mardi, février 26, 2013

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Dov Hikind, le clown raciste de Brooklyn fête Pourim


On a déjà croisé Dov Hikind sur ce blog. Ce politicien de l’Etat et de la ville de New York est un ardent sioniste et, comme tout sioniste conséquent, un tenant de la suprématie raciale.
Ce monsieur fait encore parler de lui suite aux festivités de Pourim qui commémorent chez les Juifs l’échec d’un plan qui visait à les massacrer dans la Perse antique (et l’extermination subséquente de la famille de celui qui complotait contre les Juifs).

La fête de Pourim est l’occasion (j’ignore pourquoi) de canulars de type poisson d’avril dans la presse et de moments récréatifs où les convives se déguisent.

Une pratique observée bien sûr par M. Dov Hikind qui a choisi de se déguiser en basketteur noir, en se peignant le visage en noir et en portant une perruque imitant une chevelure «afro».
Le blackface de Dov Hikind
Le blackface de Dov Hikind
Le problème étant que ce genre de déguisement (en noir pas en basketteur) renvoie aux Etats Unis à quelque chose de très précis, une forme particulière des minstrels shows dans laquelle les comédiens se grimaient pour incarner des noirs, désignée dans la culture américaine sous l’appellation «blackface.» Cette variante des minstrels shows était un des véhicules de l’idéologie et de l’imagerie racistes aux Etats Unis. La disparition de ce type de spectacle dans les années 1960 sera une des conséquences de la montée en puissance du mouvement pour les droits civiques.

C’est pourquoi le déguisement de Dov Hikind, qui est un personnage public et un élu, n’est pas passé inaperçu aux Etats Unis et a suscité l’indignation de commentateurs qui ne comprennent pas comment la signification de ce genre de grimage a pu échapper au politicien.

Ou plutôt si, puisqu’ils nous proposent, comme Gawker, un certain nombre d’exemples qui montrent que ce monsieur n’est pas vraiment convaincu par l’idée d’une égalité fondamentale de tous les êtres humains.

Je vous propose une traduction de l’article que Gawker a consacré à cette affaire. Le blog Whiskey Fire lui apporte cependant un éclairage particulier en nous précisant que Dov Hikind n’avait pas vu de mal dans son choix. 
Hikind a répété à Alex Silverman, journaliste pour WCBS, qu’il “n’avait jamais pensé une seconde” que la blackface était hors limites [de l’acceptable]. «Si j’étais noir,» a declaré Hikind, «pour Pourim j’aurais grimé mon visage en blanc.»
Et en fait, c’est exactement ce qui s’est passé pour pratiquement chaque fête de Pourim chez les Afro-Américains à travers l’histoire. 

D’où on déduira soit que M. Hikind est stupide, soit qu’il n’est pas suffisamment enraciné dans l’histoire de son pays pour comprendre ce qui cloche avec son comportement.

Pour conclure en faisant allusion à la situation française, on remarquera que ce qui a été reproché à l’humoriste Dieudonné, c’est précisément de s’être déguisé en Juif du type colon extrémiste. Peut-être aurait-il du le faire pour Pourim…
Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?
Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

L’élu Newyorkais Dov Hikind, roi de la sensibilité à sens unique, a fait la fête hier en se grimant en blackface

Par Cord Jefferson, Gawker (USA) 26 février 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dov Hikind est le trou du cul de l’Assemblée de l’Etat de New York qui représente le Dictrict 48, une zone bétonnée de Brooklyn qui comprend Midwood et Borough Park, une enclave juive orhodoxe ben connue dans le quart sud-ouest de l’arrondissement. Hikind est lui-même un Juif orthodoxe. Pour fêter Purim cette année, et commémorer l’échec de l’extermination du peuple Juif dans la Perse antique, Hikind a choisi un costume très élaboré pour faire la fête. La femme de Hikind s’est déguisée en diable au visage rouge et son fils s’est peint le visage avec le symbole du yin et du yang, pour dit-on, ressembler à un «ange.» Et Hikind lui-même, le représentant sexagénaire élu d’une des villes du monde les plus diverses ? Eh bien, il a choisi de se déguiser en joueur de basketball, Afro et blackface bien sûr. 

Selon Hunter Walker de l’Observer, Hikind s’est “beaucoup amusé” à transformer ce qui aurait pu être une fête complètement innocente en minstrel show : 
«Je voulais simplement, je pense, j’ai essayé d’imiter, vous savez, peut-être un de ces joueurs de basketball. Quelqu’un m’a donné une tenue, quelqu’un m’a donné la chevelure d’un vrai, vous savez, d’un genre de joueur de basketball noir,» a expliqué M. Hikind. «C’était juste très drôle. Tout le monde a simplement passé un très très bon moment, et chaque année je fais quelque chose de différent… Ce qui m’amuse, c’est quand les gens arrivent et ne me reconnaissent pas.» 
Hikind a poursuivi en disant que son costume, qui s’inscrit dans la lignée de siècles de blackface shows conçus pour signifier la suprématie blanche, avait été fait « seulement pour s’amuser dans le respect.» 

