mercredi, décembre 08, 2010

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Mais qu'est-ce qu'elle dit, éduquer à l'holocauste c'est raciste? L'est folle? Antisémite? Quoi, Juive!

Avant d'entrer dans le véritable sujet de ce post, un lien vers le site Couleurs d'Algérie animé par Abdou dont j'aime beaucoup le travail. Abdou nous propose de fort belles photos du cimetière israélite d'Alger. A voir !

Quittons le domaine de l'esthétique pour évoquer le thème de ce post qui porte sur un mémoire de master soutenu à l'université de Toronto au Canada qui porte sur le racisme juif. Jenny Peto, qui vient de commettre ce travail, fait en ce moment l'objet de fortes critiques de la part de ceux qui ont pris l'habitude de considérer que le sionisme était la première cause dont devait se soucier l'humanité. L'université où elle a soutenu son mémoire n'est pas non plus épargnée, au point que la directrice de recherche de Mlle Peto parle d'ambiance de chasse aux sorcières sur le campus pour ceux qui osent critiquer l'entité sioniste.


C'est que jenny Peno n'y va pas avec le dos de la cuiller et attaque dans son mémoire des activités éducatives relatives à l'inculcation de l'holocauste qui, selon elle, servent les desseins de la propagande sioniste et de ce qu'elle appelle la communauté juive organisée. Elle dénonce particulièrement, semble-t-il, l'inculcation de l'holocauste aux Canadiens issus de minorités « de couleur. »


L'article du Toronto Star présente les arguments de ceux qui pourfendent le travail de jenny Peto. C'est toujours la même argumentation : son travail ne présente qu'un son de cloche, les inexactitudes, les omissions, les distorsions. Pourtant, quand il s'agit de «l'holocauste», personne ne prétend qu'on devrait prendre en compte le point de vue des nazis pour parvenir à une présentation équilibrée. Et la recherche universitaire est peut être autre chose qu'une simple synthèse de points de vue. Non ?


Un argument opposé à la thèse de Mlle Peto est cependant fourni par le Toronto Star lui-même qui signale qu'une des organisations incriminées dans ce travail universitaire, Canadian Centre for Diversity, n'est pas confessionnelle. Néanmoins, à l'origine son objectif était d'améliorer les relations entre Juifs et Chrétiens. Ce n'est que plus tard que son objet sera étendu. Si on s'intéresse cependant au conseil d'administration de ce centre pour la diversité, on y constate une pluralité apparente réelle. Avec cependant la présence d'une certaine Madeleine Levy, membre dirigeante d'une filiale (la task Force nationale pour l'holocauste, ça ne s'invente pas) du B'nai Brith, une organisation strictement réservée aux Juifs. Mais on note surtout parmi les membres de ce centre le nom de feu Edward M. Bronfman et celui de Judy Bronfman. Les Bronfman sont une riche famille présente notamment dans la production et le commerce de spiritueux et les media. Les Bronfman sont très connus pour leur sionisme militant et l'un d'entre eux, Edgar Bronfman Sr, a longtemps été président du Congrès Juif Mondial.


Autant dire que dans le conseil d'administration où siège un (e) Bronfman, flanquée de quelques amis sûrs, vous n'avez pas longtemps à vous demander d'où vient le vent.

L'université de Toronto critiquée pour une thèse sur le "racisme juif"

Par Daniel Dale, The Toronto Star (Canada) 7 décembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


L'université de Toronto est critiquée par des associations juives, un éminent historien et des survivants de l'holocauste pour avoir accepté une thèse de master qui qualifie de "racistes" deux programmes éducatifs sur l'holocauste.

La thèse, intitulée «Le victimisme des puissants: les Juifs blancs, le sionisme et le racisme dans une éducation hégémonique à l'holocauste,» a été rédigée par Jenny Peto, une militante juive de la Coalition Against Israeli Apartheid. Elle dénonce la Marche pour le Souvenir et l'Espoir, au cours de laquelle de jeunes adultes de diverses origines se rendent avec des survivants de l'holocauste sur des sites polonais où les nazis ont commis des atrocités, et la Marche pour le Canada Vivant, qui emmène de jeunes Juifs avec des survivants en Pologne et en Israël.

Peto soutient que ces deux programmes amènent les Juifs à croire, à tort, qu'ils sont d'innocentes victimes. En réalité, écrit-elle, ce sont des blancs privilégiés qui sont « incapables de voir leur propre racisme. » La « construction d'une identité juive victimiste », soutient-elle, est intentionnelle : elle produit des effets qui profitent énormément à la communauté juive organisée » et à « l'apartheid » d'Israël.

