dimanche, avril 21, 2013

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Transfert définitif du blog

Cette version du blog n'est  plus mise à jour.

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 mounadiloun.blogspot ou mounadil.wordpress.

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Xymphora et le Marathon de Boston


Avec Angry Arab, le canadien Xymphora est sans doute le blogueur pour lequel j’éprouve le plus de respect. Si l’animateur du blog Angry Arab est parfaitement connu, puisque c’est l’intellectuel américano-libanais As’ad Abu Khalil, Xymphora est lui anonyme même si on sait qu’il s’agit d’une seule personne et non d’un groupe de blogueurs.

Leur manière de travailler leurs blogs est sensiblement différente. Alors qu’Angry Arab s’appuie aussi sur un réseau de sources qui sont parfois au cœur des évènements dont il parle, Xymphora pratique seulement la veille informationnelle.

Mais avec quel brio !

On peut s’en apercevoir par exemple sur ce post où il s’intéresse à l’attentat perpétré pendant le marathon de Boston.

La lecture est assez édifiante pour amener tout un chacun à se poser au minimum quelques questions, un peu comme pour Mohamed Merah, auteur présumé des assassinats de Toulouse et Montauban (je dis présumé parce que Merah n’a jamais été jugé et ne le sera jamais vu qu’il est mort).

Il suffit de lire la presse ou de regarder les informations à la télévision pour constater que la construction rétrospective de l’image du tueur fanatisé bat son plein, se nourrissant de faits ou de pratiques banales à supposer qu’elles soient même avérées (comme par exemple le fait d’avoir mis un «like» à une vidéo visionnée sur YouTube.
On me dira que je verse dans la théorie du complot.

La belle affaire, comme si les complots n’existaient pas ! N’a-t-on pas vu Bernard-Botul-Henri Lévy et Alain Juppé comploter ouvertement contre Mouammar Kadhafi ? N’a-t-on pas vu Tony Blair et George W. Bush comploter contre Saddam Hussein ? L’Ivoirien Laurent Gbagbo n’a-t-il pas été victime d’un complot ourdi par Alasasne Ouattara et Nicolas Sarkozy ?

J’en passe et des meilleurs… 

Qu’est-ce qui tient debout dans tout ça?

Xymphora  (Canada) 20 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri 
On lit dans USA Today
"Les actes des deux frères continuent à embrouiller l'esprit des autorités, de leur famille et de leurs amis. Les étudiants de l'Université de Dartmouth Massachusetts, où Dzhokar était étudiant, disent l’avoir  vu sur le campus après les attentats de lundi. Au cours de la traque des deux frères pendant la nuit et la matinée, un agent fédéral au courant de cette affaire a indiqué que les autorités avaient récupéré quelques engins explosifs artisanaux (IED), dont un en la possession de Tamerlan Tsarnaev. Tous les engins explosifs semblaient être de nature artisanale bombes artisanales, y compris des bombes tuyaux. La police en a fait exploser plusieurs vendredi après-midi. "
et:
«Les frères ont  carjacké un SUV Mercedes entre 12h15 et 12h30 en tenant le conducteur en respect avec une arme à feu pendant une demi-heure avant de le pousser hors du véhicule sain et sauf. Un agent fédéral, qui n’était pas autorisé à s’exprimer publiquement, a déclaré que les deux hommes auraient dit au conducteur qu’ils étaient les auteurs de l’attentat contre le Marathon.
L’agent a déclaré que les suspects auraient reconnu leur rôle dans l’attentat contre le Marathon à la fois pour intimider le chauffeur et pour se vanter des explosions.»
Donc vous vous promenez sur la future scène de crime sans même essayer de vous déguiser (avec un des deux frères qui apparaît en public après l’attentat). Vous avez constitué un arsenal de bombes artisanales pour vous défendre contre la police par la suite. Mais vous ne vous occupez même pas  de tenir une voiture prête pour vous enfuir – ce qui fait que vous devez voler une voiture après l’attentat avec cette façon bizarre de se vanter – et vous ne prenez même pas la précaution  d’avoir de l’argent à disposition pour être en mesure de fuir, ce qui fait que vous devez prendre le gros risque de braquer une supérette 7-11 [en effet, il est très risqué et surtout peu rentable de braquer ce genre de commerce aux USA]. Est-ce que tout ça tient vraiment debout ?

«Il y a deux ans, le FBI avait interrogé Tamerlan Tsarnaev, 26 ans, un des suspects pour l’attentat du marathon de Boston pour d’éventuels liens avec la mouvance extrémiste, mais n’avait pas trouvé d’éléments à charge.» «Donc, le FBI avait enquêté sur «l’auteur de l’attentat contre le Marathon»… » «Obama remercie Poutine pour son aide à Boston» C’est donc l’époque où le FBI a recruté le plus âgé des eux frères comme possible contact, et Barry [Obama] a dû remercier Poutine de ne pas vendre la mèche avant que le FBI ait eu la possibilité de peaufiner sa version des évènements [de fait, l’incrimination de deux tchétchènes sert aussi les intérêts russes, NdT].

Et peut-être même avait-il été recruté plus tôt : «Certains des associés des suspects vont être examinés à la loupe. D’autres non. Tenez à l’œil ces derniers.»

«Ce n’est pas du tout quelque chose à quoi on aurait pu s’attendre,’ disent des amis des suspects.» Malgré toute la manipulation, il n’y a pas la moindre preuve d’une ‘radicalisation’ de l’un ou de l’autre des deux frères.

«"Des contractants” [salariés de sociétés de sécurité] pour le Marathon de Boston se tenaient près de la bombe.” Par chance ils se sont éloignés des lieux et se sont trouvés hors de portée de la déflagration avant le déclenchement de la bombe !»

L’histoire ne tient pas encore vraiment debout, mais les autorités américaines ont de la chance que les Américains  soient si stupides et si aveuglés par l’islamophobie.

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samedi, avril 20, 2013

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Muhammad R., 17 ans, bouclier humain pour les terroristes sionistes


Via The Angry Arab et Electronic Intifada
Des terroristes (soldats) sionistes se servent d'un jeune palestinien (17 ans) ligoté comme bouclier humain pendant qu'ils répriment une manifestation vendredi dernier dans le village d'Abou Dis en Cisjordanie.



La manifestation se tenait en solidarité avec Samer Issawi qui mène une action sous forme de grèves de la faim depuis plus de 250 jours pour protester contre sa détention arbitraire par les autorités terroristes sionistes. Samer Issawi est actuellement dans un état critique et s'il venait à décéder, sa mort pourrait avoir d'importantes conséquences politiques.

