lundi, avril 01, 2013

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Retour sur l'assassinat de Patrice Lumumba (ou de l'actualité de l'impérialisme)


Avec le temps, il arrive que certaines vérités se fassent jour et que des énigmes soient progressivement résolues. Hasan Suroor de The Hindu évoque pour nous une récente révélation sur l’assassinat de Patrice Lumumba, ce personnage charismatique dont le nom évoque aujourd’hui encore des espoirs d’indépendance et de démocratie en Afrique et au -delà.
On comprend que le destin de Lumumba a une signification particulière pour l’Inde puisque c’est auprès d’un diplomate de ce pays en poste à Léopoldville (désormais Kinshasa) qu’il avait dans un premier temps trouvé refuge.
L’histoire de Lumumba nous rappelle que, comme la Syrie aujourd’hui, le Congo ex belge avait aussi des amis.
Tiens, ce sont à peu près les mêmes que ceux de la Syrie aujourd’hui !

Un pair du royaume révèle le rôle du MI6 dans l’assassinat de Lumumba

Par Hasan Suroor, The Hindu (Inde) 1er avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un des secrets les mieux gardés des services de renseignements britanniques vient peut-être d’être éventé : leur rôle dans l’enlèvement et l’assassinat de Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement démocratiquement élu du Congo dont le panafricanisme et l’inclination vers Moscou avaient alarmé l’Occident.
Pendant plus de cinquante ans, des rumeurs ont circulé par rapport à des allégations sur le rôle de la Grande Bretagne dans le meurtre brutal de Lumumba en 1961, mais rien n’avait été prouvé – laissant la CIA et son homologue belge porter seules le chapeau pour ce qu’un écrivain Belge avait qualifié de «plus important assassinat du 20ème siècle.» Aujourd’hui, dans des révélations spectaculaires, un vétéran de la politique britannique affirme avoir entendu de la bouche même des concernés que c’est le MI6 qui l’avait «fait.»
Dans une lettre à la rédaction passée Presque inaperçue dans le dernier numéro de la London Review of Books (LRB), David Edward Lea réagissait à «Empire of Secrets, British intelligence, the Cold War and the Twilight of Empire,» un nouveau livre sur les services secrets britanniques dans lequel Calder Walton affirme qu’on ne sait toujours presque rien sur le rôle de la Grande Bretagne dans la mort de Lumumba. «La question reste de savoir si les projets britanniques d’assassinat de Lumumba… avaient une quelconque réalité. Pour l’heure, nous n’en savons rien,»  écrit Walton.
Lord Lea a répliqué: «En fait, dans ce cas particulier, je peux dire que nous avons joué un rôle. Il se trouve que je prenais une tasse de thé avec Daphne Park… Elle avait été consul et première secrétaire [d’ambassade] à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, de 1959 à 1961, ce qui en pratique (et qui a été par la suite reconnu) signifiait chef du MI6 sur place. J’avais évoqué avec elle l’indignation suscitée par l’enlèvement et l’assassinat de Lumumba, et je lui avais rappelé la théorie selon laquelle le MI6 avait quelque chose à voir avec ça. ‘Nous l’avons fait’, avait-elle répondu, ‘je l’ai organisé.’»
Selon Lord Lea, elle avait soutenu que si l’Occident n’était pas intervenu, Lumumba aurait livré aux Russes les richesses minières du Congo – appelé aujourd’hui République Démocratique du Congo. Contacté par The Hindu, Lord Lea a confirmé la teneur de sa lettre à la LRB et que la conversation autour d’un thé avait eu lieu quelques mois avant le décès de Mlle Park en 2010. «C’est la discussion que j’ai eue avec elle et c’est ce qu’elle m’a dit. Je n’ai rien de plus à ajouter,» a-t-il dit quand nous lui avons demandé s’il disposait éventuellement d’une autre confirmation indépendante de la déclaration de Mlle Park.
Mlle Park qui a fait sa carrière dans  les services de renseignements a servi à Kinshasa (ex Léopoldville) entre 1959 et 1961. A sa retraite, elle a été faite pairesse à vie avec le titre de baronne Park of Monmouth. Ses collègues de la Chambre des Lords parlaient d’elles comme de la porte parole des services secrets. Elle a aussi brièvement doyenne du Somerville College à l’université d’Oxford.
Le MI6 n’a fait aucun commentaire sur les révélations de Lord Lea. «Nous ne nous exprimons pas sur les questions relatives aux renseignements,» a déclaré un officiel.
Lumumba, salué comme étant “le héros de l’indépendance du Congo” de la Belgique en 1960, avait été tué par balles le 17 janvier 1961 après avoir été renversé par un coup d’Etat soutenu par la Belgique et les USA à peine quelques mois après avoir pris ses fonctions. 
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Lumumba prisonnier peu de temps avant son assassinat
Lumumba avait trouvé refuge auprès de Rajeshwar Dayal – le diplomate Indien qui représentait le Secrétaire Général de l’ONU au Congo – pendant plusieurs jours mais avait été capturé et tué peu de temps après qu’il avait fait le choix de quitter les locaux de l’ONU. «Ce crime odieux avait été le point culminant de deux complots d’assassinat liés entre eux par les gouvernements belge et américain qui avaient utilisé des complices Congolais et une peloton d’exécution belge pour faire le coup,» écrit Georges Nzongola-Ntalaja, un spécialiste d’études africaines et afro-américaines qui a écrit The Congo from Leopold to Kabila: A People's History [le Congo de Léopold à Kabila : histoire d’un peuple].
Des documents américains de l’époque déclassifiés ont établi le rôle de Washington dans des tentatives secrètes d’assassinat – la plus connue étant le plan de la CIA pour empoisonner la brosse à dents de Lumumba en introduisant de la pâte dentifrice empoisonné dans sa salle de bains. 
 «La pâte dentifrice n’est jamais arrive dans la sale de bains de Lumumba. Je l’ai jetée dans le fleuve Congo, » dira plus tard Larry Devlin, chef de la station de la CIA à Léopoldville. 
Le public sait peu de choses sur le rôle de la Grande Bretagne. Mais en 2000, la BBC avait rapporté qu’à l’automne 1960 – trois mois avant l’assassinat de Lumumba – un agent du MI5 à l’ambassade britannique à Léopoldville avait proposé «l’élimination de Lumumba de la scène en le tuant.»

