jeudi, septembre 20, 2012

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La prochaine étape de la campagne islamophobe aux Etats Unis


Je n’ai pas trouvé d’article qui parle de ça en français. Il faut simplement savoir que derrière cette campagne d’affichage, on trouve les mêmes réseaux, ou du moins une partie des réseaux, qui sont derrière la bande annonce du pseudo film «L’innocence des musulmans.»

Ces réseaux sont animés et surtout financés par des sionistes.

Pas par l’Etat sioniste alias l’Etat juif, du moins pas directement. Si ce dernier a bien des forfaits à son actif, on ne peut pas tout lui reprocher, ce serait se méprendre sur la nature du sionisme et ce qui fait sa singularité, et cette dernière n’est pas si religieuse que certains le croient. J’aurai, je l’espère, bientôt l’occasion d’y revenir.

Non, les premiers intervenants dans ces affaires sont des gens riches, des chefs d’entreprises, en cheville avec des idéologues de plus ou moins grande envergure. Ce n'est pas vraiment qu'ils oeuvrent pour l'Etat sioniste, c'est plutôt qu'ils sont en train de s'approprier cet Etat. 
Nous avons rencontré les uns (les milliardaires) et les autres (les idéologues) sur ce blog. Soyez curieux, cherchez.


par Jim O'Grady, Transportation Nation (USA) 19 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

 (New York, NY – WNYC ) Lundi, dix stations du métro de New York montreront des affiches qui proclament en lettres capitales sur fond noir, «Dans toute guerre entre l’homme civilisé et le sauvage, soutenez l’homme civilisé,» suivies du slogan, «Soutenez Israël. Vainquez le djihad.»
La décision intervient au moment où des manifestations anti-américaines éclatent un peu partout dans le monde à cause de la bande annonce d’un film islamophobe qui circule largement sur internet.

L’ American Freedom Defense Initiative (AFDI), une organisation de défense des libertés [c’est du moins ce qu’elle prétend, note de Djazaïri], a acheté les emplacements pour ces affiches dans le métro il y a un an. Mais la NY Metropolitan Authority [MTA, équivalent de la RATP] en avait empêché la pose et avait expliqué dans une lettre à l’organisation que «L’affiche que vous proposez contient des propos qui, selon nous, ne sont pas conformes avec les normes de la MTA pour l’affichage en ce qui concerne les annonces qui rabaissent une personne ou un groupe de personnes.»

Il y a bel et bien une campagne islamophobe orchestrée à l'échelle internationale

Le juge qui a traité ce dossier a rejeté la requête de l’autorité du transport d’octroi d’un délai qui aurait permis à son conseil d’administration de se réunir pour envisager un changement de ses règles afin d’interdire sur son réseau les annonces non commerciales, connues aussi sous l’appellation d’affiches sur les questions de société (l’article original propose une copie du jugement).

Aaron Donovan, porte parole de la NY MTA, a déclaré aujourd’hui que la bataille juridique est maintenant terminée. «Nos mains sont liées,» a-t-il dit. «Le tribunal a considéré que les règlements de la MTA sur les annonces non commerciales violaient le 1er amendement.»

La NY MTA n’imitera pas la Municipal Transportation Agency de San Francisco qui avait place ces mêmes annonces sur ses bus à côté de sa propre annonce par laquelle elle condamnait toute «déclaration qualifiant un groupe humain quelconque de ‘sauvages’.»

Ce n’est pas la première fois que l’AFDI place une annonce dans les transports en commun de new York. En août, l’organisation avait lancé une campagne d’affichage dans les stations de métro de la banlieue nord dans lesquelles elle parlait de dizaines de milliers «d’attentats islamiques» depuis le 11 septembre. Le transporteur avait indiqué les avoir affichées parce que leur contenu ne comportait pas de vocabulaire humiliant.

