samedi, novembre 10, 2012

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Sortie du roman officiel de la vie de Mohamed Merah


Je vous recommande la lecture de l'entretien que M. Albert Chennouf vient d'accorder au magazine Le Point.
Albert Chennouf est le père d'Abel Chennouf, un des trois soldats dont l'assassinat est attribué à Mohamed Merah.

Si, comme certains commentateurs, on peut le chipoter sur le point de savoir si son fils et les deux autres soldats assassinés méritent la légion d'Honneur ou une autre décoration à titre posthume, on ne saurait par contre contester que la mort des trois militaires n'a subi ni le même traitement médiatique, ni le même traitement politique que celle des victimes juives de l'école privée toulousaine.

M. Chennouf porte non seulement le deuil de son fils, mais il est aussi en colère contre le gouvernement français et la classe politique qui refusent de donner suite à sa demande d'une commission parlementaire pour faire la lumière sur cette terrible affaire.
M. Chennouf considère que ce refus montre que, contrairement à ce que lui avait affirmé M. Manuel Valls, ministre de l'intérieur, l'affaire Merah met en cause la raison d'Etat et qu'une commission d'enquête sonnerait le glas de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur).
Parce que, selon M. Chennouf:
La France entière a compris que Mohamed Merah était un indic de la DCRI. Je l'affirme moi-même depuis le début. Comment entre-t-on d'Israël en venant de la Syrie avec un nom à consonance arabe ? Et vice-versa. Merah était protégé par la DCRI, qui comptait sur lui pour démanteler des réseaux islamistes. Bernard Squarcini, l'ancien patron de la DCRI, a voulu nous faire croire que c'était un loup solitaire. En fait, je le pense protégé par un parrain solidaire qui nous vend une fable de barbouze. Pour moi, Bernard Squarcini est l'assassin présumé de mon fils. J'affirme qu'il a menti au juge. Et lorsqu'on ment au juge, on ment au peuple. Je n'admets pas cela.
et un peu plus loin:
François Hollande est sur la même ligne que Nicolas Sarkozy, que Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la Défense, que Gérard Longuet, Manuel Valls, ou encore Claude Guéant. Tous, ils ont peur de la vérité...
Oui, il y a consensus droite- gauche sur l'affaire Merah comme sur les suites législatives à lui donner avec un renforcement de l'arsenal anti-terroriste qui est coproduit en quelque sorte par le précédent gouvernement et celui qui lui a succédé.

Il n'y aura pas de commission d 'enquête sur les crimes imputés à Mohamed Merah.
Parce que, et j'ignore si c'est une coïncidence,  la sortie de "Mon frère, ce terroriste", sur l'itinéraire de Mohamed Merah vient d'être annoncée par toute  la presse et il est l'oeuvre d'Abdelghani Merah, le frère aîné du tueur présumé.
Selon lui, Mohamed aurait été endoctriné par un autre membre de la fratrie, Abdelkader, inculpé de complicité d'assassinat.
Mohamed Merah le djihadiste en tenue camouflée
Abdelghani n'est pas tendre non plus avec sa soeur Souad qu'il accuse
des mêmes dérives radicales. Un frère et une soeur, dit-il, qui se sont «rapprochés des salafistes toulousains». Il ajoute que sa soeur Souad lui a confié «plusieurs fois qu'elle était fière de Mohamed et des crimes qu'il avait commis. Qu'il avait eu le courage d'agir en moudjahidine, qu'il était dans la vérité. Qu'elle ne le pleurait pas avec tristesse, mais avec joie»
Au singulier, on agit en moudjahid, pas en moudjahidine, mais passons...

Il va de soi que Mohamed avait fait la fête le 11 septembre 2001!  (Mohamed Merah a eu 13 ans en octobre 2001)

En fait, Abdelghani Merah a
retracé l’itinéraire d’un adolescent perdu de la république. Djihadiste et tueur d’enfants
La formule creuse au sujet de "l'adolescent perdu de la république" n'est pas d'Abdelgahni Merah pais de Mohamed Sifaoui, le romancier spécialisé dans le djihad banlieusard.

En fait, c'est M. Sifaoui qui est le véritable auteur de Mon frère, ce terroriste.

Et c'est certainement un gage d'authenticité et de probité...

On ne s'étonnera pas si Abdelkader Merah nie avoir déclaré être fier des actes de son petit frère!

Le frère de Mohamed Merah annonce qu'il va quitter Toulouse et essayer de  "se remettre à vivre".
J'imagine que les recettes du bouquin devraient lui en donner les moyens..
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Bien sûr Mohamed Merah correspondait sans doute assez au portrait de quelqu'un qui veut en découdre pour une cause qu'il estime juste, et sans doute avait-il plus de traits communs avec certains délinquants  qu'avec un jeune ouvrier consciencieux et conscient.

Mais ça ne suffit pas pour faire de quelqu'un un tueur froid habile au maniement des armes et, surtout, qui dispose d'un véritable arsenal et voyage fort loin: Syrie, Pakistan et même entité sioniste. Et qui, selon Claude Guéant, alors ministre de l'intérieur, peut se permettre de quitter momentanément son appartement alors qu'il est assiégé par la crème des forces de police.
De qui vous moquez-vous M. Guéant?
De qui se moque-t-on?

Mais la grande question est: comment un gamin de pas même 24 ans a-t-il pu avoir les moyens d'acheter ces armes, de voyager de la sorte et, par dessus le marché, de payer le loyer et les charges d'un appartement. 

On n'a jamais entendu ni le ministre de l'intérieur, ni le procureur parler de ça.

Pourtant, l'argent, comme on le sait, est le nerf de la guerre.

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vendredi, novembre 02, 2012

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La symbolique de Toulouse et sa signification politique


François Hollande a rendu publiquement hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse, et c’est une démarche tout à fait légitime.

Le problème est qu’il l’a fait en compagnie de Benjamin Netanyahou, le premier ministre violent d’un Etat voyou qui séquestre et spolie le peuple palestinien.

S’il pensait que cet hommage avait une finalité pédagogique, on peut dire que c’est raté.

