jeudi, mars 07, 2013

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Une réédition de Suez sur le plateau du Golan?


Manille et Pékin exigent la libération des casques bleus qui ont été capturés par l’opposition armée au régime syrien sur le plateau du Golan.
Je n’ai peut-être pas bien écouté, mais si le Conseil de Sécurité a aussi exigé la libération de ces casques bleus enlevés pour faire pression sur le régime syrien, je n’ai entendu ni Laurent Fabius, ni William Hague pas plus que John Kerry dire la même chose au nom de leurs gouvernements respectifs.
Il est vrai que ces casques bleus sont tous Philippins : pas un seul Occidental !
Et que le coup avait sans doute été mijoté conjointement entre les «amis» de la Syrie et les groupes armés d’opposition, à tel point que les membres Croates de la force de l’ONU avaient préféré anticiper et prendre la poudre d’escampette.
Il se trouve que des cercles autorisés européens n’ont cessé de diffuser une rumeur selon laquelle les autorités croates auraient fourni un important lot d’arment  l’Arabie Saoudite en vue d’équiper les combattants de la «démocratie».
Une rumeur démentie par le gouvernement croate, mais qui a permis d’obtenir l’effet escompté : rendre intenable la position des casques bleus croates.
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Des membres de l’ONUST et de la FNUOD discutent au Camp Faouar, sur le plateau du Golan (à droite un soldat Philippin)
On  sait que le gouvernement philippin entretient par contre des relations normales avec Damas, ce qui explique sans doute que ses militaires aient été pris pour cibles.
D’autant qu’il vaut mieux faire prisonniers des Philippins que des canadiens ou des Australiens. En effet, si l’Australie et le Canada tolèrent que leurs ressortissants soient détenus ou tués par l’entité sioniste, elles ne sont pas prêtes à être aussi accommodantes avec des Arabes, fussent-ils des combattants de la «démocratie et même s'il semble clair qu'aucun mal ne sera fait aux prisonniers.
Si on tient compte des propos alarmistes du régime sioniste sur la situation des forces de l’ONU au Golan, on peut presque se demander si certains en occident n’envisageraient pas une réédition du scénario de l’expédition de Suez en 1956 : encourager une intervention militaire sioniste d’ampleur contre la Syrie, ce qui acculerait cette fois l’armée syrienne à riposter.
Et c’est à ce moment que les occidentaux interviendraient pour mettre fin à «l’agression» syrienne.
Ce scénario vous parait abracadabrantesque ?
C’est pourtant ainsi que les choses se sont passées en 1956.


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posted by Djazaïri at 7:12 PM 0 comments

samedi, juillet 14, 2012

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Les nouveaux "amis" de la Syrie


Charles Glass est ce qu’on appelle communément un journaliste chevronné, du genre qui a pris des risques dans le cadre de son travail sans jamais perdre de vue les questions d’éthique professionnelle ni sa responsabilité de citoyen. Charles Glass est un homme de paix dont la culture historique et politique lui permet de situer les événements dans le contexte qui est le leur sans se faire déborder par des prétendus bons sentiments qui aboutissent comme on le sait à la guerre et à la destruction.
Il a de plus certainement des idées assez saines sur l’amitié et il nous parle justement de la prétendue affection pour la Syrie dont témoignent en ce moment des pays comme la France ou la Grande Bretagne.
Demandez-vous justement quel bien ont pu faire ces pays à la Syrie dans l’histoire contemporaine.
Pas difficile : aucun bien mais beaucoup de mal dans la foulée des accords Sykes-Picot qui créeront la situation favorable à l’enracinement du sionisme dans la région.

Charles Glass, The national (EAU) 11 juillet 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La semaine dernière, la France a accueilli la troisième conférence du Groupe des Amis du peuple syrien, un ramassis de 107 pays et organisations sur le modèle des Amis de la Libye qui avaient applaudi à la guerre aérienne menée par l'OTAN dans ce pays.


En France, les représentants des Etats Unis, de la Turquie, de la Grande Bretagne, de la France, du Qatar, de la Corée du Sud et d’ailleurs ont témoigné de leur amitié dans un communiqué aussi vaque que tendancieux.

Le groupe a appelé à ce nouvelles sanctions économiques, à une assistance humanitaire aux victimes de la violence et à « une action plus forte du Conseil de Sécurité des nations Unies.» Il a promis la punition des criminels de guerre du gouvernement [syrien], tout en omettant de suggérer que les rebelles qui violent les Conventions de Genève devraient recevoir ne serait-ce qu’une amende pour stationnement gênant.