Malgré les efforts de blancs qui devraient être mieux informés, il y a un bon moment maintenant que blackface est incapable de véhiculer la drôlerie ou le respect. Et sur ce plan, la carrière d’Hikind n’a pas été un modèle à imiter quant à la manière de vivre ensemble avec nos différences. Les habitants de Brooklyn se rappellent peut-être certains de ses morceaux de bravoure :
En 2005, puis en 2009, Hikind avait déposé sans succès à l’assemblée de l’Etat une proposition de loi “antiterroriste” alarmiste qui aurait autorisé les agents de police à contrôler et à fouiller les citoyens sur la base de leur ethnicité, une loi du genre dont on aurait pu penser qu’un Juif l’aurait trouvée un peu gênante une fois placée dans un contexte historique, mais hélas.
D’ailleurs, la police de la ville de New York pratique déjà les contrôles sur la base de la race, ce qui fait que la codification de ce genre de comportement semble une idée franchement mauvaise. 

En 2006, quand un groupe d’adolescents Juifs orthodoxes était tombé sur un pakistanais de confession musulmane, le traitant “d’enculé de sa mère de terroriste” et en le frappant à coups de pieds et de poings américains, Hikind avait publiquement condamné le Pakistanais en disant que c’était lui qui avait provoqué les garçons Juifs. Quelques semaines plus tard, quatre des cinq adolescents accusés pour l’agression avaient plaidé coupable. 

En 2007, Hikind avait dit ce qui suit à propos du mariage gay:
“Si nous autorisons le mariage gay dans l’Etat de New York, ceux qui veulent vivre et avoir une relation incestueuse se seront rapprochés eux aussi de cinq pas de l’atteinte de leurs objectifs.»
En 2009, Hikind s’était démené pour exclure du mémorial de l’holocauste de Brooklyn les cinq millions de personnes tuées avec les Juifs par le régime nazi. «Ces gens ne sont pas dans la même catégorie que le peuple juif eu égard à l’holocauste,» avait déclaré Hikind au New York Post à l’époque. «C’est extrêmement différent. On ne peut pas comparer des prisonniers politiques avec des victimes juives.»

En 2010, Hikind s’était exprimé à l’un des trois mémorials de New York pour commémorer le 20ème anniversaire de l’assassinat de Meir Kahane, le militant Israélo-Américain qui avait fondé la Ligue de Défense Juive. Kahane plaidait pour l’expulsion par la force de tous les non Juifs d’Israël ainsi que pour l’interdiction des mariages et des relations sexuelles avec les Gentils. A une de ces manifestations commémoratives, on avait cité le participant Josh Davis comme ayant dit, « Si nous avions prêté attention au message du rabbin Kahane relatif à l’expulsion dans les années 1980 de la malveillante population arabe, nous ne serions pas au bord de l’extinction.» Le Southern Poverty Law Center (genre de LICRA non ultrasioniste) a désormais placé la Ligue de Défense Juive sur sa liste des organisations racistes.  
         
Mais Hikind n’est pas totalement insensible aux affronts à l’ethnicité. Au début de ce mois, quand le New York Post a décidé de faire monter l’indignation sur la supposée ressemblance entre les habits du styliste de mode John Galliano et la tenue hassidique [Dov Hikind a lui-même été élevé dans le hassidisme, note de Djazaïri], l’élu à l’assemblée de l’Etat s’est senti obligé d’intervenir : 
“De qui se moque-t-il?” a ajouté le représentant de Brooklyn à l’assemblée, Dov Hikind. «L’apparence des chaussettes, la veste, les payot… Ma question est, de qui se moque-t-il?»
John Gallano, shmuck! (connard)

Voilà une question qu’elle est bonne Dov. Maintenant, de la part des centaines de milliers de noirs qui résident à Brooklyn, voici la même question : l’apparence de ce  visage peint en noir et la perruque afro, ma question est, de qui vous moquez-vous crénom de nom ? 

Et pourquoi n’avez-vous pas déjà démissionné de votre poste? 

Mise à jour: Hikind a présenté des excuses sur le modèle de défense classique du "désolé que vous ayez été offensé» selon le New York Daily News :
«Ma femme était déguisée en diable. Et elle n'est pas un démon. C'était avoir une apparence différente pendant Pourim sans arrières pensées. Je voulais juste avoir une apparence différente et être méconnaissable," a déclaré Hikind . 
«Je comprends la sensibilité des gens. Personne n’avait d’arrière pensée. Ce n’était pas fait pour vous offenser ou vous blesser en aucune façon. Je suis désolé si les gens ont été choqués. Ce n’était absolument pas le but ».

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dimanche, octobre 17, 2010

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Un homme de conviction, c'est-à-dire fidèle au sionisme

Je vous avais déjà parlé de Dov Hikind, cet élu local de New York qui est une figure importante de la communauté juive orthodoxe. Oui, rappelez-vous, Hikind s'était insurgé contre un projet municipal à New York qui voulait commémorer les victimes de l'holocauste sans exclusive, c'est-à-dire en incluant les Tziganes et les handicapés par exemple.
Et Hikind avait sorti son argument massue: 
«C’étaient des victimes des nazis – et non une partie de l’holocauste. Ce n’est pas juste. Ce n’est pas correct, ».
Peut-on en conclure que les Juifs n'étaient pas eux victimes du nazisme? Et si oui, de quoi étaient-ils les victimes alors?
Bon, Hikind s'était aussi illustré d'une autre manière en mettant au jour l'ampleur des actes de pédophilie dans la communauté juive orthodoxe, tout en refusant de donner des informations à ce sujet à  la police. Pourquoi, selon vous?

