vendredi, mars 15, 2013

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Syrie: la France pousse à la prolongation et à l'aggravation du conflit


On connaît le journaliste turc Semih Idiz sur ce blog puisque j’ai déjà eu le plaisir de vous présenter deux articles dont il est l’auteur.
L’article que je vous propose aujourd’hui témoigne d’une connaissance approfondie de la région et d’une réflexion pénétrante.
Voyez-vous, ce texte daté du 12 mars observait que l’option de l’escalade militaire en Syrie, par l’armement massif des prétendus révolutionnaires, qui recherchent en fait l’involution de la Syrie, était non seulement dangereuse mais en perte de vitesse dans ce qu’il appelle lui aussi la communauté internationale.
Et précisément, Semih Idiz reprochait à son gouvernement de ramer à contre-courant en s’entêtant à prôner l’armement des rebelles, une démarche qui ne peut qu’aggraver les choses en Syrie voire dans la région et prolonger souffrances et destructions.
Quelques jours seulement avant que Semih Idiz rédige son article, William Hague, le chef de la diplomatie britannique résistait encore aux demandes pressantes d’Ahmet Davutoğlu , le ministre turc des affaires étrangères, pour que l’Union Européenne (UE) et la Grande Bretagne livrent des armes aux involutionnaires syriens.
Entretemps, William Hague semble s’être ravisé puisque, avec le molletiste Laurent Fabius, il a insisté pour que l’UE accepte de lever l’embargo sur la fourniture d’armes «létales» (c’est-à-dire qui tuent par opposition à celles qui soignent) à l’opposition. Parmi ces armes, devraient figurer notamment des systèmes anti-aériens et des missiles antichars.
L’évolution de la position publique de la Grande Bretagne sur cette question ne tient pas du tout au charisme et à la capacité de persuasion d’un Ahmet Davutoğlu que la France et l’UE n’ont eu de cesse de ridiculiser notamment sur le dossier arménien.
Ce qui est à la racine de l’évolution spectaculaire de gouvernements, le gouvernement français tous particulièrement, qui se disent aujourd’hui prêts à armer les involutionnaires non seulement en contravention avec le droit international mais aussi en contravention avec la position adoptée par l’UE, n’est pas autre chose que la récente visite à Paris et à Bruxelles de Shimon Peres, le chef du gang sioniste et membre de l’Internationale Socialiste comme les compères Laurent Fabius et François Hollande.
Or Shimon Peres a clairement ordonné à ses clients en Europe d’agir fermement sur le dossier syrien. Certes, à Bruxelles, il a exhorté les pays arabes à passer à l’action et évoqué le risque d’une intervention occidentale. Mais il faut être naïf pour croire que c’est depuis la tribune de l’UE que l’on harangue les Etats arabes, surtout quand on est un chef de bande sioniste.
A la tribune de l’UE, c’est aux membres de l’UE qu’on s’adresse, d’autant qu’il y a longtemps qu’un scénario d’intervention occidentale directe en Syrie est écarté.
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Pigé Laurent?
William Hague et Laurent Fabius ont reçu les ordres 5 sur 5 et ont décidé de les exécuter au plus vite, quitte à risquer de se fâcher avec d’autres partenaires européens puisque MM. Fabius et Hollande ont dit que, levée ou pas de l’embargo européen sur les armes, la France n’en ferait finalement qu’à sa tête.
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Parce que quand des dirigeants comme M. Fabius ou M. Hollande deviennent obsédés par l’idée de faire plaisir à l’entité sioniste, rien ne peut les arrêter, pas même le risque de mécontenter d’autres membres de l’UE.
Certes, la Syrie ne sera pas le prétexte d’une crise majeure de l’UE, mais elle ne sera qu’une manifestation de plus du détricotage progressif de cette union par des pays qui ressassent encore leurs chimères impérialistes.

