mardi, février 26, 2013

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Dov Hikind, le clown raciste de Brooklyn fête Pourim


On a déjà croisé Dov Hikind sur ce blog. Ce politicien de l’Etat et de la ville de New York est un ardent sioniste et, comme tout sioniste conséquent, un tenant de la suprématie raciale.
Ce monsieur fait encore parler de lui suite aux festivités de Pourim qui commémorent chez les Juifs l’échec d’un plan qui visait à les massacrer dans la Perse antique (et l’extermination subséquente de la famille de celui qui complotait contre les Juifs).

La fête de Pourim est l’occasion (j’ignore pourquoi) de canulars de type poisson d’avril dans la presse et de moments récréatifs où les convives se déguisent.

Une pratique observée bien sûr par M. Dov Hikind qui a choisi de se déguiser en basketteur noir, en se peignant le visage en noir et en portant une perruque imitant une chevelure «afro».
Le blackface de Dov Hikind
Le blackface de Dov Hikind
Le problème étant que ce genre de déguisement (en noir pas en basketteur) renvoie aux Etats Unis à quelque chose de très précis, une forme particulière des minstrels shows dans laquelle les comédiens se grimaient pour incarner des noirs, désignée dans la culture américaine sous l’appellation «blackface.» Cette variante des minstrels shows était un des véhicules de l’idéologie et de l’imagerie racistes aux Etats Unis. La disparition de ce type de spectacle dans les années 1960 sera une des conséquences de la montée en puissance du mouvement pour les droits civiques.

C’est pourquoi le déguisement de Dov Hikind, qui est un personnage public et un élu, n’est pas passé inaperçu aux Etats Unis et a suscité l’indignation de commentateurs qui ne comprennent pas comment la signification de ce genre de grimage a pu échapper au politicien.

Ou plutôt si, puisqu’ils nous proposent, comme Gawker, un certain nombre d’exemples qui montrent que ce monsieur n’est pas vraiment convaincu par l’idée d’une égalité fondamentale de tous les êtres humains.

Je vous propose une traduction de l’article que Gawker a consacré à cette affaire. Le blog Whiskey Fire lui apporte cependant un éclairage particulier en nous précisant que Dov Hikind n’avait pas vu de mal dans son choix. 
Hikind a répété à Alex Silverman, journaliste pour WCBS, qu’il “n’avait jamais pensé une seconde” que la blackface était hors limites [de l’acceptable]. «Si j’étais noir,» a declaré Hikind, «pour Pourim j’aurais grimé mon visage en blanc.»
Et en fait, c’est exactement ce qui s’est passé pour pratiquement chaque fête de Pourim chez les Afro-Américains à travers l’histoire. 

D’où on déduira soit que M. Hikind est stupide, soit qu’il n’est pas suffisamment enraciné dans l’histoire de son pays pour comprendre ce qui cloche avec son comportement.

Pour conclure en faisant allusion à la situation française, on remarquera que ce qui a été reproché à l’humoriste Dieudonné, c’est précisément de s’être déguisé en Juif du type colon extrémiste. Peut-être aurait-il du le faire pour Pourim…
Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?
Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

L’élu Newyorkais Dov Hikind, roi de la sensibilité à sens unique, a fait la fête hier en se grimant en blackface

Par Cord Jefferson, Gawker (USA) 26 février 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dov Hikind est le trou du cul de l’Assemblée de l’Etat de New York qui représente le Dictrict 48, une zone bétonnée de Brooklyn qui comprend Midwood et Borough Park, une enclave juive orhodoxe ben connue dans le quart sud-ouest de l’arrondissement. Hikind est lui-même un Juif orthodoxe. Pour fêter Purim cette année, et commémorer l’échec de l’extermination du peuple Juif dans la Perse antique, Hikind a choisi un costume très élaboré pour faire la fête. La femme de Hikind s’est déguisée en diable au visage rouge et son fils s’est peint le visage avec le symbole du yin et du yang, pour dit-on, ressembler à un «ange.» Et Hikind lui-même, le représentant sexagénaire élu d’une des villes du monde les plus diverses ? Eh bien, il a choisi de se déguiser en joueur de basketball, Afro et blackface bien sûr. 

Selon Hunter Walker de l’Observer, Hikind s’est “beaucoup amusé” à transformer ce qui aurait pu être une fête complètement innocente en minstrel show : 
«Je voulais simplement, je pense, j’ai essayé d’imiter, vous savez, peut-être un de ces joueurs de basketball. Quelqu’un m’a donné une tenue, quelqu’un m’a donné la chevelure d’un vrai, vous savez, d’un genre de joueur de basketball noir,» a expliqué M. Hikind. «C’était juste très drôle. Tout le monde a simplement passé un très très bon moment, et chaque année je fais quelque chose de différent… Ce qui m’amuse, c’est quand les gens arrivent et ne me reconnaissent pas.» 
Hikind a poursuivi en disant que son costume, qui s’inscrit dans la lignée de siècles de blackface shows conçus pour signifier la suprématie blanche, avait été fait « seulement pour s’amuser dans le respect.» 

Malgré les efforts de blancs qui devraient être mieux informés, il y a un bon moment maintenant que blackface est incapable de véhiculer la drôlerie ou le respect. Et sur ce plan, la carrière d’Hikind n’a pas été un modèle à imiter quant à la manière de vivre ensemble avec nos différences. Les habitants de Brooklyn se rappellent peut-être certains de ses morceaux de bravoure :
En 2005, puis en 2009, Hikind avait déposé sans succès à l’assemblée de l’Etat une proposition de loi “antiterroriste” alarmiste qui aurait autorisé les agents de police à contrôler et à fouiller les citoyens sur la base de leur ethnicité, une loi du genre dont on aurait pu penser qu’un Juif l’aurait trouvée un peu gênante une fois placée dans un contexte historique, mais hélas.
D’ailleurs, la police de la ville de New York pratique déjà les contrôles sur la base de la race, ce qui fait que la codification de ce genre de comportement semble une idée franchement mauvaise. 

