samedi, janvier 07, 2012

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L'intensification de la guerre économique contre l'Iran


Je ne ferai pas de commentaires sur ce papier de Pepe Escobar sauf pour dire que le chantage qu’exerce un pays de merde sur les élus des Etats Unis a eu et aura encore des conséquences désastreuses pour le monde. Et pour les Etats Unis eux-mêmes.
Et que Pepe Escobar omet quand même de signaler que la position de l’occident sur ce qui se passe en Syrie a un lien direct avec la volonté d’accroître l’isolement de l’Iran dans la région.

par Pepe Escobar, Asia Times (Hong Kong) 6 janvier 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

NEW YORK – Je vous propose un cours accéléré sur la manière de ruiner encore plus l’économie mondiale

Un amendement crucial au National Defense Authorization Act signé par le président des Etats Unis Barack Obama le dernier jour de l’année 2011 – alors que personne n’y prêtait attention – impose des sanctions à tout pays ou entreprise qui achète du pétrole iranien et le paye via la banque centrale de l’Iran. A partir de cet été, quiconque aura interdiction de faire des affaires avec les Etats Unis.

Cet amendement – en pratique, une déclaration de guerre économique – vous a été offerte par l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), sur instructions directes de la machine de propagande israélienne qui a essayé de le rationaliser en le présentant comme le plan B de l’administration Obama dans son opposition au déclenchement unilatéral, par les chiens de guerre israéliens, d’une guerre contre l’Iran et son supposé programme nucléaire militaire.

La stratégie de départ des Israéliens était cependant encore plus hystérique – elle consistait à empêcher n’importe quel pays ou entreprise de payer du pétrole iranien importé avec de possibles exceptions pour l’Inde et la Chine. Par-dessus le marché, les Américains pour Israël avant tout [American Israel-firsters] voulaient persuader tout un chacun que cela n’entraînerait pas de hausse continue des cours du pétrole.

Faisant une fois de plus de l’étalage de leur incomparable capacité à se tirer une balle dans le pied, les gouvernements de l’Union Européenne (UE) discutent de la poursuite ou de l’arrêt des achats de pétrole iranien. La question existentielle qu’ils se posent est devrions-nous boycotter dès maintenant ou attendre quelques mois. Aussi inévitable que la mort ou l’impôt, le résultat a été – what else – une augmentation des prix du pétrole. Le baril de Brent oscille autour de 114$ et il ne peut aller qu’à la hausse.

Donnez-moi du brut en temps voulu

L’Iran est le deuxième plus grand producteur de l’Organisation des Pays Exportateurs de pétrole (OPEP) et exporte jusqu’à 2;5 millions de barils par jour. Environ 450 000 de ces barils sont destinés à l’Union Européenne – deuxième plus important marché pour l’Iran après la Chine.

Le bureaucrate sans visage aux ordres, le commissaire européen à l’énergie Gunther Ottinger, raconte que l’UE peut compter sur l’Arabie Saoudite pour compenser l’arrêt de l’approvisionnement en Iran.

Tout expert pétrolier qui se respecte sait que l’Arabie Saoudite n’a pas nécessairement la capacité supplémentaire nécessaire. De plus, et c’est très important, l’Arabie Saoudite a besoin de gagner beaucoup d’argent grâce à un pétrole cher. Parce que, après tout, la dynastie contre révolutionnaire des Saoud a salement besoin de cet argent pour acheter la paix sociale auprès de ses sujets pour qu’ils rejettent toute idée d’un printemps arabe local.

Ajoutez à ça la menace de Téhéran de bloquer le détroit d’Ormuz, empêchant ainsi 1/6ème du pétrole mondial et 70 % des exportations de l’OPEP de rejoindre le marché ne nous étonnons pas si les courtiers en pétrole dans le monde s’affairent à acquérir autant de pétrole que possible.

Oubliez le pétrole au prix abordable de 50 ou même 70$ le barils. Le prix du pétrole pourrait bientôt atteindre 120$ et même 150$ le baril cet été, exactement comme au moment de la crise de 2008. Rappelons en passant que l’OPEP n’a jamais extrait autant de pétrole que maintenant depuis fin 2008.

Alors ce qui a commence comme un engin explosive improvise place sur le bord de la route par les israéliens a maintenant évolué en multi-attentat suicide économique qui vise des pans entiers de l’économie mondiale.

Ne nous étonnons pas si le président de la commission parlementaire iranienne pour lé sécurité nationale et la politique étrangère Al’eddin Broujerdi a averti que l’Occident avait sans doute commis une « erreur stratégique » avec ces sanctions pétrolières.

Traduction: au train où vont les choses, le résultat de la manœuvre sera une profonde récession mondiale en 2012.

Obama lance les dés

En premier lieu, Wahington avait fait savoir que les sanctions contre la banque centrale iranienne «n’étaient pas sur la table». Après tout, l’administration Obama elle-même savait bien qu’elles auraient eu pour effet de faire monter les prix du pétrole en flèche et auraient garanti un aller simple ver plus de récession mondiale. Le régime iranien, qui plus est, aurait tiré encore plus de revenus de ses exportations pétrolières.

Pourtant, le combo Bibi – AIPAC n’a pas eu de mal à imposer l’amendement via ces Mecques des Israël avant tout que sont le Sénat et le Congrès des Etats Unis – alors même que le Secrétaire d’Etat au Trésor Tim Geithner s’y opposait expressément.

L’amendement qui vient d’être adopté pourrait ne pas représenter les «sanctions paralysantes» exigées bruyamment par le gouvernement israélien. Téhéran va ressentir la pression – mais pas à un niveau insupportable. Seuls pourtant ces irresponsables qui siègent au Congrès des Etats Unis – méprisés par une écrasante majorité des Américains selon nombre de sondages – pouvaient vraiment croire qu’ils pouvaient retirer 2,5 millions de barils/jour d’exportations pétrolières iraniennes du marché mondial sans conséquences dramatiques pour l’économie du monde.

L’Asie a de plus en plus besoin de pétrole – et elle continuera à en acheter à l’Iran. Et les cours du pétrole continueront de flirter avec la stratosphère.

Alors pourquoi Obama l’a-t-il signé? Pour l’administration Obama, tout maintenant n’est plus que calcul électoral. Ces cinglés complets du cirque présidentiel républicain – à l’exception honorable de Ron Paul – promettent une guerre contre l’Iran s’ils sont élus – et des pans importants de l’électorat sont assez paumés pour gober ça.

Personne, cependant, ne se livre aux calculs élémentaires qui amènent à conclure que les économies européenne et américaine n’ont certainement pas besoin d’un pétrole flirtant avec le niveau des 120$ si on veut un minimum de reprise de l’économie.

