vendredi, mars 15, 2013

Bookmark and Share

Syrie: la France pousse à la prolongation et à l'aggravation du conflit


On connaît le journaliste turc Semih Idiz sur ce blog puisque j’ai déjà eu le plaisir de vous présenter deux articles dont il est l’auteur.
L’article que je vous propose aujourd’hui témoigne d’une connaissance approfondie de la région et d’une réflexion pénétrante.
Voyez-vous, ce texte daté du 12 mars observait que l’option de l’escalade militaire en Syrie, par l’armement massif des prétendus révolutionnaires, qui recherchent en fait l’involution de la Syrie, était non seulement dangereuse mais en perte de vitesse dans ce qu’il appelle lui aussi la communauté internationale.
Et précisément, Semih Idiz reprochait à son gouvernement de ramer à contre-courant en s’entêtant à prôner l’armement des rebelles, une démarche qui ne peut qu’aggraver les choses en Syrie voire dans la région et prolonger souffrances et destructions.
Quelques jours seulement avant que Semih Idiz rédige son article, William Hague, le chef de la diplomatie britannique résistait encore aux demandes pressantes d’Ahmet Davutoğlu , le ministre turc des affaires étrangères, pour que l’Union Européenne (UE) et la Grande Bretagne livrent des armes aux involutionnaires syriens.
Entretemps, William Hague semble s’être ravisé puisque, avec le molletiste Laurent Fabius, il a insisté pour que l’UE accepte de lever l’embargo sur la fourniture d’armes «létales» (c’est-à-dire qui tuent par opposition à celles qui soignent) à l’opposition. Parmi ces armes, devraient figurer notamment des systèmes anti-aériens et des missiles antichars.
L’évolution de la position publique de la Grande Bretagne sur cette question ne tient pas du tout au charisme et à la capacité de persuasion d’un Ahmet Davutoğlu que la France et l’UE n’ont eu de cesse de ridiculiser notamment sur le dossier arménien.
Ce qui est à la racine de l’évolution spectaculaire de gouvernements, le gouvernement français tous particulièrement, qui se disent aujourd’hui prêts à armer les involutionnaires non seulement en contravention avec le droit international mais aussi en contravention avec la position adoptée par l’UE, n’est pas autre chose que la récente visite à Paris et à Bruxelles de Shimon Peres, le chef du gang sioniste et membre de l’Internationale Socialiste comme les compères Laurent Fabius et François Hollande.
Or Shimon Peres a clairement ordonné à ses clients en Europe d’agir fermement sur le dossier syrien. Certes, à Bruxelles, il a exhorté les pays arabes à passer à l’action et évoqué le risque d’une intervention occidentale. Mais il faut être naïf pour croire que c’est depuis la tribune de l’UE que l’on harangue les Etats arabes, surtout quand on est un chef de bande sioniste.
A la tribune de l’UE, c’est aux membres de l’UE qu’on s’adresse, d’autant qu’il y a longtemps qu’un scénario d’intervention occidentale directe en Syrie est écarté.
Image
Pigé Laurent?
William Hague et Laurent Fabius ont reçu les ordres 5 sur 5 et ont décidé de les exécuter au plus vite, quitte à risquer de se fâcher avec d’autres partenaires européens puisque MM. Fabius et Hollande ont dit que, levée ou pas de l’embargo européen sur les armes, la France n’en ferait finalement qu’à sa tête.
Image
Parce que quand des dirigeants comme M. Fabius ou M. Hollande deviennent obsédés par l’idée de faire plaisir à l’entité sioniste, rien ne peut les arrêter, pas même le risque de mécontenter d’autres membres de l’UE.
Certes, la Syrie ne sera pas le prétexte d’une crise majeure de l’UE, mais elle ne sera qu’une manifestation de plus du détricotage progressif de cette union par des pays qui ressassent encore leurs chimères impérialistes.

