lundi, février 25, 2013

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Michelle Obama et le cinéma de propagande en économie de marché


 Vous avez sans doute vu comme moi Michelle Obama, l’épouse du président des Etats Unis, apparaître en duplex à la cérémonie des Oscars pour annoncer le prix du meilleur film décerné à Argo de Ben Affleck.

Si certains ont pu voir là la simple magie du charme de la première dame des Etats Unis, qu’on a vue aussi dans d’autre s circonstances comme dans une séquence vidéo s’inscrivant dans le cadre de la lutte contre la surcharge pondérale, on était bien obligé de faire une lecture politique de cette intrusion de la Maison Blanche dans cette fête du cinéma.
D’autant que le film récompensé porte toutes les marques d’une propagande que les critiques de cinéma n’auraient pas manqué de relever ou de dénoncer si un film de ce genre avait été produit en Iran ou même en Russie.

C’est précisément le constat que fait Max Read dans les colonnes de Gawker, ce magazine  décidément pas comme les autres.
Michelle Obama et ses conseillers culturels en treillis chic
Michelle Obama et ses conseillers culturels en treillis chic

Par Max Read, Gawker (USA) 25 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Michelle Obama, la première Dame des Etats Unis, est apparue en direct par satellite à l’Academy Awards ce dimanche soir pour annoncer qu’Argo, le film de Ben Affleck sur les escapades de la CIA en Iran, avait remporté l’oscar du Meilleur Film. Oui, Michelle Obama, l’épouse du commandant en chef, entourée de militaires en grand uniforme, badinant avec jack Nicholson et célébrant un film qui en lui-même célèbre une collaboration réussie ente l’industrie cinématographique américaine et son industrie du renseignement.

Il faut dire que son apparition à la fil de ce spectacle bizarre et interminable de remise de récompenses était la plus grosse faute de goût de cette soirée (imaginez Lyudmila Poutine proclamant «meilleur film» la restitution fictionnelle d’une opération du SVR en Géorgie), mais ici le maître de cérémonies était Seth MacFarlane, le créateur de Gamily Guy, ce qui signifiait trois heures de plaisanteries sirupeuses et égocentriques, aussi niaises et pas drôles qu’elles étaient sexistes et homophobes, ponctuées par un inexplicable «hommage» à trois comédies musicales de ces dix dernières années. 

Ce qui était vraiment le plus gênant dans la présence de Michelle Obama est qu’elle a été la reconnaissance solennelle que l’industrie cinématographique est un instrument de la puissance impériale des Etats Unis, et pas quelque chose qui aurait pu, disons, nous offrir une cérémonie de remise de prix divertissante.

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mardi, décembre 25, 2012

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Hollywood ou la propagande en économie de marché


Quand on pense à la propagande sous ses différents aspects, on a souvent à l’esprit celle qui est produite par les régimes autoritaires comme celui de Corée du Nord ou encore celui qui gouverne actuellement en Syrie.

Pourtant, les systèmes de propagande de ces pays se caractérisent avant tout par leur manque de subtilité et, surtout, d’efficacité sauf quand le pays concerné est complètement fermé vis-à-vis du monde extérieur. La population locale est alors complètement tributaire des médias gouvernementaux.
Ce qui est le cas de la Corée du Nord mais pas du tout de la Syrie qui était encore récemment largement ouverte sur son environnement régional et même au-delà.

Dans la crise que vit ce pays, d’aucuns insistent sur le poids de la propagande gouvernementale dans la couverture des évènements. Pourtant, chacun sait que les médias dépendant du gouvernement syrien n’ont qu’un impact limité hors de Syrie et ne représentent absolument rien par rapport aux poids lourds de la communication que sont TF1 et Libération en France, Sky News et le Times au Royaume Uni ou CNN et USA Today aux Etats Unis. On se souvient du rôle de ces médias dans la crise en Libye, les guerres contre l’Irak, le conflit yougoslave etc.

Et ce ne sont pas quelques blogueurs ici ou là qui seraient susceptibles de concurrencer ces médias lourds (sans parler des blogueurs pro opposition).

De fait, les principaux acteurs de la propagande relative à la Syrie sont bel et bien les médias occidentaux dont beaucoup se parent de la qualité d’organes de presse «indépendants» et donc crédibles.

Pourtant ces médias ne sont ni indépendants, ni nécessairement crédibles et leur rôle dans la propagande a été démontré dans divers contextes, notamment celui de la seconde guerre mondiales ainsi que nous le rappelait opportunément Timothy Sexton à propos du cinéma hollywoodien dont le rôle idéologique n’a fait que croître avec le développement de la télévision.

