mercredi, juillet 20, 2011

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Le Mossad en Nouvelle Zélande: une presse inquiète, un premier ministre rassurant (et pour cause)

Le Washington Post du 20 juillet nous annonce que, selon la presse néo-zélandaise, une conséquence inattendue du séisme qui a endeuillé récemment la Nouvelle-Zélande a été de mettre au jour un réseau d’espionnage de l’entité sioniste :
Trois Israéliens ont péri dans le séisme qui a tué 181 personnes. D’autres Israéliens ont survécu au séisme.
Le groupe de presse Fairfax, qui n’a pas cité ses sources, indique qu’un des israéliens décédés était en possession d’au moins cinq passeports.
Selon Fairfax, le premier ministre Néozélandais John Key a reçu quatre appels téléphoniques du premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou après le séisme, et qu’une équipe de secours israélienne non accréditée qui effectuait des recherches dans une zone balisée avait été interpellée par des policiers Néozélandais.
Key, qui séjourne en ce moment en Californie, a déclaré mercredi à la presse qu’il n’était pas dans l’intérêt national de commenter cette information.
La réaction de John Key a fortement déplu, c’est le moins qu’on puisse dire, au groupe de presse Fairfax qui le somme de donner toutes les explications utiles, d’autant que le chef du gouvernement n’a pas démenti les quatre appels de Benjamin Netanyahou. Il explique par contre que tous n’ont pas a abouti jusqu’à lui. Ce qui n’empêche pas Fairfax de se demander pourquoi cet acharnement de Netanyahou à joindre un premier ministre Néozélandais dont il doit quand même savoir qu’il a d’autres chats à fouetter, avec cette catastrophe naturelle qui vient de frapper son pays…
Une affaire qui reste gravée dans l’esprit de la presse néozélandaise mais aussi des fonctionnaires soucieux de la sécurité de leur pays. Et le premier ministre a quand même dû s’expliquer. Une explication que le Dominion Post ‘n’a pu s’empêcher de trouver courte dans un article qui montre à quel point les agissements sionistes peuvent être perçus comme une menace pour la sécurité nationale.
Si j’étais mauvaise langue, je dirais que Netanyahou sait que John Key est un de ces politicards sur lesquels le régime sioniste peut compter. N’est-ce pas lui qui a définitivement passé l’éponge sur l’affaire de ces agents du Mossad qui avaient essayé de se faire établir de vrais passeports néozélandais en revêtant l’identité de personnes âgées peu susceptibles d’avoir l’idée de voyager à l’étranger ?
John Key pouvait bien faire ça pour l’entité sioniste lui qui s’était dés le début de son mandat déclaré désireux de tisser des liens étroits avec l’entité sioniste. Il y a sans doute des raisons objectives à ce souhait mais que pèsent-elles à côté de ce qu’il appelle
ses "liens historiques" au judaïsme et à Israël. «J'ai une mère juive et grand-mère qui vivait en Israël depuis quelque temps et j'ai des parents là-bas, que je n'ai pas vu depuis ma propre enfance.
Bien sûr, Key ne se considère pas vraiment religieux, à la différence de la majorité des Néozélandais, ce qui ne l’empêche pas de fréquenter la synagogue de temps à autre.
On comprend mieux ce qu’a été la conclusion de l’enquête d’après lui !

Par  FRED TULETT/Southland Times and TRACY WATKINS, ANDREA VANCE/Stuff, The Dominion Post (Nouvelle Zélande) 20 juillet 2011traduit de l’anglais par Djazaïri

Le comportement “inhabituel” des Israéliens peu après le tremblement de terre de Christchurch a provoqué à une enquête à haut niveau, a confirmé le premier ministre John Key.
Après avoir tergiversé pendant presque une journée, Key a confirmé l’enquête, à laquelle ont participé les services secrets (SIS) qui a conclu que rien ne prouvait que ce fussent des agents Israéliens.

