lundi, novembre 14, 2011

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500 dollars qui fâchent le lobby sioniste


La communauté juive est une toute petite minorité aux Etats Unis, et en dehors de certaines villes ou Etats, son poids électoral est négligeable.
Elle est cependant incontournable pour trois raisons : 
la première est que les organisations qui constituent le lobby sioniste peuvent abonder financièrement les campagnes électorales des candidats des deux grands partis américains. Ce lobby s’incarne dans l’AIPAC mais aussi dans des organisations supposées encourager la tolérance (Anti Defamation League, Centre Simon Wiesenthal) ou la « vérification » du traitement du conflit du proche Orient par la presse etc.

Ensuite, il faut souligner que le statut de lobby national et non représentatif d’intérêts étrangers qu’est celui de l’AIPAC lui donne une marge de manœuvre dont ne dispose absolument aucun autre groupe de pression lié à un pays étranger.

Enfin, les organismes qui constituent le lobby peuvent dénoncer les traitements déséquilibrés de ce conflit, mais ils peuvent eux-mêmes faire campagne par voie de presse en diffamant tel candidat ou en menaçant de sortir des dossiers gênants. Ils ne manquent pas de ressources au  niveau de la presse écrite et audio-visuelle.

Comme je le disais, le poids électoral juif est infime sauf en certains endroits (New York, Floride notamment) mais que ce poids soit significatif ou non, l’astuce des lobbyistes consiste à faire croire qu’ils contrôlent le vote des électeurs Juifs. Or, ce n’est vrai que très partiellement, sinon ils ne s’amuseraient pas, comme ils le font le plus souvent, à subventionner et acheter les candidats des deux camps.

Ces recettes d’un succès politique qui font qu’une bande de margoulins a pu prendre le contrôle des deux chambres parlementaires, les sionistes veulent éviter qu’un autre groupe minoritaire ne les adopte. Ils savent en effet fort bien qu’il est possible à des gens relativement peu nombreux mais bien organisés et disposant d’importantes ressources financières, de contrôler certaines orientations politiques d’un grand pays (non, ils ne contrôlent pas tout)..
C’est pourquoi ils cherchent à étouffer dans l’œuf toute tentative d’organisation d’un groupe de pression concurrent, que ce groupe soit juif mais sioniste trop modéré (J-Street) ou musulman comme on peut le voir dans l’article ci-dessous.

Il n’ya pourtant guère de chances que cela arrive, pas parce que les Musulmans des Etats Unis seraient pauvres (une bonne partie d’entre eux a un revenu des plus confortables) mais parce qu’aucune institution ne parviendra à en encadrer une fraction suffisante comme le font les sionistes. Ces derniers avaient en effet non seulement  trouvé des structures communautaires préexistantes aux Etats Unis mais surtout n’avaient fait face à aucune opposition déterminée, en dehors de celle qu’ils avaient rencontrée dans la communauté juive elle-même, une opposition qui s’effacera avec l’aggravation des persécutions nazies.

par Marc Caputo, Miami-Herald (USA) 11 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaîri


Signe de la lute pour le vote juif, la campagne électorale du sénateur Bill Nelson tourne au roman policier que une contribution politique [financière NdT] faite par un militant islamiste qui a qualifié Israël de «Etat terroriste.»
L’équipe de campagne de Nelson affirme avoir rejeté ce don de 500 dollars effectué lors d’une collecte le 22 octobre par le militant Ahmed Bedier ; à cause de ses critiques virulentes contre Israël.

Mais Bedier dit qu’en premier lieu, il n’a jamais donné cette contribution. Donc il n’y a rien eu à rejeter. L’organisatrice de l’événement [la collecte], la pharmacienne d’Ocala Manal Fakhoury déclare que Bedier dit la vérité.
“Il n’a pas donné d’argent,” explique Fakhoury qui a organisé la collecte auprès de 60 personnes qu’elle a accueillies chez elle. «J’ai vu la liste» des donateurs.

Quel que soit celui qui dit la vérité, cette controverse expose le jeu d’équilibriste des politiciens quand leur nom se retrouve associé même fortuitement à celui de militants islamiques dans un Etat avec une importante et influente population juive qui penche généralement vers le parti Démocrate.

Les Républicains ont mis beaucoup d’ardeur à orienter plus de soutien juif vers le Grand Old Party en affirmant que les Démocrates étaient trop mous sur Israël.
Au moment même où la dispute Nelson – Bedier était révélée la semaine dernière par un site web de tendance conservatrice dédié à la surveillance de l’extrémisme islamique [comprenez que c’est un site sioniste et qu'il y a beaucoup d'argent à la clef pour celui qui l'anime, NdT], le président Obama s’attirait les foudres des faucons et des conservateurs Israëliens pour n’avoir pas repris le président Français Nicolas Sarkozy quand, par accident, on l’a entendu dire au président Démocrate que le premier ministre d’Israël est un «menteur.»