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dimanche, octobre 02, 2011

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Quelques réflexions sur l'islamophobie et la laïcité


Les sociétés occidentales connaissent une évolution idéologique assez remarquable dont une des caractéristiques est la montée de ce qu’on peut appeler l’islamophobie. 
Aux Etats Unis où le changement est souvent impulsé par des « entrepreneurs » au sens où l’entend Howard S. Becker, qui se chargent d’un sujet et de son lancement sur le marché des idées, l’origine de cette évolution peut à la fois être datée et située quant à son origine

En Europe, les choses sont plus compliquées parce que le marché idéologique est plus contraint tant par les caractéristiques propres à chaque pays que par des lois et des règlements. Le poids de l’histoire, notamment de celui de la période nazie, constitue encore un frein à une manifestation plus franche de l’islamophobie.
L’islamophobie ne pourra en effet revêtir un caractère entièrement acceptable qu’une fois que les mouvements d’extrême droite auront renoncé à la contestation de la «shoah» ou à la minimisation de "l'holocauste" et à l’antisémitisme. L’extrême droite entrera alors de plain pied dans l’échiquier politique et sera autorisée à nouer des alliances électorales ou de gouvernement comme c’est déjà le cas aux Pays Bas avec le parti de Geert Wilders

Pour l’heure, l’islamophobie recourt à des arguments qui peuvent sembler de bon sens comme ceux de ce politicien Français, avocat de son état, qui avait plaidé que toute personne devait pouvoir être identifiée, reconnue et donc avoir le visage découvert.
Une belle idée qui ne l’a cependant pas poussé à demander qu’on légifère sur les postiches, fausses barbes et autres perruques. Dommage car il aurait été là au bout de sa logique ! Lui-même n’ayant jamais eu à expliquer pourquoi il se présente publiquement sous un patronyme qui n'est pas son nom d'origine. Ce politicien a en quelque sorte mis une burka sur son véritable nom!.

Mais l’argument de cet homme politique n’est bien sûr rien à côté de ceux qui réfèrent à la  défense des droits de la femme. Ou encore de ceux qui affirment vouloir défendre la laïcité, un principe bien connu en France et que semblent découvrir certains pays européens qui l’ignoraient dans le fonctionnement de l’Etat, comme la Belgique. C'est à cette question de la laïcité que je me limiterai ici.

