jeudi, avril 04, 2013

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Roger Waters (Pink Floyd) interdit de conférence à New York par le lobby sioniste


Même si les médias grand public en parlent peu, on sait néanmoins que Roger Waters, ancien membre du groupe musical anglais Pink Floyd, soutient la Palestine et est un partisan du boycott du régime sioniste.
Waters n’est pas la seule personnalité dont la presse évite de relever l’hostilité aux agissements du régime sioniste. Parmi ces personnalités, on compte notamment le footballeur portugais Cristiano Ronaldo et l’écrivain suédois Henning Mankell, connu entre autres pour ses romans policiers.
La raison de cette discrétion est que dans la société actuelle, ce qui n’existe pas médiatiquement n’existe pas du tout.
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                                           Roger Waters
Donc Roger Waters est un militant du boycott du régime sioniste et il va sans dire que cette attitude déplait aux groupes de pression communautaires qui agissent en faveur de l’entité sioniste. Pour ces groupes de pression, Roger Waters n’est rien d’autre qu’un antisémite.
Comme si condamner sur la base de principes universels des criminels pouvait s’apparenter à de l’antisémitisme du simple fait que les criminels en question sont ou se prétendent juifs. Et commettent par-dessus le marché leurs crimes au nom de ce prétendu judaïsme.
C’est en vertu de ce raisonnement communautariste fanatique que des groupes de pression ont réussi à obtenir l’annulation d’une conférence que devait donner le musicien anglais le 30 avril dans ce que l’article qualifie de manière erronée de YMCA à New York. La 92Y où devait intervenir Roger Waters est en fait une institution culturelle juive quoique sur le modèle de la YMCA semble-t-il.
La 92Y de New York annule la venue de Roger Waters  en raison de pressions de la communauté juive
Kevin Rutherford, Radio.com (USA) 4 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
La YMCA de la 92ème rue à Manhattan (92Y) a annulé une manifestation avec l’ancien bassiste/chanteur du Pink Floyd Roger Waters suite à des pressions émanant de membres de la communauté juive du fait des critiques que le rocker formule contre Israël depuis des années. 
«Il est absolument scandaleux que des fonds de la communauté juive aillent aider Roger Waters à diffuser son message antisémite», a affirmé Richard Allen, l’organisation militante juive JCC Watch, a déclaré dans une déclaration faite le 3 avril avant l'annonce de l’annulation par la 92Y. Il a poursuivi en disant que les donateurs "contribuent à offrir à Waters les installations, le marketing et la respectabilité, ce qui lui permet de tromper encore plus de gens avec des mensonges anti-Israël."
Waters, qui devait s’exprimer au centre culturel juif sur sa carrière longue et bien remplie de musicien, a affirmé par le passé qu’il voudrait voir Israël boycotté par les musiciens en soutien au mouvement international de solidarité avec la Palestine. Waters a récemment exhorté les musiciens à s’associer à lui pour une initiative pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre ce pays, qualifiant Israël de «régime d’apartheid»  qui opprime la Palestine et qui, en dépit des pourparlers de paix avec les Palestiniens, ne veut pas la paix en réalité.
Le musicien âgé de 69 ans s’est attribué le mérite de  la décision de Stevie Wonder de ne pas participer à un gala pour les amis de l’armée israélienne, indiquant qu’il avait envoyé une lettre à Wonder pour l’exhorter à annuler sa participation qui aurait été comparable à «jouer au bal de la police de Johannesburg le lendemain du massacre de Sharpeville en 1960.» 
L’évènement avec Waters à la 92Y était prévu pour le 30 avril avec des tickets d’entrée ) 75 dollars. Une déclaration sur la page programmation du site web du centre révèle que la conférence a été annulée et que les tickets vendus seront remboursés.

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dimanche, septembre 16, 2012

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Judith Butler et le Musée Antijuif de Berlin


Dans le cadre du cycle de formation sur la hasbara (pédagogie du mensonge sioniste), j’ai traduit ce papier du Jerusalem Post qui se veut une dénonciation de l’accueil fait par le musée juif de Berlin à Judith Butler, une intellectuelle américaine connue qui ne cache pas ses positions en faveur du Boycott, des Sanctions et du Désinvestissement(BDS) contre le régime sioniste.

Judith Butler

On comprend d’ailleurs incidemment que Judith Butler est juive puisque le recours à des personnalités juives antisionistes nous est présenté comme un des procédés auquel a recours le nouvel antisémitisme, particulièrement en Allemagne.
Il en va de même pour les prix décernés à des intellectuels Juifs hostiles au sionisme…

De fait, il existe une conscience de plus en plus aigüe dans l’entité sioniste du fait que des citoyens du monde, ainsi que des intellectuels, toujours plus nombreux considèrent leur Etat comme se comportant de manière anormale.

Ce phénomène est pour l’instant compensé par un renforcement de l’emprise sur les élites politiques, le problème étant qu’elle est de plus en plus voyante parce qu’après le dîner du CRIF, il reste quelques taches indélébiles sur la chemise de certains. Et que certains en ont peut-être assez de faire la guerre pour l’Etat juif et d’avoir par sa faute un pétrole à 100 dollars le baril en ce moment.

