lundi, mars 04, 2013

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Amorce d'un retour des réfugiés en Syrie


Je n’ai toujours pas de boule de cristal et je ne sais donc toujours pas qui va l’emporter en Syrie, des forces gouvernementales ou des forces des oppositions armées.

On peut simplement constater que la perspective, même encore lointaine, d’une solution politique a amené les milices d’opposition à lancer une offensive d’une certaine ampleur pour essayer de s’assurer un contrôle territorial significatif près de leurs bases arrières turques.

On verra si elles pourront maintenir voire étendre ce contrôle et si la coalition adoubée par les Etats Unis sera capable de rester unie et de se faire obéir de l’ensemble des milices.

Je dirai simplement que ce n’est pas gagné.

En attendant, là où les forces gouvernementales exercent un contrôle suffisant, on observe un retour en nombre important de réfugiés. Ce qui ne signifie bien sûr pas que le flux vers l’étranger se tarit.
Cela signifie simplement que beaucoup de réfugiés, peut-être bien la majorité, ne fuient pas les tourments que leur infligent l’armée et la police gouvernementales, mais tout bonnement une situation d’insécurité.

C’est une idée qu’on peut d’autant mieux accepter que les services de sécurité syriens n’essayent absolument pas d’empêcher leurs concitoyens de quitter le territoire.

Ce retour de réfugiés ne concernera bien entendu pas, en tout cas pas tout de suite, les familles que les combattants ont mises à l’abri à l’étranger pour pouvoir faire le coup de feu sans s’inquiéter du sort de leur progéniture.
Jdeidet Yabous à la frontière syro-libanaise récemmebt
Jdeidet Yabous à la frontière syro-libanaise ces derniers jours

Voyage aller – retour pour les réfugiés syriens

Beaucoup de ceux qui ont fui en Jordanie, au Liban et en Turquie commencent à revenir. Pas parce que la situation s’est améliorée, mais par pure nécessité
Par M. Ayestaran, ABC (Espagne) 4 mars 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Près d'un million de Syriens vivent en tant que réfugiés au Liban, en Jordanie et en Turquie . Fuyant une guerre qui a commencé il y a deux, causant aussi, selon les Nations Unies,  la mort de plus de 70.000 personnes . La situation dans le pays est très compliquée, mais peu à peu beaucoup de ceux qui ont fui commencent à revenir. Ils ne le font pas parce que les conditions de sécurité se sont améliorées, ils le font par nécessité, en particulier ceux qui sont au Liban et ne peuvent plus soutenir leur niveau de vie élevé avec leurs économies. C'est cette image que l'on voit tous les jours au poste frontière de Jdeidet Yabous  où arrivent des familles dans des camions chargés à ras bord. Elles montrent leurs passeports, les bagages sont déchargés pour le contrôle de douane et elles font lentement route vers Damas après être passées sous un grand portrait du président.

 «Mieux vaut le danger en Syrie que la misère au Liban,» dit une mère de famille qui a passé trois mois loin de chez elle et qui rentre à Dera, la ville du sud où avait éclaté la révolte contre Assad. D’autres comme Mohamed font le va et vient chaque semaine pour leurs affaires. «La route est sûre et même si à Damas on entend des explosions et s’il y a eu des attentats à la voiture piégée, on peut continuer à vivre de manière relativement normale, donc je n’ai pas peur.»

Les 40 km de route qui relient la capitale à Jdeidet Yabous  sont la dernière voie sûre qui reste au gouvernement et aux citoyens pour enter et sortir du pays. Depuis la fermeture technique de l'aéroport – il est opérationnel, mais la route d’accès est dangereuse - les Syriens sont obligés de se rendre à l'aéroport international de Beyrouth pour prendre l’avion. «Nous qui avons donné refuge à tous les Arabes quand ils avaient des problèmes, maintenant nous entrons dans des tentes et des champs où ils nous font la vie impossible", se lamente un autre père de famille qui rentre et ne sait pas ce qu’il découvrira dans votre quartier proche de l'aéroport de Damas
Jdeidet Yabous en 2006: réfugiés fuyant les bombardements sionistes au Liban
Jdeidet Yabous en 2006: réfugiés fuyant les bombardements sionistes au Liban
La presse a été autorisée à aller à la frontière suite à une annonce par les autorités syriennes de l’arrivée de plusieurs autobus avec des réfugiés, quoique finalement cette arrivée n’ait pas eu lieu et les agents à la frontière ont alors invité la presse à ranger les appareils photo et à retourner à Damas. On n’a pu couvrir que l’arrivée de Syriens [à bord de véhicules individuels]. Séparée simplement par un trottoir, une file semblable de voitures attendait pour sortir du pays, mais nous n’avons demandé à aucun d’entre eux pourquoi ils quittaient le pays. «Je l’ai fait lors d’une précédente visite au poste frontière et j’ai eu quelques problèmes par la suite, alors je me concentre sur ceux qui reviennent, ce qui me semble en outre être l’histoire la plus importante compte tenu de l’état de la situation,» assure le cameraman d’une chaîne internationale qui dispose d’un bureau à Damas.

