vendredi, septembre 14, 2012

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Thin Lizzy contre Mitt Romney


Le groupe de pop/rock Thin Lizzy a eu son heure de gloire dans les années 1970-1980 avec une musique qui puisait à différentes sources comme la musique celtique, le hard rock, le blues et la soul. Si ce groupe a compté dans son personnel cette légende de la guitare qu’est Gary Moore, il devait avant tout son identité à son leader et auteur compositeur principal, le bassiste et chanteur Irlando-Guyanais Phil Lynott.


Phil Lynott et sa fille Sarah
Thin Lizzy n’existe plus depuis longtemps et Phil Lynott  est mort en 1986 à seulement 36 ans, la loi du genre voulant peut-être que beaucoup de grands rockers soient voués à mourir jeunes.

Lynott et Thin Lizzy sont morts mais pas leur musique !

C’est ce qu’a bien compris l’équipe de campagne électorale de Mitt Romney, le candidat que le parti Républicain a choisi pour battre Barack Obama.

Le problème est que la veuve de Phil Lynott qui participe à la gestion de l'oeuvre laissée par son défunt mari ne l’entend pas de cette oreille. Elle a en effet déclaré que :
 le chanteur n’aurait en aucun cas pu soutenir le candidat Républicain
Mme Caroline Lynott-Taraskevics a donc fait des démarches auprès de la maison de disques pour qu’elle demande au parti Républicain de cesser d’utiliser la musique de Thin Lizzy pour la campagne électorale de son candidat. 
L’épouse de Lynott et sa mère Philomena sont mécontentes de l’utilisation par M. Romney de l’hymne The Boys Are Back In Town lors de la convention républicaine en Floride.

La mère du rocker a déclaré que son fils aurait rejeté toute association avec les Républicains, en particulier avec l’aile d'extrême droite chrétienne du parti et ce qu'elle appelle des politiques anti-gay et pro-riches.


La mère et la veuve ont en effet la certitude que Phil Lynott aurait soutenu Barack Obama et n’aurait pas apprécié ce qui s’est passé à la Convention républicaine où sa musique a accompagné l’entrée de Paul Ryan, l’autre membre du ticket républicain.
Mme Lynott-Taraskevics, qui est la mère des deux filles de Lynott, Sarah et Cathleen, a expliqué qu'elle veut s'assurer que l’utilisation de son œuvre reste fidèle ce qu’il était en tant qu'individu.

 «Je suis impuissante face à une grande partie des choses qui se passent, mais là, j'ai mon mot à dire, je fais ce que je crois que Philip aurait fait", a-t-elle ajouté.
 Comme on dit, Long live rock and roll!

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posted by Djazaïri at 7:04 PM 0 comments

samedi, octobre 01, 2011

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Le candidat à l'investiture républicaine Rick Perry danse la ronde avec des rabbins

Rick Perry, gouverneur du Texas, est candidat à l'investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle aux Etats Unis.

Rick Perry cultive une image de "dur" dans la tradition de l'image des cowboys. Non seulement le Texas détient le record national pour l'application de la peine capitale, 230 exécutions depuis l'an 2 000 mais le gouverneur Perry s'est montré à chaque fois inflexible devant les demandes de grâce ou de simple sursis à exécution. C'est aussi, dit-on, un obsédé de la gâchette qui pratique le footing armé d'un revolver.
Un rude gars que ce Chrétien évangélique aux yeux de qui Barack Obama incarne une sorte de gauchisme extrémiste. Et qui ne s'en laissera pas conter par les ennemis des Etats Unis qu'il accuse l'actuel président de vouloir 'apaiser' (en référence à la politique d'apaisement d'Hitler menée par la France et la Grande bretagne dans les années 1930).

