dimanche, avril 08, 2012

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Décès de Gil Noble, porte-voix de l'autre Amérique


Je vous propose une notice nécrologique parue dans le New York Times qui parle de quelqu’un que je ne connaissais pas et que vous ne connaissiez sans doute pas non plus.
Gil Noble qui vient de mourir à 80 ans des suites d’un accident vasculaire cérébral était une figure de la télévision newyorkaise et une référence pour la communauté noire de la Big Apple.
Si nous ne le connaissions pas, les démêlés avec le lobby sioniste que lui et un de ses amis ont vécus sont pourtant familiers à ceux qui s’intéressent à l’actualité médiatique française.
En effet, comme Dieudonné en France, Gil Noble s’est trouvé confronté aux pressions du lobby sioniste et, comme Dieudonné, il n’a pas cédé grâce à son courage personnel mais aussi au soutien de son public.
Mais n’oublions pas que si certains réussissent à tenir tête au lobby sioniste (à quel prix !), d’autres voient par contre leurs carrières brisées et ce sont les plus nombreux.
On appréciera le sens de la répartie de Gil Noble qui expliquait, face à ceux qui lui reprochaient de ne pas présenter l’autre version de l’histoire, que son émission était précisément cette autre version de l’histoire qui, en dehors d’émissions comme la sienne, ne pouvait se faire entendre.


par PAUL VITELLO, The New York Times (USA) le 5 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Gil Noble, un journaliste de télévision qui présentait “Like it is”, un programme d’actualités sociales et politiques diffusé le dimanche matin à New York, une émission primée parmi les plus anciennes du pays à s’intéresser au leadership noir et au vécu afro-américain, s’est éteint jeudi dans un hôpital de Wayne dans le Nex Jersey.
Il est décédé des complications d’une attaque cérébrale qu’il avait subie l’été dernier, a déclaré Dave Davis, PDG de WABC-TV qui diffusait « Like it is » depuis 1968.

Gil Noble
Quoique retransmise seulement dans l’agglomération newyorkaise, “Like it is” attirait des invités de stature nationale et internationale. Certains étaient controversés. Ses interviews de personnalités comme Louis Farrakhan de la Nation of Islam avaient attiré des protestations pour partialité. Mais c’était précisément ce que voulait M. Noble.

“Ma réponse à ceux qui se plaignaient que je n’expose pas l’autre version de l’histoire était que cette émission était précisément l’autre version de l’histoire,” avait-il dit en 1982.

Ses interviews constituent une veritable archive de l’histoire des noirs aux Etats Unis : des centaines d’heures de conversation avec des personnalités politiques et culturelles comme Lena Home, Fannie Lou Hamer, Bill Cosby, Sammy Davis Jr, Mohamed Ali, Andrew Young, Dizzy Gillespie et Stokely Carmichael.

M. Noble voyait “Like it is” comme une plateforme pour des idées et des perspectives – notamment celles des noirs – qui étaient absentes des organes d’information grand public. Il avait une fois appelé son émission «l’antidote aux informations de 6h et 11h »

Ses échanges en tête-à-tête avec des chefs d’Etats africains et caribéens, dont Kenneth Kaunda, de Zambie, Michael Manley de la Jamaïque et Robert Mugabe du Zimbabwé s’inscrivaient dans une autre mission consistant à informer sur des événements touchant des populations d’origine africaine à travers le monde.

On apprenait beaucoup en regardant l’émission de Gil,” a déclaré l’ancien maire de New York David N. Dinkins dans un éloge funèbre. «On n’avait pas à être d’accord avec tout ce qu’il disait, mais pour nombre d’entre nous, il fallait regarder son émission.»

Le soutien profondément ancré dont jouissait M. Noble auprès de son public, l’avait aidé à survivre à deux controverses qui avaient résulté d’interviews avec des personnalités considérées comme antisémites, ayant un parti pris contre Israël ou les deux. En 1982, l’ Anti-Defamation League [ADL] avait accusé M. Noble de montrer un parti pris contre Israël quand il avait programmé un panel de discussion sur l’invasion du Liban par Israël sans présenter le point de vue israélien.

La simple rumeur de sanctions disciplinaires avait suscité des manifestations devant le siège de WABC, avec à leur tête le révérend Calvin O. Butts, pasteur de l’ Abyssinian Baptist Church à Harlem et le révérend Al Sharpton Aucune mesure disciplinaire ne fut prise, mais on demanda à M. Noble de présenter une émission avec des invités pro-Israël.

Des tensions du même genre étaient apparues à l’été 1991, quand M. Noble avait préparé la diffusion d’un discours dans lequel  on dit que son ami, Leonard Jeffries, un professeur de « black studies » au City College, aurait tenu des propos intolérants. Des articles de presse à ce sujet avait conduit à la révocation de Jeffries du poste de chef du département d’études noires (black studies).