Des gens entrent et sortent. L’activité normale d’un poste frontalier. Les choses inhabituelles commencent quand on commence à circuler sur les autoroutes syriennes et leurs points de contrôle qui ont été établis pour surveiller l’itinéraire. Tous les quelques kilomètres on doit montrer ses papiers et ouvrir la malle arrière. Il semble incroyable qu’on ait pu tuer sur cette route le général Iranien des Gardiens de la révolution Hasan Shateri, une attaque «perpétrée par Israël» selon le régime et qui s’est produite, selon des sources que nous avons consultées, dans le no man’s land entre le Liban et la Syrie et pas dans cette route qui est sous entier contrôle militaire.

Confusion totale

La confusion est totale, personne ne sait vraiment comment vont les choses, et les choses évoluent très rapidement. Tout n’est que rumeurs. Les médias officiels donnent l’image d’une situation qui s'améliore et que l'armée  tue des centaines de "terroristes tous les jours." Les grandes chaînes de télévision arabes, les mêmes que les Syriens suivaient avec dévotion quand elles parlaient de la Tunisie, de  l'Egypte et de la Libye, sont aujourd'hui les plus critiques envers le gouvernement et rendent compte des avancées de l'opposition armée. Les citoyens ordinaires sont fatigués de cette bataille médiatique et ne croient que ce qu'ils voient de leurs yeux . C’est pourquoi ils rentrent en Syrie et circulent dans le pays en passant par les points de contrôle des deux camps et défient les bandes criminelles qui sévissent au milieu du chaos.

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jeudi, juillet 26, 2012

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Les réfugiés Syriens fuient-ils tous la violence du régime?


Il s'en faut de beaucoup en réalité.

Un article du Spiegel allemand qui, s’il n’a sans doute pas grande valeur en termes d’analyse politique, nous rappelle que tous les réfugiés qui quittent la Syrie ne le font pas par crainte des forces gouvernementales. On avait vu par exemple que les Irakiens fuient la Syrie sous la pression des forces d’opposition au régime de Damas. De la même manière, le Spiegel nous parle de ces chrétiens qui fuient également la marche en avant de la démocratie, à Qusayr notamment. Et puis on a tous ces réfugiés qui fuient simplement la situation dangereuse que connaît leur pays.

Incidemment, nous apprenons que d’autres réfugiés sont tout simplement les membres des familles de ceux qui ont pris les armes contre le gouvernement de leur pays et qui ne se gênent pas pour menacer ou tuer leurs compatriotes qui ne sont pas de la bonne confession ou couleur politique. Leur parenté étant en sécurité, ils se sentent effectivement libres de se livrer à leurs exactions.
D’ailleurs ces combattants eux-mêmes sont qualifiés de réfugiés ! C’est dire à quel point la crise syrienne permet à la presse occidentale de donner libre cours à ses abus de langage.

Pour information, c’est plus d’un million de réfugiés que la Syrie accueillait sur son sol au début cette crise. Des réfugiés essentiellement Irakiens qui avaient fui la terreur imposée par George W. Bush et d’autres grands démocrates occidentaux comme Tony Blair. Mais bon Dieu, vous savez pas que la terre d’asile c’est la France ?

A comparer aux 112 000 réfugiés Syriens à l’étranger décomptés par l’ONU (et non les centaines de milliers comme l’indique l’article).
Sur la question des réfugiés Syriens, je me permets de vous renvoyer à un précédent post qui est plus que jamais d’actualité.

Je souhaite bien entendu que tous ces réfugiés puissent rentrer chez eux en toute sécurité, chose qui dépend avant tout malheureusement des pétromonarchies et de l’OTAN.

Pour finir cette introduction à l’article, quand je parle de la valeur limitée de l’article en termes d’analyse politique, je veux simplement dire qu’il semble ignorer la place capitale des chrétiens d’orient dans l’idée moderne de nation arabe. Une idée dont le régime de Damas, avec tous ses défauts il est vrai, est sans doute la dernière incarnation. C’est pour cette raison aussi que les monarchies démocratiques du Golfe ont décidé de l’éliminer.

par Ulrike Putz à Qa, Liban
Der Spiegel (Allemagne) 25 juillet 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des milliers de Syriens fuient vers le Liban voisin - pas tous par peur du régime Assad. La minorité chrétienne du pays souffre sous les coups des attaques menées par les troupes rebelles. Dans la vallée de la Bekaa dans l'est du Liban, les familles chrétiennes ont trouvé un refuge temporaire, mais elles sont encore terrifiées.

On nous a averti maintes fois que la famille Khouri (nom d’emprunt) n’accepterait pas de parler. »Ils ne diront pas un mot – ils sont trop effrayés,» nous avait prédit le maire de Qa, un petite bourg du nord-est du Liban où les Khouris se sont installés. « Ils n’ouvriront pas même la porte aux journalistes,» avait dit une autre personne qui était entrée en contact avec la famille pour une organisation non gouvernementale.