L’AFDI affirme qu’elle «a pour objet de soutenir et de défendre avec vigueur les fondations morales judéo-chrétienens de notre nation dans les tribunaux à travers tout notre pays.» Sa directrice exécutive est Pamela Geller qui a été active dans les manifestations contre le centre communautaire musulman à Park 51, à deux blocs d’immeubles du World Trade Center dans le Lower Manhattan.

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dimanche, août 26, 2012

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Réseaux d'envoi de combattants Britanniques en Syrie

Alistair Burt, ministre Britannique chargé des Affaires du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord promettait au gouvernement syrien un afflux de combattants djihadistes si Damas ne se rendait pas aux conditions édictées par l’Occident et les pétromonarchies.

Chose promise, chose due puisque les filières d’envoi de combattants en Syrie s’organisent tranquillement au Royaume Uni.

Les autorités fermeraient les yeux laisse entendre l’article que je vous propose, alors qu’en réalité elles participent évidemment à l’organisation de ces réseaux comme elles l’avaient fait pour l’Afghanistan quand il était question d’en chasser les Soviétiques.

Partis d’Angleterre, ces «djihadistes » seront pris en charge par les services de sa gracieuse majesté près de la frontière syro-turque.

Deux chefs du djihad global
Et gageons qu’à côté des homologues de Mohamed Merah, plus ou moins entraînés au combat mais qui seront de toute façon formés en Turquie ou en Syrie même, se trouvent des hommes autrement plus redoutables, spécialistes des explosifs, des télécommunications ou de l’encadrement. Arrêtez vous sur le passage où est repris le témoignage du photojournaliste John Cantlie qui nous parle de ces jeunes gens qui n’ont jamais manipulé un fusil de guerre pais qui, ingénument, évoquent le programme de formation qu’ils vont subir : apprendre à progresser à découvert, à neutraliser un tank, à nettoyer un immeuble ou une maison.
Un programme effectivement assez complet.

A part ça, je confirme que le terme ‘kuffar’ n’est pas injurieux : il signifie simplement non croyant (au sens de non musulman) ou ingrat (envers Dieu).


On craint de plus en plus qu’une nouvelle génération de djihadistes Britanniques soit en train de se faire les dents en Syrie.
par Andrew Gilligan, The Sunday Telegraph (UK) 26 août 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ils avaient appelé ça «blowback» [retour de bâton, effet boomerang] – les djihadistes Britanniques qui avaient été autorisés à se rendre en Afghanistan pour combattre les Russe, semant ainsi les germes d’une sérieuse menace pour la sécurité du Royaume Uni. La même chose pourrait-elle se produire en Syrie ?
Une enquête du Sunday Telegraph a établi que des organisations fondamentalistes qui participent à la guerre civile syrienne recrutent en Grande Bretagne de plus en plus de jeunes gens qui n’ont aucun lien avec la Syrie. Des parlementaires, des responsables communautaires et des militants contre l’extrémisme sont très préoccupés par la radicalisation d’une nouvelle génération en Syrie, de la même manière que les poseurs de bombes Britanniques et les conspirateurs terroristes de la dernière décennie avaient été formés le long de la frontière pakistano-afghane. Mais les services de sécurité semblent prendre peu voire pas de mesures à ce sujet.

Un de ces jeunes Londoniens est Alshafie Elsheikh, 23 ans, de White City à Londres ouest, qui s’est rendu en Syrie ce printemps, selon le Dr Salah al Bander, un ancien conseiller municipal Libéral Démocrate qui est directeur du Sudanese Diaspora and Islamism Project à la Sudan Civic Foundation. M. Elsheikh est d’origine soudanaise, pas syrienne – et il a dit au Dr al Bander qu’il en connaissait plus de 20 autres comme lui qui se préparaient à partir pour combattre.
«Il m’a dit avant de partir qu’il allait rejoindre les brigades du djihad en Syrie, en parlant comme d’une cause sacrées,» déclare le Dr al Bander. «Il a dit qu’il allait retrouver deux autres moudjahidine venus de Grande Bretagne, un d’origine somalienne et l’autre d’origine marocaine.
«Il disait qu’ils n’avaient pas d’entraînement à l’utilisation d’armes à feu mais qu’ils préparaient le voyage depuis l’année dernière en pratiquant des exercices physiques intensifs. Quand je lui ai demandé le nombre de ses camarades qui envisageaient d’aller en Syrie, il a répondu que pour ce qu’il en savait, il y avait 21 personnes prêtes à quitter sous peu le Royaume Uni.»
La mère de M. Elsheikh, Maha Elgizouli, dit que son fils lui a laissé un mot comme quoi il était «parti pour combattre pour Dieu, » mais elle a refusé d’en dire plus.