 Davutoğlu devrait renoncer à la ‘solution militaire’ en Syrie

par Semih Idiz, Al-Monitor Turkey Pulse 12 mars 2013
Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu persiste à cravacher un cheval mort. Ayant échoué à convaincre Washington lors de la récente visite de John Kerry en Turquie de fournir des armes à l’opposition syrienne, il essaye maintenant d’amener l’Union Européenne (UE) à lever son embargo sur les armes en Syrie.
En séjour à Londres la semaine dernière pour une réunion internationale sur la Yémen, Davutoğlu a eu des discussions avec son homologue britannique, William Hague, pour essayer de le convaincre que l’opposition syrienne est sérieusement désavantagée parce que les armes nécessaires lui font défaut. Il n’avait pas ouvertement appelé l’UE à lever son embargo sur les armes mais c’est bien là qu’il voulait en venir.
Interrogé par des journalistes pour savoir s’il voulait une levée de l’embargo, Davutoğlu avait dit de manière révélatrice : «Si un seul camp a les armes, à la fin, c’est le camp qui a les armes qui aura toutes les possibilités de tuer l’autre camp. »
Davutoğlu avait ajouté qu’il avait aussi soulevé récemment cette question avec le ministre allemand des affaires étrangères Guido Westerwelle. Londres et Berlin avaient cependant indiqué être en faveur du maintien de l’embargo de l’UE. Hague en particulier est préoccupé par les combattants islamistes en Syrie.
Des sources de l’UE à Ankara indiquent que pas moins de 500 membres du Jabhat al-Nosra, l’organisation combattante la plus efficace dans la lutte contre le régime Assad et dont l’objectif déclaré est d’instaurer une république islamique en Syrie, viennent d’Europe.
Le souci ne tient pas seulement à la victoire éventuelle en Syrie de cette organisation – qui est soutenue politiquement et en armement par Ankara. Les officiels de l’UE s’inquiètent aussi de ce que feront les membres Européens de cette organisation quand ils rentreront dans les pays d’où ils viennent. Davutoğlu et d’autres dirigeants Turcs maintiennent cependant que ces craintes européennes sont non seulement exagérées mais qu’elles jouent en faveur du président Assad. Questionné à ce sujet à Londres, Davutoğlu a répondu que ni la Libye, ni l’Egypte n’avaient adopté l’Islam radical en dépit des craintes relatives à une telle éventualité.
“Ils sont en guerre,” a-t-il dit des combattants de l’opposition syrienne. «Ils vont mourir. Il y toujours des slogans religieux dans la guerre.»
Il est cependant manifeste qu’il n’a pas vraiment réussi à convaincre ses partenaires européens de modifier leur position vis-à-vis d’organisations comme le Jabhat al-Nosra qui a déjà été classé comme organisation terroriste par les Etats Unis et qui, si on en juge par les informations, pourrait être bientôt classé dans la même catégorie par l’UE.
Compte tenu de l’échec de la Turquie sur cette question de l’armement, tout ce que Davutoğlu peut faire, c’est de se plaindre sur des bases de hautes valeurs morales que «La population souffre sur le terrain et la Turquie paye la facture. » mais la position d’Ankara soulève un certain nombre de questions essentielles.
Par exemple, il est vrai que «la Turquie paye la facture» pour les réfugiés Syriens de plus en plus nombreux qui arrivent à sa porte. Les responsables gouvernementaux donnent le chiffre de 600 millions de dollars pour l’instant et se plaignent de ne pas recevoir assez de soutien international sur ce problème.Quand les officiels turcs expriment ce genre de plainte, ils visent généralement les pays occidentaux. Fait étrange, on les entend rarement se plaindre d’un manque de soutien de la part des Etats pétroliers du Golfe, particulièrement le Qatar et l’Arabie Saoudite pour qui l’éviction d’Assad est aussi devenue un objectif stratégique.
Dans le même temps, Ankara continue à se monter tiède devant l’idée d’un règlement politique du conflit syrien dans l’hypothèse où Assad serait d’une manière ou d’une autre présent à la table de négociations, alors même qu’il n’est pas assis à cette table. C’est aussi ce que montre le lobbying exercé par Davutoğlu pour armer l’opposition.
Il ne semble cependant pas trop inquiet de risquer d’attiser ce qui est déjà une guerre par procuration dans la région en livrant à l’opposition des armes lourdes pour combattre le régime.