 Davutoğlu devrait renoncer à la ‘solution militaire’ en Syrie

par Semih Idiz, Al-Monitor Turkey Pulse 12 mars 2013
Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu persiste à cravacher un cheval mort. Ayant échoué à convaincre Washington lors de la récente visite de John Kerry en Turquie de fournir des armes à l’opposition syrienne, il essaye maintenant d’amener l’Union Européenne (UE) à lever son embargo sur les armes en Syrie.
En séjour à Londres la semaine dernière pour une réunion internationale sur la Yémen, Davutoğlu a eu des discussions avec son homologue britannique, William Hague, pour essayer de le convaincre que l’opposition syrienne est sérieusement désavantagée parce que les armes nécessaires lui font défaut. Il n’avait pas ouvertement appelé l’UE à lever son embargo sur les armes mais c’est bien là qu’il voulait en venir.
Interrogé par des journalistes pour savoir s’il voulait une levée de l’embargo, Davutoğlu avait dit de manière révélatrice : «Si un seul camp a les armes, à la fin, c’est le camp qui a les armes qui aura toutes les possibilités de tuer l’autre camp. »
Davutoğlu avait ajouté qu’il avait aussi soulevé récemment cette question avec le ministre allemand des affaires étrangères Guido Westerwelle. Londres et Berlin avaient cependant indiqué être en faveur du maintien de l’embargo de l’UE. Hague en particulier est préoccupé par les combattants islamistes en Syrie.
Des sources de l’UE à Ankara indiquent que pas moins de 500 membres du Jabhat al-Nosra, l’organisation combattante la plus efficace dans la lutte contre le régime Assad et dont l’objectif déclaré est d’instaurer une république islamique en Syrie, viennent d’Europe.
Le souci ne tient pas seulement à la victoire éventuelle en Syrie de cette organisation – qui est soutenue politiquement et en armement par Ankara. Les officiels de l’UE s’inquiètent aussi de ce que feront les membres Européens de cette organisation quand ils rentreront dans les pays d’où ils viennent. Davutoğlu et d’autres dirigeants Turcs maintiennent cependant que ces craintes européennes sont non seulement exagérées mais qu’elles jouent en faveur du président Assad. Questionné à ce sujet à Londres, Davutoğlu a répondu que ni la Libye, ni l’Egypte n’avaient adopté l’Islam radical en dépit des craintes relatives à une telle éventualité.
“Ils sont en guerre,” a-t-il dit des combattants de l’opposition syrienne. «Ils vont mourir. Il y toujours des slogans religieux dans la guerre.»
Il est cependant manifeste qu’il n’a pas vraiment réussi à convaincre ses partenaires européens de modifier leur position vis-à-vis d’organisations comme le Jabhat al-Nosra qui a déjà été classé comme organisation terroriste par les Etats Unis et qui, si on en juge par les informations, pourrait être bientôt classé dans la même catégorie par l’UE.
Compte tenu de l’échec de la Turquie sur cette question de l’armement, tout ce que Davutoğlu peut faire, c’est de se plaindre sur des bases de hautes valeurs morales que «La population souffre sur le terrain et la Turquie paye la facture. » mais la position d’Ankara soulève un certain nombre de questions essentielles.
Par exemple, il est vrai que «la Turquie paye la facture» pour les réfugiés Syriens de plus en plus nombreux qui arrivent à sa porte. Les responsables gouvernementaux donnent le chiffre de 600 millions de dollars pour l’instant et se plaignent de ne pas recevoir assez de soutien international sur ce problème.Quand les officiels turcs expriment ce genre de plainte, ils visent généralement les pays occidentaux. Fait étrange, on les entend rarement se plaindre d’un manque de soutien de la part des Etats pétroliers du Golfe, particulièrement le Qatar et l’Arabie Saoudite pour qui l’éviction d’Assad est aussi devenue un objectif stratégique.
Dans le même temps, Ankara continue à se monter tiède devant l’idée d’un règlement politique du conflit syrien dans l’hypothèse où Assad serait d’une manière ou d’une autre présent à la table de négociations, alors même qu’il n’est pas assis à cette table. C’est aussi ce que montre le lobbying exercé par Davutoğlu pour armer l’opposition.
Il ne semble cependant pas trop inquiet de risquer d’attiser ce qui est déjà une guerre par procuration dans la région en livrant à l’opposition des armes lourdes pour combattre le régime.
Comme par hasard, Davutoğlu met de côté le fait que si l’opposition était armée comme il le souhaite, la Russie et l’Iran qui continuent à soutenir le régime Assad pour des visées stratégiques, comme le font également des organisations chiites comme le Hezbollah libanais, feront tout leur possible pour riposter en renforçant leur soutien militaire au régime.
Comme le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, Davutoğlu se réfère constamment au sort des Syriens qui souffrent sous Assad. Il semble ne pas comprendre que livrer des armes à l’opposition à ce stade est la formule la plus sûre pour prolonger le conflit et accroître les souffrances des civils.
Beaucoup en Turquie et dans la région diront aujourd’hui qu’il sait en réalité tout ça, mais une victoire de l’opposition sunnite en Syrie est devenue un objectif stratégique si important pour le gouvernement Erdogan qu’Ankara est même prêt à envisager une guerre par procuration, avec plus de souffrances si c’est ce qu’il faut pour l’atteindre.
Quoi qu'il en soit, ce qui est certain à ce stade, c’est que la politique sunnite d’Ankara a eu pour résultat l’émergence d’un axe chiite qui ne regarde plus d’un œil favorable la politique de la Turquie dans la région. La Turquie a en fait augmenté le nombre de ses ennemis et détracteurs au Moyen Orient depuis le commencement du printemps Arabe, ce qui contredit la vision de Davutoğlu d’une Turquie contribuant à la paix et à la stabilité dans la région.
Le problème pour Davutoğlu est que sa représentation intellectuelle du monde – il est après tout professeur de relations internationales – est imprégnée d’une grande vision et de grandes perspectives pour la Turquie qui se sont avérées non seulement trop ambitieuses, mais aussi simplistes eu égard aux situations réelles qui ont émergé sur le terrain.
Il semble par exemple ne pas comprendre, ou ne pas vouloir comprendre, qu’il n’y a pas d’autre choix à ce stade que d’aller vers un règlement politique en Syrie si ce qui est recherché est de mettre un terme au plus vite à l’effusion de sang et d’éviter que la crise alimente les divisions sectaires qui tendent à se creuser dans la région.
Kadri Gursel a aussi montré dans des articles perspicaces pour Al Monitor que la Turquie n’est pas à l’abri non plus des retombées négatives des divisions sectaires qui ont résulté de la crise syrienne, possédant elle-même ses propres lignes de faille sectaires.
En attendant la Turquie a annoncé cette semaine qu'elle avait appréhendé les auteurs de l'attentat à la voiture piégée le mois dernier au point de passage frontalier avec la Syrie de Cilvegozu, qui  avait tué au moins 14 personnes, et blessé de nombreuses autres. Bulent Arinc, porte-parole du gouvernement, a déclaré mardi à la presse que les forces de sécurité turques avaient "effectué une opération digne du cinéma" pour arrêter quatre Syriens et un turcs soupçonnés d’avoir organisé cet attentat.
Les officiels turcs dissent que les auteurs – qui ont été appréhendés au cours d’une opération transfrontalière sur le sol syrien – étaient liés à des agents des services de renseignements syriens. Vrai ou faux, il reste à voir su Ankara se servira de cet incident contre le régime Assad dans une tentative aussi d’influencer la communauté internationale pour qu’elle arme l’opposition.
Le fait demeure cependant que les arguments de la Turquie sur la Syrie trouve peu d’écho à ce stade. Dans sa dernière analyse hebdomadaire intitulée «Les lignes de faille irakiennes et turques,» Al Monitor al’a bien résumé dans son propos de conclusion : «Les signes d’une tendance en faveur d’une solution politique méritent l’attention et la priorité, car la poursuite d’une solution militaire signifie seulement plus de tragédies et de destructions pour la Syrie et la région.»
Le plus tôt Erdogan et Davutoğlu admettront ce fait évident et cesseront de ramer à contre-courant, le mieux ce sera pour la Turquie, pour le peuple syrien et pour la région dans son ensemble. 
Semih Idiz est un collaborateur d’Al-Monitor’s Turkey Pulse. Il couvre en tant que journaliste depuis 30 ans les affaires diplomatiques et de politique étrangère pour les grands journaux turcs. Ses articles d’opinion peuvent être lus dans la version en langue anglaise de Hurriyet Daily News. On peut aussi le lire dans Taraf. Ses articles ont été publiés dans le Financial Times, le Times, Mediterranean Quarterly et Foreign Policy magazine et il intervient souvent sur BBC World, VOA, NPR, Deutche Welle, divers médias israéliens el Al Jazeera.