D’une manière ou d’une autre, l’interview a quand même pu être organisée en fin de compte. Réservées et hésitantes, les femmes ont relaté ce qui était arrivé à leurs maris, frères et neveux dans leur ville de Qusayr en Syrie. Ils ont été assassinés par des combattants rebelles syriens, disent les femmes – assassinés parce qu’ils étaient chrétiens, des gens qui, aux yeux des combattants de la liberté islamistes radicaux, n’ont pas de place dans la nouvelle Syrie.

En un an et demi, depuis le début du soulèvement contre Bachar al-Assad, le président autoritaire de la Syrie, des centaines de milliers de Syriens ont fui leurs domiciles pour chercher refuge à l’étranger. A l’intérieur du pays, les nations Unies estiment à 1 million le nombre de personnes qui sont parties de chez elles pour fuir la violence et se retrouvent maintenant déplacées à l’intérieur du pays. La majorité a probablement fui pour échapper à la brutalité des soldats d’Assad. En effet, comme c’est le cas depuis le début de la guerre civile syrienne, la plupart des violences sont toujours commises par l’armée, les services secrets et des groupes de voyous aux ordres de l’Etat.

Avec la poursuite des combats cependant, les rebelles ont aussi commis des excès. Et certaines factions qui composent le patchwork de groupes disparates qui forment l’Armée Syrienne Libre se sont radicalisées à un rythme très rapide dans les derniers mois. Certains sont même influencées par des djihadistes étrangers qui sont venus en Libye pour leur prodiguer leurs conseils. C’est du moins ce que rapportent les témoignages sur le terrain à Qusayr où de rudes combats ont fait rage pendant des mois. Le contrôle de la ville a changé de mains à plusieurs reprises ; passant parfois entre celles du régime et parfois entre celles des rebelles. En ce moment, ce sont les combattants de l’Armée Syrienne Libre qui ont la haute main, e t ils ont fait de cette ville de 40 000 habitants un endroit où la minorité chrétienne du pays ne se sent plus en sécurité.

Campagnes contre les Chrétiens

 «Il y a toujours eu des chrétiens à Qusayr – ils étaient environ 10 000 avant la guerre [civile], » explique Lila, la matriarche du clan Khouri. Présentement, 11 membres du clan se partagent deux pièces. Il y a la grand-mère, le grand-père, trois filles, un mari et cinq enfants. «En dépit du fait que beaucoup de nos époux travaillaient dans la fonction publique, ça se passait plutôt bien avec les rebelles pendant les premiers mois de l’insurrection. Les rebelles laissaient les chrétiens tranquilles. De leur côté, les chrétiens prenaient soin de préserver leur neutralité dans l’esclade des combats. Mais la situation a commencé à se détériorer l’été dernier, raconte Lila, baissant un peu plus la voix avant de garder le silence.

«Nous avons trop peur pour parler,» explique sa fille Rim, avant de trouver le courage de poursuivre. «l’été dernier, des salafistes sont venus à Qusayr, des étrangers. Ils ont monté les rebelles locaux contre nous, » dit-elle. Bientôt, une campagne ouvertement contre les chrétiens de Qusayr a pris forme. «Ils disaient dans les sermons du vendredi dans les mosquées que c’était un devoir sacré que de nous expulser, » dit-elle. «Nous étions constamment accusés de travailler pour le régime. Et les chrétiens devaient souvent graisser la patte  des djihadistes pour éviter d’être tués.»

La grand-mère, Leila, fait le signe de la croix. «Quiconque croit en cette crois souffre,» dit-elle.

Des Djihadistes Etrangers au Combat à Qusayr

Il n’est pas possible de corroborer de manière indépendante le récit des Khouris, mais l’essentiel des informations est cohérent avec ce qu’on sait déjà. Le 20 avril, Abdel Ghani Jawhar a involontairement apporté la preuve que des djihadistes étrangers participent aux combats à Qusayr. Jawhar, un ressortissant libanais qui était un des chefs de l’organisation terroriste Fatah al islam, avait péri dans la ville syrienne ce jour là. Spécialiste des explosifs, Jawhar se trouvait à Qusayr pour former les rebelles à la fabrication de bombes et il une bombe qu’il était en train d’assembler avait explosé accidentellement. Jusqu’à sa mort, Jawhar avait été l’homme le plus recherché au Liban où il était mis en cause pour la mort de 200 personnes. Les autorités libanaises ont confirmé sa mort en Syrie. Le fait que les rebelles aient coopéré avec un homme comme Jawhar a éveillé des craintes de coir après sa mort les rangs insurgés de plus en plus infiltrés par des acteurs du terrorisme international.

La décision des Khouris de fuir la Syrie est en partie attribuable aux menaces quasi quotidiennes qu’ils commençaient à recevoir, tout comme les autres chrétiens de la ville. Elle résulte aussi cependant du fait que les combats dans la ville sot tout simplement devenus insupportables. «Les bombes tombaient au beau milieu de notre quartier. Nous sommes incapables de dire d’où venaient les tirs – des rebelles ou de l’armée, » déclare un membre de la famille. Pendant une pause dans les tirs, un jour d’hiver glacial, la famille a fini par partir. «Nous nous sommes procurés une voiture et nous avons roulé vers le Liban. Le trajet n’est que de 45 minutes.»

