terroriste" au ministre de droite.
 
Ses excuses d'hier contrastaient franchement avec la morgue de Gideon Meir, l'ambassadeur israélien à Malte, qui avait affirmé que Zammit était "utilisée" par les militants palestiniens, accusant l'ISM de mettre des étrangers en situation de danger à la frontière de sorte à ce que le Hamas et le Djihad Islamique puissent disposer des bombes et blesser des soldats israéliens... L'ISM a une politique anti-israélienne dans tout ce qu'il dit et fait."
 
En dépit des affirmations de Meir sur le lien entre l'ISM et le Hamas et le Djihad Islamique, des journalistes à Gaza disent que c'est le contraire qui est vrai. "L'ISM n'a aucun lien avec des factions armées palestiniennes," affirme Neta Golan, elle-même israélienne juive et co fondatrice de l'ISM. "L'affirmation selon laquelle l'ISM reçoit des ordres d'organisations armées est le fruit de l'imagination de l'ambassadeur, et nous le mettons au défi d'en donner des preuves," a déclaré Golan.

Les dites "zones militaires fermées" sont en effet des zones déclarées telles unilatéralement par Israël sur le sol palestinien, essentiellement agricole, sans aucun fondement dans le droit international. Golan affirme que les zones déclarées interdites par Israël sont aussi une manière de réprimer par la force la résistance non violente. "Chaque fois qu'il y a une manifestation palestinienne pacifique dans un endroit, il devient 'zone militaire fermée,' a-t-elle dit.

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mercredi, mars 03, 2010

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Le Turkménistan ne veut pas du Mossad chez lui

Il n'y a pas qu'à Dubaï qu'on n'apprécie guère le Mossad. Au Turkménistan non plus on n'aime pas bien cette officine spécialisée dans le meurtre et les coups tordus. Ce pays a récemment accepté d'accueillir une ambassade de l'entité sioniste. Cette dernière, ravie d'établir des relations diplomatiques avec un pays notoirement plus démocratique que l'Iran ou l'Egypte (dans ce dernier cas ce n'est pas difficile) s'est empressé d'appointer un certain Reuven Dinel.
Pas de pot, Reuven Dinel, un proche d'Avigdor Lieberman, le videur de boîtes de nuit, est aussi un ancien agent du Mossad, expulsé antérieurement de Russie pour s'être livré à des activités d'espionnage dans ce pays.
Et le Turkménistan ne veut pas d'un ancien agent du Mossad comme plénipotentiaire de l'Etat délinquant. Peut-être parce que ce pays frontalier de l'Iran se méfie des ses éventuels agissements de nature à créer de la tension avec un pays voisin, peut-être parce que la Russie qui garde un oeil sur son proche étranger y est opposée. Où les deux.
Des relations diplomatiques qui commencent donc par un impair. 


Le Turkménistan: Nous ne voulons pas d'un ancien du Mossad comme ambassadeur
par Barak Ravid, Haaretz (Sionistan) 3 mars 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Cela fait quatre mois maintenant que le Turkménistan retarde la ratification de la nomination de Reuven Dinel, un proche du ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman, en qualité de premier ambassadeur d'Israël dans ce pays. Des sources du ministère des affaires étrangères ont  indiqué qu'il s'agissait d'un procédé diplomatique inhabituel visant à faire comprendre que le Turkménistan n'est pas intéressé par cette nomination parce que Dinel a travaillé au Mossad. "Ils espèrent que nous comprendrons le sous-entendu et désignerons quelqu'un d'autre à ce poste," a déclaré un cadre supérieur du ministère.

Fin juillet 2009, Lieberman avait annoncé son intention de nommer Dinel en qualité d'ambassadeur à Achkabad, la capitale du Turkménistan. Le ministre des affaires étrangères avait attribué une importance particulière à cette nomination du fait qu'il s'agit d'inaugurer une ambassade dans un pays qui a une longue frontière commune avec l'Iran. Lieberman pensait que cela permettait aussi d'envoyer un message à Téhéran.

En 2003, alors ministre des transports, Lieberman avait nommé Dinel, qu'on considère domme un proche du ministre, à la tête de Carmel, l'office portuaire d'Haïfa. Actuellement, Dinel est directeur général adjoint du management des ressources à l'Israel Ports Development and Assets Company.
Lieberman voyait l'affectation de Dinel au Turkménistan comme un fait marquant de sa première année en tant que ministre des affaires étrangères et mettait beaucoup d'espoirs sur Dinel et les compétences qu'il pourrait tirer pour son rôle d'ambassadeur  de son passage au Mossad.
Le 25 octobre, le gouvernement approuvait la nomination et quelques jours après, comme il est de coutume dans le protocole diplomatique, Israël envoyait une lettre officielle au Turkménistan pour donner des précisions sur le nouvel ambassadeur ainsi que demander au gouvernement étranger d'accepter la nomination.

