dimanche, octobre 02, 2011

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Quelques réflexions sur l'islamophobie et la laïcité


Les sociétés occidentales connaissent une évolution idéologique assez remarquable dont une des caractéristiques est la montée de ce qu’on peut appeler l’islamophobie. 
Aux Etats Unis où le changement est souvent impulsé par des « entrepreneurs » au sens où l’entend Howard S. Becker, qui se chargent d’un sujet et de son lancement sur le marché des idées, l’origine de cette évolution peut à la fois être datée et située quant à son origine

En Europe, les choses sont plus compliquées parce que le marché idéologique est plus contraint tant par les caractéristiques propres à chaque pays que par des lois et des règlements. Le poids de l’histoire, notamment de celui de la période nazie, constitue encore un frein à une manifestation plus franche de l’islamophobie.
L’islamophobie ne pourra en effet revêtir un caractère entièrement acceptable qu’une fois que les mouvements d’extrême droite auront renoncé à la contestation de la «shoah» ou à la minimisation de "l'holocauste" et à l’antisémitisme. L’extrême droite entrera alors de plain pied dans l’échiquier politique et sera autorisée à nouer des alliances électorales ou de gouvernement comme c’est déjà le cas aux Pays Bas avec le parti de Geert Wilders

Pour l’heure, l’islamophobie recourt à des arguments qui peuvent sembler de bon sens comme ceux de ce politicien Français, avocat de son état, qui avait plaidé que toute personne devait pouvoir être identifiée, reconnue et donc avoir le visage découvert.
Une belle idée qui ne l’a cependant pas poussé à demander qu’on légifère sur les postiches, fausses barbes et autres perruques. Dommage car il aurait été là au bout de sa logique ! Lui-même n’ayant jamais eu à expliquer pourquoi il se présente publiquement sous un patronyme qui n'est pas son nom d'origine. Ce politicien a en quelque sorte mis une burka sur son véritable nom!.

Mais l’argument de cet homme politique n’est bien sûr rien à côté de ceux qui réfèrent à la  défense des droits de la femme. Ou encore de ceux qui affirment vouloir défendre la laïcité, un principe bien connu en France et que semblent découvrir certains pays européens qui l’ignoraient dans le fonctionnement de l’Etat, comme la Belgique. C'est à cette question de la laïcité que je me limiterai ici.

Si d’aucuns considèrent que l’interdiction du «voile» en Belgique est simplement une péripétie d’une question plus générale il faut noter qu’au contraire les autorités belges ont pu aisément légiférer sur la question parce que le royaume n’est pas un Etat laïque. Et que la France a légiféré à ce sujet en dérogeant précisément aux principes de la laïcité.
Récemment encore, ce fut au tour du premier ministre britannique David Cameron d’indiquer qu’il souhaitait légiférer sur la question de la tenue vestimentaire des musulmanes. Or, comme vous le savez sans doute le Royaume Uni est un Etat officiellement chrétien anglican et la reine, qui est chef de l’Etat, est aussi chef de cette église tandis que la religion anglicane est enseignée à l’école publique.

Ces problématiques identiques qui apparaissent dans des pays différents au niveau de leur rapport au religieux, de l’islam singulièrement, nous montrent l’existence d’une dynamique propre à la question de l’Islam en occident et que cette dernière n’a rien à voir avec la «laïcité».
Parce qu’alors que certaines manifestations extérieures de l’Islam, qui sont parfois plus ou moins marginales, peuvent se trouver au centre du débat public et faire l’objet d’anathèmes règlementaires, d’autres pratiques religieuses sont par contre prises en charge par les pouvoirs publics au sens large.

Ainsi, dans la France laïque, cette organisation en catimini d’une session spéciale d’’une épreuve de concours pour tenir compte d’une fête juive, le report d’un examen universitaire en 2009 ou la modification du calendrier des épreuves de la session 2005 du baccalauréat. Ou encore, cet office HLM de la couronne parisienne qui a équipé certains de ses immeubles de serrures « casher » pour éviter aux locataires Juifs pratiquants de risquer de rompre le sabbat en actionnant une serrure électrique (une info donnée par le Parisien Libéré , introuvable depuis).
Je ne discuterai pas de  la légitimité de ces mesures. je me bornerai simplement à constater que ce ne sont pas des choses dont on aime trop parler en France, parce que voyez-vous, la France est une république laïque… 

Dans la grande Bretagne, qui n’est pas laïque comme on l’a dit, on a moins de gêne pour en parler. Le Daily Mail, par exemple, fait un article sur un passage protégé dans une rue aux abords d’une synagogue londonienne où le boîtier qui permet aux piétons d’appeler pour que le bonhomme de l’écran de signalisation passe du rouge au vert a été remplacé par un dispositif à minuterie automatique faisant passer le feu du rouge au vert toutes les 90 secondes,
De sorte que les Juifs pratiquants n’auront pas à enfreindre une loi religieuse qui leur interdit d’utiliser l’électricité et de faire fonctionner des machines pendant le sabbat.
Le passage piéton est proche d’une synagogue très fréquentée, et appuyer sur un bouton pour actionner le boîtier est considéré comme une infraction aux règles strictes qu’appliquent les Juifs orthodoxes.

