samedi, mars 23, 2013

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Le Hezbollah et les enjeux libanais et régionaux de la guerre contre la Syrie


La crise syrienne a sans doute connu un tournant avec l’élection du premier ministre d’un gouvernement provisoire d’opposition.
Cette élection a été le moment d’un bras de fer entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, ce dernier émirat l’ayant emporté, obtenant l’élection de son candidat, le syro-américain Ghassan Hitto (plus Texan que Frère Musulman selon l'ex ambassadeur US en Syrie, Robert Ford).
Cette victoire du Qatar est aussi celle de la Turquie, proche de cette pétromonarchie et sonne peut-être la fin de tout espoir d’une issue négociée du conflit, et même de tout espoir de sortie du conflit à bref ou moyen terme.
Comme vous l’aurez compris, il ne faut pas se laisser abuser par le mot élection : les [grands] électeurs qui ont choisi le premier ministre n’ont eux-mêmes aucune légitimité élective et le résultat du scrutin est avant tout celui des pressions exercées par des puissances étrangères, la «mieux disante» étant la monarchie du Qatar.
Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie n’a rien à voir avec une lutte pour la démocratie : dans leurs paroles, comme dans leurs actes les mouvements réunis dans le Conseil National Syrie et la Coalition Nationale des forces de l'opposition et de la révolution, sont en réalité encore mois démocratiques que le régime en place. Ce qui les distingue vraiment du régime est la tonalité sectaire de leur discours et leur agressivité vis-à-vis de ceux qu’ils considèrent comme des hérétiques.
Il y a eu certes une vraie exigence de démocratisation du système politique en Syrie, mais les porteurs de cette revendication ont été contraints au quasi mutisme, pas par la répression des autorités mais par la situation de guerre étrangère imposée au pays.
Alors, si l’objet des affrontements n’est pas la démocratie, de quoi s’agit-il ? 
L’objet du conflit est en réalité d’en finir avec non seulement le régime syrien, mais surtout avec une Syrie qui reste le dernier obstacle avec le Hezbollah libanais à une normalisation avec l’entité sioniste.Ne vient-on pas en effet de voir que, après bien des rodomontades, le gouvernement turc est rentré dans le rang suite aux excuses de Benjamin Netanyahou pour les victimes  turques du Mavi Marmara. Mieux, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre Turc a
souligné son attachement à "l'amitié solide et à la coopération vieilles de plusieurs siècles entre les peuples turc et juif".

