jeudi, mars 21, 2013

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La France a-t-elle trahi le Mali?


L’armée française devrait commencer à se retirer du Mali dès le mois prochain puisque la souveraineté de ce pays sera très bientôt quasi-rétablie, si on en croit M. François Hollande qui s’est exprimé sur cette question devant ceux à qui il doit rendre compte chaque année.
Au dîner du CRIF: "Alors, j'ai bon ou pas bon?"
"Est-ce que je vais avoir une bonne note?"
C’est que la mission sera alors accomplie.

Reste à savoir de quelle mission il s’agit : restaurer l’intégrité territoriale malienne ou agir dans le sens des «intérêts de la France.»

Parce que, à la différence de ceux dont parlent les Beatles dans une de leurs chansons, ce ne sont pas forcément des mots qui vont très bien ensemble.

Et c’est en tout cas une opinion de plus en plus répandue au Mali où on s’interroge sérieusement sur les manigances de l’ancienne puissance coloniale que d’aucuns accusent d’encourager une partition de facto du pays.

Une telle partition du Mali pourrait être le prélude de bouleversements similaires dans d’autres pays de la région, dont l’Algérie.

Un scénario lourd de dangers que n’hésite pas à envisager Mohamed-Chafik Mesbah, un ancien officier de l’armée algérienne :
La situation actuelle dans le Sud de l’Algérie ne laisse rien présager de bon d’après l’ancien officier, qui craint que cette région ne vienne à bout des forces sécuritaires régionales. Il s’est également inquiété de l’intervention des puissances étrangères dans ces conflits africains, et va imaginer un scénario très pessimiste dans lequel l’Algérie serait soumise aux décisions des autres pays occidentaux et où elle ne pourrait plus exercer sa souveraineté nationale, dans la région du sud, et pourrait avoir comme conséquence la division du nord et du sud du pays. Un dessein de longue date, d’après Mohamed-Chafik Mesbah. « L’idée de diviser le pays et de ne libérer que sa partie nord, tout en continuant à occuper et à exploiter les champs pétrolifères et les autres richesses naturelles, remonte à la période de la guerre d’Indépendance », a-t-il affirmé. 
Si on en lit le portrait que Mohamed Sifaoui, le même qui pense que le régime sioniste est une démocratie, fait de Mohamed-Chafik Mesbah, on peut retirer au moins la certitude que les réflexions de cet ancien du DRS reflètent bien les préoccupations d’une partie des élites politiques et militaires du pays.

Et comme le remarque le blogueur El Erg Echergui (apparemment dans la veine du MAOL) qui réagit aussi à des propos de M. Mesbah, le régime algérien n’est pas pour rien dans les risques de fragmentation de la nation, comme d’ailleurs il n’a pas été pour rien dans le long processus de déstabilisation de la région. 
Qui qu’il en soit, l’écrasement de l’Irak, la partition du Soudan, la pseudo révolution libyenne et l’anarchie qui s’est saisie de ce pays ainsi que la destruction en cours de la Syrie incitent à ne pas écarter d’un revers de main les risques pour l’intégrité et l’unité territoriales de l’Etat algérien. 

Et au Mali, ce sont d'abord les Maliens qui ont trahi. La France est par contre fidèle à ce qu'elle estime être l'intérêt de sa politique africaine et de ses grandes entreprises.

Le soutien tacite de la France aux séparatistes au Mali suscite colère et accusations de trahison
 La montée à nouveau en puissance  du Mouvement National [Targui] de Libération de l’Azawad suscite colère et interrogations chez les maliens quant au rôle de l’Europe et à son engagement à leurs sécurité et unité.
par Peter Tinti, Christian Science Monitor (USA) 20 mars 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Gao, Mali - Avec la baisse en intensité de la guerre pour éliminer les rebelles islamiques du Mali, un sentiment de frustration se fait jour au sujet d’une armée française perçue le plus souvent maintenant comme ayant pris parti pour une faction ethnique controversée qui avait auparavant coopéré avec al Qaïda. 

Dans les villes de Gao et Tombouctou d’où les Français ont expulsé en janvier des groupes d’extrémistes, la colère monte par rapport au fait que les Français font s’accommodent d’une autre organisation séparatrice, le Mouvement National [Targui] de Libération de l’Azawad, ou MNLA. 

Ces derniers jours, les séparatistes du MNLA, en majorité d’ethnie targuie, et qui il y a un an s’étaient emparés par la force du nord du pays et avaient collaboré récemment avec les extrémistes islamiques, ont commencé à exercer une autorité et revendiquent pouvoir et argent. 

Des documents de type official, par exemple, qui demandent aux véhicules et aux automobilistes qui entrent et sortent de la région nordique de Kidal de payer une taxe, sont un exemple parmi d’autres. Les documents sont cachetés avec un sceau marqué de la mention «Etat de l’Azawad», le logo du MNLA. 

De nouvelles révélations sur la mise en place par le MNLA d’une administration parallèle sous les auspices de la France ont provoqué l’indignation, non seulement localement mais dans tout le Mali. 

“Le MNLA a bénéficié de l’intervention plus que n’importe quelle autre organisation,” affirme Abba Maiga, un habitant de Gao. «Alors maintenant, je demande si la France est intervenue pour sauver le Mali ou si elle est intervenue pour sauver le MNLA ?» 

Beaucoup de Maliens se demandent si la France a vraiment la volonté de restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Et tandis que la France et ses alliés africains ont considérablement progressé dans l’expulsion des rebelles islamistes de leurs bastions, le fait demeure que la question du séparatisme targui reste une des graves pommes de discorde qui ont été à la racine de la plongée du Mali dans le chaos. 

M. Maiga, a vécu à Gao au moment où elle avait été occupée pat le MNLA puis quand la ville est passée sous le contrôle d’organisations de rebelles islamistes qui ont été récemment chassées par les forces sous commandement français, explique que l’intervention française l’avait rendu d’abord fou de joie. 