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jeudi, mars 14, 2013

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Des armes pour la guerre civile en Syrie... et au Liban?


 L’armée syrienne a dû évacuer le Liban il y a quelques années, cédant à la pression des mêmes que ceux qui se présentent aujourd’hui comme des «amis» de la Syrie.

J’ignore si cette pression était résistible, mais elle n’a finalement été qu’une étape dans la tentative de réduire à merci ce pays.
Il reste que les destins du Liban et de la Syrie sont inextricablement liés d’autant que ces deux nations n’en forment en réalité qu’une.

Je vous avais proposé il y a quelques jours un article sur la montée des tensions au Liban avec la volonté des partisans de l’ex premier ministre Saad Hariri de tenter l’épreuve de force avec le Hezbollah. Ces gens là pensent en effet que la situation qui prévaut en Syrie a modifié de telle sorte le rapport des forces en présence que l’heur de la revanche pourrait bien être sur le point de sonner.

D’autant que la crise en Syrie a ramené au Liban des forces syriennes armées. Sauf que  cette fois-ci, ce n’est pas l’armée régulière syrienne mais la fameuse Armée Syrienne Libre qui tend à se renforcer dans certaines portions du territoire libanais au point de commencer à constituer un Etat dans l’Etat qui ne va peut-être pas tarder à se lancer dans une action militaire d’ampleur au Liban en collusion avec le clan Hariri.

Il faut bien garder en mémoire que ces miliciens, s’ils sont pour l’instant quelques centaines présents sur le sol libanais pourraient rapidement voir leurs effectifs gonfler en puisant dans la population réfugiée et profiter des armes fournies par les pétromonarchies sans parler de celles que le molletiste Laurent Fabius s’impatiente de livrer aux prétendus révolutionnaires syriens.

Il est vrai que Shimon Peres vient d'en donner l'ordre en plaidant devant le parlement européen pour une intervention arabe en Syrie. Il va sans dire que son propos s'adressait en réalité à ses auditeurs immédiats, les pays représentés dans cette assemblée.
On constatera que Laurent Fabius en bon roquet qu'il est (dixit Jacques Chirac) s'est empressé de lever la patte et de faire le beau.


Dessiner une nouvelle carte du Nord Liban, combattants Syriens inclus

par Radwan Mortada, Al-Akhbar (Liban) 13 mars 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des réseaux de combattants Syriens au Nord Liban redessinent la physionomie du territoire. Depuis les cellules logistiques syriennes aux routes clandestines pour les armes, de nouvelles réalités politiques changent la manière dont les Libanais circulent dans leur pays.

Au Liban, dire que vous êtes stoppé par un Palestinien armé signifierait que vous êtes entré dans un camp de réfugiés contrôlé par une faction palestinienne. Mais dire que vous avez été stoppé par un combattant Syrien armé – ce mois-ci à Tripoli, plusieurs années après le retrait de l’armée syrienne – est tout à fait autre chose.

C’est même encore plus problématique quand ce combattant armé vous demande de changer votre destination, qui se trouve en plein Liban, après avoir remarqué votre appareil photo.

Ces nouveaux arrangements suggèrent que la région se dirige vers une nouvelle phase que les officiels des services de sécurité tendent à comparer avec l’époque où les opérations de la résistance palestinienne au Liban avaient valu au pays le sobriquet de Fatah Land.

Un haut responsable des services de sécurité base son évaluation sur le simple fait que le Nord Liban accueille environ 100 000 réfugiés Syriens dont il affirme qu’un tiers est prêt à prendre les armes. Il n’y a pas que ça, le même responsable indique que les informations recueillies par les forces de sécurité confirment la présence de centaines  de combattants Syriens qui se déplacent librement à l’intérieur du territoire libanais.

En parallèle, ces informations indiquent que le frère d’un député influent du district d’Akkar (près de la frontière avec la Syrie) continue à organiser des cellules syriennes. Elles sont réparties selon un plan conçu par des officiers de l’armée à la retraite qui soutiennent l’opposition syrienne.

Les informations des services de sécurité révèlent que l’officier Syrien dissident Annad A. est arrivé à Halba (chef lieu du district d’Akkar) en compagnie d’un militant d’Akkar après avoir fui  la Syrie pour une zone du Liban favorable au député Walid Joumblatt où il a reçu protection.
Ces informations dissent aussi qu’il a tenu une réunion au domicile de Mahmoud Z. Ils ont discuté de la livraison d’armes et de fournitures à distribuer sur la place [publique] d’Halba.

