dimanche, septembre 27, 2009

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Un comique Irlandais dans une merde mondiale

Vous avez entendu parler de Tommy Tiernan ?

Non? Moi non plus, jusqu’à aujourd’hui du moins grâce à Juif.org qui nous apprend que ce comique de nationalité irlandaise «est au centre d’une tempête de protestations mondiales.»

Diantre, Tommy Tiernan a-t-il violé une gamine de treize ans ?

Non, bien plus grave. Voilà ce qu’a osé dire le comique Irlandais lors d’un sketch sous forme de questions – réponses :
"Mais ce sont les juifs, les enc' de juifs qui sont venus à moi, des bâtards assassins de Jésus. Six millions' J'en aurais tué 10 ou 12 millions. Aucun problème. Deux à chaque fois qu'ils seraient partis. Se tenir par la main, arriver là bas, nous laisser leurs dents et leur lunettes."

Bon, Juif.org a quand même un peu de mal à taxer Tiernan d’antisémite car ce dernier tend à avoir aussi la main lourde vis-à-vis des Chrétiens ou des handicapés.
Mais, car il y a un mais, Juif.org ne peut s’empêcher de remarquer que Tiernan ne s’en prend pas aux Musulmans, ce qui constitue, n’est-ce-pas, une preuve d’un antisémitisme qui se cache derrière le fait qu’on cogne prétendument contre tout le monde.
Ainsi, Dieudonné, immédiatement après son sketch sur le colon sioniste extrémiste aurait-il du enfiler une soutane de prêtre intégriste, puis sans reprendre son souffle une tenue d’imam, turban et babouches compris.

L’affaire défraie effectivement la chronique mais surtout en Irlande, pas vraiment dans le monde comme le souhaiterait juif.org (quoique ça ne saurait peut-être tarder, allez savoir).
Mais au fait, qu’est-ce qui a pris Tiernan de se lancer dans cette tirade franchement antisémite (au sens d’hostilité envers les Juifs) ?

Tiernan s’en explique et se défend de tout antisémitisme, notant que sa tirade a été sortie de son contexte, c’est-à-dire un sketch où il endosse le rôle d’un personnage qui n’est pas lui.

Tiens, maintenant on a une idée de pourquoi il a parlé de Juifs et pas de Musulmans : c’est qu’il a eu des problèmes, de nature malheureusement pas précisée, avec des Juifs (et non avec les Juifs). Et que sa réponse était spécifiquement sur le registre de l’imaginaire, un imaginaire extrême certes mais qui renvoyait à la nature de la question qui lui avait été posée et venait à titre illustratif.

Tiernan précise les choses sur son propre site web :

Les choses que j’ai dites devant le public du spectacle étaient une tentative d’expliquer ma conviction qu’un des devoirs du comique est d’être téméraire et irresponsable et que les choses qu’il dit ne devraient JAMAIS être extraites de leur contexte. Si vous lisez la transcription intégrale ou écoutez le podcast, vous verrez que j’introduis ma diatribe en disant qu’elle ne devait pas être prise au sérieux de sorte qu’elle jouait le rôle d’exemple pour mon argumentation. Sortie de son contexte, comme c’est totalement le cas maintenant, elle semble d’une cruauté brutale et ignorante.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose se produit et ce ne sera probablement pas la dernière. Cependant, en tant qu’homme de spectacle, je ne peux qu’espérer que quelles que soient les choses irresponsables et imprudentes qui me passeront par
la tête, elles ne seront pas sorties du contexte de leur énonciation.
Selon Neil Stokes, rédacteur en chef de Hot Press: “si vous voyez ou lisez dans le contexte, c’est une remarque à propose de personnes qui sont fanatiques et ne supportent pas la plaisanterie. Mais l’interpréter comme de l’antisémitisme, c’est avoir mauvais esprit à l’extrême. Je le vois comme une satire de l’antisémitisme en même temps que le point de vue plus général que nous devrions tous être capables de rire de nous-mêmes.»
M’est avis que Tiernan est peut-être dans la merde et risque lui aussi d’ être obligé d’affréter un autobus.

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posted by Djazaïri at 5:58 PM 2 comments

lundi, août 03, 2009

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Approfondissement de la théologie judéo-chrétienne: Oui, on peut être prêtre catholique et travailler secrètement pour le Mossad!

Incroyable que cet article du journal espagnol El Mundo qui nous envoie à la figure un certain nombre de clichés antisémites (au sens d’hostilité envers les juifs).
On y apprend par exemple qu’on peut être juif de religion (certes ça va de soi) mais aussi de race. Une idée qui ressemble à s’y méprendre à celle défendue par le sionisme (ah oui, et aussi par le nazisme).