Hikind est un élu du parti Démocrate et, comme nous le prouve le petit article ci-dessous, c'est vraiment un homme de convictions, mais pour Sion.


Hikind pour Grimm?
par David Freedlander, The New York Observer (USA) 15 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Selon une source proche de Dov Hikind, l'élu Démocrate deBoro Park est sur le point d'apporter son soutien au Républicain Mike Grimm candidat au Congrès en compétition avec Mike McMahon.

Hikind reste un intermédiaire électoral important auprès des cercles juifs orthodoxes, et son soutien est un des plus recherchés de la ville. Brad Lander comme Bill de Blasio, les deux derniers conseillers municipaux qui représentent la portion de district qui s'étend dans Park Slope, ont demandé et reçu l'aval de Hikind. Même si Hikind soutient habituellement des Démocrates et a été connu pour avoir soutenu même des Démocrates libéraux [de "gauche" selon les critères US, NdT] comme de Blasio et Lander dans des élections locales, il reste sceptique devant l'administration Barack Obama, particulièrement en ce qui concerne sa politique pour le Moyen Orient.

Dans une élection l'an dernier pour pourvoir l'autre siège au conseil à Boro park, McMahon avait soutenu David Greenfield contre Joseph lazar, le candidat choisi par Hikind. Greenfield l'avait finalement emporté.

Hikind n'a pas répondu à notre demande de commentaires. L'équipe de campagne de Grimm a dit ne pas pouvoir confirmer ou infirmer cette information.

 

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samedi, janvier 28, 2012

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Nourriture casher et mythe du vote juif aux Etats Unis

Ce ne sont effectivement pas les bulletins de vote des citoyens de confession juive que cherchent à récupérer les candidats à la présidentielle ou à l’investiture présidentielle aux Etats Unis quand ils font pétition de soumission au lobby sioniste (abusivement qualifié de lobby juif).
Comme rien ne semble vraiment différencier les candidats sous l’aspect de leur soutien au sionisme (chacun assurant être plus pro sioniste que tous les autres), les citoyens de confession juive qui s’intéressent vraiment au sort de l’Etat sioniste ont donc tout loisir de se prononcer par rapport à des préoccupations plus nationales comme l’emploi, le niveau de vie ou la sécurité sociale. Et comme les autres électeurs «juifs», ils tendent à pencher le plus souvent en faveur des Démocrates. Une inflexion vers le parti Républicain se fait peut-être sentir depuis quelques années, mais elle ne caractérise en rien cet électorat.
Par ailleurs, le poids de l’électorat juif est très faible à l’échelle nationale. Certes de fortes communautés juives existent dans certains Etats comme celui de New York ou la Floride mais ce fait ne justifie pas d’accorder une importance particulière à cette fraction de l’électorat.
Ce que les politiciens courtisent en fait, c’est l’argent des milliardaires Juifs (du moins de ceux qui sont sionistes, les autres se positionnant de manière très classique en fonction de leur appartenance de classe) et aussi l’accès aux media et/ou la neutralisation de la capacité de nuisance de media ou de réseaux d’influence de l’opinion où ces milliardaires sont très présents.
La mauvaise presse dont vient de faire l’objet Mitt Romney dans un journal détenu par le magnat de la presse et de la communication Rupert Murdoch illustre à merveille mon propos.

C’est chaud en effet pour Mitt Romney selon le New York Post qui vient de sortir une affaire de 2003 quand Mitt Romney, en sa qualité de gouverneur du Massachussetts avait refusé de renouveler allouer une subvention de 600 000$ permettant aux personnes âgées juives de pouvoir avoir de la nourriture casher dans leurs maisons de retraite.

En des temps de disette économique et d’augmentation des dépenses de sécurité sociale, Mitt Romney avait estimé que cette subvention ne correspondait pas à une nécessité.

Le porte parole de la campagne de Mitt Romney a donc été obligé répondre à ce qui ressemble à une accusation à peine voilée d’antisémitisme :
Le porte parole de Romney a défendu son opposition, affirmant que l’Etat était en crise et que le veto à la subvention de la nourriture casher était nécessaire pour faire face aux taux de remboursement plus élevés de Medicaid.

Et si on en croit Dov Hikind, un élu de l’assemblée de l’Etat de New York, le sort de Romney a été scellé par cette affaire : 
«Eh bien, ‘qu’ils mangent du porc ou qu’ils mangent quelque chose d’autre’ – quand on mange casher, on ne mange rien d’autre. C’est aussi simple que ça. Pourquoi Romney ne l’a pas compris à ce moment précis est décevant et assez choquant pour moi.»