N'a-t-on a pas vu qu’un autre «islamiste» fort en paroles, l’Egyptien Mohamed Morsi, membres des Fréres Musulmans de son état, a choisi d’appliquer scrupuleusement ce qui est exigé de lui par Barack Obama et continuer donc à participer au blocus de la bande de Gaza?
Liquider le régime syrien, c’est aussi préparer l’élimination du Hezbollah, une élimination que d’aucuns voudraient précipiter en étendant le conflit syrien au Liban au prétexte de l’implication des miliciens du Hezbollah aux côtés des forces régulières syriennes. 
C’est cet aspect de la crise en Syrie qu’examine Ibrahim al-Amin dans les colonnes d’al Akhbar, un organe de presse libanais.
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Ibrahim al Amin, rédacteur en chef d'Al-Akhbar
Al Akhbar se situe politiquement à gauche et ne peut en aucun cas être considéré comme proche idéologiquement du Hezbollah. 
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Ernest Khoury dans son bureau d'Al Akhbar, sous le regard vigilant de Lénine et Karl Marx
 Le rôle du Hezbollah en Syrie
Par Ibrahim al-Amin, Al Akhbar (Liban) 22 mars 2013, traduit de l’anglais par Djazaïri
On parle et on spécule beaucoup depuis un certain temps au Liban, en Syrie et dans le monde arabe et en Occident sur le véritable rôle du Hezbollah dans la crise syrienne. La machine de propagande anti-Hezbollah est, comme d’habitude, particulièrement active, offrant au quotidien un flot d’informations et d’articles sur l’implication supposée de ce parti dans le conflit. 
Cette machine de propagande – avec ses opérateurs Libanais, Syriens et autres – a annoncé la mort de centaines de miliciens du Hezbollah en Syrie et la capture de dizaines d’entre eux par les rebelles Syriens. Un service de sécurité officiel de Beyrouth joue un rôle central sur ce front en assurant la fuite d’informations factuelles sur lesquelles on brode ensuite. Ces gens croient qu’un tel déluge est un moyen efficace de susciter autant de rancœur que possible contre le Hezbollah dans l’opinion publique. 
Le Hezbollah n’a, pour sa part, pas propose plus de précisions que ce qu’a déclaré son secrétaire général Nasrallah sur l’assistance apportée par le parti à ses sympathisants Libanais qui résident dans des villages à l’intérieur de la Syrie, mais a cependant répété que le Hezbollah n’avait pas pour l’instant participé aux combats en Syrie.
Une stratégie délibérée de provocation et d’exagération est employée contre le Hezbollah par des services de renseignements de la région et de l’étranger, y compris ceux d’Israël. Maisl a question centrale était, et demeure, est de comprendre la place du Hezbollah dans une crise syrienne qui entre dans sa troisième année. Ces services savent beaucoup de choses sur ce qui se passe sur le terrain en ce qui concerne les combats entre les forces du régime et celles de l’opposition. Ils connaissent les capacités des deux camps et exercent une surveillance continue de toutes les actions de soutien au régime, y compris par le Hezbollah. 
Mais pour les autres, il est sans doute nécessaire de clarifier la perspective à partir de laquelle le Hezbollah fonde son attitude par rapport à la crise syrienne. Ce qui pourrait en aider beaucoup à comprendre les soubassements idéologiques, politiques et opérationnels de sa position. 
Le Hezbollah continue à voir les choses à partir de la perspective de son rôle central dans la confrontation avec Israël. Il ne donne sans doute pas souvent de détails sur l‘objectif ultime de cette lutte, mais le parti se comporte comme s’il était partie prenante d’une campagne au long cours pour se débarrasser d’Israël, une bataille qui nécessite beaucoup de préparation. Si l’idée d’être débarrassé d’Israël ne dérangerait pas une majorité des peuples arabes et islamiques, seule une minorité est prête à mener ce combat jusqu’au bout. 
Une minorité parmi les réticents pense qu’un tel discours est fou ou illusoire et ne peut en aucun cas influer sur le cours de l’histoire. Cette minorité influente ne voit aucune nécessité pour une lutte de ce genre. Elle perçoit en conséquence le Hezbollah comme une bande de cinglés qui non seulement mettent en danger leur peuple et eux-mêmes mais aussi les intérêts des peuples de la région. Cette minorité se retrouve donc dans une alliance, formalisée ou non, avec les véritables ennemis du Hezbollah, à savoir Israël, les Etats Unis et certaines capitales arabes et occidentales. 
L’engagement du Hezbollah dans la résistance contre l’occupation l’oblige à faire beaucoup de choses comme éviter de se faire d’autres ennemis. Sa position sur la Syrie est cohérente avec son attitude à l’égard des mouvements de contestation dans l’ensemble du monde arabe. 
Dès le début, personne n’aurait pu imaginer voir le Hezbollah prendre position contre le régime syrien. Si le parti n’ignore pas les causes internes de la crise, il n’admet pas les affrontements en cours. Son regard sur la situation d’ensemble l’empêche d’adopter une position de neutralité, tout comme le fait qu’il a un suivi plus clair et fiable de ce qui se passe en Syrie comparativement à beaucoup des organisations impliquées dans les combats.
Le Hezbollah a averti très tôt sur les liens avec l’étranger et les agendas des organisations à la tête de la contestation. Il avait des preuves claires sur les tendances idéologiques de certaines des plus influentes de ces organisations. Il avait observé comment, dès le début de la contestation, des manifestants à Deraa et à Homs avaient brûlé des portraits de Nasrallah et des drapeaux du Hezbollah, et comment la campagne d’incitation à la haine religieuse contre le parti avait été lancée à fond. 
C’était avant que le parti ait dit quoi que ce soit sur les développements en Syrie – en fait, alors même qu’il était en train d’œuvrer avec divers mouvements islamistes arabes, dont le Hamas, à essayer de nouer des contacts dans le but d’éviter d’arriver à la catastrophe actuelle. 
Le point de vue du Hezbollah, pour dire les choses simplement, est que la guerre en Syrie a pour but de faire évoluer politiquement et stratégiquement ce pays vers une position d’opposition à l’existence du Hezbollah. Ce qui lui fait voir le régime actuel dirigé par Bachar al-Assad comme une ligne avancée de défense du mouvement de résistance au Liban et en Palestine. Ce qui, à soi seul, place le parti au cœur de la crise. 
On s’est pose beaucoup de questions et on a dit beaucoup de choses sur le rôle que joue le Hezbollah en Syrie. Ses détracteurs disent qu’il est fortement engagé dans les opérations militaires en cours. Les données du problème n’ont pas besoin de longues explications : 
- le Hezbollah entraîne, arme et apporte un soutien logistique conséquent aux Libanais qui vivent dans les villages frontaliers. 
- Le Hezbollah est chargé de la protection du mausolée de Sayida Zeinab dans le secteur sud de Damas depuis le départ de ses gardiens Irakiens. Sur place, les membres du parti sont déployés selon un plan qui limite leur responsabilité aux abords immédiats du sanctuaire.
- le Hezbollah a reçu des délégations de nombreuses organisations druzes, chrétiennes, chiites et ismaéliennes qui avaient le sentiment que leurs communautés minoritaires étaient gravement menacées. Il n’a pas satisfait à leurs demandes d’armement et de formation militaire, mais leur a donné les moyens d’éviter d’être déplacés.
- Le Hezbollah, qui a des liens sécuritaires et militaires avec le régime, aide les forces syriennes en protégeant les institutions scientifiques et les usines de missiles qui ont été construites ces dix dernières années en grande partie avec l’aide de l’Iran.
- Le Hezbollah a un important programme, peut-être le plus important, d’aide aux réfugiés Syriens au Liban et même à l’intérieur de la Syrie. Ce programme n’a pas pour but de remercier les Syriens pour avoir accueilli des réfugiés du Liban en 2006. Ce programme est exécuté dans la discrétion sur la base de la conviction que les réfugiés et les personnes déplacées ont droit à toute l’aide humanitaire possible quelles que soient leurs opinions politiques.
Les attitudes à l’égard du Hezbollah sont liées à toutes sortes de calculs. Certains font cependant tout ce qu’ils peuvent non seulement pour entraîner le parti dans la crise syrienne mais aussi dans un affrontement semblable au Liban. Le parti en est conscient. Il semble être en train de discuter des modalités d’une action visant à apaiser les tensions sectaires, même si ses dirigeants craignent de nouvelles effusions de sang avant l’aboutissement de ces discussions.

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vendredi, mars 01, 2013

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Fauteurs de guerre en Syrie, fauteurs de troubles au Liban (et vice versa)