Si d’aucuns considèrent que l’interdiction du «voile» en Belgique est simplement une péripétie d’une question plus générale il faut noter qu’au contraire les autorités belges ont pu aisément légiférer sur la question parce que le royaume n’est pas un Etat laïque. Et que la France a légiféré à ce sujet en dérogeant précisément aux principes de la laïcité.
Récemment encore, ce fut au tour du premier ministre britannique David Cameron d’indiquer qu’il souhaitait légiférer sur la question de la tenue vestimentaire des musulmanes. Or, comme vous le savez sans doute le Royaume Uni est un Etat officiellement chrétien anglican et la reine, qui est chef de l’Etat, est aussi chef de cette église tandis que la religion anglicane est enseignée à l’école publique.

Ces problématiques identiques qui apparaissent dans des pays différents au niveau de leur rapport au religieux, de l’islam singulièrement, nous montrent l’existence d’une dynamique propre à la question de l’Islam en occident et que cette dernière n’a rien à voir avec la «laïcité».
Parce qu’alors que certaines manifestations extérieures de l’Islam, qui sont parfois plus ou moins marginales, peuvent se trouver au centre du débat public et faire l’objet d’anathèmes règlementaires, d’autres pratiques religieuses sont par contre prises en charge par les pouvoirs publics au sens large.

Ainsi, dans la France laïque, cette organisation en catimini d’une session spéciale d’’une épreuve de concours pour tenir compte d’une fête juive, le report d’un examen universitaire en 2009 ou la modification du calendrier des épreuves de la session 2005 du baccalauréat. Ou encore, cet office HLM de la couronne parisienne qui a équipé certains de ses immeubles de serrures « casher » pour éviter aux locataires Juifs pratiquants de risquer de rompre le sabbat en actionnant une serrure électrique (une info donnée par le Parisien Libéré , introuvable depuis).
Je ne discuterai pas de  la légitimité de ces mesures. je me bornerai simplement à constater que ce ne sont pas des choses dont on aime trop parler en France, parce que voyez-vous, la France est une république laïque… 

Dans la grande Bretagne, qui n’est pas laïque comme on l’a dit, on a moins de gêne pour en parler. Le Daily Mail, par exemple, fait un article sur un passage protégé dans une rue aux abords d’une synagogue londonienne où le boîtier qui permet aux piétons d’appeler pour que le bonhomme de l’écran de signalisation passe du rouge au vert a été remplacé par un dispositif à minuterie automatique faisant passer le feu du rouge au vert toutes les 90 secondes,
De sorte que les Juifs pratiquants n’auront pas à enfreindre une loi religieuse qui leur interdit d’utiliser l’électricité et de faire fonctionner des machines pendant le sabbat.
Le passage piéton est proche d’une synagogue très fréquentée, et appuyer sur un bouton pour actionner le boîtier est considéré comme une infraction aux règles strictes qu’appliquent les Juifs orthodoxes.

Le trafic routier sera interrompu toutes les 90 secondes du vendredi soir à la tombée de la nuit le samedi, couvrant ainsi la période du sabbat juif.
Le passage protégé se trouve sur une des rues à forte circulation de Londres – la North Circular au carrefour Henlys Corner. Mais les autorités insistent sue la fait que la circulation ne sera pas perturbée pour autant.
La décision de placer des dispositifs automatiques sur les passages protégés après que des responsables de la Finchley United Synagogue aient expliqué leur problème à l’équipe de Transport for London, l’organisme chargé d’entretenir les principales artères de la capitale. TfL assure que le dispositif automatique n’a pas entraîné de surcoût.
Au moment où j’écris ces lignes, l’article a fait l’objet d’un peu plus de 700 commentaires de lecteurs dont beaucoup font part de leur étonnement, si ce n’est de sentiments peu amènes.

L’article conclut sur un autre “accommodement” consenti pour la communauté juive, la possibilité de délimiter dans le même quartier un érouv « controversé. Un érouv, nous dit l’article, est une zone où les Juifs pratiquants ont le droit par exemple de pousser un landau ou un fauteuil roulant sans toutefois être autorisés à utiliser l’électricité.

Il n’y pas d’érouv en France, laïcité oblige. Je veux dire qu’en fait ils existent, mais n’ont guère droit de cité dans le discours public, on n’en parle pas.
Tapez dont « érouv » sur Yahoo ou sur Google et vous verrez qui en parle : quelques blogs, des sites religieux juifs, wikipedia . S’il y en a d’autres, faut bien chercher.