Nous n’avons pas pu contacter personnellement M. Elsheikh dont on pense qu’il se trouve toujours en Syrie.

Au moins 30 jeunes Britanniques qui ne sont pas d’origine syrienne ont fait le voyage pour prendre part à la guere civile, selon Khalid Mahmood, député travailliste de la circonscription de Pery barr à Birmingham.  «Il y a beaucoup de cheikhs [leaders et éridits religieux] dans les West Midlands qui impliquent de jeunes gens dans cette activité,» dit-il. «Ils les suivent là-dedans, mais nous ne semblons pas réaliser où ça mène.  
"Je suis extrêmement inquiet en ce moment parce que je constate des choses semblables à ce qui s’était passé dans les premières phases de la guerre en Afghanistan quand nous soutenions les moudjahidine contre les Russes. Nous voulions faire sortir les Russes et nous avions armé des gens, nous avions encouragé des gens à aller là-bas et à combattre dans le djihad."

Les jeunes britanniques qui vont en Syrie – de parents en majorités Bengalis, Pakistanais et Soudanais – sont séparés des centaines de personnes d’origine kurde ou syrienne qui résident en Grande Bretagne qui se sont aussi rendus dans la région pour combattre pour leur patrie.

Le régime d’Assad a longtemps cherché à discréditer ses opposants en les présentant comme des étrangers et des extrémistes du genre al Qaïda, ce qui n’est dans l’ensemble pas vrai. Les principales organisations rebelles en Syrie, dont l’Armée Syrienne Libre (ASL) n’ont pas une idéologie djihadiste et ne veulent pas vraiment de combattants étrangers qui ignorent la langue ou la culture locales.

Cependant, un petit groupe d’organisations islamistes radicales – aux idées beaucoup plus extrémistes et plus disposées à accepter des étrangers – est récemment entré dans le conflit et il y a des indices que les barrières entre eux et les autres organisations [mainstream] sont en train de tomber. John Cantlie, un photojournaliste britannique enlevé le mois dernier par une de ces organisations extrémistes, a dit que 10 à 15 de ses ravisseurs avaient des accents britanniques.
«Il était évident qu’ils n’avaient jamais vu une Kalashnikov avant. Ils étaient excités d’être en Syrie,» écrivait M. Cantlie. «Toutes leurs discussions portaient sur la manière de neutraliser un tank, comment avancer en terrain découvert et comment nettoyer un bâtiment. Le camp était comme un parcours d’aventure pour des jeunes de 20 ans désenchantés.»

Un autre militant bien connu basé au Royaume Uni, Abd-al Mun'em Mustafa Halima Abu Basir, connu aussi sous le nom d’ Abu Basir al-Tartusi, a récemment quitté son domicile londonien pour se rendre en Syrie et il a posté des vidéos sur YouTube où on le voit là-bas avec un fusil. M. al-Tartusi a à plusieurs reprises exprimé son soutien à l’idéologie d’al Qaïda – quoiqu’il ait attaqué une de ses émanations en Syrie, la brigade Jabat al-Nusra et qu’il ait condamné les attentats du 7 juillet 2005 à Londres (contre des bus et dans le métro). On ne sait pas vraiment pour quelle organisation il se bat, mais ce pourrait être l’ASL. Selon le Dr al-Bander, la mosquée Dar us Sunnah de Shepherd's Bush Market que fréquentait M. Elshafie fonctionnait comme un «incubateur» pour des idées religieuses extrémistes - quoique pas nécessairement violentes. Le site web de cette mosquée condamne fermement le terrorisme et al Qaïda.