Si le but était par contre de flatter les instances supposées représenter la communauté juive en France et donner un coup de pouce électoral à Benjamin Netanyahou, on peut dire que c’est par contre réussi.
On retiendra l’image de François Hollande donnant l’accolade à Benjamin Netanyahou dans l’école toulousaine fréquentée par les victimes de Mohamed Merah.
Je suis satisfait de toi François.
N’imaginez pas que cette accolade est le fruit d’une montée d’émotion qui se serait emparée des deux dirigeants politiques, elle fait au contraire partie de détails qui ont été décidés par les responsable du protocole des deux pays parce que c’est un geste qui a du sens politique.
On retiendra que M. Hollande est allé très loin dans une proclamation de sympathie à l’égard d’un homme qui n’est rien d’autre qu’une version juive d’une extrême droite que les politiciens de gauche prétendent stigmatiser.
En tout cas cette camaraderie est en phase avec les évolutions que connaît, il suffit de penser à la rhétorique de Manuel Valls, et va connaître la gauche institutionnelle dans sa relation avec les populations issues de l’immigration musulmane. Elle est également cohérente avec les inflexions qu’a connues la politique étrangère de la France depuis sa réintégration dans l’OTAN et le bellicisme que nous avons pu constater avec les évènements liés au prétendu printemps arabe. Et on aurait donc eu tort  d'être surpris devant l'hommage  rendu récemment par le président Français au fasciste Menahem Begin à l'annonce du décès de ce dernier.

Nous sommes entrés définitivement dans l’après deuxième guerre mondiale. Non pas que nous nous trouvions devant des idéologies et des phénomènes politiques nouveaux, mais que la parenthèse introduite par la guerre froide et le gaullisme en ce qui concerne la France s’est refermée et que nous nous retrouvons dans la situation idéologique voisine de celle de l’entre deux guerres mondiales. Avec des forces qui correspondent peu ou prou aux forces sur lesquelles s’appuyait le maréchal Pétain et d’autres qui correspondent à celles qui lui avaient accordé les pleins pouvoirs. De fait, on a beaucoup parlé de juifs de France ces jours ci, et guère de Juifs Français ou de Français Juifs.

Comme si aucune leçon n’avait été retenue des méfaits du fascisme et du nazisme. De fait, aucune leçon n’a été tirée de cette période sombre de l’histoire. Pour la bonne raison, entre autres, que la pédagogie et le discours  politique portant sur cette époque sont à la fois trop éloignés de la réalité de ce que fut cette époque et se sont détournés des enseignements universalistes qui auraient dû en être tirés.

Benjamin Netanyahou sait parfaitement reconnaître ses amis politiques et il en a reconnu un en François Hollande dont il s’est déclaré «très satisfait» exactement comme il a su reconnaître son ami politique aux Etats unis.

Mitt Romney et Benjamin Netanyahou partagent donateurs et amitié
Par Sheera Frenkel, McClatchy Newspapers (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem : Le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney et le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou ont reconnu être amis depuis des dizaines d’années, mais les liens financiers qui les unissent sont devenus évidents quand le candidat républicain a révélé la liste de ceux qui contribuent financièrement à sa campagne.

Plus de la moitié de ceux qui ont donné de l’argent à Netanyahou pour sa campagne de réélection sont des Américains qui ont aussi contribué à la campagne de Romney ou au Parti Républicain aux Etats Unis.

La loi israélienne permet aux politiciens de faire campagne et de collecter de l’argent à l’étranger, quoique l’impact financier des campagnes électorales soit extrêmement différent ici puisque, comme le calendrier électoral se limitant habituellement à trois mois, les budgets de campagne sont maintenus au minimum et les politiciens recourent traditionnellement au financement public. Netanyahou est cependant allé chercher de l’argent à l’étranger même si la somme qu’il a réunie est minuscule comparativement aux standards américains : elle peut s’évaluer en dizaines de milliers de dollars.

Selon des documents publiés par le contrôleur des finances d’Israël, Netanyahou a reçu des dons financiers provenant de 47 personnes. Une seule d’entre elles est israélienne et 42 sont américaines En recoupant les registres officiels aux Etats Unis avec la liste de Netanyahou, McClatchy a constaté que 28 des Américains qui avaient donné de l’argent pour Netanyahou avaient aussi donné pour Romney, le Parti Républicain ou les deux. Deux seulement ont donné de l’argent au Parti Démocrate, dont l’un pour le président Obama.

A la question de savoir s’ils sont gênés de voir que plus de 90 % de l’argent de Netanyahou vient des Etats Unis, la plupart des Israéliens ont un haussement

 «Alors ils prennent de l’argent aux Etats Unis ? Pourquoi devrions-nous en être surpris ? C’est ce qu’il y a de moins surprenant à un moment où tous les autres politiciens israéliens vont en prison pour fraude et corruption,» affirme Shlomit Beniyahu, 48 ans, qui dit qu’elle votera pour Netanyahou aux prochaines élections. «C’est peut-être une bonne chose si Netanyahou obtient de l’argent auprès des mêmes personnes que Romney ; ça montre qu’il est assez malin pour connaître des riches qui ont de l’argent.»

Une famille qui semble avoir particulièrement mis la main à la poche pour Netanyahou et Romney est la famille Falic de Miami. Les Falics, qui possèdent la chaîne de boutiques hors taxes Duty Free Americas, ont fait leur fortune en tant qu’anciens propriétaires de la maison de haute couture Christian Lacroix. Par divers membres de la famille, les Falics ont apporté près de la moitié des contributions à la campagne de Netanyahou, soit environ 42 000 dollars.

Les registres officiels aux Etats Unis montrent que la famille Falic contribue financièrement de longue date en faveur du Parti Républicain, avec plus de 100 000 dollars pour les candidats républicains cette année, dont 20 000 dollars pour la campagne de Romney. La famille Falic a aussi donné de l’argent à des organisations pour la colonisation, dont certaines qui organisent pour les Américains des visites des colonies juives en Cisjordanie

Un membre de la famille Falic que nous avons pu joindre à Miami a refusé de s’exprimer, tout comme la campagne de Romney.