Dans une déclaration où chaque mot était pesé, il a aussi confirmé qu’un conducteur israélien de camionnette avait deux passeports. Trois passagers qui ont pu sortir de l’épave ont ramené leurs passeports en Israël, a-t-il dit.
Cette déclaration intervient après confirmation par l’armée que des commandos SAS étaient présents dans la zone rouge de Christchurch après le désastre – tout en insistant que le fait qu’ils n’ont pas eu à s’occuper d’une équipe de secours non accréditée.
Key, actuellement en visite aux Etats Unis, a déclaré que l’enquête a été provoquée par le départ précipité de Nouvelle Zélande des trois Israéliens qui ont survécu au séisme du 22 février.
“Les services de sécurité ont enquêté et n’ont trouvé aucune preuve que ces gens étaient autre chose que des randonneurs, » a-t-il dit.

Les trois Israéliens figuraient parmi les 181 personnes qui ont péri quand le séisme a frappe le 22 février.
Un officier du SIS a déclaré au Southland Times qu’on craignait que les agents Israéliens aient piraté le fichier national de la police, compromettant ainsi des données ultra sensibles. La police a depuis précisé que ses systèmes étaient soumis à des audits de sécurité réguliers et étaient protégés.
L’enquête s’est concentrée sur un groupe de quatre personnes dans une fourgonnette au centre ville. Le chauffeur, Ofer Benyamin Mizrahi, 23 ans, a été tué sur le coup et les trois autres ont quitté le pays dans les 12 heures. Le journal avait rapporté que Mizrahi avait été trouvé avec cinq passeports.
Key a refusé de répondre aux questions sur ces révélations lorsqu’il a été questionné  par les journalistes ce matin, affirmant que ce n’était pas dans « l’intérêt national. »
Il n’a pas contesté qu’il y avait plusieurs passeports  et a dit qu’il n’y avait rien d’illégal quand une personne détenait plus d’un passeport. Dans sa déclaration de cet après-midi, il a dit avoir été informé que l’homme mort avait été trouvé avec un seul passeport, d’origine européenne.
Les passagers de la camionnette qui ont survécu ont pris leurs propres passeports avec eux quand ils ont quitté le pays, et ils ont transmis le passeport de l’Israélien décédé aux représentants consulaires Israéliens avant de s’en aller, a-t-il dit.
 « Aucun de ces passeports n’était néozélandais, » a déclaré Key.
Ce matin, Key a également dit avoir reçu un certain nombre d’appels téléphoniques du premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou – mais a dit que tous n’avaient pas abouti jusqu’à lui. Quoiqu’il se soit refusé à discuter tous les aspects de leur conversation, il a dit que Netanyahou appelait pour proposer aide et conseil.
Dans sa déclaration de l’après-midi, Key a confirmé avoir parlé une fois avec Netanyahou « dans les jours qui ont suivi le séisme. »
“Il a fallu plusieurs tentative aux diplomates Israéliens pour mettre  en place la communication téléphonique, comme c’est habituellement le cas pour ce genre d’appels en de telles circonstances de catastrophe naturelle majeure,” indique la déclaration.
Key a dit aussi avoir eu l’assurance par la police qu’il n’y a eu aucun accès non autorisé à son système informatique.
Le gouvernement a pris la sécurité des Néozélandais « très au sérieux », a-t-il dit.