Comme par hasard, Davutoğlu met de côté le fait que si l’opposition était armée comme il le souhaite, la Russie et l’Iran qui continuent à soutenir le régime Assad pour des visées stratégiques, comme le font également des organisations chiites comme le Hezbollah libanais, feront tout leur possible pour riposter en renforçant leur soutien militaire au régime.
Comme le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, Davutoğlu se réfère constamment au sort des Syriens qui souffrent sous Assad. Il semble ne pas comprendre que livrer des armes à l’opposition à ce stade est la formule la plus sûre pour prolonger le conflit et accroître les souffrances des civils.
Beaucoup en Turquie et dans la région diront aujourd’hui qu’il sait en réalité tout ça, mais une victoire de l’opposition sunnite en Syrie est devenue un objectif stratégique si important pour le gouvernement Erdogan qu’Ankara est même prêt à envisager une guerre par procuration, avec plus de souffrances si c’est ce qu’il faut pour l’atteindre.
Quoi qu'il en soit, ce qui est certain à ce stade, c’est que la politique sunnite d’Ankara a eu pour résultat l’émergence d’un axe chiite qui ne regarde plus d’un œil favorable la politique de la Turquie dans la région. La Turquie a en fait augmenté le nombre de ses ennemis et détracteurs au Moyen Orient depuis le commencement du printemps Arabe, ce qui contredit la vision de Davutoğlu d’une Turquie contribuant à la paix et à la stabilité dans la région.
Le problème pour Davutoğlu est que sa représentation intellectuelle du monde – il est après tout professeur de relations internationales – est imprégnée d’une grande vision et de grandes perspectives pour la Turquie qui se sont avérées non seulement trop ambitieuses, mais aussi simplistes eu égard aux situations réelles qui ont émergé sur le terrain.
Il semble par exemple ne pas comprendre, ou ne pas vouloir comprendre, qu’il n’y a pas d’autre choix à ce stade que d’aller vers un règlement politique en Syrie si ce qui est recherché est de mettre un terme au plus vite à l’effusion de sang et d’éviter que la crise alimente les divisions sectaires qui tendent à se creuser dans la région.
Kadri Gursel a aussi montré dans des articles perspicaces pour Al Monitor que la Turquie n’est pas à l’abri non plus des retombées négatives des divisions sectaires qui ont résulté de la crise syrienne, possédant elle-même ses propres lignes de faille sectaires.
En attendant la Turquie a annoncé cette semaine qu'elle avait appréhendé les auteurs de l'attentat à la voiture piégée le mois dernier au point de passage frontalier avec la Syrie de Cilvegozu, qui  avait tué au moins 14 personnes, et blessé de nombreuses autres. Bulent Arinc, porte-parole du gouvernement, a déclaré mardi à la presse que les forces de sécurité turques avaient "effectué une opération digne du cinéma" pour arrêter quatre Syriens et un turcs soupçonnés d’avoir organisé cet attentat.
Les officiels turcs dissent que les auteurs – qui ont été appréhendés au cours d’une opération transfrontalière sur le sol syrien – étaient liés à des agents des services de renseignements syriens. Vrai ou faux, il reste à voir su Ankara se servira de cet incident contre le régime Assad dans une tentative aussi d’influencer la communauté internationale pour qu’elle arme l’opposition.
Le fait demeure cependant que les arguments de la Turquie sur la Syrie trouve peu d’écho à ce stade. Dans sa dernière analyse hebdomadaire intitulée «Les lignes de faille irakiennes et turques,» Al Monitor al’a bien résumé dans son propos de conclusion : «Les signes d’une tendance en faveur d’une solution politique méritent l’attention et la priorité, car la poursuite d’une solution militaire signifie seulement plus de tragédies et de destructions pour la Syrie et la région.»
Le plus tôt Erdogan et Davutoğlu admettront ce fait évident et cesseront de ramer à contre-courant, le mieux ce sera pour la Turquie, pour le peuple syrien et pour la région dans son ensemble. 
Semih Idiz est un collaborateur d’Al-Monitor’s Turkey Pulse. Il couvre en tant que journaliste depuis 30 ans les affaires diplomatiques et de politique étrangère pour les grands journaux turcs. Ses articles d’opinion peuvent être lus dans la version en langue anglaise de Hurriyet Daily News. On peut aussi le lire dans Taraf. Ses articles ont été publiés dans le Financial Times, le Times, Mediterranean Quarterly et Foreign Policy magazine et il intervient souvent sur BBC World, VOA, NPR, Deutche Welle, divers médias israéliens el Al Jazeera.