Halba (sous le chiffre 9 sur la carte) est proche à la fois de la frontière syrienne et de la mer Méditerranée
Halba (sous le chiffre 9 sur la carte) est proche à la fois de la frontière syrienne et de la mer Méditerranée
Il y a aussi des rumeurs sur un genre de conseil militaire syrien dans le Nord, avec différentes activités conduits par les militants, dont la collecte de fonds, la coordination et l’approvisionnement en armes. Ils constituent ce qui s’apparente à un gouvernement militaire fantôme. Il existe aussi des indications crédibles sur leur relation avec des personnalités libanaises des milieux politiques et sécuritaires

En plus de financements étrangers, le ressortissant Syrien Anwar S. B., alias Abu-Hassan al-Souri, s’occupe des fournitures et de l’armement en coordination avec des militaires en retraite et un parlementaire du Mouvement du Futur [le parti de Hariri] originaire du Nord Liban. Il convient d’observer que Souri avait été blessé dans l’explosion du dépôt d’armes d’Abi Samra à Tripoli.

En outre, le nom de Mohamed A., alias Abou Afif est cité. Sa mission est de fournir les salaires mensuels qui doivent être transportés à al Qusayr via Arsal (où deux soldats Libanais avaient été tués dans des affrontements avec le Jabhat al-Nosra). L’argent vient de donations effectuées en Europe et dans les pays arabes du Golfe et est déposé au domicile du député susmentionné.
Arsal fait face à la ville syrienne d'al Qusayr et est donc très proche d'Homs
Arsal fait face à la ville syrienne d'al Qusayr 

En matière d’achat d’armement, le rôle le plus important revient à Ismail R. C’est un homme riche présenté par les membres de l’opposition syrienne comme étant en charge de la fourniture d’armes achetées à des officiers pro régime de l’armée syrienne. Il est aussi chargé de recevoir les soldats blessés de l’Armée Syrienne Libre et de les répartir dans les hôpitaux libanais.

Tous coordonnent leur action avec le siège local de l’opposition syrienne établi dans la rue de l’Ordre des médecins à Tripoli, devant le réservoir central, derrière la maison du général Ashraf Rifi, directeur des Forces de Sécurité Intérieure du Liban.

Les informations indiquent que des réunions nocturnes se tiennent régulièrement entre des officiers Syriens dissidents, des personnalités religieuses et d ‘autres personnes. Récemment, la zone résidentielle d’Abrar a été le lieu d’une fusillade en raison des désaccords entre un des blessés et ses médecins.

Des réfugiés se font passer pour des civils en journée, puis font leur devoir “djihadiste” à la faveur de la nuit. A Akkar, il y a certains endroits de la frontière qu’il est impossible d’approcher ou de franchir sans être stoppé par des hommes armés, dont des Syriens, qui vous demandent ce que vous faites, d’où vous venez et ce que vous voulez.

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samedi, mars 09, 2013

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Argentine: le chef de la diplomatie Hector Timerman dit ses quatre vérités à l'entité sioniste


La presse argentine se fait assez largement l’écho d’un épisode diplomatique pour le moins tendu entre le ministère des affaires étrangères argentin et son équivalent de l’entité sioniste.
Cet épisode est initialement relaté par le journal sioniste Haaretz dans un article dont je vous livre la traduction intégrale. L’incident en question concerne l’accord conclu par l’Argentine avec l’Iran pour relancer les relations bilatérales en levant, sans les annuler, l’obstacle que représentent les poursuites judiciaires engagées par la justice argentine contre plusieurs hauts responsables Iraniens, dont l’actuel ministre de la défense Ahmad Vahidi.
J’ignore pourquoi Haaretz a publié cet article, mais on remarquera que le chef de la diplomatie argentine, Hector Timerman, tient un langage qu’on aurait peine à imaginer dans la bouche d’un François Hollande qui, après avoir reçu Benjamin Netanyahou, vient de recevoir en grande pompe Shimon Peres, un autre criminel sioniste.
François Hollande a même saisi l’occasion pour se fendre d’une nouvelle déclaration sur la Syrie en présence du chef du gang sioniste..
Si des masques n'étaient pas encore tombés, c’est maintenant chose faite.  

Le ministre argentin des affaires étrangères accuse Israël de donner «des munitions aux antisémites,» rapportent des sources