Le mari de Rim avait aussi fui avec eux. Son destin fut scellé quand il repartit en voiture pour Qusayr, le 9 février. Il possédait une supérette dans la ville et il voulait rentrer pour ramener de la nourriture à sa famille en exil. Sa famille ne sait ce qui lui est arrivé par ce que leur en ont raconté des parents et amis qui sont restés à Quasyr. «Il a été stoppé à un checkpoint rebelle près de la bolangerie gérée par l’Etat, »explique Rim. «les rebelles savaient qu’il était chrétien. Ils l’ont emmené et puis ils ont jeté son corps devant la porte de la maison de ses parents quatre ou cinq heures après.»

La grand-mère Leila se signe à nouveau. Il n’y a pas que son gendre qui a été tué. Son frère et deux de ses neveux ont aussi été tués. «Ils ont tué par balles un de mes neveux, un pharmacien, dans son appartement parce qu’il soutenait le régime,» dit-elle.

Peur de ses Compatriotes Syriens

32 familles chrétiennes ont trouvé refuge et asile à Qa, qui se trouve à seulement 12 kilomètres de la frontière syrienne. Quoique la ville soit aussi chrétienne et veille sur ceux qui ont fui les rebelles pour cette raison, n’empêche pas les Khouris et les autres victimes comme eux de vivre dans un état de permanent de peur.  La première raison en est qu’ils peuvent entendre le grondement assourdi des tirs d’artillerie dans la Syrie toute proche. Le bruit diffuse bien au-delà de la frontière et sert de rappel constant de ce qui se passe dans leur pays. Le jour de l’interview, on pouvait voir une colonne de fumée s’élever derrière au-dessus de la chaîne de montagne à côté. La veille, un obus avait touché une station service du coté syrien de la frontière provoquant un incendie qui n’est toujours pas terminé. Il y a quatre semaines, les Khouris ont appris que leur maison avait été détruite après avoit été frappée par une roquette.

Mais ce dont la famille a le plus peur, c’est de ses propres compatriotes Syriens. En tant que ville frontalière, Qa est un pôle d’attraction pour deux types de réfugiés, explique Mansour Saad. «Vous avez d’un côté les chrétiens qui fuient les rebelles,» dit-il. Et puis vous avez les réfugiés qui appartiennent aux familles des hommes qui combattent dans des rangs de l’ASL. Ces deux groupes antagonistes s’affrontent parfois dans leur exil libanais.»
«Il y a beaucoup de tension entre eux, » observe Saad. «Nous faisons de notre mieux pour maintenir les deux groupes séparés.»

Comme de nombreux chrétiens Libanais et Syriens, Saad est aussi un partisan du régime d’Assad. En tant que minorité religieuse au Moyen Orient, les Chrétiens n’ont guère d’autre choix que de s’aligner avec un homme fort qui peut les protéger, déclare Saad. «Les rebelles n’ont pas réussi à me convaincre qu’ils luttaient pour plus de démocratie, » affirme le maire.
Et si on peut franchement se des poser des questions sur le régime syrien, par exemple sur le fait « qu’il n’y a assurément pas de liberté d’expression en Syrie,» il considère que les rebelles ne sont pas mieux. Il y a avait peut-être des objectifs louables au début du soulèvement, mais l’insurrection a depuis été détournée par les islamistes, soutient le maire. «Et nous savons quel genre de musulmans a pris la tête de la rébellion : ceux qui voudraient ramener la population à l’âge de pierre.»

* Les noms des personnes citées ont été changés afin de protéger l’identité des personnes interviewées.

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dimanche, juillet 22, 2012

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Au peuple turc, les "rebelles" syriens reconnaissants


Un petit article intéressant qui nous en dit long sur la mentalité d’au moins une partie des opposants Syriens qui se sont réfugiés en Turquie.

Loin d’être reconnaissants au pays qui les héberge, ils y ont transporté leur mentalité sectaire à un point tel que le fait de se retrouver avec des Turcs [des Turkmènes en fait] en Turquie leur est insupportable.
Et ce n’est pas là une simple réaction de colère (peu importe l'acceptabilité ou pas de sa justification) de réfugiés ordinaires, mais celle d’hommes qui sont capables d’investir des locaux de police, d’abaisser le pavillon national du pays qui les héberge pour le remplacer par le leur.
C’est donc bien une réaction politique qui serait inimaginable si les «réfugiés » Syriens n'étaient pas conscients de l’état de soumission des autorités turques vis-à-vis des puissances sui tirent réellement les ficelles dans la crise syrienne, à savoir le Qatar et l’Arabie Saoudite d’une part, et l’axe anglo-saxon d’autre part
.
Après l’épisode des camions turcs pillés et brulés par les «rebelles» en Syrie, c’est donc une nouvelle marque d’estime adressée au gouvernement d'Ankara pour son soutien.