M. Noble avait soutenu que seule l’écoute du discours dans son intégralité aurait pu amener les responsables de la faculté (ou n’importe qui d’autre) à décider si les propos pouvaient motiver une mesure disciplinaire ou avaient été sortis de leur contexte (dans une partie des on exposé, M. Jeffries affirmait que les films hollywoodiens où les noirs étaient avilis étaient faits par des « gens qui s’appelaient Greenberg, Weisberg et Trigliani.” Dans une autre, il disait que « Chacun sait que de riches Juifs finançaient le commerce des esclaves »).

Les responsables de WABC-TV avaient retiré cette partie dont ils disaient qu’elle pouvait aggraver les tensions raciales dans la ville. Il se trouva que ces tensions longtemps latentes entre noirs et juifs dans le secteur Crown Heights de Brooklyn explosèrent violemment la semaine suivante.

Une fois encore, des manifestants se présentèrent devant les locaux de la chaîne de télévision. Cette fois, se trouvait parmi eux un sénateur de l’Etat, qui sra plus tard gouverneur de New York, David A. Paterson.

 «Je me souviens que c’était une manifestation spontanée,»  a déclaré M. Paterson dans une interview. « Les gens sont venus tout simplement. Parce que «Like it is» était quelque chose de vraiment spécial et à protéger pour la communauté afro-américaine.» Une séquence sur l’affaire Jeffries sera finalement montrée par la suite.

«Certains Américains blancs sont rebutés par ‘Like it is’, mais c’est la nature de ce programme».avait expliqué M. Noble à The Village Voice à la fin de cette année là. «Nous assistons à une querelle entre les races en Amérique et certaines opinions dans la communauté noire doivent être entendues même si ce sont des voix de révolte.»

Après l’attaque cérébrale de M. Noble, WABC-TV a lancé l’émission «Here and Now», une émission sur les questions politiques et sociales qu’elle présente comme «poursuivant la voie tracée par Gil Noble.»

Gilbert Edward Noble est né à Harlem le 22 février 1932. Il est le fils de Rachel Noble, enseignante, et de Gilbert R. Noble, propriétaire d’un garage automobile. Ses deux parents étaient nés en Jamaïque. Il a fréquenté le City College et a fait son service militaire pendant la guerre de Corée.
M. Noble a été embauché comme journaliste pour la station de radio WLIB en 1962. En 1967, après des émeutes raciales d’ampleur nationale qui avaient incité les chaînes de télévision dans tout le pays à recruter certains de leurs premiers journalistes noirs, il a été embauché par WABC. Il a travaillé comme reporter, présentateur du weekend et parfois comme correspondant pour «’Like it is, » une émission qui a commencé en 1962 et dont il est devenu le responsable et présentateur en 1975. Il a reçu sept Emmy Awards.

M. Noble laisse derrière lui une épouse, Norma jean, avec leurs quatre filles Lynn, Lisa, Leslie et Jennifer; un fils, Chris; and huit petits enfants.

Milton Allimadi, rédacteur en chef du journal Black Star News d’ Harlem et invité occasionnel de l’émission de M. Noble, a expliqué la considération particulière dont faisait l’objet M. Noble dans la communauté qu’il servait.

Dans un éloge publié en ligne en août dernier, M. llimadi écrit qu’après avoir été invité dans l’émission, des inconnus l’avaient arrêté dans la rue pour lui serrer la main. « Quand je monte dans un bus M.T.            A., les chauffeurs refusent que je paye mon ticket, » écrit-il, « disant qu’ils sont heureux de transporter quelqu’un qui est pasé dans ‘Like it is.’»

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lundi, décembre 12, 2011

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Comment le lobby sioniste tient la Turquie


Dans les paramètres qui dictent la conduite de la diplomatie turque, il en est un et non des moindres que j’ai omis, c’est la question du génocide arménien.
J’en avais déjà parlé pourtant sur ce blog.

Sans prendre position sur l’adéquation du terme génocide pour qualifier ce qu’ont subi les Arméniens au début du siècle dernier, il faut cependant se rappeler que la Turquie craint énormément l’adoption par les Etats Unis d’une législation qui la sommerait de reconnaître avoir perpétré un tel génocide.
Une telle législation n’aurait bien entendu pas pour but de mettre un point final à un livre d’histoire mais signerait plutôt le début de gros ennuis pour la Turquie qui se verrait obligée d’abord de réécrire justement ses manuels d’histoire.
Mais ce n’est bien sûr pas la conséquence la plus importante d’une législation américaine sur le génocide arménien. Une autre conséquence serait en effet que le gouvernement turc se trouverait tôt ou tard mis en demeure d’indemniser les familles des victimes arméniennes et, pourquoi pas, devoir à terme faire face à des revendications territoriales  sur la partie de l’Anatolie autrefois peuplée d’Arméniens.