Les propos d’Hector Timerman ont été tenus dans le cadre de critique acerbes contre l’ambassadrice d’Israël après qu’Israël ait essayé d’obtenir des explications sur l’accord irano-argentin pour créer une ‘commission de la vérité’ pour enquêter sur l’attentat à l’explosif contre des locaux associatifs juifs à Buenos Aires en 1994.
Par Barak Ravid, Haaretz (Sionistan) 6 février 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le ministre des affaires étrangères argentin Hector Timerman a accusé Israël de donner «des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté» dans le cadre d'une critique d’une dureté exceptionnelle contre Shavit  Dorit ambassadrice d'Israël, selon certaines sources.
L'incident a été provoqué par les démarches d'Israël pour obtenir des explications sur un accord signé entre l’Argentine et l'Iran l ya deux semaines environ.
L'accord crée une «commission de la vérité» pour enquêter sur l'attentat de 1994 contre l'AMIA, le centre communautaire juif de Buenos Aires. 
Quand Israël a eu connaissance de l'accord, son ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur argentin pour lui manifester sa désapprobation dans un entretien au cours duquel le directeur général adjoint du ministère pour l'Amérique latine, Itzhak Shoham, a fait part de son opposition à l'accord et a exigé des explications. 
Ce qui a provoqué la fureur des Argentins et, en réaction, Timerman a convoqué Shavit le 31 janvier pour lui exprimer son mécontentement. 
Selon des sources au ministère des étrangères qui ont pu voir le compte tendu de la rencontre rédigé par Shavit, Timerman était “contrarié et vraiment en colère» du fait qu’Israël ait exigé que l’ambassadeur d’Argentine donne des explications. Il s’est apparemment lancé dans un long monologue dans lequel il a pourfendu Israël pour s’être ingéré dans les affaires internes de l’Argentine et il a même accusé ce genre de comportement d’encourager l’antisémitisme. Shavit avait à peine pu placer un mot pour répondre, vu qu’il l’interrompait constamment, selon nos sources. 
«Israël n’a aucun droit à exiger des explications: nous sommes un Etat souverain,” lui aurait dit Timerman. Israël ne parle pas au nom du peuple juif et ne le représente pas. Les Juifs qui ont voulu ou veulent vivre en Israël sont partis là-bas, et ils en sont les citoyens ; ceux qui vivent en Argentine sont des citoyens argentins. L’attentat visait l’Argentine, et le désir d’Israël de s’impliquer dans cette affaire ne fait que donner des munitions aux antisémites qui accusent les Juifs de double loyauté.» 
Convoquer l’ambassadeur d’Argentine puis faire fuiter cet évènement dans la presse était une conduite inacceptable, avait-il apparemment poursuivi. «L’Argentine ne convoque  pas l’ambassadeur israélien pour des explications. Si nous voulions, nous pourrions vous convoquer ici deux fois par mois pour exiger des explications sur une opération militaire à Gaza ou sur la construction dans les colonies. Mais nous ne le faisons pas, parce que nous ne voulons pas intervenir dans vos décisions souveraines.» 
Shavit a répondu avec colère, selon nos sources. «En tant qu’Etat juif, Israël se considère dans une certaine mesure comme responsable du bien-être de [tous les] Juifs et traque l’antisémitisme partout dans le monde,» aurait-elle dit à Timerman. «Israël a par conséquent aidé les Juifs à quitter l’Union Soviétique, a fait venir les Juifs d’Ethiopie et, à certains moments, a aussi aidé les Juifs en Argentine. Vous savez sûrement de quoi je parle,» a-t-elle apparemment ajouté, en référence à la propre histoire familiale de Timerman.
Dans les années 1980, le père de Timerman, lui-même Juif, avait été arrêté par la junte militaire de droite qui dirigeait alors le pays parce qu’il était un journaliste qui soutenait la gauche. Il avait été détenu en prison en confinement solitaire mais avait été finalement relâché suite à l’intervention de l’ambassadeur d’Israël en Argentine et de son équipe – dont certains membres sont aujourd’hui de hauts fonctionnaires au ministère des affaires étrangères. Ils avaient abouti à un accord secret avec la junte aux termes duquel le père de Timerman serait autorisé à quitter le pays. Il était parti en Israël pendant quelques années mais était rentré en Argentine après la chute de la dictature.
 Shavit aurait souligné qu’Israël n’essayait pas d’interférer dans les décisions de l’Argentine, mais voulait des explications compte tenu des similitudes entre l’attentat contre l’AMIA et celui qui avait visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires deux ans auparavant. La police et les services dé sécurité argentins pensent que l’Iran et le Hezbollah étaient derrière les deux attentats. Timerman a décidé de faire celui qui ne comprenait pas, selon nos sources. 
“Je ne sais pas s’il y a un lien quelconque entre les deux attentats,” a-t-il dit apparemment. «Si Israël a une quelconque information à ce sujet, je vous demande de nous la donner le plus vite possible.» 
Mais malgré le ton acrimonieux de cette rencontre, les officiels du ministère des affaires étrangères disent qu’elle s’est terminée par un accord pour que les deux parties essayent de calmer le jeu et de poursuivre la discussion sereinement par la voie diplomatique.
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Dorit Shavit: nous avons le même drapeau!  
Hector Timerman: sur notre drapeau brille un soleil radieux alors que sur le vôtre luit une étoile morte.
Comme je l’ai dit, les informations publiées par Haaretz ont eu un fort écho dans la presse argentine. Le ministre Argentin a d’ailleurs essuyé la critique des cercles sionistes et des milieux politiques traditionnellement très favorables à l’entité sioniste.
Interviewé par une station radio de son pays au sujet de ce désaccord avec le régime sioniste, Hector Timerman ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à renvoyer à certaine vérités 
Le ministre des affaires étrangères Hector Timerman se demande s’il doit  «s’aplatir (j’ai ainsi traduit le mot ‘cagar’ qui a une connotation très vulgaire) parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël,» faisant référence aux démarches de ce pays qui a secouru son père, le journaliste Jacobo Timerman, qui avait été mis en prison par le régime militaire.
C’est en ces termes que Timerman s’est exprimé quant il a été interrogé sur Radio Continental au sujet de l’opposition d’Israël à l’accord signé avec le régime de Mahmoud Ahmadinejad pour juger les Iraniens mis en cause dans l’attentat contre l’association mutuelle israélite perpétré à Buenos Aires en 1994. 
 «Mon père était prisonnier, disparu, et il faut que j’aille leur témoigner de ma gratitude. Ou alors,je dois modifier la politique extérieur de l’Argentine et me mettre à plat ventre devant ceux de l’AMIA parce que je suis supposé avoir une dette envers Israël ? Je n’ai aucune dette. Quand on sauve une personne qui est persécutée, il n’y a pas de dette,» a affirmé le ministre.
Timerman a également demandé à son interlocuteur à la radio ; «Qu’est-ce qu’elle veut [l’ambassadrice sioniste], que je fasse un chèque à Israël pour ce qu’il a fait ?» Loin de clore la polémique, le chef de la diplomatie a insisté : «Pourquoi ne demande-t-elle pas à Marcos Weinstein (président de l’Association des Familles de Disparus Juifs en Argentine) ce qu’il pense du rôle d’Israël avec la dictature ?»
 «Je ne me sens en dette à vis-à-vis de personne, ni de rien et vis-à-vis de tous en même temps. Beaucoup de gens ont aidé mon père, comme il y a eu beaucoup de gens que mon père a aidés,» a conclu Timerman.

Un incident diplomatique qui a permis à ce diplomate de relever deux traits importants de l’histoire du sionisme : son empressement à attiser l’antisémitisme et son soutien à la dictature argentine, un soutien qui s’était exprimé localement par l’intermédiaire de la DAIA, équivalent du CRIF en Argentine.
 Je ne sais pas vous, mais moi j’échangerais bien Hector Timerman contre Laurent Fabius (on me souffle que Cristina Fernandez de Kirchner n’est pas du tout d’accord).