On y apprend aussi que juif, ça se voit sur la figure !
Complètement dingues ces journalistes Espagnols !

Et ce n’est pas fini, puisqu’on apprend aussi qu’on peut être prêtre catholique, agent des services secrets du Vatican mais quand même travailler encore plus pour le… Mossad. Oui, les services secrets sionistes parce que même si on est catholique de religion, après tout n’est-on pas juif de race ? (non, le mot sayanim ne figure pas dans l’article).

Et puis, par ailleurs, Jésus-Christ n’était-il pas juif et n’est-il pas resté juif jusqu’au bout ?
Et peut-on être véritablement catholique si on n’est pas juif ?
Oh que nenni ! Et comme juif, c'est aussi une race, la conclusion est que seuls des juifs peuvent être authentiquement catholiques.
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Une véritable leçon de théologie judéo-chrétienne.

Toutes ces inventions antisémites et même le dernière plutôt philosémite, vous les découvrirez dans la traduction que je vous propose. Il faut juste savoir que cet article n’est qu’un extrait d’un compte rendu d’entretien bien plus long qui n’est pas accessible gratuitement.

Un livre autobiographique devrait prochainement paraître en espagnol (sera jamais publié en français à mon avis)

Les confessions du prêtre-espion du Vatican

Il a travaillé comme espion pour les grands services de renseignements
Les médecins ont diagnostiqué qu’il avait un cancer du poumon en phase terminale

Par José Manuel Vidal, El Mundo (Esp), 2 août 2008 traduit de l’espagnol par Djazaïri

«Je suis un espion et je ne le nie pas,» reconnait-il sans rougir à 90 ans. Et ce qui est certain, selon ses révélations à Cronica, c'est qu'il a appartenu aux services secrets du Vatican, a été membre du Mossad, que la CIA a voulu le recruter et qu'il fut arrêté par le KGB. Un portrait digne d’un 007, mais Antonio Hortelano est un religieux rédemptoriste, un spécialiste de la Morale sur les épaules duquel repose un extraordinaire parcours évangélique. Et une histoire de cinéma.
Parce que ce prêtre-espion a vécu de près, directement ou indirectement, tous les grands événements contemporains et a côtoyé les grands personnages qui sont passés ou passeront dans l’Histoire. De Golda Meir ou Moshe Dayan à Salvador Allende ou Monseigneur Romero. Et évidemment, les Papes des dernières décennies.

Cheveux blancs, nez aquilin («de juif,» dit-il avec fierté), courbé par le poids des ans, le père Hortelano garde un esprit tout à fait lucide, une grande capacité dialectique et pédagogique et des yeux bleus qui en ont vu de toutes les couleurs. Jusqu’à la radiographie de sa propre mort, diagnostiquée par hasard il y a quelques mois. « J’arrivais du Mexique, on m’a emmené à l’hôpital Carlos III et on m’a fait toutes sortes d’analyses pour voir si j’avais la grippe A. Quand il en a eu terminé, le médecin m’a dit : «J’ai deux nouvelles à vous donner. Une bonne et une mauvaise. La bonne est que vous n’avez pas la grippe A. La mauvaise est que vous avez un cancer du poumon en phase terminale.» Mais pour l’heure, il l’assume avec beaucoup de dignité. «Je me meurs. Il me reste quelques mois à vivre. Mais je n’ai pas voulu de chimiothérapie ou de radiothérapie. Seulement des soins palliatifs.»

- Vous n’avez pas peur de la mort ?
- Pas du tout.- Pourquoi ?
- Parce que j’ai la foi et que je crois en l’au-delà.
- Comment aimeriez-vous mourir ?
- Avec un sourire aux lèvres.
- Et votre épitaphe ?
- La phrase de Zubiri: «Je pense donc je suis et j’existe, pas suspendu dans le néant mais à Dieu.».

Il est 10h du matin ce mercredi 29 juillet. Le père Hortelano nous reçoit dans sa chambre du couvent rédemptoriste de la rue Félix Boix à Madrid. Une petite chambre d’une humilité monastique ; deux rayonnages de livres et une porte qui donne sur une petite salle d’eau. On sent le détachement et l’austérité. Il s’assoit sur sa chaise, couvre ses genoux avec un plaid et se prépare à nous livrer une partie du livre de souvenirs qu’il a presque terminé. Son titre sera Le grand-père.

- Un titre peu commercial
- Oui, mais comme je raconte des choses éprouvantes, j’ai préféré l’enrober d’un halo de tendresse. Quelque chose de cordial et familier.
- Votre testament.
- Ma vérité et un regard sur beaucoup de choses que j’ai vécues.