Un élu comme  Michel Bulté, ancien maire RPR du 19ème arrondissement de paris l’avait dit ouvertement pourtant en 1999 :
«J'assume tout à fait la politique en faveur de la communauté juive et, contrairement à certains faux-derches qui se sont absentés lors du vote, je renouvellerai mon vote en faveur de la garantie d'emprunt [pour le centre scolaire de la rue Petit] du conseil régional" J'espère que ma compréhension envers toutes les communautés sans exclusive sera un atout pour 2001. Défendre à tout crin la laïcité dans un quartier de mosaïque religieuse, c'est l'erreur du PS.»
Vous admirerez les arguments de M. Bulté qui explique qu’il ne favorise aucune communauté mais qu’il assume tout à fait le fait d’en favoriser une. Bulté est sûrement un maître du pilpoul, une technique de bavardage proche de ce qu’on appelle plus communément ‘enculage de mouches.’ Aux dernièrs nouvelles, Bulté qui avait commencé maoîste avant de rejoindre le RPR puis l’UDF était au MODEM de François Bayrou. Un homme de convictions, c’est incontestable.

Avec ces propose de M. Bulté, nous sommes deux ans seulement avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats Unis et le lancement définitif de la campagne islamophobe. Cette campagne s'accompagne paradoxalement partout d'un renforcement du communautarisme qui devient une réalité incontournable de la vie politique, un fait qui apparaît d'une manière éclatante aux Etats Unis, le modèle des néolibéraux plus ou moins assumés qui gouvernent dans nombre de pays occidentaux.

J'étais parti pour faire un billet très court mais de fil en aiguille, (et de manière peut-être un peu décousue si j'ose dire) je me suis laissé aller à réfléchir un peu plus avant sur ces questions de laïcité et d'islamophobie. J'espère que ces cogitations seront utiles aux lecteurs qui s'intéressent à ces thématiques.

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posted by Djazaïri at 9:33 PM 0 comments

mardi, avril 12, 2011

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Pour l'armée américaine, quand on aime (les civils) on ne compte pas


L’agression contre la Libye est décidément un révélateur de plus de l’hypocrisie sans bornes des puissances occidentales.

Ces dernières ne trouvent en effet plus aucune qualité au colonel Kadhafi avec lequel elles entretenaient pourtant il y a quelques jours encore de profitables relations commerciales, dans le domaine de l’armement notamment. La Belgique vient par exemple d’annuler seulement maintenant des autorisations de ventes d’armes au gouvernement libyen.

La zone d’exclusion aérienne si ardemment demandée par les Occidentaux pour protéger les civils Libyens, est cependant exclue par les mêmes puissances quand la Ligue Arabe en fait la demande pour les territoires palestiniens survolés et bombardés impunément par l’aviation sioniste. Dans le premier cas pourtant, l’appui de la ligue Arabe était cité comme argument massue pour justifier la zone d’exclusion aérienne.

Et tenez, ces mêmes Etats Unis qui ont assuré le commandement via Africom des raids de bombardement supposés protéger les civils avant de passer le relais à l’OTAN (c’est-à-dire à eux-mêmes mais avec un paravent juridique indispensable pour des raisons de politique intérieure à l’administration Obama) ne comptent pas les civils qui meurent victimes de leurs drones en Afghanistan et au Pakistan.

Ces chiffres d’innocents tués par ces armes sans pilotes sont classés secret défense.

Les Etats-Unis ne comptent pas les civils tués par des drones

Pendant qu’Obama parle de sauver des civils en Libye, l’information sur les innocents tués par les drones US est gardée secrète

par Justin Elliott, Salon (USA) 23 mars 2011 traduit de l’anglais par Djazaîri

La grande préoccupation de l’administration Obama la semaine dernière a été, selon les propres termes du président Obama, « d’arrêter la violence à l’encontre des civils. » En Libye, bien sûr, où Mouammar Kadhafi menaçait d’étouffer la rébellion basée à Benghazi.

Dans ce contexte, il est particulièrement frappant de lire des infos provenant de l’ACLU (American Civil Liberties Union) – qui s’est lancé dans une bataille juridique pour arracher des informations au gouvernement sur les frappes américaines réalisées avec des drones – selon lesquelles l’armée ne fait même pas le compte des civils tués par des drones.

Le département de la Défense a confirmé qu’il ne compilait pas de statistiques sur le nombre total de civils qui ont été tués par ses aéronefs sans pilotes. Le Département de la Défense a révélé cette information dans une lettre en réponse à une requête d’application du Freedom of Information Act (FOIA) présentée en justice par l’ACLU pour demander que le gouvernement divulgue la base juridique sur laquelle il fonde son emploi de drones sans pilotes pour exécuter des assassinats ciblés à l’étranger.