L’histoire d’Hollywood: la propagande pendant la deuxième guerre mondiale
Par Timothy Sexton, Yahoo! Contributor Network (USA) 29 décembre 2006 traduit de l'anglais par Djazaïri 

Beaucoup d’américains seraient hérissés par l’idée que les films hollywoodiens étaient aussi délibérément propagandistes que les films produits en Allemagne à l’époque du nazisme. Alors que ces films [allemands] étaient pour la plupart lourds et sans subtilité, il y eut des exceptions comme Olympia [connu en France sous le titre : Les dieux du stade], un documentaire sur les Jeux Olympiques réalisé avant-guerre par Leni Riefenstahl. Peu de gens contesteraient qu’Olympia a une valeur artistique bien supérieure à sa valeur propagandiste.
Affiche et images extraites du film Olympia
Affiche et images extraites du film Olympia
Les américains restent cependant encore réticents devant toute suggestion selon laquelle la propagande pro-américaine serait sous un aspect quelconque comparable à la propagande produite par n’importe quel pays qui serait notre ennemi du moment. Et pourtant, il suffit simplement de regarder Rambo III de Sylvester Stallone pour en avoir confirmation. Ce film dépeint comme des héros les «combattants de la liberté» en Afghanistan qui sont maintenant des terroristes connus sous le nom de Talibans.

La propagande pendant la deuxième guerre mondiale tendait à être beaucoup moins flagrante à Hollywood qu’elle ne l’était à Berlin, mais pour une seule raison. Même dans la quête d’un aussi noble objectif que d’appeler à soutenir la guerre, les dirigeants d’Hollywood gardaient un seul véritable objectif : gagner de l’argent en faisant des entrées.  Le fait que les films américains n’étaient pas que de la propagande pure et simple témoigne du bon vieil appât du gain des patrons des studios et du talent des scénaristes, des acteurs et des réalisateurs. Si les intrus de l’Office of War Information [bureau d’information sur la guerre] et du Bureau of Motion Pictures [bureau du cinéma avaient eu les coudées franches, il est à peu près certain qu’on se souviendrait aujourd’hui de peu de films relatifs à la guerre. 

Là où Hollywood a le mieux réussi – ou a peut-être fait le pire – pour présenter l’idée propagandiste de Washington, c’est dans ses courts métrages et ses dessins animés.  Certains dessins animés de la Warner de l’époque ont été définitivement retirés de la circulation en raison de leur description souvent raciste ou à prédominance raciste des allemands et, spécialement, des japonais. Le fait que ces dessins animés n’aient pas passé avec succès l’épreuve du temps du point de vue artistique et sont aujourd’hui considérés comme embarrassants par les studios est en vérité une preuve suffisante pour démontrer qu’Hollywood savait ce qui se passait. A côté de ces dessins animés, toute une série de courts métrages avaient été produits montrant des vedettes d’Hollywood contribuant à l’effort de guerre, tentant d’inciter à l’achat de bons de guerre en se faisant généralement passer pour des gens ordinaires. Ces courts métrages sont à peu près aussi ridicules aujourd’hui que les dessins animés, offrant une image d’authenticité et se sincérité qui n’existait pas. 

Le gouvernement cherchait à influer sur tous les aspects de la production cinématographique du temps de guerre, depuis la quantité de sang qui coulait pendant les scènes de combat jusqu’à décider si un film qui faisait d’une manière ou d’une autre la satire des valeurs américaines devait être distribué à l’étranger. (En passant, saviez vous que M. Smith au Sénat [de Frank Capra avec James Stewart dans le rôle principal, NdT] avait été dénoncé dans la vraie vie par certains sénateurs à sa sortie à l’époque comme étant un-américan, anti-américain ? Ce n’est pas une blague.) Les politiciens semblaient déterminés à jouer le même jeu que leurs homologues allemands : c’est-à-dire à dépouiller complètement les films de toute valeur artistique au profit d’une propagande enthousiaste et naïve.

Heureusement, l’appât du gain l’avait emporté sur le patriotisme à courte vue. Même si une bonne partie de sous-produits oubliés dans l’instant du cinéma de propagande avait pu voir le jour, la démarche d’Hollywood pour instiller de la ferveur guerrière était incroyablement subtile. Même le film de guerre typique qui essayait de présenter une unité militaire comme un microcosme du rêve américain en y mettant un soldat de chaque groupe ethnique, à l’exception des noirs et des japonais, s’est avéré un terrai fertile pour des récits dramatiques. Le concept d’un groupe de types venant de différents milieux et s’unissant pour une cause commune a peut-être tôt fait de devenir un cliché, mais il a rarement nui à un film. 