Le Moyen Orient est décidément une région compliquée et la situation en Syrie nous le rappelle une fois de plus.
En effet, il est clair qu’ en l’absence d’ingérences étrangères, le conflit armé dans ce pays serait déjà terminé depuis longtemps et n’aurait certainement pas pris la dimension qu’on lui connaît aujourd’hui.
Le régime de l’actuel président serait peut-être tombé sous des formes de pression populaire classiques : manifestations, grèves, journaux clandestins ou semi-clandestins etc., ou le régime aurait été contraint d’ouvrir plus ou moins largement  le champ politique à une plus grande diversité de sensibilités. Une ouverture qui aurait été un coup d’envoi d’une véritable démocratisation plutôt que son aboutissement.
Pour des raisons diverses, les puissances étrangères en ont décidé autrement et ont voulu répéter le scénario libyen.
Un scénario immédiatement compris par le régime qui a décidé de recourir à tous les moyens pour empêcher sa réédition. En effet, si le régime n’avait pas été clairvoyant et n’avait pas pris la mesure du risque encouru, la situation aurait été telle que ni Vladimir Poutine, ni Mahmoud Ahmadinejad n’auraient rien pu faire pour sauver un pouvoir condamné par la réalité sur le terrain.
Ceux qui se présentent comme des «amis» de la Syrie sont animés par des raisons diverses. Les Etats Unis, le Royaume Uni et la France sont intéressés par l’élimination d’un allié stratégique de l’Iran et du dernier Etat de la région en situation de belligérance larvée avec l’entité sioniste.
La Turquie imagine pouvoir s’instituer comme leader régional, prête pour cela à s’aliéner précisément d’autres acteurs régionaux comme l’Iran ou l’Irak.
Intéressées aussi par l’affaiblissement de l’Iran et du Hezbollah libanais, les monarchies du Golfe sont elles désireuses de se débarrasser de la dernière république de la région et de son système politique séculier. Leur projet est même d’instaurer partout des gouvernements dominés par telle ou telle variante du salafisme, rigoriste au niveau des mœurs et libérale sur le plan économique.
Par ailleurs, il importe pour elles de faire disparaître les deux dernières forces de résistance à l’entité sioniste, ce qui serait l’ultime étape avant la normalisation des relations avec Tel Aviv.
Je sais, le régime syrien n’est pas un ennemi très vigoureux pour l’entité sioniste. On rappellera cependant qu’il est bien seul et que sa capacité militaire est insuffisante pour faire autre chose que se défendre en cas de nouvelle agression massive. En fait, l’écart de puissance de feu entre la Syrie et l’entité sioniste n’a cessé de se creuser au profit de cette dernière, un phénomène qui est lié bien sûr à la disparition du bloc communiste mais est aussi une conséquence des accords signés par la Jordanie et l’Egypte avec l’entité sioniste. Pour comprendre les écarts dont je parle, il suffit de savoir que les avions qui équipent majoritairement l’armée de l’air syrienne restent des Migs 21 et Migs 23, des appareils qui ont fait leur temps depuis longtemps.
Mais en parlant du rôle de la Syrie dans la résistance à l’entité sioniste, on omet de relever son rôle décisif dans le soutien au Hamas (jusqu’au retournement de ce dernier en 2012) et au Hezbollah.
Ce qui me donne l’occasion de souligner que, contrairement à ce que d’aucuns affirment, la vision politique du régime syrien n’est pas sectaire sinon pourquoi aurait-il soutenu le Hamas qui est une organisation proche des Frères Musulmans ? Et pourquoi soutiendrait-il le Hezbollah, une organisation chiite alors que la doctrine religieuse chiite considère les alaouites comme des… hérétiques. On se souviendra que dans un premier temps, le Hezbollah avait été durement réprimé par l'armée syrienne.
Si le Hezbollah est ciblé de manière indirecte par la destruction de la Syrie, il est aussi visé de manière plus directe en ce que, presque depuis le début des hostilités, on l’accuse d’être engagé militairement aux côtés du gouvernement syrien, une raison supplémentaire donc d’exiger la neutralisation de cette organisation qui passe par son désarmement.
Mais le Hezbollah est ciblé aussi au Liban où, crise syrienne en ingérences étrangères aidant, les pro Hariri, des groupes salafistes dûment stipendiés par certaines pétromonarchies, pensent que l’heure a sonné de réduire le Hezbollah.
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Tripoli, janvier 2011. On lit sur la bannière des salafistes: "Celui qui accuse le cheikh Saad (Hariri) de trahison accuse le Liban
C’est ce volet Hezbollah, et donc libanais, de la crise syrienne qu’évoque Jean Aziz.
Beyrouth au bord de l’explosion après le discours de Nasrallah
Par Jean Aziz, Al-Monitor Lebanon Pulse 28 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Beyrouth semble sur le point d'exploser. La tension politique croissante et l’évolution de la situation sécuritaire ont atteint un niveau critique. Le secrétaire général du Hezbollah , Hassan Nasrallah, a déclaré mercredi [27 février] que «quelques jours peut-être nous séparent de la sédition." Tout indique que les événements du 7 mai 2008 peuvent se répéter.
 La tension au Liban n'a cessé de monter depuis quelques semaines, mais elle a atteint un niveau critique dans les tout derniers jours. Les deux adversaires sont le camp chiite dirigé par le Hezbollah d'une part et le camp sunnite fondamentaliste salafiste d'autre part. Pourtant, la confrontation entre eux est le résultat de ce qui se passe hors du Liban. Il ya la guerre civile syrienne, le bras de fer régional et international avec l'Iran et la guerre entre sunnites et chiites dans le monde islamique.