En 2006, quand un groupe d’adolescents Juifs orthodoxes était tombé sur un pakistanais de confession musulmane, le traitant “d’enculé de sa mère de terroriste” et en le frappant à coups de pieds et de poings américains, Hikind avait publiquement condamné le Pakistanais en disant que c’était lui qui avait provoqué les garçons Juifs. Quelques semaines plus tard, quatre des cinq adolescents accusés pour l’agression avaient plaidé coupable. 

En 2007, Hikind avait dit ce qui suit à propos du mariage gay:
“Si nous autorisons le mariage gay dans l’Etat de New York, ceux qui veulent vivre et avoir une relation incestueuse se seront rapprochés eux aussi de cinq pas de l’atteinte de leurs objectifs.»
En 2009, Hikind s’était démené pour exclure du mémorial de l’holocauste de Brooklyn les cinq millions de personnes tuées avec les Juifs par le régime nazi. «Ces gens ne sont pas dans la même catégorie que le peuple juif eu égard à l’holocauste,» avait déclaré Hikind au New York Post à l’époque. «C’est extrêmement différent. On ne peut pas comparer des prisonniers politiques avec des victimes juives.»

En 2010, Hikind s’était exprimé à l’un des trois mémorials de New York pour commémorer le 20ème anniversaire de l’assassinat de Meir Kahane, le militant Israélo-Américain qui avait fondé la Ligue de Défense Juive. Kahane plaidait pour l’expulsion par la force de tous les non Juifs d’Israël ainsi que pour l’interdiction des mariages et des relations sexuelles avec les Gentils. A une de ces manifestations commémoratives, on avait cité le participant Josh Davis comme ayant dit, « Si nous avions prêté attention au message du rabbin Kahane relatif à l’expulsion dans les années 1980 de la malveillante population arabe, nous ne serions pas au bord de l’extinction.» Le Southern Poverty Law Center (genre de LICRA non ultrasioniste) a désormais placé la Ligue de Défense Juive sur sa liste des organisations racistes.  
         
Mais Hikind n’est pas totalement insensible aux affronts à l’ethnicité. Au début de ce mois, quand le New York Post a décidé de faire monter l’indignation sur la supposée ressemblance entre les habits du styliste de mode John Galliano et la tenue hassidique [Dov Hikind a lui-même été élevé dans le hassidisme, note de Djazaïri], l’élu à l’assemblée de l’Etat s’est senti obligé d’intervenir : 
“De qui se moque-t-il?” a ajouté le représentant de Brooklyn à l’assemblée, Dov Hikind. «L’apparence des chaussettes, la veste, les payot… Ma question est, de qui se moque-t-il?»
John Gallano, shmuck! (connard)

Voilà une question qu’elle est bonne Dov. Maintenant, de la part des centaines de milliers de noirs qui résident à Brooklyn, voici la même question : l’apparence de ce  visage peint en noir et la perruque afro, ma question est, de qui vous moquez-vous crénom de nom ? 

Et pourquoi n’avez-vous pas déjà démissionné de votre poste? 

Mise à jour: Hikind a présenté des excuses sur le modèle de défense classique du "désolé que vous ayez été offensé» selon le New York Daily News :
«Ma femme était déguisée en diable. Et elle n'est pas un démon. C'était avoir une apparence différente pendant Pourim sans arrières pensées. Je voulais juste avoir une apparence différente et être méconnaissable," a déclaré Hikind . 
«Je comprends la sensibilité des gens. Personne n’avait d’arrière pensée. Ce n’était pas fait pour vous offenser ou vous blesser en aucune façon. Je suis désolé si les gens ont été choqués. Ce n’était absolument pas le but ».

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jeudi, octobre 25, 2012

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Après le sondage du Figaro sur l'Islam et les musulmans, on attend un sondage sur le judaïsme et les juifs


Le journal Le Figaro vient de publier les résultats d'un sondage selon lesquels:

L'image de l'islam se dégrade fortement en France

avec
un durcissement supplémentaire des Français vis-à-vis de cette religion et d'une perception négative renforcée de l'islam. Même si une proportion non négligeable de Français, 40 %, continue à se dire indifférente à la question de la présence de l'islam en France.»
Selon Jérôme Fourquet de l'IFOP, l'institut qui a réalisé le sondage:
Ce qui explique, à ses yeux, un tel durcissement - 43 % des sondés considèrent l'islam comme une «menace» - est lié à une «visibilité» fortement accrue de l'islam sur la scène publique et médiatique. «Ces dernières années, il n'est pas une semaine sans que l'islam, pour des questions sociétales, voile, nourriture halal, ou pour une actualité dramatique, attentats, ou géopolitique, n'ait été au cœur de l'actualité.» D'où cette autre impression: 60 % pensent que cette religion a désormais «trop d'importance». Ils étaient 55 % il y a seulement deux ans. Ceux qui se disaient indifférents à cette question passent de 41 à 35 %.
Je me disais qu'il serait intéressant (ou de très mauvais goût) que le journal Le Figaro convoque un sondage du même type sur le judaïsme, en adaptant au besoin le questionnement proposé aux sondés. par exemple, en leur demandant si cette religion et ses adeptes ne sont pas trop présents dans tel ou tel domaine de la vie publique et économique, reproches qui étaient communément adressé aux Juifs par une fraction de l'opinion publique entre les deux guerres.