Peto considère que des buts "politiques sionistes" sont dissimulés derrière les "objectifs apparemment de tolérance » de la Marche pour le Souvenir et l'Espoir. Elle écrit qu'on peut se poser des « questions ce qui est impliqué par des Juifs blancs prenant sur eux d'éduquer des gens de couleur sur le génocide, le racisme et l'intolérance. »

Le programme n'est pourtant pas géré par une association juive. Son organisation mère est le Canadian Centre for Diversity qui enseigne aux jeunes gens à lutter contre la discrimination.

"Elle pose des assertions non vérifiées et des observations erronées sur notre philosophie, nos objectifs et notre méthodologie. Nous avons été choqués et offensés en lisant la thèse, » affirme Carla Wittes, directrice des programmes du centre. « Nous sommes une organisation non religieuse soucieuse d'éduquer les gens sur les dangers de la discrimination, et l'holocauste est à l'évidence un exemple de choix. »

Le Congrès Juif Canadien, la Marche des Vivants et Irving Abella, professeur d'histoire juive à la York University, ont déclaré que la thèse aurait dû être rejetée. « Ce n'est pas un travail universitaire, c'est de l'idéologie, » affirme Abella, un ancien président du Congrès Juif Canadien. « C'est complètement anhistorique : je l'ai trouvée pleine de contre vérités et de distorsions qui ne tiennent ensemble que une analyse stupide et inconsistante. Elle frôle l'antisémitisme… Je suis consterné qu'une grande université l'ait trouvé acceptable. »

Peto a validé son diplôme en juin auprès du Department of Sociology and Equity Studies in Education (SESE) qui dépend de l'Ontario Institute for Studies in Education (OISE) de l'université de Toronto. Julia O'Sullivan, doyenne de l'OISE, et Rinaldo Walcott, président du SESE n'ont pas répondu à nos demandes de commentaires ce lundi.

Cheryl Misak, président de l'université de Toronto, a déclare que la "liberté des recherches est profondément ancrée dans notre institution » et que « le meilleur moyen pour les membres de la communauté (universitaire) de dénouer une controverse est de débattre des arguments et des conceptions qui les opposent. »

Peto, qui a fait partie d'une organisation qui avait occupé le consulat israélien à Toronto en 2009, attribue la controverse à des "individus et des organisations de la droite pro israélienne).

« Ce n'est pas la première fois que des organisations pro israéliennes me traînent dans la boue et ce ne sera certainement pas la dernière, » dit-elle.

Interrogée pour savoir si elle voulait maintenant modifier sa thèse, Peto a répondu : « J'aimerais pouvoir écrire une conclusion qui parlerait de cette controverse et montrerait à quel point elle s'inscrit parfaitement dans mon analyse sur les abus de l'antisémitisme pour calomnier ceux qui font entendre leurs critiques contre Israël. » Sa directrice de thèse, Shery Nestel, lui fait écho en déclarant que ceux qui critiquent Israël sur le campus se retrouvent dans un « climat de chasse aux sorcières. »

La Marche des Vivants cherche à renforcer les liens des jeunes Juifs avec Israël, déclare son directeur national Eli Rubinstein, mais aussi à leur apprendre à s'opposer à l'intolérance. Il qualifie la thèse « d'extrémiste » et affirme que « L'université et la directrice de thèse ont la responsabilité de demander à l'étudiant, «'Avez-vous essayé de voir de l'autre côté ? ' »

Peto n'a interviewé aucun des participants aux programmes ni aucun de leurs dirigeants. Elle indique que les étudiants de master pratiquent rarement les « entretiens » à grande échelle.

Nate Leipciger, un survivant de l'holocauste de 82 ans qui a participé aux deux programmes dit avoir été « très affecté » par cette thèse. La survivante, et participante aux programmes, Anita Ekstein, 76 ans, la considère « extrêmement blessante. »

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posted by Djazaïri at 7:24 PM

1 Comments:

Blogger benoit said...

Il peuvent pas enquêter sur le génocide local des indiens, plutôt que de se lancer coûteusement dans des grandes abstractions transatlantiques? A moins que ce ne soit pas assez universel et qu'il faille "éduquer" les jeunes peau-rouge à la sacro-sainte souffrance juive!

9 décembre 2010 à 09:19  

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