mardi, avril 17, 2012

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Le soutien de Juan Goytisolo à Günter Grass


Günter Grass est âgé et n’a plus grand-chose à attendre de la vie. C’est pour cette raison qu’il s’est permis d’écrire ce poème qui lui a valu les foudres de toute la valetaille au service du sionisme.

Pourtant son poème se voulait simplement une mise en garde sur les conséquences d’une attaque «préventive» de l’entité sioniste contre l’Iran en même temps qu'une réaction à la vente à l'armée sioniste par son pays d'un sixième sous-marin capable de transporter des charges nucléaires. Le risque d'attaque préventive n'est pas une invention de M. Grass puisque les responsables sionistes ne cessent de crier sur les toits qu'ils ont le droit d'attaquer l'Iran pour, disent-ils, empêcher ce pays de se procurer l'arme atomique (l'Iran étant signataire du Traité de Non Prolifération, ce qui n'est pas le cas de l'Etat juif).

Les conséquences évoquées par le poème sont d’abord celles en termes de victimes et de destructions pour le peuple iranien dont Günter Grass semble être un des rares occidentaux à se préoccuper.
Et les conséquences ensuite pour la paix mondiale.

A aucun moment l’écrivain Allemand ne met en question le droit à l’existence ou à la sécurité de l’Etat prétendu juif.

Son délit, ce qui fait de lui aux yeux de certains un antisémite, c’est qu’il ose demander qu’on applique aux installations nucléaires de l’Etat juif, les mêmes contrôles que ceux mis en place ou qu’on prétend mettre en place pour celles de l’Iran.

Oui, il a osé le faire : mettre sur le même plan que les Nations ce qu’il aurait dû considérer comme une « Lumière parmi les Nations ».

Poutant si on se limite aux « Nations », force est de constater que la « Lumière » est particulièrement agressive et belliqueuse, jugez-en : elle a rayé de la carte la nation palestinienne après avoir entre autres fait sauter l’hôtel King David à Jérusalem et assassiné le Comte Bernadotte, représentant de l’ONU en Palestine, participé en 1956 à une opération de grand banditisme contre l’Egypte aux côtés de la Grande Bretagne et de la France, occupé militairement en 1967 la Cisjordanie, le Golan et le Sinaï, abattu un avion de ligne libyen, envahi le Liban en 1982, bombardé le siège de l’OLP à Tunis, bombardé un site nucléaire irakien, agressé le Liban à nouveau en 2006, Gaza fin 2008, début 2009… La liste n'est ni exhaustive ni close.

A moins d’être miro ou domestiqué par le sionisme, on voit bien où est la menace !

Le grand écrivain Français Bernard-Botul-Henri Lévy vient d’écrire quelque chose d'à la fois fourbe et pédant sur la «première mort» de Günter Grass. Un tel titre n’est pas anodin, il signifie bien entendu que celui qui est désigné par le lobby sioniste comme un ennemi (nécessairement antisémite) est «mort» symboliquement, c’est-à-dire qu’il n’a plus droit de cité et que, s’il est écrivain, il aura du mal à se faire publier et, si par hasard il était quand même publié, il aurait aussi du mal à faire diffuser ou promouvoir son livre.

Günter Grass ne risque rien de ce côté-là : trop vieux. Tout ce qu’il ratera peut-être ce sont des obsèques  avec un hommage unanime de tout le Gotha politique et intellectuel de son pays.

En attendant, Günter Grass vient de recevoir un soutien de grande qualité (autre chose que le Botul Henri-Lévy) de la part de l’écrivain Espagnol Juan Goytisolo, excusez du peu !

Juan Goytisolo

Agence EFE, La Informacion (Espagne) 17 avril 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri

L’écrivain Espagnol Juan Goytisolo a défendu aujourd’hui son collègue  Allemand Günter Grass à qui il a dédié son prix Spiros Vergos  de la liberté d’expression qui lui a été décerné par le « Festival des Ecrivains de Prague ».

« Il a absolument le droit au respect de ses opinions. Il m’a semblé juste de le lui dédier, bien qu’il aille à contre-courant, » a déclaré l’écrivain Barcelonais qui s’était exilé volontairement au Maroc dans les années 1960 à cause de des divergences avec le régime franquiste.

Le célèbre auteur de «Pièces d’identité,» qui a reçu récemment le prix Formentor (2012), le Prix International Don quichotte de la Manche (2010) et le prix National des Lettres (2008) a fait cette déclaration lors d’une réunion informelle à l’Institut Cervantes de Prague.

Il faisait ainsi allusion au prix Vergos qu’il a reçu dimanche dans la capitale tchèque.

Goytisolo, dont l’œuvre a été interdite en Espagne de 1962 à 1976, s’est répandu en éloges sur le poème polémique intitulé "Was gesagt werden muss" («Ce qui doit être dit») que l’auteur Allemand a publié début avril ; et qui a suscité une avalanche de controverses et de critiques.

 « Je suis toujours allé à contre-courant, » a-t-il ajouté dans son apologie de Grass, prix Nobel de littérature 1999 qui, dans le poème en question paru le 4 avril, il s’en est pris à une possible «attaque préventive» contre l’Iran par Israël, pays qui a réagi en interdisant l’entrée sur son territoire de l’auteur du roman «Le tambour».

Pour Goytisolo, c’est une « persécution » qui s’exerce contre l’octogénaire Grass et c’est pour cette raison que l’Espagnol a souhaité se solidariser avec son collègue écrivain.

