samedi, janvier 26, 2013

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David Ward, le député Anglais qui n'a rien compris à "l'holocauste"


Un de plus!

A la veille de la journée de commémoration de « l’holocauste », David Ward, un député Libéral Démocrate défraie la chronique en Grande Bretagne pour son propos sur ces juifs qui, quelques années seulement après avoir été libérés des camps de concentration, se sont livrés eux-mêmes à des exactions à l’encontre du peuple palestinien.

Ce propos porte d’autant plus à polémique que le parti Libéral démocrate fait partie de la coalition actuellement au pouvoir en Grande Bretagne.

Face au tollé suscité par la prise de position de M. Ward, son parti va sans doute engager une procédure disciplinaire contre lui.

Ce qui ne serait pas forcément une bonne idée, car une telle procédure donnerait non seulement au député l’occasion de  défendre et d’argumenter sa position, mais contraindrait aussi son parti à expliquer en quoi M. Ward tient des propos scandaleux ou non conformes à la vérité.

D’autant qu’on aurait de la peine à faire passer David Ward pour un négateur de «l’holocauste», lui qui a fait deux fois le pèlerinage à Auschwitz et est au contraire un adepte fervent et sincère  de ce culte.

Trop sincère peut-être puisqu’il croit que les leçons morales tirées de l’holocauste sont universelles et doivent concerner l’humanité entière.

Oui, l’humanité entière, Juifs compris, puisque comme nombre d’esprits humanistes, David Ward considère que les Juifs font partie de l’humanité.

Et c’est précisément ce que semblent lui reprocher certains esprits et organisations communautaristes qui ont exprimé, ainsi que nous le dit The Guardian, leurs critiques « dans les médias sociaux et ailleurs.»

On aimerait bien avoir des précisions sur ce que recouvre cet «ailleurs.» 

Le député Lib Dem David Ward défend ses propos sur Israël

Par Ben Quinn, The Guardian (UK)25 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Ward est très critiqué depuis qu’il a accusé ‘les Juifs’ d’infliger au quotidien des atrocités aux Palestiniens

Un député Lib Dem qui encourt une procédure disciplinaire au sujet de propos sur le traitement par Israël des Palestiniens qu’il a tenus à la veille de la Journée de Commémoration de l’Holocauste a annoncé qu’il défendrait sa prise de position devant le chef du groupe parlementaire de son parti.

David Ward a posté un texte sur son site internet sur le respect dû à ceux qui ont été persécutés et tués pendant l’holocauste mais qui accuse aussi «les Juifs» d’infliger des atrocités aux Palestiniens au quotidien.»

Malgré les fortes critiques exprimées dans les médias sociaux et ailleurs, le député a maintenu sa prise de position et a indiqué qu’il la présenterait en détail s’il devait faire l’objet d’une procédure disciplinaire. «J’essayerai d’expliquer ma position. Aucun doute sur le fait que le chef de groupe expliquera pourquoi il a le sentiment que ce que j’ai fait est mal,» a-t-il ajouté.

Les propos initiaux sont contenus dans un post sur le site internet de Ward qui porte sur la signature qu’il a apposée à un livre d’engagement qui avait été placé à la Chambre des Communes par l’Holocaust Educational Trust pour donner aux députés une occasion d’honorer ceux qui ont souffert et sont morts.
Pour David Ward, la leçon de l'holocauste s'applique à tous
Pour David Ward, la leçon de "l'holocauste" s'applique à tous
Le post contenait le propos suivant du député:
"Ayant visité Auschwitz par deux fois – une fois avec ma famille et une fois avec des élèves de ma circonscription – je suis peiné de voir que les Juifs, qui ont souffert de persécutions à un niveau incroyable pendant l’holocauste, ont pu, quelques années à peine après avoir été libérés des camps de la mort, infliger des atrocités aux Palestiniens dans le nouvel Etat d’Israël et continuent à le faire au quotidien en Cisjordanie et à Gaza."
Réagissant à la controverse, Karen Pollock, directrice de l’Holocaust Educational Trust, a declare: Je suis profondément attristée qu’en ce moment de recueillement en mémoire de ceux qui ont été assassinés par les nazis, M. Ward attaque délibérément la mémoire de l’holocauste, causant une profonde souffrance et indignation – ces propos sont écoeurants et inadmissibles et n’ont aucune place dans la vie politique britannique.»