Et on a comme l'impression que la population turque a un peu marre de ces "rebelles" syriens.


Hürriyet (Turquie) 22 juillet 2012

GAZİANTEP - Doğan News Agency – traduit de l’anglais par Djazaïri

Des réfugiés Syriens ont provoqué une émeute aujourd’hui dans un camp de réfugiés, retirant le drapeau turc pour hisser le leur à la place, rapporte l’agence d’informations Doğan.
Les réfugiés Syriens de ce camp ont commencé par protester au sujet des 1 500 réfugiés Turkmènes qui étaient venus d’ajouter au camp. Précipitant de vifs échanges verbaux avec les agents des services de sécurité. La dispute s’est rapidement transformée en émeute quand des centaines de Syriens ont pris les agents de police Turcs en otage et se sont emparés de leurs armes. Le drapeau turc à l’entrée du camp a été abaissé et les régugiés l’ont remplacé par le leur [le drapeau de l’opposition, NdT].

Les réfugiés Syriens ont aussi fortement endommagé l’immeuble tout proche de la police en détruisant des ordinateurs et des véhicules de service qui se trouvaient sur place. Les autorités locales ont immédiatement demandé des renforts.

Les forces spéciales sont arrivées rapidement et ont pénétré dans le camp pour disperser les émeutiers. Des citoyens Turcs ont aussi essayé d’intervenir mais en ont été empêchés.

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jeudi, mars 01, 2012

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Réfugiés Syriens en Jordanie: 80 000 ou 5 000?


Les Syriens en fuite continuent d'affluer dans le nord de la Jordanie 
titre le journal «20 minutes» dont les envoyés spéciaux affirment que ce sont 80 000 Syriens qui ont trouvé refuge au royaume hachémite.

Le Nouvell Observateur se base lui sur une dépêche de l’AFP qu’il intitule 
Plus de 80.000 Syriens sont réfugiés en Jordanie.
Ces 80 000 se répartissent comme suit selon le Nouvel Observateur et l’Associated Press :
Le ministre jordanien de l'Information, Rakan al-Majali, a déclaré que 73.000 réfugiés syriens étaient entrés légalement en Jordanie par la frontière nord, tandis que, de son côté, le ministère de l'Intérieur faisait état il y a quelques jours d'au moins 10.000 Syriens, dont des officiers des forces de sécurité, passés clandestinement en Jordanie depuis le début de la contestation à la mi-mars 2011. 
Des chiffres qui attestent selon le Nouvel Observateur,  
"de la montée de violence en Syrie, où le régime tente de mettre fin au soulèvement qui se radicalise".
Nous avons donc 73 000 réfugiés Syriens entrés légalement en Jordanie et au moins 10 000 autres qui seraient des membres des forces de sécurité entrés clandestinement depuis mars 2011. Il ne s’agit donc pas là de réfugiés mais de militants/combattants qui ont établis leur base arrière en Jordanie.

Restent quand même 73 000 véritables réfugiés, et c’est beaucoup même si ce sont des chiffres infiniment plus faible que le nombre de réfugiés causés par la crise libyenne par exemple. Sans parler de l’exode des Palestiniens…

Ceci dit, dans une  dépêche de l’Associated Press sur le même sujet mais publiée par USA Today, nous lisons ce qui suit :

Plus de 80 000 réfugiés ont traverse la frontière syro-jordanienne, ont déclaré des officiels Jordaniens à l’Associated Press, quoique le parlementaire Mamdouh Al- Abbadi affirme que certains chiffres ont été gonflés pour faire apparaître la situation comme plus grave qu’elle ne l’est afin d’augmenter les financements extérieurs [à la Jordanie].
Il n’y a «peut-être pas plus de 5 000 j’en suis sûr.» affirme Al-Abbadi.

Alors 80 000 ou 5 000 ?

Comme je vous l’avais déjà dit, le problème avec les réfugiés Syriens est qu’ils ne sont pas assez nombreux.

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lundi, février 20, 2012

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Le problème posé par les réfugiés Syriens est qu'ils ne sont pas assez... nombreux!


Les guerres comme les troubles intérieurs ont généralement comme conséquences un afflux de réfugiés dans les pays voisins de celui qui en est le théâtre; donnant presque invariablement le spectacle d’hommes, de femmes et d’enfants, dans des véhicules ou à pied qui se pressent aux postes frontières.

Par exemple, peu après le début des troubles en Libye l’an dernier, c’étaient quelque 50 000 personnes qui avaient quitté la Libye pour se réfugier en Tunisie. En mai 2011, c’étaient plus de 400 000 personnes qui avaient fui le pays, en août 2011 c’était le cas de plus de 800 000 personnes, soit plus de 10 % de la population. On se rappellera que ces gens fuyaient en majorité les bombardements de l’OTAN (censés les protéger du méchant Kadhafi) et les exactions des prétendus rebelles.

