samedi, mars 23, 2013

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Le Hezbollah et les enjeux libanais et régionaux de la guerre contre la Syrie


La crise syrienne a sans doute connu un tournant avec l’élection du premier ministre d’un gouvernement provisoire d’opposition.
Cette élection a été le moment d’un bras de fer entre l’Arabie Saoudite et le Qatar, ce dernier émirat l’ayant emporté, obtenant l’élection de son candidat, le syro-américain Ghassan Hitto (plus Texan que Frère Musulman selon l'ex ambassadeur US en Syrie, Robert Ford).
Cette victoire du Qatar est aussi celle de la Turquie, proche de cette pétromonarchie et sonne peut-être la fin de tout espoir d’une issue négociée du conflit, et même de tout espoir de sortie du conflit à bref ou moyen terme.
Comme vous l’aurez compris, il ne faut pas se laisser abuser par le mot élection : les [grands] électeurs qui ont choisi le premier ministre n’ont eux-mêmes aucune légitimité élective et le résultat du scrutin est avant tout celui des pressions exercées par des puissances étrangères, la «mieux disante» étant la monarchie du Qatar.
Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie n’a rien à voir avec une lutte pour la démocratie : dans leurs paroles, comme dans leurs actes les mouvements réunis dans le Conseil National Syrie et la Coalition Nationale des forces de l'opposition et de la révolution, sont en réalité encore mois démocratiques que le régime en place. Ce qui les distingue vraiment du régime est la tonalité sectaire de leur discours et leur agressivité vis-à-vis de ceux qu’ils considèrent comme des hérétiques.
Il y a eu certes une vraie exigence de démocratisation du système politique en Syrie, mais les porteurs de cette revendication ont été contraints au quasi mutisme, pas par la répression des autorités mais par la situation de guerre étrangère imposée au pays.
Alors, si l’objet des affrontements n’est pas la démocratie, de quoi s’agit-il ? 
L’objet du conflit est en réalité d’en finir avec non seulement le régime syrien, mais surtout avec une Syrie qui reste le dernier obstacle avec le Hezbollah libanais à une normalisation avec l’entité sioniste.Ne vient-on pas en effet de voir que, après bien des rodomontades, le gouvernement turc est rentré dans le rang suite aux excuses de Benjamin Netanyahou pour les victimes  turques du Mavi Marmara. Mieux, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre Turc a
souligné son attachement à "l'amitié solide et à la coopération vieilles de plusieurs siècles entre les peuples turc et juif".