Le recours aux boucliers humains est une pratique assez fréquente chez les terroristes sionistes

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mardi, avril 16, 2013

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Lincoln: ce que Steven Spielberg a omis dans son film


Je vous propose une critique du film Lincoln réalisé par Steven Spielberg d’un genre que vous aurez rarement l’occasion de lire ou d’entendre dans les médias grand public même si André Kaspi va assez loin sur le volet historique.
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Regardez donc avec vos deux yeux M. Spielberg!
Le texte en est tiré du site internet de The Nation of Islam (NOI) de Louis Farrakhan, une organisation souvent présentée comme antisémite.
Pourtant, l’article rédigé par un «groupe de recherche » de The Nation of Islam ne se réfère qu’à des faits aisément vérifiables, notamment si on a accès à des sources universitaires.
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Siège national de la Nation Of Islam à Chicago
Sans aller jusqu’à aller dans une BIU où il me faudrait de toute façon faire fonctionner les systèmes de consultation et de prêt interuniversitaires, on peut quand même corroborer les assertions de l’équipe de la NOI.
On trouve par exemple dans le Washington Post un article d’un certain A. James Rudin qui traite de l’ordre d’expulsion des Juifs donné par le général Ulysses Simpson Grant.
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Ulysses S. Grant
Le fait est que les Juifs des Etats confédérés étaient farouchement attachés à l’esclavage d’autant que leur prospérité dépendait largement de l’économie de plantation. Et, comme l’écrit Robert N. Rosen, « le vieux Sud était remarquablement libre de préjugés contre les Juifs.»
On peut dire que la chose était normale dans la mesure où la qualité de sous-humains des esclaves faisait l’unanimité.
Un phénomène qui n’avait pas échappé au journaliste Israel Joseph Benjamin (cité par Robert N. Rosen) qui écrivait en 1859 :
Les Etats du Sud, cependant, pour des raisons naturelles, surpassaient par bien des aspects les Etats du nord en matière d’hospitalité. Les habitants blancs se ressentaient comme unis et plus proches des autres blancs – par opposition aux noirs. Dans la mesure où l’Israélite là-bas ne faisait pas le genre de travaux ingrats qu’effectuait le Noirs, il était rapidement admis dans la haute société et accédait facilement à des fonctions politiques élevées. Pour cette raison, jusqu’à présent, c’était seulement le Sud qui envoyait des Juifs au Sénat. 
C’était, on l’a compris, une affaire avant tout de classe puisque les Irlandais étaient dans le même temps généralement mal vus.
Jacques Attali parle du rôle important de Mayer Lehman dans le financement de l’armée confédérée, mais comme l’indique l’article Mayer Lehman n’était pas seulement un courtier en coton, c’était aussi un politique qui eut pour mission pendant la guerre de sécession de s’occuper de ce qui concernait les prisonniers sudistes aux mains de l’Union.
 Judah P. Benjamin, cité dans l’article, avait effectivement assumé de très hautes fonctions dans le gouvernement confédéré: ministre de la justice, ministre de la guerre et Secrétaire d’Etat.
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                 Judah P. Benjamin
Le nom de Judah P. Benjamin est évoqué par l’écrivain Stephen Vincent Benét dans son poème John Brown’s Body (au sujet de John Brown, voir ici) qui lui valut le prix Pulitzer en 1929 :
Judah P. Benjamin, le Juif élégant,
Barbe fine, les yeux noirs, avocat et épicurien,
Capable, le bien haï, le visage plein de vie,
Balaya d’un regard négligent la salle du Conseil avec le petit
Sourire perpétuel qu'il arborait toujours
Sans cesse comme une façade de soie côtelée.
Derrière la façade, son esprit vif, fluide et subtil
Soupesait les Gentils dans une antique balance.

Quant à Emile Erlanger (ou d’Erlanger), non content d’avoir participé au financement des Confédérés, il a aussi été à l’origine de l’arnaque qui a ruiné le beylicat de Tunis, précipitant la mise sous tutelle de la Tunisie par la France ! (l’Algérie avait auparavant été victime  des agissements d’autres banquiers…).
On peut certes reprocher à la NOI d’omettre le fait que les Juifs qui étaient beaucoup plus nombreux dans les Etats de l’Union que dans la Confédération, professaient des opinions divergentes sur l’esclavage et que certains d’entre eux (cf ce qu’en dit notamment Jacques Attali) s’étaient activement employés à soutenir l’effort de guerre contre les Etats du Sud.

Le Lincoln de Spielberg: beaucoup de noirs, mais pourquoi aucun juif?