Réfléchissez seulement aux noms des intellectuels qui soutiennent l’entité sioniste et vous observerez qu’ils représentent le plus souvent ce qu’il y a de plus médiocre. En France, nous avons Bernard-Botul-Henri Lévy, Alain Finkelkraut (moins mauvais philosophe que le premier, il fait un bon professeur de classe de terminale ou de premier cycle universitaire), beaucoup de gens de la tribu en réalité, puis toute une cohorte d’éditorialistes qui craignent d’être virés de leur canard ou du petit écran. La preuve en étant précisément le sort de ceux qui ont osé dire quelques vérités : licenciés, interdits de télévision, de salles de conférences ou de salles de spectacles.

En fait cet article du Jerusalem Post est proprement délirant et on y lit même une volonté d’obtenir le limogeage de Michael Blumenthal, le directeur américain qui aurait transformé ce musée juif en musée antijuif.

Et il recourt à un certain nombre de procédés en usage chez la clique sioniste : le chantage à l’antisémitisme, la menace, les citations tronquées ou carrément mensongères, le travestissement des faits historiques dans le cas ici de la question du boycott des commerces juifs par l’Allemagne nazie. 

Par benjamin Weinthal, Jerusalem Post 16 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’institution juive reçoit Judith Butler, qui renouvelle son soutien au mouvement BDS; un auditoire de 700 personnes acclame l’appel au boycott.

Berlin – Le Musée Juif de Berlin, dont la renommée est internationale, a accueilli une table ronde de discussion ce samedi avec l’universitaire américaine Judith Butler qui a renouvelé ses appels à boycotter Israël. Il semble que ce soit la première manifestation anti-israélienne à se tenir dans le musée juif depuis son ouverture en 2001 avec pour mission de faire connaître l’histoire bimillénaire des Juifs en Allemagne. Au moins 700 personnes participaient à l’évènement.
La décision de ce musée financé par le contribuable allemand de lui donner une tribune dans la capitale, qui a servi à l’époque nazie comme rampe de lancement d’un mouvement de boycott contre les entreprises judéo-allemandes, a suscité des froncements de sourcils par rapport au management du musée par sa direction.
Dans un courriel samedi au Jerusalem Post, le professeur Gerald Steinberg, qui est à la tête d’ONG Monitor à Jérusalem [une officine qui surveille les ONG], a qualifié l’institution culturelle de «Musée Antijuif de Berlin.»

Le musée antijuif de Berlin
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Butler, une professeure d’analyse du discours et de littérature comparée à l’université de Californie, Berkeley, a déclaré devant le public massé dans la cour du musée qu’elle accepte une «version du boycott» contre Israël, et a souligné que le mouvement pour le Boycott, les Sanctions et le Désinvestissement (BDS) est une «résistance non violente» contre Israël. Elle a soutenu que ‘’1 000 organisations juives’’ étaient d’accord avec elle.

L’auditoire en majorité allemand a souvent applaudi Butler à tout rompre pendant les deux heures qu’a duré la table ronde intitulée ‘’Le sionisme appartient-il au judaïsme ?’’ Le panel de discussion avec Butler avait suscité la controverse avant sa tenue samedi, ce qui avait amené le modérateur prévu, Jacques Schuster, un journaliste du quotidien Die Welt à annuler sa participation à la manifestation parce qu’une ‘’discussion équilibrée’’ avec Butler n’est pas possible et que ses opinions sur Israël sont plus que ‘’farfelues.’’

La ville de Francfort s’est retrouvée plongée dans trois semaines de dispute par rapport à la décision des services culturels de la ville de rendre hommage à Butler le 11 septembre avec le prestigieux prix Theodor Adorno pour l’excellence dans le domaine des humanités.

Steinberg, dont l’organisation sert d’observatoire des organisations anti-israéliennes publiques ou privées, a écrit au Post que ‘’l’attribution du prix Adorno à Judith Butler est une mascarade du point de vue moral, et la décision du Musée Juif de Berlin de l’accueillir est une grossière insulte de plus faite au peuple Juif.’’
Il a ajouté : ‘’Butler épouse des causes comme la campagne BDS, effaçant ainsi le terrorisme de masse (‘sa version de la non violence’) et, comme le Hamas et le Hezbollah, vise explicitement à détruire Israël.’’ Cette plateforme [BDS] incarne l’antithèse de tous les principes des droits de l’homme adoptés à l’ombre de l’holocauste.’’

Dans un courriel au Post, Cilly Kugelmann, la directrice du Musée, écrit ‘’Nous nous définissons… comme un forum de discussion et de débat sur des thèmes historiques et pertinents [par rapport à l’objet du musée].’’ Elle écrit que le musée considère que sa mission est de traiter de la ‘’vie juive au pays et à l’étranger, ainsi que des  relations entre juifs et non juifs.’’

Interrogée par le Post sur le soutien apporté par Butler aux boycotts contre Israël et ses propos ostensiblement amicaux à l’égard du Hezbollah et du Hamas, Kugelmann a ajouté que ‘’dans notre équipe il y a diverses attitudes et positions.’’ Elle a refusé de répondre à des appels téléphoniques et à d’autres requêtes par courriel sur la question de savoir que les membres de l’équipe du musée partageaient les points de vue pro-BDS de Butler ainsi sue ses descriptions du Hezbollah et du Hamas comme des organisations progressistes de gauche.