Un porte parole de Netanyahou a refusé de parler des sources de financement su premier ministre, mais un ancien collaborateur de Netanyahou, qui s’est exprimé pour McClatchy sous condition d’anonymat parce qu’il est toujours impliqué dans la vie politique, explique que le premier ministre considère que les Etats unis sont «un lieu naturel pour récolter des fonds.»

«Netanyahou a toujours été accueilli à bras ouvert aux Etats Unis. Les gens, les donateurs là bas ne pouvaient jamais lui donner assez,» explique cet ancien collaborateur.

Dans le cours de campagne présidentielle aux Etats Unis, Netanyahou a été critiqué pour avoir  semblé préférer Romney à Obama. Si les responsables de la campagne Romney ont dit clairement n’avoir pas cherché à obtenir le soutien du premier ministre, des organisations pro-israéliennes ont diffusé des spots dans des swing states comme la Floride pour affirmer que Romney à la Maison Blanche serait mieux pour l’Etat d’Israël.

 «C’est un message clair de notre part à nous ici en Israël que Romney est mieux pour l’Etat d’Israël et que sa relation avec Netanyahou serait certainement une amitié plus naturelle,» déclare Kory Bardash du groupe Israël des Républicains à l’Etranger

Dans des interviews, des représentants de Netanyahou ont relevé qu’il n’était pas intéressé à s’immiscer dans la politique partisane aux Etats Unis. Sa liste de donateurs ne comporte cependant que deux familles qui ont donné de l’argent à la fois au Parti Démocrate et à Netanyahou.

 «Il semble un peu étrange de voir que ses contributeurs soient surtout dans un camp,» observe Beniyahu qui a parlé à McClatchy pendant sa pause repas avec trois de ses collègues de travail à Tel Aviv.

 « J’imagine que ça montre quelque chose comme une préférence pour un parti sur un autre, » déclare Michael Cohen, un des collègues de Beniyahu. «Certaines personnes seront peut-être gênées parce que maintenant c’est comme s’il devait quelque chose aux Républicains… Mais la plupart des gens s’en fichent»

David Lightman a contribué à ce article depuis Washington.

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jeudi, novembre 01, 2012

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Le sionisme et la France: un grand criminel à Paris, un "grand philosophe" à Jérusalem


 
Lina Hasan (01/09/199 - 06/01/2009), une des 352 enfants assassinés par le régime sioniste à Gaza
Mohamed Merah a certes été mis hors d'état de nuire, mais il est un autre tueur d'enfants qui non seulement continue à sévir mais est reçu avec les honneurs en France.

Et pendant que Benjamin Netanyahou, le chef de la bande de tueurs d'enfants (liste nominative des 352 victimes de l'opération Plomb Durci à Gaza) est reçu en grande pompe par François Hollande, notre ministre des affaires étrangères officieux a fait le chemin inverse en se rendant à Jérusalem. 

Bon, Bernard-Botul-Henri Lévy ne s’est pas exactement rendu là-bas en qualité de Français, ni même de Juif de France pour reprendre l’expression employée par M. Hollande qui n'a parlé ni de Juifs Français, ni de Français Juifs.

Il figure en fait parmi les 120 leaders et intellectuels venus de tout le monde juif pour participer à une conférence sur
les questions stratégiques qu’affrontent le peuple juif et l’Etat d’Israël.
Cette rencontre est organisée par l’Institut Politique du Peuple Juif (sigle anglais : JPPI) présidé par un certain Avinoam Bar-Yosef.

La diaspora juive est bien entendu au cœur de cette réflexion ainsi que l’a souligné le président de l’Institut :
 « Nous pouvons voir pour la première fois que le gouvernement israélien prend au sérieux la diaspora juive, la voyant comme un acteur stratégique pour Israël, et qu’il est prêt à investir dans son avenir pour maintenir sa puissance et son influence,» a déclaré Bar-Yosef selon le site web du Jerusalem post.
Voilà qui donne un relief tout particulier à la visite du terroriste Netanyahou en France

On veut cependant croire que cette observation ne s’applique pas à la France dont le système politique exclut tout communautarisme et où la communauté juive est persécutée comme ailleurs.

Persécution qu’a confirmée Bernard-Botul-Henri Lévy à la conférence de cet institut de politique du peuple juif, dans une analyse des plus percutantes :
Le prestigieux philosophe Français a dénoncé hier, mardi, le fait que les Juifs du monde entier sont attaqués par la double menace d’un antisémitisme déguisé en antisionisme et d’une guerre totale contre l’Etat d’Israël
 «Le défi que nous devons affronter est la forme nouvelle du vieil antisémitisme, un nouveau système pour légitimer l’expression de l’antisémitisme qui s’articule autour de l’antisionisme et de la haine contre Israël,» ce dernier phénomène étant qualifié par l’intellectuel juif comme étant «la nouvelle mutation du virus de l’antisémitisme.»
Si on veut bien prêter attention au propos du philosophe mal appertisé, on ne peut que s’étonner de ce prétendu constat sur cette universalité de l’hostilité à l’encontre des Juifs.

Il y a là un mystère à expliquer : pourquoi le monde entier et pourquoi les Juifs ? Et pourquoi accuser, entre autres,  les esquimaux, les lapons et les hottentots?

Quoique comme on l’a vu, notre philosophe propose une explication. L’antisémitisme a sa cause dans un virus qui est celui de l’antisémitisme (comme la grippe a sa cause dans un virus qui est celui de la grippe). L’antisémitisme est donc toujours là mais, à la différence du virus qui n’a besoin que d’habiter un corps, habituellement non consentant, pour se manifester, l’antisémitisme a lui besoin en plus d’un paravent pour se parer d’une forme de légitimité.

Du point de vue botulique, le vieil antisémitisme est anhistorique et est une haine fondamentale des Juifs que rien ne saurait abolir parce que, comme les virus, il mute, se transmet et que, pour ce que j'en sais, on n’a jamais été capable d’éradiquer un seul virus.

On comprend donc bien que l’antisémitisme existe depuis que des Juifs existent et qu’il perdurera sous des formes certes renouvelées tant qu'existeront des Juifs.