Par NOI Research Group, NOI (USA) 29 novembre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri
Dans son film Lincoln, le cinéaste Spielberg présente une période décisive de l’holocauste des noirs (Black Holocaust] de la manière dont il pense que les noirs devraient la comprendre. Spielberg, qui est juif, a soigneusement filmé archivé les récits des survivants de l’holocauste juif pour sa Shoah Foundation afin de préserver le souvenir exact de leurs expériences. Mais alors pourquoi Spielberg est-il si complètement sénile dans sa représentation d’une époque si importante pour les noirs américains ? Pourquoi par exemple se sent-il le droit de promouvoir un conte de fée en guise d’histoire de la Guerre Civile et de l’esclavage des noirs, mais ignore étrangement le rôle essentiel joué par ses propres coreligionnaires dans la guerre de sécession, une guerre au cours de laquelle les juifs ont joué un rôle extrêmement important et fondamental ? 
Ce n’est pas un simple oubli. Spielberg fait appel à des chercheurs et à des historiens de haut niveau pour garantir la conformité [aux faits] de ses productions et s’assurer que sa race est représentée avec dignité et respect. Lincoln, le film, parle de la promulgation du 13ème amendement, un décret constitutionnel qui devait marquer la «fin de l’esclavage.» Mais exactement comme la partie de la Déclaration d’Indépendance précisant que «Tous les hommes sont créés égaux,» le malheureux 13ème amendement fut tout simplement ignoré. – et l’esclavage continua sans relâche sous d’autres formes. Quand les hostilités cessèrent, les deux camps se réconcilièrent et s’entendirent bientôt pour organiser un système économique beaucoup plus efficace que l’esclavage – à savoir le métayage, la servitude pour dettes et les travaux forcés. Quelqu’un devait bien planter, cultiver et cueillir le coton, le maïs, le blé et la canne à sucre, construire les voies ferrées et les ponts, et charger et décharger les bateaux qui alimentent le commerce international.
Spielberg veut conforter la fiction selon laquelle un document seul a suffi à exonérer l’Amérique [de son crime] et a mis fin pour toujours à un système grâce auquel son peuple a pu devenir si riche. Prenons comme exemple le Hollywood de Spielberg. Il est qualifié de juif par l’universitaire juif Neal Gabler, «un empire qui leur appartient» en référence aux magnats juifs qui dirigeaient tous les grands studios [NdT : L’Express titrait «Hollywood, c’est un idéal d’Européens !»  en omettant de préciser de «juifs européens» comme l’explique pourtant son article en long et en large]. Hollywood est le produit des investissements effectués par la tristement célèbre compagnie bancaire Lehman Brothers. Dans les années 1850, l’immigrant Mayer Lehman fut désigné par le gouverneur pour gérer TOUT le coton en Alabama – ce qui voulait dire qu’il avait la charge de tous les esclaves noirs africains. Sa famille avait fait tellement d’argent avec le travail servile qu’elle s’était opposée farouchement aux tentatives de Lincoln pour mettre un terme à l’esclavage des noirs. Avec leurs profits tirés du négoce du coton, ils partirent s’installer à New York et se lancèrent dans la banque pour finalement financer les «empires» du cinéma de Spielberg et des ancêtres.
Retour au film: Le Lincoln de Spielberg s’ouvre sur une scène brutale de combat au corps à corps dans les dernières phases de la Guerre Civile. Mais sans l’apport financier d’un banquier juif nommé Emile Erlanger cette ultime partie de la Guerre Civile n’aurait jamais eu lieu. En mars 1863 (3 mois après la proclamation d’Emancipation), Erlanger avait prêté 7 millions de dollars à la Confédération (environ 125 millions de dollars en monnaie actuelle) sans lesquels le Sud n’aurait pas pu payer, nourrir ou habiller ses soldats, ni acheter ses navires de guerre, ses armes et ses munitions. Elle aurait dû capituler. Erlanger espérait obtenir du Sud du coton à bas prix si les rebelles réussissaient à maintenir l’esclavage. On peut affirmer sans risque de se tromper qu’une bonne moitié des 700 000 soldats tués auraient pu être épargnés si la Confédération n’avait pas eu des fonds pour continuer la guerre. Peu importe si de nombreux africains n’auraient plus été importés comme esclaves si cette période sanglante avait été abrégée. Spielgerg a ignoré ces malheureux détails. 
Mais il y a plus : Erlanger avait réalisé la transaction par l’intermédiaire d’un avocat juif propriétaire d’esclaves en Louisiane nommé Judah P. Benjamin qui cumulait les postes de vice président et de ministre de la guerre de la Confédération ! Il avait la réputation d’être le «cerveau de la Confédération.» Sa notoriété auprès des propriétaires d’esclaves était telle que son portrait figurait sur leur monnaie ! Benjamin n’a apparemment pas passé le cap de l’audition chez Spielberg puisqu’il n’est pas dans le film. Benjamin a fui l’Amérique en emportant de nombreuses balles de coton avec lui pour financer sa vie à l’étranger. Après la guerre, il s’est servi des profits engrangés gra^ce au coton cueilli par les esclaves pour investir dans une nouvelle start-up – une organisation terroriste connue sous le nom de Ku Klux Klan !
Et il y a plus: le sénateur de Floride David Yuleee n’a pas passé le stade de l’audition non plus. Il était le premier sénateur juif de l’histoire des Etats Unis – et un fervent partisan de l’esclavage ainsi qu’un promoteur agressif de «l’éradication» des Indiens. En 1861, Yulee prononça le premiers discours au Sénat pour annoncer la sécession d’un Etat du sud.
D’autres notables manquent dans le film comme August Belmont, un banquier juif de New York qui était le président du parti Démocrate [esclavagiste à l’époque, NdT]. Il fut le directeur de campagne de Stephen A. Douglas, l’opposant pro esclavagiste de Lincoln pendant sa dernière campagne présidentielle. Belmont décriait l’abolitionnisme, dénonçant ce qu’il appelait la «politique fatale [de Lincoln] de confiscation et d’émancipation forcée.» Une autre personnalité juive américaine importante était le religieux le mieux payé d’Amérique, le rabbin newyorkais Morris Raphall qui aidait et tranquillisait les propriétaires d’esclaves en déclarant publiquement que Dieu lui-même soutenait l’esclavage. Lorsque le rabbin David Einhorn avait dit que les noirs devraient être mieux traités, il avait été expulsé en pleine nuit de sa synagogue de Baltimore – par sa propre congrégation juive ! 
Et puis il y avait ces marchands juifs qui importaient clandestinement le précieux coton du sud alors même que Lincoln avait ordonné le blocus. Ce commerce illégal donnait au Sud l’argent dont il avait besoin pour combattre les troupes de l’Union. Ils étaient si nombreux à causer tant de dommages à la cause de l’Union que le général Ulysses S. Grant avait essayé d’expulser tous les Juifs de la région ! Ces contrebandiers Juifs qui soutenaient l’esclavage  n’ont pas trouvé non plus leur place dans le film de Spielberg.
Spielberg veut nous faire croire que les noirs étaient le principal problème du président Lincoln, mais Lincoln avait beaucoup de soucis avec les Juifs de son époque. Un officiel appartenant à l’administration Lincoln considérait effectivement la principale organisation juive, le B’nai Brith comme une «organisation déloyale» qui «aidait les traitres.»
Quand Salomon de Rothschild, un membre de la plus grande famille de banquiers dans le monde, vint en Amérique, il déclara que s’il était Américain, il serait «un partisan résolu de l’esclavage [Staunch Slavery Man],» et il exhorta sa famille à aider la Confédération. Et si Spielberg présente Lincoln en bon grand-père qui raconte des histoires dans style d’Esope, Rothschild n’était pas d’accord et le dénonçait comme ayant «l’apparence d’un rustre juste capable de raconter des histoires pour les salons mondains.»
Les femmes juives manifestaient le même mépris à l’égard du président, ainsi que l’a observé le professeur Albert Mordell : elles «étaient plus virulentes dans leur haine de Lincoln et plus fanatiques dans leur parti pris pour la Confédération que les hommes.» En fait, les Juifs étaient si fanatiques qu’un autre universitaire juif demandait ému, «Quel phénomène sociologique a pu amener les Juifs du Sud à lutter avec tant d’ardeur pour le principe de l’esclavage ? Pourquoi était-il prêt à sacrifier sans difficulté sa vie pour une cause qu’il savait contraire aux principes de la religion ?... Ici, dans le Sud, les Juifs ont combattu volontairement et avec joie.»
 On ne trouvera pas la réponse à cette question dans le film de Spielberg mais dans l’Encyclopédie Juive : «Les plantations de coton en beaucoup d’endroits du Sud étaient entièrement entre les mains de Juifs et, en conséquence, l’esclavage avait des partisans parmi eux.» Dans son livre «Fate of the Jews [le destin des Juifs], Roberta Feurlicht conclut avec franchise : «Non seulement il y avait un nombre disproportion de Juifs propriétaires d’esclaves, négociants en esclaves et préposés à la vente aux enchères d’esclaves, mais quand on traçait une ligne de séparation entre les races, ils étaient du côté blanc.»
On peut donc comprendre pourquoi le film de Steven Spielberg sur la fin supposée de l’esclavage des noirs devait être tourné dans personnages juifs. L’image soigneusement conçue mais totalement fausse des Juifs venus à l’aide des noirs aurait été remise en cause pour toujours. Leur non participation  aux efforts de Lincoln pour aboutir à l’émancipation des noirs est probablement le seul fait historique exact de ce film.
Et comme le film de Spielberg de 2012 doit encore décrire les noirs seulement en tant que domestiques, bonnes, majordomes, cochers et concubines, peut-être que les noirs devraient y réfléchir et s’intéresser à la plus profonde déclaration de Lincoln. Il a dit : «L’aspiration des hommes est de jouir de l’égalité avec les meilleurs quand ils sont libres, mais sur ce vaste continent pas un seul homme de votre race n’est à l’égal d’un seul homme de la nôtre… Il vaut donc mieux pour nous tous d’être séparés.»
Voilà qui ferait un grand film.