Katharina Schmidt-Narischkin, porte-parole du Musée Juif, a déclaré vendredi au Post que le public n’était pas autorisé à poser des questions à Butler sur le Hamas et le Hezbollah. Elle a écrit au Post samedi qu’il n’y aurait pas de ‘’questions du public.’’ Le musée a cependant recueilli par écrit les questions du public à la fin de la table ronde et les a triées avant soumission.

Butler avait suscité de vives critiques en Allemagne, en Israël et aux Etats Unis à cause de ses propos lors d’une manifestation “Teach-in Against War où elle affirmait que ‘’Comprendre le Hamas/Hezbollah en tant que mouvement sociaux qui sont progressistes, qui sont à gauche, qui font partie de la gauche dans son ensemble est extrêmement important.’’ Dans un courriel adressé au Post en août, elle avait nuancé ses assertions et dit que sa description ne signifiait pas qu’elle approuve le Hamas et le Hezbollah et elle rejette les mouvements violents.’’ ‘’Je n’ai jamais pris position sur l’une ou l’autre organisation,’’ écrivait Butler. Elle a refusé de répondre aux demandes du Post pour connaître son point de vue exact sur les deux organisations islamiques radicales.’’

Dans une lettre au Post, Michael Blumenthal, l’Américain qui supervise la direction exécutive du musée, écrit que ‘’le musée ne prend pas position sur des questions politiques, que ce soit en Allemagne, en Israël ou ailleurs.’’ Il ajoute que ‘’nous pensons qu’une discussion honnête et équilibrée des sujets qui ont trait à notre mission sont importants et dans l’intérêt du public. Le Musée Juif de Berlin fait cependant clairement et sans équivoque savoir que les opinions exprimées par les orateurs sont les leurs – et seulement les leurs.’’

Steinberg a répondu que ‘’les tentatives de Blumenthal pour justifier ce genre de comportement sur la base du débat équilibré et démocratique et de la liberté d’expression est aussi creuse moralement que la défense de Butler. Tant que Blumenthal restera en poste, cette institution sera connue comme le musée antijuif de Berlin.’’

Blumenthal observait dans da lettre que la présence du Dr. Micha Brumlik dans la discussion faisait contrepoids à Butler. Pendant le panel de discussion, Brumlik, un professeur juif libéral de pédagogie, a plaidé contre les actions BDS contre Israël, mais il a été dépassé et n’a pas été pris au sérieux par une audience largement acquise à Butler.

Une universitaire juive allemande présente à la manifestation a exprimé sa consternation quant au cours de la discussion au musée. Elle a déclaré au Post que ‘’l’antisionisme est énorme en Allemagne’’ et que le contexte historique et politique est différent en Allemagne.

Des esprits critiques en Allemagne soutiennent depuis longtemps que les organisations et les politiciens non juifs décernent souvent des prix à des juifs antisionistes et anti-Israël pour exprimer leurs préjugés contre l’Etat juif et éviter de la sorte d’être accusés d’antisémitisme ou de préjugé.

Phyllis Chesler, professeure émérite de psychologie et d’études féminines à la City University de New York, a écrit par courriel au Post que «ce que les comités de Berkeley et du prix Adorno retiennent sont ses prises de positions antisionistes très visibles et publiques qui, en cette phase de l’histoire, constituent une partie de l’objet du « nouvel antisémitisme.’

Chesler, qui a écrit sur les professeurs anti-Israël, a ajouté que les universitaires comme Butler « sont récompensés pour leurs opinions politiques – qui sont la réalité de leur œuvre.’’

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dimanche, novembre 27, 2011

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Sionisme et antisémitisme font tente commune à Manchester

L’entité sioniste n’a aucune légitimité, pas plus au point de vue historique, qu’au point de vue juridique ou même biblique.
C’est en fait l’exemple le plus achevé de l’Etat voyou.

Et c’est pour cette raison que les officines qui gravitent autour de cette entité, et généreusement alimentées par les milliardaires qui en sont les véritables dirigeants, sont très soucieuses de lutter contre ce qu’elle appellent la « délégitimation » de cette voyoucratie.

Vous me direz, comment peut-on délégitimer un Etat qui n’a aucune légitimité ?

Et c’est une bonne question, car essayez par exemple d’imaginer des gens en train d’essayer de délégitimer l’Etat français (je veux dire la France en tant que phénomène politique, pas telle ou telle forme d'Etat) ou l’Etat bulgare.

Oui, cela semblerait parfaitement incongru.

Certes des Etats ont été délégitimés et ont disparu comme par exemple la Yougoslavie. Mais si cet Etat a disparu, ce n’est pas le cas de ses composantes qui lui préexistaient et qui restent là où elles ont toujours été et s’inscrivent dans de nouveaux cadres juridiques

En ce qui concerne l’entité sioniste, c’est donc autre chose et cette autre chose, c’est simplement l’abolition du projet sioniste.

L’article d’Asa Winstantley que je vous propose traite de conférences organisées en Grande Bretagne  par des officines sionistes  pour faire campagne contre la délégitimation et le boycott.

Outre le fait intéressant que les sionistes s’appuient ouvertement sur des poncifs antisémites qu’ils font leurs, Asa Winstantley pointe ici le rôle des habituels malfaiteurs, les mêmes qui se trouvent au cœur du scandale qui a contraint Liam Fox à démissionner de son poste de ministre de la défense. On note au passage que cette gangrène touche aussi bien le parti Conservateur que le parti travailliste, même si ce dernier en est moins dépendant financièrement.
Enfin, il est piquant de voir qu’une organisation soutenue par des milliardaires qui ont pignon sur rue, et ont des dirigeants politiques comme clients, soit obligée de taire autant que possible le lieu de ses conférences.