Un facteur nouveau est cependant apparu sur la scène libanaise: le leader Sunnite salafiste, Cheikh Ahmad al-Assir. Dans une conférence de presse qu’il a tenue mardi 26 février dans son quartier général de Sidon, au sud Liban, le leader salafiste a indiqué qu’il donnait au gouvernement libanais jusqu’à vendredi 1er mars pour satisfaire à ses exigences : il affirme que le Hezbollah m’a mis sous siège à Sidon en se servant des habitants Chiites de la ville. Les menaces d’Assir donnaient à comprendre clairement qu’il demandait au gouvernement libanais de faire partir ces gens de Sidon ou au moins de des les expulser des alentours de son quartier général. Il a posé d’autres exigences qui s’insèrent dans le contexte du conflit qu’il a initié avec le Hezbollah. Il a dit que si ses exigences n’étaient pas satisfaites, il prendrait un certain nombre de mesures sur le terrain, plus particulièrement pour couper la route que relie Beyrouth au sud, dans la direction de Sidon.
Bien sûr, le gouvernement ne peut pas répondre positivement à ces exigences. Le cheikh salafiste avait coupé cette même route en Juillet 2012 pendant environ un mois. Elle avait été rouverte en Août sous les pressions politiques et populaires contre lui.
Mais le problème fondamental avec la menace d’Assir, c'est qu'elle isolerait les unes des autres les zones où domine le Hezbollah, en particulier les axes logistiques vitaux  et indispensables qui relient son fief dans la banlieue sud de Beyrouth et  sont extension opérationnelle, géographique et populaire dans le sud du Liban. Notons que d’autres organisations salafistes alliées avec Assir pourraient envisager de faire la même chose dans la vallée centrale de la Bekaa. Ce qui priverait le Hezbollah de deux autres artères vitales: la route entre le sud et les régions chiites de la Bekaa, et la route entre Beyrouth et Damas, où siège le régime syrien, l'allié le plus important de l'organisation chiite libanaise.
Le Hezbollah semble avoir soupesé les menaces Assir et les juge graves. En fait, l’analyse du Hezbollah est que les menances Assir sont une étape importante de la mission qui lui a été confiée: attirer le Hezbollah dans un affrontement interne [au Liban] et dans des conflits sectaires, quel qu’en soit le prix. 
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Beyrouth, octobre 2012: rassemblement pour les funérailles du général Wissam Hassan, le chef des services de sécurité assassiné. On voit le drapeau du Courant du Futur (Hariri), le drapeau des "révolutionnaires" syriens (en fait celui de la Syrie sous mandat français) et bien sûr le drapeau noir des salafistes
Assir a procédé progressivement par étapes préparatoires avant de se lancer dans cette démarche. Ses miliciens et ceux du Hezbollah se sont affrontés à Sidon le 11 novembre 2012 après son exigence du retrait des affiches du Hezbollah de la zone. Deux personnes avaient été tuées. Assir avait continué à agir au même rythme jusqu'à sa dernière exigence de nettoyer la zone autour de son siège des résidents chiites et ses affrontements avec eux  le 23 février.
Il semble que le Hezbollah a décidé de donner un dernier avertissement. Nasrallah a prononcé un discours télévisé mercredi après-midi. Il a nié les rumeurs dans les médias selon lesquelles il était malade et avait été transféré en Iran. Il a également émis un avertissement sévère: Il a dit que l'incitation [à l’affrontement] sectaire conduira inévitablement à une explosion, ce qui peut n’être qu’une question de jours. Il a appelé les bonnes volontés à agir avant qu'il ne soit trop tard.
Le discours de Nasrallah était semblable à son discours du 6 mai 2008, quand le Liban était dans un vide présidentiel. Le Parlement n'avait pas réussi à élire un successeur au président Emile Lahoud, qui avait quitté le palais présidentiel à la fin de son mandat le 24 novembre 2007. 
A l’époque, après plusieurs mois de tensions sectaires, une série d'affrontements entre sunnites et chiites hommes armés avait commencé à Beyrouth et dans ses faubourgs. Nasrallah était apparu à la télévision et avait déclaré que la sédition était proche et qu'il avait décidé de la prévenir. Dans les heures qui avaient suivi son discours, des éléments du Hezbollah s’étaient répandus à Beyrouth et  dans d'autres secteurs et ils avaient rapidement réglé la question. Ils avaient éliminé la présence de toutes les milices sunnites armées de la mouvance du Courant du Futur de l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri. On estime que des dizaines de personnes avaient été tuées.
Ces affrontements avaient ouvert la voie à une médiation arabe et internationale, qui avait abouti à une conférence entre les différentes parties libanaises à Doha deux semaines plus tard. La conférence avait débouché sur un accord pour élire comme président le commandant en chef de l'armée à l’époque, le général Michel Sleimane. 
Le discours de Nasrallah mercredi contient de nombreux éléments de ce scénario. Le Liban est à l'approche d'un vide parlementaire. Le Parlement est divisé et incapable de s'entendre sur une nouvelle loi électorale. Les tensions de sécuritaires s’accroissent parallèlement aux tensions politiques. Il ya cependant un élément manquant dans la situation actuelle. À savoir qu’aucun pays de la région n’est en capacité de jouer un rôle de médiation, à la suite de la forte polarisation causée par la guerre en Syrie. L'Occident en général souhaite la stabilité au Liban, mais pas au point d’investir beaucoup d'efforts pour assurer cette stabilité. Par conséquent, la situation actuelle est très volatile et les choses évoluent d'heure en heure. 