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vendredi, avril 12, 2013

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Franklin Delano Roosevelt, un des vainqueurs du nazisme, était un fieffé antisémite!


Si on en croit Rafael Medoff (à ne pas confondre avec un escroc d’un autre genre, Bernard Madoff), Franklin Delano Roosevelt (FDR), l’artisan du New Deal et celui qui fit entrer les USA dans la guerre contre l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, était un antisémite.
Rafael Medoff donne des preuves de son affirmation en citant des propos de l’ancien président tenus le plus souvent en privé et qui reflètent une franche hostilité à l’égard des juifs.
L’antisémitisme de Roosevelt est aussi l’occasion pour Medoff de mettre en garde contre l’antisémitisme possible de Barack Obama puisque ce dernier
a parlé de sa profonde admiration pour Franklin Delano Roosevelt et de son désir de s’inspirer du style de leadership de FDR.
Medoff ne manque d’ailleurs pas de nous signaler que FDR na pas été le seul président des Etats Unis antisémite puisqu’il partageait cette qualité (au sens attributif de ce terme) avec son successeur Harry S. Truman.
Ce que ne dit pas l’article de Medoff, c’est que l’antisémite Truman est celui-là même qui fit le nécessaire pour que la résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU recommandant [et non ordonnant] le partage de la Palestine soit adoptée en exerçant pressions et chantages sur certains pays.
Il avait fallu certes le convaincre avec des arguments sonnants et trébuchants, mais c’est une autre histoire.
Le fait est que c’est souvent chez les antisémites les plus virulents que les sionistes ont pu trouver une oreille attentive puisque leur souhait commun est de débarrasser le monde de la présence juive, celle-ci devant se situer dans l’Etat juif.
Ceux qui n’ont pas d’hostilité particulière envers les Juifs se contentent de dire qu’ils sont leurs concitoyens comme les autres et l’idée que leur patrie se trouverait quelque part au Moyen Orient leur échappe complètement.
Ce que les sionistes n’apprécient guère…
Pas plus qu’ils n’apprécient Roosevelt qui s’est contenté, avec ses alliés, de vaincre l’Allemagne nazie et le Japon mais n’a pas fait de «l’holocauste » sa priorité.
Et comment aurait-il pu faire sa priorité d’un phénomène qui doit son appellation à un feuilleton télévisé diffusé bien après sa mort ?
Je n'ai pas trouvé d'image, mais il n'empêche que le très sioniste Chaim Weizmann a bel et bien rencontré le très antisémite Franklin Delano Roosevelt à Washington en juillet 1942 selon une des énièmes variations de Medoff sur le sujet grâce auquel il a dû toucher le pactole.
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Maison Blanche 1943: rencontre tendue entre l'antisémite Roosevelt (assis) et le National Jewish Welfare Board. De gauche à droite: Walter Rothschild, l'aumônier militaire Aryeh Lev, Barnett Brickner et Louis Kraft