Par Asa Winstanley, The Electronic Intifada (Palestine) 26 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaîri

Une conférence anti-palestinienne qui doit se tenir demain au Royaume Uni n’a pas autorisé  Electronic Intifada à assister à l’événement, tout en admettant que d’autres journalistes y auront librement accès.

LaGrande Tente pour Israël” à Manchester rassemblera une alliance d’organisations pro-israéliennes dans le but spécifique de combattre le succès grandissant de la champagne palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). Le nouvel ambassadeur israélien Daniel Tuab doit s’exprimer dans la conférence en qualité de principal orateur, selon son programme.

La manifestation est centrée sur un rapport de 2010 publié par un influent think-tank israélien, le Reut Institute, qui considère Londres comme le «pôle parmi les pôles  de la délégitimation ».

Les media palestiniens sont apparemment exclus

J’ai envoyé un courriel aux organisateurs pour leur dire que je suis une journaliste qui écrit pour l’Electronic Intifada, un site internet palestinien d’informations.  J’ai demandée à être inscrite au titre de la presse et j’ai proposé de mettre bien en évidence ma carte de presse nationale lorsque je me trouverai dans la salle de conférence.

N’ayant pas reçu de réponse, je les ai appelés vendredi. On m’a passé une certaine Debbie Marks qui m’a dit faire partie des organisateurs. Elle a refusé de répondre à la plupart des questions que je lui ai posées. Mlle Marks m’a dit travailler pour Qube Events, et n’avoir pas le pouvoir de prendre la décision finale. Son entreprise a été engagée pour assurer la logistique de la conférence. Elle m’a dit qu’une décision relative à ma demande pour assister à la conférence suivrait via un courriel.

Elle m’a promis quoi qu’il en soit, de me recontacter vers la fin de la journée. Quand j’ai insisté sur ce point, elle a dit que « pour le moment, il semble que les places pour la presse sont déjà toutes réservées.» Je lui ai dit que, au cas où ma demande d’accès serait rejetée, j’aimerais avoir une explication du pourquoi. Mlle Marks m’a répondu qu’ils [les organisateurs] ne donneraient probablement pas cette information.

Bruce Levy de Jews for Boycotting Israeli Goods (J-BIG, Juifs pour le boycott des marchandises de l’entité) s’était inscrit auparavant à une manifestation du même genre à Londres (il en rend compte sur le blog London BDS). La manifestation londonienne annonçait la participation de Michael Weiss de l’Henry Jackson Society et Douglas Murray de NGO Monitor (tous deux sont aussi annoncés à Manchester). Mais un jour avant la conférence, Mlle Marks avait écrit à Levy pour annuler sont billet d’entrée. Quand il a réécrit pour en demander la raison, elle n’a pas apporté grand-chose : «Nous ne sommes pas obligés de donner une raison.»
Au téléphone, j’ai demandé à Mlle Marks quels organes de presse seraient présents. Elle a d’abord répondu qu’ils avaient une « grosse sélection » de journalistes attendue, qu’elle ne pouvait donc pas en faire la liste au téléphone. Pressée sur ce point, elle m’a dit que « Qube ne peut pas divulguer cette information.»  J’ai demandé si oui ou non, des media palestiniens seraient présents, mais elle a éludé la question en disant qu’ils «ne peuvent pas aller jusque là.»

Elle a répété que je recevrai de toute façon une réponse d’ici la fin de la journée. Elle a dit que si ma demande était acceptée, elle m’enverrait un courriel avec un billet d’entrée.

Je lui ai fait part de mon inquiétude vu que leur site internet indiquait que les demandes étaient reçues jusqu’à 14h et qu’en fin de journée il serait peut-être trop tard. Je lui ai fait savoir que je n’avais pas encore payé mon entrée. Elle m’a répondu que les entrées étaient de toute façon gratuites pour les journalistes. Elle m’a alors confirmé que les autres journalistes recevront des laisser passer

A 18h, le courriel promis ne s’était pas concrétisé. J’ai donc rappelé. Tout ce que j’ai pu avoir, c’est une boîte vocale annonçant que la période des demandes d’entrée était maintenant close. Aujourd’hui, à 15h 12, j’ai reçu le courriel suivant :

Chère Asa,

J’ai le regret de vous informer que votre demande d’accès n’a pas abouti.
Sincères salutations
Debbie
The Big Tent for Israel
J’ai écrit en retour pour demander le motif de cette décision, mais je n’ai pas encore reçu de réponse.

Dans la mesure où il s’agit techniquement d’une manifestation privée, les organisateurs de The Big Tent For Israel” ont le droit d’inviter qui ils veulent. Mais la question doit être posée : le dossier pro Israël est-il si mauvais qu’il ne puisse supporter la critique ? Il est clair que si mon point de vue est critique, j’aurais néanmoins couvert la manifestation avec précision et honnêteté.

Qui est qui

En lien avec cette question, le site web de la conférence nous en dit assez long, particulièrement le programme de la journée.

L’ouverture en plénière verra la participation d’Ivan Lewis, député, d’ Eran Shayshon du Reut Institute, du secrétaire général de l’Histadrout (syndicat des travailleurs sionistes) Yakov Triptou et du colon Israélien Itamar Marcus. La séance d’ouverture comprend aussi un message vidéo du magnat de l’industrie minière Mick Davis, membre du conseil d’administration de l’United Jewish Israel Appeal.