Il semble pourtant fortement influencé par l’idéologie salafiste radicale. Une conférence accessible sur son site web parle des non Musulmans en employant le terme insultant « kuffar » et dit qu’il « n’est pas permis » de leur ressembler.»

Le directeur de la mosquée, Salah al-Iranee, insiste sur le fait que le mot kuffar n’est « pas une insulte, mais un état de fait. Il veut simplement dire en arabe quelqu’un qui n’est pas croyant dans la religion musulmane.» Il conteste que sa mosquée soit extrémiste ou un «incubateur » pour l’extrémisme, affirmant que [son] salafisme était «orthodoxe, ni radical, ni extrémiste.»

Le Dr al-Bander explqie que : «Il n’est un secret pour personne qu’il y a une route qui amène de jeunes gens extrémistes au Liban, en Turquie et puis en Syrie. Les services de sécurité ont la très grande responsabilité d’intervenir.»

Avant le 11 septembre 2001, des centaines de jeunes Britanniques étaient partis pour l’Afghanistan et les zones tribales du Pakistan pour combattre ou travailler avec les Talibans. A l’époque, les services de sécurité britanniques avaient agi contre eux, beaucoup ayant été ensuite mêlés à des complots terroristes en Afghanistan.

Noman Benotman, ancien djihadiste lui-même et actuellement membre de la Quilliam Foundation, un thinktank anti-radicalisation, affirme : « C’est un vrai problème de sécurité, il n’y a aucun doute là-dessus. Son ampleur est faible pour l’instant, à un niveau très bas, mais ma principale préoccupation, c’est que des réseau se construisent et qu’ils doivent être neutralisés par les services de sécurité.»

M. Benotman précise qu’à sa connaissance, il n’y a eu aucune arrestation pour l’instant ni aucune action de la police britannique contre des djihadistes résidant en Grande Bretagne en partance pour la Syrie. «C’est typique de l’approche britannique,» dit-il. « Elles [les autorités britanniques] veulent toujours éviter de perturber les communautés. Elles avent, et eles surveillent, mais elles ne bougent pas sauf quand c’est nécessaire.» 

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mardi, avril 26, 2011

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Le "djihadiste" Algérien au service de sa Majesté la Reine d'Angleterre

Adil Hadi al Jazairi Bin Hamlili est un ressortissant algérien comme son nom semble l'indiquer. C'est aussi un agent d'al Qaïda arrêté en 2003 au Pakistan avant d'être expédié, comme il se doit, à Guantanamo.
Amis occidentaux, n'ayez pas peur de moi, je bosse pour vous!

Cet homme est soupçonné d'avoir commis plusieurs attentats au Pakistan dont un contre un hôtel cinq étoiles et deux contre des lieux de culte.
Le site belge d'informations qui est le seul à la répercuter en français à ma connaissance ne nous dit cependant pas que ces lieux de culte étaient des églises.
Un hôtel, deux églises. C'est vraiment ce qu'on peut appeler des cibles stratégiques pour ces tocards du prétendu "djihad mondial."
Surtout quand il semble s'avérer que le djihadiste en question bossait pour les services secrets britanniques, le MI6 et les services de renseignements canadiens, le CSIS.
Parce qu'il ne faut pas aller plus loin pour savoir à qui on a affaire quand on se trouve devant ces pseudo djihadistes qui ne font en réalité qu'exécuter les basses oeuvres  des officines anglo-saxonnes.