Jean Aziz est journaliste contributeur pour  Al-Monitor 's Pulse Liban. Il est chroniqueur à  Al-Akhbar , le journal libanais, et l'animateur d'un talk-show politique hebdomadaire sur OTV, une chaîne de télévision libanaise. Il enseigne également la communication à l'université américaine de la technologie et à l'Université Saint-Esprit de Kaslik au Liban.

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lundi, février 25, 2013

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Règles de déontologie journalistique applicables dans le cas de la Syrie


Le règlement politique de la crise syrienne semble avancer et c'est sans doute la meilleure solution aussi bien pour la population que pour le pouvoir en place ou pour la coalition d'opposition dont l'influence est sûrement plus  grande du côté turc de la frontière que du côté syrien. Et qui a surtout une existence médiatique.
Justement, As'ad AbuKhalil, alias Angry Arab, nous explique ce qu’est la déontologie journalistique quand il s’agit de couvrir les troubles qui secouent la Syrie.
Des principes qu’il expose ici, découle une pratique du journalisme qui prétend nous renvoyer une image des évènements correspondant peu ou prou à la réalité alors que cette image est surtout faite de faux semblants.
Sur le plan militaire d’abord, avec ces annonces régulières de prises «décisives» de routes, d’aérodromes et même d’un barrage. Des victoires qui s’avèrent sans lendemain voire même purement imaginaires.
Sur le plan politique ensuite, avec une opposition en exil qui s’avère être de plus en plus une coquille vide dont la composition est supposée refléter la diversité politique, ethnique et religieuse de la Syrie comme se la figurent les Occidentaux mais qui ne correspond pas à  grand chose sur le terrain syrien. Un terrain où l’opposition militaire réelle au pouvoir est le fait de brigades islamistes, notamment celles qui sont liées aux Frères Musulmans.
Si ces forces aspirent à représenter une alternative au régime en place, il ne s’agit en aucun cas d’une alternative démocratique. Mais comme on l’a dit, la situation militaire fait que cette alternative au régime syrien ne semble pas sur le point de renverser ce dernier.
Ce qui nous amène au dernier point qui est, en dépit de quelques défections, la  cohésion d’ensemble du régime, qui n’est pas un régime alaouite comme on le prétend, tant s’en faut.
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Cette cohésion est un des facteurs de la résistance de ce pouvoir aux coups de boutoir qui lui sont assénés par des forces qui sont loin d’être toutes syriennes puisque des tueurs sont venus de l’ensemble du monde musulman et même non musulman pour participer à la curée.
L’autre facteur de la résistance de ce pouvoir, c’est l’absence d’insurrection populaire. En effet, partout où le pouvoir est resté présent, c’est-à-dire sur l’essentiel du territoire, la vie suit son cours avec bien sûr les souffrances qu’endure la population d’un pays mis sous embargo et dont l’économie a été en grande partie ravagée, voire pillée par les prétendus révolutionnaires comme on l’a vu à Alep.
Ce fait est d’autant plus remarquable que l’armée syrienne, il faut le rappeler, est constituée en grande majorité de conscrits et qu’on ne peut pas forcer bien longtemps des appelés à tirer sur leurs propres concitoyens. Un pays comme les Etats Unis avait même pu s’apercevoir qu’il était difficile de forcer très longtemps des conscrits à tuer des étrangers, même quand ils n’ont pas la même couleur de peau. 
Comment couvrir la Syrie depuis Beyrouth et le Liban
par As'ad AbuKhalil, Al-Akhbar (Liban) 25 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
En se fondant sur la couverture de la Syrie dans la presse des Etats Unis, il est possible d’identifier certaines caractéristiques de cette couverture depuis Beyrouth. 
1. Ecrivez les articles mais appuyez vous sur des pigistes locaux sous payés qui peuvent assurer la traduction et l’interprétation pour vous. 
2. Appelez le service de presse d’Hariri et les services de presse des organisations de Syriens en exil dès votre arrive dans la ville. 
3. Vous n’avez pas besoin de sortir de chez vous: le boulot nécessite d’utiliser abondamment Skype. Vous n’avez pas besoin de chercher des adresses Skype : les services de presse d’Hariri et ses alliés dans l’opposition syrienne en exil vous donneront des noms et pourront même en inventer pour vous.
4. C’est bien de montrer de la sympathie pour les organisations syriennes armées et de l’émotion dans vos reportages, exactement comme il n’est pas bien de montrer de l’émotion quand on couvre le côté arabe du conflit arabo-israélien. 
5. Traitez largement de la souffrance humaine, sauf quand elle est causée par les groupes armés syriens eux-mêmes. 
6. Ne citez pas les vrais chefs des organisations syriennes en exil qui sont dominées par les islamistes: citez par contre des Syriens qui résident dans des pays occidentaux afin de donner un visage occidentalisé à l’opposition syrienne en exil. 
7. Essayez de minimiser le rôle de la Turquie, du Qatar et de l’Arabie Saoudite aux côtés des organisations armées syriennes. 
8. N’hésitez pas à vous engager dans des campagnes de collecte de fonds dans vos articles en faisant référence constamment à la pauvreté des groupes armés et à leurs carences en armes et en équipement. 
9. Essayez de montrer l’humanité des groupes armés: des photos d’enfants soldats devraient souligner le fait que ce sont d’abord des enfants après tout et qu’ils représentent la face humaine des groupes armés [comme peut-être cet adolescent Libyen qui résidait en Irlande et qui a été tué au combat en Syrie à l'âge de 16 ans]. 
10. Ne parlez pas avec les deux parties au conflit. Un côté (celui qui est soutenu par le Qatar et l’Arabie Saoudite) est suffisant. 
11.Rappelez-vous: les voitures bourrées d’explosifs ne sont pas une mauvaise chose quand elles sont utilisées par le camp soutenu par les Etats Unis. Les voitures piégées ne sont des armes destructrices haineuses que quant elles sont utilisées par des ennemis des Etats Unis.12. Dans les articles sur une intervention étrangère en Syrie, rappelez-vous qu’une intervention par l’Arabie Saoudite, le Qatar, Bahreïn, la Turquie, la Jordanie, la Libye, l’OTAN, Israël, l’UE et les Etats Unis n’est pas vraiment une intervention. C’est simplement un geste humanitaire et de bonne volonté. Intervention militaire réfère seulement à la Russie, à l’Iran et  au Hezbollah. 
13. Quand vous traitez de l’intervention libanaise en Syrie, souvenez-vous qu’on ne parle que du Hezbollah. L’intervention (militaire ou autre) des organisations hariristes et salafistes ne compte pas et ne justifie pas une intervention [pour y mettre fin].
14. Rappelez-vous que l’étalon en matière de professionnalisme journalistique dans la couverture de la Syrie est représenté par les medias des princes Saoudiens et de la famille Hariri. 
1. Les rumeurs et les inventions répandues par les médias saoudiens et d’Hariri sont «bonnes à imprimer» si elles servent les objectifs de la propagande de la coalition emmenée par les Etats Unis. 
16. Les préjugés contre les Alaouites et la lecture sectaire sont essentiels à la compréhension du conflit. SVP, parlez de tous les Alaouites, bébés compris, comme de Shabiha. Ce qui rendra plus facile de justifier leur assassinat par les groupes armés. 
17. Faites de votre mieux pour dissimuler le poids d’un leadership islamiste fanatique et l’affiliation des groupes armés. Essayez plutôt de trouver quelqu’un qui porte des jeans et affirme parler au nom de l’unité militaire libérale et «laïque» [secular]. 
18. Toute histoire relative à la défection d’une personne, même un simple soldat ou le chauffeur d’un petit cadre d’une usine locale de traitement des déchets devra être couverte très largement. 
19.  Oublions SVP notre ancienne hostilité envers al-Jazeera. Al-Jazeera a changé maintenant et nous la considérons maintenant comme une télévision exemplaire qui représente la merveilleuse propagande de la famille royale du Qatar.
20. La famille Hariri vous fournira des noms et des numéros de téléphone de ses homes dans les services de sécurité intérieure du Liban et de ceux qui acceptant de livrer toute information ou rumeur qui va contre les intérêts du Hezbollah et vous pouvez citer ces personnes comme de «hauts responsables du gouvernement libanais en matière de sécurité.» 
21. Les intérêts et la propagande d’Israël devront être fortement représentés dans la couverture du conflit, et Israël devra être présenté comme l’ami du peuple syrien, malgré son occupation [du Golan] et ses attaques en territoire syrien.
22. Exactement comme dans le cas de la couverture de presse de l’opposition irakien en exil avant 2003, souvenez-vous SVP que toutes les personnalités de l’opposition syrienne en exil sont intelligents, éloquents (même dans le cas de Cicéron de Syrie) et vraiment drôles. 
23. En parlant des armes chimiques syriennes, ne mentionnez pas SVP l’arsenal israélien d’armes de destruction massive. Au contraire, pour que les Israéliens passent encore pour des victimes, choisissez des photos d'Israéliens posant avec des masques à gaz à chaque fois que vous écrivez sur l’armement chimique syrien. 
24. Rappelez-vous, vous êtes là pour remonter le moral et pas seulement pour “couvrir” les évènements. Vous devez écrire chaque semaine quelque chose sur la chute imminente du régime de Bachar et sur les rebelles qui sont sur le point de contrôler le centre ville de Damas. 
25. Il est important de rappeler aux lecteurs que 99 % de la population syrienne soutient l’action des Etats Unis et d’Israël en Syrie et que 99 % d’entre elle s’oppose farouchement au régime. Seuls des scélérats et des voyous persistent à soutenir le régime. 
26. A l’appui du succès de l’opposition syrienne à obtenir du soutien parmi toutes les minorités en Syrie, le service de presse d’Hariri à Beyrouth vous donnera les numéros de téléphone d’un Druze, d’un Chrétien, d’un Kurde et même d’un Alaouite qui sont contre le régime. 
27. La connaissance de la langue arabe – comme toujours quand on traite du Moyen Orient – n’est pas nécessaire du moment que vous savez reconnaître un sandwich au falafel.