Ward a été critique particulièrement fortement sur Twitter. Il a été accusé de «antisémitisme ordinaire» par Rachel Wenstone, vice-présidente de la National Union of Students pour les étudiants du supérieur, et de «racisme» par Ian Austin, un député travailliste.
Un porte parole du parti Libéral Démocrate a affirmé:
C’est une affaire que nous prenons extrêmement au sérieux. Les Libéraux démocrates regrettent profondément et condamnent la déclaration faite par David Ward et sont utilisation d’un langage inacceptable."
Les victimes de l’holocauste et de la persécution nazie marqueront l’Holocaust Memorial Day ce dimanche, même si des manifestations se sont tenues avant le weekend.
 Ward a mis à jour son site web après la montée en puissance de la controverse, ajoutant ce qui suit :
«Tout au long de ma carrière politique, j’ai lutté contre les préjugés. Je rentre à l’instant de la manifestation qui s’est tenue au mémorial de l’holocauste de Bradford où des gens de toutes cultures et confessions se sont rassemblés pour dire ‘Nous portons témoignage des horreurs de l’holocauste et n’en oublierons jamais ses leçons.»
Interrogé par  Sky News pour savoir s’il maintenait ses propos, Ward a répondu que c’était « juste un état de fait.»
A la question de savoir s’il accusait les Juifs plutôt que l’Etat israélien d’infliger des persécutions aux Palestiniens, il a répondu :
«J’accuse les Juifs qui l’ont fait, donc si vous êtes un Juif et que vous n’y avez pas participé, je ne vous accuse pas. Je dis que les juifs qui ont fait ça et qui continuent à le faire n’ont pas retenu ces leçons [de l’holocauste, NdT]. Si vous êtes un Juif qui ne fait pas ces choses et n’a jamais fait ces choses, il va alors de soi que ce n’est pas vous que je critique.»

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posted by Djazaïri at 2:03 PM 0 comments

samedi, juillet 03, 2010

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Les nazis ont tué ma famille, mais ils disent que je ne suis pas Juif

Ce "ils", ce ne sont bien entendu pas les nazis mais le Beth Din ou tribunal rabbinique de Londres.
La singulière conception "moderne" du judaïsme en fait un mélange de "race," de nationalité et de religion. De sorte que pour pouvoir se dire juif, il faut obligatoirement avoir une ascendance maternelle juive. Quand je dis ascendance maternelle juive, cela ne signifie pas avoir une mère juive et croyante voire pratiquante. Non, il suffit d'avoir une mère dont la mère elle-même était juive. Une transmission de la religion qui s'opère à peu près de la même manière que les caractéristiques biologiques ou la nationalité puisque la filiation est un critère parmi d'autres qui permet d'établir juridiquement une nationalité.
On peut certes se convertir au judaïsme, c'est vrai. Mais c'est, passez moi l'expression, un véritable chemin de croix sans garantie de résultat et les conversions sont souvent sujettes à contestation de la part de tel ou tel grand rabbin ou tribunal rabbinique. C'est ainsi, rappelons-le que de nombreuses personnes ont vu leur conversion purement et simplement annulée. Ou encore qu'un enfant dont la mère était une convertie au judaïsme mariée à un juif s'était vu refuser l'admission dans une école juive en Angleterre, amenant la justice britannique à conclure que le judaïsme était une race. A contrario, vous avez ceux qui sont Juifs à l'insu de leur plein gré parce qu'ils ont une mère « juive », une mère « juive » pouvant être une catholique issue elle-même d'une mère « juive » catholique, c'est-à-dire d'une grand-mère convertie à une autre religion. C'est précisément cette conception racialo-nationale que défend le sionisme.
 