De manière générale, le père Hortelano dit avoir à se repentir de peu de choses « Mon expérience de la vie n’a pas toujours été suffisamment religieuse et, en certaines occasions j’ai été très égoïste et entêté.» En tout cas, il ne craint absolument pas le jugement de Dieu. «Je m’en remets à Dieu. Bientôt je me présenterai devant lui et je lui dirai : ‘C’est Antonio qui vient te rendre compte.‘» De plus, il y a eu une infinité de bonnes choses dans sa vie. « Parmi celles dont je me sens le plus fier, figurent celles dans lesquelles j’ai travaillé pour mes prochains.»
Une vie fascinante et pleine de peines et de tristesses, comme il le laisse entendre. Revenant loin en arrière, il rappelle qu’il est né au 80 du passage de Colon de Irun. « A 500 mètres de là où nous habitions se trouvait la France. » Dans une famille aisée. Des forces vives du peuple. « Mon grand-père maternel, Antonio, mort à 96 ans, a été le pharmacien le plus âgé d’Espagne. A l’âge de 7 ans, la famille d’Antonio déménagea à Madrid. « Mon père était leucémique et ma mère pensait qu’il serait plus facile de le soigner à Madrid. On lui donna un traitement aux rayons X qui fut une réussite pour l’époque puisqu’il survécu jusqu’au début de 1931.»

Et c’est à Madrid que l’enfant orphelin a vécu l’époque républicaine. « A l’institut où j’ai été le camarade de Fernando Fernan Gomez, nous, jeunes catholiques, arborions une croix sur le revers et les rouges, un diable avec une queue et des cornes.» Ensuite vint la guerre civile et chez lui, on célébrait des «eucharisties clandestines avec le père Ibarrola.»
Le père Hortelano vitupère contre
Rafael Alberti : « Il mettait les prisonniers dans des cabines téléphoniques aux parois électrifiées avec du courant haute tension.» Et contre Santiago Carrillo qui a fait fusiller son oncle. En revanche, il loue «le génie stratégique de Franco.»
Excellent étudiant, Antonio Hortelano professe chez les rédemptoristes à partir du 24 août 1939. Et avec ses extraordinaires talents humains et religieux, il devient vite une des étoiles de la congrégation. Grand, mince et de belle allure, avec ses lunettes métalliques, il fait intellectuel. Et il l’a été. Brillant, on dit qu’il parlait très bien, qu’il prêchait encore mieux et que c’était un enchantement quand il faisait cours. « J’ai toujours été très populaire parmi les élèves, parce que dans mes cours, je ne lisais jamais. Ils étaient toujours schématiques, brefs et créatifs.» Et, pour couronner le tout, il savait six langues. Parmi elles, l’allemand à la perfection.

Espion du Vatican

A la curie romaine, on s’intéressa à lui et il commença à faire partie des services secrets du Vatican. « Avec des missions spéciales et un statut précaire, » dit-il. Mais la vérité est que le cardinal Montini, alors secrétaire d’Etat du Vatican et futur Pape Paul VI, lui confia de nombreuses missions spéciales. Un jour, il l’appela au Vatican et lui dit :
«Nous soupçonnons que le cardinal Mindszenty de Budapest a été drogué et que c’est pour cette raison qu’il a parlé à la population à la radio en faveur du communisme. Nous voulons fixer des orientations aux responsables de l’Eglise. Nous savons que vous êtes courageux et audacieux, et je veux savoir si nous pouvons compter sur vous pour cette mission.»
J’ai accepté de tout mon cœur malgré les risques que j’encourais. Je me suis rendu en Hongrie communiste avec un passeport italien et j’ai rempli ma mission. Mais au moment où il allait prendre le train de retour pour Vienne, des espions du KGB l’ont repéré, arrêté et soumis à un interrogatoire pendant des heures, l’accusant d’espionnage. Mais après 45 heures et « après avoir actionné les leviers adéquats, ils m’ont relâché et j’ai pu rentrer.» Ces leviers sont le Vatican et Israël, les deux Etats pour lesquels il travaillait.

- J’ai même plus travaillé avec Israël qu’avec le Vatican.
- Pourquoi avec les Juifs ?
- Ca se voit sur ma figure : j’ai une ascendance juive.
- Etre un espion juif va bien avec le sacerdoce catholique ?
- Parfaitement. Jésus était juif de race et de religion. Et il n’est jamais sorti du judaïsme. On ne peut être chrétien sans être juif.

Via Rome et le Mossad, il a été un destinataire privilégié d’informations. Nombreuses et abondantes. Il raconte par exemple que l’amiral Canaris, chef de l’espionnage sous Hitler, « descendait de juifs séfarades expulsés d’Espagne en 1492 qui se réfugièrent à Salonique. Il s’infiltra dans les services secrets allemands et dicta à Franco la stratégie à suivre lors de la fameuse rencontre avec Hitler à Hendaye.