De bien sombres perspectives que la Turquie a toujours pu s’épargner autant grâce à son rôle éminent dans l’OTAN que par le précieux soutien du lobby sioniste.
Les sionistes ont en effet toujours marchandé ainsi leurs relations avec la Turquie : maintien d’une politique conforme aux intérêts de l’entité sioniste de la part d’Ankara en échange du blocage des efforts arméniens pour obtenir que les députés US adoptent une législation contraignante sur le génocide arménien.

Il y a bien eu un moment de flottement qui a vu le lobby sioniste faire mine de pencher en faveur d’une telle législation, mais tout est finalement rentré dans l’ordre et c’est bien le signe qu’en dépit de ses gesticulations, le gouvernement turc ne fera rien de sérieux contre l’entité sioniste alors qu’il fait feu de tout bois contre les autorités syriennes.

David Boyadjian nous en dit plus sur les déboires des Américains d’origine arménienne face aux organisations sionistes.

Par David Boyajian,HETQ (USA-Arménie) 6 décembre 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

L’hostilité de l’Anti-Defamation League à l’égard des Arméno-Américains n’est pas un secret. L’ADL et son directeur national, Abraham Foxman, ont collaboré avec la Turquie pour nier le génocide arménien et faire échec à la résolution du Congrès sur le génocide arménien. Ce fut donc un choc d’apprendre que Facing History and Ourselves (FHAO), une organisation nationale d’éducation à l’holocauste et aux droits de l’homme dont le curriculum comprend le génocide arménien, allait être « partenaire » de Foxman pour le groupe de discussion sur « le nouvel Antisémitisme » organisé par l’ADL le 7 novembre 2011 à Boston. 
  
Alertés par une lettre ouverte à FHAO écrite par un Arménien, de nombreux Arméniens ont exhorté cette organisation à annuler son partenariat avec Foxman. J’ai interpellé moi-même à FHAO, sans succès.

La lettre type de FHAO

FHAO a au contraire répondu aux Arméno-Américains par une lettre type qui soutenait hypocritement que Foxman avait reconnu le génocide arménien. FHAO ne s’était même pas fatigué à répondre sur l’opposition hypocrite de l’ADL à la résolution sur le génocide arménien, que Foxman continue à qualifier de «diversion contreproductive.»

Même si la fameuse déclaration du 21 août 2007 de Foxman mentionnait le « mot en G » [génocide], elle impliquait aussi que les morts arméniens de 1915 étaient une « conséquence » de la situation de guerre plutôt qu’intentionnelles. Le critère «d’intentionnalité» est justement ce que le droit américain exige pour considérer un acte comme relevant du génocide. Foxman le savait quant il a fait sa déclaration.

A l’instigation de militants des droits de l’homme de d’Arméno-Américains, une dizaine de villes du Massachussetts et la Massachusetts Municipal Association avaient condamné les tours de passe-passe rhétoriques de Foxman et, en 2007 et 2008 – après la déclaration de Foxman – avaient cessé toute relation avec le programme de l’AFL «No Place for Hate» (pas de place pour la haine).

Lettre ouverte au Genocide Education Project

Une deuxième lettre ouverte (31 octobre 2011) a appelé l’organisation arménienne de San Francisco, le Genocide Education Project (GEP), dont la mission principale est d’éduquer au génocide arménien, à demander à FHAO de renoncer au co-parrainage de l’événement organisé par Foxman.

Pourquoi GEP? Parce que son conseil consultatif et celui de FHAO se chevauchent : les professeurs Peter Balakian et Richard Hovannisian sont dans les deux instances. Et les dirigeants de FHAO, Adman Strom, fils du fondateur de l’organisation, et Jack Weinstein figurent dans le conseil consultatif de GEP.

J’ai contacté GEP qui a répondu qu’elle déciderait de la marche à suivre et me recontacterait. Elle ne l’a jamais fait. D’autres Arméniens ont aussi exhorté GEP à demander à FHAO de ne pas coopérer avec Foxman.  J’ai fait par la suite une autre tentative pour contacter GEP, sans succès. Finalement, GEP a gardé le silence. GEP devait des réponses au public concerné. Le silence appelle la spéculation. GEP craignait-elle de perdre ses bonnes relations avec FHAO ? Si oui, une organisation arméno-américaine devrait-elle collaborer avec ce genre d’organisations si ça l’empêche de s’exprimer ?