C’est la thèse nazie mais c'est aussi, sous une forme moins radicale, la thèse sioniste : Juifs et non Juifs ne peuvent vivre ensemble, il convient donc que les Juifs se séparent des autres en disposant de leur «foyer national».

La première thèse a été disqualifiée sans appel par l’histoire et l’ethos humaniste, la seconde ne tardera pas à subir le même sort (espérons seulement que nous en serons débarrassés avant que la clique sioniste déclenche un nouveau conflit meurtrier).

L’autre possibilité tient à une disparition physique des hôtes potentiels du virus de l’antisémitisme puisque, en tant qu’être parasitaire, le virus ne peut subsister qu’en infectant un être vivant (et je vois mal le virus de l’antisémitisme infecter les lombrics ou les chats).

On remarquera que cette disparition peut aussi être théoriquement assurée par la création du fameux «foyer national» qu’on prendra soin d’entourer de murs et de clôtures.

La conclusion est que François Hollande pourra faire ce qu'il voudra, mais pas plus que ses prédécesseurs il ne parviendra à éliminer le fléau antisémite. Sauf peut-être à admettre l'idée de Benjamin Netanyahou que la place des Juifs de France n'est pas en France mais en Palestine occupée.

Si on ne peut pas vraiment éliminer les virus, on peut par contre parfaitement se débarrasser de la vermine botulique qui est une bactérie en recourant à des moyens prophylactiques simples mais efficaces pour neutraliser ce microbe qui est l’agent d’un neurotoxique redoutable.  Un de ces moyens est par exemple de moins regarder la télévision, de s'abstenir de lire le Point etc.

Nb: Benjamin Netanyahou n'était pas au gouvernement quand a eu lieu l'opération "Plomb Durci" contre Gaza. Il va cependant sans dire qu'il a parfaitement assumé cette agression militaire et qu'il a son propre tableau de chasse en matière de victimes civiles


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lundi, octobre 08, 2012

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Sarcelles, Strasbourg et la construction du discours islamophobe "légitime"


Les évènements s’enchaînent avec une régularité métronomique.

Qu’on en juge, la prétendue bande annonce d’un film islamophobe puis des caricatures publiées par Charlie Hebdo provoquent, ou servent de prétexte à des manifestations et des troubles dans un certain nombre de pays musulmans, et voilà qu’un micro rassemblement de Musulmans à Paris est cerné par des forces de gendarmerie qui créent facilement le surnombre. 

On a là l’amorce du premier débat sur l’Islam en France depuis l’élection présidentielle avec en parallèle l’éclosion d’un œuf couvé depuis un certain temps, la loi antiterroriste co-écrite apparemment par Manuel Valls et Claude Guéant suite aux crimes perpétrés par (ou attribués à) Mohamed Merah à Toulouse et Montauban.

Suit un discours musclé du ministre de l’intérieur lors de l’inauguration d’une mosquée à Strasbourg. Le simple fait que ce type, tout ministre qu’il soit, ait pu tenir les propos qu’il a tenus en ce lieu en dit long sur l’état de déconsidération dans lequel se trouvent les Musulmans en France.

Et en bruit de fond, bien entendu, résonne presque en continu le verbe vénéneux de Marine Le Pen et de Jean-François Copé avec la mise en avant de thématiques chères à toute une frange de nos élites, de droite et parfois de gauche, sur le racisme anti-blanc, qui sont autant d’appels en réalité à la guerre ethnique.  Sous réserve bien sûr que cette guerre soit menée par la police et la gendarmerie au nom des petits blancs privés de pains au chocolat par la faute du Ramadan.

Et maintenant, nous avons le coup de filet sur une prétendue cellule terroriste/djihadiste qui serait l’auteur d’un attentat contre une épicerie casher à Sarcelles en région parisienne en septembre 2012.

Cet attentat avait consisté en la projection d’une grenade (dont rien n’est dit sur la provenance alors que c’est elle qui a permis de remonter aux auteurs) à l’intérieur de ce magasin, n’occasionnant fort heureusement qu’un blessé léger.

Ce qui est absolument frappant, si on en reste à l’individu qui est présenté comme le principal animateur de la présumée cellule terroriste, c’est que les magistrats semblent le connaître par cœur.
En effet :
L'homme "s'était rasé la barbe en arrivant à Strasbourg" - où il séjournait ces derniers jours -, signe d'un prochain "passage à l'acte", [ ??; note de Djazaïri] a indiqué le procureur de Strasbourg Patrick Poirret. Selon ce dernier, Jérémie Louis-Sidney voulait "finir en martyr".
Et :
Corroborant cette hypothèse, le testament du délinquant a été trouvé après sa mort. Au cours des perquisitions, samedi, "une liste d'associations israélites de la région parisienne" a également été découverte, selon le procureur de Paris.
On ne nous dit rien sur les ressources de ce Jérémie Louis-Sidney qui pourtant avait au moins deux domiciles, un à Cannes et l’autre à Strasbourg et qui faisait donc pas mal de déplacements, sans oublier ceux qui le ramenaient en région parisienne d’où il était originaire.

Tout cela a pourtant un coût.

On n’a, en tout cas pour l’instant, pas parlé d’arsenal digne de ce nom, l’arme la plus redoutable étant le "Smith & Wesson" de calibre 357 que possédait Jérémie Louis-Sidney et dont il a vidé le barillet en tirant sur les agents venus l’arrêter dont l’un n’a dû son salut qu’à son équipement de protection.

Mais il voulait mourir en martyr nous dit-on. Et il ne nous dira certes pas le contraire.

Comme si tous les délinquants qui avaient résisté imprudemment à la police avaient derrière la tête l’idée de mourir en martyr. Peut-être était-ce là l’idée de Jacques Mesrine au fond ?

Ici, on nous refait le coup des jeunes auto-radicalisés comme Mohamed Merah. Mais outre que Merah ne s’était pas auto-radicalisé, ce n’est certainement pas le cas non plus de ces prétendus djihadistes qui étaient d’une certaine manière déjà radicalisés avant leur entrée dans la religion musulmane. Je les suppose plus auto-islamisés qu’auto-radicalisés.