Une équipe privée de secouristes avait été dépêchée à Christchurch et, malgré l’interdiction de pénétrer dans la zone interdite a été ensuite escortée hors de celle-ci par des policiers armés, rapportait l’article de ce matin.
La déclaration de M. Key est intervenue après que le parti travailliste et celui des verts l’ont appelé à plus de transparence.
L’ambassadeur d’Israël Shemi Tzur a rejeté comme étant de la «science-fiction» les soupçons selon lesquels le groupe était constitué d’agents du Mossad

SAS DANS LA ZONE ROUGE

Dans l’après-midi, le chef des forces de défense, Rhys Jones, a confirmé que des membres des SAS étaient entrés dans la zone rouge après le séisme du 22 février.
“Environ 1800 militaires ont été déployés à Canterbury peu après le séisme dévastateur pour assurer toutes sortes de tâches d’aide humanitaire et à la population.
“Je peux confirmer que quelques SAS étaient compris dans ces effectifs parce qu’ils ont des compétences médicales spécialisées et une expérience de prise en charge du traumatisme adaptées aux besoins urgents. »
Le général Rhys Jones a dit qu’il pouvait « certifier catégoriquement au peuple de Nouvelle-Zélande » que les membres des SAS n’ont pas eu à s’occuper d’une équipe de secours israélienne non accréditée. »

La police a annoncé ce matin que ses systèmes et les informations qu’ils contiennent sont sécurisés et sont soumis régulièrement  des audits de sécurité et à des contrôles d’intrusions.
“Nous avons aussi un certain nombre de dispositions anti-intrusion conçues pour interdire à des programmes malveillants d’entrer ou d’opérer dans nos systèmes, » a déclaré le responsable de l’information par intérim, Murray Mitchell.
“Ces systèmes sont régulièrement mis ç jour et revus, et nous sommes certains que nos données et notre réseau n’a pas été soumis à des risques pendant la réaction au séisme de Christchurch et par la suite. »

KEY D’ABORD RETICENT

Ce matin, Key s’est vu à plusieurs reprises demander de confirmer les détails de l’enquête du SIS.
Il a dit avoir été satisfait qu’il n’ya ait pas eu d’utilisation frauduleuse de l’ordinateur de la police. Mais quand on lui a demandé à plusieurs reprises s’il y avait une enquête du SIS, il a refusé de répondre parce que ce n’était pas dans l’intérêt national.
Key a aussi insisté sur le fait qu’il n’y a pas eu d’utilisation frauduleuse de passeports néozélandais, mais quand il lui a été demandé de confirmer qu’un Israélien avait cinq passeports, il s’est borné à dire qu’il savait qu’ils en avaient plusieurs en leur possession mais a refusé d’en dire plus.
Le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou a appelé Key à quatre reprises le jour du tremblement de terre mais Key n’a accepté de discuter que d’une partie de ces appels qui, selon lui, étaient des propositions d’aide et de conseil.
Il n’a pas évoqué les autres aspects de ces appels.
Mais, quand on lui a demandé à plusieurs reprises si le gouvernement israélien avait fait quoi que ce soit d’anormal, il n’a pas voulu répondre, affirmant qu’il n’était pas dans l’intérêt national de le faire.

Key  a été également questionné sur une équipe israélienne de secours qui aurait été escortée hors de la zone rouge par des policiers armés après constatation qu’ils étaient sur place sans autorisation.
Il a confirmé être au courant d’un incident mais “sans pouvoir préciser tous les détails de la manière dont vous les avez présentés.”

EVENEMENTS APRES LE SEISME

La réaction du gouvernement israélien après les trois décès apparaît extraordinaire. Dans les heurs qui ont suivi le séisme d’une magnitude de 6.3 :

Le premier ministre John Key a répondu au premier des quatre appels faits ce jour par le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou.

L’ambassadeur Israélien pour le pacifique Sud, Shemi Tzur, basé en Australie, a réservé des vols pour Christchurch où il s’est rendu à la morgue.

Le chef de la défense passive israélienne a quitté Israël pour Christchurch.

Une équipe israélienne de secours complète était mise en place et expédiée à Christchurch où elle est arrivée pratiquement au même moment où…
Les trois personnes qui s’étaient extirpées d’une fourgonnette écrasée par un pilier en béton dans le centre ville, laissant derrière elles une quatrième personne décédée dans le véhicule, arrivaient en Israël.