Olivier Roy faisait déjà ce genre de réflexion dans un entretien accordé au Nouvel Observateur suite à un sondage du même type pratiqué par l'institut CSA en 2009.
Quand on dit qu'on ne tire pas assez de leçons de l'histoire, c'est un euphémisme. Encore faudrait-il qu'on enseigne l'histoire et pas des mythes.

"Les mêmes questions se posaient avec la pratique du judaïsme"

Le Nouvel Observateur,  le 10-12-2009

Un sondage CSA publié jeudi 10 décembre semble montrer une spécificité de la perception de l'islam par les Français. Alors que les religions catholique et juive sont jugées compatibles avec la vie en société pour 82% et 72% des Français, seuls 54% d'entre eux estiment que la pratique de la religion musulmane s'accorde avec le mode de vie français.
Nouvelobs.com donne la parole à Olivier Roy, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence.

Selon vous, la pratique de l'islam est-elle compatible avec la vie en société en France ?
- Evidemment. Les plus de 5 millions de musulmans en France le prouvent. Le problème est qu'en ce moment certaines personnes essaient de définir une sorte d'islam libéral (qui validerait l'homosexualité, par exemple), alors que cela n'existe pas. De même que le catholicisme libéral n'existe pas. La religion est ce qu'elle est. Ce sont les pratiques de la religion qui diffèrent. Il y a trente six manières de pratiquer l'islam.
Le sondage pose une question à laquelle il faut répondre par oui ou par non, elle ne peut donc pas rendre compte de la compatibilité des pratiques, mais plutôt du rapport des gens à l'image qu'ils ont de l'islam.
Comment expliquer cette perception négative de l'islam en France et en Europe ?
- Par sa nouveauté. L'islam est intégré en Europe seulement depuis trente ans. Si on regarde la presse française, dans les années 30, les mêmes questions se posaient avec la pratique du judaïsme. La pratique israélite était intégrée, mais pas celles des nouveaux arrivants. Ils étaient qualifiés de métèques quotidiennement. Il n'y avait pas besoin de lire les pamphlets antisémites de Céline pour trouver ce genre d'expression. Aujourd'hui, à travers ces sondages, c'est un discours tout à fait théorique qui est relayé selon lequel le musulman est un immigré, alors que l'intégration est faite, et depuis des années.
Pensez-vous que le débat sur l'identité nationale présenté par le gouvernement influence cette perception ?
- C'est un discours purement idéologique et politique (car il n'aura aucune traduction dans la législation) qui crispe un débat qui a lieu depuis des années d'un point de vue pratique. Quand Eric Besson dit qu'il y a un fort intérêt pour son débat, qu'il y a une forte participation, ce n'est pas vrai. Les gens ne sont pas dupes. Ils connaissent bien la réalité : en France la mixité est très forte. Le discours qui consiste à considérer les musulmans comme des étrangers est totalement abstrait. Le président de la République fait comme s'il fallait séduire un électorat, mais en fait il n'a pas compris cette réalité. Il a 20 ans de retard. Comme lui, le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, considère que l'Europe est une terre chrétienne. Les promoteurs de la vision culturaliste qui consiste à associer la religion à la culture se trouvent donc des deux côtés. Alors que cette vision est dépassée.
Les élus locaux connaissent-ils mieux cette question ?
- Oui. Ils ont une pratique beaucoup plus subtile. Ils constatent que la mixité a lieu. La question des minarets, par exemple, a lieu au sein des mairies depuis les années 80. Les maires, connaissent bien la question et se la pose en termes de compatibilité architecturale. Dans cette réalité, les musulmans sont perçus comme des citoyens français et non comme des immigrés.
La religion doit-elle rester dans la sphère privée ?
- Pas du tout. A aucun moment la loi de 1905 sur la laïcité ne le laisse entendre. Ce serait une vision idéologique de la laïcité. Par ailleurs, les minarets ont été créés par symétrie aux clochers. Mais ces derniers ne sont pas évoqués dans la Bible, ils apparaissent plus tard, et sont culturels. C'est pour cela que l'interdiction des minarets est discriminatoire. En revanche, il n'a jamais été question d'autoriser l'appel à la prière par le muezzin, de même que la sonnerie des cloches est très réglementée, et n'est permise que lorsque la tradition le justifie. Si une nouvelle église s'implante et fait sonner ses cloches, vous pouvez faire appel à la jurisprudence pour porter plainte.
Propos d'Olivier Roy recueillis par Donald Hebert
le jeudi 10 décembre (Nouvelobs.com)

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samedi, juillet 07, 2012

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Nouvel antisémitisme et vieil antihumanisme


L’antisémitisme revient au devant de l’actualité en France. On a eu la tuerie de Toulouse dont ont été victimes des élèves d’une école juive, puis plus récemment et avec un degré de gravité heureusement bien moindre, l’agression à coup de marteau à Villeurbanne près de Lyon et, il y a deux jours, l’agression d’un jeune Juif dans un train, le hasard voulant que ce jeune juif était un élève de la même école où a eu lieu la tuerie de Toulouse.

Pourtant, dans aucun des cas que nous venons d’évoquer on ne peut se contenter d’une simple qualification d’agression motivée par l’antisémitisme.
Par exemple, dans l’affaire de la tuerie de Toulouse, imputée à Mohamed Merah, on tend à oublier les victimes non juives, parfois d’origine maghrébine. Tout se passe comme si tout ce qui pourrait faire obstacle à la représentation antisémite devait être gommé du souvenir des évènements. D’autant que ce n’est pas la procédure judiciaire qui permettra à la réalité de concurrencer la mémoire, Mohamed Merah ayant été tué par la police, il ne sera pas traduit en justice. Tant mieux car la procédure judiciaire aurait été rendue nulle du fait du défaut d’autopsie des cadavres des victimes juives, une première à mon avis dans les annales de la police judiciaire en France.