Technique et symbolique, le processus d'accréditation de la nomination d'un ambassadeur ne pose habituellement aucun problème. Cependant, le Turkménistan a décidé exceptionnellement de ne pas donner l'accréditation. Près de quatre mois son passés depuis l'envoi de la requête israélienne, mais le gouvernement turkmène n'a rendu aucune réponse à Jérusalem au sujet de la nomination de Dinel. La conduite du gouvernement du Turkménistan a provoqué un sérieux embarras chez le ministre des affaires étrangères compte tenu de la grande importance qu'il avait accordé à cette nomination et à l'ouverture d'une nouvelle ambassade dont il a fait une affaire personnelle.

En arrière-plan du refus turkmène d'accréditer Dinel en qualité d'ambassadeur d'Israël, pourrait bien se trouver une affaire embarrassante qui le poursuit depuis 1996 quand il servait en tant que premier envoyé du Mossad à Moscou. Cette anné là, Dinel avait été expulsé de Russie après que des agents des forces de sécurité moscovites l'avaient pris en flagrant délit en train de réceptionner des photos satellites classifiées que lui apportaient des officiers Russes.

Des sources du ministère des affaires étrangères ont établi dimanche que les Russes, qui considèrent Dinel persona non grata, ont envoyé des messages au Turkménistan indiquant qu'ils souhaitaient que ce pays ne donne pas son accord à la nomination.

"Cette nomination était étrange dès le départ," explique une source haut placée au ministère des affaires étrangères. "Ils ont pris quelqu'un qui est un espion notoire, qui a même été expulsé de Russie pour ça, et ils le mettent au Turkménistan. Ils ont fait tout ça sans consulter un seul professionnel du secteur. Que pensaient-ils qu'il allait se passer? Il n'y a aucune chance qu'il obtienne l'accréditation des autorités du Turkménistan."

Le bureau du ministre des affaires étrangères a déclaré en réponse: "L'ouverture de l'ambassade ai Turkménistan a été retardée parce qu'un certain nombre de difficultés sont apparues, essentiellement au sujet de questions de sécurité comme c'est fréquemment le cas lors de l'ouverture d'une nouvelle représentation. Nous espérons qu'il sera possible de régler les problèmes dans les semaines à venir."

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mardi, septembre 29, 2009

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La Norvège, ce pays antisémite

Combien de pays antisémites à travers la planète Terre?

Rassurez-vous, si vous avez un peu de mal à compter, vous aurez plus vite fait de dénombrer les pays qui ne sont pas antisémites: il n'y en a aucun (zéro).

En effet des officines du genre ADL (Anti-Defamation League) ne cessent de nous fournir des statistiques plus alarmantes les unes que les autres sur l'antisémitisme en baisse mais le plus souvent en hausse malheureusement.
Toutefois, quand la statistique est à la baisse, ce ne peut-être que temporaire et dissimuler des hausses dans tel ou tel secteur géographique, ou telle catégorie sociale du pays concerné.

Saviez-vous par exemple que la Norvège (comme le reste de la Scandinavie) est un pays notoirement antisémite?

Eh bien, si vous l'ignoriez, le ministre des affaires étrangères sioniste Avigdor Lieberman vous le rappelle preuves à l'appui.
Par exemple, le fait que la délégation norvégienne n'ait pas quitté la salle lors du discours du président Iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Car ne vaut-il pas mieux être taxé d'anti-iranisme (ou aryanisme je ne sais pas comment le formuler) plutôt que d'antisémite?

Mais, objecterez-vous, il y a au moins un pays au monde qui n'est pas antisémite et il s'agit de l'entité sioniste elle-même.

A voir, car un certain nombre d'indications laissent à penser que ce n'est pas du tout le cas.

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mardi, septembre 01, 2009

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Blitz sur les Etats Unis

Oui, un gouvernement a décidé de déclencher un blitz sur les Etats Unis.

Le blitz, ce n'est rien d'autre que la vague de bombardements aériens imposée par l'Allemagne nazie à la Grande Bretagne du 7 au 30 septembre 1940, tuant plus de 7000 personnes.
C'est Avigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères qui annonce ce blitz diplomatique qui doit déferler sur les USA et vise à "recadrer" le conflit palestino-sioniste.


Car, pour M. Lieberman:
le coeur du conflit n'est pas les colonies mais plutôt l'absence de volonté du monde arabe de reconnaître le droit des Juifs à un Etat dans la région, une liste d'officiels de haut niveau du gouvernement sillonnera le pays d'est en ouest pendant plus d'un mois pour apporter ce même message

Ce bombardement propagandiste s'abattra sur les villes de Washington, New York, Chicago, Boston, Atlanta, Philadelphia, Detroit, Las Vegas, Houston, Los Angeles, San Francisco et Miami et s'étalera jusqu'à mi-octobre.



Soit plus longtemps que le blitz qui avait touché Londres pendant 24 jours.


Tout ça pour dire qu'il est intéressant de voir quelles sont les références de quelqu'un comme Avigdor Lieberman qui n'hésite pas à employer un vocabulaire guerrier emprunté au régime hitlérien.

p
Nous rappellerons simplement à M. Lieberman et à ses nombreux partisans, eux qui veulent entretenir le culte d'une certaine mémoire, que le blitz s'était terminé par une défaite de la Lutwafe devant la DCA et la Royal Air Force britanniques.

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