Ces quatre Israéliens - Ofer Benyamin Mizrahi, 23ans, de Kibbutz Magal près de Haïfa, Michal Fraidman, Liron Sade and Guy Jordan – seront plus tard le principal centre d’intérêt de l’enquête du SIS avec l’équipe israélienne de secours et un groupe d’experts médico-légaux venus d’Israël qui ont travaillé à la morgue de Christchurch pour aider à identifier les victimes du tremblement de terre.
Les quatre, deux homes et deux femmes, faisaient des courses au centre ville dans la matinée du séisme et venaient de retourner dans leur fourgonnette, garé&e sur Gloucester St, quand le séisme a frappé. Mizrahi, le chauffeur, a été tué sur le coup, et Jordan, sur le siège passager avant, a brisé une vitre et est passé à travers le trou pour s’échapper. Les deux femmes, Fraidman et Sade, qui étaient assises à l’arrière, ont également réussi à s’en sortir.
Ils n’ont pas pu dégager Mizrahi et, après avoir pris des photos de la fourgonnette écrasée, ils se sont rendus à Latimer Square où des officiels Israéliens avaient installé un lieu d’accueil d’urgence. Dans les 12 heurs, ils avaient quitté la Nouvelle Zélande.

Dimanche 26 février, le corps de Mizrahi a été extrait de la fourgonnette et emmené à la morgue où, pendant une vérification d’identité de routine, on aurait trouvé sur lui au moins cinq passeports.
Entre temps, l’équipe de secours expédiée d’Israël était arrivée à Christchurch mais l’offre d’assistance avait été rejetée par les autorités néozélandaises parce que l’équipe n’avait pas d’accréditation des Nations Unies.

Selon des articles d’un journal israélien, l’équipe était financée par les parents d’un des autres Israéliens tués dans le tremblement de terre.  Ofer Levy et Gabi Ingel, tous deux 22 ans, se seraient trouvés en Nouvelle Zélande pour des vacances de randonnée. Leurs parents avaient fait de multiples appels publics pour que l’équipe israélienne s’associe aux secours, des appels qui ont été rejetés par les autorités néozélandaises avant que les membres de cette équipe soient découverts dans la zone rouge » interdite du centre ville.
Les membres de l’équipe de secoures israélienne se seraient trouvés face à des policiers Néozélandais armés et évacués du secteur. Cette confrontation aurait donné lieu ç d’intenses échanges diplomatiques entre la Nouvelle Zélande et Israël, quoique la police ait refusé de s’exprimer sur l’incident où même de reconnaître qu’il a eu lieu, et l’ambassadeur Israélien dit n’avoir pas été informé d’un tel incident.

Un autre groupe d’israéliens, une équipe médico-légale envoyée par le gouvernement israélien a été bien accueillie à Christchurch et a travaillé à l’identification des victimes à la morgue.
Cependant, le SIS a aussi commencé à avoir des soupçons sur ce groupe quand il a commencé à enquêter sur les liens possibles entre la cache des passeports trouvés avec Mizrahi, le départ immédiat par avion de ses trois compagnons, l’intérêt extrêmement puissant manifesté par les israéliens pour le séisme, le comportement sans explication de la supposée « équipe de recherche et secours » et un mystérieux septième Israélien, présent illégalement en Nouvelle Zélande,, qui a d’abord été porté disparu pendant le séisme avant d’être signalé, des semaines après, signalé comme ayant quitté le pays. Le SIS s’est aussi intéressé à la page Facebook créée à la mémoire de Mizrahi et qui ne s’est attirée que cinq « J’aime » après plus de quatre mois de présence sur ce réseau social.
Quand on a réalisé que les experts médico-légaux auraient pu avoir accès à la base de données de l’ordinateur central de la police, un audit de sécurité a été ordonné en urgence.