Mais aujourd’hui, il s’interroge sur les motivations derrière l’intervention. «Je ne leur fais plus confiance [aux Français]. Ils nous ont trahis,» dit-il. 

Collaboration, pas confrontation

Le MNLA a fondu sur Kidal le mois dernier après que les rebelles liés à al Qaïda eurent abandonné la ville au lendemain des bombardements français. Depuis lors, le MNLA a mis en place des checkpoints et a averti la France et ses alliés africains que l’armée malienne n’est pas la bienvenue et sera traitée en ennemie.
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Pour l’instant, la France semble préférer collaborer avec le MNLA et se concentrer sur l’expulsion des rebelles de leurs bastions montagneux, plutôt qu’aider l’armée malienne à reprendre le territoire initialement tombé entre les mais du MNLA l’année dernière.

Et alors que la France soutient l’armée malienne dans sa volonté de consolider son contrôle sur les régions de Gao et Tombouctou, des indices de plus en plus nombreux indiquent qu’elle fait la même chose avec le MNLA à Kidal.

Des automobilistes qui se sont rendus récemment dans la région affirment que le MNLA  fait payer entre 60 et 80 dollars de taxe pour entrer dans la région et entre 80 et 200 dollars de plus pour accéder à la ville de Kidal. La même taxation s’applique quand on sort de Kidal.
Le formulaire du MNLA remis aux automobilistes montre l’exercice d’une autorité administrative: le document est bilingue arabe-français et porte un entête où on lit, «Etat de l’Azawad : Unité, Liberté, Sécurité,» l’identité du chauffeur, le type du véhicule, le nom propriétaire du véhicule et divers numéros d’immatriculation doivent être renseignés.

Au bas du formulaire, un cachet représente une carte avec les frontières revendiquées pour un Azawad indépendant qui comprend les régions de Gao et Tombouctou.

“Ils les Français] disaient que leur objectif était de combattre les islamistes et de restaurer l’intégrité territorial du Mali, mais maintenant ils aident les séparatistes,” déclare un élu municipal de Gao qui a souhaité garder l’anonymat. «Ils travaillent avec les terroristes !» clame-t-il en montrant le formulaire en question.

Des habitants de Gao craignent que l’argent obtenu avec les taxes de transit serve à financer une autre rébellion séparatiste ; le MNLA prétend qu’après les attentats suicides commis dans la ville et ses alentours, ces papiers et la taxation sont  nécessaires pour le maintien de la sécurité.

«Tous les véhicules à l’intérieur du territoire contrôlé par le MNLA doivent avoir ce document,» a déclaré à Reuters à Paris Moussa Ag Assarid, représentant en Europe du MNLA. «De la sorte, nous pouvons distinguer les terroristes et les trafiquants de droguer des chauffeurs ordinaires.»

Les liens antérieurs avec les islamistes

Le MNLA avait une première fois pris le contrôle du Nord Mali alors qu’il combattait aux côtés des rebelles islamistes – dont certains sont liés à al Qaïda – pour chasser l’armée malienne d’une immense étendue désertique à peu près de la taille du Texas.

Mais les séparatistes [Touareg] avaient vite été dominés – militairement et politiquement – par leurs allies de circonstance et avaient été chasses de grandes villes et agglomérations de la région.

 Mais pour la plupart des habitants de Gao – la plus grande ville du Nord Mali avec environ 85 000 habitants – la brève domination du MNLA était associée aux pillages systématiques, aux violations des droits de l’homme et perçue comme ayant permis la prise de contrôle par les islamistes.

Le MNLA prétend qu’on ne peut pas faire confiance à l’armée malienne à Kidal, évoquant l’histoire d’abus par le passé ainsi que des allégations sur de plus récentes exécutions extrajudiciaires de Touareg et d’Arabes par les forces maliennes.

Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré a annoncé être ouvert à des négociations avec le MNLA pour peu qu’il renonce à ses appels à l’indépendance. De son côté, le MNLA a indiqué être prêt à accepter une forme négociée d’autonomie, mais a refusé de déposer les armes avant de discuter.

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lundi, janvier 21, 2013

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Chose promise, chose due: les années de guerre à venir au Sahel


Pour ceux qui croient que l'armée française, dont sa fameuse Légion Etrangère qu'il serait malséant de qualifier de bande de mercenaires, va faire un petit tour au Mali, restaurer l'Etat malien, puis s'en aller en laissant le chantier bien en ordre, j'ai bien peur d'avoir une mauvaise nouvelle à leur annoncer.
Non pas que le corps expéditionnaire dépêché par François Hollande ne parviendra pas à repousser les groupes armés qui se sont emparés du nord du  territoire malien.
La chose devrait aller sans véritable difficulté.
Non, ce que je veux dire, c'est que l'affaire malienne n'est que la continuation d'un processus de déstabilisation de l'ensemble de l'espace saharo-sahélien qui a déjà fait la preuve de son efficacité au Soudan.
Un pays qu'on a contraint à la partition, chose que peu ont suffisamment médité. Certes le Soudan était en crise depuis son indépendance, mais les puissances n'ont voulu, soutenu et obtenu la sécession du sud du pays qu'une fois connu le potentiel pétrolier de cette région. Un pétrole dont le circuit d'évacuation est l'objet d'âpres disputes politiques ou d'affrontements armés.
Ce démantèlement des Etats de la région et peut-être au-delà, en est à ses débuts et rien ne pourra l'empêcher semble-t-il car la destruction du régime libyen a brisé tout le système d'interdépendances économiques qui permettait aux populations locales de survivre. L'instabilité qui s'est emparée du Sahel ainsi que de la région du nord du Nigeria ne sera d'ailleurs pas sans conséquence pour important projet de gazoduc qui devait relier les champs gaziers de ce pays au réseau algérien de gazoducs puis le marché européen et dont on a du mal à comprendre s'il est déjà abandonné ou pas. (une splendide occasion en tout cas de renforcer une interdépendance économique entre deux régions africaines).
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Projet de gazoduc transsaharien
A ceux qui pensent que je suis pessimiste, je demanderai de prêter attention aux propos tenus le 20 janvier 2013 par le N°1 Britannique David Cameron, des propos que je n'ai pas retrouvés dans la presse de langue française:
“L’occident est devant une bataille qui va durer des dizaines d’années pour vaincre al Qaïda en Afrique du Nord,’’ a averti David Cameron hier pour marquer une évolution radicale de la lutte du Royaume Uni contre le terrorisme.
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David Cameron: la Grande Bretagne tient ses promesses
Et déjà:
Les forces spéciales sont censées se préparer à pourchasser le chef djihadiste derrière le siège et l’assassinat d’otages en Algérie, Mokhtar Belmokhtar.