Heureusement, la Coalition to Recognize the Armenian Genocide, composée de Juifs et d’Arméniens, a saisi l’occasion. Pendant la manifestation organisée par l’ADL, elle a distribué des tracts invitant « toutes les organisations et tous les officiels à se détourner de l’ADL jusqu’à ce quelle reconnaisse sans équivoque le génocide arménien » et qu’elle « cesse de faire pression contre » la résolution sur le génocide arménien.

Des questions et des problèmes intéressants sont soulevés par ce triste spectacle du partenariat FHAO-ADL et du silence de GEP.

Les droits de l’homme comme paravent

Si une organisation reconnait, et même informe sur le génocide arménien, cette reconnaissance repose-t-elle sur des principes et est-elle consistante ? Où est-elle surtout un moyen pour cette organisation de faire avancer ses propres objectifs ?

Nous savons après tout, que des organisations se servent des droits de l’homme ou de l’éducation sur le génocide pour masque leur propre agenda. L’ADL en est un exemple.

L’ADL a de nombreux programmes aux noms “politiquement corrects”  et qui sonnent bien : «Pas de Place pour la Haine», «Lutter contre les brimades,» «Faire valoir la Diversité», « Les Différences sur le Lieu de Travail, » «récits de l'histoire des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels» et autres. Ces programmes, avec leurs importants financements et le prestige qu’on leur attribue, ont permis à l’ADL d’entrer dans des centaines d’écoles élémentaires, lycées et facultés publics, d’entreprises et administrations publiques (FHAO a, incidemment, plusieurs programmes semblables à ceux de l’ADL). Eduquer aux droits de l’homme n’est cependant pas le véritable but de l’ADL. Les programmes de l’ADL sont juste un moyen détourné pour instiller de la familiarité avec elle-même, les préoccupations du peuple juif, l’holocauste et Israël.

Comment pouvons-nous le savoir? Parce qu’aucune véritable organisation des droits de l’homme ne pourrait jamais collaborer aussi étroitement – comme l’ADL l’a fait – avec un gouvernement turc qui viole les droits de l’homme et nie le génocide arménien pour mettre en échec une résolution du Congrès sur le génocide arménien, alors même que cette organisation plaide au Congrès pour la reconnaissance de l’holocauste [juif] et pour des indemnisations.
Et devons-nous respecter le “tabou” qui interdit de critique des organisations juives comme l’ADL, même quand elles sont nos adversaires déclarés ?

Ce tabou pourrait expliquer la réticence, il y a trois ou quatre ans, de beaucoup de dirigeants et d’organisations politiques et d’universitaires arméno-américains, particulièrement sur la côte ouest à imiter la très réussie et internationalement reconnue campagne du Massachussetts (www.NoPlaceForDenial.com) contre le biais anti-arménien de l’ADL.

Quand les leaders Arméno-Américains s’abstiennent de critiquer d’influents adversaires, défendent-ils les intérêts de la communauté ou les leurs ?
Une autre question. Quand un individu reconnaît le génocide arménien, cette reconnaissance est-elle basée sur des principes et est-elle consistante ? Où n’est-elle qu’un moyen pour faire avancer ses propres intérêts ? Les responsables politiques en sont les exemples les plus évidents.

Le leurre du génocide

Le candidat à la présidentielle Barack obama reconnaissait le génocide arménien et promettait de le reconnaître une fois élu. En conséquence, il avait obtenu le soutien d’Arméno-Américains. Une fois à la maison Blanche, il a vite oublié sa promesse. Et voyez Jane Harman qui, en tant que parlementaire avait soutenu la résolution sur le génocide avant de malhonnêtement la vider de son sens. Et puis il y a Richard Gephardt, qui avait été à un moment chef de la majorité à la chambre des représentants. Il avait même pris la parole lors d’une commémoration du génocide arménien à Capitol Hill. N’empêche, après avoir quitté le Congrès en 2005, Gephardt est devenu un consultant rémunéré pour la Turquie et a fait pression contre la résolution sur le génocide arménien qu’il soutenait auparavant. Et souvenez-vous de Samantha Power, la prétendue spécialiste du génocide et «amie» des Arméno-Américains.

Résistance à la critique

Il y a trois ans, Samantha Power avait toit à fait publiquement exhorté les Arméno-Américains à voter pour Barack Obama parce qu’il reconnaîtrait notre génocide. Elle est actuellement à la Maison Blanche où elle dirige l’“Office of Multilateral Affairs and Human Rights” (son mari, Cass Sunstein, qui est un vieil ami d’Obama, est le « patron de la règlementation » auprès du président). Nous n’avons plus de nouvelles de notre «amie» Samantha depuis quelques années. A l’heure qu’il est, les organisations arméno-américaines auraient dû adresser quelques critiques la protectrice des droits de l’homme en Amérique. Mais non, elles sont aussi discrètes qu’elle. Cela doit servir de leçon au sujet de Power ou les motifs derrière la rhétorique et les promesses que n’importe qui d’autre fait aux Arméniens.