Comme l’a expliqué un agent du SIS, il suffirait de quelques instants pour insérer un pilote USB dans un terminal informatique de la police et pour le charger avec un programme permettant un accès backdoor à distance.
“Nous étions inquiets que cela ait pu arriver,” a déclaré l’agent
“Nous avons effectué un audit en urgence. S’il l’avait fait, les Israéliens auraient eu en définitive accès à toutes nos informations. »
La base de données nationale recense toutes les condamnations, tous les permis de port d’arme, les biens voles et perdus, les comportements criminels et des marques d’identification et des observations prises par la police.  Elle permet des requêtes complexes et la comparaison de données. L’officier a indiqué que l’audit n’a identifié aucun fichier suspect pour l’instant, mais qu’une investigation plus large par le SIS était en cours.
“Tout semble suspect, mais beaucoup de choses que font les Israéliens suscitent la suspicion. Beaucoup de fumée, mais nous n’avons trouvé aucun incendie. Le dossier reste ouvert néanmoins. »

Les services de renseignements sont devenus hypersensibles aux piratages sophistiqués depuis l’infiltration du malware « agent.btz » dans un ordinateur du commandement militaire des Etats Unis il y a trois ans.
Les Américains pensent que les Russes en étaient les responsables et le sous secrétaire d’Etat à la défense, William Lynn, l’avait présenté comme la « tête de pont digitale » d’un service secret étranger qui tente de voler des données. Des tentatives pour supprimer ce malware ont été infructueuses pour l’instant – de nouvelles variantes plus puissantes d’agent.btz continuent à apparaître

L’officier du SIS indique que son service avait aussi connaissance d’un commentaire posté sur le site web du journal Pravda selon lequel le séisme de Christchurch avait mis en difficulté une base d’espionnage israélienne dans cette ville.

Le Southland Times a demandé au quartier général de la police de parler des activités et des actions des divers groups d’israéliens après le tremblement de terre. Après avoir étudié la requête pendant neuf jours, la police a fait une brève déclaration, attribuée au commissaire adjoint Malcolm Burgess, confirmant le décès de trois Israéliens pendant le séisme, que la fourgonnette dans laquelle Mizrahi avait trouvé la mort avait été récupérée et examinée, que la police n’avait pas été impliquée dans la décision d’exclure l’équipe de recherche israélienne, et que « la police ne discute ni ne révèle de détails sur les effets personnels trouvés avec aucune des 181 victimes. »

M. Tzur, contacté également pour s’exprimer sur cette affaire, a déclaré que c’était de la “science-fiction” de dire que des agents du Mossad ont été impliqués.

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vendredi, février 26, 2010

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Un Australien averti en vaut deux. Sauf quand on le met en garde contre le Mossad.

L'utilisation de vrais/faux passeports par les tueurs du Mossad qui ont opéré à Dubaï fait des vagues jusqu'en Australie, pays dont le premier ministre Kevin Rudd avait pourtant affirmé que le soutien à l'entité sioniste était inscrit dans ses gènes. On devra donc considérer que l'utilisation de vrais/faux passeports australiens par des membres du commando australien n'est rien d'autre qu'une maladie génétique incurable et qu'il faudra bien accepter de vivre avec.
A cette réserve près qu'un diplomate palestinien en poste à Canberra avait tenté, vainement, d'alerter les autorités australiennes sur les manigances d'agents du Mossad qui s'affairaient à obtenir de vrais/faux passeports australiens. Et que ses tentatives d'alerte étaient intervenues dans le contexte de l'arrestation de deux agents du Mossad qui de leur côté avaient essayé de se faire délivrer un vrai/faux passeport néo-zélandais.
On lira avec attention les réponses peu convaincantes du ministre australien des affaires étrangères en poste à l'époque où l'attention de ses services avait été attirée sur les agissements du Mossad en Australie; en particulier la phrase suivante: "ils [les services secrets sionistes] ne devraient pas envisager d'utiliser des passeports australiens, en anglais: "they should not consider using Australian passports" au lieu de "They mustn't use" (ils ne doivent pas utiliser) ou "We refuse" (nous refusons) ou encore "They won't in any case use" (Ils n'utiliseront en aucun cas).
De même, on notera l'ironie des journalistes qui évoquent le mutisme du lobby juif en Australie, habituellement si "volubile."
The Australian est un journal qui appartient à News Corp, le groupe de Rupert Murdoch, un sioniste patenté. Une indication supplémentaire de l'onde de choc de la brillante opération du Mossad.
La mort de Mahmoud al-Mabhouh aura au moins servi à dévoiler l'étendue de la pénétration sioniste dans certains appareils d'Etat et le mépris souverain des sionistes pour ceux qui se considèrent comme leurs amis.