N'a-t-on a pas vu qu’un autre «islamiste» fort en paroles, l’Egyptien Mohamed Morsi, membres des Fréres Musulmans de son état, a choisi d’appliquer scrupuleusement ce qui est exigé de lui par Barack Obama et continuer donc à participer au blocus de la bande de Gaza?
Liquider le régime syrien, c’est aussi préparer l’élimination du Hezbollah, une élimination que d’aucuns voudraient précipiter en étendant le conflit syrien au Liban au prétexte de l’implication des miliciens du Hezbollah aux côtés des forces régulières syriennes. 
C’est cet aspect de la crise en Syrie qu’examine Ibrahim al-Amin dans les colonnes d’al Akhbar, un organe de presse libanais.
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Ibrahim al Amin, rédacteur en chef d'Al-Akhbar
Al Akhbar se situe politiquement à gauche et ne peut en aucun cas être considéré comme proche idéologiquement du Hezbollah. 
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Ernest Khoury dans son bureau d'Al Akhbar, sous le regard vigilant de Lénine et Karl Marx
 Le rôle du Hezbollah en Syrie
Par Ibrahim al-Amin, Al Akhbar (Liban) 22 mars 2013, traduit de l’anglais par Djazaïri
On parle et on spécule beaucoup depuis un certain temps au Liban, en Syrie et dans le monde arabe et en Occident sur le véritable rôle du Hezbollah dans la crise syrienne. La machine de propagande anti-Hezbollah est, comme d’habitude, particulièrement active, offrant au quotidien un flot d’informations et d’articles sur l’implication supposée de ce parti dans le conflit. 
Cette machine de propagande – avec ses opérateurs Libanais, Syriens et autres – a annoncé la mort de centaines de miliciens du Hezbollah en Syrie et la capture de dizaines d’entre eux par les rebelles Syriens. Un service de sécurité officiel de Beyrouth joue un rôle central sur ce front en assurant la fuite d’informations factuelles sur lesquelles on brode ensuite. Ces gens croient qu’un tel déluge est un moyen efficace de susciter autant de rancœur que possible contre le Hezbollah dans l’opinion publique. 
Le Hezbollah n’a, pour sa part, pas propose plus de précisions que ce qu’a déclaré son secrétaire général Nasrallah sur l’assistance apportée par le parti à ses sympathisants Libanais qui résident dans des villages à l’intérieur de la Syrie, mais a cependant répété que le Hezbollah n’avait pas pour l’instant participé aux combats en Syrie.
Une stratégie délibérée de provocation et d’exagération est employée contre le Hezbollah par des services de renseignements de la région et de l’étranger, y compris ceux d’Israël. Maisl a question centrale était, et demeure, est de comprendre la place du Hezbollah dans une crise syrienne qui entre dans sa troisième année. Ces services savent beaucoup de choses sur ce qui se passe sur le terrain en ce qui concerne les combats entre les forces du régime et celles de l’opposition. Ils connaissent les capacités des deux camps et exercent une surveillance continue de toutes les actions de soutien au régime, y compris par le Hezbollah. 
Mais pour les autres, il est sans doute nécessaire de clarifier la perspective à partir de laquelle le Hezbollah fonde son attitude par rapport à la crise syrienne. Ce qui pourrait en aider beaucoup à comprendre les soubassements idéologiques, politiques et opérationnels de sa position. 
Le Hezbollah continue à voir les choses à partir de la perspective de son rôle central dans la confrontation avec Israël. Il ne donne sans doute pas souvent de détails sur l‘objectif ultime de cette lutte, mais le parti se comporte comme s’il était partie prenante d’une campagne au long cours pour se débarrasser d’Israël, une bataille qui nécessite beaucoup de préparation. Si l’idée d’être débarrassé d’Israël ne dérangerait pas une majorité des peuples arabes et islamiques, seule une minorité est prête à mener ce combat jusqu’au bout. 
Une minorité parmi les réticents pense qu’un tel discours est fou ou illusoire et ne peut en aucun cas influer sur le cours de l’histoire. Cette minorité influente ne voit aucune nécessité pour une lutte de ce genre. Elle perçoit en conséquence le Hezbollah comme une bande de cinglés qui non seulement mettent en danger leur peuple et eux-mêmes mais aussi les intérêts des peuples de la région. Cette minorité se retrouve donc dans une alliance, formalisée ou non, avec les véritables ennemis du Hezbollah, à savoir Israël, les Etats Unis et certaines capitales arabes et occidentales. 
L’engagement du Hezbollah dans la résistance contre l’occupation l’oblige à faire beaucoup de choses comme éviter de se faire d’autres ennemis. Sa position sur la Syrie est cohérente avec son attitude à l’égard des mouvements de contestation dans l’ensemble du monde arabe. 
Dès le début, personne n’aurait pu imaginer voir le Hezbollah prendre position contre le régime syrien. Si le parti n’ignore pas les causes internes de la crise, il n’admet pas les affrontements en cours. Son regard sur la situation d’ensemble l’empêche d’adopter une position de neutralité, tout comme le fait qu’il a un suivi plus clair et fiable de ce qui se passe en Syrie comparativement à beaucoup des organisations impliquées dans les combats.
Le Hezbollah a averti très tôt sur les liens avec l’étranger et les agendas des organisations à la tête de la contestation. Il avait des preuves claires sur les tendances idéologiques de certaines des plus influentes de ces organisations. Il avait observé comment, dès le début de la contestation, des manifestants à Deraa et à Homs avaient brûlé des portraits de Nasrallah et des drapeaux du Hezbollah, et comment la campagne d’incitation à la haine religieuse contre le parti avait été lancée à fond. 
C’était avant que le parti ait dit quoi que ce soit sur les développements en Syrie – en fait, alors même qu’il était en train d’œuvrer avec divers mouvements islamistes arabes, dont le Hamas, à essayer de nouer des contacts dans le but d’éviter d’arriver à la catastrophe actuelle. 
Le point de vue du Hezbollah, pour dire les choses simplement, est que la guerre en Syrie a pour but de faire évoluer politiquement et stratégiquement ce pays vers une position d’opposition à l’existence du Hezbollah. Ce qui lui fait voir le régime actuel dirigé par Bachar al-Assad comme une ligne avancée de défense du mouvement de résistance au Liban et en Palestine. Ce qui, à soi seul, place le parti au cœur de la crise. 
On s’est pose beaucoup de questions et on a dit beaucoup de choses sur le rôle que joue le Hezbollah en Syrie. Ses détracteurs disent qu’il est fortement engagé dans les opérations militaires en cours. Les données du problème n’ont pas besoin de longues explications : 
- le Hezbollah entraîne, arme et apporte un soutien logistique conséquent aux Libanais qui vivent dans les villages frontaliers. 
- Le Hezbollah est chargé de la protection du mausolée de Sayida Zeinab dans le secteur sud de Damas depuis le départ de ses gardiens Irakiens. Sur place, les membres du parti sont déployés selon un plan qui limite leur responsabilité aux abords immédiats du sanctuaire.
- le Hezbollah a reçu des délégations de nombreuses organisations druzes, chrétiennes, chiites et ismaéliennes qui avaient le sentiment que leurs communautés minoritaires étaient gravement menacées. Il n’a pas satisfait à leurs demandes d’armement et de formation militaire, mais leur a donné les moyens d’éviter d’être déplacés.
- Le Hezbollah, qui a des liens sécuritaires et militaires avec le régime, aide les forces syriennes en protégeant les institutions scientifiques et les usines de missiles qui ont été construites ces dix dernières années en grande partie avec l’aide de l’Iran.
- Le Hezbollah a un important programme, peut-être le plus important, d’aide aux réfugiés Syriens au Liban et même à l’intérieur de la Syrie. Ce programme n’a pas pour but de remercier les Syriens pour avoir accueilli des réfugiés du Liban en 2006. Ce programme est exécuté dans la discrétion sur la base de la conviction que les réfugiés et les personnes déplacées ont droit à toute l’aide humanitaire possible quelles que soient leurs opinions politiques.
Les attitudes à l’égard du Hezbollah sont liées à toutes sortes de calculs. Certains font cependant tout ce qu’ils peuvent non seulement pour entraîner le parti dans la crise syrienne mais aussi dans un affrontement semblable au Liban. Le parti en est conscient. Il semble être en train de discuter des modalités d’une action visant à apaiser les tensions sectaires, même si ses dirigeants craignent de nouvelles effusions de sang avant l’aboutissement de ces discussions.