Un aspect essentiel de l’effort de guerre consistait bien sûr en l’arrivée de la main d’œuvre féminine, un fait qui se reflétera dans les films. Tout film qui se déroulait dans un contexte contemporain – qu’il traite ou non de la guerre – devait par définition tenir compte de l’absence d’hommes dans la main d’œuvre. Le résultat fut que le public féminin se voyait montrer de manière routinière des images de femmes au travail. Même si les femmes qui travaillent étaient depuis longtemps un élément de base des intrigues cinématographiques, c’est seulement avec les années de guerre que le fait qu’une femme occupe un emploi normalement exercé par un homme n’a plus fait partie intégrante de l’intrigue. La femme occupait un emploi masculin parce c’était le reflet de la réalité.

Le plus bel exemple  de la grande subtilité avec laquelle Hollywood menait une campagne de propagande est peut-être le film Casablanca, un classique du cinéma.
Humphrey Bogart et Ingrid Bergmann
Humphrey Bogart et Ingrid Bergman
Quoique considéré dans le monde entier comme étant peut-être le plus beau mélodrame jamais porté à l’écran, l’histoire sentimentale n’était pas la seule chose qu’avaient à l’esprit ses producteurs. Les cinéastes d’aujourd’hui feraient bien de regarder plusieurs fois  Casablanca avant de se lancer dans leurs projets de films de propagande; c’est un magnifique exemple de la manière dont un film peut fonctionner efficacement à deux niveaux. Tout en étant une des plus grandes romances de notre temps, Casablanca existe aujourd’hui d’abord parce que certaines personnalités puissantes d’Hollywood voulaient faire quelque chose qui pourrait convaincre l’Amérique de cesser d’être un pays qui ne prend de risques pour personne [isolationniste, NdT].

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mercredi, septembre 12, 2012

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Du nouveau sur Sam Bacile et son film "L'innocence des Musulmans"?

Je reviens de suite sur les évènements de Benghazi où une manifestation de colère contre les Etats Unis à cause d'un film intitulé "L'innocence des Musulmans" a débouché sur la mort de l'ambassadeur des Etats Unis en Libye ainsi que de trois de ses collaborateurs.

Dans un fameux test psychotechnique, une des épreuves consiste à déceler ce qui manque dans une image. Les sujets les moins "capables" ont en effet souvent du mal à voir ce qui est absent alors même que ce qui manque se voit en quelque sorte comme le nez au milieu de la figure.

Dans l'affaire Sam Bacile, le réalisateur du film "l'innocence des Musulmans," ce qui manque précisément, c'est la photo de cet individu. En faisant une recherche d'images sur les principaux moteurs de recherche, on tombe sur le portrait de divers individus (dont le pasteur Terry Jones mais aussi Harlem Désir!) mais pas sur celui de Sam Bacile, à ne pas confondre avec Sam Basile, un individu sans rapport avec l'auteur du film qui a provoqué la colère à Benghazi et au Caire.

On ne trouve également aucun élément biographique autre que ceux qui sont signalés dans les articles de presse qui puisent tous aux mêmes sources qui s'avèrent assez maigrelettes.
On peut donc raisonnablement supposer que Sam Bacile est un pseudonyme.

Par ailleurs, le Hollywood Reporter qui, comme son nom l'indique, est spécialisé sur les questions de cinéma et sur Hollywood en particulier attire notre attention sur deux points importants:
Même si Bacile affirme avoir dépensé 5 millions de dollars pour le film - un chiffre qui situerait le budget de son film au même niveau que 'What Maisie Knew', le film présenté au festival international du film de Toronto avec Julianne Moore en vedette - la séquence de 13 minutes disponible en ligne semble manquer de professionnalisme. De plus, il n'y a virtuellement aucune trace de Bacile dans la communauté du cinéma à Hollywood. Le réalisateur-scénariste-producteur n'a pas d'agent enregistré sur IMDBPro et n'est crédité sur aucun film ou production télévisuelle.
Si on comprend bien, il est pratiquement impossible qu'un dénommé Sam Bacile ait pu réaliser un vrai film en Californie car cela aurait laissé des traces dans le milieu du cinéma, une grosse industrie ou néanmoins presque tout le monde se connaît et ou certains corps de métiers sont très réglementés ou encadrés pas des syndicats.

Il y a donc peu de chance qu'un long métrage ayant coûté 5 millions de dollars ait pu être produit et réalisé sur le sol des Etats Unis.

Il n'existe donc sans doute qu'une ou quelques séquences diffusées sur internet, celle doublée en arabe ayant suscité la colère que l'on connaît.

Peut-être la presse et/ou la police, nous en diront-elles plus dans les prochains jours?

A suivre donc.