Donc, les nazis ont assassiné la famille de Joseph Marks, le principal protagoniste de l'article que je vous propose, parce qu'elle était juive, mais le Beth Din de Londres considère que cet homme de 80 ans n'est pas juif. Dommage qu'il l'ait appris si tard, sa famille aurait peut-être pu échapper à la barbarie nazie.
Joseph Marks n'est pas considéré comme juif parce qu'il n'a pas les papiers jugés adéquats pour prouver que sa mère, décédée dans l'entité sioniste, était elle-même juive. Peu importe s'il a été éduqué dans la connaissance de l'hébreu, du yiddish et de la religion juive: il lui manque ces foutus papiers... d'état civil.
Il lui reste cependant un petit espoir car les fins limiers du Beth Din (un généalogiste et un documentaliste) ont entrepris des recherches pour retrouver ces bouts de papier. Sûr que les frais lui seront facturés. Ce n'est pas exactement pour ça qu'il voulait payer, mais simplement pour s'inscrire dans une agence matrimoniale juive pour trouver une compagne (juive) pour ses vieux jours.

Incidemment, on comprend que ce n'est pas la première fois que son incapacité à prouver administrativement son appartenance au peuple élu lui a joué un tour. En effet, il semble que cette judéité non prouvable par l'état civil est ce qui l'a empêché de voir aboutir ses démarches en vue d'obtenir une indemnisation pour les biens de sa famille saisis par les nazis. De là à conclure que si on n'est pas juif on n'a pas droit à indemnisation, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas faute d'éléments à ce sujet.

 
Un vrai lo(o)ser ce Joseph Marks.

 
Les nazis ont tué ma famille, mais ils disent que je ne suis pas Juif
par Jessica Elgot, Jewish Chronicle (UK) 1er juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

 
Un homme âgé de 80 ans a vu sa qualité de juif remise en cause par le Beth Din (tribunal rabbinique sauf erreur de ma part) après avoir essayé de s'inscrire dans une agence matrimoniale.

Il y a deux ans, Marilyn, l'épouse non juive de Joseph Marks est morte d'un cancer des ovaires. M. Marks, un ancien producteur de films qui réside à Shepperton dans le Middlesex avait tenté de s'inscrire à Connect, une agence matrimoniale juive indépendante affiliée au Jewish Marriage Council.
 
En avril, on lui a demandé de rencontrer Dayan Menachem Gelley au Beth Din de Londres. Il l'ignorait -comme il s'en apercevra par la suite - que Connect n'hésite pas à s'adresser au Beth Din pour enquêter sur la qualité de juif d'un candidat au mariage avant de l'accepter.

M. Marks a déclaré: "J'ai consacré beaucoup de temps à chercher à obtenir des indemnisations pour ma famille qui a été assassinée par les nazis à Treblinka. Je suis allé là-bas [au Beth Din] en comprenant qu'il allait m'aider dans mes démarches d'indemnisation.

Nous nous sommes assis dans une salle de réunion vide, et après avoir compulsé mes papiers, Dayan Gelley m'a demandé où j'habitais, commentant ma réponse en disant qu'il n'y avait pas beaucoup de Juifs à Shepperton. J'ai relevé qu'il y avait trois synagogues là-bas.
 
"Il a produit un certificat de décès de ma mère. Il a affirmé qu'il était non valide, en dépit du fait qu'il était signé de la main d'un magistrat très estimé en Israël où ma mère est enterrée. Il a dit: 'Nous ne le reconnaissons pas.'
 
"Il m'a toisé et a dit: 'Je ne crois pas que vous êtes juif. Et je ne pense pas que votre mère l'était non plus.'"
 
M. Marks dit n'avoir pas été en mesure de produire la ketubah car ses parents avaient fait un "mariage à la hâte" dans un service d'état civil à Stepney.
 
Il ajoute: "Ma femme a fait des efforts désespérés pour se convertir mais elle se heurtait sans cesse à un mur et ça avait fini par l'irriter. Je l'ai dit à Dayan Gelley qui a souri et a dit: 'Oui, nous rendons les choses très difficile pour les gens, n'est-ce pas?' Je suis fou de colère. C'est on ne peut plus insultant. Je n'arrive pas à croire qu'un homme dont le rang est supérieur à celui d'un rabbin puisse faire ça à quelqu'un, et parler comme ça à quelqu'un. Pourquoi ces hommes adoptent-ils une telle attitude?"