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mardi, février 12, 2013

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Vers une sortie de crise négociée en Syrie?


Les choses bougent sur le plan politique en Syrie. On a pu s’en rendre compte avec l’offre de dialogue formulée par le chef de la coalition d’opposition (au nom à rallonge). Cette offre de dialogue est certes loin de faire l’unanimité dans les rangs de la dite coalition mais il est clair qu’une partie de cette alliance hétérogène si ce n’est hétéroclite craint que n’éclate au grand jour son inexistence sur le plan militaire.

Contrairement à ce qui se dit, cette offre n’a pas été rejetée par le gouvernement syrien, mais ce n’est pas vraiment de la presse française que vous l’apprendriez même si le Nouvel Observateur fait allusion au signal adressé par un ministre Syrien et si Le Monde est un peu plus disert sans non plus le mettre en évidence.

Cette disponibilité au dialogue manifesté par le gouvernement syrien n’est citée qu’incidemment au milieu de ce qu’on nous présente comme de nouvelles victoires de l’opposition armée qui se serait emparée d’un grand barrage sur l’Euphrate, d’une base aérienne près d’Alep et menacerait la ville «stratégique» de Deir Ez Zohr. Si on n’en finit pas de découvrir que tel ou tel site est stratégique (‘key’ en anglais) , c’est la deuxième fois qu’on nous annonce la prise d’un aérodrome militaire et la première fois qu’on parle de la prise d’un barrage comme d’un véritable fait militaire (ah si, ils pourront couper l’eau à Alep).

Jonathan Steele consacre un assez long article à la démarche d’ouverture du régime syrien qui s’incarne de la manière la plus visible dans la personne d’Ali Haidar. Si on prête attention à ce que dit M. Haidar, on comprend que le régime syrien d’aujourd’hui n’est plus tout à fait celui du début des troubles qui ont saisi le pays et qu’il recèle en son sein des forces désireuses d’avancer en matière d’ouverture politique.
Le ministre Syrien Ali Haidar
Le ministre Syrien Ali Haidar
Restent des aspects sur lesquels le régime ne semble toujours pas prêt à transiger comme l’exigence du départ de l’actuel chef de l’Etat formulée par l’opposition armée (et le club des «amis» de la Syrie) ou celle du gouvernement pour que, après une phase préliminaire à l’étranger, les discussions se déroulent en territoire syrien.

A ce propos, le gouvernement syrien se dit prêt à respecter la liberté de mouvement des opposants qui accepteraient de rentrer au pays. Une liberté de mouvement qui pourrait sans difficulté être garantie par certains amis de la Syrie comme l’Iran ou la Russie…

On verra si les autres "amis" de la Syrie prendront le gouvernement syrien au mot.

Un ministre Syrien propose de rencontrer le chef de l’opposition à l’étranger

Ali Haidar soulève la perspective d'élections libres en réponse changement surprise de la ligne soutenue par le chef de la Coalition nationale syrienne
Par Jonathan Steele à Damas
The Guardian (UK) 11 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer un ministre à l'étranger pour des entretiens avec Moaz al-Khatib, le chef de la Coalition nationale syrienne d’opposition, qui a récemment plongé la rébellion dans une tourmente politique en se prononçant en faveur d'un dialogue avec le régime.