Libellés : , , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 10:43 PM 0 comments

mercredi, mars 28, 2012

Bookmark and Share

Iran: tout le monde doit-il payer pour complaire à Tel Aviv?


Les Etats Unis jouent gros dans leur bras de fer avec l’Iran. 

Pour complaire au gang de Tel Aviv, eux et leurs alliés habituels (Canada, France, Grande Bretagne…), ont décidé d’infliger à l’Iran des sanctions économiques unilatérales, c’est-à-dire non prévues par des résolutions de l’ONU.

Le but est d’asphyxier l’économie iranienne pour provoquer par exemple des émeutes qui précipiteraient un changement de régime à Téhéran, ou encore affaiblir suffisamment ce pays pour qu’une intervention militaire s’effectue de manière plus aisée.
Cette stratégie a réussi au moins deux fois par le passé: contre l'Irak du président Saddam Hussein et contre le Chili de M. Salvador Allende  qui lui aussi avait subi un embargo commercial et financier de la part des mêmes qui menacent aujourd'hui l'Iran.

Les Etats Unis et les complices déjà cités ont notamment décidé d’interdire aux pays tiers l’achat de pétrole iranien sous peine de sanctions.
En dépit de jérémiades de certains pays comme la Grèce et l’Espagne, l’Occident a décidé de marcher au pas de l’oie et de ne plus importer de pétrole iranien d’ici quelques mois. Certains pays ont obtenu des dérogations sous réserve de diminuer sensiblement leurs importations en provenance  du pays mis sous embargo..

Mais tout le monde n’est pas prêt à obtempérer..

Si la Grèce et l’Italie ne peuvent pas refuser grand-chose à l’Oncle Sam, il en va différemment de pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde.
Ces deux pays viennent, avec les autres membres du BRICS, de faire savoir qu’ils n’étaient pas obligés d’appliquer les sanctions unilatérales décidées par les USA et l’UE.

C’est ce que j’appelle un camouflet pour la diplomatie des Etats Unis.

Cette prise de position ne signifie cependant pas que ces pays importeront toujours autant voire plus de pétrole iranien pour la simple raison qu’une partie de leur commerce se fait par le biais d’entreprises privées qui, elles, peuvent craindre le risque d’être sanctionnées par les Etats Unis.

D’autre part, si les pays du BRICS se disent imperméables aux menaces de sanctions, ils ne seraient sans doute pas complètement fermés à des contreparties politiques et commerciales que pourraient leur offrir les Etats Unis en échange de leur complaisance.
Dans un cas comme dans l’autre, le prix politique à payer par les Etats Unis sera élevé sans que le pour autant entraîner une baisse du prix de l’essence à la pompe à Chicago ou à San Francisco.

Pour conclure, je ne résiste pas à l’envie de parler d’une des conséquences cocasses des sanctions de l’UE et des USA. En effet, l’interdiction de traiter avec le système bancaire iranien et l’expulsion de l’Iran de systèmes d’échanges interbancaires fait que des compagnies européennes qui doivent de l’argent à l’Iran ne savent plus comment payer ce qu’elles doivent dans les délais contractuels (ce qui concerne aussi les contrats en cours de résiliation).
Le pétrolier anglo-néerlandais Shell se trouve précisément dans cette situation en ce moment…
Or, en cas de non paiement, la partie contractante iranienne pourra bien sûr exiger des pénalités, en passant éventuellement par les juridictions internationales compétentes.
Ces dernières ne pourront que donner raison à la partie iranienne puisque les sanctions décidées par l’UE et les USA ne correspondent à aucune résolution de l’ONU et sont postérieures à la signature des contrats…


PTI, The Hindu (Inde) 28 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’Inde, la Chine et les autres pays du BRICS ont déclaré aujourd’hui qu’ils ne rompraient pas leurs relations commerciales avec le pays riche en pétrole qu’est l’Iran qui fait face à des sanctions des Etats Unis contre son programme nucléaire.
Cette question a été soumise à discussion lors d’une rencontre des ministres du commerce du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique su Sud (BRICS), à la veille d’un sommet du BRICS à New Delhi.