Lewis était ministre délégué auprès du Foreign Office pour le Moyen orient sous le précédent gouvernement travailliste. Il est aussi membre et ancien vice président du groupe de pression Labour Friends of Israel. Selon The Independent, sa nomination [dans le gouvernement travailliste] avait « suscité des froncements de sourcils au Foreign Office » car il était un « des plus chauds partisans politiques   de l’attaque de l’armée israélienne contre gaza.»

A en juger par le préambule du rapport de 2010, Shayson dirigeait l’équipe chargée de sa rédaction. Selon un site wed du Reut Institute, son équipe «traite du défi palestinien.»

Davis, un patron d’origine sud-africaine est lié au récent scandale Adam Werritty. Werritty a déclaré lui-même pendant l’enquête conduite récemment par l’inspecteur de la fonction publique Gus O’Donnell, que Davis était un des contributeurs de Pargav, la compagnie contrôlée par Werritty. L’ancien ministre de la défense Liam Fox a été contraint à la démission après les révélations selon lesquelles Werritty (son témoin de mariage) se faisait passer pour son conseiller, alors qu’il n’avait aucun rôle officiel. Werritty se servait de l’argent de Pargav pour « payer des voyages à travers le monde » selon un article du Guardian de mercredi (l’article a été retiré du site du Guardian « en attendant une enquête », mais il est mis en miroir ici et ).

Marcus est le fondateur et le directeur de Palestinian Media Watch. Il vit dans la colonie illégale d’Efrat en Cisjordanie, selon le groupe de pression pour la transparence SpinWatch. Il est une des personnes interviewées dans le film islamophobe «Obsession.» Marcus avait aussi pris la parole en 2008 à la conférence de Jérusalem « Face au djihad,» le même jour que le député néerlandais geert Wilders.

Sionisme et antisémitisme font "tente" commune

Le programme de la “Grande tente” est en lui-même inquiétant. Un des ateliers est baptisé : « Chaque Juif est un ambassadeur pour israël, pourquoi ne pas les utiliser ?» Selon une définition du site web du Community Security Trust [CST, organisme communautaire qui prétend prendre en charge la sécurité des Juifs en Grande Bretagne], « tenir les Juifs pour collectivement responsables des actions de l’Etat d’Israël » est un exemple d’antisémitisme.

Un des intervenants de cet atelier est Lorna Fitzimmons, ancienen depute travailliste et directrice exécutive du Britain Israel Communications and Research Centre (BICOM). Une compagnie propriété du président et principal donateur de BICOM, Poju Zabludowicz, était un autre des donateurs de Pargav, la société de Werritty.

Au téléphone, j’ai signalé à Mlle Marks que l’intitulé de cet atelier était antisémite. Elle a refusé de s’exprimer sur le contenu du programme à la définition duquel elle n’a pas été associée : Qube n’a aucun détail sur le contenu du programme, » a-t-elle affirmé. Je lui ai demandé si à titre personnel elle trouvait que l’intitulé était antisémite mais a refusé de s’exprimer sur ce point. 

Lieu mystérieux

Comme la plupart des manifestations pro-Israël ces derniers temps au Royaume Uni, le lieu d’installation de la «Grande Tente» n’a pas été annoncé publiquement. « le lieu de la conférence sera annoncé en temps voulu » explique le site web. C’est, semble-t-il, une tentative pour éviter une protestation des militants du BDS contre l’événement, ou de laisser des opposants en avoir une vue de l’intérieur.

Une source militante me dit que le lieu choisi est probablement le centre de conférences de Manchester, mais je n’ai pas pu le vérifier. J’ai parlé de ce lieu à Mlle Marks mais, sans surprise, elle n’avait rien à dire à ce sujet.

Le Reut Institute

Le rapport de 2010 du Reut Institute autour duquel se centre la « Grande Tente » est intitulé : « L’attaque contre la légitimité d’Israël : l’étude du cas londonien.» Le rapport affirme que Londres « est désignée comme la ‘Mecque de la délégitimation.’ Les Londoniens ont joué un rôle essentiel dans toutes les grandes campagnes récentes de délégitimation, y compris les conférences de Durban, la flottille de Gaza et le mouvement pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). »

Reut est connu pour avoir soutenu en 2010 qu’Israël devrait « saboter » le mouvement de solidarité avec les Palestiniens.

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dimanche, octobre 11, 2009

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Ada Yonath, prix Nobel de chimie, une juste qui ne doit pas faire oublier les médecins fous de l'entité sioniste.

Le Centre Simon Wiesenthal qui est, dit-on, une organisation vouée à la promotion des droits de l’homme applaudit le fait qu’une chercheuse de l’entité sioniste, Mme Ada Yonath, ait obtenu le prix Nobel de chimie.


Certes, cette scientifique mérite sans doute son prix Nobel et le fait qu’elle le partage avec deux autres co-lauréats vient simplement rappeler, comme le précise à juste titre le Centre Simon Wiesenthal, que la recherche scientifique est une affaire d’inspiration mutuelle, c’est-à-dire en réalité de plus en plus l’oeuvre de collectifs de savants.