M. Marks a consacré une bonne partie de sa vie à essayer d'obtenir une indemnisation pour ce que les nazis ont volé à sa famille.
 
Il rappelle qu'il est allé en Pologne quelques semaines seulement avant l'invasion nazie. Il dit: "Ma mère, Brucha, voulait rester avec sa famille. Mais je suis tombé malade, alors nous sommes rentrés à Londres le jour de la déclaration de guerre. En 1942, nous avons été contactés par la Croix Rouge qui nous a informés que toute la famille avait été exterminée."
 
"Mes parents étaient des membres fondateurs des synagogues d'Highams Park et de Chingford en 1930. C'étaient des Juifs pratiquants qui m'ont appris à parler l'hébreu et le yiddish.
"Le tribunal rabbinique a rejeté mon acte de naissance, le certificat de mariage de mes parents et le certificat de décès de ma mère. Je ne peux pas remonter plus loin, et ça fait des années que j'essaye à cause de mes démarches pour une indemnisation.
 
"Toute trace de ma famille maternelle a été effacée en Pologne et quand notre maison de Chingford a été bombardée pendant la guerre, tous les papiers de ma mère ont été réduits en cendres."
 
Dayan Gelley a déclaré: "Nous ne pouvons pas accepter sa parole à la place de documents qui existent si nous ne pouvons trouver aucune preuve de leur existence.
 
"Nous avons un généalogiste et un archiviste qui continuent à chercher. Nous serons très heureux de pouvoir aider ce monsieur quand nous trouverons quelque chose.

"C'est la même chose pour tout le monde, quel que soit l'âge. Ca n'a rien à voir avec le fait d'avoir des enfants; on ne peut pas marier une juif à un non juif, quel que soit leur âge."

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jeudi, février 18, 2010

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La sculpture "antisémite" qui fait réagir l'ambassade sioniste en Espagne

Le sculpteur Espagnol Eugenio Merino nous administre une nouvelle preuve de la montée de l'antisémitisme en Espagne, comme un peu partout dans le monde d'ailleurs.
Ce sont deux oeuvres de cet artiste qui ont provoqué le mécontentement de l'ambassade sioniste à Madrid.
L'une d'entre elles représente un pistolet mitrailleur de type Uzi (fabriqué dans l'entité sioniste) qui se transforme en candélabre, un des symboles du judaïsme (et de l'Etat voyou également).
 

Un symbole d'une paix à  venir nous dit l'artiste dont on attend de voir si l'oeuvre en question sera du goût de ceux qui ont plaidé voire milité pour la diffusion des fameuses caricatures de "Mahomet".

Reste que ce n'est pas cette sculpture qui a le plus irrité la diplomatie sioniste mais celle-ci:



Cette sculpture montre trois personnes en prière: un musulman courbé sur un tapis avec, à genoux sur son dos un prêtre catholique qui porte lui-même sur ses épaules un juif debout.
Selon le sculpteur, cette oeuvre représente la coopération des trois religions dans l'accession à la même finalité qu'est Dieu.
On a un peu de peine à se le figurer, c'est vrai! 
Mais qu'a pu y voir d'offensant l'ambassade sioniste aussi bien pour les Juifs que pour l'Etat qu'elle représente?  Quels sont les stéréotypes  relatifs aux juifs supposés être véhiculés par cette sculpture?
Et pourquoi n'y a-t-il pas eu de réaction virulente côté catholique ou côté musulman? Car après tout, c'est le musulman qui porte les deux autres sur son dos.
En fin d'article, on apprend que cette statue a été achetée pour être offerte à une certaine Fondation Shimon Peres qui prêche la non violence. Encore le culot sioniste.