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mardi, juillet 17, 2012

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Avant le nazi de Budapest, l'autre victoire de la mémoire de l'holocauste


La lutte pour la mémoire de l’holocauste vient de faire une avancée significative avec la découverte à Budapest d’un ancien criminel nazi par une organisation de «chasseurs de nazis.»

D’accord, Lazslo Csatary, c’est son nom, s’est enfui, mais à mon avis il n’ira pas bien loin car le type en question a quand même 97 ans.
Toujours sur le front de la mémoire, l’affaire de ce quasi centenaire avait été précédée par celle d’une quasi nonagénaire poursuivie sans relâche par des gardiens de la mémoire de l’holocauste. Elle a peut-être échappé pour toujours à leurs griffes puisqu’elle est morte de sa belle mort en mai dernier.
Paix à son âme.

par Tonya Alanez, Sun Sentinel (USA) 29 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Centre de Documentation et d’Education sur l’Holocauste qui est en difficulté financière veut qu’une femme  malade de 88 ans qui réside à Plantation honore la promesse de don de 1 million de dollars qu’elle lui aurait faite et a engagé des démarches dans sa procédure de tutelle, montrent des documents judiciaires.
La tutrice et les avocats d’Ada Feingold contestent cette promesse et affirment que le centre a harcelé sans relâche Feingold et a essayé de l’influencer pour qu’elle «rompe» la tutelle.

Le centre déclare que la tutrice et l’avocat interfèrent avec «le dessein charitable» de Feingold et qu’ils essayent «de faire en sorte que les projets philanthropique [de Feingold] ne soient pas entravés.»

Au cours de nombreuses années, Feingold a donné plus de 260 000 dollars au centre en plus des œuvres d’art produites par son défunt mari. Julian Feingold est décédé en 1990. Tous deux étaient des survivants de l’holocauste.

Feingold, qui vit avec une aide 24/24 possède des biens évalués à environ 5,5 millions de dollars, montrent les documents du tribunal.
Rebecca Fischer, l’avocate qui représente la tutrice de Feingold, Zipora Geva, affirme qu’elle n’a « jamais au grand jamais vu une organisation à but non lucratif poursuivre une personne comme ils le font [avec Feingold].»

Le centre risque de subir une saisie pour défaut de remboursement à [la ville de] Hollywood de plus de 260 000 dollars de crédits pour son immeuble de trois étages sur Harrison Street. Le procureur de la ville, Jeff Sheffel a indiqué qu’il allait engager une procédure de saisie contre le centre à la fin de cette semaine.

Musée de l'holocauste à Hollywood (Floride)

L’avocat du centre, Alan Cohn, de Greenspoon Marder, a affirmé que le dossier Feingold « n’avait absolument rien à voir avec» le contentieux du centre avec la ville.

Il s’agit de concrétiser «un engagement juridiquement contraignant» qu’un donateur de longue date a fait au centre il y a près d’une dizaine d’années, a déclaré Cohn.

Les pièces centrales du dossier sont deux lettres adressées par le centre à Feingold qui précisent [le donation] et la remercient pour sa promesse de 1 million de dollars. Les eux lettres ont été signées par Feingold, l’une en 2003 et l’autre en 2010.
Geva, une cousine de Julian [le mari décédé de Mme Feingold] affirme que les poursuites engagées par le centre contre sa parente malade sont inconvenantes. «C’est vraiment choquant,» a-t-elle dit.

Le musée de l’Holocauste court le risque avec cette affaire de créer un effet dissuasif pour de futurs donateurs, déclare Daniel Borochoff, président de CharityWatch, une organisation de Chicago qui évalue les organisations caritatives à l’intention des bailleurs de fonds potentiels.

Une audience a eu lieu au tribunal de Broward pour déterminer si Feingold est mentalement incapable à cause de ses pertes de mémoire, de la maladie de Parkinson et des médicaments contre la douleur. Le juge Mel Grossman n’a pas encore statué.

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dimanche, avril 22, 2012

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Télé réalité iranienne aux Etats Unis


Les résultats du 1er tour du scrutin présidentiel français, tels qu’ils ressortent des estimations, sont tout à fait étonnants et annoncent un nouveau durcissement du discours de droite, en l’absence probable d’une possibilité de recomposition sous la houlette de François Bayrou.

Mais bon, je ne voulais pas vous parler de ça, mais plutôt d’un autre phénomène malencontreux que peut produire la démocratie libérale dans sa forme la plus aboutie
.
Admirez la conclusion de l’article.