Dans le cas de l’agression au marteau de Villeurbanne, j’ai mes propres sources qui me disent que la dite agression était en réalité une expédition punitive pour venger l’agression par des jeunes, qui s’avéraient être juifs, de deux maghrébins, un adolescent et un sexagénaire. Et c’est sans doute la raison pour laquelle le battage médiatique a vite diminué d’intensité.
Quant à l’agression dans le train, il parait qu’un des «agresseurs» vient de déposer plainte contre la «victime». Attendons la suite des évènements, mais mon petit doigt me dit que la probabilité pour qu’un élève fréquentant l’école toulousaine où a eu lieu la tuerie se fasse agresser dans un train par deux Maghrébins rencontrés par hasard est extrêmement faible, et même nulle.
Au rang des curiosités, on peut noter le fait étrange qu’un journal comme Libération puisse titrer « Le caractère antisémite reconnu dans l'agression d'un jeune juif dans un train » alors qu’aucune qualification de ce nom n’existe dans le code pénal.
Reste que les agressions antisémites suscitent, à juste titre, l’indignation du citoyen lambda et de la classe politico-médiatique.
Ainsi Le Nouvel Observateur, ce magazine garant d’une morale civique de gauche, titre cette semaine en couverture : « L’antisémitisme, ce qu’on ne veut pas dire. »


Eh oui, le Nouvel Observateur enfourche, à l’occasion d’incidents récents, plus ou moins graves et plus ou moins avérés, le cheval du « nouvel antisémitisme », manière ce remettre l’antisémitisme au cœur du débat public.

Au nom, peut-on supposer de valeurs universelles.

Mais si c’est le cas, il convient alors de mettre un maximum d’éléments dans la discussion afin de situer la réalité des problèmes éthiques auxquels nous sommes confrontés, le "nous" étant inclusif et concernant toutes les parties ou communautés ethniques ou religieuses concernées.

On pourrait par exemple adresser un certain nombre de demandes de clarification morale et éthique aux diverses autorités religieuses et peut-être serions-nous alors surpris des réponses que nous obtiendrions.

Aucune chance que le Nouvel Observateur ou d’autres medias de ce genre le fassent car cela irait à rebours de leur offensive qui vise à rendre impossible toute critique du sionisme. 

Ce tir de barrage au sujet de l’antisémitisme est bien entendu avant tout destiné à aiguillonner le ministère de l’intérieur et à adresser un message au gouvernement de Jean-Marc Ayrault au cas où ce dernier aurait le début du commencement d’une envie de faire avancer le processus de paix au Moyen Orient.

Demande au rabbin : les juifs peuvent-ils sauver n’importe quelles vies pendant le sabbat ?
par Shlomo Brody, Jerusalem Post (Sionistan) 28/06/2012 traduit de l’anglais par Djazaïri         
Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette dernière n’est pas toujours la valeur suprême.

Permettez moi de le dire d’emblée très clairement : la loi juive oblige les Juifs à sauver la vie de tout être humain, qu’il soit Juif ou gentil, même si cela entraîne une violation du sabbat. C’est la conclusion unanime de tous les décisionnaires contemporains, malgré des articles trompeurs dans la presse sur la conférecne publique récente d’un éminent érudit Israélien.

Si ce fait est incontestable, les savants sont en désaccord sur l’argumentation juridique qui aboutit à cette position consensuelle.

Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette sernière n’est pas toujours la valeur suprême. Dieu, nous dit la Bible, a emmené le peuple juif hors d’Egypte afin qu’il puisse le servir. Etre au service de Dieu implique de renoncer à sa propre vie plutôt que de commettre l’idolâtrie ainsi que les autres transgressions inacceptables que sont le meurtre et les relations [sexuelles] illicites.

Compte tenu de l’importance de l’observation du sabbat, un lecteur de la Bible peut en arriver à comprendre que cette valeur [du sabbat] est également supérieure au sauvetage de vies humaines.

De fait, à l’époque des Hasmonéens, certains Juifs refusèrent d’aller au combat pendant le sabbat, ce qui fit qu’ils furent rapidement décimés.

Pour récuser ce sentiment, le Talmud affirme que la valeur de la vie prime sur l’observation du sabbat (pikuah nefesh doheh et hashabbat). Dieu, soutenaient les Sages, nous ordonne de « préserver mes lois et statuts…et de vivre selon eux » (Lévitique 18 :5), mais de ne pas mourir pour les observer. En conséquence, même quand il y a un doute sur la létalité du danger, on viole toujours le sabbat pour sauver une vie.

Le sabbat reste sacrosaint, cependant, et si ça ne compromet pas leur célérité ou leur efficacité, on doit toujours minimiser les transgressions qui ont lieu pendant les secours.

Un certain nombre de textes talmudiques précisent que cette interprétation permet de profaner le sabbat uniquement pour sauver d’autres Juifs.
  
Certains ont critiqué cette interprétation pour être en deçà des normes éthiques du serment d’Hippocrate. D’autres ont notoirement accusé les Juifs de considérer que le sang gentil est moins rouge que le sang juif. Un incident tristement célèbre se produisit en 1965 quand un journaliste Israélien anti-religieux, Israel Shahak, prétendit avaoir vu un juif orthodoxe refuser de se servir de son téléphone pour aider à sauver un non Juif. Si son incapacité à donner une preuve quelconque de la réalité de cet incident en a conduit beaucoup à affirmer que c’était une version moderne de l’accusation de crime rituel, il a néanmoins déclenché une clarification publique de la complète déformation de la loi juive par ses affirmations. La loi juive nous intime fermement de sauver la vie de tous les humains, même si cela implique de violer le sabbat.