Nelson a fait beaucoup d’efforts pour se construire une image de pro-Israël. Des organisations conservatrices comme la Republican Jewish Coalition – liée au concurrent de Nelson, Adam Hasner de Deltray Beach, un ancien leader Républicain à l’assemblée de l’Etat – affirment que Nelson n’a pas assez soutenu Israël.

Les conservateurs ont été prompts à critiquer Nelson pour le simple fait d'être apparu à côté de Bedier, un porte parole très en vue de la communauté arabe active politiquement et en plein essor dans la région de Tampa Bay, un terrain propice à la controverse.

Bedier a acquis une certaine notoriété et infamie politiques [?!] pour ses appels publics à un traitement et à un procès équitables pour l’ancien professeur de l’université de South Florida Sami Al-Arian qui avait été accusé par une juridiction fédérale d’aider des terroristes.
Un jury avait acquitté Al-Arian de huit des accusations retenues mais n’avait pu se départager sur neuf autres chefs d’inculpation avant qu’Al-Arian plaide coupable pour l’accusation d’avoir aidé des associés d’une organisation terroriste dans des activités non violentes.
L’affaire Al-Arian  avait été, avant le verdict final, au centre de la compétition sénatoriale dans laquelle la Démocrate Betty Castor avait perdu de peu contre Mel Martinez. Castor avait été très critiquée pour ne pas avoir fait plus pour licencier Al6Arian quand il était professeur à l’époque où elle était à la tête de l’université de South Florida.
Les liens d’Al-Arian avec le djihad islamique palestinien ont été exposés publiquement pour la première fois dans une émission de la télévision publique PBS par Steve Emerson, un journaliste devenu un spécialiste du terrorisme et qui a fondé une organisation baptisée l’ Investigative Project on Terrorism.

[Marc Caputo feint d’ignorer le verdict qu’il a pourtant lui-même évoqué et la condamnation seulement sur une charge mineure dans le cadre d’un plaider coupable accepté par un Al-Arian qui n’était qu’un professeur et pas un terroriste, NdT],

Ce mercredi, l’Investigative Project on Terrorism a laissé sa marque sur la course pour le sénat de cette année en mettant en ligne un article traitant de la collecte de fonds de Nelson et qui présente Bedier comme « un militant de haut niveau lié à une des organisations politiques islamistes les plus connues.» Cette organisation est le  Council on American-Islamic Relations (CAIR), dont Bedier avait assume la direction à Tampa.

Ses détracteurs qualifient CAIR d’organisation  qui a de la sympathie pour les terroristes sur la base de preuves lors d’un procès fédéral à Dallas en 2008 sur un soutien apporté au Hamas. Les responsables de CAIR expliquent que chaque organisation régionale est autonome et qu’ils sont une organisation pour les droits civiques qui est victime de l’intolérance antimusulmane. La méfiance envers CAIR est si forte chez les conservateurs que le directeur de sa branche en Floride du Sud s’était vu empêché de devenir membre du comité exécutif républicain de Broward.

Dans son article, l’Investigative Project citait des propos du bureau et de l’équipe de campagne de Nelson selon lesquels Bedier aurait contribué à hauteur de 500 dollars, mais que le chèque avait été retourné. Un article paru peu après dans la Tampa Tribune affirmait aussi que le chèque non encaissé avait été restitué.

Bedier affirme que ça n’a pas été le cas.

«C’est un mensonge,” dit-il. « je n’ai jamais établi de chèque. Je n’ai jamais contribué financièrement pour lui. Où sont les preuves que je lui ai donné de l’argent ?»
Le porte parole de campagne de Bedier, Christopher Robinson, a refusé de parler de cette affaire et n’a donné que quelques détails succincts  par email.

Un responsable financier de la campagne de Nelson a répété que le chèque avait été retourné après qu’une recherché sur internet a révélé les déclarations de Bedier sur la pratique du «terrorisme» par Israël. Bedier avait tenu ces propos pour protester contre la manière sont Israël avait traité les Palestiniens et les Libanais durant une invasion en 2006  [et 2008-2009, NdT] pour stopper les attaques terroristes.