Et des intérêts particuliers, et non les intérêts supérieurs du peuple arménien, pourraient-ils expliquer pourquoi les « leaders » et organisations de la diaspora arménienne n’ont pas été plus nombreux à critiquer la corruption des membres du gouvernement et les oligarques Arméniens ?

Les Arméno-Américains attendent de leurs organisations et de leurs dirigeants politiques qu’ils se fassent entendre avec force quant nos intérêts sont en cause. La crainte de déplaire à ceux qui nous blessent est une pauvre excuse.

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mardi, décembre 06, 2011

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Les sionistes doivent regarder la réalité en face


Le président Turc, Abdullah Gül parlait récemment du fardeau sioniste qui pèse sur les épaules de son pays. Et il est vrai que, dans le contexte des évolutions politiques au proche orient, c’est la place de n’entité sioniste dans la région que le gouvernement turc aimerait redéfinir.
Pour l’heure, les Turcs, après l’épreuve de force diplomatique autour du Mavi Marmara, souhaitent plutôt faire appel à la raison des dingos qui gouvernent à Tel Aviv.

Faire appel à la raison des fous, est un pari perdant à tous les coups et c’est peut-être bien l’avis de Semih İDİZ (cf sa conclusion) qui nous donne un article assez éclairant sur la vision stratégique de la Turquie.

Cette vision est celle d’un Moyen Orient où la Turquie joue un rôle décisif si ce n’est dominant et dans lequel elle peut se déployer économiquement et politiquement.
Du point de vue turc, l’entité sioniste peut avoir sa place dans ce schéma, mais à certaines conditions. La première est de régler par la voie des négociations les différends qui l’opposent à ses voisins. Parce que l’analyse d’Ankara est qu’à terme la position de tous les pays de la région se raidira à l’égard du régime sioniste si ce dernier refuse le processus de règlement pacifique. Le corollaire est que l’entité sioniste doit devenir un Etat ordinaire qui ne sera plus un obstacle au rayonnement de la Turquie qui veut un Proche Orient apaisé.

Enfin, la Turquie n’a certainement pas envie d’une guerre avec l’Iran dont elle subirait nécessairement des conséquences sur les plans économique et politique. Or, le déclenchement d’une telle guerre semble dépendre en bonne partie du bon vouloir des dirigeants de l’entité sioniste et certainement pas de la Turquie dont les efforts de règlement du dossier nucléaire iranien avaient été méticuleusement torpillés par ses alliés de l’OTAN (une humiliation dont elle ne leur tient pas rigueur, semble-t-il).

  
Par Semih İDİZ, Hurriyet (Turquie) 6 décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

La Turquie et Israël auraient dû voir les choses avec hauteur et agir en conséquence, au lieu de voir leurs liens se distendre en cette période de turbulences au Moyen Orient. Mais des deux côtés, on a fait de l’incident du Mavi Marmara une affaire de dignité nationale, chacun s’arc-boutant sur ses positions.

Si on regarde les choses dans leur ensemble, cependant, les développements dans la région compliquent plus la vie à Israël qu’à la Turquie (les choses dépendront en fait du sort que connaîtra la Syrie, NdT). A la différence d’Israël, après tout, le monde parle aujourd’hui de la Turquie pour son influence positive dans la région.

Dans le même temps, Israël a commencé à montrer qu’elle n’était pas indemne des tendances négatives qu’elle attribue généralement aux Arabes. Ce n’est pas seulement un Turc qui le dit. Abraham Foxman, le président de l’Anti-Defamation League aux Etats Unis, s’inquiète aussi de “l’érosion” de la démocratie israélienne. Dans un article d’opinion pour le Huffington Post du 1er décembre, Foxman a reconnu la légitimité des préoccupations israéliennes, mais a formulé l’avertissement suivant :

“Quand, cependant, sont votées des lois qui étouffent la liberté d’expression, cherchent à affaiblir l’indépendance de la justice, visent à saper les droits des Arabes et d’autres minorités, c’est alors le caractère démocratique même de l’Etat qui est érodé,» a-t-il dit.
Mais il semble que ce n’est pas seulement la démocratie qui est «érodée» en Israël. Selon un media israélien, la Secrétaire d’Etat US Hillary Clinton a déclaré récemment pendant un forum à Washington qu’elle était consternée par la montée d’un fondamentalisme intrusif et envahissant en Israël.