On voit là se mettre en place la même belle mécanique qui est à l’œuvre en Afghanistan, en Somalie et au Yémen.
Avec probablement les mêmes effets.
Et comme le dit le premier ministre lui-même, c'est une guerre de l'Occident.

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vendredi, janvier 18, 2013

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Quand un sauvage dénonce la sauvagerie en...Syrie

L' actualité est abondante, avec le Mali et, paradoxalement, surtout l'Algérie, pays qui fait maintenant figure d'accusé pour sa gestion (à "l'algérienne" dit-on) d'un évènement qui est avant tout la conséquence des agissements de la France et de ses amis au Mali et, auparavant , en Libye.
Mais ce n'est pas de ça dont je veux vous parler, même si le risque est grand de voir l'Algérie se retrouver peut-être devant un danger mortel. Non, je voudrais revenir sur la Syrie qui, si elle est passée à l'arrière-plan, est loin d'avoir disparu du radar de la propagande occidentale ainsi qu'en témoignent des informations qui font état d'un massacre qui aurait été perpétré par les forces gouvernementales.
Le gouvernement français, ce pompier pyromane qu'il soit de droite ou de gauche, s'est d'ailleurs empressé de dénoncer la "sauvagerie" du régime syrien.
En matière de sauvagerie, l'armée française n'a pourtant de leçon à recevoir de personne, au contraire!
En matière de mensonge non plus.
Syrie: Reuters se discrédite encore en  relatant un autre mensonge sur un 'massacre' -
Moon of Alabama, 17 janvier 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri
Reuters: Le massacre de plus de cent personnes signalé à Homs en Syrie
Plus de cent personnes ont été tuées par balles, à l'arme blanche et peut être brûlées vives par des forces gouvernementales dans la ville syrienne d'Homs, a affirmé un organisme de veille ce jeudi, et de durs combats faisaient rage dans tout le pays.
L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), un organisme basé en Grande Bretagne a indiqué que des femmes et des enfants figuraient parmi les 106 personnes tuées par les forces fidèles au président Bacha al-Assad qui ont investi mardi Basatin al-Hasawiya, un quartier pauvre de la périphérie d'Homs.
...
Reuters ne peut pas confirmer indépendamment ces informations en raison des restrictions sur la presse en Syrie.
Cette dernière phrase est absurde et sert d'excuse facile à Reuters pour sa paresse et pour pouvoir publier de la propagande.
Bill Neely (@billneelyitv) appartient à la rédaction internationale d'ITV News. Il est en ce moment en Syrie sous couvert d'un visa délivré par le gouvernement et il rend compte depuis Homsis. Voici ses tweets récents:
9:08 AM - 17 Jan 13
Il est évident que beaucoup de gens ont péri dans cette agglomération agricole pauvre en périphérie de #Homs. Le régime comme l'opposition affirment qu'il y a eu des dizaines de tués.

9:10 AM - 17 Jan 13
Les gens d'ici avec qui j'ai parlé évaluent le nombre de tués à #Huwaisa à 30 environ, dont des femmes et au moins cinq enfants. J'ai vu du sang et des restes [humains]
9:25 AM - 17 Jan 13
Il y au à l'évidence un massacre à #Huwaisa. Difficile de dire qui a fait ça - l'opposition accuse les forces du régime, les civils ici accusent le Jabhat al Nusra.
9:35 AM - 17 Jan 13
Les gens d'ici à #Huwaisa décrivent des rebelles qui sont venus dans le secteur pour attaquer l'armée; ceratins portaient des uniformes noirs, certains portant des bandeaux avec des slogans djihadistes.
9:36 AM - 17 Jan 13
Beaucoup d'hommes d'ici à #Huwaisa pleuraient quand ils se retrouvaient - l'un a perdu deux frères, un autre son épouse et sa soeur. Ils dident que les rebelles étaient différents - pas de l'Armée Syrienne Libre.
Qui peut mieux savoir qui a tué les gens à Huwaisa? Les gens qui vivent sur place ou la source de la propagande de Reuters qui se trouve quelque part en Grande Bretagne?

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mercredi, janvier 16, 2013

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Quels lendemains de guerre au nord du Mali?