Se référant à la page Facebook de Bedier, l’ Investigative Project a présenté Bedier comme un co-organisateur de la collecte de fonds. Bedier le nie. L’organisatrice de l’événement, Mme Fakhoury, affirme que Bedier ne faisait pas partie de l’organisation. Fakhoury s’est associée à la nouvelle organisation caritative de Bedier, United Voices of America, qui veut accroître l’implication des minorités et des Musulmans dans la vie politique.

A la question se savoir pourquoi il assistait à l’opération de collecte de fonds s’il n’a pas donné d’argent, Bedier répond que beaucoup des personnes présentes étaient des Musulmans qui voulaient s’assurer que Nelson batte son opposant Républicain, Hasner, qui a à plusieurs reprises protesté contre CAIR et Bedier, et s’est vanté d’avoir quitté l’assemblée du parlement de Floride au moment d’une prière dite par un imam Musulman venu à l’invitation de Jim Waldman, un Juif démocrate de Coconut Creek.

“Collecter de l’argent pour le sénateur Nelson afin qu’il puisse botter le postérieur d’Adam hasner,” déclare Bedier sur sa page Facebook.

Les arguments de la campagne de Hasner  suggèrent que Nelson était satisfait d’être associé à Bedier que le sénateur a rencontré pendant l’été, avant d’être attrapé par l’Investigative Project.
«C’est une accusation politique entièrement bidon,é répond le porte parole du bureau de Nelson au Sénat, Dan McLaughlin qui, par coîncidence, avait travaillé à la campagne de Castor en 2004. « Toute sa vie, Bill Nelson a été un partisan résolu d’Israël. C’est da la diffamation politique xénophobe.»

Le porte parole d’Hasner, Rick Wilson, affirme que Nelson essaye simplement de «dissimuler son indifférence et son ignorance abyssales sur Israël. Le fait est que la politique vis-à-vis d’Israël n’est qu’un domaine de plus dans lequel Bill Nelson n’est qu’un beni oui-oui éhonté pour l’agenda du président Obama.»

Mais pour Bedier, Nelson est trop favorable à Israël.
«Le sénateur Nelson et moi-même différons sur de nombreux sujets, » explique Bedier. « Je ne partage pas ses opinions sur Israël.»




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posted by Djazaïri at 9:55 PM 0 comments

vendredi, mars 04, 2011

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Un Goebbels venu de Jérusalem?

Je vous ai parlé récemment de ce sioniste, Avi Lipkin, alias Victor Mordechai, installé aux Etats Unis qui s'efforce de diffuser l'idée que le président Obama aurait un plan secret pour faire immigrer aux Etats Unis des dizaines de millions de Musulmans et d'islamiser ainsi ce pays. L'auteur de cette théorie s'inscrit dans un plan concerté qui vise à faire une réalité de la théorie dite du choc des civilisations. C'est qu'à la différence du monde physique, dans le monde des idées la théorie peut précéder la réalité qu'elle va en fait contribuer à créer. C'est le principe des prophéties auto-réalisatrices.
Pour arriver au résultat recherché, il faut de l'argent certes, mais l'argent n'est qu'un moyen qui doit être investi judicieusement pour espérer arriver au résultat recherché. D'où une multiplication de think tanks aux noms ronflants qui laissent supposer qu'on se trouve devant des institutions respectant les critères de la démarche académique. Ce qui n'est bien entendu pas le cas. Il faut aussi subventionner les politiciens qui se feront les relais de tout ou partie des théories élaborées dans ces think tanks ; il s'agit d'un processus de sélection  des plus aptes, au sens darwinien, à relayer les thèmes choisis par les groupes de pression et à soutenir les politiques qu'ils défendent.
Le magazine US Mother Jones nous donne un autre exemple d'activité d'un de ces organismes qui cherchent à précipiter le monde dans une guerre de civilisations et nous fait connaître dans le même temps l'identité et le pedigree de la personne qui est derrière un mouvement qui pousse à l'adoption par les Etats fédérés de lois visant à interdire l'application du droit musulman ou toute référence à ce droit dans les juridictions d'Etat. Des dispositions peuvent même prévoir des peines d'emprisonnement pour ceux qui se réfèreraient ou adhèreraient à ce droit.
Bien sûr il n'y a strictement aucune chance (ou risque si vous voulez) de voir une quelconque variante du droit musulman appliquée aux Etats Unis, mais le simple fait de déposer des projets de lois visant à en interdire l'application tend à accréditer la thèse opposée, c'est-à-dire celle qui soutient qu'une telle application va se réaliser et est peut-être même imminente. Nous avons là tous les ressorts de la propagande à la Goebbels.
Ce Goebbels des Amériques a un nom qui fleure bon le terroir du Midwest ou de la Nouvelle Angleterre puisqu'il se nomme David Yerushalmi.
Eh oui, encore un de ces sionistes. Mais ce n'est certainement qu'un hasard.