L'avertissement sur la contrefaçon de passeports avait été ignoré, déclare un ancien diplomate
par Mark Dodd and Paul Maley, The Australian 26 février 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


En 2004, c'était un secret de polichinelle dans la communauté moyen-orientale de Canberra que des agents Israéliens essayaient d'obtenir des passeports "propres" dans des pays comme l'Australie ou la Nouvelle Zélande en vue de leur utilisation par les espions du Mossad.

Ali Kazak était le représentant de la Palestine en Australie à l'époque et il s'était ouvert publiquement de son inquiétude, avertissant le gouvernement Howard que le Mossad essayait d'obtenir frauduleusement des précisions sur le passeport australien.

M. Kazak, qui fut ambassadeur semi-officiel entre 1982 et 2006, a déclaré hier que raison lui a été donnée par la confirmation que des passeports australiens clonés avaient été utilisés par des suspects dans l'assassinat du militant Palestinien Mahmoud al-Mabhouh.

"Je vous l'avais dit mais vous n'avez rien fait malgré tout," déclare M. Kazak. "Et vous avez mis en danger des vies australiennes."

En 2004, M. Kazak avait signalé qu'un agent du Mossad opérant à l'époque à Sydney avait obtenu 25 faux passeports australiens.

M. Kazak explique que ses affirmations avaient été minimisées par Philip Ruddock, procureur général à l'époque.

Quelques mois plus tard, la police néo-zélandaise interpellait deux agents présumés du Mossad, en provenance d'Australie, suite à une tentative ratée d'obtenir un faux passeport en se servant de l'identité d'un infirme moteur cérébral en fauteuil roulant [il s'agissait en fait d'une tentative d'usurpation d'identité pour obtenir un véritable passeport, NdT].]

Ces agents avaient choisi une cible selon eux peu susceptible de voyager à l'étranger mais leurs tentatives d'imiter l'accent néo-zélandais avait éveillé les soupçons d'un fonctionnaire de l'immigration qui avait alerté le petit, mais efficace, service de sécurité de Wellington.

Les deux Israéliens, Eli Cara et Urie Zoshe Kelman, furent arrêtés immédiatement.

Helen Clark, alors premier ministre de Nouvelle Zélande, avait sévèrement fustigé Israël et suspendu tous les contacts diplomatiques de haut niveau suite à cet incident.

Cara et Kelman plaidèrent coupable et furent condamnés à six mois de prison par un tribunal d'Auckland pour avoir tenté d'obtenir frauduleusement un passeport.
Tous deux purgèrent leur peine puis furent renvoyés en Israël.

Un an plus tard, Israël présenta ses excuses et les liens diplomatiques furent restaurés.

Cara, un ancien officier des forces aériennes israéliennes gérait une agence de voyages à Turramurra dans la banlieue nord de Sydney.

M. Kazak a déclaré hier ne pas douter que le Mossad est derrière l'assassinat de Mabhouh.

"Hier, les membres du parlement israélien complimentaient le chef du Mossad pour ce qu'il a fait - pour avoir assassiné le dirigent du Hamas à Dubai¨," dit-il.
.
"Nous savons qu'ils ont été responsables de la contrefaçon de passeports néo-zélandais. Nous savons qu'en 1997, quand il (le Mossad) avait essayé d'assassiner le chef du Hamas, Khaled Meshaal, il s'était servi de passeports canadiens. Et nous savons que des agents du Mossad qui étaient à l'oeuvre à Sydney (en 2003) falsifiaient des passeports australiens.