On nous dit que la Syrie est à feu et à sang, que l’armée et la police de ce pays tirent quasiment à vue sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un opposant pacifique au gouvernement.
La Syrie est beaucoup plus peuplée que la Libye puisqu’elle compte 23 millions d’habitants, avec une densité de population de 120 habitants au km2 (à titre de comparaison Libye 3,13, France 97). Compte tenu du caractère effroyable de la répression que subit la population d’après l’opposition syrienne, au moins aussi violente que celle qu’aurait exercée en son temps le colonel Kadhafi en Libye, nous devrions avoir à peu près 2,3 millions de réfugiés Syriens dans les pays voisins.

 Alors faisons les comptes :

- en Jordanie, nous aurions … 3 000 réfugiés Syriens
- au Liban, mi-janvier 2012 on comptait 5238 réfugiés venus de Syrie
- en Turquie ; les chiffres font du yoyo puisqu’on est passé de 16 624 réfugiés au début de la crise à 6 833 en août 2012 (suite à des retours volontaires au pays) et que leur nombre tendrait à remonter actuellement pour se situer vers 10 000 selon le journal espagnol El Mundo.

Le journal belge Le Vif titrait en juin 2011 : « Déjà 10 000 réfugiés Syriens en Turquie. » Il pourrait réutiliser son titre légèrement modifié : «Toujours 10 000 réfugiés Syriens en Turquie.»

Nous sommes donc loin de l’exode caractéristique d’un pays à feu et à sang et ce n’est pas un hasard si on a beaucoup de mal à trouver des chiffres dans les dépêches d’actualités.

Mais la propagande étant rarement à court d’imagination, le ministre Turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu a trouvé une explication à ce nombre finalement réduit de réfugiés. Et cette explication tient bien sûr là aussi à la rouerie malveillante des autorités de Damas car pour le chef de la diplomatie turque,  toujours selon El Mundo qui cite le journal turc Hurriyet :
le régime d’Assad a miné les frontières de la Syrie avec le Liban et la Jordanie
Il s’agit là d’une affirmation et non d’une hypothèse. Mais Davutoglu, qui n’a pas peur du ridicule et qui semble mieux savoir ce qui se passe à la frontière syro-jordanienne qu’à la frontière syro-turque ajoute :
et il a pu en faire autant à la frontière avec la Turquie.
Je serais à la place des Turcs, je me ferais du mouron d'avoir un ministre de ce genre.


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lundi, mai 09, 2011

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Un radeau de la Méduse au large de la Libye


L’intervention militaire en Libye a, dit-on, des visées humanitaires. Mais cette vocation semble parfois avoir des ratés ainsi qu’en témoigne la tragédie vécue par une soixantaine de candidats à l’exil pris au piège  dans une réinterprétation contemporaine (en plus civilisée) du radeau de la Méduse

Le bateau de l’OTAN qui ne s’est pas préoccupé outre mesure de secourir le bateau à la dérive serait le porte-avions français Charles de Gaulle…

Des navires de l’OTAN ont laissé 61 migrants Africains mourir de faim et de soif.

Exclusif : un bateau qui essayait d’atteindre Lampedusa a dérivé en Méditerranée pendant 16 jours, malgré que l’alerte avait été donnée.
Par Jack Shenker à Lampedusa, The Guardian (UK), 8 mai 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri 

Des dizaines de migrants Africains ont été abandonnés à la mort en Méditerranée après qu’un certain nombre de navires militaires européens et de l’OTAN aient apparemment ignoré leurs appels à l’aide, a appris le Guardian.
Un bateau transportant 72 passagers, dont plusieurs femmes et jeunes enfants et des réfugiés politiques, s’était trouvé en difficulté fin mars après avoir quitté Tripoli pour l’île italienne de Lampedusa. En dépit de l’alerte donnée par les gardes-côtes italiens et de l’entrée en contact du bateau avec un hélicoptère militaire et un navire de guerre de l’OTAN, aucune action de secours n’a été entreprise.

Tous les passagers à bord, sauf onze, sont morts de faim et de soif après que leur embarcation a été laissée à la dérive en pleine mer pendant 16 jours. « Chaque matin, nous nous réveillions pour découvrir d’autres cadavres que nous gardions pendant 24 heures avant de les envoyer par-dessus bord, » déclare Abu Kurke, un des neuf derniers survivants. « Les derniers jours, nous nous ignorions les uns les autres… chacun était soit en train de prier, soit de mourir. »
Le droit maritime international oblige tous les navires, militaires compris, à répondre aux appels de détresse des bateaux à proximité et d’apporter une aide quand c’est possible. Les militants pour les droits des réfugiés ont exigé une enquête sur ces morts, tandis que le Haut Comité des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a appelé à une collaboration plus stricte des navires militaires et civils en Méditerranée dans les efforts pour sauver des vies humaines.
 « La Méditerranée ne peut pas devenir l’ouest sauvage, » a déclaré sa porte parole Laura Boldrini. « Ceux qui ne secourent pas les gens en mer ne peuvent pas rester impunis. »
Ses paroles trouvent un écho chez le Père Moses Zerai, un prêtre Erythréen à Rome qui dirige l’organisation Habeshia pour les droits des réfugiés et qui a été une des dernières personnes en communication avec le bateau de migrants avant que sont téléphone satellitaire tombe en panne de batterie.
 « Il y a eu une abdication de responsabilité qui a conduit à la mort de plus de 60 personnes, dont des enfants, » a-t-il affirmé. « Cela constitue un crime et ce crime ne peut rester impuni simplement parce que les victimes étaient des migrants Africains et non des touristes sur un bateau de croisière. »