Temps pour une révolution ?
The Economist (UK) 21 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ceux qui connaissent Los Angeles savent bien que certaines parties de la ville fourmillent de riches expatriés Iraniens. Des dizaines de milliers d’entre eux, fuyant la révolution islamique de 1979, s’étaient établis dans la partie ouest de la ville, particulièrement dans des quartiers chics comme Beverly Hills. Dans le quartier de Westwood, une avenue très fréquentée qui s’est vite remplie de magasins et d’entreprises iraniens est appelée maintenant «Téhérangeles.»

Plus de trente ans après, la chaîne de télévision Bravo et Ryan Seacrest productions ont pensé que le moment  était venu pour un feuilleton télé mettant en scène les rejetons de ces immigrants. « Les Shahs de Sunset » - un show au scénario minimal [soft-scripted] qui mélange comédie et réalité et dont une deuxième série d’épisodes vient juste d’être commandée – suit la vie de six Irano-américains riches et gâtés. Quatre d’entre eux travaillent dans l’immobilier. Le nom du spectacle donne à comprendre qu’ils sont la nouvelle dynastie de Sunset Boulevard, qui traverse certains des quartiers les plus huppés de la cille.

A l’intérieur de la communauté irano-américaine très soudée, “Shahs of Sunset” a causé sa propre mini-révolution. Certains veulent que la série continue, d’autres veulent qu’elle s’arrête.
Le second groupe est écœuré par le comportement dissolu des personnages et par la manière dont certains aspects de la culture perse sont brocardés sur le petit écran.

Avant même la diffusion des premiers épisodes, Jimmy Delshad, un Irano-Américain qui a été maire de Beverly Hills, s’inquiétait du fait que la série allait “nous ramener en arrière et nous donner l’air de gens indésirables » M. Delshad, qui vit aux Etats Unis depuis des années, se rappelle de la crise des otages de 1979 – 1981 en Iran et de ses répercussions.

Après les tout premiers épisodes de Shahs”, des pétitions ont commencé à circuler dans la communauté irano-américaine pour obtenir l’interdiction de la série. Ma mairie de West Hollywood avait adopté une résolution pour la condamner. Un conseiller municipal s’inquiétait du fait que la « dissémination de stéréotypes négatifs sur n’importe quelle communauté… peut mener à de la discrimination et  même, dans des cas extrêmes à de la violence.»  D’autres Irano-Américains s’inquiètent beaucoup plus du fait que le programme est surtout devenu célèbre pour ses ignobles scènes de télé réalité comme les vomissements dans les boîtes de nuit de Las Vegas et les lavements colorectaux portés à l’écran.

La théocratie iranienne a produit cette année le lauréat de l’Oscar pour le meilleur film en langue étrangère (“Une séparation”). Certains trouvent ironique que dans le même temps, des acteurs et des actrices Irano-Américains dont les parents avaient échappé aux griffes des mollahs pour fuir vers la démocratie aient créé des joyaux du genre «Shahs of Sunset, épisode 2 : C’est mon anniversaire Salopes.»

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lundi, mai 09, 2011

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Oussama où la victoire d'Hollywood sur Bollywood

La façon de communiquer et même de gouverner quand on est président des Etats Unis a franchement quelque chose de Hollywood, et Barack Obama ne déroge pas à la règle même quand il vient annoncer solennellement à son peuple l’assassinat d’Oussama ben Laden.
Rien d’étonnant si cette façon de procéder remonte à Ronald Reagan qui avait fait une carrière au cinéma avant de se lancer dans la politique et de devenir président des Etats Unis.
Quand la poudre parle, Oussama se tait pour toujours!
Eh oui, la loi du plus fort est toujours la meilleure.

Les photos du discours d’Obama annonçant la mort de ben Laden étaient arrangées
Par Casey Chan, Gizmodo (USA) 8 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce n’est pas de l’info. Pas du tout en fait. J’au simplement trouvé cette histoire très intéressante. Comme c’st le cas depuis l’époque Reagan, les photographes n’étaient pas autorisés à prendre des photos pendant le discours télévisé en direct du président Obama. Alors comment avons-nous pu avoir des photos ? Eh bien, Obama a reproduit le discours pour les photographes !

Nos soldats viennent de retuer Oussama ben Laden
 
Voilà ce qui s’est passé selon Jason Reed, un photographe de l’agence Reuters.
Tandis que le président Obama prononçait son discours de neuf minutes devant l’unique camera d’un grand réseau de télévisions, les photographes ont été maintenus en dehors de la pièce et on leur a demandé de respecter un silence absolu. Une fois qu’Obama n’était plus à l’antenne, nous avons été escortés devant le téléprompteur et le président a alors répété pour nous son arrivée vers le pupitre et les trente premières secondes de sa déclaration.
Le fait que ce soit une reconstitution ne change pas vraiment grand-chose pour moi -- AP et Reuters révèlent toutes deux quelles photos ont été arrangées – J’aime juste le côté travail en coulisses de toute la démarche. Oh, et bien sûr, j’aime l’idée d’un Obama effectuant une deuxième fois son impressionnante sortie du bureau [ovale].