Vous pouvez lire ici ou  que le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA), par la voix de son porte parole, non seulement approuve l’intervention militaire française au Mali mais est disposé à prêter main forte au corps expéditionnaire français pour les combats au sol.
Ce n’est pourtant pas exactement ce que dit Moussa Ag Assarid, le porte parole de ce mouvement ainsi qu’on peut le constater en lisant une retranscription intégrale d’un entretien qu’il a accordé tout récemment à un journal espagnol.
Moussa Ag Assarid pose en effet un préalable non négligeable avant cette coopération : que le gouvernement malien engage des discussions sérieuses avec son mouvement sous l’égide de ce qu’il appelle la «communauté internationale.»
J’espère quand même qu’il sait que dans le cas du Mali, la communauté internationale se résume à  la France qui n’en fait qu’à sa tête.
Moussa Ag Assarid, porte parole du MNLA
Moussa Ag Assarid, porte parole du MNLA
Et en parlant de négociations avec le MNLA en relation avec la situation actuelle au nord du pays, c’est une éventualité qu’a explicitement écartée M. Tieman Hubert Coulibaly, le ministre Malien des affaires étrangères qui rejette ces «conditions posées à l’armée malienne.» Une formulation qui montre que la Mali n’a de gouvernement en ce moment que militaire.
On comprend donc que ce qui tient lieu de gouvernement en ce moment au Mali compte bien reprendre le contrôle des régions du nord du pays grâce à l’armée française, sans doute pour répéter une politique qui a entretenu une instabilité qui a débouché sur la situation actuelle à la faveur de l’intervention occidentale contre le régime de Mouammar Kadhafi.
François Hollande, porte parole du Mali, de l'Afrique en général et de la Syrie
François Hollande, porte parole du Mali (et de l'Afrique en général) et de la Syrie
Le pompier pyromane français qui ne semble pas satisfait du désastre qu’il a provoqué à la frontière orientale de l’Algérie s’attelle maintenant avec passion à continuer son sale boulot à la frontière sud du polygone étoilé.

Le porte-parole du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) admet qu'il faut négocier
Par Xavier Aldekoa, La Vanguardia (Espagne) 16 janvier 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri
Le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), héritier de plusieurs mouvements de rébellion targuie dans le nord du Mali veut avoir un rôle clef dans la guerre. Son porte parole, Moussa Ag Assarid dit que la révolution indépendantiste a été détournée par des terroristes et il tend la main à la France. Mais avec des conditions.

Le MNLA est-il prêt à combattre au côté de la France contre les fondamentalistes ?

Notre position est claire. Nous voulons des droits pour le peuple de l’Azawad. Et nous luttons déjà contre les terroristes. Avant même que la France ait commencé à le faire nous les affrontions déjà. Nous connaissons ce territoire et ses gens. Nous avons des combattants expérimentés qui savent se battre. Qu’on nous laisse faire le travail. Ce n’est pas au mali de régler ça, ni à la Communauté Economique d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il faut négocier pour déterminer les conditions, et tout ce qui se passe sur le terrain, nous nous chargerons de le résoudre.
Mais pour Bamako, le MNLA est aussi l’ennemi.

Il ne faut pas faire l’amalgame entre de MNL   A et d’autres groupes armés. Nous ne sommes pas des terroristes ; nous voulons des droits sur nos territoires et nous demandons l’indépendance. Aujourd’hui, nous devons négocier avec Bamako pour déterminer notre rôle et les statut [du territoire) de l’Azawad.
Le MNLA a-t-il le sentiment que sa révolution targuie a été détournée ?

Tout à fait. Notre peuple vit dans la soumission depuis 50 ans. Depuis 1960, nous avons été massacrés, nous avons subi un génocide, et comme il n’y avait aucune volonté de trouver une solution politique, nous avons fait la guerre à Bamako pour la dignité de notre sang versé, de nos enfants et des milliers de réfugiés. La communauté internationale ne doit pas l’oublier. Il est inutile que le gouvernement malien ttente de récupérer le territoire de l’Azawad s’il ne s’assoit pas à la table de négociations. Les choses ne peuvent plus être comme avant, avec l’armée stationnée au nord tandis que les villes s développent au sud. Il y a un problème politique, il faut le résoudre et ensuite, nous nous impliquerons dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Et si le gouvernement malien ne cède pas à vos revendications ?

Sans solution politique, le Mali ne retrouvera pas la paix.

Quelle est cette solution : l’indépendance, une certaine autonomie ?

Il doit d’abord y avoir une négociation franche entre la communauté internationale, le MNLA et Bamako. Une fois la solution politique trouvée, nous verrons ce qui se passera. Cet accord sera déterminant pour la lutte contre le terrorisme.

Le MNLA peut-il vaincre les extrémistes ?

Nous disposons de plusieurs milliers d’hommes et de matériel qui nous permettent de nous adapter au terrain et de combattre dans un territoire que nous connaissons comme notre poche. En outre, la population est de notre côté et elle nous renseigne chaque jour sur leurs positions. Nous savons où sont les terroristes.

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mardi, janvier 15, 2013

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Après Sarkozy en Libye, Hollande victime d'un mirage au Mali