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mercredi, février 13, 2013

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Burgas - Melbourne: les révélations sur l'affaire du "suicidé" du Mossad ne doivent rien au hasard


La presse nous parle de ce ressortissant australien décédé en 2010 à l’âge de 34ans dans les geôles de l’entité sioniste où il se serait suicidé.

Ben Zygier, alias Ben Alon ou Ben Allen, était, nous dit-on, détenu dans le plus grand secret pour une raison inconnue mais qui aurait un rapport avec son activité pour le compte du Mossad, les services secrets de l’entité sioniste. Une hypothèse voudrait que cette personne, après avoir quitté ses antipodes natales aurait fait son retour à Sion pour se mettre au service de ce qu’il considérait comme sa véritable patrie.
Ben Zygier, alias Ben Alon, alias Ben Allen
Ben Zygier, alias Ben Alon, alias Ben Allen
Une des hypothèses proposées sur la toile est que Ben Zygier aurait trahi (pas l’Australie mais le régime sioniste) ou aurait été à l’origine de fuites relatives à l’affaire de l’assassinat à Dubaï d’un cadre du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh.

Quoi qu’il en soit, ce qui semble incommoder les observateurs, c’est que ce citoyen Australien ait pu être gardé au secret, sans possibilité de communiquer avec quiconque et sans que sa détention ait fait l’objet d’un acte de procédure pénale public.

Ainsi, en 2010 déjà nous informe Le Monde:
"Il est insupportable de voir que dans un pays démocratique les autorités peuvent arrêter des gens dans le secret le plus total pour les faire disparaître de la scène publique, sans que personne soit tenu au courant de rien", écrivait notamment l'Association israélienne des droits de l'homme.
On a en trois lignes les plus énormes poncifs sur l’entité sioniste, notamment que ce serait un pays démocratique ( !) où donc personne ne saurait être détenu au secret. Ces quelques lignes sont d’ailleurs suivies d’autres à la gloire des députés du parlement sioniste qui ont brisé le secret d’après le journal parisien.
Il est pourtant clair que nous sommes là devant un secret de Polichinelle. En effet, selon le journal australien The Age cité par L’Express :
Ben Zygier serait le fils de Geoffrey Zygier, directeur de la B'nai B'rith Anti-Defamation Commission, et l'un des dirigeants de la communauté juive de Melbourne. Sa dépouille a été expédiée en Australie une semaine après son décès, mais sans que l'on sache alors qu'il était le "prisonnier X".
Vous l’aurez compris comme moi, on ne peut pas garder au secret le fils d’une grosse pointure du lobby sioniste sans que cette dernière soit au courant. Où alors on éviterait de lui renvoyer la dépouille de son fils qui n’a semble-t-il pas reçu l’autorisation d’être ensevelie dans la prétendue patrie du «peuple» juif.

L’Express nous indique aussi que :
L'affaire commence aussi à rebondir en Australie où les spéculations vont bon train sur le silence des autorités australiennes sur l'affaire. Qu'en savaient-elles exactement?
Oui, qu’en savaient-elles au juste ?

Sur le site d’ABC News, qui a sorti l’affaire en Australie, on peut lire :
Quand il a été informé des détails de l’enquête de notre correspondant à l’étranger, le ministre des affaires étrangères Bob Carr a déclaré être préoccupé par ces assertions.
“Je suis évidemment troublé par ces allégations,” a déclaré le sénateur Carr.
 “On n’a pas attiré mon attention sur cette affaire. Je n’ai pas de réticence à chercher à avoir une explication de la part des autorités israéliennes sur ce qui est arrivé à M. Allen et sur leur position à ce sujet.
«Le problème est qu’on m’a informé que nous n’avons eu aucun contact avec sa famille [et] qu’il n’y a eu aucune demande d’assistance consulaire pendant la période où est présumé avoir été en prison.»
Le sénateur Carr affirme qu’en l’absence de plainte de la part de la famille de M. Zygier, il n’y a pas grand-chose que le gouvernement puisse faire.
On apprend donc de la bouche du ministre que la famille du suicidé ne s’est jamais manifestée auprès du gouvernement de son pays.

Or, ce sont des gens et des organisations qui peuvent donner un retentissement mondial à la moindre croix gammée tracée sur le mur d’une école ou d’une synagogue (acte certes répréhensible mais le plus souvent à resituer dans sa dimension réelle).

A ceux qui se demandent pourquoi ce silence de la famille, je dirai que la réponse est évidente.

Pour le reste, le ministre tient des propos typiques de quelqu’un qui a été domestiqué par le lobby sioniste. Ne nous dit-il pas  dans une formulation étrange qu’il n’a «pas de réticence» à aller demander des explications au gouvernement alors qu’un responsable politique digne de ce nom aurait parlé d’exiger des éclaircissements ou quelque chose de ce genre.

Il nous dit de toute façon que son gouvernement n’était pas au courant de cette affaire.
Le problème est que c’est faux et que Bob Carr, volontairement ou pas, n'a pas dit la vérité.