Montrez-moi que vous en avez

A part la bande autodestructrice de l’OTAN/UE en phase terminale de crise, tout le monde va contourner cette déclaration israélo-américaine de guerre économique :

- La Russie a déjà annoncé qu’elle la contournerait
- L’Inde paye déjà son pétrole iranien via la Halkbank en Turquie
- L’Iran discute activement avec la Chine pour lui vendre plus de pétrole. L’Iran est le deuxième fournisseur pétrolier de la Chine, derrière l’Arabie Saoudite. La Chine paye en euros et pourrait bientôt faire ses règlements en yuan. Vers mars, ils auront signé un accord sur le nouveau prix.
- Le Venezuela et l’Iran sont associés depuis 2009 dans une banque par laquelle transitent les paiements à l’Iran pour son commerce en Amérique latine.
- Même des allies traditionnels des Etats Unis veulent déroger. La Turquie qui importe près de 30 % de son pétrole d’Iran va demander une exemption des sanctions US pour Tupras, l’importateur turc.
- Et la Corée du Sud cherchera aussi une exemption pour l’achat d’environ 200 000 barils par jour – 10 % de ses besoins – en Iran en 2012.

La Chine, l’Inde et la Corée du Sud ont toutes de complexes liens commerciaux bilatéraux avec l’Iran (le commerce Chine-Iran par exemple s’élève à 30 milliards de dollars par an et se développe). Ces échanges ne vont pas disparaître parce que l’axe Tel Aviv/Washington l’a décrété. Il faut donc s’attendre à l’éclosion de nouvelles banques privées à travers le monde en développement dans le but d’acheter du pétrole iranien.

Washington n’aura pas le cran d’essayer d’imposer des sanctions à des banques chinoises parce qu’elles traiteront avec l’Iran.

D’un autre côté, on peut saluer le courage de Téhéran. Après une campagne secrète incessante d’assassinats, d’enlèvements de savants Iraniens, d’attaques transfrontalières dans la province du Sistan-Baloutchistan, de sabotages par Israël de ses infrastructures, avec des virus informatiques ou par d’autres moyens, la violation de son territoire par des drones espions US, les menaces non stop des Israéliens et des Républicains d’une opération « choc et effroi », et la vente par les Etats Unis de 60 milliards de dollars d’armement à l’Arabie Saoudite, l’Iran refuse toujours de plier.

Téhéran vient tout juste de tester – avec succès – ses propres missiles de croisière dans le détroit d’Ormuz, entre autres lieux. Mais quand Téhéran réagit aux mesures agressives non stop de l’Occident, on l’accuse «d’actes de provocation.»

Vendredi dernier, la rédaction du New York Times était complètement séduite par les menaces du Pentagone contre l’Iran ainsi que par les appels à une «pression économique maximale.»

Pour l’essentiel, ce sont les Iraniens moyens qui souffriront – tout comme les Européens moyens endettés et frappes par la crise. L’économie des Etats Unis souffrira aussi. Et à chaque fois que l’Occident se mettra à devenir par trop hystérique, Téhéran se réservera le droit de faire grimper en flèche les prix du pétrole.

Le régime de Téhéran continuera à vendre du pétrole, il continuera à enrichir de l’uranium et, surtout, ils ne tombera pas. Comme un missile Hellfire frappant une noce pachtoune, ces sanctions occidentales échoueront lamentablement. Mais pas sans faire au passage un gros dommage collatéral – en occident même.

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lundi, novembre 14, 2011

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500 dollars qui fâchent le lobby sioniste


La communauté juive est une toute petite minorité aux Etats Unis, et en dehors de certaines villes ou Etats, son poids électoral est négligeable.
Elle est cependant incontournable pour trois raisons : 
la première est que les organisations qui constituent le lobby sioniste peuvent abonder financièrement les campagnes électorales des candidats des deux grands partis américains. Ce lobby s’incarne dans l’AIPAC mais aussi dans des organisations supposées encourager la tolérance (Anti Defamation League, Centre Simon Wiesenthal) ou la « vérification » du traitement du conflit du proche Orient par la presse etc.

Ensuite, il faut souligner que le statut de lobby national et non représentatif d’intérêts étrangers qu’est celui de l’AIPAC lui donne une marge de manœuvre dont ne dispose absolument aucun autre groupe de pression lié à un pays étranger.

Enfin, les organismes qui constituent le lobby peuvent dénoncer les traitements déséquilibrés de ce conflit, mais ils peuvent eux-mêmes faire campagne par voie de presse en diffamant tel candidat ou en menaçant de sortir des dossiers gênants. Ils ne manquent pas de ressources au  niveau de la presse écrite et audio-visuelle.

Comme je le disais, le poids électoral juif est infime sauf en certains endroits (New York, Floride notamment) mais que ce poids soit significatif ou non, l’astuce des lobbyistes consiste à faire croire qu’ils contrôlent le vote des électeurs Juifs. Or, ce n’est vrai que très partiellement, sinon ils ne s’amuseraient pas, comme ils le font le plus souvent, à subventionner et acheter les candidats des deux camps.

Ces recettes d’un succès politique qui font qu’une bande de margoulins a pu prendre le contrôle des deux chambres parlementaires, les sionistes veulent éviter qu’un autre groupe minoritaire ne les adopte. Ils savent en effet fort bien qu’il est possible à des gens relativement peu nombreux mais bien organisés et disposant d’importantes ressources financières, de contrôler certaines orientations politiques d’un grand pays (non, ils ne contrôlent pas tout)..
C’est pourquoi ils cherchent à étouffer dans l’œuf toute tentative d’organisation d’un groupe de pression concurrent, que ce groupe soit juif mais sioniste trop modéré (J-Street) ou musulman comme on peut le voir dans l’article ci-dessous.

Il n’ya pourtant guère de chances que cela arrive, pas parce que les Musulmans des Etats Unis seraient pauvres (une bonne partie d’entre eux a un revenu des plus confortables) mais parce qu’aucune institution ne parviendra à en encadrer une fraction suffisante comme le font les sionistes. Ces derniers avaient en effet non seulement  trouvé des structures communautaires préexistantes aux Etats Unis mais surtout n’avaient fait face à aucune opposition déterminée, en dehors de celle qu’ils avaient rencontrée dans la communauté juive elle-même, une opposition qui s’effacera avec l’aggravation des persécutions nazies.

par Marc Caputo, Miami-Herald (USA) 11 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaîri


Signe de la lute pour le vote juif, la campagne électorale du sénateur Bill Nelson tourne au roman policier que une contribution politique [financière NdT] faite par un militant islamiste qui a qualifié Israël de «Etat terroriste.»
L’équipe de campagne de Nelson affirme avoir rejeté ce don de 500 dollars effectué lors d’une collecte le 22 octobre par le militant Ahmed Bedier ; à cause de ses critiques virulentes contre Israël.

Mais Bedier dit qu’en premier lieu, il n’a jamais donné cette contribution. Donc il n’y a rien eu à rejeter. L’organisatrice de l’événement [la collecte], la pharmacienne d’Ocala Manal Fakhoury déclare que Bedier dit la vérité.
“Il n’a pas donné d’argent,” explique Fakhoury qui a organisé la collecte auprès de 60 personnes qu’elle a accueillies chez elle. «J’ai vu la liste» des donateurs.