Je ne sais pas quel jeu joue le gouvernement algérien qui a autorisé la France à faire transiter par son espace aérien des avions se rendant au Mali.
Peut-être était-ce le prix à payer pour les déclarations alambiquées de François Hollande lors de son dernier déplacement à Alger, ou encore pour le remercier d’avoir écouté sans broncher la chorale féminine qui chantait ses louanges à Tlemcen.
En tout cas, même si l’engagement algérien ne va pas plus loin, c’est déjà une faute et un reniement des principes qui ont animé la lutte anticoloniale.
Quant à savoir ce qui a amené la France à intervenir sans mandat de l’ONU et prétendument à l’appel d’un gouvernement qui n’a d’autre légitimité que celle que lui a donné un coup d’Etat…
La France va essayer maintenant de régulariser sa situation à l’ONU, ce qui laisse sous-entendre qu’à paris on est quelque peu conscient de la faiblesse de l’habillage légal donné à son intervention.
Paris a aussi argué de la nécessité d’assurer la sécurité de ses ressortissants, ils sont quelques milliers, au Mali.
Un argument étrange qui sera peut-être utilisé par un des multiples pays d’origine des migrants qui résident en France en cas d’accession à l’Elysée d’un candidat extrémiste !
La vérité est que la France est partie en guerre pour défendre ses intérêts miniers et stratégiques et que si elle était disposée à laisser agir, sous son contrôle, une force africaine dominée par des représentants de la Françafrique, elle ne pouvait pas permettre à une autre puissance extra-africaine de prendre l’initiative militaire. Cette vérité est d’ailleurs affirmée clairement par le gouvernement français même si les journalistes la noient dans tout un fatras de considérations, notamment techniques et tactiques.
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François Hollande intervient militairement en Afrique au nom des intérêts de la France de de l'Europe
La France ne pouvait pas même laisser la première place aux Etats Unis qui s’échinent patiemment depuis des années à rogner la place de la France dans la région même si sa stratégie a été quelque peu perturbée par l’arrivée de ce nouvel acteur de premier plan qu’est la Chine. 
Et cette intervention française tombe finalement plutôt bien pour les Etats Unis et, si on en croit cet article du New York Times, les Américains ne sont tout de même pas fâchés de voir la France s’y coller parce qu’ils n’avaient pas vraiment envie d’y aller eux-mêmes : trop compliqué pour des résultats aléatoires.
Bien sûr, la France, avec le renfort éventuel de ses ‘’alliés’’ africains, a parfaitement les moyens de contenir, de repousser et d'infliger de lourdes pertes aux miliciens qui tiennent actuellement le nord du Mali (et aux populations civiles aussi soit dit en passant).
Et les choses peuvent même aller très vite.
Le problème étant justement celui de la durée. Sauf à occuper durablement le Sahara et la région sahélienne, en y installant des postes militaires, en y faisant circuler des unités motorisées et en patrouillant régulièrement l’espace aérien, les combattants qui se seront égayés dans la nature et au-delà du «limes» reviendront dès qu’ils auront reconstitué leurs forces.
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                                  Le limes romain en Afrique
Et compte tenu de l’instabilité (à laquelle l’Etat algérien a malheureusement contribué), et de la pauvreté, qui règnent dans une région à l’économie de laquelle l’intervention en Libye (avec la France en pointe déjà) a porté un coup très dur, il n’y a aucune raison pour que ces forces ne se reconstituent pas dans des délais assez brefs.
Pour conclure, on dira qu’il est quand même piquant de voir François Hollande aller guerroyer contre des clones ce ceux qu’il soutient mordicus en Syrie.
NB : j’ai hésité dans la traduction du titre. Au lieu de «supplantent (ou remplacent) la prudence», j’ai préféré «contre la prudence.» Il me semble que dans le verbe supplanter il y une notion d’antagonisme ou d’opposition.
Les frappes françaises au Mali contre la prudence des Etats Unis
par ADAM NOSSITER, ERIC SCHMITT and MARK MAZZETTI.
The New York Times (USA) 13 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Bamako, Mali – Des avions de combat français ont frappé en profondeur au cœur des bastions rebelles du nord du Mali ce dimanche, mettant fin à des mois d’hésitation internationale au sujet d’une action militaire dans la région et après l’échec de toutes les autres tentatives des Etats Unis et de leurs alliés pour contrer les extrémistes.
Pendant des années, les États-Unis ont essayé d'enrayer la propagation du militantisme islamique dans la région en mettant en œuvre le plus ambitieux de ses programmes de lutte contre le terrorisme à travers ces vastes étendues turbulentes du Sahara.
Mais quand les insurgés se sont répandus dans tout le désert l’an dernier, les commandants des unités d’élite des armées de ce pays, entraînées minutieusement pendant des années par les Etats Unis  ont fait défection au moment où moment où on avait le plus besoin d'eux – pour passer à l’ennemi en pleine bataille, avec leurs hommes, leurs fusils et leurs nouvelles compétences, selon des officiers supérieurs Maliens.
"Ce fut un désastre,” déclare un des officiers Maliens qui confirme les défections.
Puis, un officier formé par les Etats Unis a renversé le gouvernement élu du Mali, préparant le terrain pour que plus de la moitié du pays tombe entre les mains des extrémistes islamistes. Les avions espions et les drones de surveillance américains ont essayé de mettre de l’ordre dans cette pagaille, mais les officiels Américains et leurs alliés en sont encore à se triturer les méninges pour se faire une idée précise de ce qu’ils affrontent.
Maintenant, malgré les avertissements américains de longue date sur le risque qu’une attaque occidentale sur le bastion islamiste fasse affluer des djihadistes de partout dans le monde et encourage des attentats terroristes aussi loin qu’en Europe, les Français sont entrés d’eux-mêmes en guerre.
Ils ont d’abord freiné la progression islamiste, affirmant que le reste du Mali serait tombé entre les mains des militants en quelques jours. Puis, le dimanche, les avions de combat français sont passés à l’offensive, attaquant des camps d’entraînement, des dépôts et d’autres positions des militants loin à l’intérieur du territoire contrôlé par les islamistes, dans le but de déloger les militants qui ont créé là un des plus importants repaires au monde pour les djihadistes.