« les gens qui sont casher [sic] – ce n’est pas un choix pour eux, » fulmine Hikind (Démocrate – Brooklyn) qui dit que cette affaire nuira à Romney dans sa compétition au coude à coude avec Gingrich en Floride.
«Tout le monde comprend ce qu’est le casher. Il y a d’importantes communautés de Juifs qui mangent seulement casher et il y a une forte communauté de citoyens âgés, de seniors, » explique Hikind. «Les gens vont vouloir savoir pourquoi.»
Romney a déjà répondu au «pourquoi» (faire des économies en temps de vaches maigres pour abonder le chapitre des dépenses de santé), mais sa réponse est bien sûr irrecevable pour Hikind.

Cette subvention a depuis été rétablie par l’assemblée de l’Etat du Massachussetts.

Un veto pour rien donc. Mais Mitt Romney devra quand même avouer qu’il est antisémite. Ce qu’il est d’ailleurs peut-être, comme bon nombre de ceux qui courent après l’argent des milliardaires sionistes

Il est piquant de remarquer que Dov Hikind, que le New York Post nous présente comme un Juif orthodoxe et, ainsi qu’il est précisé, élu du parti Démocrate, est un chaud partisan de Newt Gingrich [un Gingrich Booster]. Or Newt Gingrich est, comme Mitt Romney, un candidat qui cherche à être investi par le Parti Républicain pour se présenter aux élections contre Barack Obama, le président issu du parti Démocrate.

On voit bien que Dov Hikind n'est un homme de conviction que sur le sujet de la nourriture casher.

Je peux quand même proposer un truc à Mitt Romney pour se tirer de ce mauvais pas.






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jeudi, janvier 27, 2011

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Règle sioniste N°1 (et 2 et 3): être objectif consiste à toujours présenter le point de vue sioniste sous peine de licenciement et autres ennuis

Pas facile d'être "pro palestinien" aux Etats Unis et encore moins quand on prétend assumer une charge d'enseignement. Après d'autres comme Norman Finkelstein, Kristofer Petersen-Overton vient d'en faire l'amère expérience. Recruté comme enseignant par une faculté, cet étudiant en thèse de doctorat vient d'être licencié par son employeur au motif de qualifications insuffisantes. Le problème étant que les qualifications de ce jeune thésard n'ont été jugées insuffisantes qu'après un fax de reproches émanant de Dov Hikind, un élu ultrasioniste de l'assemblée de l'Etat de New York et très influent, particulièrement à Brooklyn. Ce fax n'est sans doute d'ailleurs qu'un échantillon des pressions qu'a subies la faculté pour qu'elle accepte de se délester de ce jeune professeur gênant.

Notez bien qu'il est reproché à ce jeune enseignant de donner une bibliographie dont tous les ouvrages imputent la responsabilité des problèmes du Proche Orient à l'entité sioniste et dont aucun ne donne un autre point de vue.
OK. Si ce jeune homme avait fait un cours sur le nazisme, il aurait du faire une bibliographie 50-50: 50 % d'ouvrages imputant au nazisme les horreurs de la seconde guerre mondiale, 50 % d'ouvrages faisant porter le chapeau aux Juifs.
C'est ce qu'on appelle une démarche scientifique équilibrée quand on appartient au lobby sioniste.
Un lobby qui vient juste d'obtenir en France que Louis-Ferdinand Céline soit rayé de la liste des auteurs célébrés officiellement en France (le lobby n'a même pas eu à faire pression plusieurs semaines ou même plusieurs jours, le ministre Frédéric Mitterand s'est couché tout de suite) et que  le PDG de la SNCF admette la responsabilité de son entreprise dans la déportation des juifs. cette reconnaissance soit disant symbolique sera certainement suivie de démarches judiciaires qui aboutiront pour leurs auteurs à la récolte de symboles sonnants et trébuchants.
La démocratie est certes le pire système à l'exclusion de tous les autres, mais force est de constater que nous sommes dans une phase de régression de la dite démocratie.


Un professeur 'anti-Israël' viré
par Reuven Blau et Tim Perone, New York Post (USA) 27 janvier 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

La faculté de Brooklyn a renvoyé hier un maître assistant qui enseignait un cours sur le Moyen Orient politique quelques heures après avoir été accusé par un élu de l'assemblée de l'Etat de New York de soutenir les Palestiniens auteurs d'attentats suicide.
Le membre de l'assemblée Dov Hikind (Démocrate-Brooklyn) a faxé ce lundi une lettre au président de la faculté, le Dr Karen Gould, pour exprimer des réserves sur Kristofer Petersen-Overton.
Hikind a affirmé hier que Petersen-Overton, 26 ans, a écrit plusieurs textes universitaires qui sont anti-Israël et cherchent à comprendre les auteurs d'attentats suicide.

Hikind a déclaré au Post qu'après avoir été alerté par des étudiants, il a examiné le curriculum proposé et a constaté à propos des 50 livres de la bibliographie qu'ils font tous porter à Israël la responsabilité des problèmes dans la région.

"Aucun d'entre eux ne présente un autre point de vue,"a déclaré Hikind.