Le trafic routier sera interrompu toutes les 90 secondes du vendredi soir à la tombée de la nuit le samedi, couvrant ainsi la période du sabbat juif.
Le passage protégé se trouve sur une des rues à forte circulation de Londres – la North Circular au carrefour Henlys Corner. Mais les autorités insistent sue la fait que la circulation ne sera pas perturbée pour autant.
La décision de placer des dispositifs automatiques sur les passages protégés après que des responsables de la Finchley United Synagogue aient expliqué leur problème à l’équipe de Transport for London, l’organisme chargé d’entretenir les principales artères de la capitale. TfL assure que le dispositif automatique n’a pas entraîné de surcoût.
Au moment où j’écris ces lignes, l’article a fait l’objet d’un peu plus de 700 commentaires de lecteurs dont beaucoup font part de leur étonnement, si ce n’est de sentiments peu amènes.

L’article conclut sur un autre “accommodement” consenti pour la communauté juive, la possibilité de délimiter dans le même quartier un érouv « controversé. Un érouv, nous dit l’article, est une zone où les Juifs pratiquants ont le droit par exemple de pousser un landau ou un fauteuil roulant sans toutefois être autorisés à utiliser l’électricité.

Il n’y pas d’érouv en France, laïcité oblige. Je veux dire qu’en fait ils existent, mais n’ont guère droit de cité dans le discours public, on n’en parle pas.
Tapez dont « érouv » sur Yahoo ou sur Google et vous verrez qui en parle : quelques blogs, des sites religieux juifs, wikipedia . S’il y en a d’autres, faut bien chercher.

Un élu comme  Michel Bulté, ancien maire RPR du 19ème arrondissement de paris l’avait dit ouvertement pourtant en 1999 :
«J'assume tout à fait la politique en faveur de la communauté juive et, contrairement à certains faux-derches qui se sont absentés lors du vote, je renouvellerai mon vote en faveur de la garantie d'emprunt [pour le centre scolaire de la rue Petit] du conseil régional" J'espère que ma compréhension envers toutes les communautés sans exclusive sera un atout pour 2001. Défendre à tout crin la laïcité dans un quartier de mosaïque religieuse, c'est l'erreur du PS.»
Vous admirerez les arguments de M. Bulté qui explique qu’il ne favorise aucune communauté mais qu’il assume tout à fait le fait d’en favoriser une. Bulté est sûrement un maître du pilpoul, une technique de bavardage proche de ce qu’on appelle plus communément ‘enculage de mouches.’ Aux dernièrs nouvelles, Bulté qui avait commencé maoîste avant de rejoindre le RPR puis l’UDF était au MODEM de François Bayrou. Un homme de convictions, c’est incontestable.

Avec ces propose de M. Bulté, nous sommes deux ans seulement avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats Unis et le lancement définitif de la campagne islamophobe. Cette campagne s'accompagne paradoxalement partout d'un renforcement du communautarisme qui devient une réalité incontournable de la vie politique, un fait qui apparaît d'une manière éclatante aux Etats Unis, le modèle des néolibéraux plus ou moins assumés qui gouvernent dans nombre de pays occidentaux.

J'étais parti pour faire un billet très court mais de fil en aiguille, (et de manière peut-être un peu décousue si j'ose dire) je me suis laissé aller à réfléchir un peu plus avant sur ces questions de laïcité et d'islamophobie. J'espère que ces cogitations seront utiles aux lecteurs qui s'intéressent à ces thématiques.

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posted by Djazaïri at 9:33 PM 0 comments

mardi, octobre 26, 2010

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Qui est au service de qui ?


Le rabbin Ovadia Yosef a déjà répondu à la question. Mais comme ici ou là, on nous dit qu'il s'agit d'un vieillard sénile, en dépit du fait qu'il est toujours actif et reste le chef spirituel du Shass, un parti qui siège au gouvernement qui préside en ce moment aux destinées du gang sioniste, il n'est pas inutile d'y revenir.
Notons que les réactions au post sur le rabbin Ovadia Yosef se sont focalisées, outre sur sa présumée sénilité, sur le titre qui ferait référence aux "protocoles des sages de Sion." Pourtant, force est de constater que le rabbin considéré est au sens propre du terme un Sage de Sion. Aucune réaction n'a porté sur les assertions du rabbin Ovadia Yosef, ni même sur le questionnement qui a animé ses cogitations. Ce questionnement est-il le propre de ce rabbin, où s'agit-il d'une question qui taraude plus profondément le judaïsme. Avant que Robert Redeker et Pierre André Taguieff daignent se pencher sur ce problème, voyons donc comment est traîtée la même question par des gens qu'on ne pourra pas qualifier de séniles.