“Oui, la question a été discutée. Tous les membres du BRICS sont membres du Conseil de Sécurité de l’ONU. Nous respectons les résolutions de l’ONU… en même temps, les résolutions de l’ONU n’interdisent à aucun pays de se livrer à du commerce portant sur des produits essentiels et sur ce qui est nécessaire pour le bien des hommes, » a déclaré le ministre du commerce et de l’industrie Anand Sharma qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse tenue en commun avec les autres ministres du commerce du BRICS.
Le ministre Chinois du commerce, Chen Deming, a déclaré que son pays n’est “pas obligé de respecter les lois et règlements internes de n’importe quel pays.»
M. Shama a expliqué que l’Iran est une source d’énergie importante, ajoutant que la montée en flèche des prix du pétrole a pesé sur les finances indiennes. « Nous regardons donc les choses de manière très pragmatique et nous restons dans le champ d’application de la résolution de l’ONU.»

L’Inde importe 12 % de son pétrole d’Iran tandis que la Chine dépend du brut iranien à hauteur de 20 % de ses besoins.

M. Deming a dit que la hausse des prix du pétrole “affecterait négativement” le BRICS ainsi que l’économie mondiale.

Les Etats Unis et les principaux pays européens ont imposé des sanctions à l’économie iranienne en raison du programme nucléaire de Téhéran.

Libellés : , , , , , , , , , , , ,

posted by Djazaïri at 7:21 PM 0 comments

mercredi, mars 07, 2012

Bookmark and Share

Comment un journal indien comprend le clip raciste de l'Union Européenne


Je vous avais parlé de ce clip raciste produit par la Commission Européenne. François Asselineau nous en livre une lecture politique qui se trouve être sensiblement la même que celle faite par la presse indienne.

Par Dipankar De Sarkar, The Hindustan Times (Inde) traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est official: l’Europe en crise a peur de l’Inde , de la Chine et du Brésil (BRIC = Brésil, Russie, Inde , Chine). Sa commission à l’élargissement a été obligée de retirer une vidéo de propagande après des plaintes pour racisme au sujet de la manière dont elle présente les Indiens, les Chinois et les Brésiliens. La vidéo, conçue pour populariser l’UE à 27 nations auprès des jeunes Européens, montre une femme blanche européenne prenant le dessus sur trous guerriers mâles agressifs d’Inde, de Chine et du Brésil dans un hangar sombre et à l’abandon.
Vêtue d’un survêtement jaune à la manière du film Kill Bill de Tarantino, elel fait d’abord face à un combattant chamois qui pratique le kung-fu. Elle affronte ensuite un indien qui pratique le kalaripayattu.

Le dernier homme qu’elle voit est un brésilien noir, spécialiste de la capoeira, un art martial. Alors que les trois hommes sont autour d’elle, elle se multiplie et les encercle. Ils abandonnent leurs armes avant de disparaître.

Les femmes deviennent alors le cercle d’étoiles jaunesqui est le symbole de l’UE, et la vidéo annonce, “Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts… ». Peter Stano, porte parole à Bruxelles de la commission de l’élargissement a déclaré à l’Hindustan Times que « la vidéo avait été retirée après qu’elle ait attiré des plaintes pour racisme. »


Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 9:55 PM 0 comments

mardi, mars 06, 2012

Bookmark and Share

Un clip raciste édité par l'Union Européenne


A part Europe 1, aucun grand media français accessible sur le web ne parle de cette affaire d’un clip produit par l’Union Européenne et qui est évidemment raciste. Nous avons là l'image d'une femme, évidemment non agressive, menacée par de méchants étrangers plus ou moins basanés que la force tranquille va parvenir à pacifier. De bons souvenirs du temps des colonies quoi!
Simplement, les racistes ne sont pas toujours conscients de l’âtre. Ce qui surprend toutefois, c’est que ce racisme non conscient mais puissant est le fait de tout un ensemble de responsables des institutions européennes.
Alors l’UE gage de paix ?
Au vu de ce clip, et de certains éléments de l’actualité politique, il est permis d’en douter.

Par Europe1.fr  le 6 mars 2012
   
Le clip de l'Union européenne n’aura été visible sur Internet que quelques heures mardi matin.
Censé promouvoir l'élargissement, la vidéo met en scène une femme blanche face à des combattants étrangers.



La vidéo n'aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l'élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

La vidéo n'aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l'élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

Une symbolique maladroite ?