Certains officiels du Départment de la Défense, en particulier des officiers du Joint Special Operations Command au pentagone ont plaidé en faveur d’une campagne d’assassinats [lethal campaign] pour tuer les hauts responsables de deux des organisations extrémistes qui tiennent le nord du Mali, Ansar Dine et Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Tuer les chefs, soutenaient-ils, pourrait provoquer un effondrement interne.
Mais son attention et ses ressources étant concentrées sur d’autres conflits comme le Pakistan, le Yémen, la Somalie et la Libye, l’administration Obama a rejeté ces frappes en faveur d’une stratégie plus prudente et une action indirecte : aider les nations africaines à repousser et à contenir la menace par elles-mêmes.
Ces quatre dernières années, les Etats Unis ont dépensé entre 520 et 600 millions de dollars dans un vaste effort pour combattre le militantisme islamiste dans la région sans faire des guerres comme celles qu’ils ont menées au Moyen Orient. Ce programme s’est étendu du Maroc au Nigeria et les officiels Américains présentaient l’armée malienne comme une partenaire exemplaire. Les forces spéciales américaines avaient formé les soldats Maliens au tir de précision, à la patrouille de frontière, à l’embuscade et à d’autres techniques du contreterrorisme. 
Mais toute cette planification délibérée a rapidement volé en éclats quand des combattants islamistes aguerris et lourdement armés sont rentrés des combats en Libye. Ils se sont alliés avec des djihadistes comme Ansar Dine, ont mis en déroute des forces maliennes mal équipées et les ont démoralisées à tel point qu’il s’en est suivi une mutinerie contre le gouvernement dans la capitale, Bamako. 
Une évaluation confidentielle à l’interne effectuée en juillet dernier par l’Africa Command (Africom) au Pentagone avait conclu que le coup d’Etat était allé trop vite pour que le commandement américain où les analystes du renseignement puissent en détecter de véritables signes avant coureurs.
Le coup d’Etat au mali est allé si vite et il y avait si peu de signaux d’alerte,» explique le colonel Tom Davis, un porte parole du commandement. «L’étincelle qui l’a déclenché s’est produite chez les officiers de niveau intermédiaire qui ont fini ar renverser le gouvernement, pas aux échelons supérieurs où on aurait pu plus aisément remarquer des signaux d’alerte » 
Mais un officier des Forces d’Opérations Spéciales n’est pas d’accord, qui affirme, “Les choses fermentaient depuis cinq ans. Les analystes étaient trop complaisants dans leurs hypothèses et ils n’avaient pas vu les gros changements et leur impact, comme l’armement lourd en provenance de Libye et la nature différente, plus ‘’islamique’’ des combattants qui revenaient. 
Les mêmes unités de l’armée entraînées par les Etats Unis et qu’on voyait comme la meilleure chance de repousser cette avance se sont avérées en fin de compte être à la base de la défaite militaire du pays. Les chefs de ces unités d’élite étaient des Touareg – de la même ethnique nomade qui envahissait le nord du Mali. 
Selon un officier supérieur, les commandants Touareg des quatre unités maliennes combattant dans le nord à l’époque avaient fait défection en faveur de l’insurrection ‘’au moment crucial», emportant avec eux les combattants, les armes et un peu d’équipement. Il affirme qu’ils ont été rejoints par environ 1 600 autres transfuges de l’armée malienne, portant un coup sévère aux espoirs du régime de résister à l’offensive. 
“L’aide des Américains s’est révélée sans utilité,” déclare un autre officier supérieur Malien, engagé en ce moment dans les combats. ‘’Ils ont fait les mauvais choix,’’ dit-il en s’appuyant sur des chefs d’un groupe [ethnique] qui est en rébellion contre l’Etat malien depuis cinquante ans.
Le quasi effondrement de l’armée malienne, y compris des unités entraînées par les forces spéciales américaines, suivi par un coup d’Etat avec à sa tête un officier formé par les Etats Unis, le capitaine Amadou Sanogo, a surpris et embarrassé le haut commandement militaire américain.
 ‘’J’ai été très déçu de voir un militaire avec qui nous étions en relation pour le former participer au renversement par l’armée d’un gouvernement élu,’’  a déclaré le général Carter F. Ham, commandant de l’Africom, dans un discours prononcé à la Brown University le mois dernier. ‘’On ne peut pas qualifier ça autrement que complètement inacceptable.’’ 
Les officiels Américains défendent leur entraînement de l’armée malienne, expliquant qu’il n’avait jamais eu pour but d’être aussi complet que ce que les Etats Unis ont fait en Irak et en Afghanistan. ‘’Nous avons entraîné cinq unités pendant cinq ans, mais est-ce que ça suffit à faire une véritable armée solide comme le roc ?’’ demande un officier de l’armée américaine bien au courant du dossier. 
Après le coup d’Etat, les extrémistes ont rapidement écarté les Touareg dans le nord malien et appliqué une version dure de l’Islam à la population, coupant des mains, flagellant les habitants et poussant à la fuite des dizaines de milliers de personnes. Les pays occidentaux ont alors adopté une stratégie d’endiguement, exhortant les pays africains à boucler le nord du pays en attendant d’être en mesure de mobiliser une force armée pour chasser les islamistes à l’automne, au plus tôt. A cette fin, le Pentagone fournit à la Mauritanie des camions neufs et au Niger deux avions de reconnaissance Cessna, en plus de la formation militaire dispensée dans les deux pays. 
Mais même ce plan de sauvetage a échoué car les islamistes ont progressé dans le sud en direction de la capital. Avec des milliers de citoyens Français au Mali, son ancienne colonie, la France a décidé qu’elle ne pouvait pas attendre plus longtemps et a bombardé les militants sur la ligne de front et en profondeur dans leur repaire. 
Certains experts dissent que des troupes étrangères pourraient facilement reprendre les grandes villes du nord du Mali, mais que les combattants islamistes ont obligé des enfants à se battre pour eux, ce qui est dissuasif pour toute force d’invasion, et pourraient recourir à des tactiques insurrectionnelles meurtrières. 
‘’Ils ont préparé ces villes pour en faire un piège mortel,’’ déclare Rudy Atallah, l’ancien directeur de la politique du contreterrorisme pour le Pentagone. ‘’Si une force d’intervention va là-bas, les militants en feront une guerre insurrectionnelle.’’
Adam Nossiter reported from Bamako, Eric Schmitt from Niamey, Niger, and from Washington, and Mark Mazzetti from Washington. Steven Erlanger contributed reporting from Paris.