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samedi, octobre 30, 2010

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A qui l'Oscar de l'antisémitisme?

Le cinéaste Jean-Luc Godard vient de faire savoir qu'il ne serait pas présent à Hollywood où un Oscar d'honneur devait lui être remis. Vos journaux en parlent bien entendu, parce qu'en France on a quand même une presse qui fait son boulot!


Et pourquoi M. Godard n'assistera-t-il pas à la cérémonie?
L'Express qui brille souvent par la qualité de son journalisme y va de son titre choc:
Godard refuse l'Oscar
Ce qui est pourtant faux et contredit par l'article lui-même. Le magazine Le Point se garde bien de formuler une hypothèse sur l'absence de Godard à la remise de récompense. Par contre, Paris Match nous en dit un peu plus en se référant à une interview de la compagne de Godard réalisée par un journal... anglais:
"ce n'est pas la cérémonie des Oscars", a-t-elle expliqué. "Au début, il pensait qu'il allait faire partie de la même cérémonie, puis il s'est rendu compte que c'était une chose séparée en novembre".
Ce serait donc un genre de caprice dont les vedettes sont coutumières. Après tout Godard n'avait-il pas été absent du dernier festival de Cannes pour des problèmes de type "grecs" avait-il dit.

Mais il y a peut être autre chose en fait. L'annonce de la remise d'un Oscar au cinéaste Franco-Suisse n'est évidemment pas passée inaperçue et a donné immédiatement lieu à une campagne de dénigrement en Californie.

Parce que, au cas où vous ne le sauriez pas, jean-Luc Godard est antisémite.
On peut en effet lire sur le site de la Jewish Telegraphic Agency:
La nouvelle, annoncée lundi par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences n'a guère provoqué de surprise à Hollywood et est intervenue deux mois exactement après que l'invitation de Godard par l'Académie a donné le coup d'envoi à une vive discussion sur l'antisémitisme allégué et l'antisionisme [anti-Israel record] confirmé du réalisateur de la Nouvelle Vague.
Le réalisateur jean-Luc Godard ne sera pas personnellement présent pour accepter l'Oscar d'honneur que certains ont fait pression pour qu'on le lui retire en raison de ses opinions considérées comme antisémites.
car Godard est notoirement antisémite nous dit même le quotidien sioniste Haaretz.

Ces assertions de la part de ces organes de presse sur le motif de la non présence de Godard à la cérémonie sont peut être fausses. Elles relèvent en effet peut-être de la vantardise qui caractérise le lobby sioniste aux Etats Unis.
Mais ce que je trouve curieux, c'est que les journaux français ne les évoquent pas du tout et n'ont jamais cherché à creuser un peu de ce côté là.
Quoique, un journal francophone suisse en parle et relève les conséquences non négligeables de la campagne de dénigrement menée contre M. Godard.

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mercredi, novembre 19, 2008

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J'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !

Certains d’entre vous ont peut être vu le film «Une étrangère parmi nous» réalisé en 1993 par Sidney Lumet avec la comédienne Mélanie Griffith dans le rôle d’une femme flic immergée dans le monde des Juifs hassidiques.
J’ai eu personnellement la nausée en voyant ce film qui cumule les poncifs racistes. La police est en effet chargée d’enquêter sur un assassinat commis dans cette communauté et l’agent chargée de l’enquête entretient un étrange rapport de suspicion – séduction avec un charmant monsieur de la dite communauté. Il va sans dire que la fliquette, qui est à la fois jolie et Gentille [au sens de non juive] est présentée comme quelqu’un de déluré [malgré elle car c'est quand même une gentille fille].

Le suspense est double dans ce film passablement ennuyeux :
1er motif de suspense : la fliquette va-t-elle réussir à séduire notre jeune spécialiste des écritures et à le détourner de la voie droite.
2ème motif de suspense : notre spécialiste des écritures talmudiques est-il coupable d’assassinat ?