"Je suis prêt à rencontrer M. Khatib dans n'importe quelle ville étrangère où je peux aller pour discuter des préparatifs d’un dialogue national", a déclaré au Guardian Ali Haidar, le ministre de la réconciliation nationale. Ses propos ont été la réponse la plus positive donnée pour l’instant par le gouvernement syrien au changement surprise de ligne politique par le chef de l'opposition.

Les exilés et les groupes armés qui leur sont affiliés ont affirmé depuis longtemps qu’ils ne discuteraient jamais avec le régime sauf si Bachar al-Assad quittait d’abord ses fonctions. La volte face du leader de l’opposition a été sévèrement critiquée par certains de ses collègues parce que la charte de l’opposition stipule qu’elle ne parlera pas avec le régime d’autre chose que de son départ.

En expliquant le but du dialogue national, Haidar a soulevé la perspective d'une véritable compétition électorale pour un parlement multipartite et pour l’accès à la présidence lorsque le mandat d'Assad expirera l'année prochaine.

"Le dialogue est un moyen de proposer un mécanisme pour aboutir à des élections législatives et présidentielles libres. C'est l'un des sujets qui seront abordés à la table [de discussion]. Ce genre de chose pourrait être le résultat des négociations, mais pas une condition préalable", a-t-il dit. "Nous rejetons un dialogue qui consiste simplement à ce qu’une partie remettre le pouvoir à une autre."

Assad a proposé des discussions avec les dirigeants de l'opposition lors d’un discours prononcé le mois dernier. Mais il avait semblé exclure tout contact avec la Coalition nationale syrienne, qui a été mise sur pied sous la pression des États-Unis, de la Turquie et du pression du Qatar à Doha l'été dernier comme une tentative d'unification des groupes d'opposition disparates.

“Avec qui devons-nous mener le dialogue? Ceux qui véhiculent une pensée extrémiste et ne croient à rien d’autre que le sang, le meurtre et le terrorisme ? Devrions-nous parler avec des bandes qui reçoivent leurs ordres de l’étranger et rejettent le dialogue parce qu’ils considèrent que le dialogue fera échouer leurs plans qui visent à affaiblir la Syrie ?» avait déclaré Assad.
La bombe politique de Khatib est intervenue trois semaines plus tard, suscitant un débat dans les cercles du pouvoir syrien. Ces derniers ont aussi noté les révélations de la semaine dernière sur le rejet par Barack Obama de recommandations du Pentagone et du Département d’Etat pour armer l’opposition. Les Etats Unis ont depuis manifesté leur appui à l’initiative de Khatib et on spécule à Damas sur le fait qu’elle était coordonnée à l’avance avec Washington.

L’offre par Haidar de rencontrer le chef de l’opposition est évidemment conçue pour empêcher l’initiative de Khatib d’être étouffée par les résistances de ses collègues rebelles. Haidar a observé que comme les autres ministres du régime, il était sous le coup de sanctions qui lui interdisent l’entrée dans l’Union Européenne, mais il a indiqué que Genève était un lieu possible pour des conversations préliminaires. «mais nous maintenons que le véritable dialogue national doit prendre place sur le sol syrien parce que c’est une question de dignité syrienne,» a-t-il ajouté.

Il a reconnu que les politiciens exilés craignaient d'être arrêtés s'ils retournaient en Syrie. En annonçant son évolution en faveur de négociations, Khatib a exigé du gouvernement qu’il renouvelle les passeports de tous les Syriens qui sont à l'étranger afin qu'ils cessent d'être apatrides. Haidar a déclaré que le ministère de la Justice avait déjà commencé à prendre des mesures pour annuler les poursuites contre les Syriens à l'étranger.

"Le ministère de l'Intérieur a accepté d'assouplir sa politique et de leur donner tous les documents nécessaires pour leur retour et à les laisser entrer sur le territoire, même s’ils en sont dépourvus. Je ne veux fermer la porte à aucun membre de l'opposition qui a des inquiétudes. Personnellement, j’invite tout le monde à revenir et je leur garantis l’accès et le départ en toute sécurité, si c'est ce qu'ils veulent ", a déclaré Haidar.

Il a expliqué que le nouvel élan vers des négociations est venu non seulement du changement dans la  ligne politique de Khatib, mais aussi d'un changement dans le climat régional et international, ainsi que du fait de l'impasse militaire. «Il ya des extrémistes des deux côtés, mais 80% des gens de chaque camp ont compris qu’aucune victoire militaire n’est possible. Je suis en contact par téléphone avec certains dirigeants de l'Armée Syrienne Libre et ils avaient l'habitude de dire:« Nous serons à Damas d’ici quelques jours», mais aujourd'hui, ils disent:« Nous avons découvert que la communauté internationale nous utilise et travaille pour ses propres intérêts et nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas vaincre l'armée syrienne, »a-t-il dit.