En l'espèce, l'ennemi qu'Obama veut apaiser n'est pourtant pas  un ennemi des USA , ce sont les Palestiniens, du Hamas ou de l'OLP, peu importe c'est du pareil au même parce que la préoccupation de Rick Perry, c'est le sort de l'entité sioniste.
En effet, en tant que Chrétien évangéliste, il milite ardemment pour le retour de tous les Juifs à Sion afin qu'advienne le jour du jugement dernier qui verra les élus, c'est-à-dire les Chrétiens évangélistes, figurer parmi les bienheureux tandis que les autres, Juifs en tête, seront damnés pour l'éternité.
Un curieux mélange d'antisémitisme fondamental et de philosémitisme dans la pratique. Un exclusivisme oecuménique qui trouve parfois ses limites comme quand en 2011, le gouverneur du Texas avait invité ses administrés à une journée de jeune et de prière... chrétienne contre la sécheresse et les incendies qui ravageaient l'Etat, une méga cérémonie religieuse ayant été prévue à cet effet dans un stade de Houston, la principale ville du Texas. Une démarche qui avait irrité les tenants de la séparation du religieux et du politique ainsi que  ceux qui auraient voulu que toutes les confessions aient été appelées à prier. Les Juifs n'avaient bien sûr pas été les derniers à protester.

Et pourtant...

Pourtant Rick Perry reste, comme on l'a vu, un fervent partisan de l'entité sioniste où il s'est rendu à deux reprise au moins, des voyages dont il tire argument dans sa course à l'investiture républicaine. Et là où on voit que Perry a vraiment l'étoffe d'un président des Etats Unis, c'est que ses périgrinations au Moyen Orient n'ont rien coûté au budget de l'Etat. Et ne lui ont rien coûté non plus!

Quel talent, n'est-ce-pas?

Mais alors qui paye? Eh bien, c'est le rabbin Irwin Katsof qui règle les ardoises
Cela fait des années que le rabbin Irwin Katsof démarche des officiels Américains pour qu'ils participent à des voyages somptueux dont le but est de renforcer les relations politiques et économiques entre israël et les Etats Unis. Le voyage de Perry a été financé par la société d'investissement de Katsof, appelée d'abord Global Capital Associates puis Doheny Global Group.
Il est quand même assez étrange de voir un prétendu Chrétien évangélique qui occupe déjà de hautes fonctions politiques et brigue la magistrature suprême accepter de se faire servir ainsi la soupe. par un dignitaire d'une confession autre que la sienne en plus.

Mais justement, il y a plus.

Dans la vidéo ci-dessous, on voit Rick Perry dans son bureau à Austin en compagnie de rabbins à l'occasion de Hannoucah. M. Perry allume un cierge, apprend à bredouiller quelques mots d'hébreu et danse la ronde avec des rabbins qui ont l'air passablement blasés.

Il s'agit là d'actes de nature religieuse et on peine à comprendre comment un Chrétien fervent peut s'adonner à un rituel autre que celui de sa religion, ce qui est quand même autre chose que de simplement respecter la religion de l'autre. Personnellement, je ne peux l'interpréter que comme un vulgaire acte de soumission, une soumission qui se vérifie dans tous les discours de M. Perry lorsqu'il est question de l'entité sioniste et des droits du peuple palestinien.


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posted by Djazaïri at 5:47 PM 0 comments

mardi, octobre 26, 2010

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La métropole doit se sacrifier pour sa colonie sioniste

Quand on parle de colonialisme au sujet de l'entité sioniste, ses partisans n'omettent pas de demander comment parler de colonialisme alors que l'entité sioniste n'a pas de métropole.
En soi, cet argument ne saurait abuser personne puisque nous avons connu des régimes coloniaux sans métropole: la Rhodésie du Sud (auj. Zimbabwe) et l'Afrique du Sud. Mais le cas de l'entité sioniste est en réalité beaucoup plus proche des situations coloniales classiques. Comme beaucoup d'anciennes colonies européennes, la colonisation de la Palestine par les sionistes a été menée sous la direction d'intérêts privés incarnés dans des organisations comme l'Agence Juive et le Congrès Sioniste Mondial.Les organismes privés sionistes ont d'abord vendu leur projet à la Grande Bretagne puis aux Etats Unis.
Aujourd'hui, nous sommes cependant devant une entité sioniste qui a toutes les apparences d'un Etat indépendant: un drapeau, un hymne national, une monnaie, une police,un gouvernement etc. (pas de frontières définies cependant, ni nationalité correspondant au nom de l'Etat). 
Sauf qu'il ne s'agit que d'une apparence d'Etat qui s'effondrerait hors l'appui diplomatique et financier de sa métropole, c'est-à-dire les Etats Unis. Les Etats Unis sont la métropole de l'Etat sioniste parce que les organismes privés qui l'ont créée en ont décidé ainsi, compte tenu du fait que c'est aux Etats Unis que se trouve la plus importante, la plus riche et, peut-être, la plus influente communauté juive au monde. Et cerise sur le gâteau, les Etats Unis sont la première puissance indiscutable depuis la seconde guerre mondiale.