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lundi, janvier 24, 2011

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L'Amérique entre les tueurs nés et les "homegrown terrorists"

La Russie vient d'être punie pour s'être mêlée au delà de l'acceptable des affaires afghanes. Eh oui, ces Tchétchènes, ces Arabes ou encore ces Arabes Tchétchènes puisqu'un suspect potentiel pour l'attentat qui vient de semer mort et désolation dans un aéroport de Moscou était de type arabe (comme Patrick Bruel ou Enrico macias si vous voulez).
Du point de vue russe, les Tchétchènes ne sont pas des étrangers et la Tchétchénie est une république autonome à l'intérieur de la fédération de Russie. C'est un peu la même chose pour les quelques cinq millions de Musulmans qui ont la citoyenneté des Etats Unis, sauf bien sûr qu'ils n'ont pas d'Etat fédéré à eux.
Quand ces Musulmans se comportent mal, c'est-à-dire qu'ils se mettent à échafauder et à réaliser des attentats terroristes, on parle aux Etats Unis de "homegrown terrorism", littéralement le terrorisme qui a grandi à la maison par opposition au terrorisme en provenance de l'étranger.
Cette appellation "homegrown terrorism" renvoie aujourd'hui nécessairement à ceux qui sont tentés par une violence dite "djihadiste", inspirée par al Qaïda notamment. Et non, on ne l'applique pas à Jared Loughner dont l'acte meurtrier relèverait de la démence au sens où l'entend la faculté. Et oui, on a oublié Timothy McVeigh qui était mu par des idées "suprématistes", rien à voir donc avec le djihad.
Le "homegrown terrorism" fait beaucoup parler de lui aux Etats Unis où des politiciens s'évertuent à le présenter comme la menace N°1 compte tenu de la rapide radicalisation des Musulmans aux Etats Unis. Une commission parlementaire va d'ailleurs prochainement s'intéresser à ce dossier et on peut déjà préjuger de ses conclusions...
L'article que je vous propose veut faire un sort à ces accusations et il y parvient plutôt bien. Il attire notamment l'attention sur l'extrême isolement de la plupart de ceux qui ont été interpellés dans le cadre de la lutte anti terroriste et de leur singulier amateurisme. La manipulation de ces individus par le FBI n'est qu'effleurée.
L'article se veut consensuel, imputant aux politiciens de "gauche" comme de droite la responsabilité du discours sur l'importance croissante du terrorisme endogène (c'est ainsi que j'ai traduit le plus souvent homegrown) avec l'argument étrange selon lequel le discours de gauche pense ainsi prouver le bien fondé de sa critique de la politique extérieure des Etats Unis. J'aurais aimé que l'auteur de l'article nous en dise plus sur ces politiciens de gauche qui tirent la sonnette d'alarme sur  le terrorisme endogène pour cette raison.
Car si ce journaliste s'était sonné un peu plus de peine, il se serait aperçu que ceuxqu'il décrit comme de droite et ceux qu'il déclare représenter la "gauche" ont en réalité un point commun: ils représentent directement ou indirectement le lobby sioniste aux Etats Unis.
En bon djihadiste extrémiste, je forme le voeu de vous proposer tantôt un article éclairant à ce sujet
NB: "Tueurs nés" est le titre d'un film d'Oliver Stone

Le mythe du terrorisme islamique endogène aux Etats Unis
par Romesh Ratnesar, Time (USA) 24 janvier 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un spectre hante les Etats Unis. "C'est 'une de ces choses qui me maintient éveillé la nuit," avait déclaré le mois dernier le procureur général Eric Holder. La député de Caroline du Nord Sue Myrick, membre de la commission du renseignement à la chambre des représentants, a averti le président Obama qu'il "ne faisait aucun doute" que le problème était devenu une "menace globale."Le nouveau président de la commission parlementaire sur la sécurité intérieure, Peter King, prévoit d'organiser le mois prochain des auditions sur ce danger "qui menace notre sécurité à tous."