Cette année, les troubles politiques et les conflits armés ont été à la source d’une brusque augmentation du nombre de personnes qui tentent d’atteindre l’Europe par mer, avec plus de 30 000 migrants qui auraient accompli la traversée de la Méditerranée ces quatre derniers mois. Beaucoup ont péri en chemin ; le mois dernier plus de 800 migrants de diverses nationalités qui avaient quitté la Libye en bateau ne sont jamais arrivés sur les côtes européennes et sont présumés morts.
Rappel de ces dangers, plus de 400 migrants ont été secourus en urgence lorsque leur bateau s’est brisé à Lampedusa.

Pour sa part, le Pape, dans un discours devant plus de 300 000 fidèles a appelé les Italiens à faire bon accueil aux immigrants qui fuient vers leurs côtes.

L’enquête du Guardian sue l’affaire du bateau transportant 72 migrants parti de Tripoli le 25 mars a établi qu’il s’agissait de 47 Ethiopiens, sept Nigérians, sept Erythréens, six Ghanéens et cinq Soudanais. Le capitaine Ghanéen du bateau faisait cap sur l’île italienne de Lampedusa, à 180 miles au nord-ouest de la capitale libyenne, mais après 18 heures en mer, la petite embarcation a commencé à avoir des difficultés et a subir une fuite de carburant.
Sur la base de témoignages de survivants et d’autres personnes qui ont été en contact avec les passager pendant ce voyage tragique, le Guardian a pu reconstituer ce qui s’est passé par la suite. C’est l’histoire poignante d’un groupe de migrants désespérés condamnés à mort par la combinaison de la malchance, de la bureaucratie et de l’apparente indifférence des forces armées européennes qui avaient eu la possibilité d’essayer de porter secours.
Les migrants avaient utilisé le téléphone satellitaire du bateau pour appeler Zerai à Rome, qui à son tour contacta les gardes-côtes italiens. La position du bateau avait été située à environ 60 miles au large de Tripoli, et les responsables des gardes-côtes avaient assuré à Zerai que l’alerte sur la situation avait été transmise à toutes les autorités compétentes.
Rapidement, un hélicoptère militaire marqué du mot « army » s’était présenté au-dessus du bateau. Les pilotes, qui portaient des uniformes militaires, avaient fait descendre des paquets de biscuits et des bouteilles d’eau, et avaient fait comprendre par gestes aux passagers qu’ils devaient rester sur cette position en attendant l’arrivée d’un navire de secours. L’hélicoptère était reparti, mais les secours ne sont jamais arrivés.

Aucun pays n’a encore reconnu avoir envoyé l’hélicoptère qui a établi le contact avec les migrants. Un porte parole des gardes-côtes italiens a déclaré : « Nous avons informé malte que le bateau se dirigeait vers leur zone de recherches et de secours, et nous avons diffusé une alerte pour demander aux navires de faire attention à ce bateau, les obligeant à essayer de porter secours. » Les autorités maltaises ont démenti avoir eu en quoi que ce soit affaire à ce bateau.

Après plusieurs heures d’attente, il était devenu évident pour les passagers que l’aide n’était pas en route. Le bateau n’avait plus que 20 litres de carburant, mais le capitaine avait dit aux passagers que Lampedusa était assez proche pour qu’il puisse l’atteindre sans assistance. Ce fut une erreur fatale. Vers le 27 mars, le bateau s’était égaré, n’avait plus de carburant et dérivait au gré des courants.

« Nous avions épuisé le carburant, nous avions épuisé la nourriture et l’eau, nous avions tout épuisé, » déclare Kurke, un migrant de 24 ans qui fuyait les conflits ethniques dans son pays, la région d’Oromie en Ethiopie. « Nous dérivions en mer, et le temps était très dangereux. » A un moment donné, le 29 ou le 30 mars, le bateau avait été emporté par le courant à proximité d’un porte-avions de l’OTAN – si près qu’on ne pouvait pas nous manquer. Selon les survivants, deux avions ont décollé du navire et ont survolé à basse altitude leur bateau tandis que les migrants se tenaient debout sur le pont, tenant en l’air les deux bébés affamés. Mais par la suite, aucune aide ne s’est manifestée. Incapable de manœuvrer pour se rapprocher encore plus du porte-avions, le bateau des migrants était emporté au loin par le courant. A court de nourriture, de carburant ou de moyens de contacter le monde extérieur, ils commencèrent à succomber un par un à la soif et à la faim.