Nous sommes en fait en présence d’une bande de pieds nickelés, en moins drôles il est vrai, capables de commettre des actes dangereux sans doute mais qu’il faudra bien des efforts d’agit-prop pour en faire une «menace de radicaux» comme veut le faire croire le ministère de l’intérieur. Remarquez que le chef de l’Etat n’est pas en reste dans la surenchère à l’alerte terroriste. A croire qu’il y a comme qui dirait une sorte de compétition sur ce sujet.

La menace pour la sécurité des biens et des personnes existe, c’est certain, mais exactement comme avec toutes les bandes de délinquants un peu organisées que la police a pour charge de surveiller et de neutraliser. La cible choisie, toute symbolique qu'on puisse la considérer, a surtout pour caractéristique de se situer dans l'environnement quasi-immédiat des délinquants, signe à la fois d'amateurisme et de bêtise insigne.

Menace sur la sécurité nationale ou les institutions du pays, faut donc quand même pas pousser, fort heureusement.

Ce qui est vraiment significatif dans cette opération, ce ne sont pas les interpellations elles-mêmes, ni la mort d’un des auteurs présumés de l’attentat contre le commerce juif, mais le discours qu'alimente cette action policière.

Et dans l’ensemble du discours sur l’Islam, qui est souvent, mais pas toujours, un discours sur l’islam  «radical» Manuel Valls intervient aujourd’hui avec sa propre partition plus propre à rassembler à gauche que les misérables pains au chocolat de Jean-François Copé :
Opération antiterroriste: Manuel Valls dénonce l'antisémitisme
Pains au chocolat, antisémitisme, terrorisme, à droite, comme à gauche, les Musulmans sont cernés et se retrouvent au centre du débat politique et médiatique, exactement comme le souhaitent la droite et l'extrême droite, il faut bien le dire.

Et la prochaine sommation, qui viendra de la gauche consistera à nous demander de battre collectivement notre coulpe en matière d’antisémitisme et d’admettre que l’antisionisme de nombre d’entre nous n’est qu’un faux nez pour notre profond et ancien antisémitisme que le Dr Valls va entreprendre d’extirper de nos cerveaux.

On aimerait quand même entendre sur ce dossier la voix de Mme Christiane Taubira, la Garde des Sceaux qui est franchement inaudible sur un dossier qui la concerne aussi.

J’ai trouvé par hasard facebookien le photomontage ci-dessous sur un site que je n’arrive pas à situer sur l’échiquier politique et/ou religieux, par incompétence de ma part sûrement (j’espère seulement que ce n’est pas un site djihado-talmudiste). Mais peu importe car ce photomontage est vraiment bienvenu (la légende n'est pas de moi)
 

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lundi, août 06, 2012

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Londres et son djihad pour la démocratie en Syrie

La presse parle finalement assez peu de la mésaventure de ces journalistes enlevés en Syrie par des combattants djihadistes qui luttent les armes à la main contre le régime syrien.. Vous pouvez vérifier avec Google actualités. D'ailleurs, ce sont deux journalistes qui ont été détenus et non un seul comme l'indique pourtant ce titre de France 24

AFP, France 24  05/08/2012 - 16:53
Un photographe britannique, John Cantlie, détenu dans un camp "jihadiste" en Syrie pendant une semaine avec un collègue néerlandais, a affirmé dimanche qu'une partie de ses ravisseurs venait du Royaume-Uni.
"Ils étaient en tout environ 30, une douzaine parlaient anglais et neuf avaient l'accent londonien", écrit John Cantlie dans le Sunday Times.
Le Britannique avait été enlevé le 19 juillet avec le photographe néerlandais Jeroen Oerlemans dans le nord de la Syrie. Tous deux ont finalement été libérés par l'Armée syrienne libre (ASL) le 26 juillet, selon leurs récits.
Juste après sa libération, M. Oerlemans avait déjà indiqué qu'il n'y avait "aucun Syrien présent" dans ce camp jihadiste.
"Ils venaient du Pakistan, du Bangladesh, du Royaume-Uni, de Tchétchénie", a détaillé John Cantlie sur la BBC, ajoutant que certains de ses ravisseurs britanniques étaient particulièrement "vindicatifs".
Interrogé, le Foreign Office a indiqué "prendre très au sérieux les affirmations et informations selon lesquelles des Britanniques sont parmi des combattants étrangers en Syrie". "Nous surveillons la situation d'aussi près que possible", a indiqué un porte-parole du ministère.
"La détérioration de la sécurité en Syrie laisse un espace dangereux", a encore indiqué ce porte-parole. "La solution réside dans une action internationale énergique pour résoudre la crise", a-t-il dit.
Le photographe britannique, qui a été blessé au bras par des tirs de ses ravisseurs lors d'une tentative d'évasion, tandis que son collègue néerlandais était touché à la hanche, indique qu'il a finalement été libéré grâce à l'intervention de quatre membres de l'ASL.
John Cantlie a également raconté avoir eu les yeux bandés et avoir été menacé de mort à plusieurs reprises. "A un moment ils ont même commencé à aiguiser des couteaux pour une décapitation. C'était terrifiant", a-t-il dit sur la BBC.
Le photographe, entré en Syrie par la Turquie, décrit dans le Sunday Times ses ravisseurs comme des "jihadistes prêts à mourir dans une guerre sainte contre (Bachar al-) Assad, des islamistes fondamentalistes ayant la mission de convertir les mauvais musulmans à la charia".

Gore Vidal disait qu'à l'époque soviétique, les gens avaient appris à lire la Pravda pour en extraire les quelques parcelles de vérité que ce journal était bien obligé de restituer aux lecteurs, ce qui donnait au final des citoyens en moyenne mieux informés que le citoyen moyen américain.  

Dans un système capitaliste libéral, les gens croient consommer des médias libres, ce qui n'est pas tout à fait exact. Et comme dans le système soviétique, les parcelles de vérité sont noyées dans la propagande, dans la répétition des contre-vérités mais aussi dans toutes les informations disons superflues, entre performances sportives et dernier caprice de telle ou telle vedette du cinéma ou de la chanson.