Mais là où on ne peut plus suivre ce centre Simon Wiesenthal (qui est en réalité un gros business de la pédagogie de l’holocauste et du sionisme), c’est quand il en tire argument pour demander que soit mis un terme aux campagnes de boycott des relations universitaires avec les institutions de l’Etat sioniste, campagnes qui sont assez vigoureuses au Canada et au Royaume Uni.


L’argument est que les chercheurs de l’entité sioniste sont à l’avant-garde de la recherche médicale et que le monde aurait bien tort de se priver de telles compétences.


Cette plaidoirie n’est pas dénuée d’intérêt , mais elle omet simplement que les campagnes de boycott ne sont pas des campagnes ad hominem, c’est-à-dire qu’elles ne visent pas en particulier les chercheurs originaires de l’entité sioniste, mais les institutions universitaires de l’entité. Nuance.


Ce qui signifie qu’une université par exemple canadienne adepte du boycott a bien entendu toute latitude de travailler avec un chercheur de l’entité pour peu que ce dernier n’oeuvre pas en tant que représentant d’une institution de l’Etat voyou.


Ceci affirmé en toute amitié avec Mme Ada Yonath qui ne vient pas de se faire précisément des amis dans son pays avec ses déclarations selon lesquelles pour éviter par exemple que les Palestiniens fassent des prisonniers (du genre Gilad Shalit), il faudrait peut-être libérer tous les Palestiniens qui croupissent dans les geôles sionistes, s’abstenir d’en faire d’autres et peut-être poser des actes politiques permettant de mettre un terme aux différends qui opposent les uns et les autres (curieusement, la presse française ne se hâte pas de répercuter ses propos).


Pour conclure, je le dis quand même avec le Centre Simon Wiesenthal, le monde aurait tort de se priver de ces médecins aux talents multiples comme nous le rappelle cet article de 2005 du Guardian.

Des médecins Israéliens ont expérimenté sur des enfants
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 11 mai 2005 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un médecin Israélien de premier plan et spécialiste d’éthique a appelé à poursuivre en justice des médecins responsables de milliers d’expérimentations non autorisées et souvent illégales sur des enfants en bas âges et des patients en gériatrie dans des hôpitaux israéliens.

Une enquête conduite par l’observatoire gouvernemental, le contrôleur de l’Etat, a révélé que des chercheurs de dix hôpitaux ont administré des médicaments, effectué des tests génétiques non autorisés et pratiqué des actes chirurgicaux douloureux sur des patients incapables de donner un consentement éclairé ou sans obtenir l’approbation du ministère de la santé.

Dans un hôpital, le personnel a percé les tympans d’un enfant pour appliquer un traitement expérimental qui n’a encore été autorisé dans aucun pays. Dans un autre, les empreintes digitales de patients atteints de démence sénile étaient appliqués sur des formulaires de consentement pour l’expérimentation de médicaments.

Le ministre de la santé Israélien Dan Naveh a déclaré avoir été “choqué” devant ce qu’il qualifie d’échec pour son ministère et certains hôpitaux israéliens.

Le Dr Jacques Michel, l’ancien directeur de l’hôpital hadassah qui a déclenché l’enquête du contrôleur en alertant sur ces abus en 2001, a appelé hier à des poursuites contre les médecins.

“Ces médecins devraient être punis très sévèrement parce qu’ils sont vraiment criminels,” a déclaré le Dr Michel qui dirige la commission qui approuve les expérimentations médicales à Hadassah qui figure parmi les hôpitaux accusés.

“On devrait leur retirer leur autorisation d’exercer et ils devraient être poursuivis. Si on ne donne pas l’exemple que la profession médicale refuse ce genre de comportement, ce phénomène continuera.

“Ce n’est pas un phénomène isolé. Il est répandu dans diverses institutions. »

Le contrôleur de l’Etat, Eliezer Goldberg, a constaté que souvent des patients n’étaient pas informés correctement sur les expérimentations auxquelles ils donnaient leur accord et, dans certains cas, pas informés du tout.

Chaque hôpital israélien dispose d’une commission d’éthique pour veiller au respect du code de conduite adopté en 1964 à Helsinki sur l’expérimentation. Mais le contrôleur indique que les commissions omettaient de façon routinière d’appliquer leurs propres règlements et que le ministère de la santé a été négligent dans l’imposition des normes éthiques.

M. Goldberg a décrit une série d’incidents à l’hôpital gériatrique Harzfeld comme « extrêmement graves, » notamment les cas d’une femme âgée de 101 ans et d’une autre de 91 ans qui étaient supposées avoir consenti à prendre des médicaments expérimentaux sans que leurs familles en aient été informées.

Des chercheurs avaient apposé les empreintes digitales de sept autres patients d’Harzfeld sur des formulaires de consentement qu’ils étaient incapables de lire ou de signer compte tenu de leur état de sénilité.

“A cet âge, 25 à 30 % de ces gens sont inaptes à donner un consentement éclairé parce qu’ils souffrent de démence ou de sénilité,” explique le Dr Michel.

Dans d’autres cas, les médecins étaient incapbles de produire les formulaires de consentement qui, disaient-ils, avaient été signés par leurs patients alors que la règlementation exige que les chercheurs conservent ces documents pendant quinze ans.