Donc rendons-nous sur le site yechiva.com qui pose précisément cette question: Juifs / non--Juifs, qui est au service de qui ? Yechiva.com est le site web d'une école talmudique qui compte parmi ses enseignants le grand rabbin ou un polytechnicien auteur de l'article évoqué ci-après. Disons tout de suite que la réponse apportée diffère de celle donnée par le rabbin Ovadia Yosef.
Je note quand même que si la question est posée, c'est qu'elle a quelque pertinence dans le contexte des études talmudiques et qu'elle ne correspond pas à une quelconque lubie d'un étudiant qui n'a pas bien digéré les études bibliques.

Pour rester dans le style modeste qui sied  à un site consacré aux études religieuses, la question est reformulée de la sorte:
"l’idéal du Juif est-il d’étudier à plein temps dans un Kollel, ou d’aspirer à obtenir le prix Nobel ?"
puis:
doit-il rester concentré sur l’étude de la Thora, se considérer comme le gardien de celle-ci, rester fondamentalement séparé du reste de l’humanité, comme le veut la définition du peuple juif : « Mamlekhet cohanim vegoy kadoch » (Ex. XIX, 6) (un royaume de prêtres et un peuple saint/séparé) et laisser les non--Juifs pourvoir aux besoins matériels du monde ?

ou bien doit-il se mettre au service de l’humanité pour lui apporter ses lumières, comme ont pu le faire Moïse, Jésus, Freud, Marx ou Einstein ?
Notons au passage qu'au moins trois de ces prétendus Juifs ne l'étaient pas: Jésus n'était certes pas Juif, Freud était athée, Marx était non seulement athée mais issu de parents convertis au christianisme.
Notons aussi que le "peuple juif" se définit en tant que tel comme "séparé du reste de l'humanité".Ce qui explique en passant que nous avons l'antisémitisme d'une part (qui ne saurait être "nouvel" comme le prétend M. Taguieff car sa définition est contenue dans cette définition du "peuple juif" comme séparé) et le racisme (pour les autres).

Revenons en à la question qui se précise cependant et devient cette fois tout à fait terre à terre:
les Juifs doivent-ils se concentrer sur l'étude de la Thora et "laisser les non--Juifs pourvoir aux besoins matériels du monde ?"

Si un représentant d'une autre doctrine religieuse s'aventurait à poser ce genre de questions, essayons un peu d'imaginer le tollé qui en résulterait.

Mais bon, la question est posée et il faut y répondre.

Pour Yechiva.com, il existe une opposition Kollel (centre d'études religieuses)/ Nobel (savoir au service de l'humanité) qui correspond dans la tradition juive à la dialectique entre Juda et Joseph:

Dans la Sidra Vayigach, un dialogue s’engage entre Juda et Joseph. Juda, le chef de famille, celui qui porte l’étendard du particularisme juif, s’oppose à Joseph, le vice-roi d’Egypte, qui grâce à sa politique économique efficace nourrit l’humanité.

Bref Joseph, c'est Nobel et l'universel, Juda c'est kollel et le particularisme juif.
Benjamin incarne le point d'achoppement entre ces deux visions parce que la tribu de Benjamin est celle qui accueillera le Temple sur son territoire.

Suit une discussion sur l'origine des 39 travaux interdits pendant le sabbat. Ces 39 travaux seraient ceux qui ont été réalisés pour la construction du Tabernacle.
On nous précise cependant que le terme qu'on trouve dans la Torah est "melakha" qui signifie plus "oeuvre" que "travail" au sens de besogne:
La Melakha, c’est l’œuvre qui participe à la création de la demeure de D.ieu sur terre (le Michkan, c’est-à-dire le Tabernacle portatif des Hébreux dans le désert), c’est donc cette œuvre qui doit être arrêtée le jour du Chabbat.

On apprend ensuite que le chiffre 39 correspond aux 39 occurrences du mot melakha dans la Torah. Or, semble-t-il, un compte plus précis aboutit à 40 occurrences du mot. Une des occurrences est donc de trop, mais laquelle? Celle qui implique Joseph? Ou celle concernant l'apport des ustensiles au Tabernacle?

Mine de rien, c'est important:
L’enjeu de la signification de ces deux phrases est fondamental pour notre sujet.

Et pourquoi donc?