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mardi, juin 19, 2012

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L'ANTISEMITE (Barack Obama)


Mercredi dernier, le président Barack Obama a décoré Shimon Peres, ce criminel endurci, de la médaille de la liberté.
Oui, car dans la novlangue en vigueur aux Etats Unis, celui qui dirige l’Etat qui emprisonne plus d’un million de Palestiniens à Gaza est un militant de la liberté.
Shimon Peres comptait d’ailleurs bien sur cette occasion pour obtenir la libération de Jonathan Pollard, un espion sioniste détenu dans les geôles des Etats Unis.
Mais la médaille de la liberté n’était que pour Peres et lui seul et les autorités américaines ont refusé d’élargit cet espion qui  «a été condamné pour des crimes extrêmement graves». 

Jonathan Pollard
Effectivement, Jonathan Pollard, qui travaillait pour la marine de guerre américaine, a été «condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour avoir fourni à Israël des milliers de documents classés "secret défense" entre mai 1984 et son arrestation en novembre 1985».
Comme le soldat Gilad Shalit, Jonathan Pollard est une sorte d’icône dans l’entité où 70 000 sionistes, de gauche comme de droite, ont signé une pétition appelant Shimon Peres à demander au président Obama la grâce de l’espion. Une grâce qu’aucun des chefs d’Etat qui se sont succédés à la Maison Blanche n’a osé accorder.

Ces gens ont bien raison de demander que les Etats Unis libèrent celui qui les a trahis au profit de l’entité sioniste.

Et si Barack Obama refuse, cela «prouve une fois de plus que c’est un antisémite qui déteste les Juifs » ainsi que l’explique Yoram Sheftel, l’avocat de l’espion sioniste.
Mais quelqu’un peut-il encore aujourd’hui prendre ces accusations d’antisémitisme au sérieux ?

On a pourtant connu Yoram Sheftel beaucoup mieux inspiré à l’époque où il défendait John Demjanjuk, alias pseudo Ivan le Terrible, qui sera acquitté dans l’entité sioniste avant d’être condamné en Allemagne où il mourra avant l’examen de son pourvoi en appel.
J’aurai peut-être l’occasion de revenir sur la vision de ce procès par Yoram Sheftel.

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vendredi, novembre 11, 2011

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La France ira-t-elle en guerre pour aider un "menteur" que Nicolas Sarkozy ne peut plus voir?


Le Christian Science Monitor est un journal américain représentatif de la vieille élite anglo-saxonne qui a perdu la haute main sur les affaires de son pays au profit de nouveaux venus qui l’ont soit exclue des responsabilités importantes, soit domestiquée.
Et cette élite qu’incarne ce journal semble refuser l’éventualité d’une guerre avec l’Iran que les nouvelles élites néoconservatrices et fanatiques appellent de leurs vœux.

Le dernier rapport de l’AIEA était supposé satisfaire les ardeurs bellicistes de ces néoconservateurs et vous avez certainement lu dans vos journaux que ce rapport est accablant pour l’Iran ou des choses du même genre.
Or, il n’en est rien et le Christian Science Monitor qui nous a tout récemment rappelé l’ancienneté de l’imminence de l’acquisition d’une bombe atomique par l’Iran, se livre à un démontage soigneux de ce rapport de l’AIEA dont l’administration Obama a d’ailleurs reconnu, assez discrètement il faut bien le dire, qu’il ne comportait rien de neuf.

Rien de neuf, ce n’est pas ce que disent Benjamin Netanyahou et Shimon Peres, les chefs du gang sioniste, qui ne cessent de menacer d’attaquer l’Iran.
Eh oui, le gouvernement sioniste menace ouvertement de bombarder l’Iran, mais chacun parle de « menace iranienne ». Nous sommes bien dans un monde orwellien où le sens des mots est trop souvent inversé !

En attendant, le président Nicolas Sarkozy a assuré au gouvernement sioniste, via le CRIF et le Congrès Juif Mondial (!!!) que la France se tiendrait à ses côtés au cas où l’Iran mettrait ses menaces à exécution en… ripostant à une attaque sioniste.
 Voilà, le chef de l’Etat français est prêt à engager son pays dans une guerre forcément dévastatrice et aux conséquences imprévisibles pour défendre un pays agresseur dirigé par quelqu’un que M. Sarkozy a lui-même qualifié de «menteur» qu’il ne peut «plus voir.» 

Il y a là un mystère qu’il faudra bien éclaircir un jour.

Le rapport sur le nucléaire iranien rendu public hier par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique veut corroborer des détails fournis par un rapport des services de renseignements US de 2005. Mais certains spécialistes du nucléaire ne sont pas convaincus.

par Scott Peterson, The Christian Science Monitor (USA) 9 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri 


Le dernier rapport de l’ONU sur le programme nucléaire iranien pourrait ne pas “changer la donne”  contrairement à ce qui était attendu, car certains spécialistes du nucléaire émettent des doutes sur la qualité de ses informations – et soulignent l’absence de preuve d’une réelle activité nucléaire de type militaire.

Dans 14 pages annexes à son rapport trimestriel sur l’Iran rendu public hier, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) affirme que de nouvelles informations et d’autres données sont pour elle un « grave motif de préoccupation » sur  na nature prétendument pacifique du programme nucléaire iranien.
Mais le casus-belli justifiant une frappe militaire que les faucons en Israël et aux Etats Unis espéraient trouver dans ce rapport de l’AIEA  est loin d’être évident.

Le rapport est base sur plus de 1000 pages d’informations transmises à l’AIEA par les services secrets US en 2005, un an après qu’elles aient  été, semble-t-il, ramenées d’Iran dans un ordinateur portable. Mais un grand scepticisme entoure encore la crédibilité de ces documents – l’Iran affirme depuis longtemps que ce sont des faux en provenance de services secrets hostiles – malgré les démarches concertées de l’AIEA pour vérifier les données et écarter ces doutes.