Goytisolo a reçu le prix tchèque créé en l’honneur du poète Grec Spiros Vergos au moment de l’inauguration du Festival des Ecrivains de Prague, une rencontre internationale de romanciers, poètes et éditeurs qui se tient chaque année  dans la capitale tchèque.


(Agencia EFE)

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lundi, mai 04, 2009

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Un svastika dans une synagogue? Pourquoi pas?


Je laisse ce point à vos sagaces recherches, mais l'article que je vous propose ne peut que conforter l'idée que ce qu'on appelle le judaïsme est une religion relativement récente, postérieure au christianisme et en aucun cas sa matrice.


Vous aviez sans doute comme moi l'habitude de considérer l'étoile de David comme un symbole caractéristique du judaïsme.


Eh bien, non car ce symbole était avant tout soit de nature décorative, soit à caractère magique et c'est d'abord du dehors du judaïsme que ce symbole a été initialement accolé à cette religion.


Et ce sont le sionisme et le nazisme qui imposeront son caractère général, au point que l'étoile de David apparait aujourd'hui comme le principal symbole juif et qu'elle figure sur le drapeau de l'entité sioniste.


Il aurait été amusant de voir le judaïsme adoptant le svastika (croix gammée) comme symbole.


Impossible ? Voire, puisque nous apprenons dans cet article l'usage du svastika au côté de l'étoile de David comme motif décoratif (ou magique ?) dans une ancienne synagogue.



Etoile de David : Du talisman mystique au symbole sioniste
Dans un livre publié 27 ans après la mort de ce savant juif, le professeur Gershom Scholem soutient que l'étoile de David n'était pas un symbole juif ancien mais plutôt un symbole magique qui n'a été adopté par les Juifs qu'au XIXème siècle.
par Moshe Ronen, Yediot (Sionistan) 3 mai 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Peu de livres sont publiés soixante ans après avoir été écrits. C'est le cas du livre du professeur Gershom Scholem "Magen David – History of a Symbol" qui vient seulement d'être publié, 27 ans après le décès de l'auteur.


Le professeur Scholem, un des plus grands érudits juifs de notre temps, spécialiste de la Kabbale et du mysticisme juif et un des fondateurs de l'université hébraïque de Jérusalem a étudié pendant cinquante ans l'histoire de l'étoile de David. Il a publié un court résumé de son étude en 1949, peu de temps après que ce symbole ait été choisi pour figurer sur le drapeau du nouvel Etat [l'entité sioniste].


Dans son article, le professeur Scholem établissait que L'étoile de David n'est pas un symbole juif et n'est donc pas le 'symbole du judaïsme.'»
L'étude a récemment été publiée dans un livre du professeur Avraham Shapira. Ce nouveau livre fouille les aspects religieux, mystique et national de l'étoile de David.


Protection magique contre le danger


Selon Scholem, le symbole de l'hexagramme a été auparavant connu comme sceau de Salomon et utilisé aussi bien comme motif décoratif que comme symbole auquel on attribuait des pouvoirs magiques. Sa première trace documentée se trouve sur le sceau de Yehosua Ben Assiyahu
à l'époque du dernier royaume il y a 2700 ans.


On le retrouvera encore gravé en relief dans une synagogue de Capharnaüm bâtie pendant le 3ème siècle de notre ère à côté d'un autre symbole, un svastika. Personne ne pense que ces deux symboles graphiques aient été plus que de simples décorations.


Au cours de la période du second Temple, c'est le chandelier à sept branches plutôt que l'étoile de David qui était considéré comme un symbole juif. Selon Scholem, le sceau de Salomon est initialement apparu dans la mystique juive au 6ème siècle après JC sur un talisman contenant deux lions avec une étoile de David au milieu.


Au fil des générations, le sceau de Salomon est apparu en deux versions : un pentagone (polygone à cinq côtés) et un hexagone (polygone à six côtés).


Drapeau juif à Prague
Jusqu'au début du 19ème siècle, le symbole était utilisé à des fins magiques pour protéger du danger et apparaissait principalement sur et dans les mezuzot. Le premier livre qui évoquait ce symbole en tant que « étoile de David » avait été écrit au 14ème siècle par le petit fils de Maïmonide, le rabbin David Ben Yehuda HaHasid.

L'usage officiel de l'étoile de David comme symbole juif a commencé à Prague. Le professeur Scholem écrit qu'elle avait été choisie soit par la communauté juive locale, soit par les autorités chrétiennes comme moyen de caractériser les Juifs qui, plus tard, l'accepteront et l'adopteront. En 1354, l'empereur Charles IV octroya aux Juifs le privilège de hisser leur propre drapeau, et ce drapeau contenait l'étoile de David. Un de ces drapeaux peut encore être vu dans la nouvelle synagogue du vieux Prague.


De Prague, où l'étoile de David était imprimée sur les couvertures des livres et gravée sur les pierres tombales, le symbole s'est diffusé dans le reste de l'Europe et s'est fait progressivement connaître comme le symbole du judaïsme.


Le premier congrès sioniste de Bâle en 1897 choisira le drapeau sioniste, qui arbore une étoile de David bleue.

Mais le professeur Scholem affirme que ce symbole n'est véritablement devenu chargé de sens que pendant l'holocauste, après que les nazis l'utilisèrent pour maquer les Juifs, le sacralisant de la sorte. Selon Scholem, cet usage a donné au symbole graphique un sens spirituel de sacralité qu'il n'avait jamais eu auparavant.

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posted by Djazaïri at 9:20 PM 0 comments

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