Rassurez-vous, l’agent interprété par Mélanie Griffith ne réussira pas à faire chavirer le charmant Hassidim et ce dernier n’a pas de sang sur les mains.
Et c’est là qu’intervient l’autre lieu commun raciste de ce film : les responsables du crime ne sont autres que des maffieux Italiens, correspondant à ce que Marlon Brando appelait le personnage du Rital fabriqué par Hollywood.
Conclusion : la communauté hassidique peut sembler étrange au premier abord, mais c’est une communauté que rien ne saurait détourner de la voie droite, que le malin soit incarné par une jolie [et Gentille] femme ou par l’appât du gain.
C’est ce tableau d’austérité impeccable que met à mal cet article du New York Times qui relate la mise au jour de ce qui semblerait être la commission assez fréquente d’abus sexuels sur de jeunes élèves d’écoles talmudiques par des membres du corps enseignant.
En elles-mêmes, ces informations ne présentent ni plus ni moins d’intérêt que celles qui portent sur des abus commis dans d’autres institutions, religieuses ou non.
Elles sont cependant intéressantes car elles ont tout l’air d’une première s’agissant d’une communauté qui se veut extrêmement fermée à ceux qui lui sont « étrangers » comme la femme flic du film.
Surtout, il faut noter la résistance qu’oppose celui par qui le scandale est arrivé à fournir les informations que la justice lui demande au prétexte de la confidentialité qu’il doit aux victimes qui lui ont rapporté ce qu’elles ont subi.
Cet individu n’est pourtant ni médecin, ni avocat, ni prêtre. C’est un élu local [du parti Démocrate] qui devrait savoir que dissimuler un crime est un délit passible de poursuites. Or, il se dit prêt à aller en prison plutôt que de dire ce qu’il sait à la police.
Etrange comportement qu’on ne peut comprendre à mon avis que par le fait qu’il appartienne lui-même à la communauté juive orthodoxe. Et que peut-être préfère-t-il passer dix années de sa vie derrière les barreaux plutôt qu’encourir les foudres de clercs qui semblent avoir un pouvoir démesuré car, nous dit l’article, les victimes craignent d’être exclues « d’une communauté où les personnes perçues comme fauteurs de troubles risquent d’y laisser leur emploi, leur logement et même leurs perspectives de mariage ».
Si M. Hikind s’avérait être considéré comme un « fauteur de troubles,» il faut donc comprendre que lui aussi, ainsi que sa famille pourraient bien y laisser des plumes et qu’à côté de ça, dix années de prison ne seraient qu’une sinécure.
Enfin, il faut constater que le New York Times a publié cet article dans ses pages locales et qu’il n’a donné lieu à pratiquement aucune reprise par d’autres journaux ou agences dans le reste du pays [tenez moi au courant si vous en trouvez plus d’une].
- Je vous assure mon cher cousin, que vous avez dit bizarre, bizarre.
- Moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !"