Ce que FDR disait sur les juifs en privé

Ses sentiments personnels à l’égard des juifs pourraient expliquer en partie la réaction circonspecte des Etats Unis à l’holocauste
par Rafael Medoff, Los Angeles Times (USA) 7 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
En mai 1943, le président Franklin Roosevelt avait rencontré le premier ministre britannique Winston Churchill à la maison Blanche. C’était 17 mous après Pearl Harbour et un peu plus d’un an avant le Jour-J. Les deux leaders alliés avaient évalué l’effort de guerre en cours et échangé des idées sur leurs plans pour l’après-guerre. A un moment de la discussion, FDR avait présenté ce qu’il appelait «la meilleure manière de régler la question juive.»
Le vice président Henry Wallace, qui avait consigné la conversation dans son journal, observe que Roosevelt avait évoqué sur un ton approbateur un plan (recommandé par Isaiah Bowman, géographe et président de l’université John Hopkins) consistant à éparpiller les juifs dans le monde entier.» L’entré du journal ajoute : «Le président disait avoir essayé [ce plan] dans le Comté de Meriwether en Géorgie [où Roosevelt résidait dans les années 1920] et à Hyde Park sur la base de l’adjonction de cinq familles juives dans chaque endroit. Il soutenait que la population locale ne ferait pas d’objection s’il n’y en avait pas plus que ça.»
Ce passage sue la “meilleure manière” selon Roosevelt est condescendante et déplaisante et, si elle était venue de quelqu’un d’autre, aurait sans doute été considérée comme antisémite. Mais plus encore, le soutien de FDR à l’idée «d’éparpiller les juifs » est peut-être la clef qui permet de comprendre quelque chose qui a été au centre d’une controverse pendant des décennies : la réaction circonspecte du gouvernement américain à l’holocauste.
Voila le paradoxe. Le système d’immigration des Etats Unis avait sévèrement limité le nombre de juifs allemands pendant les années du nazisme à environ 26 000 par an – mais même ce quota n’était atteint qu’à hauteur de 25 % pendant la plus grande partie de l’époque hitlérienne parce que l’administration Roosevelt avait ajouté de nombreux critères supplémentaires exigés de candidats à l’immigration. Par exemple, à partir de 1941, le simple fait d’avoir laissé un proche parent en Europe pouvait être suffisant pour disqualifier un candidat à l’immigration – à partir de l’idée absurde que les nazis pourraient menacer le parent resté en arrière et par ce biais forcer l’immigrant à espionner pour Hitler.
Pourquoi le gouvernement des Etats Unis s’employait-il activement à décourager et à disqualifier les Juifs candidats à l’immigration aux Etats Unis ? Pourquoi le président n’avait-il pas instruit directement son Département d’Etat (qui administrait le système d’immigration) de remplir les quotas pour l’Allemagne t les pays occupés par les puissances de l’Axe jusqu’à la limite légale ?
A elle seule, cette disposition aurait sauvé 190 000 vies. Elle n’aurait pas nécessité d’affronter le Congrès ou des forces hostiles à l’immigration ; elle n’aurait entraîné qu’un risque politique minime pour le président.
Les décisions politiques de tout président sont modelées par un certain nombre de facteurs, certains politiques, d’autres personnels. Dans le cas de Roosevelt, tout un ensemble de propos tenus en privé sur les juifs dont certains que j’ai découverts récemment dans les Archives Centrales Sionistes à Jérusalem et auprès d’autres sources sont sans doute significatifs.
En 1923, en qualité de membre du conseil d’administration de Harvard ; Roosevelt avait conclu qu’il y avait trop d’étudiants juifs dans la faculté et avait participé à la mise en place d’un quota pour limiter le nombre d’inscrits.  En 1936, il avait suggéré en privé que les Juifs dominaient l’économie en Pologne et que c’est à eux qu’on devait faire le reproche de provoquer de l’antisémitisme dans ce pays. En 1941, il avait observé lors d’une réunion du cabinet qu’il y avait aussi trop de juifs parmi les employés de l’administration fédérale en Oregon. En 1943, il avait dit à des officiels du gouvernement dans l’Afrique du Nord libérée par les alliés que le nombre de juifs indigènes «devait certainement être limité» dans plusieurs professions afin «d’éviter les récriminations particulières et compréhensibles des allemands à l’égard des juifs en Allemagne.»
On a la preuve d’autres propos tenus également en privé par FDR, dont le rejet de requêtes en faveur de réfugiés juifs qu’il qualifiait de «lamentations juives» et «d’histoires à faire pleurer dans les chaumières [sob stuff] ;»  l’expression de sa fierté [en s’adressant à un sénateur] de «ne pas avoir de sang juif dans nos veines ;» et en caractérisant une manœuvre fiscale d’un éditeur juif de journaux de «sale tour de juif.» Mais le thème le plus commun dans les propos en privé de Roosevelt sur les juifs ont un rapport avec sa perception qu’ils étaient surreprésentés [overcrowding] dans beaucoup de professions et avaient une influence excessive. 
Cette attitude concorde avec ce qu’on sait des opinions de FDR au sujet des immigrants en general et des immigrants asiatiques en particulier. Dans un entretien datant de 1920, il se plaignait des immigrants qui se «massent» dans les villes et il avait déclaré que «le remède à cela devrait être la répartition des étrangers un peu partout dans le pays.» Dans une série d’articles pour le Daily Telegraph de Macon (Géorgie) et pour le magazine Asia dans les années 20, il avait mis en garde contre l’octroi de la citoyenneté à des «immigrants non assimilables» et s’opposait à l’immigration japonaise pour la raison que «le mélange de sang asiatique avec le sang américain ou européen produit, neuf fois sur dix, des résultats des plus malencontreux.» Il recommandait qu’à l’avenir l’immigration soit restreinte à ceux qui ont «le sang de la bonne catégorie.» 
La décision de FDR d’emprisonner des milliers d’américano-japonais dans des camps d’internement pendant la seconde guerre mondiale était cohérente avec sa perception des Asiatiques comme ayant des caractéristiques raciales innées qui les rendaient indignes de confiance. De la même manière, il voyait apparemment avec mépris ce qu’il semblait considérer comme les caractéristiques innées des juifs. Accueillir un nombre significatif d’immigrants juifs ou asiatiques ne semblaient pas s’accorder aisément avec la vision que FDR avait de l’Amérique. 
D’autres présidents des USA ont eu leur lot de remarques peu amènes sur les juifs. Un journal tenu par Harry Truman recelait des propos tels que «Les juifs, à mon point de vue, sont très, très égoïstes.» Les dénonciations des juifs par Nixon comme étant «très agressifs et odieux» ont été révélées par la suite dans des enregistrements de conversations dans le Bureau Ovale.
Mais les révélations sur les sentiments de Franklin Roosevelt vont probablement choquer beaucoup de gens. Après tout, il a fait entrer l’Amérique dans la guerre contre Hitler. En outre, le personnage public de Roosevelt est indissociable de son image de libéral et d’humaniste, sa prétention à être attentif à «l’homme abandonné,» l’opprimé, le maltraité. Mais personne ne peut changer l’histoire de sa réponse à l’holocauste.  
L’Holocaust Memorial Day va être observé à partir de dimanche soir. C’est l’occasion annuelle de réfléchir au génocide nazi et à la réaction du monde à ce dernier. Dans le cas des Etats Unis, il est consternant de penser qu’en partie à cause des préjugés personnels de Rossevelt, des gens innocents qui auraient pu être sauvés ont au contraire été abandonnés.
Rafael Medoff est le directeur et fondateur du David S. Wyman Institute for Holocaust Studies à Washington. Son dernier livre est "FDR and the Holocaust: A Breach of Faith." Medoff s’exprimera dimanche lors de la cérémonie de l’ Holocaust Memorial Day au centre communautaire juif Alpert de Long Beach.

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jeudi, avril 11, 2013

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La Turquie et la diplomatie du gaz


Un autre article bien intéressant de Semih Idiz qui compare les développements en cours au Proche Orient au Grand Jeu qui désignait la compétition géostratégique entre la Russie tsariste et le Royaume Uni pour le contrôle de l’Asie occidentale et de ses ressources minières.

Selon Semih Idiz, c’est en effet un nouveau Grand jeu qui se déroule en ce moment au Proche Orient et dont l’objet justement est le contrôle des ressources gazières sous-marines, ce contrôle portant moins sur l’extraction de la ressource proprement dite que sur son acheminement vers les pays consommateurs.

Et il se trouve que d’importants gisements de gaz ont été découverts dans la région, dans la zone maritime de la Palestine usurpée par l’entité sioniste et à Chypre que l’auteur de l’article désigne comme la Chypre grecque (pourtant le droit international ne reconnaît qu’un seul Etat chypriote).

Toujours selon Semih Idiz, c’est l’exploitation de ces ressources qui a dicté le récent rapprochement spectaculaire entre le gouvernement turc et le régime sioniste, ce dernier ayant présenté ses excuses pour l’assassinat de 9 ressortissants turcs (dont un turco-américain) qui étaient à bord du navire humanitaire Mavi Marmara.

Les autorités d’Ankara pensent que la Turquie peut jouer un rôle de puissance dominante dans la région grâce aux performances de l’économie turque et à l’emplacement stratégique du pays, lieu de transit obligé ou presque des ressources en hydrocarbures du Levant et du Caucase destinées aux marchés européens.

Pour qu’Ankara puisse rafler la mise, il importe cependant de résoudre les conflits en cours. C’est en partie le sens de la démarche de Recep Tayyip Erdogan à l’égard des séparatistes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), d’un règlement de la question chypriote et du rabibochage avec l’entité sioniste.

On aurait tort d’être trop optimiste sur le règlement du dossier kurde. En effet, même si on parvenait à concevoir l’idée d’un PKK qui aurait renoncé, même provisoirement, à ses objectifs nationaux, la conséquence en serait l’accroissement de l’influence turque dans le Kurdistan irakien ou un renforcement de l’autonomie de cette province vis-à-vis des autorités de Bagdad. Le résultat en serait alors une crise interne majeure en Irak et une montée des tensions entre Bagdad et Ankara.

Sur la question chypriote, l’auteur de l’article semble avoir oublié que l’île est en partie occupée par l’armée turque en dehors de toute légalité internationale. C’est donc bien au gouvernement turc de lâcher du lest pour se conformer au droit, et pas au gouvernement de Chypre.