Quel que soit celui qui dit la vérité, cette controverse expose le jeu d’équilibriste des politiciens quand leur nom se retrouve associé même fortuitement à celui de militants islamiques dans un Etat avec une importante et influente population juive qui penche généralement vers le parti Démocrate.

Les Républicains ont mis beaucoup d’ardeur à orienter plus de soutien juif vers le Grand Old Party en affirmant que les Démocrates étaient trop mous sur Israël.
Au moment même où la dispute Nelson – Bedier était révélée la semaine dernière par un site web de tendance conservatrice dédié à la surveillance de l’extrémisme islamique [comprenez que c’est un site sioniste et qu'il y a beaucoup d'argent à la clef pour celui qui l'anime, NdT], le président Obama s’attirait les foudres des faucons et des conservateurs Israëliens pour n’avoir pas repris le président Français Nicolas Sarkozy quand, par accident, on l’a entendu dire au président Démocrate que le premier ministre d’Israël est un «menteur.»

Nelson a fait beaucoup d’efforts pour se construire une image de pro-Israël. Des organisations conservatrices comme la Republican Jewish Coalition – liée au concurrent de Nelson, Adam Hasner de Deltray Beach, un ancien leader Républicain à l’assemblée de l’Etat – affirment que Nelson n’a pas assez soutenu Israël.

Les conservateurs ont été prompts à critiquer Nelson pour le simple fait d'être apparu à côté de Bedier, un porte parole très en vue de la communauté arabe active politiquement et en plein essor dans la région de Tampa Bay, un terrain propice à la controverse.

Bedier a acquis une certaine notoriété et infamie politiques [?!] pour ses appels publics à un traitement et à un procès équitables pour l’ancien professeur de l’université de South Florida Sami Al-Arian qui avait été accusé par une juridiction fédérale d’aider des terroristes.
Un jury avait acquitté Al-Arian de huit des accusations retenues mais n’avait pu se départager sur neuf autres chefs d’inculpation avant qu’Al-Arian plaide coupable pour l’accusation d’avoir aidé des associés d’une organisation terroriste dans des activités non violentes.
L’affaire Al-Arian  avait été, avant le verdict final, au centre de la compétition sénatoriale dans laquelle la Démocrate Betty Castor avait perdu de peu contre Mel Martinez. Castor avait été très critiquée pour ne pas avoir fait plus pour licencier Al6Arian quand il était professeur à l’époque où elle était à la tête de l’université de South Florida.
Les liens d’Al-Arian avec le djihad islamique palestinien ont été exposés publiquement pour la première fois dans une émission de la télévision publique PBS par Steve Emerson, un journaliste devenu un spécialiste du terrorisme et qui a fondé une organisation baptisée l’ Investigative Project on Terrorism.

[Marc Caputo feint d’ignorer le verdict qu’il a pourtant lui-même évoqué et la condamnation seulement sur une charge mineure dans le cadre d’un plaider coupable accepté par un Al-Arian qui n’était qu’un professeur et pas un terroriste, NdT],

Ce mercredi, l’Investigative Project on Terrorism a laissé sa marque sur la course pour le sénat de cette année en mettant en ligne un article traitant de la collecte de fonds de Nelson et qui présente Bedier comme « un militant de haut niveau lié à une des organisations politiques islamistes les plus connues.» Cette organisation est le  Council on American-Islamic Relations (CAIR), dont Bedier avait assume la direction à Tampa.

Ses détracteurs qualifient CAIR d’organisation  qui a de la sympathie pour les terroristes sur la base de preuves lors d’un procès fédéral à Dallas en 2008 sur un soutien apporté au Hamas. Les responsables de CAIR expliquent que chaque organisation régionale est autonome et qu’ils sont une organisation pour les droits civiques qui est victime de l’intolérance antimusulmane. La méfiance envers CAIR est si forte chez les conservateurs que le directeur de sa branche en Floride du Sud s’était vu empêché de devenir membre du comité exécutif républicain de Broward.

Dans son article, l’Investigative Project citait des propos du bureau et de l’équipe de campagne de Nelson selon lesquels Bedier aurait contribué à hauteur de 500 dollars, mais que le chèque avait été retourné. Un article paru peu après dans la Tampa Tribune affirmait aussi que le chèque non encaissé avait été restitué.

Bedier affirme que ça n’a pas été le cas.

«C’est un mensonge,” dit-il. « je n’ai jamais établi de chèque. Je n’ai jamais contribué financièrement pour lui. Où sont les preuves que je lui ai donné de l’argent ?»
Le porte parole de campagne de Bedier, Christopher Robinson, a refusé de parler de cette affaire et n’a donné que quelques détails succincts  par email.

Un responsable financier de la campagne de Nelson a répété que le chèque avait été retourné après qu’une recherché sur internet a révélé les déclarations de Bedier sur la pratique du «terrorisme» par Israël. Bedier avait tenu ces propos pour protester contre la manière sont Israël avait traité les Palestiniens et les Libanais durant une invasion en 2006  [et 2008-2009, NdT] pour stopper les attaques terroristes.

Se référant à la page Facebook de Bedier, l’ Investigative Project a présenté Bedier comme un co-organisateur de la collecte de fonds. Bedier le nie. L’organisatrice de l’événement, Mme Fakhoury, affirme que Bedier ne faisait pas partie de l’organisation. Fakhoury s’est associée à la nouvelle organisation caritative de Bedier, United Voices of America, qui veut accroître l’implication des minorités et des Musulmans dans la vie politique.

A la question se savoir pourquoi il assistait à l’opération de collecte de fonds s’il n’a pas donné d’argent, Bedier répond que beaucoup des personnes présentes étaient des Musulmans qui voulaient s’assurer que Nelson batte son opposant Républicain, Hasner, qui a à plusieurs reprises protesté contre CAIR et Bedier, et s’est vanté d’avoir quitté l’assemblée du parlement de Floride au moment d’une prière dite par un imam Musulman venu à l’invitation de Jim Waldman, un Juif démocrate de Coconut Creek.

“Collecter de l’argent pour le sénateur Nelson afin qu’il puisse botter le postérieur d’Adam hasner,” déclare Bedier sur sa page Facebook.

Les arguments de la campagne de Hasner  suggèrent que Nelson était satisfait d’être associé à Bedier que le sénateur a rencontré pendant l’été, avant d’être attrapé par l’Investigative Project.
«C’est une accusation politique entièrement bidon,é répond le porte parole du bureau de Nelson au Sénat, Dan McLaughlin qui, par coîncidence, avait travaillé à la campagne de Castor en 2004. « Toute sa vie, Bill Nelson a été un partisan résolu d’Israël. C’est da la diffamation politique xénophobe.»

Le porte parole d’Hasner, Rick Wilson, affirme que Nelson essaye simplement de «dissimuler son indifférence et son ignorance abyssales sur Israël. Le fait est que la politique vis-à-vis d’Israël n’est qu’un domaine de plus dans lequel Bill Nelson n’est qu’un beni oui-oui éhonté pour l’agenda du président Obama.»