Une sculpture de l'artiste Catalan Eugenio Merino offense Israël
L'artiste affirme que "L'escalier vers le ciel" qui est exposé à l'ARCO n'est pas antisémite mais reflète l'alliance des civilisations
La vanguardia (Espagne) 17/02/2010 traduit de l'espagnol par Djazaïri

Madrid (Agences) - L'ambassade d'Israël à Madrid a publié un communiqué soulignant son rejet des oeuvres que l'artiste catalan Eugenio Merino présente sur le stand de la galerie AND à la manifestation culturelle ARCOmadrid. Concrètement, elle expose son dégoût pour l'oeuvre intitulée Escalier vers le ciel, qui montre trois croyants (un musulman, un curé et un juif) priant empilés l'un sur l'autre.

L'ambassade israélienne considère que l'oeuvre de Merino comporte des éléments insultants pour les Juifs, les Israéliens et certainement pour d'autres." "Des valeurs comme la liberté d'expression ou la liberté artistique servent parfois de simples déguisements pour les préjugés, les stéréotypes ou de la provocation pour le plaisir de provoquer," affirme-t-elle. Elle signale également qu'un message "offensant n'est pas moins douloureux quand ils se prétend être une oeuvre artistique." "Nous considérons que nous sommes devant un de ces cas et nous sommes conscients que ce type de provocation a du succès, c'est précisément pourquoi le bon sens ne peut les laisser sans réponse," dit-elle.

Il y a toujours le problème de où on met l'un [des personnages] et où on met l'autre, iet l faut trancher," explique Merino.
Après avoir pris connaissance de la réaction d'Israël, Merino a affirmé que son oeuvre représentait une "image positive" et que "celui qui veut la voir comme négative, c'est son problème." L'artiste dit ne pas être "antisémite" et se consacrer uniquement à l'art. "Je me consacre à l'art et j'accepte qu'on pense ce qu'on veut. J'ai réalisé en tout cas une pièce qui est censée parler de l'unité des religions et de l'alliance des civilisations.

Dans le même ordre d'idée, il explique qu'avec la religion il y a toujours "problème" et il précise avoir essayé d'être "respectueux au maximum." "J'accepte leur critique mais ils doivent accepeter mon travail," déclare l'artiste qui considère que son oeuvre n'est pas "agressive" parce qu'elle a un "air certain de religiosité." "Il y a toujours une opinion ou une interprétation que je ne peux pas contrôler. Ce que les autres pensent dépend de nombreux éléments que je ne peux contrôler, comme le lieu où ils ont vécu. La lecture de l'oeuvre est très claire: c'est une tour où les trois grandes religions collaborent pour arriver à une même finalité. La même finalité est Dieu," explique Merino qui admet que "toute cette polémique" ne l'intéresse pas.

"Elles ont en commun un ensemble de livres et de prophètes qu'elles partagent, et j'ai simplement proposé une alliance et l'acceptation de toutes les valeurs des uns et des autres," déclare l'artiste pour qui la provocation "est en toute oeuvre d'art."

En ce qui concerne une autre oeuvre, installée aussi dans la galerie ADN et dans laquelle apparaissent un candélabre et une mitraillette, il reconnait qu'elle est peut-être un peu "plus agressive." Mais dans le fod, elle parle aussi de paix," insiste-t-il. "La mitraillette est un Uzi, une mitraillette israélienne. Je propose une vision où les éléments sont recyclés pour être transormés en quelque chose d'autre qui ne tue pas," explique-t-il. "Je peux accepter qu'on me dise que mon travail n'est pas exactement ce qu'il parait être, mais en fin de compte ce que j'ai dit, c'est ce que j'ai fait, et c'est ce qu'elle est," conclut-il.

Une collectionneuse juive a acheté l'oeuvre
Interrogé sur l'acquisition de l'oeuvre par une collectionneuse juive belge, Merino dit ignorer le destin final de cette pièce.

A ce sujet, Miguel Angel Sanchez, directeur de la galerie ADN, indique que l'acheteuse lui avait parlé de son intention de placer l'oeuvre dans une institution ou une fondation, avant de préciser "que ce n'étaient que des propos informels."

Le galeriste s'est montré satisfait de la vente réalisée puisque cette oeuvre sera envoyée dans une institution, la Fondation Shimon Peres," une fondation internationale pour les enfants qui promeut la tolérance et la non violence."