On peut ainsi lire dans The Age :
Le ministre des affaires étrangères Bob Carr a été contraint à une volte face gênante mercredi quand il a ordonné à ses services d’enquêter sur l’affaire Zygier.
Ses services ont été obliges de rectifier des affirmations antérieures selon lesquelles l’ambassade australienne à Tel Aviv ignorait tout de l’affaire avant le décès en prison de M. Zygier en décembre 2010 quand sa famille – une famille juive influente de Melbourne – a demandé le rapatriement de son corps.
Dans une révélation qui soulève des questions sur le niveau d’information du gouvernement australien, le porte parole du sénateur Carr a déclaré qu’un diplomate Australien – qui n’était pas l’ambassadeur – était au courant que M. Zygier, 34 ans, était détenu par les autorités israéliennes.
La diplomatie australienne était donc au courant (voir aussi Le Point à ce sujet). Reste à savoir si le ministre Bob Carr était informé et avait choisi de faire silence ou si ses services fonctionnent de façon autonome pour ce qui touche au régime sioniste.

Cette affaire sort maintenant en Australie et c’est tout sauf un hasard.

Si les politiciens Australiens font des courbettes devant le lobby et l’Etat sionistes, il en va  différemment des services de sécurité australiens qui n’ont sans doute pas digéré l’utilisation par les services secrets sionistes de citoyens ou de documents d’identité australiens pour leurs coups tordus.

Et le passeport australien fait l’actualité en ce moment, plus précisément en Bulgarie où une enquête menée par la police bulgare avec l’aide obligeante, désintéressée et impartiale du FBI, de la CIA et du Mossad vient de conclure à l’implication du Hezbollah libanais dans l’attentat de Burgas en juillet dernier, attenta qui avait coûté la vie à plusieurs touristes de l’entité sioniste ainsi qu’à un chauffeur de bus Bulgare et à un des terroristes. Le CRIF qui nous dit lui aussi que c’était un coup du Hezbollah a peut-être eu l’occasion d’en toucher deux mots à un certain ministre de l’intérieur qui est abonné à sa cantine.

Et tenez-vous bien, deux des terroristes, d’origine libanaise, étaient munis l’un d’un passeport canadien, l’autre d’un passeport australien. Et ces terroristes ne circulaient pas avec de faux passeports mais avec d’authentiques documents de voyage  portant leurs vrais noms!

 Nous savons pourtant bien, et les services secrets australiens aussi, qui est capable d’obtenir de vrais passeports et de la "main d'oeuvre" dans pratiquement n’importe quel pays occidental pour s’en servir afin de perpétrer des actions criminelles.

C’est leur propre gouvernement que ces services secrets australiens ont cherché à mettre au pied du mur, n’ayant sans doute pas digéré la découverte qu’une fois de plus des papiers d’identité australiens, et peut-être un ou des ressortissants australiens, avaient servis au Mossad dans l’exercice de ses basses œuvres. 





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vendredi, février 08, 2013

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Un journaliste (un de plus) sommé de s'excuser par le lobby sioniste


L’entité sioniste a lancé une offensive pour faire inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations reconnues comme terroristes par l’Union Européenne .
Cette offensive a en fait commencé en juillet 2012 avec un attentat en Bulgarie pour lequel le régime sioniste avait immédiatement pointé du doigt l’organisation libanaise.
L’intuition du régime sioniste a effectivement été confirmée depuis par une longue et patiente enquête que les autorités bulgares ont mené avec "l’aide" multiforme des services secrets sionistes, de la CIA et du FBI.
Autant de garanties pour une enquête impartiale !
La France qui semble avoir trouvé là un moyen d'affaiblir un allié du régime syrien, s'est empressée de souscrire aux conclusions de cette enquête bidonnée. Le PS est décidément bien le parti sioniste et non le parti socialiste.
Même si les conclusions étaient écrites à l’avance, le gouvernement bulgare a cependant eu du mal  à se jeter à l’eau et à accuser le Hezbollah. Il l’a fait tout récemment, avec réticence cependant, en faisant porter le chapeau à l’aile militaire du Hezbollah, comme si cette aile militaire agissait indépendamment de la direction politique de ce parti.
Alors pourquoi les autorités bulgares ont-elles opté pour cette dénonciation, même en demi-teinte du Hezbollah ?
Borzou Daragahi, le correspondant pour le Moyen Orient du Financial Times avait bien sa petite idée qu’il a exprimée dans un tweet mercredi dernier : le gouvernement bulgare aurait été purement et simplement soudoyé par le régime sioniste !
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                Borzou Daragahi
Daragahi n’est pas n’importe quel journaliste et le Financial Times n’est pas n’importe quel journal non plus, ce qui fait que le tweet n’est pas passé inaperçu.
Et ce qui devait arriver arriva : un prétendu observatoire de l’honnêteté journalistique s’est fendu d’une déclaration de protestation et Borzou Daragahi a présenté derechef ses excuses.
Il faut bien entendu être sioniste ou naïf pour feindre de croire ou croire que la conscience professionnelle du journaliste ait pu être réellement mise en alerte par la déclaration d’une officine sioniste  qui n’a aucune crédibilité en matière journalistique.
On peut par contre sans difficulté concevoir que des sionistes influents au Royaume Uni ont interpellé directement la rédaction ou les actionnaires du Financial Times pour exiger les excuses en question.
En bon spécialiste du Moyen Orient, Borzou Daragahi a parfaitement compris à quoi il était confronté et s’est exécuté.

Un journaliste du Financial Times s’excuse pour son allusion selon laquelle Israël avait soudoyé la Bulgarie

Jewish Telegraphic Agency, 6 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
(JTA) -- Un correspondant du Financial Times s’est excuse d’avoir suggéré qu’israël avait pu soudoyer la Bulgarie pour qu’elle accuse le Hezbollah.
«Mes sincères excuses pour ce tweet mal venu hier au sujet d’Israël et de la Bulgarie,» a écrit mercredi sur Twitter Borzou Daragahi, le correspondant pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord du quotidien londonien.
La veille, Daragahi avait tweeté, “Je ne doute pas de la possibilité que l’Iran/le Hezbollah soit derrière l’attentat en Bulgarie, mais je pense aussi qu’Israël aurait pu payer la Bulgarie pour dire n’importe quoi.» Il avait joint un lien vers une dépêche de Reuters citant le ministre Bulgare de l’intérieur Tsvetan Tvestanov qui imputait à des agents du Hezbollah l’attentat contre un autobus le 18 juillet 2012 à Burgas, qui avait causé la mort de 6 personnes dont cinq touristes Israéliens.
“Nous avons des raisons très concrètes pour suggérer que les deux [terroristes] appartenaient à l’aile militaire du Hezbollah,» avait déclaré Tsvetanov.
Les excuses de Daragahi sont intervenues après une déclaration sévère au sujet de ses propos par HonestReporting, un observatoire des médias basé en Israël.
 «Il est honteux de la part de quelqu’un qui se dit journaliste de donner dans la conspiration bon marché,»  a déclaré Joe Hyams, directeur d’HonestReporting dans un texte publié sur le site web de l’organisation.
Fondé en 1888, le Financial Times a une audience quotidienne moyenne  combinée de 2,1 millions de lecteurs dans le monde entier pour ses éditions papier et internet.