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vendredi, novembre 23, 2012

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Une coalition syrienne d'opposition "légitime" mais pas populaire


Pratiquement aucun journal n’est fichu de nous donner le nom complet de la nouvelle coalition (Coalition nationale Syrienne des Forces de l'Opposition et de la Révolution) présidée par Mouaz Alkhatib et supposée représenter le peuple syrien. Toujours est-il que la presse a largement relevé que
Après Paris, Ankara et les monarchies du Golfe, Londres a reconnu mardi la nouvelle Coalition de l'opposition "comme seul représentant légitime du peuple syrien"
La France est en effet le premier pays européen à avoir reconnu la coalition d’opposition comme unique représentant du peuple syrien. Ce qui signifie qu’aux yeux de Paris, le pouvoir en place en Syrie n’est plus un interlocuteur, n’existe plus.

Et donc que la France et ses alliés démocratiques ont juré la perte du régime syrien et n’auront de cesse tant qu’il ne sera pas liquidé.

Comme nous l’explique le journal Le Monde, ce n’est qu’après un temps d’hésitation que le Royaume Uni a emboîté le pas à une France décidément en pointe en matière de néo-impérialisme.

L’hésitation britannique était ainsi justifiée par William Hague, le chef du Foreign Office :
"Nous voulons voir l'opposition syrienne ouverte à tous (...) et qu'elle reçoive un soutien de l'intérieur de la Syrie, et si elle l'obtient, oui, nous la reconnaîtrons", commentait-il mardi 13 novembre.
Il y a une dizaine de jours de cela, William Hague estimait que la fameuse coalition, jugée légitime par Laurent Fabius, ministre Français des affaires étrangères ; n’avait pas de soutien en Syrie même !

Mais, toujours selon Le Monde :
Une semaine plus tard, la visite des dirigeants de la Coalition vendredi, à Londres, semble l'avoir convaincu. Il a indiqué, mardi 20 novembre, avoir pris sa décision "sur la base des assurances" reçues des dirigeants de la Coalition lors de ce déplacement et après ses "consultations avec les partenaires européens" lundi à Bruxelles.
William Hague à Mouaz Alkhatib: maintenant que vous êtes légitimes, nous allons vous rendre populaires
Il a donc fallu seulement une semaine à l’opposition coalisée pour changer la donne politique et obtenir un soutien du peuple syrien ! Ce qui la rendrait donc effectivement légitime.
On le sait, le Proche Orient est la terre des miracles, mais on a quand même du mal à croire à ce miracle là.

En fait, même William Hague n’y croit pas qui déclare que:
La Coalition a "beaucoup à faire pour gagner le soutien total du peuple syrien et coordonner les efforts de l'opposition plus efficacement. Mais il est grandement dans l'intérêt de la Syrie, de la région et du Royaume-Uni que nous les soutenions et que nous ne laissions pas de place aux groupes extrémistes",
Mais comme il le dit, l’intérêt du Royaume Uni est de faire en sorte que le miracle se produise et que la coquille à peu près vide se remplisse...

Un schéma typique des interventions impérialistes du bon vieux temps.

 On remarquera qu’une bonne partie de ces soutiens à l’opposition au régime de Damas sont les mêmes qui ont soutenu, tout récemment encore, le droit de l’entité sioniste à se défendre contre les réfugiés Palestiniens entassés et confinés dans la bande de Gaza.

Des pays hyperactifs contre la Syrie, telle la Turquie ou le Qatar, se sont contentés au mieux de gesticulations qui ont dû amuser du côté de Tel Aviv.


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lundi, novembre 19, 2012

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Un complot terroriste contre Londres déjoué à Paris


Je rassure tout de suite les Londoniens et tous ceux qui aiment Londres, le complot a été éventé!
Et le titre de l'article que vous allez découvrir n’est pas de moi, mais d’un journal australien qui n’est pas complotiste mais qui sait que les complots existent ! A l'époque on ne parlait pas de complot islamiste ou de terrorisme islamique mais de terrorisme juif.
Comme on le sait, les sionistes sont passés maîtres dans l’art de la propagande et du travestissement de l’histoire.
Ces procédés ne marchent cependant qu’un temps.
Leur propagande peut certes encore compter sur la bienveillance, voire la complicité, de nombreux journalistes et personnalités du monde médiatique, comme par exemple ce Bruce Toussaint d’Europe 1 qui, interviewant Ygal Palmor un des chefs du gang sioniste, lui posait les questions tout en lui suggérant des pistes de réponses. Comme si Ygal palmor, un maître du mensonge, avait besoin des conseils d’un pseudo journaleux.
Yigal Palmor (ou Kravat'or) porte parole de la diplomatie sioniste
Il n’empêche que malgré tous les artifices,  la réalité de ce qu’ils sont apparaît de jour en jour plus nettement aux yeux des observateurs honnêtes.

Et ces observateurs sont une majorité immense dans ce qu’on appelle l’opinion publique.
Il y a la propagande et il y a l’histoire.

Et cette dernière, si elle s’écrit au quotidien aujourd’hui, s’écrivait aussi au quotidien dans les années 1940.
Grâce à internet et à l’effort de publication en ligne des archives de la presse, la réalité de ce qu’est le sionisme et de la manière dont il était perçu en Europe apparaît sans fard.

Je vous propose ici un article d’un journal de 1947 mis en ligne par le gouvernement australien.
Il serait impossible de titrer de la sorte un tel article aujourd’hui. Pourtant, nous avons là un article publié dans un journal tout ce qu’il y a de plus ordinaire dans un pays qui, au sein du Commonwealth, a joué un grand rôle dans la défaite du nazisme.

Complot juif contre Londres (Jewish plot to raid London)
Six bombes découvertes à Paris
Australian Associated Press, The Advertiser (Australie) 7 septembre 1947 traduit de l’anglais par Djazaïri

La police parisienne a arrêté plusieurs personnes aujourd’hui après avoir découvert six bombes à ailettes artisanales dont on suppose que le groupe Stern avait l’intention de les faire exploser sur Londres en représailles pour le transport de migrants Juifs à Hambourg [au lieu de la Palestine, NdT].