C’est là une question de souveraineté nationale sur laquelle aucun chef d’Etat chypriote ne pourra transiger au nom d’avantages économiques sous peine d’être écarté du pouvoir par la voie des urnes ou par la rue.

Ce que je viens d’observer pour Chypre vaut aussi pour la Palestine et l’entité sioniste. Certains tablent en effet sur un abandon par les palestiniens du recouvrement de leurs droits nationaux. C’est le cas du régime sioniste bien sûr, d’un certain nombre de puissances occidentales mais aussi d’Etats musulmans comme le Qatar, la Jordanie ou l’Arabie saoudite. Les palestiniens seraient alors amenés à accepter de vivre dans des bantoustans, peut-être même l’unique bantoustan de Gaza tandis que le patrimoine islamique de Jérusalem serait administré au titre de sainte relique par la Jordanie et les pétromonarchies. Pour finir, les Palestiniens seraient appelés à s’établir dans d’autres pays arabes, une suggestion faite depuis longtemps par les sionistes.

Pour l’instant, aveuglé par le flot de dollars, le Hamas semble marcher dans cette combine et ne manque aucune occasion de faire savoir à ses tuteurs aristocratiques qu’il est leur serviteur dévoué.

Mais comme dans le cas de Chypre, et comme dans toutes les situations coloniales, les Palestiniens ne renonceront jamais à leurs droits nationaux d’autant qu’ils sont face à un Etat sioniste qui est fondamentalement anormal et dont seul un naïf peut penser qu’il se comportera un jour normalement.

Le ‘Grand jeu’ au Levant

par Semih Idiz, Al-Monitor Turkey Pulse 5 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Avec des réserves gazières estimées à des milliards de mètres cubes, la Méditerranée orientale, appelée aussi «Bassin du Levant", se transforme lieu d’une version contemporaine du "Grand Jeu" du 19ème siècle, qui peut aussi bien agir comme catalyseur pour la paix que contribuer à de nouvelles tensions dans une région déjà en proie à des conflits.

L’événement capital à cet égard est s’est produit le 30 mars, une date historique qui a vu le gaz naturel du champ de Tamar au large d’Israël, s’écouler vers le territoire israélien, donnant ainsi le coup d’envoi à un processus qui va non seulement rendre l’Etat juif largement indépendant en matière d’énergie mais en faire un fournisseur important pour les marchés européens.

Le champ gazier de Tamar, découvert seulement en 2009, recèlerait 250 milliards de mètres cube de gaz et est le plus petit des deux champs gaziers sous-marins d’Israël, le plus gros étant Léviathan dont les réserves sont estimées à 425 milliards de mètres cube mais qui n’a pas encore été développé.

Les deux principaux partenaires dans l’exploitation du champ gazier, l’entreprise texane Noble Energy et la société israélienne Delek Energy, seraient en train d’essayer d’obtenir le feu vert du gouvernement israélien pour exporter la plus grande partie du gaz, étant donné que la demande en Israël est insuffisante rentabiliser le développement de Léviathan.

Et c’est à ce stade que la Turquie, qui est déjà un espace de transit énergétique important pour le pétrole de la Caspienne et d’Irak, et qui a consolidé sa position grâce à des accords pétroliers récents avec le Gouvernement Régional du Kurdistan dans le nord de l’Irak, entre dans le «Jeu » en tant qu’acteur essentiel. La Turquie est un pays qu’Israël ne peut évidemment ignorer dans sa démarche visant à trouver la route la plus rentable pour exporter son gaz.

Avec une économie dont la croissance est parmi les plus rapides du monde, la Turquie a des besoins énergétiques en augmentation et représente donc un client stable pour le gaz israélien. Il n’est donc pas surprenant d’entendre dans les milieux diplomatiques des sous-entendus sur le rôle qu’a aussi joué «le facteur énergétique» dans les excuses récemment présentées par Israël pour son raid meurtrier de 2010 contre le Mavi Marmara, un navire humanitaire turc

Le fait que les excuses israéliennes interviennent au moment où on s’y attendait le moins offre un nouvel exemple de la manière dont des intérêts communs vitaux peuvent aider à surmonter des différences. Ce qui est proposé aujourd’hui, c’est la réalisation d’un gazoduc sous-marin reliant la côte turque à Israël qui sera connecté à l’infrastructure existante en Turquie.

Le groupe Zorlu, un conglomérat turc qui a des investissements significatifs en Israël, ferait du lobbying auprès des deux gouvernements pour ce contrat. Le ministre turc de l’énergie, Taner Yildiz, a suggéré dans des propos récemment tenus dans les médias turcs, que cette idée ne laisse pas Ankara indifférent. Indiquant que cette route est en fait la seule faisable pour Israël, Yildiz a néanmoins ajouté que le projet ne pourra être réalisé qu’après un rapprochement complet avec Israël.
Gisements de gaz de le bassin oriental de la Méditrerranée
Gisements de gaz de le bassin oriental de la Méditerranée
Israël avait d’abord envisagé de transporter son gaz vers l’Europe via la partie grecque de Chypre et la Grèce. Le piteux état des relations israélo-turques et le fait que Noble Energy est engagée dans des activités de forage et d’exploration au large des côtes chypriotes semblait aussi orienter les choses dans cette direction.

Des analystes, faisant écho aux réserves de Yildiz, considèrent cependant que la route par la Grèce et Chypre serait la plus coûteuse sur le long terme. Ils ajoutent que le marasme économique dans ces deux pays est aussi un facteur de découragement. On ne sera donc pas surpris si l’effort de rapprochement turco-israélien a rendu nerveux le gouvernement chypriote grec car il pourrait signifier concrètement sa sortie de l’équation.

Des propos comme ceux du spécialiste de l’industrie pétrolière Jen Alic de «Oilprice.com» viennent ajouter aux préoccupations chypriotes grecques. Alic a signalé dans un article récent que le gouvernement chypriote grec peut bien penser être assis sur des réserves de 600 milliards de mètres cubes de gaz mais, ajoutait-il, «Ce ne sont pas des réserves prouvées et leur viabilité commerciale pourrait attendre des années.»
Selon Alic, “Dans le scénario le plus favorable, la production pourrait commencer dans cinq ans. Les exportations seraient plus lointaines encore, certains spécialistes évoquant 2020 comme année de départ. La question de savoir si les chypriotes grecs peuvent se permettre d’attendre aussi longtemps reste ouverte.

Manifestement préoccupés par les excuses d’Israël à la Turquie, Ioannis Kasoulides, le chef de la diplomatie chypriote grecque, et George Lakkotrypis, ministre chypriote de l’énergie et du commerce doivent se rendre la semaine prochaine en Israël tandis que le président chypriote grec, Nicos Anastasiades est également attendu en Israël à la fin du mois.

Les inquiétudes des chypriotes grecs transparaissent aussi dans un entretien accordé le 3 avril par Kasoulides à l’Associated Press et dans lequel il a observé que les excuses d’Israël à la Turquie «ne signifient pas qu’Israël est obligé de suivre ce que dicte la Turquie dans cette région.» Mais il est évident que ce sont les nécessités et les intérêts économiques qui dictent les choix présentement.