Les Syriens sont désormais entourés d’encore plus de nouveaux amis qu’un gagnant du loto. Jamais , depuis l’époque où l’ex Union Soviétique signait tous ces « traités d’amitié » avec tout le monde, de la Finlande à l’Afghaistan, un pays n’a eu autant de nouveaux amis.

Comment la Syrie a-t-elle pu devenir populaire au point que la moitié des membres de l’ONU se ruent à son secours ? Quel autre pays peut prétendre posséder l’amitié de plus de 100 Etats souverains ? Qu’est-ce qui a inspiré cette subite affection pour la Syrie ?

Où se cachaient ces amis pendant ces cinquante dernières années ? Que faisaient-ils en 1967 quand Israël s’est emparé du Golan syrien ? Quelle aide ont-ils envoyée aux plus de 100 000 citoyens Syriens quand Israël a démoli leurs villages et les a expulsés de chez eux ? Quelle avait été leur réaction devant l’annexion illégale du Golan par Israël en 1981 ? Ont-ils pris position contre les 30 colonies implantées par Israël sur des terrains volés à des Syriens ? Appellent-ils à des sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il se retire du territoire syrien, démantèle ses colonies et permettre aux habitants du Golan de rentrer chez eux ?

Vous connaissez la réponse. Les Syriens aussi.

Serait-il malséant d’insinuer que les amis de la Syrie veulent retirer quelque chose de la Syrie pour eux-mêmes ? George Bush avait la Syrie dans le collimateur au moment où il a quitté la maison Blanche et, comme sous bien d’autres aspects, l’administration Obama prolonge cette politique.

Le 5 mars 2007, Seymour Hersh, dont les sources auprès des services de renseignements US sont incomparables, écrivait dans le New Yorker : 
 «Pour affaiblir l’Iran, qui est majoritairement chiite, l’administration Bush a décidé, en effet, de redéfinir ses priorités au Moyen Orient. Au Liban, l’administration Bush a coopéré avec le gouvernement d’Arabie Saoudite, qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui visent à affaiblir le Hezbollah, l’organisation chiite qui est soutenue par l’Iran. Les Etats Unis ont aussi pris part à des opérations clandestines contre l’Iran et son allié syrien. Un sous-produit de ces activités a été le renforcement d’organisations extrémistes sunnites qui adhèrent à une vision militante de l’Islam et sont hostiles à l’Amérique et ont de la sympathie pour al Qaïda.»
La Syrie est une maison en feu, et les Etats Unis et la Russie sont arrivés avec des lance-flammes.

Ainsi, les armes ont afflué en quantité pour les deux camps – du moins jusqu’à la semaine dernière quand la Russie a cessé ses livraisons.

Un conflit qui exige un règlement diplomatique se perpétue avec une aide extérieure, pour des intérêts extérieurs.
Si les amis de la Syrie ont entrepris la destruction de la Syrie, ils s’y prennent bien. Le vosin s’est tourné contre son voisin. Des gens qui se considéraient comme Syriens il y a deux ans, sont maintenant devenus des Sunnites, des Druzes, des Chrétiens ou des Alaouites.

La CIA arme et guide les combattants à proximité de la frontière avec la Turquie, comme elle l’avait fait autrefois avec les Contras anti-sandinistes le long de la frontière entre le Honduras et le Nicaragua.

Pour éviter le contrôle parlementaire comme dans le cas du Nicaragua, les Etats Unis se sont tournés à nouveau vers l’Arabie Saoudite. Les Britanniques dirigent des opérations contre le gouvernement syrien depuis le Liban. La France, indiquent mes sources, joue un rôle similaire depuis la Turquie et le Liban. La Russie et la Turquie se disputent l’influence dans un pays dont les citoyens détestent l’une et l’autre.

Il n’y a pas qu’une escalade meurtrière mais, à l’instar d’affrontements fratricides ce l’Espagne de 1936 à la Yougoslavie de 1992, elle devient de plus en plus personnelle et sournoise. Personne ne gagne, à part le croque-mort. Et pourtant, ça continue avec chaque camp certain de la justesse de sa cause.
Il y a beaucoup de versions de ce conflit. Elles sont toutes vraies et elles sont toutes fausses. Personne ne croit aux affirmations insistantes du gouvernement selon lesquelles ses opposants sont tous des mercenaires étrangers. Trop de Syriens à Homs et à Idlib ont péri pour qu’on puisse nier la dimension interne du conflit.