Si le Talmud ne donne jamais de véritable explication rationnelle à cette distinction entre gentils et juifs, un passage donne à comprendre qu’il existe une conviction que les Juifs ont besoin d’une dispense pour sauver les leurs, tandis que les non juifs pouvaient faire appel à leurs propres sauveteurs sans avoir besoin que des Juifs enfreignent le sabbat. Une telle interprétation pourrait justifier un système « sur appel » pour les prestataires ordinaires de santé (telles les rotations du personnel hospitalier), mais ne serait à l’évidence d’aucune utilité pour une situation d’urgence absolue où les circonstances feraient qu’un gentil ne pourrait être sauvé que par un Juif. Le talmud, suivi par les sages du Moyen Age, faisait valoir que dans le but d’éviter l’hostilité des non juifs (mipnei eiva), les juifs pouvaient enfreindre certains interdits afin de sauver la vie de Gentils.

Les érudits religieux discutent de savoir si ces dérogations pour éviter l’animosité [des non juifs] peuvent justifier d’enfreindre un interdit biblique ou seulement un édit rabbinique. Quoi qu’il en soit, le rabbin Moshe Sofer a observé que non seulement le fait de ne pas sauver des non Juifs créerait de l’animosité, mais pourrait aussi amener les Gentils à ne pas soigner des Juifs, ou même à faire des pogroms. En conséquence, les juifs doivent sauver la vie de tout être humain, même si cela implique d’enfreindre des interdits bibliques du sabbat, parce que l’absence de réciprocité met en danger la communauté juive.

Cela reste vrai même quand on peut supposer que persone ne remarquerait qu’on a manqué à son devoir de porter secours.

 Si cette argumentation débouche en pratique sur un traitement égalitaire pour toutes les vies humaines, certains érudits, dont le rabbin Yehiel Y. Weinberg, ont exprimé des réserves quant à cette logique qui dérive seulement de considérations trop spécifiques et pragmatiques. Pendant l’affaire Shahak, le grand rabbin Yehuda Unterman avait soutenu que la préoccupation relative à l’animosité [des non juifs] traduisait des convictions plus fondamentales sur l’importance de relations pacifiques (darchei shalom). Tandis que les rabbins Hayim David Halevi et Immanuel Jalobovits partaigeaient ce point de vue, il était rejeté par d’autres qui considéraient qu’il consistait en une réinterprétation apologétique d’un argument purement pragmatique.
  
Des érudits contemporains ont cependant attiré l’attention sur le commentaire du rabbin Menahem Hame’iri, au 13ème siècle, qui soutenait que l’absence de dérogation accordée par le Talmud pour le sauvetage de la vie de non juifs ne s’ appliquait qu’aux anciennes sociétés dans lesquelles la majorité non juive faisait du mal à leurs habitants juifs. Dans les cultures où le reste de la population les non juifs] agit sur la base de principes éthiques, aucune distinction n’est faite entre secourir un Juif et sauver un Gentil. Selon les propres termes du rabbin Nahum Rabinovitch, « la compassion et la pitié pour tous les hommes sont la marque du Juif, tout comme elles sont la marque de Dieu. »

L'auteur, éditeur en ligne de Tradition et de son blog, Text & Texture (text.rcarabbis.org ), enseigne à la Yeshiva Hakotel. JPostRabbi@yahoo.com



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dimanche, mars 25, 2012

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Une Irakienne victime d'un crime raciste aux Etats Unis

Le gouvernement des Etats unis s’est ému, à juste titre, du récent assassinat d’écoliers et d’un professeur d’une école juive de Toulouse.

Cette émotion, il semble avoir quelque peine à la manifester pour cette Irakienne mère de cinq enfants qui vient de décéder des conséquences d’une sauvage agression à caractère raciste.
Le site vers lequel pointe le lien est le seul à donner l’information en langue française. Pourtant la source originale n’est autre que l’Agence France presse reprise par exemple par Raw Story ou El Nuevo Herald aux Etats Unis.

Mooslym (France) 25 mars 2012

États-Unis. C'est un véritable drame et coup dur pour les musulmans américains. Shaima Alawadi, 32 ans originaire de l’Irak, mère de cinq enfants, à trouvé la mort hier a 15 h 00 aux États Unis (El Cajon en Californie) dans un assassinat islamophobe d'une sauvagerie inouïe. L’agression remonte à mercredi au domicile familiale, sa fille de 17 ans rapporte qu’elle a été frappé à la tête à plusieurs reprises à l’aide d’un démonte pneu et qu’une note retrouvé sur le corps ayant pour inscription : « Rentrez chez vous, terroriste ».

La police à déclaré que la famille avait déjà retrouvé il y a un mois de cela, une note semblable mais n’en as pas tenu compte et ne l’as pas rapporté aux forces de l’ordre. Sa fille, s’adressant à la caméra désespérée : «Vous avez pris ma mère loin de moi. Vous avez pris ma meilleure amie loin de moi. Pourquoi ? Pourquoi faire ça ?»

L’émotion est vive dans la région de San Diego, Hanif Mohebi (Représentant du conseil Americano-Islamique à San Diego) : « Compte tenu du fait de ces notes laissées, nous sommes évidemment préoccupés par la possibilité d'un crime haineux. Je ne pense pas que quiconque serait en désaccord, il s’agit d’un assassinat avec un énorme sang froid. »

El Cajon est une ville au nord-est de San Diego. Elle est le foyer de quelque 40.000 immigrés irakiens, la deuxième plus grande communauté aux États-Unis, après Detroit.