Il y a ceux qui, comme Tim Ash, le chef économiste du Standard Bank Group pour les marchés émergents, qui disent qu’il devrait en aller de même pour Chypre. Ash pense que leur débâcle économique donne aux chypriotes grecs une occasion de relancer les discussions pour un règlement du problème de Chypre et d’ouvrir la porte à une coopération économique avec la Turquie.

Un tel règlement ouvrirait évidemment au gaz chypriote la route turque que le ministre de l’énergie Yildiz considère comme étant la seule route viable vers l’Europe pour ce gaz. Mais le gouvernement chypriote grec ne semble pas l’entendre de cette oreille. Kasoulides a indiqué dans son entretien avec AP que leurs réserves sous-marines étaient suffisamment importantes pour l’installation d’une usine de traitement sur l’île qui exporterait en Europe qu’Israël décide ou non d’être partenaire.

Il a aussi minimisé les propositions d’un transit du gaz chypriote par la Turquie, affirmant que cette modalité serait «trop limitative» dans la mesure où le gaz naturel liquéfié «peut être vendu à l’est et à l’ouest, au nord et au sud.» Une source au ministère turc des affaires étrangères, s’exprimant sous condition d’anonymat, a déclaré à Al-Monitor que de tels propos ne font que refléter l’entêtement des chypriotes grecs devant la réalité.
Le gouvernement chypriote grec se trouve cependant devant un problème de taille avec la Turquie. Ankara insiste pour dire que les chypriotes turcs ont une part égale des réserves sous-marines de gaz et a fait savoir sa détermination à ce que la partie grecque de Chypre n’ait pas le monopole de la souveraineté sur elles. Pour le prouver, Ankara vient d’exclure le géant pétrolier italien ENI de tous les projets en Turquie à cause de sa coopération sur ces réserves de gaz avec le gouvernement chypriote grec.

Le fait est qu’Ankara peut donner de fortes migraines au gouvernement chypriote grec à un moment où il n’en a vraiment pas besoin, compte tenu de l’importance croissante de la Turquie comme plaque tournante de la circulation de l’énergie que les grandes compagnies ne peuvent pas se permettre d’ignorer. On espère chez les diplomates que le gouvernement chypriote grec va finir par se rendre compte des avantages d’un règlement de la question chypriote et de la coopération avec la Turquie dans le domaine de l’énergie.

D’un autre côté, un rapprochement turco-israélien ne veut pas dire tout va aller comme sur les roulettes pour les deux pays sils décident de réaliser leur projet commun de gazoduc. Haaretz a récemment cité des sources dans l’industrie qui disent qu’un tel gazoduc devrait passer par les zones d’exclusivité économique du Liban et de la Syrie avant d’arriver en Turquie, ce qui risque de s’avérer problématique.

L’avenir de la Syrie est cependant en jeu en ce moment. Dans le même temps, le Liban est aussi en train de rechercher les immenses réserves sous-marines dont il suppose l’existence dans sa propre zone économique de la Méditerranée orientale. Si elles sont prouvées, ces réserves devront être exploitées dans le cadre d’une coopération internationale.

Une Turquie qui aura scellé ses relations avec Israël au moyen d’un gazoduc stratégique aura toutes les raisons d’utiliser son influence sur le Liban pour le convaincre de rejoindre le réseau de coopération du bassin du Levant dans son propre intérêt pour son développement économique et pour la stabilité de la région.

Dans le contexte actuel, cette perspective peut paraître lointaine, mais il est évident que la région est aujourd’hui au seuil d’évolutions considérables. Il semble donc de l’intérêt bien compris des pays de la région de bien jouer leurs cartes dans ce nouveau «Grand Jeu» qui se déroule à une époque où il est clair que l’énergie peut être une cause de conflit tout comme elle peut être un catalyseur pour ma paix et la coopération.
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Il y a aussi, bien sûr, un angle iranien et un angle russe dans le Grand Jeu du bassin du Levant, sans parler des développements dans l’Irak du nord dont certains penseront qu’ils ont été négligés ici. Mais ils seront l’objet d’un autre article.

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dimanche, avril 07, 2013

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Coptes et Musulmans doivent s'unir pour chasser Satan d'Egypte


Les nouvelles sur les relations entre la minorité copte et la majorité musulmane en Egypte ne sont pas bonnes.
Les tensions religieuses ont en effet été exacerbées sous les présidences Anouar es Sadate et surtout Hosni Moubarak dans le souci de détourner l’attention de l’opinion des problèmes économiques et politiques. Il n’est cependant pas du tout sûr que le gouvernement des Frères Musulmans soit en mesure d’enrayer de phénomène qui a aussi maintenant sa vie propre.
J’y vois deux raisons. La première est que les ennemis de la confrérie ont tout intérêt à attiser les passions sectaires. La deuxième est que certains éléments de la confrérie sont également animés par une volonté d’en découdre avec les coptes et que ce n’est pas l’exil dans les pétromonarchies fondamentalistes qui a pu contribuer à les calmer sur ce plan.
Pourtant les coptes sont la plus importante minorité religieuse en Egypte et, comme le nom même de leur église l’indique, ce sont des égyptiens dont la foi est antérieure à l’arabisation et à l’islamisation de l’Egypte.
Je ne connais pas assez l’Egypte pour identifier les interrelations du quotidien, dans la culture et l’éthos populaires entre église copte et Islam, sans parler de ce qui survit de l’ancienne religion du temps des pharaons.
Mon propos n’est pas ici de me placer du point de vue de telle ou telle doctrine religieuse, mais simplement d’inviter à s’intéresser à la réalité de la vie quotidienne d’un peuple qui appartient à une civilisation plurimillénaire avec toutes ses composantes, arabe et musulmane, mais aussi copte et tout simplement égyptienne.
L’article du journal El Mundo que je vous propose en est une illustration.