Mais les affirmations de l’opposition selon lesquelles elle a respecté le plan de cessez-le-feu d’Annan ne résistent pas à l’examen. Les forces de l’opposition ont attaqué des locaux des services de sécurité, des barrages routiers , des autobus et des casernes pour faire porter les torts au gouvernement quand il a réagi.

Ils affirment en outre que leur soulèvement est entièrement d’origine nationale, alors qu’ils reçoivent des armes, de la formation, des conseils, des moyens de transport et de l’argent de gouvernements et de services secrets étrangers.

Le rôle des acteurs externes est aussi clair qu’il l’était à l’époque où la Grande Bretagne prétextait le soi-disant « réveil arabe » pour expulser les Ottomans de Syrie en 1918. Tout comme ces rebelles ont découvert deux ans après que la liberté et l’indépendance ne feraient pas forcément l’affaire de leurs puissants soutiens.

Si les sanctions imposées par les amis [de la Syrie], l’armement de l’opposition et l’envoi d’espions et de fournitures ne réussissent pas à obtenir le résultat voulu en Syrie, les amis [de la Syrie] invoqueront les récits des oppositions armées pour exiger une intervention militaire des Etats Unis.

 « Chaque fois que nous nous lançons dans une guerre où que nous allons dans un pays, » écrivait Edmund Wilson dans Patriotic Gore, faisant allusion à la conquête de nombreux territoires par l’Amérique depuis le Mexique jusqu’aux Philippines, «c’est toujours pour libérer quelqu’un.»

Charles Glass est l’auteur de plusieurs livres sur le Moyen Orient, dont Tribes with Flag et The Northern Front : An Iraq War Diary. Il est aussi éditeur avec la maison d’éditionCharles Glass Books à Londres.

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posted by Djazaïri at 4:07 PM 2 comments

dimanche, juin 10, 2007

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20 000 personnes défilent à Londres pour la Palestine. Pour la presse, c'est un non événement.

Allez dans Google actualités et tapez "manifestation Londres." En dehors d'une dépêche de l'agence d'informations syrienne SANA, il n'est pas question des 20 000 personnes qui ont marqué leur soutien à la cause palestinienne en ce 40ème anniversaire de la guerre de juin 1967. Dans Google actualités il est surtout question que de la manifestation écologiste qui s'est tenue le même jour à laquelle participaient, fait qui a capté l'attention des media, des cyclistes nus. Dans Yahoo actualités, aucune place n'est faite à la manifestation pour les droits des Palestiniens. Heureusement, Ellis, animateur du blog The Sharp Side était là et en rend compte images à l'appui.
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Lien trouvé grâce à Angry Arab.

La plus importante manifestation pro-palestinienne jamais vue à Londres
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Des milliers de personnes ont arpenté le centre de Londres cet après-midi pendant la plus importante manifestation pro-palestinienne jamais vue dans la capitale, manifestation à laquelle le 40ème anniversaire de la guerre de 1967 donnait un relief particulier. Même si vous ne risquiez pas d'en entendre parler par la BBC qui semble avoir fait complètement l'impasse sur la manifestation. C'était une marche bien plus imposante que les deux précédentes auxquelles j'avais participé. Les organisateurs ont annoncé 20 000 participants et je suis disposé à croire qu'ils n'exagèrent pas, ayant vu défiler l'ensemble du cortège.
La marche est partie de Lincoln's Inn Fields par Kingsway, la grande rue autour d'Aldwych, puis par le Strand jusqu'à Trafalgar Square




Musiciens contre l'occupation


Palestine libre



Justice pour les Palestiniens


L'antisionisme n'est pas de l'antisémitisme



Ca suffit!





Les crimes de guerre d'Israël.




Le judaïsme rejette l'Etat sioniste et condamne ses atrocités





Palestine libre






Pax Christi : Paix, réconciliation, non violence







LFalestine al hourria (Liberté pour la Palestine)








C'est Casher de boycotter les produits israéliens

Juifs pour le boycott des marchandises israéliennes




Juifs pour la justice pour les Palestiniens




Assez de l'occupation israélienne


Le Golan toujours dans notre coeur

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posted by Djazaïri at 5:56 PM 0 comments

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