Si on en revient à l'article, on peut lire que le journaliste britannique John Cantlie nous dit qu'une douzaine  sur la trentaine de ravisseurs parlaient anglais et neuf avaient l'accent londonien.
Vous ne pouvez bien sûr pas avoir l'accent londonien si vous n'êtes pas né ou n'avez pas grandi dans cette ville.
Quant aux motifs de la présence de ces djihadistes Londoniens, John Cantlie a son explication:
"Je pense que ce sont des jeunes désabusés du Royaume Uni qui sont maintenant unifiés sous cette bannière djihadiste. Je pense qu'ils ont tourné leur angoisse existentielle contre nous."
Voilà une explication qui me paraît bien légère. Parce qu'on ne part pas en Syrie comme ça avec son petit baluchon. Il faut de l'argent pour s'y rendre, des papiers (vrais ou sûrement faux), des armes pour mettre fin à l'angoisse existentielle des autres en leur ôtant la vie. Et puis il faut manger tous les jours etc.
Parce que les pérégrinations d'un Rachid Wahbi qui plaque femme et enfants pour aller mourir en Syrie, ou encore celles d'un Mohamed Merah qui arpente presque la moitié du globe terrestre, achète ou loue des voitures, se procure tout un arsenal avec des revenus proches du SMIC voire en dessous, désolé, ça ne passe pas.
D'autres combattants étrangers vont affluer en Syrie tant que le président Assad gardera son emprise sur le pouvoir a déclaré le gouvernement britannique ce mardi.
Le ministre chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord Alistair Burt a prévenu que l'aggravation de la guerre civile attirerait des djihadistes dans le pays pour combler le vide créé par les violents combats entre les forces d'Assad et les rebelles.(....)
Nous avons dit dès le début que sauf si tout ça se termine rapidement, sauf si les propositions pour établir un cessez-le-feu et aboutir à une transition politique politique entre Syriens se réalisaient, alors le combat serait rejoint par d'autres.
M. Burt a déclaré: Il est sans doute  vrai que depuis les pressions initiales et l'opposition au régime Assad qui était locale au début, la lutte a été rejointe par d'autres.
Ce ministre pose, comme à chaque fois, très clairement les exigences occidentales, à savoir le départ du président Bachar al-Assad,. C'est ce qu'il faut comprendre par "propositions pour établir un cessez-le feu., où il faut lire "conditions" au lieu de "propositions".

Les propos d'Alistair Burt se comprennent aussi parfaitement comme une menace de renforcement de l'envoi et/ou des facilités d'acheminement de ces djihadistes sur le champ de bataille syrien.

Parce que pour lui, c'est une certitude: les combattants étrangers vont affluer. Ce n'est pas une hypothèse. Ce n'est pas quelque chose qu'il pourrait essayer d'empêcher en prenant langue par exemple avec ses amis démocrates du Qatar ou d'Arabie Saoudite qui sont les principaux inspirateurs et soutiens financiers et logistiques de ces "djihadistes".
Et pour cause, puisque ce n'est là que le procédé auquel les occidentaux avaient eu recours pour bouter les Soviétiques hors d'Afghanistan!

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jeudi, juillet 26, 2012

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Appels téléphoniques antisémites contre l'école juive (Ozar Hatorah) de Toulouse


Ce blog vous propose un lien vers le site EuroPalestine. Europalestine fourmille d'informations parfois introuvables ailleurs.
Telle par exemple l'histoire de cette officine qui s'était spécialisée dans les appels injurieux ou menaçants à l'école juive toulousaine ou des enfants et un enseignant avaient été sauvagement assassinés par Mohamed Merah selon les sources judiciaires.

Vous n'entendrez pas trop parler de cette affaire parce que ces appels étaient orchestrés par un certain Gregory Chelli, un membre de la Ligue de Défense Juive.
La Ligue de Défense Juive (Betar) est une organisation fascisante dont les membres ont cependant tout loisir de s'entraîner aux techniques de combat sur le sol français, d'appeler à la mobilisation pour l'armée de l'Etat sioniste et d'agresser les gens tout en bénéficiant d'un étonnant laxisme de la part des services judiciaires..

UNE OFFICINE ANTISÉMITE MONTÉE DE TOUTES PIÈCES PAR UN VOYOU DE LA LDJ


La presse et internet faisaient grand cas mercredi de l’interpellation d’un jeune homme responsable, à lui seul, de plus de 1.000 appels téléphoniques tantôt menaçants, tantôt injurieux, passés à l’école juive de Toulouse Ozar Hatorah, autrement dit l’établissement où Mohammed Merah avait perpétré l’un de ses attentats sanglants en mars dernier.


L’article consacré à cette affaire par le quotidien local La Dépêche du Midi a ainsi rapidement fait le tour du net, des sites de propagande israélienne, tels celui du CRIF, se jetant dessus telles des mouches attirées par le miel.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/05/1394492-il-avait-passe-1350-appels-antisemites-a-l-ecole-ozar-hatorah.html

Le journaliste de la Dépêche du Midi nous apprend d’abord que les auteurs identifiés de ces appels et messages antisémites, dont certains « incroyablement violents » à en croire la police, sont notamment « deux personnes fragiles psychologiquement et qui depuis des établissements de soins spécialisés de Pau et la région parisienne » ont envoyé leurs délires antisémites.

L’enquête policière a été longue et minutieuse, poursuit La Dépêche du Midi, et elle a abouti pour le moment à la mise en examen et placement sous contrôle judiciaire d’un jeune homme de 20 ans.

L’article précise ensuite que cette bande de provocateurs, dont plusieurs mineurs, s’est formée sur le net sous l’enseigne du site « violvocal.com ».

Mais le journaliste n’a pas été d’une curiosité excessive, et ses sources policières se sont apparemment bien gardées de lui dire qui était derrière ce site violvocal.com

Et pour cause : car le site violvocal, qui incite depuis des mois à la violence et à la haine raciale, a été créé par un délinquant notoire de la Ligue de Défense Juive (LDJ), Grégory Chelli. La fermeture, apparemment précipitée, du site violvocal.com au cours de la journée de mercredi, n’y change rien : les données le concernant ont bien été enregistrées.