Petersen-Overton, un de l'école doctorale de l'université de New York; a affirmé que les accusations de Hikind étaient "de la calomnie pure et simple."
Le journal juif Hamodia a cité cette semaine Petersen-Overton sur les attentats suicide, ce dernier déclarant, "je n'excuse certainement pas de tels actes haineux."
Jeremy Thompson, un porte parole du Brooklyn College, a déclaré que Petersen-Overton a été retiré de l'enseignement parce qu'il n'était pas "assez qualifié" du fait qu'il en était au "tout début de ses études de doctorat."

Thompson a affirmé que les accusations de Hikind n'avaient eu aucun rôle dans la décision et qu'en premier lieu Petersen-Overton n'aurait jamais dû être recruté.

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mercredi, novembre 19, 2008

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J'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !

Certains d’entre vous ont peut être vu le film «Une étrangère parmi nous» réalisé en 1993 par Sidney Lumet avec la comédienne Mélanie Griffith dans le rôle d’une femme flic immergée dans le monde des Juifs hassidiques.
J’ai eu personnellement la nausée en voyant ce film qui cumule les poncifs racistes. La police est en effet chargée d’enquêter sur un assassinat commis dans cette communauté et l’agent chargée de l’enquête entretient un étrange rapport de suspicion – séduction avec un charmant monsieur de la dite communauté. Il va sans dire que la fliquette, qui est à la fois jolie et Gentille [au sens de non juive] est présentée comme quelqu’un de déluré [malgré elle car c'est quand même une gentille fille].

Le suspense est double dans ce film passablement ennuyeux :
1er motif de suspense : la fliquette va-t-elle réussir à séduire notre jeune spécialiste des écritures et à le détourner de la voie droite.
2ème motif de suspense : notre spécialiste des écritures talmudiques est-il coupable d’assassinat ?

Rassurez-vous, l’agent interprété par Mélanie Griffith ne réussira pas à faire chavirer le charmant Hassidim et ce dernier n’a pas de sang sur les mains.
Et c’est là qu’intervient l’autre lieu commun raciste de ce film : les responsables du crime ne sont autres que des maffieux Italiens, correspondant à ce que Marlon Brando appelait le personnage du Rital fabriqué par Hollywood.
Conclusion : la communauté hassidique peut sembler étrange au premier abord, mais c’est une communauté que rien ne saurait détourner de la voie droite, que le malin soit incarné par une jolie [et Gentille] femme ou par l’appât du gain.
C’est ce tableau d’austérité impeccable que met à mal cet article du New York Times qui relate la mise au jour de ce qui semblerait être la commission assez fréquente d’abus sexuels sur de jeunes élèves d’écoles talmudiques par des membres du corps enseignant.
En elles-mêmes, ces informations ne présentent ni plus ni moins d’intérêt que celles qui portent sur des abus commis dans d’autres institutions, religieuses ou non.
Elles sont cependant intéressantes car elles ont tout l’air d’une première s’agissant d’une communauté qui se veut extrêmement fermée à ceux qui lui sont « étrangers » comme la femme flic du film.
Surtout, il faut noter la résistance qu’oppose celui par qui le scandale est arrivé à fournir les informations que la justice lui demande au prétexte de la confidentialité qu’il doit aux victimes qui lui ont rapporté ce qu’elles ont subi.
Cet individu n’est pourtant ni médecin, ni avocat, ni prêtre. C’est un élu local [du parti Démocrate] qui devrait savoir que dissimuler un crime est un délit passible de poursuites. Or, il se dit prêt à aller en prison plutôt que de dire ce qu’il sait à la police.
Etrange comportement qu’on ne peut comprendre à mon avis que par le fait qu’il appartienne lui-même à la communauté juive orthodoxe. Et que peut-être préfère-t-il passer dix années de sa vie derrière les barreaux plutôt qu’encourir les foudres de clercs qui semblent avoir un pouvoir démesuré car, nous dit l’article, les victimes craignent d’être exclues « d’une communauté où les personnes perçues comme fauteurs de troubles risquent d’y laisser leur emploi, leur logement et même leurs perspectives de mariage ».
Si M. Hikind s’avérait être considéré comme un « fauteur de troubles,» il faut donc comprendre que lui aussi, ainsi que sa famille pourraient bien y laisser des plumes et qu’à côté de ça, dix années de prison ne seraient qu’une sinécure.
Enfin, il faut constater que le New York Times a publié cet article dans ses pages locales et qu’il n’a donné lieu à pratiquement aucune reprise par d’autres journaux ou agences dans le reste du pays [tenez moi au courant si vous en trouvez plus d’une].
- Je vous assure mon cher cousin, que vous avez dit bizarre, bizarre.
- Moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !"