Selon le Département de la Défense, les estimations des pertes civiles par l’armée ne distinguent pas les victimes d’engins contrôlés à distance de celles causées par d’autres types d’aéronefs. Alors que chaque frappe de drone s’avère faire l’objet d’un bilan individuel après coup, aucun bilan d’ensemble des pertes n’est compilé. De plus, les informations contenues dans chaque évaluation individuelle sont classifiées, ce qui ne permet pas à l’opinion de savoir combien de civils ont été tués au total.
Cette lettre du Département de la Défense est ici (.pdf).

De nombreuses indications importantes sur l’usage de drones par l’armée ainsi que par la CIA sont gardées secrètes. De son côté, la CIA a refusé absolument de répondre à la demande d’informations de l’ACLU sur les frappes de drones au Pakistan. Nous savons maintenant que le Département d’Etat ne tient pas à jour un bilan des civils tués par des drones.
Si le Pentagone a des rapports « d’évaluation individuels » sur chaque frappe de drone, le gouvernement a déclaré que ces rapports sont classifiés, m’a dit Jonathan Manes, avocat de l’ACLU.
De plus, ces attaques ont lieu habituellement dans des zones – comme l’Afghanistan et le nord ouest du Pakistan – où il est extrêmement difficile pour les journalistes de travailler de manière indépendante et en sécurité. Grâce au travail d’enquêteurs indépendants, nous avons certaines informations sur les civils tués par des drones.
Bien entendu, le gouvernement dit que toutes les précautions sont prises pour limiter les pertes civiles. Mais il est impossible de vérifier cette affirmation dès lors que les autorités gardent secrètes toutes les données.

“Les chiffres globaux sont importants parce qu’ils permettraient à l’opinion de juger si les drones sont une nouvelle méthode plus précise pour pratiquer la guerre aérienne,” déclare Manes.  Beaucoup de gens ne croient pas que les drones puissent différencier civils et non-civils, sauf s’il existe un très bon recueil de renseignements au sol. D’autres personnes considèrent que les drones font un travail plus efficace que les autres sortes d’armements.

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vendredi, mars 11, 2011

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La monstruosité humanitaire de l'Occident peut-être bientôt à l'oeuvre en Libye

Le colonel Kadhafi a été accusé de crimes commis contre son propre peuple. Il est en effet fort possible qu'il en ait commis même si certains n'ont peut-être pas hésité à charger la barque un peu trop lourdement.
Son premier délit est assurément d'avoir gouverné la Libye d'une manière autocratique et de ne pas avoir compris que ça ne pouvait plus durer ainsi.
Aujourd'hui, David Cameron et Nicolas Sarkozy ont cherché à entraîner l'Union Européenne dans une guerre contre le régime libyen. Apparemment sans succès, mais il y a fort à parier que la France et la Grande Bretagne ne vont pas tarder à passer à l'action d'une manière ou d'une autre. Elles ont pour cela surtout besoin du feu vert implicite ou explicite de la Ligue Arabe, où de ce qu'elles comprendront comme tel…
Mais qui sont ces gens qui plaident pour une intervention militaire à caractère humanitaire (évidemment) en Libye ?
Les mêmes qui tuent en au Pakistan, Irak, en Afghanistan, en Somalie. Les mêmes qui approuvent quand le plomb durcit après avoir coulé sur la tête des habitants de Gaza.
Bref des criminels de guerre et des complices de crimes de guerre.
Qu'est-ce que je veux dire par là ?
Qu'une bonne partie de ces hauts responsables Occidentaux devraient être déférés devant des juridictions internationales pour répondre des centaines de milliers, voire millions de morts, des tortures et des destructions dont leurs régimes sont responsables
J'ai trouvé cette photo par hasard aujourd'hui sur le net.

Soldats Belges en pleine action humanitaire en Somalie

Oui, ce sont des militaires Belges qui font littéralement rôtir un jeune Somalien.
Personnellement, je n'en avais jamais entendu parler. J'ai pu trouver un article qui parle de cette affaire en détail et nous apporte une information rassurante : les auteurs ont été châtiés (voyez donc comment).