Grégory Chelli était notamment le chef du commando de la LDJ qui avait saccagé la Librairie Résistances en juillet 2009 à Paris. Défendu par le sioniste de choc Goldnadel, il s’en était tiré avec une peine de prison assortie du sursis et d’une « mise à l’épreuve » qui n’a nullement dissuadé ce voyou âgé d’une trentaine d’années de poursuivre ses agissements, proférant menaces et injures sous le nom de « Ulcan ».

Mais la police, tout comme son nouveau chef Manuel Valls, n’ont pas donné ces éléments d’information aux journalistes. Et force est donc de constater qu’ils continuent de couvrir ce dangereux individu, comme le reste de la bande.

CAPJPO-EuroPalestine

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mardi, juillet 10, 2012

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Sur la Syrie, précédé de quelques mots sur Mohamed Merah et le nouvel antisémitisme


Il y a beaucoup de choses à dire sur l’actualité du moment. Par exemple sur l’enregistrement attribué à Mohamed Merah diffusé par TF1. Outre le moment plus qu’opportun de cette diffusion avec les prétendus incidents antisémites de Villeurbanne et dans un train et tout le tohu-bohu fait par le Nouvel Observateur, Manuel Valls et le CRIF à l’unisson, on ne peut qu’être étonné par la teneur des propos de Merah, passé du statut de relégué du système scolaire à celui de diplômé en sociologie politique de l’université du Mirail.
L’enregistrement, à l’authenticité douteuse,  diffusé par TF1 a sans doute moins à voir avec la tuerie de Toulouse  en elle-même qu’avec la campagne en cours pour démontrer l’existence d’un nouvel antisémitisme caractéristique des jeunes de confession musulmane. Et ce nouvel antisémitisme, n’est rien d’autre que la dénonciation ferme et résolue du sionisme.

Bon, mais il faut choisir alors je vais vous parler encore de la Syrie…

Le régime syrien doit faire face en effet non seulement aux assauts de bandes armées financées par les monarchies (démocratiques) du Golfe mais aussi à un tir de barrage médiatique exécuté par une presse occidentale qui n’a au fond rien à envier à celles des dictatures.
La différence étant que dans les dictatures, les lecteurs se méfient d’instinct de ce que racontent leurs journaux.
Il en va bien entendu autrement dans les démocraties libérales avancées où l’impératif altruiste est toujours prêt à déclencher les forces du bien.

L’unanimisme médiatique dans le cas de la Syrie n’est donc pas pour surprendre.

Il existe pourtant quelques voix dissonantes. On a déjà évoqué ici celle du commentateur Anglais Peter Hitchens, on peut ajouter celle de Russ Baker.

Russ Baker s’exprime essentiellement sur son propre site. C’est cependant un journaliste chevronné bien connu qui a collaboré avec des journaux comme le Sunday Times, Der Spiegel, le Washington Post ou encore la Frankfurter Allgemeine-Zeitung. Russ Baker a cependant considéré qu’il était difficilement possible d’exercer correctement son métier dans ce qu’on appelle aux Etats Unis les «corporate media», les organes d’information aux mains de l’industrie et de la finance.

C’est donc en journaliste libre qu’il donne son point de vue sur l’information relative à la situation en Syrie.

par Russ Baker, WhoWhatWhy (USA) 8 juillet 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Vendredi, nous avons lu dans le New York Times et ailleurs qu’un des plus importants soutiens et alliés du régime du président Syrien Bachar al-Assad avait fait défection. L’impression laissée par cette information est que le gouvernement de M. Assad est en voie d’effondrement, ce qui donne de la crédibilité à ceux qui poussent Assad à céder le pouvoir.

Mais ce que les médias ne signalent pas est que le général de brigade Manaf Tlass n’a pas fait directement défection du cercle rapproché d’Assad. Il était déjà tombé en disgrâce au début de la révolte et avait perdu son commandement en mai 2011 – il y a 14 mois. Si vous aviez eu cet élément d’information complémentaire, vous auriez interprété les articles de presse de manière complètement différente.

Quand un élément factuel qui contredit une impression d’ensemble est absent d’un reportage, le reportage en tant que tel est alors presque sans valeur.

Il en va de même des reportages sur des évènements horribles sans vérification factuelle ni enquête de terrain. Vous vous souvenez du massacre de Houla ? Qui l’a perpétré ?

Houla Whoops

Les médias nous ont dit que plus de 100 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été sauvagement massacrés à bout portant dans le village de Houla en mai dernier. La tuerie, rapportée dans le monde entier, avait été attribuée à une milice loyale à Assad, les Shabiha. Voici un exemple tiré su site web de la BBC : 
Des survivants du massacre dans la région de Houla en Syrie ont parlé à la BBC de leur stupeur et de leur effroi quand les forces du régime sont entrées dans leurs maisons et ont tué leurs familles…
La plupart des témoins qui se sont exprimés auprès de la BBC ont dit qu’ils pensaient que l’armée et des miliciens shabiha étaient responsables.


 «Nous étions à la maison, ils sont entrés, les shabiha et les forces de sécurité, ils sont venus avec des kalashnikovs et des pistolets automatiques, » a déclaré un survivant, Rasha Abdul Razaq.
Par la suite, des informations sorties au compte gouttes ont mis en doute cette version, d’autant que les personnes tuées étaient en majorité elles-mêmes en faveur d’Assad. Le reportage de la BBC ne nous dit pas qui était Rasha et n’a donné aucune preuve qu’elle était vraiment présent sur place ni, si elle était sur place, qu’elle avait des éléments quelconques pour affirmer que les tueurs étaient identifiables par leur affiliation. La BBC a cité une autre source qui n’a donné aucun nom. Malgré la faiblesse de son matériel, le récit de la BBC a été repris dans le monde entier pour devenir peut-être la version définitive des évènements.