Citation à comparaître pour plaintes d’abus sexuels
Par Paul Vitello, New York Times (USA) 13 novembre 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un an après avoir invité les auditeurs de son émission de radio à discuter d’une question explosive – les abus sexuel sur des enfants dans la communauté juive orthodoxe – l’élu local Dov Hikind dit avoir collecté plus de 1.000 plaintes et les noms de 60 personnes désignées en tant que prédateurs sexuels.
Il dit avoir gardé ces histoires enfermées à double tour dans son bureau de Brooklyn car les gens qui lui ont dit être victimes lui ont fait jurer le secret, de crainte d’être exclus d’une communauté où les personnes perçues comme fauteurs de troubles risquent d’y laisser leur emploi, leur logement et même leurs perspectives de mariage.
Mais un avocat connu qui représente une demi douzaine d’anciens élèves de yeshiva [école talmudique] qui affirment dans une procédure au civil avoir été abusés sexuellement par un enseignant de Borough Park à Brooklyn, ont obtenu que M. Hikind soit cité à comparaître cette semaine et exigé qu’il livre ces dossiers.
M. Hikind a refusé. « Je ferai dix ans de prison d’abord, » a-t-il affirmé mercredi.
Ce conflit en justice a révélé la profondeur des tensions à l’intérieur de la communauté orthodoxe dont la presse juive hebdomadaire a fait état, et a été le sujet de discussion presque exclusif sur certains sites web juifs orthodoxes comme
failedmessiah.com et unorthodoxjews.blogspot.com dans les mois qui ont suivi l’évocation des abus sexuels par M. Hikind.
« J’ai été choqué et accablé devant la magnitude du problème, » a déclaré M. Hikind, Juif orthodoxe et Démocrate qui représente politiquement la communauté orthodoxe prédominante à Borough Park.
Les victimes sont venues se présenter dans son bureau à un rythme régulier pour raconter leurs histoires, dit-il. « Des enseignants et des rabbins qui commettent des abus à l’école, » dit-il. « Pédophiles dans la rue. Inceste à la maison.»
Michael G. Dowd, l’avocat qui a fait citer Hikind à comparaître, a été un avocat très en vue de plaignants qui affirmaient avoir été abusés sexuellement par des prêtres catholiques. Il représente six hommes qui disent avoir été abusés sexuellement par le rabbin Yehuda Kolko qui enseignait à la yeshiva Torah Temimah de Brooklyn. Le rabbin Kolko, déféré en justice pour abus sexuels en 2006, avait plaidé coupable d’une accusation moins grave et n’exerce plus dans l’école.
La citation introduite par M. Dowd demande que l’élu local fournisse non seulement les plaintes que M. Hikind pourrait avoir reçu à l’encontre du rabbin Kolko, mais aussi « l’ensemble des informations sur des abus sexuels dans n’importe quelle yeshiva et par n’importe quel rabbin ou employé d’une yeshiva à New York. » M. Dowd affirme que ces informations sont cruciales pour prouver les affirmations de ses clients selon lesquelles les abus sexuels étaient chose courante et couverts de manière routinière par les administrateurs des yeshivas.
Il a qualifié le refus de M. Hikind de « fourvoiement. » Tout en disant avoir envisagé de faire imposer l’exécution de la citation, il affirme également comprendre l’hésitation à affronter le pouvoir qui domine la communauté orthodoxe. « Les grands rabbins ont le même pouvoir pour faire taire les gens que celui dont disposait l’église catholique il y a 50 ou 60 ans, » a-t-il expliqué.
M. Hikind a indiqué que chaque plainte qui lui a été soumise l’était en confidentialité absolue, entendu que « en aucunes circonstances leurs noms ne seraient connus dans la communauté. »
« Pour rien au monde, alors que des gens sont venus me voir et m’ont ouvert leurs cœurs, ont partagé avec moi les choses les plus intimes et privées, dans l’espoir que je ferai quelque chose pour traite le problème plus large et plus global, je ne trahirai leur confiance, » a-t-il affirmé.
M. Hikind explique avoir réagi a ce qui se disait dans la communauté sur des abus sexuels non rendus publics lorsqu’il décida de consacrer une série de trois émissions à ce sujet dans son programme radio hebdomadaire qui est diffusé le samedi soir sur
WMCA-AM (570). Les appels furent immédiats et nombreux, émanant non seulement de Brooklyn mais aussi des alentours de New York comme du New Jersey.
Il a essayé de demander aux leaders de la communauté de Borough Park de s’associer à lui pour participer au traitement de ce problème, avec un succès mitigé. « Il existe un tabou culturel sur ce genre de choses et particulièrement sur l’idée de présenter aux autorités séculières [c’est-à-dire à la police et à la justice] des affaires d’abus sexuels, » a-t-il expliqué.
En septembre, le rabbin Benzion Twerski, un psychologue clinicien qui avait initialement accepté de diriger une équipe sur ce dossier, avait démissionné au bout d’une semaine. Dans une lettre à un hebdomadaire juif, il précisait avoir démissionné sous la pression de ses enfants qui lui avaient dit se sentir « honteux » de sa participation.
Selon M. Hikind, parmi toutes les personnes qui ont dit être victimes, « 99 % n’iront pas en aucun cas devant la police – c’est juste une réalité. »
Mais Joe Engelman, 23 ans, qui a grandi dans la communauté orthodoxe de Williamsburg, Brooklyn, et a contribué à créer l’association de victimes baptisée Survivors for Justice considère qu’en dépit « de ses bonnes intentions, » M. Hikind manifeste l’incompréhension classique au sujet des prédateurs sexuels immergés dans des communautés fermées comme le clergé catholique ou l’univers orthodoxe. « La communauté ne peut pas faire sa propre police, » explique-t-il. « Cela a été démontré de façon répétée.»
Sur son propre cas, M. Engelman a déclaré qu’une plainte qu’il avait portée à l’attention de la direction de l’United Talmudical Academy à l’encontre d’un enseignant qui l’avait violé quand il avait huit ans avait abouti à une brève suspension de l’enseignant et à sa reprise de fonctions subséquente. M. Engelman a depuis engagé une procédure au civil contre l’enseignant et l’école.
Le professeur Marci Hamilton, professeur associé à la Yeshiva University School of Law et spécialiste des abus sexuels de la part de clercs religieux, considère que le refus de M. Hikinfd de livrer les noms des prédateurs présumés, ou même de l’ensemble de son dossier, était « scandaleux.»
Elle a précisé que Charles J. Hynes, le procureur du district de Brooklyn, « aurait déjà dû réunir un grand jury » pour enquête.
John Schmetterer, le porte parole de M. Hynes a déclaré : « Si quelqu’un a des informations sur un crime sexuel, il ou elle doit donner cette information à notre unité chargée des crimes sexuels et nous effectuerons les investigations nécessaires. »