En dépit de l’apparente disponibilité du gouvernement syrien à parler avec des représentants de l’opposition armée, des divergences subsistent quant aux modalités d’une éventuelle transition.  La Russie, les Etats Unis et plusieurs autres acteurs importants dont la Grande Bretagne et la France se sont entendus à Genève en juin sur un aspect qui est la nécessité de désigner un gouvernement de coalition qui comprendrait des membres de l’opposition ainsi que des membres du régime actuel et qui aurait «l’ensemble des pouvoirs exécutifs.»
Quand Lakhdar Brahimi, l’envoyé special de l’ONU et de la Ligue Arabe a rencontré Assad en décembre, la question a semblé être un sujet de désaccord. Brahimi avait dit ensuite au Conseil de Sécurité que cela signifiait qu’il n’y aurait aucun rôle pour Assad dans la transition. Ses propos avaient provoqué la colère de Damas où le ministère des affaires étrangères l’avait accusé de «parti pris flagrant» et le journal pro-gouvernemental al-Watan l’avait qualifié de «touriste vieillissant.»

Des membres de son équipe basés à Damas ont essayé de savoir s’il pouvait revenir en Syrie. Interrogé par le Guardian pour savoir si la mission de Brahimi était morte, Haider a dit que non, mais a accusé l’émissaire de ne pas être franc du collier.

“dans ses discussions ici, c’est Brahimi qui disait qu’il était un peu trop tôt pour former un gouvernement.  Son point de vue était que ce n’était pas possible parce qu’il y a beaucoup de factions de l’opposition en exil qui ne sont pas encore prêtes à y participer. Malheureusement, après son départ de Syrie nous avons entendu un autre son de cloche de sa part,» explique Haidar. «Il y avait des contradictions dans ses déclarations qui affaiblissaient sa position à égale distance de tous les Syriens. Nous ne dirons pas que sa mission a complètement échoué mais il doit revenir à sa position initiale à égale distance de tous.»

Le ton conciliant d’Haidar confirme sa réputation de colombe à l’intérieur du régime. En tant que dirigeant du Parti Social-Nationaliste Syrien, un petit parti d’opposition, il était parmi ceux qui avaient publié la déclaration de Damas, un manifeste pour une réforme démocratique et un changement radical, en 2005. Certains d’entre eux avaient été arrêtés et d’autres étaient partis en exil. Il était resté à Damas et avait été nommé ministre en 2011. Il a toujours des divergences avec le régime et à l’occasion du référendum de l’an dernier sur une nouvelle constitution, il était apparu trois fois sur la télévision d’Etat pour appeler les votants à dire non.

En vertu de la constitution, Assad aurait la possibilité de se présenter pour un troisième mandat l’an prochain. Haidar considère qu’Assad devrait se présenter sauf si le dialogue national aboutit à des changements majeurs. «Je n’ai pas personnellement discuté de ça avec le président. Mais la constitution actuelle ne lui interdit pas de se présenter. En tant que citoyen syrien, il en a le droit comme n’importe quel autre citoyen,» a-t-il déclaré.

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mercredi, janvier 30, 2013

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Réalité politique de l'opposition armée au régime syrien


Comme on l’a vu dans mon post précédent, le chef de l’Etat syrien Bachar al-Assad soutient que l’armée gouvernementale a repris l’initiative et qu’elle a porté des coups sévères à l’opposition armée, créant ainsi une nouvelle réalité sur le terrain qui deviendra bientôt claire aux yeux de tous.

On saura donc assez rapidement si le dirigeant Syrien pèche par excès d’optimisme ou si l’opposition armée va prendre ou reprendre l’initiative.

Si cette opposition est peut-être en reflux sur le terrain militaire, elle l’est assurément sur le plan politique et la dernière réunion des «amis» de la Syrie qui s’est tenue en France tend à le confirmer tant elle semble se résumer à un aveu d’impuissance et à une quête d’argent.
Notre amitié pour la Syrie est scellée par le sang.
Trois amis sincères de la Syrie
 M. Laurent Fabius n’a cependant toujours pas renoncé à faire couler le sang en Syrie tant que l’actuel président n’aura pas été éliminé par un moyen quelconque puisqu’il ne «mériterait pas d’être sur la Terre» selon ses propres termes. Un appel au meurtre, ni plus, ni moins. 