Ils insistent sur une série d'exemples d'activités djihadistes par des citoyens des Etats Unis de confession musulmane: l'homme d'origine somalienne qui à Portland en Oregon avait essayé de faire exploser une bombe factice fournie par le FBI pendant une cérémonie d'illumination de sapin de Noël en décembre, l'attentat manqué l'été dernier à Times Square par un Pakistanais naturalisé, les 14 hommes accusés en août dernier d'apporter un soutien à des militants islamistes en Somalie.

Et puis il y a Anwar al-Awlaki, le web-imam originaire de  Falls Church (Virginie) établi au Yémen dont les officiels du renseignement affirment qu'il joue maintenant le rôle de commandant régional pour al Qaïda, avec pour mission de recruter des Musulmans Américains impressionnables pour qu'ils prennent les armes contre leur pays. Aux yeux de certains, al-Awlaki et ses semblables représentent l'avant-garde d'une évolution encore plus sinistre: la "radicalisation" croissante des cinq millions de Musulmans qui vivent aux USA selon les estimations. "La radicalisation a lieu en Amérique," écrivait Myrick dans sa lettre à Obama. "L'impressionnante augmentation du taux d'arrestation de Musulmans pour implication dans des activités terroristes depuis mai 2009 rend ce fait tout à fait évident."

Ce n'est en fait pas évident. Même si les actes extrémistes violents commis par des Musulmans US semblent avoir augmenté, ce n'est pas le cas de leur efficacité [à nuire]. Les Américains Musulmans restent plus modérés, divers et intégrés que les populations musulmanes de toute autre société occidentale. En dépit des efforts des propagandistes d'al Qaïda comme al-Awlaki, les preuves de l'existence à l'intérieur des Etats Unis d'une sympathie même ténue pour l'ennemi sont minuscules. La paranoïa sur le terrorisme endogène surestime donc énormément la force d'al Qaïda et traduit l'incapacité de nos dirigeants à évaluer honnêtement les véritables menaces contre la sécurité de l'Amérique.

Ceux qui tirent la sonnette d'alarme sur la menace du terrorisme endogène taisent souvent un fait saillant: malgré tout le tapage fait autour des cas de djihadisme endogène, pas un seul civil n'a été tué par un terroriste islamique sur le sol des Etats Unis depuis le 11 septembre 2001 (le massacré perpétré par le major Nidal hasan à Fort Hood au Texas en 2009 ne correspond pas à la définition commune du terrorisme: ses motifs n'étaient pas entièrement idéologiques, pas plus qu'il n'a visé délibérément des civils). La cause en est un certain nombre de facteurs, dont l'attaque de l'armée contre la direction d'al Qaïda, des mesures mécuritaires intérieures renforcées, une bonne gestion policière et une certaine dose de chance. Mais le fait que tous les plans terroristes endogènes aient été mis en échec avant leur réalisation démontre l'inconséquence des terroristes eux-mêmes. Dans presque chaque cas - y compris celui de Faisal Shahzad, qui avait été le plus près de r éussir avec l'attentat à Times Square - on a découvert que ces terroristes locaux avaient agi presque entièrement seuls. Il n'y avait pas de vaste conspiration. Les attentats terroristes ne demandent peut-être pas beaucoup d'argent ou d'ingéniosité, mais un loup solitaire n'a guère de chances d'exécuter les frappes qui tuent en masse et que redoutent le plus les spécialistes de l'anti terrorisme.
Certes, des individus violents - d'Hasan à Jared Lee Loughner - restent capables de provoquer le chaos. Mais il n'existe aucune preuve que de nombreux Musulmans Américains soient enclins à agir ainsi. Même si des voix alarmistes citent en exemple l'aliénation des jeunes Musulmans en Europe de l'Ouest comme un précurseur de ce qui va se passer aux Etats Unis, la probabilité que ça se passe ainsi ici est très faible. Une enquête Gallup réalisée en 2009 avait constaté que les Américains Musulmans se montraient beaucoup plus satisfaits de leurs conditions de vie que leurs correligionaires d'autres pays occidentaux - et encore plus que les populations de n'importe quel pays majoritairement musulman à la seule exception de l'Arabie saoudite. Ces dix dernières années, moins de 200 personnes ont été inculpées aux Etats Unis pour présomption d'activités djihadistes. L'an dernier, un rapport très complet de la Rand Corporation concluait qu'à peine 1 Américain Musulman sur 30 000 pouvait être considéré comme ayant rejoint le djihad, "ce qui suggère une population musulmane américaine qui reste hostile à l'idéologie djihadiste et aux incitations à la violence."