Mais pour Bedier, Nelson est trop favorable à Israël.
«Le sénateur Nelson et moi-même différons sur de nombreux sujets, » explique Bedier. « Je ne partage pas ses opinions sur Israël.»




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mardi, novembre 01, 2011

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Le travail ingrat et mal payé d'un propagandiste sioniste


Ce même gouvernement des Etats Unis qui suspend sa participation financière à l’UNESCO parce qu’elle a admis la Palestine en son sein, est prêt à payer grassement des propagandistes sionistes qui cherchent à précipiter l’Amérique dans une guerre contre l’Iran qui sera forcément dévastatrice

Le Département US de la Défense a payé le directeur d’un think-tank du lobby israélien 77 883 $ pour une journée de conférences sur l’Iran
Par Maidhc Ó Cathail The Passionate Attachment (blog) 31 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
Dans sa déclaration d’intérêts présentée à la commission de la sécurité nationale de la Chambre des Représentants avant d’être auditionné sur son témoignage sur les «actions terroristes iraniennes sur le sol américain», le Dr Matthew Levitt révèle qu’il a eu
Un contrat de l’US Central Command et de l’US Army Directed Studies Office pour un montant de 77 883 dollars pour assurer une journée de conférence sur l’Iran en janvier 2010.
Levitt est le directeur du Stein Program on Counterterrorism & Intelligence, une branche du Washington Institute for Near East Policy, un think-tank créé par l’AIPAC [principale officine de lobbying sioniste], pour faire le boulot de l’AIPAC mais en ayant l’air indépendant.”
Non seulement Israël arrive à faire avaler sa propagande contre l’Iran au Pentagone, mais elle se fait même payer grassement pour ça en plus.
 

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lundi, août 08, 2011

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Des parlementaires Américains: la crise de la dette des Etats Unis? Quelle crise?

A ceux qui croient ce qu’ils entendent ou lisent dans les informations, je dis : détrompez-vous, il n’y a pas et il n’y a pas eu de crise financière aux Etats Unis en relation avec la dette de ce pays.
Les débats parlementaires sur le relèvement du plafond d’endettement de l’Etat fédéral ?

Du bidon tout ça, et je ne comprends pas du tout l'inquiétude des responsables poitiques, des économistes ou encore de ceux qui exercent dans la finance

La preuve, c’est que le gros sujet d’intérêt des parlementaires US en ce mois d’août, c’est l’entité sioniste.

En effet, le blog Politico, qui cite le Jerusalem Post, nous rapporte que pendant les trois semaines de pause estivale, pas moins de 81 parlementaires élus au Congrès des Etats Unis (55 Républicains et 26 Démocrates) vont séjourner dans l’Etat sioniste.  Les leaders des groupes parlementaires des deux partis seront à la tête de leurs délégations respectives.
Politico observe que ce sont 20 % des élus à la Chambre des Représentants qui iront faire acte de soumission à Tel Aviv.
L’American Israel Education Foundation, une organisation ce bienfaisance liée à l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), sponsorise ces visites. L’organisation fait venir des délégations du Congrès pour des voyages de ce type tous les mois d’août.
Aucun autre groupe de lobbying représentant des intérêts étrangers, ne pourrait effectuer ce genre d’opération car les élus s’attireraient immédiatement la suspicion non seulement de l’opinion mais des services de sécurité. L’AIPAC le peut car il a pu éviter dans des circonstances qui restent troubles de devoir s’enregistrer comme représentant d’une puissance étrangère.

Cet article a suscité quelques commentaires comme celui-ci :
Pourquoi nos représentants visitant-ils Israël ? ne nous représentent-ils pas ? Ou représentent-ils Israël ?
Au lieu d’aller en Israël pendant la pause estivale, ils devraient être en session [extraordinaire] à travailler sur le budget de l’an prochain de sorte à résoudre les « problèmes de dépenses » de notre nation.Content de savoir ce qui est vraiment important pour nos élus, des voyages gratuits en Terre Sainte.

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dimanche, octobre 17, 2010

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Ce qu'on appelle débat électoral aux Etats Unis

Ce post vient dans le droit fil du précédent. Il nous rappelle aussi un autre "débat" électoral aux Etats Unis où, comme ici, la discussion ne portait pas sur la crise financière ou les problèmes de logement mais sur le soutien suffisant ou pas apporté à au squat juif installé en Palestine. On pense irrésistiblement à ce député-maire Français qui expliquait avec passion à son auditoire que l'entité sioniste était plus importante que le débat sur la réforme du système  de retraite.
Yitzhak Benhorin, le journaliste du Yediot qui nous relate ce débat surréaliste ne le dit certes pas, mais la toute première phrase de son papier donne  l'impression qu'il est sincèrement sidéré par l'étendue de la bêtise des Américains.


Israël occupe une place centrale dans la campagne électorale en Illinois

Dans la compétition en Illinois pour le siège au Congrès - un affrontement entre deux candidats Juifs - Israël s'est frayé un chemin au sommet de l'agenda politique. Le thème du concours: Qui en fait plus pour la protection des intérêts juifs?
par Yitzhak Benhorin, Yediot Aharonot (Sionistan) 17 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Oubliez la crise financière; dans le 9ème district électoral en Illinois, c'est Israël qui a pris la place centrale dans la campagne électorale. Un candidat Juif a tenté de convaincre son électorat majoritairement juif que son concurrent Juif n'en avait pas fait assez pour protéger l'intérêt juif.

Le 9è district électoral pour le Congrès, qui recouvre les banlieues nord de Chicago, sont une zone comportant une importante population juive. De manière prévisible, les deux candidats sont Juifs. La candidate démocrate est l'élue au Congrès sortante Jan Schakowsky, une modérée dont la réélection semble assurée. En course contre elle, le républicain Joel Pollak, 33 ans, un Juif orthodoxe avec des conceptions conservatrices qui l'ont amené à s'en prendre à sa concurrente en mettant la question d'Israël au centre de la campagne.

'Ma préoccupation: Israël'

Pollak a l'habitude de transporter avec lui une carte du Proche Orient dans ses déplacements électoraux, et de la montrer aux électeurs. La semaine dernière, il avisitéla synagogue réformée de B'nai Jehoshua Beth Elohim à Deerfield en Illinois, qui accueillait un débat entre les deux candidats. Il a déployé la carte Google en sa possession et annoncé au public: "Ce soir, je vais surtout m'intéresser à Israël".

Ce fut un débat significatif qui a été répercuté par la presse nationale, même par de grands organes de presse comme le New York Times. Pollak a demandé aux personnes présentes de dire s'ils remarquaient la frontière entre Israël et les territoires de l'Autorité Palestinienne. Il a affirmé que les électeurs devaient comprendre le problème et envoyer un élu au Capitole capable de protéger l'Etat juif. Selon lui, l'élue sortante n'en fait pas assez pour Israël.