Quant au terrain militaire, il est surtout occupé par des milices qui ne sont jamais invités aux réunions des «amis » de la Syrie, au grand dam de Cheikh Mouaz Alkhatib, le leader de la Coalition Nationale Syrienne des Forces Révolutionnaires et d’Opposition. 
L’article que je vous propose montre tous simplement que cette  Coalition Nationale Syrienne des Forces Révolutionnaires et d’Opposition portée à bout de bras par Laurent Fabius et William Hague n’est qu’une coquille vide supposée envelopper cette autre coquille vide qu’est l’Armée Syrienne Libre. 

Ce constat avait déjà été fait par le gouvernement britannique qui se proposait justement, après avoir favorisé l’afflux en Syrie de ceux qui forment maintenant l’armature de la rébellion armée, de remplir cette coquille et de la rendre populaire auprès de la population syrienne.

 Les efforts des Etats Unis pour affaiblir les rebelles islamistes en Syrie semblent avoir échoué

par David Enders, McClatchy Newspapers (USA) 28 janvier 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Beyrouth - Soutenu par les Etats Unis, un effort pour mettre en place des conseils militaires dans toute la Syrie pour unifier les centaines de groups qui combattent pour renverser le président Bachar al-Assad et coordonner la fourniture d’aide aux groupes rebelles laïques semble avoir largement échoué.

Les rebelles expliquent que les officiels US ont poussé à la création de ces conseils dans chacune des 14 provinces syriennes en réponse aux demandes des rebelles de fourniture d’armes et d’autres soutiens. En décembre, les représentants de plusieurs organisations rebelles se sont réunis en Turquie et ont élu un Conseil Militaire Suprême de 30 membres qui a ensuite désigné à sa tête le général Syrien déserteur Salim Idriss

Mais des militants Syriens affirment que les conseils sont devenus un sujet de dérision et de moquerie en Syrie dans les semaines qui ont suivi et que d’autres organisations, dont le Front al-Nusra lié à al Qaïda ont assumé le rôle de coordination centrale que les officiels US espéraient voir revenir aux conseils militaires.

“Je n’ai pas beaucoup entendu parler des conseils militaires,” déclare Jeff White, un analyste militaire du Washington Institute for Near East Policy.  «Je n’ai pour l’instant vu aucun signe que le Conseil Militaire Suprême ou les commandements régionaux aient entrepris une action quelconque.»

Des membres des conseils militaires ont accusé les Etats Unis et d’autres pays pour leur absence d’assistance, affirmant que sans aide, les conseils étaient incapables d’acquérir une influence sur les combats à l’intérieur de la Syrie.

“Ils avaient ce plan, mais personne n’a reçu aucun soutien,” affirme Mahmoud, un Syro-américain qui a mis en place un petit camp d’entraînement rebelle en Syrie de nord et dit recevoir de l’aide de donateurs individuels. Il a demandé que sont identité complète ne soit pas divulguée pour des raisons de sécurité.

Ce lundi, des responsables américains à Washington continuaient à exprimer leur appui à l'opposition anti-Assad.
“Je pense que nous avons vu l’opposition en Syrie faire des progrès continus,” a déclaré à la presse Jay Carney, le porte parole de la Maison Blanche. «Je pense que nous avons vu l’emprise d’Assad sur le pouvoir en Syrie continuer à diminuer. Nous continuons à faire des démarches avec nos partenaires pour fournir à la fois de l’aide humanitaire et de l’assistance non létale [terme de la novlangue américaine supposé désigner des armes qui ne tuent pas, NdT] à l’opposition et à travailler avec nos partenaires pour contribuer à parvenir à une Syrie post-Assas qui reflète la volonté du peuple syrien, parce que le bon résultat ici sera que les Syriens décident de leur propre avenir.»

L’échec des conseils militaires à s’organiser rapidement et à gagner en influence a court-circuité ce que les officiels US espéraient être un système qui aurait permis aux Etats Unis et à leurs alliés de diriger l’aide vers les organisations rebelles qui prônent une Syrie post-Assad démocratique, où les droits des minorités ethniques et religieuses seraient respectés, et non vers des groupes comme Nosra qui veulent un régime basé sur la loi islamique.
Mais les organisations islamistes restent en pointe dans les récents combats, alors que les conseils militaires fonctionnent à peine. Ce constat se vérifie dans tout le pays, y compris le sud où plus de 20 000 personnes ont fui les combats vers la Jordanie rien que la semaine dernière.

Le présumé gouvernement syrien en exil, la Coalition Nationale Syrienne des Forces Révolutionnaires et d’Opposition, a également échoué à s’imposer – un autre important revers pour la politique américaine. La Secrétaire d’Etat US Hillary Clinton était le principal promoteur de la coalition qui s’était constituée après que Mme Clinton avait annoncé publiquement que les Etats Unis ne pouvaient plus soutenir la structure qui l’avait précédée, le Conseil National Syrien.