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lundi, mars 19, 2012

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Le crime de Toulouse et la réaction abjecte de Benyamin Netanyahou

Les sionistes n’ont pas tardé à donner de la voix. Oubliant les meurtres qui ont précédé la tuerie perpétrée devant une école juive de Toulouse, ils tentent d’exploiter la tragédie. Avec l’indignité dont ils sont coutumiers.

Abject comme à son habitude, l’assassin Benjamin Netanyahou fait le lien entre le crime de Toulouse et la visite d’un député du Hamas palestinien auprès d’une instance de l’ONU.
Quand on lit les propos de ce type qui est premier ministre d’un Etat voyou, on est en droit de se demander pourquoi tant de gouvernants se mettent à plat ventre devant un esprit d’une telle crasse.
Pour Danny Yatom, ancien chef du Mossad, le service qui gère les sayanim dans le monde, il faut rechercher les responsabilités du côté du Hezbollah ou de l'Iran!

Des gens méprisables. Vraiment.


Nouvel Observateur, le 19-03-2012
 
JERUSALEM (AP) — Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a évoqué à Jérusalem la fusillade survenue lundi matin dans une école juive de Toulouse qui a fait quatre morts, dénonçant des "meurtres méprisables".

M. Nétanyahou a fait un lien entre cette fusillade meurtrière et la visite d'un parlementaire du Hamas, Ismaïl Achkar, au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève, en Suisse. "Je n'ai pas entendu pour l'instant de condamnations de l'ONU sur ces meurtres méprisables. Mais ce que j'entends, c'est que le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU reçoit un haut responsable du Hamas qui représente une organisation qui tue sans distinction des hommes, des femmes et des enfants innocents", a affirmé M. Nétanyahou.

"Un de leurs principaux objectifs, c'est de tuer des juifs. Alors quand le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU reçoit un membre d'un groupe qui essaye quotidiennement et sans distinction de tuer des enfants le jour où des enfants sont tués dans une école en France, j'ai une chose à dire au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU: vous n'avez rien à voir avec les droits de l'Homme, vous devriez avoir honte", a-t-il ajouté.

De son côté, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a déclaré à l'Associated Press que l'Etat hébreu faisait confiance aux "autorités françaises pour faire toute la lumière sur ce crime et pour faire traduire ses auteurs devant la justice".

Danny Yatom, ancien chef du Mossad, a affirmé pour sa part que la fusillade de Toulouse entrait dans le cadre d'une "vague de terreur" dirigée contre les juifs et les Israéliens sur la planète.

Il a précisé sur Radio Israël qu'il croyait que l'Iran ou le Hezbollah étaient probablement derrière cette attaque, mais il n'a pas donné de précisions. D'après lui, les agresseurs préfèrent viser des civils juifs parce qu'ils sont plus faciles à frapper que des Israéliens. AP

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A propos du crime raciste de Toulouse: pour une pédagogie de la fraternité

Au sortir d'une réunion, j'ai écouté les informations à la radio. Le bulletin sur France Culture ouvrait sur cette information selon laquelle une tuerie venait d'être perpétrée devant un établissement scolaire juif de Toulouse.

La presse parle de fusillade, alors qu'il faudrait plutôt parler de meurtres de sang froid.
Ce crime suscite, à juste titre, émotion et dégoût et il a clairement un caractère raciste. 

Des responsables politiques, dont le chef de l'Etat, ont bien entendu décidé de se rendre sur place afin de témoigner de leur solidarité avec les familles des victimes ainsi qu'avec l'institution visée.
Même l'ambassadeur sioniste a prévu de se rendre sur place. Peut-être y avait-il des ressortissants de l'entité parmi les victimes? Aucun journal ne semble en mesure de le préciser.

Le modus operandi de l'agresseur semble inviter à faire un rapprochement avec celui des assassinats qui ont touché récemment des soldats à Toulouse et à Montauban..
De fait, même si la presse n'insiste pas forcément beaucoup là-dessus, la dimension raciste était déjà présente dans les assassinats de militaires. 

Par exemple, l'édition d'hier du Progrès de Lyon posait la question:
"Le tueur visait-il des soldats d'origine maghrébine?"
Ainsi, une des victimes de Montauban se nomme Mohamed Legouad, un jeune parachutiste originaire de Meyzieu dans la banlieue de Lyon et dont le journal reproduit la licence de footballeur. 
On comprend cependant qu'on soit moins bouleversé par la mort brutale de soldats que par celle d'enfants, victimes d'un tueur implacable comme Anders Behring Breivik; l'auteur de la tuerie de masse d'Utoeya en Norvège.

Cette dimension raciste va maintenant être noyée sous celle de l'antisémitisme, comme s'il existait des racismes distincts par nature.

Il faut pourtant se souvenir de la leçon administrée par un certain Phinéas de Lyon qui, las de voir que ses agressions à la hache contre des Maghrébins ne lui valaient que des entrefilets dans la presse avait décidé de profaner un cimetière juif pour enfin obtenir la place médiatique qu'il estimait mériter.

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis déjà certain que, loin d'être l'occasion d'une manifestation réelle d'unité dans le chagrin et d'une pédagogie de la fraternité, ce crime ignoble perpétré contre des innocents sera abordé par les élites comme elles l'ont toujours fait, dans une logique séparatrice et non unificatrice.

Et gageons aussi que nos politiques n'en renonceront pas pour autant à leurs discours et à leurs actes qui encouragent la stigmatisation d'une partie de la population.
Ce serait, à vrai dire, beaucoup trop leur en demander.