La réponse de yechiva.com a de quoi laisser perplexe:
On l’a dit, l’œuvre de Joseph dans le monde est de nourrir l’humanité et de mettre à disposition du monde le « génie juif ». C’est une première interprétation de la phrase incriminée « Vayavo habayta laasot melachto ».

Mais celle-ci peut également se comprendre autrement, et c’est un débat fameux dans la Guemara : la Melakha de Joseph peut aussi signifier la satisfaction de ses instincts sexuels avec la femme de Potifar, son maître. Si cette interprétation est exacte, cela signifie que la Melakha de Joseph ne peut être intégrée dans le compte des trente-neuf. Plus spécifiquement, cela veut également dire que la tentative du Juif de s’ouvrir à l’humanité est vouée à l’échec...

Je vous laisse poursuivre sur le site en question. Retenez simplement qu'il se garde, à la différence du rabbin Ovadia Yosef, de trancher la question  et souligne le caractère inévitable chez tout Juif d'une tension kollel/Nobel qui ne sera apaisée qu'avec l'avènement du Messie. Ce qui revient à dire que les Juifs doivent prendre leur part au travail ici bas (ouf!).  Et on ne peut pas trancher parce qu'on ne peut pas savoir si Joseph bossait au sens propre du terme ou s'il besognait la femme de son patron.

A aucun moment, la pertinence même de la question n'est cependant discutée.

Observons enfin que l'article ne répond pas vraiment à la question qu'il a posée puisque  logiquement quand des Juifs oeuvrent pour le monde, ils oeuvrent pour eux-mêmes également (ce qui est vrai de n'importe quelle communauté) et pas spécialement pour les non Juifs. Par contre, la question de l'éventualité que les non juifs soient ou pas au service des juifs n'est pas traitée du tout, sauf par allusion dans la reprise du questionnement initial déjà signalée: "laisser les non--Juifs pourvoir aux besoins matériels du monde ?"

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posted by Djazaïri at 3:46 PM 5 comments

mardi, août 03, 2010

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Le mariage de Chelsea Clinton cadre d'une drôle de supercherie

La presse « people », mais pas seulement a largement évoqué le mariage de Chelsea Clinton, la fille unique de Bill et Hillary Clinton, avec Marc Mezvinsky, fils d'un banquier et ancien élu démocrate, dont on sait qu'il a été accessoirement condamné et a purgé une peine de prison pour escroquerie.
Enfin, ça ce sont les turpitudes du père.

Un aspect souvent évoqué relativement à ce mariage est la confession des deux époux, Mlle Clinton, devenue Mme Mezvinsky est chrétienne méthodiste tandis que son mari est de confession juive.
C'est pourquoi, nous dit-on, le mariage a été célébré dans le respect des deux religions, le révérend William Shilady officiant pour le rite chrétien tandis que le rabbin James Ponet officiait dans le cadre de la religion juive.

L'œcuménisme dans toute sa splendeur. 

Tout comme la propagande qui est venue se nicher au cœur même de ce mariage. Il est en effet impossible qu'un rabbin célèbre un mariage même non œcuménique un jour de sabbat. Or le mariage a eu lieu un samedi, donc un jour de sabbat (deux heures avant la fin du sabbat semble-t-il). Le judaïsme, même dans sa version libérale prohibe formellement la célébration d'un mariage le samedi !

Ce qui amène un lecteur du National Post (Canada) non à s'interroger sur, mais à contester la qualité de rabbin de James Ponet :
 Qui est votre rabbin?
Pour l'information de vos lecteurs, le rabbin (rabbin James Ponet) qui a célébré le mariage Clinton Mezvinsky n'était pas un authentique rabbin juif. La raison en est qu'un véritable rabbin le peut pas célébrer et ne célèbre pas des mariages quand un des mariés, ou les deux, ne sont pas juifs.
Les rabbins ne célèbrent pas non plus des mariages le jour du sabbat (samedi).
En l'absence de la qualification de rabbin, la kippa, le châle de prière et le dais ne sont que des accessoires sans aucune signification religieuse. Malheureusement, la contrefaçon est si banale de nos jours. J'espère que les Clinton n'ont pas payé plein tarif.
Chaim Leib Medjuck
 
James Ponet semble pourtant bien être un rabbin ; il dirige d'ailleurs le centre d'études juives de l'université de Yale. Pourquoi s'est-il prêté à ce qu'il faut bien appeler une supercherie ? Et pourquoi les familles Clinton et Mezvinsky ont-elles tenu à ce que cette supercherie ait lieu ?
Mystère et boule de gomme. Peut-être Aliza Lavi, qui avait déjà traité de ce mariage aura-t-elle une explication plausible à nous fournir.

Souhaitons tout de même un authentique bonheur aux jeunes mariés!

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posted by Djazaïri at 6:03 PM 2 comments

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