Le Guardian a fait une recherche approfondie pour s’assurer de l’identité du porte-avions de l’OTAN, et nous avons conclu que c’était probablement le Charles de Gaulle de la marine française qui manœuvrait en Méditerranée à cette période.
Les autorités navales française ont d’abord démenti que le porte-avions se trouvait dans la région à ce moment là. Après s’être fait présenter des articles de presse qui montraient que c’était faux, un porte parole a refusé de s’exprimer.

Un porte parole de l’OTAN, qui coordonne l’action militaire en Libye, a déclaré n’avoir capté aucun signal de détresse émis par le bateau et n’a aucune trace de l’incident. « Les unités de l’OTAN sont parfaitement conscientes de leurs responsabilités eu égard au droit maritime international concernant la sécurité des vies en mer, » a déclaré un officiel. « Les navires de l’OTAN répondront à tous les appels de détresse en mer et apporteront toujours leur aide quand nécessaire. Sauver des vies est une priorité des navires de l’OTAN. »

Pour la majorité des migrants, l’absence de tentative de secours par le bateau de l’OTAN s’est avérée fatale. Dans les dix jours qui suivirent, presque tous les passagers périrent. « Nous avions gardé une bouteille d’au de l’hélicoptère pour les deux bébés et nous avons continué à les nourrir même après la mort de leurs parents, » déclare Kurke qui a survécu en buvant sa propre urine et en mangeant deux tubes de pâte dentifrice. « Mais au bout de deux jours, les bébés sont morts eux aussi, parce qu’ils étaient trop petits. »
Le 10 avril, le bateau s’est échoué sur une  plage vers la ville libyenne de Zlitan près de Misrata. Sur les 72 migrants qui avaient embarqué à Tripoli, seulement 11 étaient encore vivants, et l’un d’entre eux est mort presque tout de suite après avoir touché la terre ferme. Un autre survivant est décédé peu après en prison après que les forces de Kadhafi aient arrêté les migrants qui ont été détenus pendant quatre jours en prison.

En dépit du traumatisme de leur dernière tentative, les migrants – qui se cachent maintenant au domicile d’un Ethiopien dans la capitale libyenne – veulent défier à nouveau la Méditerranée si cela veut dire atteindre l’Europe et obtenir l’asile.

“Ce sont des gens qui vivent une existence inimaginable, qui fuient la persécution ethnique, religieuse,” déclare Zerai. « Nous devons leur rendre justice, pour ceux qui sont morts à leurs côtés, et pour les familles qui ont perdu leurs êtres chers. »


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lundi, novembre 29, 2010

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"Luces errantes" une chanson d'ismael Serrano pour Gaza

C'est quoi la différence entre la presse française et la presse d'un pays comparable comme l'Espagne?
La différence est énorme et ne tient pas seulement  à ce que que vérité en deçà des Pyrénées serait erreur au delà. Voyez par exemple comment la presse espagnole rend compte de la journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, et comparez avec le sort que lui a réservé la presse française.
Vous avez raison, il est impossible de comparer puisque la presse française ne souffle mot de cette journée décidée par l'ONU en 1977.
Ci-dessous, je vous propose une dépêche de l'agence espagnole EFE, reprise par le quotidien Publico comme par d'autres journaux espagnols tout à fait ordinaires, c'est-à-dire non militants.


Avec "Lumières errantes", Ismael Serrano soutient les réfugiés de Gaza
Début de la campagne "Chaîne d'aide humanitaire" pour recueillir des fonds destinés au peuple palestinien
EFE - PUBLICO (Espagne) 29/11/2010 traduit de l'espagnol par Djazaïri

C'est avec la chanson Lumières Errantes (Luces Errantes) que l'auteur compositeur interprète Ismael Serrano a apporté son soutien à la campagne pour aider les enfants réfugiés dans la bande de Gaza que vient de lancer le Comité Espagnol de l'Agence de l'ONU pour les Réfugiés de Palestine (UNRWA).

Pour marquer la journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, cet organisme de l'ONU a lancé la campagne Chaîne d'Aide Humanitaire avec laquelle elle espère recueillir des fonds par la construction d'une chaîne humaine virtuelle d'aide humanitaire" à laquelle in peut adhérer sur le site www.yotambienmesumo.org.
Luces Errantes raconte la situation qu'affrontent quotidiennement les réfugiés dans cette région. Les bénéfices retirés de la vente de la chanson de Serrano, qui s'est déplacé à Ramallah pour l'enregistrer, iront également à l'amélioration de la santé, de l'éducation et de l'alimentation des enfants réfugiés de Gaza.

La chaîne humaine unit à travers le réseau (internet) des acteurs sociaux en Espagne et en Amérique Latine qui font une contribution économique et deviennent des "convoyeurs de l'aide humanitaire."

L'agence de l'ONU rappelle que dans cette région (Gaza), les jeunes "affrontent des situations très graves comme le conflit armé, la pauvreté, la crise économique et les restrictions de la mobilité de la population."

Les réfugiés de Palestine sont la population qui connaît l'exil depuis le plus longtemps - 61 ans - et près d'un réfugié sur trois dans le monde est palestinien, explique la campagne de l'UNRWA.

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posted by Djazaïri at 9:08 PM 0 comments

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