Mais après que des dizaines de pays eurent reconnu cette nouvelle structure comme étant le successeur du régime Assad, elle a également échoué à avoir de l’influence. Elle n’a pas respecté la date butoir qu’elle s’était elle-même fixée pour désigner un premier ministre par intérim et l’engagement des Etats Unis auprès de cette organisation, qui avait atteint son apogée avant l’élection présidentielle américaine de novembre, a décliné après que le leader de la coalition, Cheikh Mouaz Alkhatib, a critiqué la désignation par les Etats Unis du Front al Nosra comme organisation terroriste qui se confond avec al Qaïda en Irak.
Les militants Syriens dissent que le plan américain pour réduire le rôle des groupes islamistes dans la lutte anti-Assad a au contraire abouti à un renforcement de la puissance des islamistes.

“Les bataillons islamistes sont les seuls bataillons qui agissent sur le terrain,” déclare Omar Shakir, un militant antigouvernemental d’Homs, la troisième plus grande ville du pays.

Il explique que les efforts des Etats Unis pour aider le conseil militaire à Homs ont cessé quand les commandants de cette ville ont refusé de couper les ponts avec les groupes islamistes, ainsi que les Etats Unis l’avaient exigé.
“Les bataillons islamistes ont leurs propres sources pour les armes et l’argent, ils se battent vraiment bien contre le régime,” déclare Shakir. «Donc, après que les Etats Unis ont interrompu leur aide, le conseil militaire est devenu impuissant et la plupart des combattants rejoignent les bataillons islamistes.»

Ces bataillons, qui comprennent Nosra et une autre brigade islamiste, Ahrar al Sham, ont été à la pointe du combat dans toute la Syrie. Des groupes islamistes plus modérés comme les Brigades Farouq et Liwa Tawhid, qu’on considère toutes eux comme affiliées aux Frères Musulmans syriens, opèrent également dans tout le pays.

On considère que Nosra dispose d’environ 5 000 hommes en armes, et on pense que Sham est encore plus importante, ce qui fait des groupes d’obédiences islamiste les plus importantes organisations combattantes d’une opposition syrienne aux multiples facettes.

Selon les Nations Unies, plus de 60 000 personnes ont péri dans les violences depuis que le soulèvement anti-Assad a commence en mars 2011.

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vendredi, novembre 23, 2012

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Une coalition syrienne d'opposition "légitime" mais pas populaire


Pratiquement aucun journal n’est fichu de nous donner le nom complet de la nouvelle coalition (Coalition nationale Syrienne des Forces de l'Opposition et de la Révolution) présidée par Mouaz Alkhatib et supposée représenter le peuple syrien. Toujours est-il que la presse a largement relevé que
Après Paris, Ankara et les monarchies du Golfe, Londres a reconnu mardi la nouvelle Coalition de l'opposition "comme seul représentant légitime du peuple syrien"
La France est en effet le premier pays européen à avoir reconnu la coalition d’opposition comme unique représentant du peuple syrien. Ce qui signifie qu’aux yeux de Paris, le pouvoir en place en Syrie n’est plus un interlocuteur, n’existe plus.

Et donc que la France et ses alliés démocratiques ont juré la perte du régime syrien et n’auront de cesse tant qu’il ne sera pas liquidé.

Comme nous l’explique le journal Le Monde, ce n’est qu’après un temps d’hésitation que le Royaume Uni a emboîté le pas à une France décidément en pointe en matière de néo-impérialisme.

L’hésitation britannique était ainsi justifiée par William Hague, le chef du Foreign Office :
"Nous voulons voir l'opposition syrienne ouverte à tous (...) et qu'elle reçoive un soutien de l'intérieur de la Syrie, et si elle l'obtient, oui, nous la reconnaîtrons", commentait-il mardi 13 novembre.
Il y a une dizaine de jours de cela, William Hague estimait que la fameuse coalition, jugée légitime par Laurent Fabius, ministre Français des affaires étrangères ; n’avait pas de soutien en Syrie même !

Mais, toujours selon Le Monde :
Une semaine plus tard, la visite des dirigeants de la Coalition vendredi, à Londres, semble l'avoir convaincu. Il a indiqué, mardi 20 novembre, avoir pris sa décision "sur la base des assurances" reçues des dirigeants de la Coalition lors de ce déplacement et après ses "consultations avec les partenaires européens" lundi à Bruxelles.
William Hague à Mouaz Alkhatib: maintenant que vous êtes légitimes, nous allons vous rendre populaires
Il a donc fallu seulement une semaine à l’opposition coalisée pour changer la donne politique et obtenir un soutien du peuple syrien ! Ce qui la rendrait donc effectivement légitime.
On le sait, le Proche Orient est la terre des miracles, mais on a quand même du mal à croire à ce miracle là.