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mardi, juin 09, 2009

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L'urgence de breveter l'holocauste

L’holocauste est-il une marque déposée, c’est-à-dire un événement qui ne concerne qu’une catégorie de l’humanité, en l’occurrence les juifs ?
Non, si on en croit la mairie de New York qui souhaite que son mémorial consacré aux victimes des exactions nazies prenne en compte également d’autres victimes comme les tziganes ou les handicapés.
Oui, selon certaines organisations qui prônent la nature unique et exceptionnelle des persécutions subies par les juifs dans les années 1930 et 1940.
Et il est vrai qu’élargir la notion d’holocauste à d’autres groupes humains ne saurait avoir pour autre effet que restreindre l’efficacité d’un fonds de commerce dont le champ s’étend bien au delà de la lutte contre l’antisémitisme.
Nous sommes en plein dans la problématique de la concurrence mémorielle, celle que stigmatisent précisément les pourfendeurs de la reconnaissance d'autres crimes contre l'humanité à côté de celui dont les juifs ont été victimes.
A chacun donc de réfléchir sur le sens du refus par certains d’accueillir d’autres groupes humains dans le Panthéon de la souffrance.

Le projet de la mairie de New York d’honorer d’autres victimes du nazisme irrite des juifs
Un parlementaire critique l’idée de la mairie de reconnaître les cinq millions de non juifs tués par les nazis à l’Holocaust Memorial Park de New York
Par Sean Hennessey, CBS (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Une polémique sur un mémorial de l’holocauste se développe à Brooklyn. Un député au Congrès de New York critique la ville pour son projet de reconnaître des victimes autres que juives.Ce fut une atrocité sans équivalent dans l’histoire mondiale, l’extermination systématique de six millions de juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Le souvenir de l’annihilation par les nazis est commémoré à l’Holocaust Memorial park près de Sheepshead Bay, un site désormais trop inclusif pour certains.« L’holocauste fut un événement uniquement juif.
C’est un fait qu’on ne peut ignorer.» déclare Dov Hikind, élu de D-Brooklyn.
Hikind a blêmi après la décision de la mairie de new York de placer des plaques reconnaissant les cinq millions d’autres tués – tels que les tziganes, les handicapés physiques et mentaux, les homosexuels et les témoins de Jéhovah.
«C’étaient des victimes des nazis – et non une partie de l’holocauste. Ce n’est pas juste. Ce n’est pas correct, » affirme Hikind.
Hikind explique qu’inclure tous les autres groupes minore la mémoire des victimes juives, mais d’autres responsables de la ville et de la communauté juive considèrent que ne pas inclure tout le monde revient à ignorer l’histoire.« On ne peut pas avoir un mémorial de l’holocauste et ne pas inclure tous les groupes qui ont été visés et détruits par les nazis,» affirme Christin Quinn, présidente du conseil municipal de New York.
Le maire de la ville explique que la diversité des victimes est quelque chose sur quoi on doit mettre l’accent. « Toutes les vies sont précieuses et on ne peut pas valoriser un groupe humain par rapport aux autres, » déclare Michael Bloomberg.D’autres affirment que ségréger les victimes n’est pas la bonne réponse.
«Nous ne devrions pas trier et choisir – d’en faire un [mémorial] intégralement pour les juifs, » déclare Theresa Scavo, présidente du conseil de quartier 15. « Ce n’est pas un parc privé. C’est un parc municipal.»
C’est un parc municipal en conformité avec des normes nationales. «Nous avons fait quelques recherches auprès de l’Holocaust Memorial à Washington D.C. juste pour comprendre la nature du concept et ce qu’on entend par holocauste et ça semble être quelque chose de raisonnable, » explique Adrian Benape, le commissaire du service des parcs municipaux de New York.
Selon Hikind, la seule chose raisonnable qui reste à faire est de changer le nom du parc. Toute autre chose, dit-il, serait une injustice envers les juifs.
Hikind affirme que certaines personnes ont menacé de retirer les plaques honorant leurs êtres chers disparus du mémorial si la ville persiste dans son projet.