Citation à comparaître pour plaintes d’abus sexuels
Par Paul Vitello, New York Times (USA) 13 novembre 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un an après avoir invité les auditeurs de son émission de radio à discuter d’une question explosive – les abus sexuel sur des enfants dans la communauté juive orthodoxe – l’élu local Dov Hikind dit avoir collecté plus de 1.000 plaintes et les noms de 60 personnes désignées en tant que prédateurs sexuels.
Il dit avoir gardé ces histoires enfermées à double tour dans son bureau de Brooklyn car les gens qui lui ont dit être victimes lui ont fait jurer le secret, de crainte d’être exclus d’une communauté où les personnes perçues comme fauteurs de troubles risquent d’y laisser leur emploi, leur logement et même leurs perspectives de mariage.
Mais un avocat connu qui représente une demi douzaine d’anciens élèves de yeshiva [école talmudique] qui affirment dans une procédure au civil avoir été abusés sexuellement par un enseignant de Borough Park à Brooklyn, ont obtenu que M. Hikind soit cité à comparaître cette semaine et exigé qu’il livre ces dossiers.
M. Hikind a refusé. « Je ferai dix ans de prison d’abord, » a-t-il affirmé mercredi.
Ce conflit en justice a révélé la profondeur des tensions à l’intérieur de la communauté orthodoxe dont la presse juive hebdomadaire a fait état, et a été le sujet de discussion presque exclusif sur certains sites web juifs orthodoxes comme
failedmessiah.com et unorthodoxjews.blogspot.com dans les mois qui ont suivi l’évocation des abus sexuels par M. Hikind.
« J’ai été choqué et accablé devant la magnitude du problème, » a déclaré M. Hikind, Juif orthodoxe et Démocrate qui représente politiquement la communauté orthodoxe prédominante à Borough Park.
Les victimes sont venues se présenter dans son bureau à un rythme régulier pour raconter leurs histoires, dit-il. « Des enseignants et des rabbins qui commettent des abus à l’école, » dit-il. « Pédophiles dans la rue. Inceste à la maison.»
Michael G. Dowd, l’avocat qui a fait citer Hikind à comparaître, a été un avocat très en vue de plaignants qui affirmaient avoir été abusés sexuellement par des prêtres catholiques. Il représente six hommes qui disent avoir été abusés sexuellement par le rabbin Yehuda Kolko qui enseignait à la yeshiva Torah Temimah de Brooklyn. Le rabbin Kolko, déféré en justice pour abus sexuels en 2006, avait plaidé coupable d’une accusation moins grave et n’exerce plus dans l’école.
La citation introduite par M. Dowd demande que l’élu local fournisse non seulement les plaintes que M. Hikind pourrait avoir reçu à l’encontre du rabbin Kolko, mais aussi « l’ensemble des informations sur des abus sexuels dans n’importe quelle yeshiva et par n’importe quel rabbin ou employé d’une yeshiva à New York. » M. Dowd affirme que ces informations sont cruciales pour prouver les affirmations de ses clients selon lesquelles les abus sexuels étaient chose courante et couverts de manière routinière par les administrateurs des yeshivas.
Il a qualifié le refus de M. Hikind de « fourvoiement. » Tout en disant avoir envisagé de faire imposer l’exécution de la citation, il affirme également comprendre l’hésitation à affronter le pouvoir qui domine la communauté orthodoxe. « Les grands rabbins ont le même pouvoir pour faire taire les gens que celui dont disposait l’église catholique il y a 50 ou 60 ans, » a-t-il expliqué.
M. Hikind a indiqué que chaque plainte qui lui a été soumise l’était en confidentialité absolue, entendu que « en aucunes circonstances leurs noms ne seraient connus dans la communauté. »
« Pour rien au monde, alors que des gens sont venus me voir et m’ont ouvert leurs cœurs, ont partagé avec moi les choses les plus intimes et privées, dans l’espoir que je ferai quelque chose pour traite le problème plus large et plus global, je ne trahirai leur confiance, » a-t-il affirmé.
M. Hikind explique avoir réagi a ce qui se disait dans la communauté sur des abus sexuels non rendus publics lorsqu’il décida de consacrer une série de trois émissions à ce sujet dans son programme radio hebdomadaire qui est diffusé le samedi soir sur
WMCA-AM (570). Les appels furent immédiats et nombreux, émanant non seulement de Brooklyn mais aussi des alentours de New York comme du New Jersey.
Il a essayé de demander aux leaders de la communauté de Borough Park de s’associer à lui pour participer au traitement de ce problème, avec un succès mitigé. « Il existe un tabou culturel sur ce genre de choses et particulièrement sur l’idée de présenter aux autorités séculières [c’est-à-dire à la police et à la justice] des affaires d’abus sexuels, » a-t-il expliqué.
En septembre, le rabbin Benzion Twerski, un psychologue clinicien qui avait initialement accepté de diriger une équipe sur ce dossier, avait démissionné au bout d’une semaine. Dans une lettre à un hebdomadaire juif, il précisait avoir démissionné sous la pression de ses enfants qui lui avaient dit se sentir « honteux » de sa participation.
Selon M. Hikind, parmi toutes les personnes qui ont dit être victimes, « 99 % n’iront pas en aucun cas devant la police – c’est juste une réalité. »
Mais Joe Engelman, 23 ans, qui a grandi dans la communauté orthodoxe de Williamsburg, Brooklyn, et a contribué à créer l’association de victimes baptisée Survivors for Justice considère qu’en dépit « de ses bonnes intentions, » M. Hikind manifeste l’incompréhension classique au sujet des prédateurs sexuels immergés dans des communautés fermées comme le clergé catholique ou l’univers orthodoxe. « La communauté ne peut pas faire sa propre police, » explique-t-il. « Cela a été démontré de façon répétée.»
Sur son propre cas, M. Engelman a déclaré qu’une plainte qu’il avait portée à l’attention de la direction de l’United Talmudical Academy à l’encontre d’un enseignant qui l’avait violé quand il avait huit ans avait abouti à une brève suspension de l’enseignant et à sa reprise de fonctions subséquente. M. Engelman a depuis engagé une procédure au civil contre l’enseignant et l’école.
Le professeur Marci Hamilton, professeur associé à la Yeshiva University School of Law et spécialiste des abus sexuels de la part de clercs religieux, considère que le refus de M. Hikinfd de livrer les noms des prédateurs présumés, ou même de l’ensemble de son dossier, était « scandaleux.»
Elle a précisé que Charles J. Hynes, le procureur du district de Brooklyn, « aurait déjà dû réunir un grand jury » pour enquête.
John Schmetterer, le porte parole de M. Hynes a déclaré : « Si quelqu’un a des informations sur un crime sexuel, il ou elle doit donner cette information à notre unité chargée des crimes sexuels et nous effectuerons les investigations nécessaires. »

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posted by Djazaïri at 3:55 PM 3 comments

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