On dit qu'en réalité ce sont les sionistes qui contrôlent les Eats Unis. C'est vrai en ce qui concerne la politique des Etats Unis au Proche Orient, même si ce contrôle n'a pas toujours l'efficacité absolue que souhaiteraient les sionistes.
Mais en soi, cette situation ne contredit pas le statut de métropole des Etats Unis. Car, à la vérité, ce genre de situation a déjà été connue par le passé par une métropole. C'est celle qu'a vécue la France de la IVème République impuissante devant les exigences des représentants de ses colons établis en Algérie. Pour sortir de cette situation intolérable, de Gaulle avait dû se résoudre à changer la Constitution et à négocier avec le FLN algérien.

Les Etats Unis ne sont pas devant des choix aussi vitaux que la France coloniale mais ce moment pourrait survenir plus tôt qu'on ne le pense. En attendant, comme nous l'indique l'article que je vous propose, il est question aux Etats Unis d'officialiser le statut de métropole vis-à-vis de l'entié sioniste en incluant l'argent versé généreusement par les contribuables US dans le chapître des dépenses pour la défense nationale, au lieu de celui des opérations à l'étranger.
Oui, car dans un contexte où les Républicains [qui ont ruiné de nombreux Américains] prétendent prôner une grande rigueur budgétaire en coupant dans les dépenses d'aide aux pays étrangers [et les dépenses sociales], il faut bien trouver une astuce pour maintenir  intacts les flux financiers vers l'entité sioniste.


 
Taillons dans le budget... Mais pas touche à Israël
par Alex Kane, Aletho News (USA) 26 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Si la victoire électorale des républicains la semaine prochaine leur suffit pour prendre le contrôle du Congrès, une chose qu'ils se sont engagés à faire est de "stopper les dépenses qui échappent à tout contrôle" ainsi que le stipule leur plan "Engagement envers l'Amérique." Mais ne pensez même pas qu'on touchera aux plus de 3 milliards de dollars d'aide annuelle que les Etats Unis donnent à Israël.
Laura Rozen de Politico rapporte, via la Jewish Telegraphic Agency, qu'Eric Cantor, le chef du groupe républicain à la Chambre des Représentants, "proposera de séparer k'aide des Etats Unis à Israël du budget des opérations à l'étranger, dont le parti Républicain envisage de voter la réduction."
Cantor, élu en Virginie, dit vouloir protéger les financements pour Israël si cette situation devait se produire.
"Une partie du dilemme est qu'Israël a été inscrite dans l'ensemble du volume d'aide à l'étranger," a-t-il dit pour répondre à la question sur la tendance de plus en plus forte des Républicains ces dernières années à voter contre les crédits pour les pays étrangers. "J'espère que nous pourrons voir une forme de séparation en termes de dollars du contribuable allant à Israël."
La déclaration de cantor était un signe que le leadership républicain était prêt à s'en remettre à l'aile droite du parti sur cette question. Certains, à l'aile droite du parti Républicain ont suggéré l'inclusion de l'aide à israël dans le budget de la défense des Etats Unis, et un certain nombre des candidats soutenus par le Tea-party ont affirmé qu'ils voteraient contre ce qu'on appelle au Condrès les "opérations à l'étranger."
Le Parti Republicain (ainsi que certains Démocrates) veut réduire les prestations de la sécurité sociale, entre autres mesures d'austérité, dans le cadre d'efforts pour diminuer les dépenses du gouvernement. Mais le financement par le gouvernement d'une occupation illégale et raciste? Que l'argent continue à couler à flot.

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posted by Djazaïri at 8:57 PM 8 comments

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