Inspiré de l'univers de Kill Bill, le clip validé par Bruxelles met en scène une jeune femme blanche dans une combinaison jaune et noire, rappelant étrangement celle portée par Uma Thurman dans le film culte de Quentin Tarantino. Dans ce clip, la protagoniste est en prise à trois adversaires masculins, visiblement originaires d’Asie, d’Inde et du Brésil. L'attitude agressive de ses opposants contraste avec le calme de l'Européenne, qui ferme les yeux et se dédouble plusieurs fois pour finalement former un cercle autour des combattants.

Visionnez le clip de la Commission européenne :


Le clip conclut alors sur ce slogan : "Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts".

"De nombreuses réactions"

En ligne sur plusieurs sites d'information, la vidéo a été retirée mardi après-midi et la campagne annulée. Dans un communiqué, la direction générale de l’élargissement au sein de la Commission explique avoir "reçu de nombreuses réactions" à ce clip. Le communiqué souligne par ailleurs que l’histoire connait une fin heureuse, les personnages s’asseyant en rond pour exprimer leur respect mutuel.

Regrettant que le clip ait pu être interprété ainsi, Stefano Sannino, le directeur général de l’administration chargée de l’élargissement, a de son côté adressé des excuses à ceux qui ont été offensés par la vidéo. La campagne a aussitôt été interrompue.

Libellés : , , , ,

posted by Djazaïri at 8:04 PM 0 comments

jeudi, février 09, 2012

Bookmark and Share

L'opinion britannique défavorable à une intervention militaire en Syrie


The Spectator est un magazine conservateur britannique : anti syndicaliste, atlantiste, sioniste, belliciste.
Ce magazine de fend d’un petit article sur un sondage sur une intervention militaire en Syrie qui l’a manifestement déçu.
En effet, les sondés ne sont que 9 % à soutenir l’éventualité d’une intervention militaire de la Grande Bretagne et de ses alliés pour éliminer le régime de Damas.
D’ailleurs, de quelque manière qu’on lise le sondage, impossible de trouver une majorité pour n’importe quelle forme d’intervention militaire. Pas même pour une zone d’exclusion aérienne.
Apparemment, les britanniques n’ont finalement pas vraiment apprécié le rôle de leurs pays en Libye puisqu’ils refusent tout ce qui a si bien marché dans le processus ayant abouti à l’assassinat du colonel Kadhafi.
The Spectator se console en pensant considérant que, comme cela est déjà arrivé, que l’opinion changera peut-être d’avis si la « violence féroce et barbare » se poursuivait en Syrie (une manip des sondages fait aussi parfois l’affaire).
Il faut donc s’attendre à voir la propagande des « humanitaires » se surpasser.

Par Sebastian Payne, The Spectator (UK) 8 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La réaction britannique à la situation en Syrie a été jusqu’ici incertaine et prudente. Un sondage YouGov d’aujourd’hui montre que l’opinion souhaite le maintien de cette approche non interventionniste.

Quand on leur présente plusieurs cas de violations [des droits humains], les sondés réagissent de manière quasi unanime par la désapprobation. Mais ils sont à peine 9 % prêts à soutenir l’envoi de soldats Britanniques et alliés pour renverser le président al-Assad. Seulement 16 % soutiendraient la fourniture d’armes aux rebelles et 18 % seraient favorables à l’envoi de troupes pour protéger les civils.
La seule mesure à être soutenue à minima est la proposition d’une zone d’exclusion aérienne. Mais même si une majorité se dégage en faveur d’une telle zone, moins de la moitié des sondés l’estiment nécessaire à l’heure actuelle, tandis que 26 % considèrent qu’elle pourrait être utile à l’avenir. Cependant, l’aval des Nations Unies est un ingrédient décisif pour ce soutien. Près de la moitié des sondés pensent qu’une zone d’exclusion aérienne appliquée par l’UE/OTAN ne devrait être mise en place que si elle est soutenue par l’ONU.

Redisons-le, les sondages sur l’action militaire peuvent changer relativement. Si la violence féroce et barbare devait continuer en Syrie ; il est assez possible que l’opinion considère une action comme plus urgente.

Libellés : , , , , ,

posted by Djazaïri at 11:29 PM 0 comments

Palestine Blogs - The Gazette