L’hôpital Kaplan a conduit des essais cliniques douloureux sur des patients en extrayant des échantillons d’urine avec des aiguilles, une procédure réservée normalement à des circonstances exceptionnelles. Le contrôleur a découvert que 40 % des patients qui avaient signé des formulaires de consentement – dont cinq avec une empreinte digitale – étaient mentalement inaptes à le faire.

M. Goldberg précise que deux femmes sont mortes d’une infection, mais que leurs décès n’avaient pas été signalés au ministère et que la commission d’enquête requise n’avait pas été mise en place.

Le contrôleur indique que dans certains cas, les décès des patients qui participaient à des essais cliniques n’avaient pas été signalés immédiatement, ce qui a nui aux procédures visant à établir si les expériences étaient en cause.

Le Dr Michel pense que certains médecins ont cédé à des incitations financières de firmes pharmaceutiques pour tester des médicaments expérimentaux.

“Je n’ai pas besoin d’expliquer le pouvoir énorme de l’industrie pharmaceutique pour orienter la recherche en fonction de ses priorités,” dit-il.

M. Goldberg a expliqué comment un chercheur était en même temps directeur d’une entreprise qui était à l’initiative de l’essai clinique dont il avait la responsabilité.

Le ministère de la santé a déclaré avoir déjà fait des démarches pour renforcer la supervision suite au rapport du contrôleur

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mardi, août 18, 2009

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Le boycott des produits de l'entité sioniste plus que jamais d'actualité.

Je répercute bien volontiers la teneur d'un message de Ghandi Dubled, un appel au boycott des produits en provenance de l'entité sioniste, notamment des dattes qui s'ajoutent bien souvent aux menus du mois de Ramadan. Boycotter les produits en provenance de l'entité sioniste est un acte important qui ne mettra certes pas à genoux l'économie sioniste qui dépend d'abord des largesses des contribuables notamment Allemands et Américains. Par contre le boycott peut mettre en difficulté les entreprises de l'entité et celles qui collaborent avec elles et mettre justement en relief le caractère dépendant de cette économie vis-à-vis du financement assuré par les contribuables Occidentaux.

Plus d'informations sur le site Campagneboycott

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lundi, avril 13, 2009

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Le lobby sioniste tente (encore) d’empêcher un discours de Desmond Tutu

Le lobby sioniste ne gagne pas à tous les coups. Encore une fois, il a tenté d'empêcher une prise de parole de l'archevêque Desmond Tutu dans une université des Etats Unis.

Mais cette fois, la direction de l'université, celle du Michigan, n'a pas cédé malgré les accusations indécentes d'antisémitisme portées à l'encontre du prix Nobel de la paix.

Ce n'est pas que la direction de l'université a été emportée par une fièvre antisioniste ; la même direction se dit fermement opposée au boycott de l'entité sioniste.

Non, c'est simplement qu'il est difficile de faire croire à une personne douée de discernement que Desmond Tutu est antisémite. Et c'est aussi qu'une annulation de l'invitation faite à l'archevêque aurait entrainé des remous non seulement à l'intérieur du campus mais aussi dans les universités sudafricaines avec lesquelles l'université d Michigan entretient d'importantes relations.

Et enfin, il y a la mobilisation en faveur de la Palestine d'étudiants et de membres du corps enseignant. Ce n'est pas pour rien que l'organisation Hillel, présente sur le campus, fait plutôt profil bas.


Une organisation critique l'invitation de Tutu par l'université du Michigan

Simon cite la liberté académique en réponse aux critiques

par Matthew Miller, Lansing State Journal (USA)10 avril 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri
EAST LANSING – L'Université d'Etat du Michigan a annoncé la semaine dernière que l'archevêque Sudafricain à la retraite Desmond Tutu ferait le discours de rentrée universitaire. Deux jours plus tard, l'Anti-Defamation League, un groupe de pression juif a émis une protestation.

Dans une lettre à Lou Anna Simon, présidente de l'Université de l'Etat du Michigan, deux responsables de l'ADL écrivent que Tutu, dont l'opposition à l'apartheid dans les années 80 lui a valu le prix Nobel de la paix, a fait des déclarations sur Israël qui «charriaient une franche intolérance contre… le peuple Juif.»

Ils affirment que la proposition d'un boycott académique et culturel d'Israël, que Tutu soutient, était « basée sur des idées qui sont antisémites et devraient faire l'objet de l'anathème par toutes les institutions d'enseignement supérieur réellement investies en faveur de la liberté académique.»

Ils demandent à l'Université du Michigan de reconsidérer son invitation.

Simon a répondu cette semaine. Elle a dit non.

Tout en remarquant que des dirigeants de l'université s'étaient publiquement opposés à un tel boycott, elle écrit : «L'Université d'Etat du Michigan rejette la notion que les échanges intellectuels et les activités académiques devraient faire les frais de dissensions politiques.»

C'est une affaire apparemment ouverte puis close mais elle a provoqué des petits remous sur le campus.

Des professeurs et des étudiants interviewés ce mardi sont unanimes dans leur soutien à la position de Simon sur la liberté académique et pour permettre à Tutu de s'exprimer.

Les opinions divergeaient sur la tactique de l'ADL et sur le boycott préconisé par Tutu.

David Wiley est un professeur de sociologie qui a dirigé le Centre d'Etudes Africaines de l'université du Michigan pendant trente ans avant d'en quitter la direction cette année. Il avait joué un rôle dans la décision de l'Université d'Etat du Michigan de ne plus investir en Afrique du Sud en 1978. Et il qualifie de «déplacée» la requête de l'ADL.