“C’est très mince. Je pensais qu’il y aurait plus de choses là dedans,” déclare Robert Kelley, un ingénieur atomiste Américain et ancien inspecteur de l’AIEA qui avait été parmi les premiers à étudier les données originales en 2005. «C’est du réchauffé, c’est  vraiment étonnant de voir si peu d’informations nouvelles là dedans.»
L’AIEA a complété les informations de l’ordinateur portable avec des données provenant de dix Etats membres, des entretiens menés sur trois continents et ses propres investigations en Libye, au Pakistan et en Russie.

Le résultat “renforce et tend à corroborer” les données de 2005 de l’ordinateur portable, affirme l’AIEA et «les approfondit substantiellement.»  Elle juge l’information « crédible dans l’ensemble. » mais les spécialistes n’en sont pas si sûrs.

L’Iran taxe l'AIEA de pion de Washington

Avant la divulgation du rapport, la spéculation a monté en Israël et à Washington sur de nouvelles révélations qui pourraient précipiter des frappes militaires pour empêcher l’Iran d’acquérir une arme. Pourtant, disent les spécialistes, une bonne partie de ces informations est connue depuis des années, n’est pas concluante – et peut-être pas complètement authentique.
L’essentiel de l’activité nucléaire militaire présentée a été stoppée il y a près d’une dizaine d’années – en 2003 – déclare l’AIEA, et des activités moins formelles qui « pourraient » se poursuivre ne peuvent pas étayer la thèse selon laquelle l’Iran est une nation engagée dans la course pour avoir la bombe.

L’Iran “ne semble pas avoir la même obsession que la Corée du Nord à  développer des armes nucléaires. On n’en trouve nulle trace [d’un programme militaire] dans les preuves de l’AIEA, » affirme Shannon Kile, directeur du Nuclear Weapons Project au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).
“Oui, l’Iran progresse, ils maîtrisent maintenant les principaux domaines techniques nécessaires au développement d’une arme nucléaire,” explique M. Kile. « Mais il n’y a aucune preuve qu’ils ont un programme en cours dans ce but. Ce n’est pas comme s’ils se dirigeaient vers la production d’armes atomiques, c’est comme s’ils allaient à petits pas vers l’acquisition de la capacité technique. »

Les responsables iraniens ont rejeté le rapport comme étant une fabrication des ennemis de l’Iran aux USA, en Israël et en Occident – colportée par Yukiya Amano, le directeur Japonais de l’AIEA – avant même sa publication.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a assuré aujourd’hui que l’Iran ne reculerait pas “d’un iota” dans son programme d’anergie nucléaire que la République Islamique a toujours présenté comme pacifique et a tancé l’AIEA pour son rôle de marionnette de l’Occident.

«Pourquoi détruisez-vous le prestige de l’agence [l’AIEA] avec des assertions américaines absurdes ? a demandé M. Ahmadinejad qui s’exprimait devant une foule brandissant des drapeaux à Shahr e Kord, une ville du centre de l’Iran. «La nation iranienne est sage. Elle ne construira pas deux bombes contre les 20 000 bombes [nucléaires] que vous possédez. Mais elle construit quelque chose contre quoi vous ne pouvez rien : une éthique, l’honnêteté, le monothéisme et la justice.»

Trois sites nucléaires clefs mis en avant dans les documents de 2005

Les documents de 2005 tirés de l’ordinateur portable se concentrent sur trois sites: un soi-disant « projet sel vert » visant à un approvisionnement clandestin en uranium, à tester des explosifs de forte puissance et à adapter le missile Shahab-3 à l’emport d’une charge militaire atomique.

Les informations dans la presse de l’époque étaient empreintes d’un grand scepticisme lorsqu’une partie du contenu de l’ordinateur portable avait été d’abord montré à des diplomates accrédités auprès de l’AIEA. Le doute reste encore très persistant. Prenant en compte un tel scepticisme,  une partie du rapport de l’AIEA a été consacrée à répondre sur la crédibilité des informations. Mais M. Kelley, l’ancien inspecteur de l’AIEA qui a aussi travaillé comme chef de département à l’agence, n’est toujours pas convaincu.

"“Il y a d’abord le problème des falsifications. Il n’y a rien qui nous dise que ces documents sont authentiques, » explique Kelley, dont l’expérience comprend des inspections dans des pays aussi éloignés que l’Irak et la Libye, jusqu’à l’Afrique su Sud en 1993.
 «Mon sentiment en parcourant les documents il y a des années était qu’il était possible que beaucoup de son contenu soit authentique, quoique ça ressemblait à une sorte de bric-à-brac,» explique Kelley. Et il y avait des petites choses  plutôt que des informations de qualité » comme le document sur le sel vert. «C’était deux ou trois pages qui n’étaient reliées à rien d’autre dans le paquet de documents. C’était sur un sujet différent, et on ne pouvait que se demander s’il n'avait pas été mis là pour que quelqu’un le trouve ?»

Ce genre d’intox ne serait pas une première. Il rappelle les années 1993 et 1994, quand l’AIEA avait reçu des « faux très élaborés » sur l’Irak qui avaient entravé pendant deux ans les investigations nucléaires sur place.

“Ces documents avaient des en-têtes, et ils avaient été faits pour ressembler à des documents irakiens officiels, mais quand nous les avons examiné de manière approfondie, c’étaient des faux évidents, » ajoute Kelley. « Ils avaient été fabriqués par deux Etats de cette région membres de l’AIEA et transmis  à l’agence dans l’intention de nuire et de ralentir le travail.»

En 2002, observe Kelley, l’AIEA avait dû aussi gérer des faux « plutôt bâclés » fabriqués par les Italiens sur les supposés liens de l’Irak avec le Niger dans le domaine nucléaire, dont la CIA s’était emparés pour l’ajouter au dossier de l’administration Bush pour justifier une guerre contre l’Irak.