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dimanche, mars 18, 2012

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Plutôt la prison qu'enfreindre la mesira

Nous avons déjà croisé le rabbin Moshe Zigelman sur ce blog et il nous avait donné une occasion de parler de la mesira, cette loi religieuse juive qui interdit à un Juif de dénoncer les agissements d’un de ses coreligionnaires à des non juifs, fussent-ils magistrats.

Le rabbin a persisté dans son refus de témoigner et il va donc aller en prison, ce qui ne lui fera pas changer d’avis tant ses convictions religieuses sont inébranlables, nous dit-on.
Peut-être, mais sa religiosité ne l’a pourtant pas empêché de participer à une opération frauduleuse…

Le Los Angeles Times présente la mesira comme un ancien principe juif. S’il entend par là qu’il date d’un certain nombre d’années, c’est juste. S’il entend par contre que c’est un principe tombé en désuétude, sauf chez quelques ultras pas bien assimilés (le rabbin Zigelman semble mieux parler le yiddish que l’anglais), il induit son lectorat en erreur.

On peut en effet rappeler le comportement de Dov Hikind, un élu de l’Etat de New York, qui a amassé énormément d’éléments sur les abus sexuels commis dans la communauté juive orthodoxe de New York mais qui a refusé avec constance de répondre aux demandes d’informations formulées par la justice.
Exactement comme le rabbin, Dov Hikind se disait prêt à aller en prison plutôt que de citer des noms.
Il explique bien sûr sa démarche par des motifs de confidentialité compte tenu du fait qu’il a reçu des témoignages sous le sceau du secret.
Difficile cependant de comprendre en quoi un élu, quelqu’un qui est garant de la loi, peut être tenu à un quelconque secret devant des agissements criminels. D’autant qu’il se montre disposé à traiter ce problème dans la communauté et qu’un tel traitement est incompatible avec un maintien de l’anonymat !

La mesira est donc une loi ancienne, mais certainement pas tombée en désuétude. Dans les milieux laïques ou athées, on l'appelle omerta, un mot qui a un peu plus de gueule si vous voulez mon avis.


par Victoria Kim, Los Angeles Times (USA) 16 mars 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri

Un rabbin orthodoxe qui a refusé de témoigner devant un grand jury fédéral, affirmant que ses convictions religieuses lui interdisent de déposer contre des coreligionnaires juifs, a été incarcéré par le juge d’un tribunal de district pour outrage à la cour.

Moshe Zigelman, un rabbin hassidique âgé de 64 ans, a reçu l’ordre de se présenter dans un centre de détention fédéral de Brooklyn. S’il n’accepte de témoigner, il restera derrière les barreaux pour une durée maximale de 18 mois, selon le procureur fédéral.

Zigelman avait auparavant plaidé coupable et purge une peine de prison pour son rôle dans une affaire de fraude fiscale commise par Spinka,  sa secte orthodoxe établie à Brooklyn. Après sa libération, il avait été cité comme témoin devant un grand jury de Los Angeles qui continue à enquêter sur ce délit.

Citant un ancien principe juif, Zigelman a refusé de témoigner, expliquant avec force, via un interprète de yiddish, au juge fédéral pendant une audience pour outrage : « Parce que la transgression de la mesira est si grave, je ne changerai pas de dispositions jusqu’à ma mort. »

Mon bon vieux manuel, toujours aussi pratique!

En décembre, par un ordre qui est resté sous scellé parce que les débats du grand jury sont confidentiels, la juge de la cour de district fédéral Margaret M. Morrow a inculpé le rabbin pour outrage.

Les avocats de Zigelman, qui ont maintenu qu’aucune sanction terrestre quelle qu’elle soit ne parviendrait à contraindre le rabbin à modifier ses croyances inébranlables et que son droit à la liberté religieuse garanti par le premier amendement était violé, a interjeté appel en vain auprès de la court d’appel du 9ème circuit.

Le rabbin a demandé à être autorisé à aller en détention après la Pâque, en avril. L’accusation a objecté, en expliquant qu’il y aura un an en mars que Zigelman a été appelé pour la première fois à témoigner et que des délais supplémentaires nécessiteraient un report de la fi de session du grand jury.

Morrow lui a ordonné de se rendre en prison le 21 mars.

“Le gouvernement ne veut pas se trouver en position d’envoyer quelqu’un en détention, ce que le gouvernement essaye de rechercher est d’obtenir un témoignage sincère dans le courant de la procédure judiciaire, » a expliqué vendredi l’assistant du procureur fédéral Daniel O’Brien. « Toutes les personnes qui sont témoins directs de faits en relation avec un délit ont le devoir de témoigner devant un grand jury quand on leur demande de le faire.»

Nous n’avons pas été en mesure de joindre un avocat du rabbin.

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posted by Djazaïri at 5:05 PM 0 comments

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