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mercredi, janvier 16, 2013

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Réfugiés Syriens au Liban, l'exemplarité du Hezbollah


Je ne ferai pas de commentaires

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Nord Liban: un réfugié Syrien construit une maison avec des palettes de manutention
Les actions du Hezbollah libanais pour aider les Syriens qui fuient la violence dans leur pays
par David Enders, McClatchy Newspapers (USA) 14 janvier 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
Malgré son soutien sans faille au régime syrien ces deux dernières années, l’organisation militante chiite Hezbollah aide dans la discrétion les Syriens qui sont au Liban – même ceux qui ne soutiennent pas sa ligne politique.
“Nous aidons les réfugiés depuis le début des évènements en Syrie,’’ déclare Imad al Wahda, un représentant du Hezbollah dans cette ville du sud Liban qu’on considère comme étant un bastion du parti. 
“Nous avons donné l’accès à plus de 2 000 maisons et appartements à Nabatiyeh et les villages alentours,’’ explique al Wahda. ‘’Certaines maisons accueillent deux ou trois familles.’’
L’organisation apporte une aide semblable à des réfugiés dans d’autres régions du pays, alors même que, selon des informations, ses combattants se battraient du côté du gouvernement syrien [une accusation de l’opposition syrienne et des pro Hariri jamais étayée par aucune preuve, NdT].
Fondé au début des années 1980, le Hezbollah est aujourd’hui la première force politique libanaise, un statut qu’il doit en partie à son action sociale en faveur de la communauté chiite longtemps déshéritée, qui forme la principale communauté religieuse du pays. En Syrie et dans le monde arabe, la popularité du Hezbollah a atteint des sommets en 2006 quand la milice de l’organisation avait tenu en échec une invasion du pays par les troupes israéliennes. 
Six ans plus tard, certaines des personnes qui adulaient l’organisation auparavant la dénoncent maintenant à cause de son soutien au président Syrien Bachar al-Assad qui appartient à la secte alaouite, une branche du chiisme. Les rebelles hostiles à Assad sont presque tous issus de la majorité musulmane sunnite du pays, dont beaucoup accusent les Alaouites de pratiquer une discrimination contre les Sunnites tout au long des quarante années d’exercice du pouvoir par la famille Assad.
Le Hezbollah a certainement tiré avantage du pouvoir de Assad en Syrie, et la chute de ce dernier rendrait probablement plus difficile sa domination au Liban. Une bonne partie de l’armement lourd du Hezbollah est venu d’Iran via la Syrie, et la défaite d’Assad par les militants sunnites pourrait encourager les Sunnites du Liban à relever la tête.
Mais alors que les quelques déclarations publiques du mouvement ainsi que sa presse et sa propagande ont largement collé aux positions du gouvernement syrien pendant les 22 mois du soulèvement, l’action d’assistance humanitaire de l’organisation ne semble pas s’inscrire dans cette ligne devant les centaines de milliers de Syriens qui arrivent ici avec les quelques effets qu’ils ont pu emporter.
Le Hezbollah affirme même avoir aidé des immigrés Syriens qui travaillent au Liban dans la construction et dans d’autres secteurs des services à faire venir leurs familles. 
“Nous payons parfois la course de leur taxi pour qu’ils rentrent en Syrie pour ramenet leurs familles ici,’’ affirme al Wahda. 
Le mois dernier, dans une de ses rares déclarations sur la situation en Syrie, le chef du Hezbollah,Hassan Nasrallah a demandé au gouvernement libanais d’avoir une approche politique cohérente de la crise.
“Nous devrions nous intéresser aux réfugiés Syriens sur la base d’une responsabilité purement humanitaire, sans politiser cette question,” avait déclaré Nasrallah. ‘’Nous devrions accorder notre attention aux familles déplacées, quelles que soient leurs opinions politiques.’’
Tandis que la majorité des Syriens au Liban se sont réfugiés dans des régions dominées par la même secte que celle à laquelle ils appartiennent, le Hezbollah assiste en fait les déplacés qu’ils soient sunnites ou chiites.
“Mon mari cherche du travail,’’ explique Umm Ibrahim, une Sunnite de 22 ans, mère de trois enfants, qui se fait appeler de ce surnom qui signifie ‘’Mère d’Ibrahim’’ lorsqu’elle parle avec la presse parce qu’elle craint pour la sécurité de ses proches restés en Syrie. ‘’Il n’y a plus de travail en Syrie.’’
Umm Ibrahim partage les quatre pièces d’un appartement avec 20 personnes. Elle a récemment emmené son fils se faire vacciner dans un hôpital géré par le Hezbollah.Elle dit que quand sa famille est venue à Nabatiyeh il y a quatre mois de ça, le Hezbolah leur a aussi donné des draps et des poêles de chauffage.
‘’Nous pensions que nous n’étions ici que pour un mois,’’ dit-elle.
C’était avant que son quartile d’Alep, la plus grande ville de Syrie, se transforme en ligne de front.
 ‘’Je ne sais pas ce qui est arrivé à notre maison,’’ dit-elle. ‘’La maison de mes parents a été pillée et détruite. La maison de ma sœur a été détruite par un bombardement.’’
Umm Ibrahim n’a exprimé de soutien pour aucun des camps qui s’opposent en Syrie, mais elle a utilisé la désignation ‘’Armée Syrienne Libre’’ pour parler des rebelles. Elle n’a pas hésité non plus à le faire en présence d’un officiel du Hezbollah, alors même que les partisans du régime syrien tendent à utiliser l’expression ‘’groupes armés’’ ou ‘’terroristes’’ quand ils parlent des rebelles, reprenant ainsi la terminologie du gouvernement syrien.

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