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posted by Djazaïri at 1:04 AM 3 comments

vendredi, janvier 04, 2008

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Le conflit palestino sioniste se caractérise-t-il par l'aspect religieux?

Je réponds par la même occasion au commentaire de Nabil.
En réalité, la situation en Palestine ne me semble pas différer d'autres colonisations de peuplement, c'est à dire que des gens viennent dans une contrée non pour s'y installer et vivre comme les autres et avec eux, en apportant leurs talents éventuels, mais pour dominer et remplacer la population autochtone.
Même la cruauté des sionistes a des précédents : celle des colons Européens en Australie et en Amérique mais aussi en Algérie.
Personnellement je trouve beaucoup de points communs entre la situation en Palestine et celle de l'Algérie coloniale. Dans les deux cas, il y a eu colonisation de peuplement avec l'intention d'éliminer la population autochtone. Dans les deux cas la colonisation s'est dotée d'un appareil idéologico-religieux pour justifier ses agissements. Les Juifs puisent dans leur Talmud comme d'autres ont puisé dans les évangiles ou dans la philosophie des Lumières. La différence vient surtout du fait que les sionistes prennent la notion de peuple élu dans un sens bassement matérialiste. C'est que le sionisme, à défaut d'être une merveille de philosophie, est tout simplement une saloperie d'idéologie coloniale, raciste par essence. C'est ce que ces jeunes dénonçaient quand ils parlaient de l'entité sioniste comme d'un endroit spirituellement vide.
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Dans les deux cas, en Algérie comme en Palestine, on a noté une sorte de fatalisme de la population colonisée devant la barbarie du colonisateur. Lutter contre un colonialisme de cette nature demande une énergie dont aucun peuple n'a fait l'économie, le peuple Palestinien pas plus que d'autres avant lui.
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Les parallèles ne s'arrêtent pas là. Avec ses deux mouvements politiques que sont le Hamas et l'OLP, la Palestine se trouve d'une certaine manière dans une situation proche de celle qu'a connu l'Algérie en 1954 avec le FLN d'une part et le MNA d'autre part. Le fait que le colonisateur encourage l'un aux dépends de l'autre est pour moi un signe positif des manoeuvres auxquelles ce dernier est réduit pour tenter de venir à bout du peuple indigène.
Ce qui caractérise par contre en propre la situation de Palestine, c'est que le peuple indigène n'est plus majoritaire dans le territoire qui lui a été ôté par l'ONU. En matière coloniale, la question démographique est cruciale et elle condamne en définitive l'entité et les responsables de l'entité le savent bien. Mais en bons gangsters qu'ils sont, ils préfèreront mettre le feu au pays avant de le quitter pour rejoindre leurs mères patries comme l'ont fait les membres de l'OAS.
Autre parallèle, le fait que même si l'entité sioniste ne se présente pas comme l'annexe d'une métropole [elle a un drapeau, siège à l'ONU etc.] elle est bien l'annexe d'une métropole, les USA en l'occurence. Mais pour l'instant c'est le lobby colonial sioniste qui fait la pluie et le beau temps à Washington comme Barack Obama [en passant, on se croirait dans une salle de ventes aux enchères] s'en est aperçu, lui qui est passé à la vitesse éclair d'une position nettement pro palestinienne à un soutien franc et massif à l'entité sioniste. Il y a là en fait peut être encore un point commun de plus avec l'Algérie colonisée : la situation n'était-elle pas la même en France avant que de Gaulle y mette bon ordre?
Personnellement je me refuse à avoir une approche culturaliste ou religieuse du conflit palestino sioniste qui obéit fondamentalement aux mêmes contraintes que tous les conflits coloniaux. Par contre, il importe pour éclairer les opinions peu au fait de la problématique de la région de leur exposer ce qu'est l'idéologie sioniste comme cela avait été fait auparavant quand il s'agissait d'exposer pour en montrer l'iniquité les idéologies coloniales.

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posted by Djazaïri at 9:10 PM 11 comments

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