 
Ces atrocités commises par les forces de maintien de la paix de l'ONU
par Joseph Farah, WorlNetDaily (USA) 25 juin 1997
traduit de l'anglais par Djazaïri


Personne n'en parle aux Etats Unis. Pas Même Rush Limbaugh [un commentateur d'extrême droite bien connu]. Dans la presse américaine, ça a été le black out presque total. En fait, dans la presse mondiale, seuls l'Agence France Presse, le Daily Telegraph de Londres et le South China Morning Post ont prêté un tant soit peu sérieusement attention à cette affaire incroyable des atrocités commises par les forces de maintien de la paix en Somalie.
Vous devriez vous demander, pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a de sensationnel dans ce non événement ? Hier, le Daily Telegraph, dans une dépêchée rédigée à partir de l'AFP, rapportait que des soldats de l'armée belge avaient fait rôtir un garçon Somalien. Ils l'ont rôti ! Et quelle a été la sentence pour ce crime en temps de paix commis au cours d'une opération baptisée ironiquement « Restaurer l'Espoir » ? Un tribunal militaire a condamné deux parachutistes à un mois de prison et une amende de 200 livres (environ 232 €).
Et ce n'est apparemment pas un incident isolé. Un autre soldat belge reste sous le coup de l'accusation d'avoir obligé un jeune Somalien à manger du porc, à boire de l'eau salée puis à manger son propre vomi. Un autre sergent est soupçonné d'avoir assassiné un Somalien et d'avoir posé pour une photo où il urine sur sa victime. Un autre enfant, accusé d'avoir volé de la nourriture dans la base des parachutistes est mort après avoir été enfermé dans un conteneur de stockage pendant 48 heures. Quinze autres membres du même régiment avaient fait l'objet d'une enquête en 1995 pour des « actes de torture et de sadisme » sur des civils Somaliens.
Mais ne vous en faites pas, déclaré le ministre Belge de la défense Jean-Pol poncelet. Tout soldat convaincu d'actes criminels en Somalie sera – tenez-vous bien – rayé des cadres pour manquement à l'honneur.
Les abus de ce genre ne sont pas l'apanage des troupes belges. La Belgique est en réalité le troisième pays ayant des forces de maintiens de la paix à poursuivre des soldats pour des crimes commis sur des citoyens Somaliens – dont le viol, la torture et l'assassinat. En 1995, un groupe de parachutistes canadiens avait fait l'objet d'une investigation pour avoir torturé à mort un Somalien et en avoir assassiné trois autres.
Au début de ce mois, des photos horribles ont été publiées par un magazine de Milan où l'on voit des militaires Italiens torturer un jeune Somalien et maltraiter et violer une fille Somalienne. Les parachutistes affirment avoir reçu une formation spécifique aux méthodes de torture et d'interrogatoire. Selon un témoin, des soldats Italiens avaient ligoté une jeune Somalienne à l'avant d'un véhicule de  transport de troupes pour la violer sous les yeux de leurs officiers.
Ce lundi, le South China Morning Post a publié un reportage de l'AFP sur un chef de bataillon Italien qui avait abuse sexuellement d'un garçon Somalien de 13 ans puis l'avait étranglé. Il existe aussi des allégations selon lesquelles, en 1993n des soldats Italiens avaient passé à tabac sept Somaliens soupçonnés de vol, tuant l'un d'entre eux, qu'ils avaient battu à mort un garçon de 14 ans qui leur avait vendu une fausse médaille et frappé un couple dans une voiture.
La semaine dernière, un parachutiste Italien aurait affirmé: " « Qu'est-ce que ça peut bien faire? Ce ne sont que des nègres de toute façon ? »
Bienvenue dans le Nouvel Ordre Mondial, braves gens, où nous ne serons de toute façon plus rien d'autre que des nègres. Voilà ce qui se passe quand vous envoyez des soldats étrangers pour maintenir la paix dans des situations dont ils ne comprennent pas le début du commencement. Est-ce que vous vous figurez que les Somaliens oublieront jamais les leçons apprises auprès de leurs « sauveurs » ?
N'est-ce pas une histoire incroyable? N'êtes vous pas étonnés de ne l'avoir lue nulle part ailleurs ? Ce que je veux dire, c'est comment une telle chose est-elle possible en cette époque éclairée de multiculturalisme et de communication globale ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de grands procès publics pour les auteurs de ces actes sauvages de brutalité ? Pourquoi personne ne s'interroge-t-il sur le rôle croissant de ce genre d'opérations de maintien de la paix compte tenu de la barbarie de l'expérience en Somalie ?
Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il y a un consensus au sein des élites politiques et journalistiques pour dire que ce genre d'opération est une bonne chose – que des opérations de ce genre conduiront inévitablement à une meilleure gouvernance globale et à moins de nationalisme. Donc, si quelques Somaliens, Bosniaques ou Haïtiens viennent à être brutalisés au passage, c'est simplement le prix à payer pour plus de paix et de prospérité.
Je me demande vers qui les survivants de ce genre d'atrocités sont supposes se tourner pour demander justice? Pensez-vous que le Tribunal pénal International étudierait leurs dossiers ? J'en doute. C'est le problème avec le pouvoir centralisé, il ne rend jamais de comptes. Mais, encore une fois, cela gêne-t-il vraiment qui que ce soit ? Après tout, ce ne sont que des nègres de toutes façons, n'est-ce pas ?
Joseph Farah est le fondateur, rédacteur en chef et PDG deWND et un journaliste dont les textes sont diffusés nationalementpar Creators Syndicate. Il est auteur ou co-aiteur de 13 livresdont le derniert, "The Tea Party Manifesto: A Vision for an American Rebirth," et le classique, "Taking America Back: A Radical Plan to Revive Freedom, Morality and Justice," qui en est à sa troisième edition et à sa 14ème réimpression. Farah est l'ancien rédacteur en chef du légendaire Sacramento Union et d'autres importants quotidiens.