Le quotidien Yediot Aharonot par exemple, écrit que Clinton a “parlé de son choc d’apprendre que certains autobus de Jérusalem faisaient une ségrégation selon le sexe et que certains soldats israéliens refusaient de participer à des événements où des femmes devaient chanter. » D’autres journaux ont cité Clinton comme disant qu’on pouvait s’attendre à ce genre de choses de l’Iran, pas d’Israël.

La vérité est qu’on a de plus en plus conscience à Washington et dans d’autres capitales occidentales de ce qu’est Israël et de ce qu’elle n’est pas.  On entend ainsi, par inadvertance en raison d’un micro resté accidentellement branché, le président Français Nicolas Sarkozy dire au président Barack Obama que le premier ministre Israélien benjamin Netanyahou «est un menteur.»

Obama à son tout, est entendu à cause du même accident de micro en train d’exprimer sa propre frustration dans ses discussions avec Netanyahou. Nous avons maintenant le Secrétaire d’Etat US à la défense, Leon  Panetta qui exprime sa propre profonde frustration devant l’intransigeance israélienne.

S’exprimant devant un forum à Washington, Panetta qui doit bientôt venir à Ankara, a exhorté Israêl à « simplement revenir à cette foutue table, » [de négociations] affirmant que « Le problème en ce moment est que nous ne pouvons pas les amener à cette foutue table, ne serait-ce que pour s’asseoir et commencer à discuter de leurs divergences.» Soulignant l’isolement croissant d’Israël, Panetta a exhorté les responsables Israéliens à faire un geste en direction de la Jordanie, de l’Egypte et de la Turquie.

Panetta a aussi rejeté l’idée d’une opération militaire contre l’Iran, au grand dam sans doute des tenants Israéliens d’une ligne dure. « Une frappe pourrait perturber les économies déjà fragiles de l’Europe et des Etats Unis, entraîner une riposte iranienne contre les forces US et finalement déclencher une réaction populaire en Iran qui renforcerait ses dirigeants,» a-t-il dit.

Ce sont des vérités évidentes depuis un bout de temps, même si certains refusent de les admettre en raison de leurs œillères pro-israéliennes. Ce sont aussi des vérités que la plupart des israéliens refusent d’accepter. Le point essentiel, cependant, est que les développements régionaux et intérieurs ne présagent rien de bon pour Israël, et les Israéliens modérés devraient s’inquiéter.

Que le gouvernement israélien s’en rende compte et change de tactique pour être en phase avec la situation en gestation dans la région reste une question ouverte. Ce qui est clair est que peu de gens se hasarderaient à miser de l’argent sur ce pari.

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mardi, novembre 22, 2011

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Publicité antisémite ou oecuménisme alcoolisé?

En préambule, tout ça n’a rien à voir avec Charlie Hebdo dont pour l’heure on ignore qui a incendié les locaux même si ce sont généralement des Musulmans qui en sont accusés.

Il y a un petit moment que je ne vous ai pas proposé de leçon de judéo-christianisme. Dans sa version le plus banale, le judéo-christianisme veut que la religion chrétienne soit fille de la religion juive et même que Jésus Christ était juif.

Gare cependant à ceux qui prendraient trop au sérieux ces affirmations, au point de célébrer avec humour cette réconciliation qui consiste à gommer tout ce qui dans le christianisme traduit une distance voire un rejet vis-à-vis du judaïsme (on parle ici de la doctrine et non de ses adeptes).

Par exemple cette publicité pour une boisson alcoolisée qui s’est donnée à voir sur des affiches à New York.
On y voit en effet deux chiens dont l’un arbore un bonnet de Père Noël et l’autre une kippa, avec en lettres capitales une affirmation selon laquelle cette boisson a la qualité des alcools consommés à Noël mais est vendue à un tarif pour Hanoucah.
Une belle façon d’associer dans le culte du Veau d’Or deux religions et de concrétiser encore un peu plus le judéo-christianisme.

Ce n’est pas ainsi que le comprend pourtant une organisation antiraciste (juive) qui dénonce le caractère antisémite de cette publicité qui renforce en particulier les stéréotypes sur les Juifs et l’argent
Des images toutes faites, nous dit l’ADL, qui ont « une longe histoire ». L’ADL ne va pas jusqu’à dater cette longue histoire mais peut-être cette organisation pense-t-elle à l’époque où un certain prophète pourfendait les marchands du temple ?

La société de marketing a beau eu faire un plaidoyer magnifique d’œcuménisme judéo-chrétien alcoolisé, les affiches ont été retirées.