Le principal obstacle pour Pollak est que Schakowsky a été qualifiée de "casher" par la communauté pro-israélienne, et l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), un important groupe de pression, a fait l'éloge se son travail.
 
Le fait qu'on la connaisse pour son soutien à la politique moyen orientale du président US Barack Obama n'a pas encore affaibli sa popularité au sein de l'électorat juif.

La compétition Pollak-Schakowsky n'est pas le seul affrontement où Israël se trouve au centre de l'attention; dans le 10ème district vosin de Chicago nord, Israël est une question importante dans la course entre le candidat républicain au Congrès Robert Dold et son opposant démocrate Dan Seals.

Israël est un sujet qui intervient également souvent dans la lutte pour le siège au Sénat qu'occupait Obama avant son élection à la présidence. Le républicain Mark Kirk, qui a un impressionnant état de services en faveur d'Israël; attaque constamment son concurrent démocrate Alexi Giannoulias en essayant de le présenter comme anti-Israël. De son côté, Giannoulias, peu à l'aise, réfute cette accusation.

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mercredi, juin 23, 2010

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Hasbara, lobby sioniste, Turquie et génocide arménien


Dans les commentaires qui apparaissent sur ce blog, nous voyons en temps réel l'évolution de l'argumentaire de la hasbara sioniste. C'est le même argumentaire, concocté par les parrains de la hasbara, qui nous est resservi par des exécutants dociles. Vous trouverz les mêmes thèmes et les mêmes arguments en Belgique, en Angleterre, au Canada, en Espagne, aux Etats Unis etc. Les internautes sionistes qui se chargent de mon blog, après avoir en effet utilisé les Bahais d'Iran pour étayer leurs arguments, s'en prennent maintenant à la Turquie, en particulier au traitement que son gouvernement ferait subir aux Kurdes. Or ce traitement leur indifférait jusqu'aux prises de position du premier ministre Turc puis à l'assaut contre la flottille pour Gaza et ce qui s'en est suivi au plan politique entre Ankara et les chefs du gang sioniste. Oui, car aujourd'hui encore, la coopération militaire entre Ankara et Tel Aviv se poursuit à un rythme moindre avant peut-être de se terminer. Il est cependant presque certain que la Turquie ne sera plus un des principaux débouchés de l'industrie sioniste d'armement.
Cette référence aux Kurdes relativement à la Turquie nous dit tout sur la mentalité sioniste Pour les sionistes, ne compte que ce qui est conforme à leurs intérêts, ils sont dénués de principes et prompts à l'amnésie quant à leurs agissements : ils ont déjà oublié leurs longues années de coopération étroite avec la Turquie, oublié leur coopération avec la dictature argentine, oublié leurs étroites relations sur les plans politique et militaire avec le régime d'apartheid. Nietzsche disait je crois que l'amnésie caractérisait le surhumain. Mais les sionistes ont une amnésie fort sélective et sont, quand il s'agit de leurs intérêts d'une rancune tenace. Et somment le monde entier de se souvenir. De quoi au juste?.

Aux Etats Unis, les sionistes sont en train de ressortir le dossier du génocide arménien. En effet, après avoir longtemps contribué activement aux efforts des autorités turques pour contrecarrer l'adoption d'une résolution du Congrès des Etats Unis, le lobby sioniste est en train de retourner sa veste et va peut-être plaider pour que cette résolution soit adoptée. Les dirigeants du lobby font déjà assaut de déclarations sincèrement hypocrites sur leur revirement. Or, ce revirement ne tient absolument pas au fait que les sionistes auraient ouvert les yeux sur la souffrance de l'Autre, il témoigne simplement de la dégradation des relations avec la Turquie. Nous verrons comment le lobby sioniste va finalement se positionner sur cette affaire, cela dépendra évidemment de l'état des relations du gang sioniste avec Ankara, mais ce qui est sûr, c'est que si le lobby sioniste fait finalement pression pour une reconnaissance américaine du génocide arménien, même les membres les plus atlantistes de l'élite politique turque l'interpréteront comme un casus belli qui aura des conséquences irrévocables.

En attendant de voir comment cette affaire va évoluer, je cous propose cet article d'un journaliste Américain d'origine arménienne et ses déboires avec le lobby sioniste quand il s'est mis en tête de faire un papier sur le pacte entre les autorités turques et le régime sioniste au sujet du génocide arménien.

 
Soudain, le lobby israélien découvre le génocide arménien
J'avais essayé une fois de dénoncer le déni du génocide arménien par le lobby israélien - et j'avais dû quitter mon job.
par Mark Arax, Salon.com (USA) 16 juin 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
 
Certains des plus puissants dirigeants de la communauté juive américaine ont récemment franchi une étape vers la reconnaissance du génocide arménien de 1915 commis par la Turquie ottomane.
 
A première vue, cela semble banal. En tant que victimes de l'holocauste, on pouvait s'attendre à voir les Juifs aux côtés des Arméniens et de leur tragédie. Après tout, les massacres et les marches de la mort à travers l'Anatolie dans les heures sombres de la première guerre mondiale devinrent un modèle pour Hitler lui-même.
 
Mais cette reconnaissance soudaine du génocide arménien marque en réalité un revirement sans vergogne de la part des grandes organisations juives américaines. Pendant des dizaines d'années, elles ont aidé la Turquie à occulter son passé meurtrier. Chaque année, le lobby israélien aux Etats Unis a joué un rôle discret mais essentiel en faisant pression sur le Congrès, le Département d'Etat et les présidents successifs pour empêcher l'adoption de simples résolutions du Congrès pour commémorer le million et demi de victimes arméniennes.

Ce n'est pas bien de nier le génocide, concèdent-elles maintenant, mais elles l'avaient fait pour Israël. Elles l'avaient fait par gratitude envers la Turquie, seul et unique allié musulman d'Israël.

Le jeu a changé maintenant. Israël et la Turquie sont coincés dans une querelle au sujet de la flottille pour les Palestiniens qui a été interceptée en haute met par Israël. La Turquie est scandalisée par le meurtre de neuf de ses ressortissants à bord. Israël est outrée qu'un pays avec un passé comme celui de la Turquie ose juger de la moralité de l'Etat juif.
 
Le génocide arménien est donc devenu une nouvelle arme entre les mains d'Israël et de ses partisans aux Etats Unis, un moyen de menacer la Turquie, des représailles entre connivents: Hé, la Turquie, si tu veux jouer au méchant avec Israël, si tu veux nous donner des leçons sur les violations des droits de l'homme, nous pouvons facilement aller dans l'autre direction sur le génocide arménien. Fini d'arpenter les couloirs du congrès pour défendre votre cause honteuse.
 
Si je donne l'impression d'être cynique avec tout ça, c'est peut-être que c'est le cas.

Printemps 2007, j'avais écrit un article qui révélait comment le déni du génocide avait fait l'objet d'un vilain petit pacte entre la Turquie et Israël avec son lobby aux Etats Unis.
 