Vous n’avez donc sans doute pas eu connaissance d’un article de la Frankfurter Allgemeine-Zeitung, un bon vieux et sérieux journal allemand pour lequel j’ai écrit par le passé. Ce journal a publié il y a un mois un article d’un de ses correspondants qui a recueilli des témoignages oculaires de personnes dont il dit qu’elles sont allées dans la région de Houla. Le correspondant, Rainer Hermann dit que ces témoins oculaires étaient des opposants à Assad ont néanmoins constaté que les partisans du gouvernement n’étaient pas responsables du massacre.

Les sources de Hermann décrivent les évènements de la manière suivante : des rebelles anti-Assad ont attaqué des barrages routiers de l’armée disposés aux abords immédiats de Houla pour protéger contre les milices sunnites les villages qui sont affiliés en majorité à la secte alaouite d’Assad. Les soldats postés aux barrages mis en grande difficulté ont alors appelé du renfort, ce qui a débouché sur une bataille de 90 minutes qui a vu les deux camps subir de lourdes pertes.

C’est dans ce laps de temps que des miliciens non identifiés sont entrés dans Houla.

Comme Hermann l’écrivait le 7 juin : 
 « Selon des témoins oculaires… ceux qui ont été tués étaient presque exclusivement de familles appartenant aux minorités chiites et alaouites de Houla. Plusieurs dizaines de membres d’une même famille ont été massacrés, c’étaient des convertis de l’Islam sunnite à l’islam chiite. Des membres de la famille Shomaliya, des Alaouites, ont aussi été tués tout comme la famille d’un membre sunnite du parlement syrien qui est considéré comme un collaborateur. Juste après le massacre, les auteurs auraient filmé leurs victimes pour les présenter comme des victimes sunnites dans des vidéos postées sur internet.
… «Leurs constatations contredisent les allégations des rebelles qui ont accusé les miliciens shabiha proches du régime.»
Ainsi, Hermann a apparemment été en mesure de faire quelque chose dont la plupart des journalistes occidentaux ont été incapables: trouver des opposants à  Assad qui sont néanmoins prêts à fournir des témoignages qui ne servent pas leurs propres intérêts.

Leurs histoires d’affrontements intercommunautaires est plus logique que celle qui a fait le tour du monde et a transformé de nombreuses personnes qui ne prêtaient pas grande attention à la situation en partisans d’une déposition d’Assad. Mais tout le monde doit néanmoins donner des précisions de sorte à ce que nous puissions être en mesure de déterminer ce qui est vrai.

Presque tous les récits dans les articles des grands médias ont la caractéristique d’émaner de l’opposition et presque tous imputent tous les maux au régime et presque tous observent en avertissement que les informations « n’on pu être vérifiées de manière indépendante.»

Parlons Turquie

Bien que le journalisme classique se targue d’être « objectif » et de ne pas prendre parti, je ne me souviens pas avoir beaucoup entendu parler du point de vue du régime syrien, en dehors des démentis généraux et peu convaincants après des informations sur les méfaits du régime. On a presque l’impression que le gouvernement syrien ne veut pas être entendu.

Mais il s’avère que ce n’est pas le cas.

Avec le voisin turc de la Syrie de plus en plus en pointe pour que l’OTAN renverse Assad, il est intéressant de voir qu’un journal turc a coulu savoir ce que le dirigeant syrien avait à dire :

Dans un entretien accordé au journal turc Cumhuriyet, Bachar al-Assad a adressé une critique extraordinairement intéressante du premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan. Une version traduite en anglais par l’agence syrienne de presse SANA montre Assad mettant en avant sa bonne volonté à l’égard du peuple turc dans la première partie de lentretien avant de soulever des questions sur les motivations de l’alliance qui cherche à le renverser : 
Assad: …. Aujourd’hui Erdogan versee des larmes hypocrites pour le peuple syrien. Pourquoi n’a-t-il pas pleuré sur ceux qui ont été tués dans certains pays du Golfe alors que ce sont des gens innocents, pacifiques et désarmés ? Pourquoi ne parle-t-il pas de la démocratie dans certains pays du Golfe ?


Le journaliste: Quel pays?
Assad: Le Qatar, par exemple. Pourquoi n’a-t-il rien fait après l’incident du Mavi Marmara à part gesticuler ?Pourquoi a-t-il défié israêl avant de soudain accepter de déployer le bouclier antimissile en Turquie ? L’a-t-il déployé pour protéger la Turquie de l’attaque d’un pays hostile ? Les Etats Unis ont-ils construit ces bases pour leur propre protection dans cette région ? Quel pays de la régionest en mesure de menacer l’Amérique? Aucun.
Pas besoin d’être un admirateur d’Assad (et qui l’est ?) pour trouver de l’intérêt à lire ses propos. Entendre, pratiquement pour la première fois, l’autre partie sonne un choc salutaire – qui me rappelle une règle qu’on nous enseignait à l’école de journalisme mais dont entendait plus parler par la suite, sauf sous ses aspects les plus superficiels ; Pour découvrir ce qui se passe vraiment, faites un véritable effort pour parler avec les deux camps.

Rien qu’Hillary, Tout le temps

Alors que les médias occidentaux ignorent purement et simplement les déclarations des dirigeants Syriens, ils fonctionnent comme une image inversée de l’agence de presse syrienne officielle, publiant un flot continu de déclarations des dirigeants qui veulent la chute d’Assad. Par exemple, à nouveau dans le New York Times, les propos souvent repris de Mme Clinton sur Tlass.
Plus tard, lors d’une conférence de presse, Mme Clinton a déclaré que la nouvelle de la défection du général Tlass et d’autres officiers supérieurs était un signal très fort  de la fin prochaine du régime Assad. Elle a présenté le général Tlass comme un allié de longue date et très proche du régime » de M. Assad et de son père.
On a donc une Hillary Clinton qui veut présenter de manière distordue l’évènement Tlass et une presse qui n’est que trop heureuse de la suivre.

Il y a de plus en plus de preuves que nous, Américains, sommes trompés par notre gouvernement sans que les élus du peuple ne pipent le moindre mort dans la presse à ce sujet. C’est une situation qui, n’est malheureusement pas vraiment une information nouvelle.



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posted by Djazaïri at 11:35 PM 0 comments

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