"Je l'avais dit à l'époque, pais le gouvernement australien - Alexander Downer, le chef de la diplomatie - a-t-il enquêté sérieusement sur cette activité du Mossad? Non, je ne le pense pas."

En 1997, le Mossad avait échoué en Jordanie à assassiner Meshaal à qui des agents Israéliens, munis de papiers canadiens, avaient injecté du poison. Meshaal avait survécu après que ses agresseurs aient été capturés par ses gardes du corps et qu'Israël ait fourni un antidote.

M. Kazak affirme que l'absence de volonté du gouvernement australien d'enquêter de manière appropriée sur les activités du Mossad revenait à de l'apaisement et avait mis en danger la vie d'Australiens. "Pouvez-vous vous imaginer ce que ferait l'Australie si cela (la falsification de passeports) avait été le fait d'un pays arabe ou musulman?" dit-il.

"Cette négligence, cet apaisement, cette cécité envers Israël revient à placer les intérêts d'Israël au dessus de ceux de l'Australie."

M. Downer a hier catégoriquement rejeté les affirmations de M. Kazak.

S'exprimant depuis la Grèce, l'ancien ministre des affaires étrangères a affirmé que le gouvernement Howard avait fermement averti Israël de ne pas donner de faux passeports australiens à ses agents secrets.

"Je ne suis pas à 100 % certain de ne pas avoir soulevé ça moi-même devant les Israéliens," a déclaré M. Downer. "Je l'ai peut-être fait. Je ne peux pas l'exclure."

M. Downer précise que cet avertissement avait été donné dans le contexte d'une série d'opérations ratées impliquant des agents du Mossad voyageant avec de faux passeports.

"Mon souvenir est qu'à un moment donné, nous avons soulevé cette question avec les Israéliens," dit-il. "Nous avons soulevé le problème d'agents Israéliens qui utilisent des passeports étrangers et qu'ils ne devraient pas envisager d'utiliser des passeports australiens."

M. Downer a affirmé que la tentative de falsifier un passeport néo-zélandais avait causé un scandale des deux côtés de la mer de Tasmanie [mer qui sépare l'Australie de la Nouvelle Zélande].
"Je l'avais certainement soulevé de manière très vive avec Phil Goff lorsqu'il était ministre Néo-zélandais des affaires étrangères," a déclaré M. Downer. "Ils étaient très, très vifs à ce sujet."

L'Australia Israel Jewish Affairs Council, le lobby juif habituellement si volubile a refusé de s'exprimer hier sur la querelle diplomatique qui se profile. Un porte parole de l'AIJAC a indiqué à The Australian que son directeur, Colin Rubinstein, cherchait à avoir plus de précisions.

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mercredi, novembre 25, 2009

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Temps maussade pour le Mossad

Pardonnez ce jeu de mots trop facile, mais il correspond en fin de compte à une certaine réalité reflétée dans un article signalé par le blogueur canadien Xymphora.


Au Mossad, on apprend à placer des bombes sous des voitures.

Pourquoi à votre avis?
Simplement parce que la méthode de la voiture piégée, si souvent associée dans nos esprits au terrorisme palestinien voire islamiste, est en réalité un procédé breveté par le Mossad. Pour les méthodes du terrorisme moderne (voiture piégée, lettre piégée, détournement d'avion etc.,) les sionistes ont été des pionniers dans pratiquement tous les domaines. Si vous ne me croyez pas, renseignez-vous auprès des sujets de sa Gracieuse majesté, la Reine d’Angleterre.