Cet article, ainsi qu'il s'est avéré par la suite, fut mon dernier article pour le Los Angeles Times, le seul dans mes vingt ans de carrière être éliminé à la veille de sa publication.
Trois ans après, je peux encore m'entendre en présenter les contours à un de nos chefs de rédaction du bureau de Washington.

Des dissensions sur le déni du génocide commencent à apparaître à l'intérieur de la communauté juive. Si vous écoutez attentivement, vous pouvez entendre les frémissements d'un débat.

 D'un côté, se trouvaient les conservateurs, les lions dévoués au Likoud dans les grandes organisations juives qui se faisaient les champions des vertus de la Turquie, le premier pays musulman à reconnaître formellement Israël. Tant qu'Ankara continuait à coopérer avec Israël pour des exercices militaires et à acheter de l'armement israélien, elle méritait un traitement particulier. Israël elle -même avait adopté officiellement une politique de négation du génocide arménien. Ses partisans aux Etats Unis étaient obligés de faire de même.
 
De l'autre côté se trouvaient des Juifs plus progressistes qui ne pouvaient encaisser l'idée que des survivants de l'holocauste œuvrent avec autant de diligence pour effacer la mémoire du génocide d'un autre peuple. Comment des dirigeants Juifs dont tous les sens étaient tournés vers la détection de négateurs de l'holocauste parmi nous, qui étaient allés au bout du monde pour pourchasser les comparses d'Hitler peuvent-ils maintenant s'engager aux côtés des patrons du génocide?
 
C'était le genre d'hypocrisie qui faisait sonner le vœu "Plus jamais ça" comme quelque chose d'exclusif, un abri réservé à certains.
 
Mon chef d'agence était intrigué. Il avait un sujet important et d'actualité qu'aucun journal ou magazine n'avait traité. Le fait que j'étais le petit fils de survivants du génocide arménien ne semblait pas avoir suscité en lui de quelconques réticences. Au contraire, mon origine ethnique me donnait une connaissance utile des problèmes et des acteurs.
 
Je savais que des spécialistes du domaine des études sur l'holocauste considéraient le génocide arménien comme un antécédent aux échos effrayants. Et des universitaires Juifs condamnaient ouvertement la longue campagne de dénégation de la Turquie, la voyant comme ma poursuite psychologique du traumatisme lié au génocide.
 
Mais ces mêmes universitaires sont majoritairement restés silencieux quand on en venait au rôle en coulisses d'Israël et de son lobby aux Etats Unis - l'Anti-Defamation League, l' American Israel Public Affairs Committee, les think tanks néoconservateurs et les faucons de l'administration Bush - jouaient leur rôle dans ce déni.
 
C'est l'histoire que je voulais raconter au moment où la loi de commémoration devait passer en commission ce mois d'avril là - le mois au cours duquel les Américains commémorent leurs martyrs.
 
La seule condition de mon chef d'agence était qu'aucune interview ne soit non sourcée. "Des sources non nommées ne marcheront pas dans ce cas," avait-il dit.
 
Je me suis rendu à Wilshire Boulevard pour taper à la porte du consulat de Turquie. Le diplomate en poste, un homme poli en costume trois pièces, s'est demandé comment les événements de 1915 pouvaient constituer un génocide si, en tant qu'Arménien, je me trouvais littéralement debout devant lui.
 
"Donc vos deux grands parents ont survécu, hein" m'avait-il dit sur un ton accusateur.
 
Je me suis mis à la recherche de Yair Auron, le professeur de l'Open Universiy d'Israël qui avait écrit ce livre fondateur de 2003, "The Banality of Denial: Israel and the Armenian Genocide."

Il l'avait écrit empli de honte, avait-il dit. "Le déni du génocide arménien dans la diaspora juive est étroitement associé à la politique de déni en Israël. Ce n'est rien moins qu'une trahison de l'héritage moral de l'holocauste."
 
Je suis alors allé voir les hypocrites et les négationnistes qui trônaient à la tête des grandes organisations juives américaines. Aucun n'a été aussi direct qu'Abraham Foxman, le responsable de l'Anti-Defamation League à New York. Le génocide arménien était devenu son bâton bien pratique pour maintenir la Turquie dans le droit chemin.
 
Foxman venait juste de rentrer d'une réunion avec des dirigeants militaires et politiques Turcs pour discuter des pressions sur le Congrès, le Département d'Etat et le président Bush pour éviter une fois de plus l'adoption d'une résolution sur le génocide.
 
"Notre centre d'attention est Israël," avait-il expliqué. "Si aider la Turquie sert Israël, alors c'est ce que nous nous chargeons de faire."
 
Mais une telle ligne de conduite aurait dû être très inconfortable pour un dirigeant juif quand il est question de génocide.  
"Etait-ce un génocide?" avait-il dit. "C'était la guerre. Les choses deviennent embrouillées."
 
Il doutait que l'adoption d'un texte au Congrès puisse aider à "réconcilier" les différences entre Turcs et Arméniens, comme si tout ça n'était qu'une dispute conjugale qui avait besoin d'un retour au calme.
 
"Les Turcs et les Arméniens ont besoin de revisiter leur passé. La communauté juive ne devrait pas être l'arbitre de cette histoire. Et je ne crois pas que le Congrès des Etats Unis devrait l'être non plus."
 
Il tirait ses arguments directement du script turc. J'ai carrément dû revisiter son site web pour m'assurer que l'ADL était toujours préoccupée par la lutte non seulement contre l'antisémitisme mais aussi contre la "bigoterie et l'extrémisme" et pour "garantir une justice et un traitement équitable pour tous."
 
J'ai remarqué que le génocide avait déjà bien été documenté dans sa réalité par de nombreux historiens éminents. Et que le Congrès reconnaît l'histoire de toutes sortes de peuples. Des résolutions commémorent les victimes de l'holocauste par exemple.
 
"Vous ne sous-entendez pas que le génocide arménien est la même chose que l'holocauste, n'est-ce-pas?"

J'ai essayé de faire le parallèle qu'ont tracé les historiens, mais Foxman l'a perçu comme un affront. Le caractère unique de l'holocauste était dévalué par les Arméniens qui cherchaient à lui monter sur le dos.
 
Etes-vous Arménien?" m'avait-il finalement demandé.
 
"Aurait-ce de l'importance si c'était le cas?" avais-je répondu. "Des journalistes noirs s'intéressent aux droits civiques. Des journalistes Latino parlent de l'immigration. Des journalistes Juifs écrivent sur les négateurs de l'holocauste. Nous sommes journalistes."

J'ai écrit l'article et je l'ai transmis. Mon chef d'agence à Washington était satisfait. Il avait atterri sur la maquette du weekend, en bon candidat pour la une.
 
Le weekend vint puis passa, mais l'article ne parut pas. J'appelais le chef d'agence pour lui demander s'il y avait un problème. Il était désolé de dire que l'article avait été exécuté - sur un ordre de dernière minute du rédacteur en chef.
 