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mardi, mars 06, 2012

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Un clip raciste édité par l'Union Européenne


A part Europe 1, aucun grand media français accessible sur le web ne parle de cette affaire d’un clip produit par l’Union Européenne et qui est évidemment raciste. Nous avons là l'image d'une femme, évidemment non agressive, menacée par de méchants étrangers plus ou moins basanés que la force tranquille va parvenir à pacifier. De bons souvenirs du temps des colonies quoi!
Simplement, les racistes ne sont pas toujours conscients de l’âtre. Ce qui surprend toutefois, c’est que ce racisme non conscient mais puissant est le fait de tout un ensemble de responsables des institutions européennes.
Alors l’UE gage de paix ?
Au vu de ce clip, et de certains éléments de l’actualité politique, il est permis d’en douter.

Par Europe1.fr  le 6 mars 2012
   
Le clip de l'Union européenne n’aura été visible sur Internet que quelques heures mardi matin.
Censé promouvoir l'élargissement, la vidéo met en scène une femme blanche face à des combattants étrangers.



La vidéo n'aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l'élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

La vidéo n'aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l'élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

Une symbolique maladroite ?

Inspiré de l'univers de Kill Bill, le clip validé par Bruxelles met en scène une jeune femme blanche dans une combinaison jaune et noire, rappelant étrangement celle portée par Uma Thurman dans le film culte de Quentin Tarantino. Dans ce clip, la protagoniste est en prise à trois adversaires masculins, visiblement originaires d’Asie, d’Inde et du Brésil. L'attitude agressive de ses opposants contraste avec le calme de l'Européenne, qui ferme les yeux et se dédouble plusieurs fois pour finalement former un cercle autour des combattants.

Visionnez le clip de la Commission européenne :


Le clip conclut alors sur ce slogan : "Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts".

"De nombreuses réactions"

En ligne sur plusieurs sites d'information, la vidéo a été retirée mardi après-midi et la campagne annulée. Dans un communiqué, la direction générale de l’élargissement au sein de la Commission explique avoir "reçu de nombreuses réactions" à ce clip. Le communiqué souligne par ailleurs que l’histoire connait une fin heureuse, les personnages s’asseyant en rond pour exprimer leur respect mutuel.

Regrettant que le clip ait pu être interprété ainsi, Stefano Sannino, le directeur général de l’administration chargée de l’élargissement, a de son côté adressé des excuses à ceux qui ont été offensés par la vidéo. La campagne a aussitôt été interrompue.

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dimanche, janvier 08, 2012

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C'est comme ça qu'on fait les croix gammées au Canada?


Apparemment, c'est comme ça qu'on les fait maintenant.


Deux actes de vandalisme en trois jours contre une mosquée de Gatineau


Le Conseil canadien des relations américano-islamiques a ... (Photo: Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)
Le Conseil canadien des relations américano-islamiques a exhorté les autorités à entreprendre une telle démarche après la découverte de messages haineux peints sur les murs de la mosquée jeudi matin.
PHOTO: SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE
La Presse Canadienne
Gatineau
Un deuxième acte de vandalisme commis en trois jours sur une mosquée de Gatineau a poussé une organisation canado-musulmane à demander à nouveau l'ouverture d'une enquête sur un possible crime haineux.
Le Conseil canadien des relations américano-islamiques (CAIR-CAN) a exhorté les autorités à entreprendre une telle démarche après la découverte de messages haineux peints sur les murs de la mosquée jeudi matin.
Plus tôt cette semaine, des vitres ont été fracassées à la même mosquée, et on a tenté de mettre le feu à deux voitures dans le stationnement du temple musulman.
L'organisation canadienne a rappelé que ce n'était pas la première fois que des lieux de culte musulmans sont ciblés par des vandales, citant des attaques semblables perpétrées contre des mosquées d'Ottawa, de Montréal, d'Hamilton, de Waterloo et de Vancouver.
Le CAIR-CAN a publié jeudi quatre photos apparemment prises à la mosquée et qui montrent des graffitis mêlant l'étoile de David à des insultes contre les arabes.

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samedi, décembre 17, 2011

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Le racisme comme automutilation


Par Dimi Reider, 972 Mag 16 décembre 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Eh bien, c’est une métaphore visuelle douloureuse, s’il en est. Un jeune Israélien du nom de Yisrael Yehudai (littéralement judéen Israélien) a décidé d’exprimer sa haine des Arabes non par un autocollant, ni en agressant qui que ce soit (à ma connaissance) mais en incisant le texte « Mort aux Arabes » sur son propre bras. Il l’a posté pour illustrer son profil en juillet dernier, et la photo est récemment devenue virale.




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samedi, novembre 12, 2011

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Via Athens aux USA, quelques réflexions sur l'holocauste, l'islamophobie et même Charlie Hebdo


Feuilleter la presse locale des Etats Unis peut réserver de bonnes surprises comme cette lettre d’un lecteur publiée par The Athens News.
Je ne sais pas si cet habitant d’Athens, Pat Dewees, a réagi à un article en particulier ou s’il souhaitait simplement donner son point de vue sur la vague xénophobe et islamophobe sur laquelle certains politiciens US aimeraient bien surfer, quitte à la faire grossir démesurément.

D’une certaine manière, Pat Dewees brise un tabou puisqu’il ose comparer la situation actuelle aux Etats unis à celle qui a permis en Allemagne les événements connus sous le nom de «Nuit de Cristal» puis la tragédie de la guerre et de la déportation.
Le parallèle est en effet tout à fait justifié, même s’il faut convenir que les USA d’aujourd’hui ne sont pas l’Allemagne des années 1930, pas plus en termes politiques, que sociologiques ou économiques.