La méthode terroriste est toujours d’actualité dans l’entité sioniste, la preuve en étant cet apprenti espion qui vient de se faire pincer par lun simple flic dans une rue de Tel Aviv où il mettait en pratique les cours théoriques dispensés par la « Mossad Academy. »

Un loupé de plus parmi les nombreux ratés de ce service dont la réputation surfaite d’efficacité tient avant tout à l’incurie des services secrets qui a longtemps caractérisé le contre espionnage dans les pays arabes.
Cette époque est révolue comme on a pu le voir au Liban avec l’arrestation d’espions qui travaillaient pour le gang de Tel Aviv.
Et peut-être la qualité du recrutement et de la stratégie laissent-elles aussi à désirer comme en attestent les loupés exposés dans l’article que je vous propose.
Loupés auxquels il faut ajouter celui tout récent de la saisie du pseudo cargo d’armes iraniennes destinées au Hezbollah; acte de piraterie qui n’a convaincu que les sionistes forcenés et/ou ceux qui veulent à tout prix bombarder l’Iran.
Et n’oublions pas la fermeture pendant sept ans, à l’initiative de la Nouvelle Zélande, de l’ambassade sioniste à Wellington en rétorsion aux agissements de deux agents du Mossad qui tentaient de se faire délivrer de vrais faux passeports néozélandais en endossant l’identité de Néozélandais identifiés comme étant peu susceptibles de voyager (et donc de demander un passeport).
Vous noterez qu’un des ratés du Mossad cités dans l’article concernait l’espionnage d’une base navale dans cette île. Or, à ma connaissance, il n’ya pas de base navale palestinienne, iranienne ou syrienne à Chypre. Deux importantes bases navales se trouvent à Chypre, et toutes deux sont britanniques et les forces des Etats Unis y ont un accès privilégié.
Alors question: pourquoi les sionistes tentaient-ils d’espionner un de leurs « alliés »?

Décidément, être l’ami de l’entité sioniste est presque aussi difficile que de figurer au rang de ses ennemis…



Un espion novice pincé par la police israélienne
ABC News (Australie) 25 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un apprenti espion du Mossad, le service d’espionnage israélien autrefois tant vanté, a été arrêté par de simples agents de police pendant un exercice d’entraînement raté à Tel Aviv.

« Espérons que le Mossad est plus efficace à l’étranger, » disait-on sur la chaîne privée de télévision israélienne Channel 10 alors que l’information déferlait dans des médiats israéliens atterrés.

L’aspirant James Bond a été repéré lundi en train d’installer une bombe factice sous un véhicule dans la capitale économique par une passante qui s’est empressée d’alerter un agent de police.

C’est seulement après interrogatoire au poste de police du quartier que l’apprenti assassin est parvenu à convaincre ceux qui l’avaient arrêté qu’il était en réalité un membre du fameux service d’espionnage.

Le Mossad n’informe jamais à l’avance les services de police en uniforme de ses exercices afin de donner une touche réaliste à son entraînement.

L’arrestation de la recrue est le dernier d’une série de gaffes qui ont terni la réputation du Mossad ces vingt dernières années.

A Chypre, quatre présumés agents, avaient été arrêtés par la police au cours d’une tentative ratée pour mettre sur écoute l’ambassade d’Iran, et deux autres avaient été incarcérés en 1998 pou avoir espionné une base navale au sud de cette île méditerranéenne.

La même année, un Israélien avait écopé d’une peine de prison avec Suisse pour avoir essayé de mettre sur écoute les téléphones de ressortissants Libanais.

Le plus gros loupé de tous, fut la tentative d’assassinat par des agents du Mossad de Khaled Meshaal, un dirigeant du Hamas, dans une opération ratée qui faillit se terminer par une rupture des relations avec le partenaire jordanien pour la paix et obligea [l’entité sioniste] à libérer, dans une démarche de conciliation, Cheikh Ahmed Yassin, le dirigeant du Hamas de l’époque.

- AFP

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