"Mais pourquoi?" avais-je demandé.
 
"Votre partialité," avait-il dit
 
"Ma partialité?"

 Ca m'a alors frappé. Alors même que le journal présentait un autre de mes articles pour le prix Pulitzer pour cet article j'étais un Arménien.

 L'explication officielle était un modèle du genre. Le rédacteur en chef disait que je n'étais pas un journaliste objectif parce que j'avais une fois signé une pétition affirmant que le génocide arménien était un fait historique.
 
Je n'ai jamais signé une telle pétition. Mais si je l'avais fait, en quoi aurait-ce été la preuve d'un biais? Notre propre livre de règles de conduite au Times admettait le génocide comme un fait historique.
 
"Diriez-vous à un journaliste juif qu'il ne devrait pas écrire sur le déni de l'holocauste parce qu'il croit que l'holocauste est un fait? avais-je demandé.
 
Sa réponse fut de réaffecter mon article à un collègue qui couvrait le Congrès à Washington. Le fait que ce reporter était juif - et que l'article traitait de la négation juive du génocide - se semblait pas gêner le rédacteur en chef. La collègue, qui n'a peut-être pas eu le choix dans cette affaire, a vidé mon article de sa substance. Quand il en a eu terminé, il n'était plus du tout question du négationnisme juif.
Après un vilain combat public, j'ai démissionné du journal. Le rédacteur en chef sera par la suite poussé vers la porte de sortie quand une enquête interne démontra que mon article était factuel et sans parti pris.

Ces jours ci, je suis un observateur plus qu'attentif de la nouvelle guerre froide qui s'est déclenchée entre la Turquie et Israël est ses partisans.

Que dire de ce rush des dirigeants Juifs - depuis l'American Israel Public Affairs Committee à Washington jusqu'à un conseiller municipal de Los Angeles nommé Jack Weiss - qui ces dernières semaines ont admis leur rôle dans le déni du génocide?

"Franchement, ce n'était pas convenable de la part des Juifs compte tenu que nous avons également été victimes d'un génocide," écrit Weiss dans un article peu élégant paru dans the Jewish Journal.

Comment rendre compte de ces confessions soudaines? Un accès de remords? Une purification de l'âme? J'ai peur que non. Ce ne sont pas du tout des confessions. Au contraire, ce sont des rappels de la dette de la Turquie envers Israël - et elles viennent dans un élan agressif.

La semaine dernière, quatre professeurs Juifs des universités Georgetown et Bar-Ilan ont exhorté le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou à reconnaître officiellement le génocide arménien. Pends ça dans les dents, Turquie!

Quelle sera la réaction d'Ankara? La peur d'une reconnaissance du génocide, qu'elle considère comme une question de sécurité nationale, amènera-t-elle finalement la Turquie à adoucir ses accusations d'apartheid contre Israël et à redevenir un allié accommodant?
 
Et que dire des Arméniens et de leur lobby? Ne sont-ils pas coupables d'avoir observé passivement l'agression contre la flottille et de penser maintenant que les vents de la géopolitique tournent en ce moment en leur faveur? Deviendront-ils les intimes de ces dirigeants Juifs soudainement désireux de s'emparer de leur génocide? Ou leur diront-ils "merci, mais c'est non" pour s'associer à la Turquie en faveur de la cause palestinienne?

Nous le saurons seulement en avril, quand la résolution sur le génocide reviendra au Congrès.

 
Mark Arax est l'auteur de plusieurs livres dont son tout dernier, "West of the West."

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posted by Djazaïri at 9:14 PM 9 comments

mercredi, mars 17, 2010

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Lobby sioniste - administration Obama: vers l'épreuve de force.

La conduite des délinquants sionistes indispose de plus en plus de monde et pas seulement parmi les antisionistes. Un post précédent vous parlait d'ailleurs de la gêne ressentie par une dirigeante communautaire juive Norvégienne pas spécialement antisioniste. 
Mais aux USA aussi, de plus en plus de gens se sentent mal à l'aise depuis la dernière grande agression sioniste contre Gaza et peut-être surtout depuis l'humiliation subie récemment par Joe Biden, le second d'Obama a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Car oui, Joe Biden est le second d'Obama, c'est-à-dire celui qui accèderait à la plus haute fonction en cas d'empêchement du chef de l'Etat pour une raison ou pour une autre. Et non, les Américains n'aiment pas beaucoup qu'on insulte de la sorte le N°2 de l'administration présidentielle. Ils seront certainement plus rancuniers que les Français.
On aurait tort de minimiser l'impact dévastateur de la bourde monumentale du régime sioniste dans une étape historique où ils doivent tout faire pour s'implanter durablement dans la région proche orientale afin d'avoir un levier à actionner pour contenir une Chine en phase ascendante et de plus en plus dépendante des hydrocarbures importés. Une implantation durable passe par des relations apaisées avec les pays de la région, ce que les Etats Unis n'obtiendront jamais vraiment tant que la question palestinienne restera pendante. Et on commence petit à petit aux Etats Unis à apercevoir que l'alliance avec l'Etat sioniste est plus un fardeau qu'un atout.
L'article ci-dessous est paru sur Swampland, un blog de Time Magazine. Mais attention, l'auteur, Joe Klein, n'est pas un sans grade comme votre serviteur mais l'éditorialiste politique de Time Magazine, ce qui donne une toute autre ampleur à la charge qu'il lance contre l'AIPAC en des termes très directs. Et la réponse à la question qu'il pose est évidente car comme il apparait de plus en plus clairement, les sionistes n'ont pas une double loyauté ou allégeance mais une seule. Et cette dernière va à l'Etat voyou.


Israël d'abord?
par Joe Klein, Swampland (Time Magazine, USA) 15 mars 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri
 
L'America-Israel Public Affairs Committee (AIPAC, équivalent du CRIF aux USA) a commis quelque chose de très imprudent: publier une déclaration critiquant l'administration Obama, plutôt qu'Israël, pour sa réaction à l'annonce récente par le gouvernement Netanyahou de nouveaux lots de colonies illégales à Jérusalem - une annonce faite pendant la visite du vice président Joe Biden la semaine dernière, un acte d'une extrême grossièreté en plus d'être d'une illégalité incontestable.

C'est tout à fait remarquable. Je me trompe peut-être - et les commentaires pour me corriger sont les bienvenus - mais je  suis incapable de me souvenir d'un autre groupe de pression ethnique ou religieux se rangeant au côté d'un pays étranger contre le président des Etats Unis... particulièrement quand le pays en question se livre à un comportement que la communauté internationale considère comme illégal.
Une fois encore, chaque président US depuis Richard Nixon a appelé à un gel de la construction de colonies dans les secteurs palestiniens, dont Jérusalem Est, conquise par Israël en 1967. L'AIPAC prend position avec Israël, contre chacun de ces présidents.