Alors pourquoi le mythe du terrorisme endogène persiste-t-il? En partie parce que, comme toute représentation politique solidifiée, elle sert les intérêts des grandes gueules à chaque extrémité du spectre politique. A droite, la menace d'un terrorisme se formant au pays participe à la perpétuation d'une lutte incessante à l'échelle des civilisations contre l'extrémisme islamique. A gauche, la notion d'Américains Musulmans se lançant dans le djihad colle bien avec l'idée que la politique étrangère des Etats Unis fabrique une nouvelle génération de terroristes.

Et pourtant, al Qaïda est plus faible et moins capable aujourd"hui qu'il ne l'était avant le 11 septembre ; son attrait pour les Musulmans moyens dans le mondetend à se rétrécir plutôt qu') s'accroître. Les faits que les émules d'Oussama ben Laden comme al-Awlaki aient atteint une telle notoriété atteste de l'éviscération du leadership d'al Qaïda. Les Etats Unis sont devant des défis beaucoup plus importants et urgents pour le bien être et la sécurité de leurs citoyens, et il s'agit de rien d'autre que la facilité avec laquelle des individus instables peuvent obtenir légalement des armes mortelles.
Répondre à ce danger contribuera plus à la protection des Américains que ne le pourra jamais l'obsession de la menace fantomatique du terrorisme endogène.

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vendredi, juin 04, 2010

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L'IHH, la flottille pour Gaza et la propagande sioniste

La fondation humanitaire turque IHH (Insani yardim vakfi) est au centre de la propagande sioniste qui veut assimiler les militants de la flottille pour Gaza  à un groupement terroriste plus ou moins proche, au choix: 1) d'al Qaïda, 2) du Hamas (car pour les ultra sionistes, tout Palestinien est un terroriste ou un terroriste potentiel) 3) de l'Iran.

D'ailleurs, n'hésitez pas à opter pour les trois réponses en même temps, vous aurez tout bon.

En France, c'est le magistrat Jean-Louis Bruguière qui s'est dévoué pour porter la bonne parole propagandiste. Selon ce dernier, IHH recrutait dans les années 1990 pour le djihad à venir. Effectivement, en langage propagandiste quand le djihad n'est pas là, il est forcément à venir.

IHH dispose d'un site internet avec des pages en langue française où on peut lire que:

L’IHH est membre au sein des institutions suivantes : 
  • L’union des organisations islamiques des sociétés civiles
  • Membre du forum humanitaire
  • Membre au statut de conseiller au sein du conseil économique et social des Nations-Unies
  • Membre de la fondation des enseignants volontaires de Turquie
Cette organisation qui recrute des apprentis "djihadistes" a donc non seulement pignon sur rue en Turquie mais est également membre du Conseil Economique et Social des Nations Unies.
Tout ça malgré les accusations de M. Bruguière et de la hasbara sioniste.
L'Express relève que cette organisation oeuvre dans plus d'une centaine de pays. De nombreux pays musulmans, mais aussi Haïti, le Botswana ou le Burundi
IHH a reçu par ailleurs plusieurs prix en Turquie.

Bref, une fondation humanitaire musulmane qui se dévoue efficacement au genre humain comme le font d'autres associations de diverses obédiences, catholiques, protestantes, laïques.

Quant à Bruguière, on sait ce que vaut sa parole.

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