En fait, même William Hague n’y croit pas qui déclare que:
La Coalition a "beaucoup à faire pour gagner le soutien total du peuple syrien et coordonner les efforts de l'opposition plus efficacement. Mais il est grandement dans l'intérêt de la Syrie, de la région et du Royaume-Uni que nous les soutenions et que nous ne laissions pas de place aux groupes extrémistes",
Mais comme il le dit, l’intérêt du Royaume Uni est de faire en sorte que le miracle se produise et que la coquille à peu près vide se remplisse...

Un schéma typique des interventions impérialistes du bon vieux temps.

 On remarquera qu’une bonne partie de ces soutiens à l’opposition au régime de Damas sont les mêmes qui ont soutenu, tout récemment encore, le droit de l’entité sioniste à se défendre contre les réfugiés Palestiniens entassés et confinés dans la bande de Gaza.

Des pays hyperactifs contre la Syrie, telle la Turquie ou le Qatar, se sont contentés au mieux de gesticulations qui ont dû amuser du côté de Tel Aviv.


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mardi, novembre 13, 2012

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Les Frères Musulmans et "l'unité" de l'opposition syrienne


Il y a quelques jours, la presse pouvait titrer :
Georges Sabra, ancien communiste de confession chrétienne, président du Conseil national syrien (CNS)
ou
Georges Sabra, un chrétien pour unifier les opposants syriens
L’appartenance chrétienne de Georges Sabra est un fait souligné par la plupart des  journaux, exactement comme l’appartenance kurde de son prédécesseur, Abdel Basset Seyda, à la tête de ce même CNS. 

Le journal La Croix nous expliquait en effet que :
L’élection d’un chrétien est tout sauf un hasard. C’est un message fort à cette communauté, face au régime syrien qui se pose en défenseur des chrétiens contre l’islamisme. Elle montre également la volonté du CNS de se poser en coalition représentative de l’ensemble des composantes du peuple syrien.
Georges Sabra: "Avant, j'étais communiste. Mais ça, c'était avant!"
Il se trouve que ce n’est pas vraiment le CNS, dirigé de facto par les Frères Musulmans, qui a «unifié,» très partiellement en fait, les composantes de l’opposition syrienne mais le Qatar, et que la coalition qui coiffe cette opposition désormais «unie» est en réalité très hétéroclite et est donc dominée  par les Frères Musulmans qui sont la seule force vraiment cohérente.

Et que cette nouvelle organisation, dont le nom à rallonge a dû faire l’objet de moult tractations, est présidée par un ancien imam proche de la confrérie.

On nous dit certes qu’il est modéré.

Cela veut peut-être dire qu’il croit en Dieu avec modération...

Quoi qu’il en soit, déjà Laurent Fabius qui ne se donne même pas la peine de prononcer intégralement le nom de cette structure politique (Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution) annonce que la France apporte son soutien à la «coalition nationale».

Mais en matière de soutien, la France est devancée par d’autres démocraties puisque les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe, qui sont les tuteurs de cette coalition de l’opposition syrienne, viennent d’annoncer qu’ils la reconnaissaient comme représentante légitime du peuple syrien. 

Dans le Los Angeles Times du 11 novembre (signalé par Angry Arab), Patrick J. McDonnell et Rima Marrouch rappellent qu’un des objectifs premiers de cette nouvelle coalition est d’imposer un commandement central aux dizaines de milices qui combattent le régime de Bachar al-Assad. Une tâche qui ne s’annonce pas aisée car de nombreuses unités refusent toute autorité autre que celle de leur commandement local.

L’autre problème étant que si la Coalition est populaire dans les palais des émirs ou dans celui de l’Elysée :
En Syrie, le soutien à Assad reste considérable malgré près de 20 mois d’une rébellion qui a fait des milliers de morts et privé le gouvernement du contrôle de larges pans du territoire. De nombreux Syriens craignent que la chute d’Assad puisse déclencher le chaos et l’effusion de sang sectaire qui secouent l’Irak voisin depuis que l’invasion emmenée par les Etats Unis en 2003 a éliminé Saddam Hussein, l’homme fort de l’Irak.
Bien sûr, ce n'est pas parole d'Evangile. Mais comment ne pas être ne serait-ce qu'intrigué de voir un journal occidental se permettre aujourd'hui d'écrire qu'Assad a encore un soutien populaire considérable dans son pays? 

Une forme de résistance aux lieux communs, peut-être.

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posted by Djazaïri at 12:25 AM 0 comments

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