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mercredi, mars 02, 2011

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L'échec du multiculturalisme en Belgique

Nicolas Sarkozy, David Cameron et Angela Merkel ont tous trois parlé récemment de l'échec du multiculturalisme dans leurs pays respectifs.

Une nouvelle preuve éclatante de l'échec des politiques multiculturalistes nous vient d'ailleurs de Belgique, ce pays à la culture unique walloflamande comme chacun sait. Car, en dépit d'une politique qui a reconnu des droits exorbitants aux minorités allogènes dont la possibilité d'accéder à de hautes fonctions dans les institutions de l'Etat, voilà qu'un de ces éléments allogènes démissionne de ses fonctions au service du premier ministre pour aller s'enrôler dans une armée étrangère, symbole de la culture native de cet individu.

Sinon ce citoyen Belge aurait fait la démarche inverse, comme son compatriote Arno Klarsfeld. Oui, il aurait effectué d'abord son service militaire à l'étranger pour revenir au pays et se voir attribuer une mission au service de l'Etat

Mais peut-être devrait-on imputer ce départ à l'antisémitisme exacerbé qui sévit en Belgique ? Oui, car cet argument ne saurait être contredit puisque, ainsi qu'on peut le lire sur le rapport 2010 d'antisemitisme.be : Que les chiffres augmentent ou diminuent, c'est également les sentiments d'insécurité et de malaise qui constituent le baromètre de l'antisémitisme
Une façon de voir qui rappelle cette définition qui voudrait que l'antisémite soit désormais moins quelqu'un qui n'aime pas les Juifs que quelqu'un que les Juifs n'aiment pas.

La recrue la plus âgée de l'armée israélienne commence son service
Patrick Shoval, 37 ans, quitte un poste confortable dans le bureau du premier ministre Belge pour server Israël
Par Yoav Zitun , Yediot Aharonot (Sionistan) 3 février 2011, traduit de l'anglais par Djazaïri

David Patrick Shoval a émigré de Belgique vers Israël il y a six mois, à l'âge de 37 ans, et a rejoint l'armée israélienne. Pour ce faire, il a dû abandonner sa carrière de juriste et de spécialiste de l'environnement au bureau du premier ministre à Bruxelles.

David est un des 300 bleus venus de plus de 35 pays différent qui terminent ce mercredi les cours d'hébreu dispensés par l'armée.

 "J'aime énormément Israël, et pour moi, être Israélien veut d'abord dire servir dans l'armée israélienne, » a déclaré Shoval au Yediot.
 L'immigrant Belge doit être employé comme responsable pour l'armée de la protection de l'environnement, parallèlement à ses études de doctorat à l'université de Tel Aviv.

 Shoval, soldat au tempérament solitaire, parle de l'approbation de ses parents. « Ils aiment Israël, » dit-il, ajoutant qu'il n'aura pas d'activités combattantes à cause de son âge.
La supérieure de Shoval, le lieutenant Dafna Barhad, a à peine plus que la moitié de son âge. « Bien sûr que ça a été bizarre de le commander au début à cause de la différence d'âge, mais ce qui compte, c'est que c'est un soldat comme les autres, » dit-elle. 
« C'est sûr qu'il avait à l'évidence des qualités particulières du fait de son âge, mais il était motivé et voulait servir dans l'armée israélienne. »

D'autres immigrants, venus des Etats Unis, de Russie, de Grande Bretagne, du Paraguay, du Pérou, de Géorgir, du Canada, d'Afrique su Sud, de Turquie, d'Azerbaïdjan et d'autres pays, seront aux côtés de Shoval dans la base de Mahva-Alon en Galilée, où ils achèveront solennellement leur étude de l'hébreu.