J'espère bien que l'AIPAC va vite reprendre ses esprits. Mais je la soupçonne de vouloir une épreuve de force avec l'administration Obama qui, à la différence de l'administration Bush précédente, s'est tenu aux côtés du reste du monde en demandant à Israël de respecter la feuille de route tracée par le quartette (USA, Nations Unies, Union Européenne et Russie), un plan que les Palestiniens de Cisjordanie semblent prendre au sérieux. Il s'agit d'une tentative de démonstration de force par l'AIPAC pour contraindre l'administration Obama à reculer: Israël dispose d'un soutien considérable aux Etats Unis, notamment chez les Evangélistes (qui croient que la création d'un Grand israël, c'est-à-dire l'annexion des terres palestiniennes, sera un prélude à la parousie).

En tant que Juif Américain, je trouve ça extrêmement gênant et regrettable. Ca pourrait devenir très, très vilain.

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posted by Djazaïri at 8:09 PM 6 comments

mardi, novembre 17, 2009

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Une partie des dossiers du FBI sur le lobby sioniste rendus publics

On le sait, de nombreux politiciens Etatsuniens ont fait allégeance au lobby sioniste pour des motifs dans lesquels l’argent et l’accès aux médiats jouent un rôle essentiel.
Cet aspect a été démontré, à une échelle certes plus modeste, par l’émission Dispatches de Channel 4 consacrée au poids du lobby sioniste au Royaume Uni.
Vous remarquerez que, dans l’ensemble, la presse ne se bouscule pas pour rendre compte de l’émission diffusée par la chaîne britannique.
Médiatiser le mensonge, dissimuler la vérité, c’est ainsi que le lobby aime voir la presse fonctionner.
Vous me direz que la presse sioniste en parle. Oui, mais elle est presque la seule à le faire pour modeler cette information dérangeante dans une forme acceptable par le sioniste de base.
On le sait, le lobby sioniste avait été certes dénoncé aux Etats Unis par Stephen Walt et  John Mearsheimer dans un livre retentissant.
Retentissant au niveau des élites et non du grand public dont l’attention n’a pas forcément été attirée sur ce travail d’universitaires.
Si les deux co-auteurs sont maintenant relativement marginalisés, ils n’ont cependant pas résolu de se taire et, surtout, leur réflexion commence à faire des petits comme justement l’émission de Channel 4.
Le dernier rejeton de leur travail est produit  par l’ Institute for Research: Middle Eastern Policy qui se base sur des documents du FBI déclassifiés.
Ces documents montrent clairement que les autorités US avaient d’emblée perçu le lobby sioniste, incarné d’abord par l’American Zionist Council puis l’AIPAC, comme le représentant d’intérêts étrangers.
Ce qui particularise l’AIPAC par rapport à d’autres groupes de pression, c’est qu’il s’appuie sur des organisations et des personnes qui sont à la fois des citoyens des Etats Unis et des sionistes zélés.
Les documents montrent aussi la tenace opposition du FBI aux agissements de ce lobby jugé contraire aux intérêts des Etats Unis, notamment dans le domaine économique.
Pour ceux qui auraient envie de creuser la question, c’est par exemple un secret de Polichinelle que l’entité sioniste vend à son profit de la technologie étatsunienne à des pays auxquels Washington refuse précisément d’en vendre.
Tout récemment encore, l’administration Obama a levé les barrières douanières entravant l’importation de produits laitiers de l’entité sioniste (les agriculteurs US payeront la facture).
Cette hostilité des fonctionnaires US s’est rarement démentie et elle explique aussi qu’aucun président n’a eu le front de les défier en libérant Jonathan Pollard par exemple. Elle se traduit de même, par un contrôle serré des scientifiques susceptibles de transmettre des secrets à l’entité sioniste comme on l’a constaté avec l’affaire Nozette.

Chers « amis » sionistes, nous n’en sommes probablement qu’au début d’un grand déballage.



Washington – Nouveaux documents rendus publics: l’AIPAC a reçu de l’ambassade israélienne des documents américains classifiés sur le commerce 
16 novembre 2009, Vos Iz Neias (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri


Washington –  Un dossier du FBI révèle que l’ambassade israélienne a transmis des documents classifiés volés au gouvernement US à l’ American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). En 194, Israël et l’AIPAC avaient fait ensemble pression sur le Congrès pour obtenir un accès privilégié d’Israël au marché étatsunien en dépit de l’opposition générale de l’industrie américaine.

Les documents déclassifiés du FBI peuvent être téléchargés depuis l’Israel Lobby Archive.

Le dossier FBI, maintenu secret pendant 25 ans, a été récemment transmis à l’ Institute for Research: Middle Eastern Policy (Irmep) sur requête aux termes du Freedom of Information Act. Les documents déclassifiés, leur contexte historique et l’impact à long terme sur l’emploi et les exportations sont détaillés dans le nouveau livre « Espionnage commercial: comment le lobby israélien affaiblit l’économie américaine. » « « L’espionnage commercial » analyse aussi la longue histoire de l’appui matériel et en conseil à l’AIPAC par le gouvernement israélien.

Aux termes du Foreign Agents Registration Act (FARA) de 1938, les organisations qui agissent aux USA comme agents politiques d’une puissance étrangère doivent ouvertement déclarer cette relation à l’unité FARA de la section contre espionnage du Département de la Justice.

En 1962, le procureur général des USA Robert F. Kennedy avait ordonné à l’organisation mère de l’AIPAC, l’American Zionist Council (AZC) de s’enregistre comme agent de l’étranger. On avait découvert que l’AZC avait transféré des fonds depuis l’Agence Juive à jérusalem pour abonder des organisations de lobbying naissantes à travers les USA, ainsi qu’à Isaiah L.« Si, » le fondateur de l’AIPAC. Kenen avait été brièvement un agent étranger enregistré pour le ministère israélien des affaires étrangères avant d’aller faire du lobbying pour l’AZC. Après l’ordre d’enregistrement selon le FARA Act, l’AZC s’était dissoute pour passer les missions de lobbying à ses « comités Kenen, » connus aujourd’hui sous le nom d’AIPAC.

Selon Grant Smith, directeur de recherches à l’IRmep, la divulgation des activités de l’AIPAC est attendue depuis longtemps. « Selon nos recherches, l’AIPAC n’est que l’American Zionist Council sous un autre nom.  Aujourd’hui, tous les électeurs Américains et les organisations d’industriels devraient avoir accès à environ une centaine de rapports détaillant d’autres activités secrètes de l’AIPAC pour le compte d’Israël. Les Américains ont légalement droit à cette information conformément au Foreign Agents Registration Act. »

L’rLobby Archive, http://IRmep.org/ila, est une unité de l’Institute for Research: Middle Eastern Policy à Washington. Cette archive numérise des documents déclassifiés obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information concernant les archives des srvices de sécurité et de renseignements. Irmep est un organisme à but non lucratif basé à Washington qui étudie la formulation des politiques US au Moyen Orient.

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posted by Djazaïri at 10:00 PM 6 comments

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