« Encore et toujours, l'ADL et d'autres organisations juives font l'amalgame entre le fait de critiquer Israël et l'antisémitisme, » dit-il. «En fait, l'évêque Tutu a toujours été pour l'inclusion des marginaux, que ce soient les noirs en Afrique du Sud ou la communauté juive.»

Tutu a déclaré soutenir l'existence de l'Etat d'Israël. Il a aussi comparé le traitement des Palestiniens à celui des noirs pendant l'apartheid.

Et il est partie prenante de la campagne aux USA pour un boycott académique et culturel d'israël qui vise à cesser les relations et les investissements dans les institutions académiques et culturelles israéliennes jusqu'à ce qu'Israël se retire des territoires occupés de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

Un tel boycott, affirme Ken Waltzer, directeur des études juives à l'Université du Michigan, porterait un coup sévère au travail de son programme. Il punirait les Israéliens les plus engagés pour la paix.

Et il « repose sur une analogie entre l'Afrique du Sud et Israël qui est manifestement fausse et ignoble. »

Geoff Levin, étudiant en deuxième année à l'université et responsable de l'organisation étudiante Hillel pour l'Université d'Etat, dit respecter les réussites de Tutu, mais est attristé par ses positions sur Israël.

«Je ne ferais aucune pression pour son retrait de la liste des orateurs en raison des grandes choses qu'il a réalisées,» dit-il.

« Mais je pense que les pro Israël et la communauté juive doivent exprimer notre mécontentement à propos de ce vers quoi il pousse.»

Salah Hassan enseigne l'anglais à l'Université d'Etat du Michigan et est membre de Michigan Professors Against Occupation, un groupe ad hoc qui s'oppose à l'occupation par Israël de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem Est.

« La meilleure façon de d'y mettre un terme à cet appel au boycott, » dit-il, « serait de mettre fin à l'occupation.»

«L'ADL a tout à fait le droit de protester contre la venue de quelqu'un qu'elle n'aime pas, » dit-il.

« Mais en réalité, si la présidente de l'université avait accepté de retirer l'invitation, cela aurait provoqué une forte polémique.»

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dimanche, mars 01, 2009

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Une ville australienne adopte une motion condamnant les crimes sionistes et le blocus de Gaza

Après l'Angleterre, c'est au tour de l'Australie de nous donner une indication sur une tendance fondamentale qui va dans le sens d'un soutien plus grand de la part des peuples du monde à la cause palestinienne.

Une petite ville de la banlieue de Sydney vient en effet d'adopter une motion qui condamne sans ambages les actes de délinquance et de criminalité de l'Etat sioniste.

Il est vrai que cette ville avait déjà une certaine expérience en la matière puisqu'elle avait adopté en 2007, et malgré l'opposition de son maire et du lobby sioniste présent en Australie, une convention de jumelage avec Bethléem en Palestine occupée (lien dans le corps de l'article).


Un conseil municipal de Sydney condamne Israël pour 'crimes de guerre'

Jewish Telegraphic Agency, 1er mars 2009

Sydney, Australie (JTA) – Un conseil municipal de la banlieue de Sydney a adopté une motion qui condamne Israël pour « crimes de guerre et violations des droits de l'Homme » à Gaza.

Marrickville, une ville de banlieue dont le conseil municipal avait signé un accord controversé de jumelage avec Bethléem en 2007 à voté par 9 voix contre 3 en faveur de la motion du 17 février.

La motion avait été proposée par la conseillère municipale Cathy peters qui a déclaré que ce problème lui « tenait à coeur » parce que son père était un réfugié Juif qui avait fui Berlin en 1938.

Dans une déclaration, Peters affirme, « Je suis horrifiée par les attaques d'Israël contre Gaza et je pense que le conseil municipal de Marrickville – en tenant compte en particulier de sa relation de jumelage avec bethléem – devrait prendre une position humanitaire contre l'oppression continue du peuple Palestinien par l'Etat d'Israël. »

Vic Alhadeff, responsable de l'exécutif du Jewish Board of Deputies a critiqué la motion.

« Elle est pleine d'inexactitudes, acceptant sans critique des assertions qui ont été démontrées comme étant de la propagande du Hamas, portant des accusations contre Israël sans aucune base dans les faits comme dans le droit international et ignorant les réalités sur le terrain, » a déclaré Alhadeff.

La motion appelle à « une levée permanente du blocus israélien de Gaza ; au démantèlement par Israël de toutes ses colonies dans les territoires occupés ; à négocier avec l'Autorité Palestinienne ; et à une enquête internationale indépendante sur les crimes de guerre et les ciolations des droits de l'Homme et des conventions de Genève par les forces d'occupation israéliennes.»

Un autre conseil municipal, Caterbury dans le secteur sud-ouest de Sydney, a également adopté la semaine dernière une motion qui condamne toute violence et est particulièrement inquiète de cette offensive israélienne disproportionnée, » selon un article du journal The Australian.

Par ailleurs, des militants ont lancé une campagne plus tôt ce mois-ci pour boycotter Max Brenner, le chocolatier à capitaux israéliens qui possède sept boutiques à Sydney.

«Optez pour une alternative à Max Brenner et mettez la pression sur les produits israéliens qui soutiennent les crimes de guerre et l'occupation, » lisait-on sur les tracts appelant au boycott.

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