 Le ‘djihad’ contre Satan se mène dans les églises

Par Francisco Carrión, El Mundo (Espagne) 6 avril 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri
Le Caire – On dit que la foi déplace les montagnes. Les chrétiens égyptiens prétendent que c’est leur ferveur qui a fait se soulever Moqattam, une colline de terre sèche et craquelée, vers l’extrémité sud-est du Caire. Mille ans après un miracle si extraordinaire, une procession de ‘possédés par le démon’ avance vers les contreforts de la colline pour se libérer de Lucifer. 
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                   Colline de Moqattam
Creusée dans la roche, l’église de Saint Siméon rassemble chaque jeudi plusieurs milliers de fidèles chrétiens et musulmans avides de rédemption. La route qui conduit au purgatoire passe par le quartier où les chiffonniers mènent une existence infernale. Dans ses rues poussiéreuses et sombres, les rats se cachent  au milieu de tonnes de déchets entassés devant les portes des maisons. 
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Quartier des chiffonniers
Le père Samaan a construit ce lieu de culte dans les années 1990 et cepuis lors, il livre entre ses murs sa guerre particulière contre les ravages de Satan. La cérémonie hebdomadaire est sue succession de cantiques et de prières fréquemment interrompues par les cris effrayants des possédés qui peuplent les bancs au premier rang. «Le curé a dans son corps l’esprit de Jésus Christ. Je suis venue une fois parce que j’avais mal aux yeux et il m’a soignée avec de l’huile,» explique à El Mundo Oum Ashraf, une chrétienne qui traîne son corps usé à 57 ans. 
Avec sa soutane noire et sa longue barbe, «baba» Samaan – comme l’appelle son bataillon d’adeptes – est un des exorcistes les plus réputés de ce pays arabe. Attirés par une promesse de guérison, les pèlerins parcourent des centaines de kilomètres. Il est même arrivé qu’une fois un musulman fasse le voyage depuis la Syrie en quête de salut pour sa fille handicapée. Selon ses fidèles, le prêtre résout chaque année des centaines de cas de possession par le démon. 
Les symptômes» de la possession 
On assure que la présence du malin se manifeste au travers de douleurs prolongées à la poitrine ou dans le dos et par certaines maladies graves. Le manque d’appétit sexuel chez les femmes mariées est également perçu comme un symptôme du fait que, sans le savoir, ces femmes entretiennent des relations extraconjugales avec Lucifer.
«Je guérirai tous ceux qui sont possédés par Satan,» assure au microphone le septuagénaire Samaan lorsque, à la fin d’une messe de deux heures en prélude aux exorcismes. «Quiconque touchera une goutte de cette eau peut être certain que Jésus le guérira.» 
La voix rauque du vieillard, ses nombreuses plaisanteries qui provoquent des sourires dans le public, installent une attente tendue dans l’église. L’odeur de l’encens reste suspendue dans l’atmosphère quand le prêtre abandonne l’autel pour s’approcher, escorté par une armée de jeunes volontaires, des travées où se tordent ceux qui sont sous l’emprise de Belzébuth. 
Une jeune femme musulmane, avec les cheveux recouverts du «hidjab» (voile), est une des premières personnes souffrantes que Samaan asperge d’eau bénite. «Au nom de Jésus Christ, je t’ordonne de sortir,» lance-t-il tandis que des spasmes secouent le corps de la jeune fille et que des cris de frayeur se propagent chez ceux qui attendent leur tour. «Sors de ce corps,» insiste-t-il armé d’une petite croix en bois. 
 Quelques secondes plus tard, la lutte s’arrête. La terreur disparaît soudainement du visage. La tête cesse son agitation fébrile. Les extrémités arrêtent de marteler le sol. Et le corps fébrile de la jeune femme, qui n’oppose plus aucune résistance, s’abandonne dans les bras du curé. Les acclamations de joie résonnent sur la pierre quand le jeune femme, trempée et éperdue, sort de la transe et se lève avec l’aide de ses amies. 
Samaan trace avec un stylo des croix sur le front et la paume des mains et fend la foule pour se lancer dans le espiritu suivant. L’efficacité du traitement n’est pas toujours aussi rapide. Si Satan s’accroche, l’exorciste frappe et crache sur le malade jusqu’à ce que l’ennemi s’enfuie et que la personne – sous l’effet des coups et de la salive – s’évanouisse ou vomisse. 
Quand elles ont pu reprendre leur souffle, les personnes purifiées se rappellent rarement leurs quelques secondes d’agonie. Celles qui disent s’en souvenir parlent de langues de feu qui les dévoraient. «Je suis malade. Je suis allée voir de nombreux médecins sans ressentir le moindre soulagement. Mes amis m’ont conseillée de venir parce qu’on m’a fait de la magie noire,» raconte Manal Adl Falil, une musulmane âgée de 35 ans qui vient de la province de Menufiya dans la région fertile du delta du Nil. 
La sorcellerie «habite» aussi le corps de la musulmane Azza, une mère de familel âgée de 28 ans qui habite la cité méditerranéenne d’Alexandrie. «Elle est possédée par le démon depuis six années. Elle crie tout le temps et quand elel écoute réciter le Coran, elle se plaint de douleurs au niveau du cœur et elle s’effondre,» assure sa fille Zeinab. «C’est la première fois que nous entrons dans une église parce qu’à la mosqu »e, ils n’ont pas pu la guérir.» 
Des siècles de péché 
Le «djihad» (guerre sainte des musulmans) contre le Léviathan se livre à coups de messes et de versets de la Bible. La puissance fulgurante du rituel de la minorité chrétienne – qui représente 10 % de la population égyptienne – séduit depuis des siècles ceux qui croient en Allah. C’est ainsi que la tradition raconte qu’au 19ème siècle, le gouverneur Mohamed Ali, père de l’Egypte moderne , avait eu recours à un exorciste chrétien pour chasser le démon de l’âme de sa fille Zohra.
«Les exorcismes sont nécessaires parce qu’à chaque fois on commet de nouveaux péchés, ce qui a pour conséquence de déclencher la maladie,» explique à notre journal un autre exorciste, Makari Yunan. Licencié en théologie et en pédagogie, Yunan déclare chaque vendredi la guerre à Lucifer depuis la vieille cathédrale copte du Caire.
La rue égyptienne, sujette à l’insomnie, ne se repose jamais et le prêtre croule sous les demandes d’expulsion du diable qui habite des gens peu dévots, qui professent les «péchés de l’argent ou de la chair comme l’adultère» et vénèrent «la passion de l’amour propre, l’ambition pour le pouvoir et l’égoïsme.» Pour «s’infiltrer,» ils disent que l’antéchrist profite des moments de vulnérabilité : l’obscurité, la visite de certaine maisons, les chutes au sol ou quand on va dans la salle de bain. 
Des dizaines de vidéos attestent du «don divin» dont Unan a commencé à se servir en 1976 et grâce auquel il a parcouru la planète. «Ce n’est pas moi qui guérit mais Jésus Christ. Personne ne peut prendre le dessus sur le diable à part Jésus Christ,» précise-t-il avant de gloser sur un ses derniers ‘miracles’. Vendredi dernier deux femmes atteintes d’un cancer et une autre de paralysie ont dit avoir été guéries,» ajoute le prêtre.
La Bible comme le Coran mentionnent les «génies ifrit» (esprits du diable) et les cheikhs pratiquent aussi l’exorcisme. Mais certains de leurs fidèles finissent par échouer dans les églises, fascinés par la lumineuse cérémonie copte et tourmentés par leurs pèlerinages infructueux auprès de prédicateurs ou de guérisseurs.
«Toute personne, quelle que soit son appartenance sociale ou religieuse et quelle que soit sa maladie est bien accueillie. Nos jours sont comme la vapeur d’eau. Ils se vivent fugacement et disparaissent. Il faut accepter Jésus Christ avant l’arrivée de la fin des temps,» conclut le prêtre.

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