Des Etats à travers le pays envisagent des lois inspires par l'extrême droite pour interdire la loi islamique. Notre gratitude pour cela va à David Yerushalmi, le leader d'une organisation raciste.
par Tim Murphy , Mother Jones (USA) 1er mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Des membres du corps législatif du Tennessee ont introduit la semaine dernière une proposition de loi extrémiste qui prévoit une sanction de 15 ans de prison pour ceux qui apporteraient un "soutien matériel" à la loi islamique. Cette proposition marque une nouvelle étape très importante dans la campagne des conservateurs contre les Musulmans Américains. Selon ses détracteurs, en cas d'adoption de cette loi, des activités apparemment anodines comme repeindre l'extérieur d'une mosquée ou apporter de la nourriture à un repas communautaire pourraient être qualifiées de crimes.

La proposition de loi du Tennessee SB 1028 ne vient pas de nulle part. Même si ce n'est pas la première du genre, cette proposition s'inscrit dans une série de mesures en rapport qui interdiraient aux juridictions de l'Etat d'appliquer la sharia (un tribunal pourrait se référer à la loi islamique dans des cas de garde d'enfant ou dans des affaires de droits de prisonniers). Depuis début 2010, une telle législation a été envisagée dans au moins 15 Etats.
Et si la peur de l'imminence d'un califat est abondamment répandue à l'extrême droite, la montée de ces législations à travers le pays est largement due au travail d'un seul homme : David Yerushalmi, un suprématiste blanc établi en Arizona qui a déjà auparavant appelé à une « guerre contre l'Islam » et essayé de criminaliser l'adhésion à la religion musulmane.
Avocat, Yerushalmi est le fondateur de la Society of Americans for National Existence (SANE), qui a été désignée comme une « organisation raciste » (hate group) par le Council on American-Islamic Relations (CAIR). Son avant-projet de loi a servi de base à la proposition de loi au Tennessee et d'au moins une demi-douzaine d'autres dispositions anti-islamiques qui ont acquis force de loi l'an dernier en Louisiane et au Tennessee.
A l'exception de la SB 1028, la plupart des législations inspires par Yerushalmi semblent assez inoffensives : les tribunaux d'Etat se voient interdire de prendre en considération toute loi étrangère qui ne respecte pas complètement les droits consacrés par les constitutions des Etats et de l'Etat fédéral.

Comme on n'a jamais entendu parler aux Etats Unis d'une interprétation à la Taliban du droit musulman, l'impact de cette loi est au mieux non existant. Mais ceux qui critiquent certaines des lois proposées ont soutenu qu'elles pourraient avoir des conséquences plus vastes et imprévues, comme d'affaiblir les lois anti-kidnapping et d'entraver la capacité des entreprises locales à engager des contacts avec l'étranger.
Mais la proposition SB 1028 du Tennessee va beaucoup plus loin en définissant le droit musulman traditionnel comme contraire aux principes constitutionnels, et en autorisant le procureur général de l'Etat à geler les avoirs d'organisations qui ont été définies comme promouvant ou soutenant la sharia. Lundi, CAIR et l'ACLU ont appelé les élus à rejeter la proposition de loi.
« A la base, cette proposition de loi cherche à séparer les 'bons Musulmans' des 'mauvais Musulmans' » explique Gadeir Abbas, avocat de CAIR, dans un entretien accordé à Mother Jones. De toutes les propositions de loi qui ont été introduites, c'est de loin la plus extrémiste. »

Les informations sur la montée du mouvement anti-sharia se sont généralement concentrées sur l'amendement constitutionnel approuvé par l'électorat de l'Oklahoma, qui interdit explicitement aux tribunaux d'Etat de prendre en considération la loi islamique (un juge fédéral a émis une injonction permanente contre cet amendement en décembre). Mais le mouvement avait commencé bien avant, avec un projet de loi type établi par Yerushalmi à la demande de The American Policy Alliance, une organisation de droite fondée dans le but de protéger les citoyens Américains de « l'infiltration et de l'incursion de lois et de doctrines juridiques étrangères, particulièrement de la sharia, le droit musulman. »
Dans un diaporama de 40 minutes disponible sur le site de l'organisation, Yerushalmi explique les tenants et aboutissants de la législation type. Ses propositions de loi diffèrent de l'amendement mort né en Oklahoma par un aspect essentiel : ils ne mentionnent pas la sharia, mais évoquent plus largement des « lois étrangères et des doctrines juridiques étrangères. » Comme l'expliquait Yerushalmi dans un entretien en décembre avec la nativiste New English Review, le vocabulaire a une « façade neutre », aboutissant cependant au même résultat tout en « évitant » les problèmes épineux posés par la jurisprudence relative au premier amendement. »