«Qualité de Noël, prix d’Hanoucah», l’affiche qui suscite l’indignation
CBS (USA) 22 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri


NEW YORK (CBSNewYork)- Une réclame pour une marque de vodka agite les esprits à Manahattan. La vodka Wodka est vantée sur un grand panneau d’affichage qui surplombe West Side Highway avec le slogan « Qualité de Noël, Prix d’Hannoucah.»
L’Anti Defamation league (ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis) a qualifié cette réclame de grossière et insultante, » et a déclaré dans un communiqué de presse qu’elle «renforce les stéréotypes antisémites.»
“Avec en particulier la longue histoire des stéréotypes sur les Juifs et l’argent, avec la vieille idée selon laquelle les Juifs sont pingres, se servir d’une fête juive pour traiter de questions d’argent est un manque évident de tact et de délicatesse, » a affirmé le directeur de l’ADL pour New York, Ron Meier.
L’ADL a appelé l’entreprise a retirer les affiches.
Parmi les autres affiches qui figurent dans cette campagne publicitaire, certaines donnent à lire: “Qualité de vedette de cinéma, Prix de vedette de la vie réelle, » « Qualité pour escort girl, prix pour tapineuse » et « Qualité pour Hampton, prix pour Newark. »
La vodka Wodka est produite par Panache Beverages dont le siège se trouve à Flatiron District.
Miami BG, la société de marketing à l’origine des affiches a d’abord émis un communiqué défendant la publicité.
“L’idée d’inclure Hannoucah est tout sauf antisémite – en fait nous comparons notre propre fête à la fête juive, »  explique Brian Gordon de Mimai MG dans une déclaration. « Pour le dire en deux mots, Hannoucah est plus avantageuse parce que vous avez huit nuits pour le prix d’une – plus ou moins comme la vodka Wodka. »
“Avec un peu de chance, cette réaction vous aidera à recentrer votre attention sur des domaines plus sérieux où l’antisémitisme existe – il est toutefois absolument inexistant dans notre marketing.» a expliqué Gordon.
Un peu plus tard cependant, Miami MG a annoncé qu’en raison de  très nombreux appels et de l’indignation qu’elle a suscitée, l’affiche serait retirée.

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mercredi, septembre 29, 2010

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L'imagerie antisémite de Roger Waters (ex Pink Floyd)

Roger Waters (ex Pink Floyd) effectue actuellement une tournée de spectacles intitulée "The Wall Live".

Au cours de ses concerts, Waters propose aux spectateurs la projection d'une animation dans laquelle on voit un avion larguer des bombes qui ont une forme très particulière, celles de symboles religieux, politiques  ou de signes renvoyant à la civilisation matérielle.
Cette animation a eu le don d'irriter l'Anti Defamation League (équivalent de la LICRA en Amérique du Nord) qui reproche au musicien de  
"recourir à une imagerie associée à des stéréotypes sur les Juifs et l'argent"
Or, comme le fait remarquer The Gothamist (USA):

Voici une liste des symboles qu'on peut voir largués comme des bombes par un avion dans une projection vidéo au cours du concert The Wall de Roger Waters: des croix, des croissants, des logos Shell [la société pétrolière, NdT], des symboles du dollar |$], des faucilles et des marteaux, des logos Mecedes benz et l'étoile de David. Et voici le nombre de communiqués de presse publiés en protestation contre cette imagerie: Un. Vous voulez savoir qui est scandalisé?

La réponse est dans le titre de l'article, c'est l'Anti Defamation League bien entendu.



Pour aller au fond des choses, The Gothamist a interrogé son rabbin maison, un certain Ben Yakas:
"L'ordre dans lequel il met toutes ces choses est malheureux, mais je ne pense pas que c'était forcément quelque chose d'antisémite visant directement les "Juifs et leur argent". C'est trop vague pour ça. Il y a des croix et des croissants et des logos de compagnie pétrolière qui tombent tous en même temps. C'est juste une mauvaise juxtaposition. Ce qui est plus choquant est la chanson; c'est presque un plagiat  du refrain de Ruby Tuesday !"[morceau des Rolling Stones, NdT].
Avant de finir sur une pointe d'humour, The Gothamist demande quand même si tout ça est plus choquant que la politique sioniste de construction de nouvelles colonies dans les territoires palestiniens occupés.


Sur ce sujet, on lira également avec intérêt les réflexions de Gilad Atzmon.

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jeudi, mai 20, 2010

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Haim Saban a-t-il lu les protocoles des Sages de Sion?