La science politisée?

Ali Asghar Soltanieh, ambassadeur de l’Iran auprès de l’AIEA, a qualifié le nouveau rapport “d’erreur historique” de M. Amano, le directeur de l’AIEA. L’Iran a «d’ores et déjà levé toute quelconque ambiguïté,», a affirmé M. Soltanieh, démontrant le caractère «obsolète et répétitif [d’erreurs anciennes]» des points soulevés en annexe.

Amano a orienté l’AIEA sur une ligne plus dure à l’égard de l’Iran, après avoir pris la succession il y a deux ans de son prédécesseur Egyptien, Mohammad ElBaradei. Une communication diplomatique d’octobre 2009, révélée par Wikileaks, reprenait mot pour mot les propos tenus par Amano devant l’ambassadeur des Etats Unis selon lesquels il était «solidement  dans le camp des Etats Unis sut toutes les décisions stratégiques », y compris l’Iran.

Selon les observateurs, les Etats Unis ont fait pression depuis l’été sur Amano pour qu’il sorte un rapport plus percutant sur l’Iran, qui détaillerait le dossier de l’AIEA – et présenterait l’Iran comme étant engagé activement dans l’acquisition d’armes nucléaires.

"II renvoie encore au soi-disant ‘ordinateur portable de la mort’ et aux prétendues études," explique Kile du SIPRI. L’AIEA s’est "clairement écartée de sa démarche habituelle" en montrant qu’elle a essayé «de traçabiliser une bonne partie de tout ça, y compris en vérifiant et en confirmant de manière indépendante cette information.»

 «Personnellement, je n’ai jamais vu des informations sur les présumées activités militaires, notamment les circuits administratifs du programme d’arme nucléaire, présentés avec autant de détails,” déclare Kile. « je n’ai aucun moyen de juger l’information sur laquelle c’est basé, mais le simple fait de les voir présentées si clairement a été réellement assez utile.»

Pour Kelley, un ancien de l’AIEA, l’actuel rapport sur l’Iran est un vrai méli-mélo » qui contient des «analyses d’amateurs.»

Entre autres points d’ordre technique, Kelley signale la discussion dans le rapport  des « détonateurs amorces à pont-fil » (exploding bridge-wire detonators) ou EBWs. Le rapport de l’AIEA admet « qu’ils ont des applications non-nucléaires, quoique peu nombreuses, » et pointe vers une probable finalité militaire pour l’Iran.
 « L’AIEA a tort. Les EBWs ont de nombreuses applications, » explique Kelley. « Etre dans l’erreur  sur un tel sujet, et ensuite essayer de tromper l’opinion publique montre un biais en faveur de ce qu’on souhaite démontrer… Ce n’est pas professionnel. »

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mercredi, juin 08, 2011

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Les graines de la discorde, nouvelle leçon de théologie judéo-chrétienne


Eh oui, encore une belle leçon de théologie judéo-chrétienne qui nous est assénée cette fois par des agriculteurs "religieux," quoi qu'on entende par cet adjectif.
Quelqu’un, un maréchal de France je crois, avait dit "La terre ne ment pas". Eh non, la terre ne ment pas !

Le nom d'une variété de blé spécialement mise au point changé en 'Benjamin' pour que les agriculteurs religieux acceptent de le semer.
par Itamar Eichner, Yediot Aharonot (Sionistan) 7 juin 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le centre de recherche agricole israélien Volcani, qui dépend du ministère de l'agriculture, a récemment été contraint de changer la désignation d'une variété de blé baptisée du nom du Pape Benoît XVI parce que des agriculteurs religieux refusaient de le cultiver.
Le nom a été officiellement changé pour Benjamin, après quoi les agriculteurs ont accepté d'acheter et cultiver ce grain.

Le Dr Uri Kushmir du département d'agronomie végétale du centre Volcani a développé cette variété de blé qui est issue du croisement de deux variétés différentes de blés cultivés en Israël.
A la demande de Shimon Peres, le centre Volcani avait été incité à accélérer le développement de cette variété afin de la présenter au Pape lors de son séjour en Israël en 2009.
Le vice ministre des affaires étrangères Danny Ayalon a eu l'explication de l'histoire compliquée du nom de ce blé alors qu'il visitait le centre [Volcani].

L'hôte d'Ayalon lui a également dit que le centre avait réussi à vendre trois variétés spéciales de blé à une grande société italienne de fabrication de pâtes qui envisage aussi de les cultiver en Italie.
La société a déjà testé la mise en culture de variétés israéliennes qui supplanteront les variétés locales, a-t-il dit à Ayalon. Le ministre a déclaré qu'il utiliserait les entrées de la diplomatie pour aider au marketing des résultats des travaux du centre.

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dimanche, juin 13, 2010

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Ehud Barak annule sa visite en France!

Ehud Barak, le ministre sioniste de la défense, annule sa visite en France où il était attendu pour la journée d'inauguration d'Eurosatory, le salon de l'armement qui se tient en région parisienne.
Il devait également avoir des discussions avec don homologue Français, M. Hervé Morin.
La presse, peu diserte sur cette affaire nous explique que:
 Il est vrai que la présence de ce criminel est absolument indispensable à la création d'une équipe chargée d'enquêter sur ses popres crimes!
Bon, mais l'annulation de ce séjour a peut-être d'autres raisons ainsi que le suggère Richard Silverstein, confirmé par l'Associated Press:
Eh oui, il y avait des Français dans la flottille et des poursuites judiciaires sont engagées contre les auteurs et commanditaires du crime commis en haute mer par les délinquants sionistes.

De son côté, Shimon Peres, le parrain de la mafia sioniste, en visite officielle en Corée du Sud a été conspué par quelques dizaines de militants qui ont été son comité d'accueil devant le repaire local [l'ambassade] du gang sioniste.

Décidément, les temps changent pour l'entité sioniste...

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