Le fait reste cependant qu’il existe un fond idéologique commun à l’Allemagne de cette époque et à l’ensemble des sociétés occidentales. Et les Etats Unis ne font bien entendu pas exception.
Ce soubassement idéologique reste à l’œuvre et est susceptible de prendre de la force dans certaines circonstances pour la simple raison que le discours social en vigueur sur la 2nde guerre mondiale et le nazisme n’en propose aucune lecture politique cohérente, se contentant d’imprécations moralisatrices d’une portée d’autant plus réduite que 1) l’idéologie nazie et son principal tenant, Hitler, sont considérés comme des anomalies qui relèvent de la psychiatrie et 2) les persécutions et les pertes subies par les Juifs revêtent un caractère unique et exceptionnel.

Donc incomparable et non susceptible d’être réédité sauf contre les mêmes victimes. C’est pourquoi si d’autres «holocaustes» peuvent bien être en préparation, c’est nécessairement contre le « peuple juif » et forcément par les auteurs potentiels désignés  au nom de ce dernier par le truchement de l’entité sioniste ou d’officines sionistes (le Congrès Juif Américain, le Congrès Juif Mondial, BICOM etc): l’Irak ; le Hezbollah, le Hamas, l’Iran… ou le mariage avec des non Juifs.

Ainsi, aucune véritable leçon disais-je, n’a été tirée de l’horreur nazie, ni même des pratiques du gouvernement de Vichy.
C’est pourquoi un magazine comme Charlie-Hebdo peut, en se drapant dans l’alibi de la liberté d’expression«absolue» (celle qui est refusée à Siné, à  Dieudonné, à Faurisson ou même à Jean-Marie Bigard quand il doute sur un aspect d’un dogme religieux moderne) se livrer à une attaque qui participe d’une montée islamophobe dont on ne sait pas où elle nous mènera. 

Tout ce qu’on peut dire, c’est que comme une politique extérieure reflète toujours une politique intérieure, il n’est sans doute pas loin le temps où, après avoir frappé symboliquement les Musulmans Français et de France ; on en viendra à les frapper de manière beaucoup plus concrète comme c’est le cas en Libye, en Irak, en Afghanistan, en Somalie etc.


Par Pat Dewees, The Athens News (USA) 9 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Au rédacteur en chef:

Avant la seconde guerre mondiale, le taux de chômage en Allemagne avait explosé, l’industrie ne tournait plus et les familles souffraient. Le parti d’Hitler essayéit de détourner l’attention des gens en désignant la minorité juive allemande comme bouc émissaire, en lui imputant la défaite allemande pendant la 1ère guerre mondiale et la crise économique. Des lois et de nombreux règlements étaient adoptés pour exercer une discrimination  contre les citoyens Juifs.

La nuit du 9 novembre 1938, des bandes de civils Allemands épaulés par les SA [Sections d’Assaut]  se lançaient dans un pogrom dans toute l’Allemagne nazie et en Autriche, brisant au marteau les vitrines de plus de  7000 commerces juifs, agressant toute personne juive qui avait le malheur de les croiser dans la rue, et détruisant presque toutes les synagogues allemandes. Cet épisode est connu sous le nom de ‘Kristallnacht’ (nuit de cristal) et marque le début de l’holocauste.

C’est une triste caractéristique de l’histoire humaine que, lorsque une société est en grande difficulté économique, la réaction puisse être d’accuser certains groupes humains et de s’en prendre à eux brutalement. Dans notre propre pays, certains politiciens ont essayé de nous détourner des souffrances causées par la dépression de notre économie, en suggérant qu’on pourchasse et enferme les immigrants illégaux, enfants compris. Il existe des associations de citoyens Américains dont le seul objet est d’éradiquer les immigrés illégaux de notre société. Certains soi-disant leaders se vantent publiquement de leur refus de permettre à des citoyens Musulmans de construire un lieu de culte. Certains mosquées ont été couvertes d’inscriptions. Cependant, d’autres leaders autoproclamés accusent les citoyens Latinos d’être une «main d’œuvre bon marché,» ou se plaignent qu’ils ne parlent pas l’anglo-américain. Des politiques qui s’en prennent à ces groupes et à d’autres minorités sont introduites aux niveaux local, de l’Etat et fédéral. Désigner un bouc émissaire est plus facile que de s’intéresser aux reniements et aux échecs de nos élus et de leurs amis possédants.

Certaines des personnes que nous voulons rejeter dans l’altérité  sont Américaines depuis trois ou quatre générations. De la même manière, les Juifs de l’Allemagne d’avant-guerre étaient des citoyens qui avaient beaucoup apporté à la musique, à la médecine, à la science ainsi qu’à la vie économique de la société allemande. Beaucoup de choses que nous admirons encore dans la culture européenne ont été créées par des Juifs Allemands avant la guerre.

Aujourd’hui, nous nous souvenons de la Nuit de Cristal pour deux raisons. En premier lieu, nous pleurons encore la perte terrible et la persécution de tant de Juifs qui voulaient simplement vivre dans la dignité et la paix. Nous devons aussi rester vigilants devant la tentation pour une société maltraitée de chercher à se soulager émotionnellement  du désespoir et de la rage devant la perte de son travail, de son logement et de sa retraite, en plus du fait de voir ses enfants  souffrir. 

Les historiens disent que pendant le pogrom, de nombreux citoyens Allemands non juifs ont pleuré devant cette violence, mais les larmes ne suffisent pas. Nous devons dénoncer ces agissements et nous tenir aux côtés de ceux qui en son les victimes. Pendant notre propre crise économique, il importe de rester vigilant et de rejeter les accusations portées contre des personnes innocentes.

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