Haim Saban est un des grands patrons de ce qu'on appelle le monde de la communication. Il est connu notamment pour avoir produit et/ou composé la bande originale française du dessin animé japonais Goldorak. Ce sont des adaptations d'une série japonaise, les Power Rangers, qui feront sa fortune aux Etats Unis.
Que des activités bien innocentes orientées surtout vers un public jeune, voire très jeune...
Pourtant Haïm Saban est un sioniste des plus extrémistes qui tient une place importante dans la machinerie sioniste qui oeuvre pour orienter dans le "bon sens" la politique de Washington. J'apprends que Saban est cité au 39ème rang du classement du Jerusalem Post des 50 Juifs les plus influents dans le monde.
Je ne sais pas si vous avez lu un livre apocryphe intitulé les "protocoles des Sages de Sion." Si ce n'est pas le cas, Haim Saban l'a lu pour vous comme le suggère ce post de Stephen M. Walt dans la revue Foreign Policy.



J'aurais aimé avoir dit que... (pas si vite... je l'ai dit!)
Posté By Stephen M. Walt, Foreign Policy (USA) 7 mai 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Extrait du profil d'Haim Saban dans le New Yorker:

Sa plus grande préoccupation, explique Saban, est de protéger Israël en renforçant la relation entre les Etats Unis et Israël. L'automne dernier, lors d'une conférence en Israël, Saban a présenté sa recette. Ses 'trois manières d'influer sur la politique américaine,' avait-il dit, sont; faire des dons aux partis politiques, créer des think tanks, et contrôler les media."

On peut imaginer qu'Abe Foxman (président de l'Anti Defamation League, [équivalent de la LICRA aux Etats Unis, NdT] ne va pas tarder à dénoncer Saban pour colportage de nocifs  stéréotypes antisémites sur "l'influence juive." Ma façon de voir est différente: je pense que Saban n'est qu'un homme d'affaires malin qui se préoccupe beaucoup d'une question particulière et a compris comment fonctionne le système américain des groupes de pression politique."

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posted by Djazaïri at 9:16 PM 20 comments

jeudi, juin 11, 2009

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Petite leçon de théologie judéo-chrétienne en bande dessinée

Gary Trudeau est un dessinateur connu aux Etats Unis, notamment grâce à sa bande dessinée quotidienne "The Doonesbury" qui, nous apprend Wikipedia, lui a valu le prix Pulitzer en 1975.

Opposant résolu à George W. Bush, il avait promis une récompense de 10 000$ sous forme de dons à une oeuvre caritative vouée à aider les militaires étatsuniens à la personne qui apporterait la preuve que le président avait réellement effectué son service militaire.

Mais la dernière controverse à son sujet est toute différente puisque l'Anti Defamation League (ADL, équivalent de la LICRA aux USA) vient d'accuser une de ses récentes bandes dessinées d'être antisémite, pas moins!
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Dans une lettre à Trudeau, l'ADL écrit:


L'enseignement chrétien est clair: le Dieu de l'Ancien Testament est le même Dieu que le Dieu du Nouveau Testament. Le révérend Sloan de Doonesbury est coupable de promotion de stéréotypes anti juifs et d'ignorance de la Bible. Il doit des excuses aux chrétiens comme aux juifs.
Vous avez pu constater en lisant la BD qu'à aucun moment il n'est question de juifs. Alors pourquoi l'ADL s'offusque-t-elle?
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La réponse justement dans la lettre de l'ADL:

"Le problème de Jésus dans les évangiles est avec les changeurs, pas avec les usuriers. Les changeurs convertissaient les pièces de l'empire romain en monnaie acceptée par le Temple de Jérusalem, comme les changeurs actuels changent des dollars contre des euros.
Parler d'usuriers ramène au stéréotype de Shylock, quand les juifs furent forcés par les chrétiens à s'engager dans l'usure."
On observera le caractère étrange de la remarque de l'ADL et de son réflexe antisémite qui consiste à associer judaïsme et usure, ou prêt à intérêt car le mot "moneylender" se traduit aussi bien par usurier que par prêteur à intérêt. Ce qui est indifférent pour le christianisme originel pour lequel prêt à intérêt et usure sont du pareil au même.


On notera également avec intétérêt le ton sentencieux de l'ADL qui semble s'y connaître en matière de "judéochristianisme," puisqu'elle va jusqu'à qualifier le révérend de la BD d'ignorance es christianisme puisqu'il aurait dû savoir que le Nouveau Testament condamne les changeurs et non les prêteurs.

Bon, je ne suis pas un spécialiste et n'ai pas chez moi un exemplaire du Nouveau Testament. Cependant, en cherchant bien sur le web, j'ai trouvé ceci:
Il y est question de changeurs condamnables parce qu'ils se comportent comme des... usuriers!

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posted by Djazaïri at 10:45 PM 0 comments

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