Depuis leur mise au point de la législation type, les services de Yerushalmi ont été très sollicités afin qu'il témoigne en qualité d'expert. Mi-février, il s'est rendu dans le Dakota du sud pour témoigner en faveur d'une proposition de loi sur le modèle du plan de sa « Loi américaine pour des tribunaux américains. » (il proposait aussi de fournir gratuitement une assistance juridique à l'Etat si la loi était contestée juridiquement d'une manière ou d'une autre).
En fin de compte, la proposition de loi avait été enterrée en commission, après que le procureur général de l'Etat ait assuré que la proposition de loi pourrait donner lieu à des contestations en justice. « Je suis un peu chagriné par le fait qu'aucun des opposants à la proposition de loi ne l'ait vraiment lue avec un peu d'attention, » avait déclaré Yerushalmi devant la commission. « Il y a quelque chose d'autre à l'œuvre ici."

Mais les Musulmans ne sont pas les seuls à s'attirer le mépris de Yerushalmi. Dans un essai de 2006 pour SANE intitulé On Race : A Tentative Discussion, Yerushalmi soutenait que les blancs sont génétiquement supérieurs aux noirs. « Certaines races réussissent mieux dans les sports, certaines dans la résolution de problèmes mathématiques, d'autres dans les langues, certaines réussissent mieux dans les sociétés occidentales et d'autres dans les sociétés tribales, » écrivait-il.
Yerushalmi suggère que les Caucasiens sont de manière inhérente plus réceptifs aux formes républicaines de gouvernement que les noirs – un argument consistant avec la profession de foi de SANE qui met l'accent sur « l'Amérique œuvre de Chrétiens pieux, en majorité des hommes et presque tous blancs. » Et, dans un article publié sur le site internet Intellectual Conservative, Yerushalmi, qui est Juif, suggère que les Juifs libéraux [de gauche aux Etats Unis] « détruisent leurs nations hôtes comme un parasite mortel. » Rien d'étonnant donc, si Yerushalmi propose le seul texte d'un Juif en défense de Mel Gibson après la tirade antisémite de l'acteur en 2006. Gibson, écrivait-il, constatait simplement « l'indéniable influence libérale juive sur les affaires de l'Occident en direction d'un Etat mondial. » 

En dépit de ses idées racistes, Yerushalmi a été chaleureusement accueilli par les conservateurs mainstream ; ses écrits ont été publiés dans la National Review et Big Peace d'Andrew Breitbart. Il a été salué dans les pages du Washington Times. Et en 2008, il a publié un article sur les dangers de la finance conforme à la sharia qui a poussé le chef de la minorité conservatrice au Sénat, John Kyl (R-Ariz) à écrire une lettre à Chris Cox, le président de la Securities and Exchange Commission.
Plus récemment, Yerushalmi a cosigné un rapport sur les menaces que représente le droit islamique – entre autres choses, il est soucieux de l'éventualité que la finance islamique puisse provoquer une nouvelle crise financière – ce qui lui a valu les applaudissements de Républicains en vue comme l'élu du Michigan à la Chambre des Représentants, Pete Hoekstra. Le rapport avait été publié par le Center for Security Policy de Frank Gaffney pour lequel Yerushalmi est conseiller pour les affaires générales.
En 2007, il avait proposé une législation pour faire de "l'adhésion à la sharia" un crime passible de jusqu'à 20 ans de prison. La même proposition demandait l'expulsion de tous les Musulmans non citoyens des Etats Unis et une interdiction de l'immigration musulmane. Les Etats Unis, insistait-il, doivent déclarer « une GUERRE CONTRE L'ISLAM et tous les fidèles Musulmans. »
Ni Yerushalmi;ni l'American Public Policy Alliance n'ont répondu à notre demande de commentaires sur cet article.

Si ses écrits et sa rhétorique racialement marqués peuvent apporter des indications, c'est Yerushalmi, pas ses boucs émissaires Musulmans, qui semble le plus déterminé à refondre le système politique américain. De par sa déclaration de principes SANE se « consacre au rejet de la démocratie et du système de partis, » et Yerushalmi a critiqué de la même manière l'évolution vers le suffrage universel. Comme il l'avait affirmé une fois, il y a une raison si les pères fondateurs n'avaient pas accordé le droit de vote aux femmes ou aux esclaves noirs. »

 

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posted by Djazaïri at 12:43 AM 1 comments

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