Le rabbin Baruch Korff, président de l’ American Political Action Committee for a Free Palestine, a également été arrêté près de paris aujourd’hui avec deux autres personnes alors qu’ils étaient sur le point d’embarquer dans un avion avec une valise pleine de tracts. Selon la police, Korff et ses compagnons avaient loué l’avion probablement pour procéder à un largage de tracts sur Londres.
Le terroriste Baruch Korff et le président des Etats Unis Gérald Ford
On ne sait pas si l’arrestation de Korff a un lien avec la découverte des bombes à ailettes qui ont été fabriquées à partir d’extincteurs d’environ 20 pouces de longueur auxquels ont été ajoutés des ailerons et un détonateur.
Le terroriste Baruch Korff et le président George Bush (père)
Les tracts disaient : « Ceci est un avertissement, nous porterons la guerre au cœur même de l’empire [britannique, NdT]. Nous sommes aujourd’hui prêts à mener une guerre de libération pour ne pas être esclaves demain.»

Après l’annonce de la découverte du complot pour bombarder Londres, un porte parole du ministère français de l’intérieur a déclaré que la police surveillait le groupe Stern depuis plusieurs semaines et vérifiait des informations selon lesquelles les terroristes allaient conduire une expédition aérienne sur Londres avec un avion privé.

Le porte parole a ajouté que Korff est un ressortissant Américain né en Russie. Les autres personnes arrêtées sont le pilote, Réginald Gilbert, Américain né à Birmingham en Angleterre, et Mme Judith Rosenberg, d’origine hongroise mais dont la nationalité actuelle est inconnue. Elle est la secrétaire de Korff.

Dans la voiture qui transportait les personnes arrêtées à l’aéroport, la police a découvert deux valises contenant 10 000 tracts imprimés en anglais, apparemment par un imprimeur français.
Aucune bombe n’a été trouvée dans l’avion qui attendait Korff. La police envisage d’autres arrestations.

Une perquisition dans les lieux de résidence des personnes arrêtées a permis à l’enquête de progresser rapidement, a ajouté le porte parole. La police a trouvé des documents qui ont fourni des pistes intéressantes.

Korff avait approché l’actuel ministre des affaires étrangères (M. le Tourneau) avec un plan pour utiliser un aéroport français comme base pour parachuter des Juifs en Palestine. M. le Tourneau avait rejeté cette demande.

Selon le correspondant à Paris de l’Associated Press de Grande Bretagne, la police de Versailles a indiqué que les tracts que Korff transportait devaient être largués au-dessus des bateaux de réfugiés à Hambourg.

L’édition parisienne du New York Herald Tribune affirme que ces tracts devaient être largués sur Londres hier.

Le correspondant de Reuters à Paris cite un témoin oculaire qui dit que les trois Juifs étaient sur le point d’embarquer sur un avion de location quand un policier en civil a ouvert le feu et que plusieurs inspecteurs, déguisés en mécaniciens, ont arrêté les Juifs.
Korff avait déclaré hier au correspondant de la British United Press que le groupe Stern s’était nouvellement formé en Irlande (Eire) et qu’il supposait que ce groupe était responsable du colis piégé expédié depuis l’Irlande qui avait blessé deux préposés au tris dans un centre postal de Westminster.

Korff avait menace la Grande Bretagne de nouveaux attentats de ce genre si les Juifs devaient débarquer à Hambourg. Le débarquement des trois bateaux de migrants, le Runnymede Park, l’Ocean Vigour et l’Empire Rival qui sont arrivés aujourd’hui à Hambourg en provenance de Cuxhaven a été retardé à cause du brouillard et ne commencera pas avant demain. L’Ocean Vigour a accosté cet après-midi sur le quai à Hambourg en présence d’un petit nombre de personnes.

M. H. V. Berry, commissaire régional d’Hambourg, a déclaré que si les émigrants ne quittaient pas volontairement les bateaux, il ordonnerait à l’armée de les faire débarquer.

Le lieutenant-colonel Gregson, commandant des troupes d’escorte sur les trois bateaux, a rejoint la terre ferme dès que les bateaux ont jeté l’ancre au large de Cuxhaven. Il a signalé aux autorités à Hambourg que les Juifs étaient d’accord pour débarquer dans le calme s’ils ne « perdaient pas la face » à cause de la publicité sur le quai. Des membres des services de sécurité britanniques sont montés dans les bateaux au larde de Cuxhaven et ont extrait les agitateurs et les éventuels terroristes.

La presse ne sera pas autorisée à accéder aux quais pendant les deux heures qui suivront le débarquement. Environ 180 journalistes et photographes ont protesté contre cette interdiction.
Trafic d’enfants
Un porte parole du Foreign Office a déclaré hier que des «organisations particulièrement inhumaines» pratiquaient un trafic illégal d’enfants Juifs entre l’Europe et la Palestine.

Le porte parole a ajouté que “La principale organisation, connue sous l’appellation Has homer Hatzair, déporte des enfants de Hongrie vers l’Allemagne où ils attendant parfois pendant un an avant d’être mis dans un bateau en partance pour la Palestine. «Le trafic a été découvert quand 13 parents se sont adressés au représentant politique Britannique à Budapest pour obtenir le rapatriement de 13 enfants dont ils pensaient que des organisations juives les avaient expédiés en Palestine à bord du President Warfield, un bateau d’immigration illégale.»
Hashomer Hatzair a une adresse à Budapest et le témoignage des parents a montré qu’un éclatement systématique des familles était en cours depuis deux ans. Un porte parole de Hashomer Hat zair, qui est une organisation socialiste de la gauche du mouvement sioniste a démenti ces allégations.

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