Ce sera une des plus grandes cérémonies de l'histoire de l'armée israélienne. Les diplômés ont étudié la lecture et l'écriture pendant trois mois en préparation de leur inclusion dans la société israélienne.

Outre l'hébreu, la formation des cadets aborde Israël et son histoire. Ils visitent Jérusalem et d'autres sites ainsi que des bases militaires. « C'est le véritable sionisme, » affirme le major Karen Kamerinsky qui assure le commandement des olim [ceux qui font leur « retour » à Sion] dans la base.

"Le vrai sionisme consiste pour eux à quitter leurs parents, à s'enrôler dans l'armée israélienne et à opérer des changements importants dans leur vie juste pour servir l'Etat. » Selon le major, environ la moitié des jeunes hommes s'engage dans des unités de combat.

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vendredi, octobre 01, 2010

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Vive la Belgique!

La Belgique est réputée être francophone, au moins en Wallonie et à Bruxelles. En principe, cette qualité d'appartenance à la francophonie devrait permettre à la presse française de rendre compte  promptement de certains événement qui prennent leur source outre-Quiévrain.
Rien n'est moins sûr, car la presse française ne se presse justement pas de nous faire part de cette information proposée par un site belge d'actualités, 7s7:

Des Belges vont à nouveau tenter de briser le blocus de Gaza

 

Dans la foulée de la flottille humanitaire internationale pour la liberté (Freedom Flotilla), des organisations et des citoyens belges, dont certains anciens passagers de la flottille, ont décidé de participer à une nouvelle flottille qui prendra le large cet automne en direction de Gaza, indiquent vendredi les membres du projet dans un communiqué de presse.
Réunis sous la plate-forme "Belgium to Gaza", ils tenteront à nouveau de briser le blocus de Gaza. L'objectif est d'atteindre Gaza avec un groupe de citoyens belges et de l'aide humanitaire. "Car le blocus continue de plonger la population palestinienne dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

 C'est pour dénoncer cette situation intolérable que des citoyens belges ont décidé de se mobiliser", expliquent les membres du projet.
En mai dernier, une première flottille humanitaire internationale avait décidé de mettre le cap sur la bande de Gaza dans le but de briser le blocus. Bien qu'il se trouvait dans les eaux internationales, le convoi avait alors été arraisonné par l'armée israélienne et l'opération s'était soldée par la mort de neuf passagers. (belga)

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lundi, septembre 14, 2009

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L'affiche belge

Le Daily Telegraph est un bon vieux journal conservateur britannique, un temps propriété avec le Jerusalem Post de Conrad Black. En fait je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon journal mais il est à coup sûr ancien puisqu’il a été fondé en 1855.
Une longue histoire pour ce quotidien qui a donc vécu les deux conflits mondiaux. Ce journal possède des archives impressionnantes dont il fait tantôt profiter son lectorat.

Ainsi, la dépêche que je vous propose a-t-elle 70 ans, parue initialement le 14 septembre 1939, 11 jours après les déclarations de guerre française et britannique contre l’Allemagne.
Et ce qu’on y lit est d’une brièveté bien intéressante, de nature au minimum à nous amener à nous poser quelques questions.

Et à nous dire que l’histoire de cette période reste encore largement à écrire.

Et que c’est la condition pour que les morts reposent en paix et que leurs fantômes ne viennent plus hanter les vivants.

Seconde guerre mondiale : l’appel d’Hitler aux réfugiés Juifs
Daily Telegraph (UK) 14 septembre 2009

Adolf Hitler appelle les Juifs et les autres réfugiés qui ont fui l’Allemagne à rentrer pour l’aider.
Article publié pour la première fois dans le Daily Telegraph du 14 septembre 1939
Des affiches placées dans le consulat allemand à Anvers demandent instamment aux médecins, ingénieurs et autres techniciens de nationalité allemande, peu importe leur race, de rentrer au pays et de travailler à nouveau pour l’Allemagne.
Les affiches promettent que les biens confisqués à ces réfugiés leur seront restitués s’ils rentrent.
Les Belges interprètent ces annonces comme la reconnaissance par l’Allemagne d’une sévère pénurie d’experts techniciens. - BUP

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