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dimanche, octobre 12, 2008

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« C’est toujours la faute des Juifs »

Je ne sais pas si c'est toujours la faute des Juifs mais l'histoire de Nati Meir n'est pas banale et il fait preuve d'un culot monstre. Est-ce sa faute à lui si les Roumains [qui l'aiment pourtant] sont antisémites? Vous ne trouverez certes pas la réponse ici; je vous renvoie plutôt au bouquin de Bernard Henri-Lévy, "Ce grand cadavre à la renverse."
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« C’est toujours la faute des Juifs »
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Nati Meir, un parlementaire Roumain qui a également la nationalité de l’entité sioniste en a lui par contre, la certitude. La certitude qu'on cherche toujours à faire porter le chapeau aux Juifs. Ce député annonce sa démission de son mandat en raison de l’augmentation des actes antisémites en Roumanie.
Mais avant de démissionner il souhaite alerter les milieux d’affaires de l’entité sioniste :

"Les Juifs vont avoir des moments difficiles ici. L’époque de la croissance [du business] israélien en Roumanie est finie. J’y réfléchirais à deux fois avant de venir ici. » a déclaré Meir au Yediot.
Concernant la situation en Roumanie et les raisons de sa démission, Meir dit que « actuellement il y a une vague d’antisémitisme. Je réside ici depuis 13 ans et ça ne fait qu’empirer année après année. Si telle est la situation à laquelle nous sommes confrontés et en tant que parlementaire je vois ces choses sans avoir la possibilité d’y réagir, j’ai décidé de faire quelque chose. Le Parti Nationaliste danse sur du sang juif et personne ne se lève pour dire que c’est illégal. Si je ne faisais pas cette démarche, alors où en serions-nous?"
En réponse à divers reportages dans la presse et la télévision locales qui critiquent l’étendue des activités menées par des promoteurs immobiliers israéliens, Meir affirme que « Ils prétendent que les israéliens ont volé leurs terres. Que c’est à cause de nous qu’il y a une crise financière. Les Juifs sont toujours en faute et personne ne réagit, personne ne s’en préoccupe et les journaux publient encore et encore les mêmes histoires. »

Si tout ceci était vrai, il y aurait effectivement de quoi sonner l’alarme. La vérité est cependant quelque peu différente.

Posons-nous la question suivante : pourquoi un ressortissant de l’entité sioniste irait-il s’établir dans un pays antisémite, en acquérir la citoyenneté et s’y faire élire député ? L’entité sioniste n’est-elle pas justement le havre qui permet aux Juifs du monde entier de vivre dans un pays exempt d’antisémitisme ?

L’article du Yediot ne répond pas à cette question, c’est pourquoi je vais tenter de le faire à sa place.

D’abord, un élément important de l’activité parlementaire roumaine de Nati Meir nous est présenté par le site sioniste Kountrass :

L’affaire ’Heftsiba (suites roumaines)

Nous avons l’honneur de vous présenter Nati Méïr, député au parlement roumain. Non seulement il est juif, mais encore a-t-il vécu en Israël et connaît-il bien l’actualité de ce pays. Présentement, il a déposé un projet de loi assez intéressant, visant à ce que des étrangers qui auraient investi des fonds dans le pays, à savoir la Roumanie, à partir d’argent volé ou escroqué à l’étranger, voient leurs fonds confisqués et transférés aux autorités du pays dans lequel le vol ou l’escroquerie ont été commis. Ce projet de loi est en fait confectionné sur mesure en l’honneur d’un Juif dont nous avons beaucoup parlé ces temps-ci, Boaz Yona, le directeur de ’Heftsiba. En effet, Nati Méïr a trouvé que cet Israélien a investi de très belles sommes dans des projets immobiliers en Roumanie et se trouve en possession de quelques mille appartements, et encore d’autres terrains à construire. Le tout représenterait quelques deux cents quatre vingt millions de dollars – somme qui serait très utile pour renflouer la compagnie israélienne. Nati Méïr s’applique donc à faire voter une loi en ce sens, et pourrait de la sorte sortir de la difficulté les nombreuses familles qui ont été lésées par Boaz en Israël…

Portrait flatteur puisque M. Meir cherche à lutter contre une forme de blanchiment d’argent acquis frauduleusement à l’étranger et recyclé dans d’autres pays comme la Roumanie. Kountrass a parfaitement compris que cet « étranger » n’est autre que l’entité sioniste et que les investisseurs se résument à un Juif, en l’occurrence Boaz Yona. Les bénéficiaires de cette loi seraient d’ailleurs d’autres Juifs, « les nombreuses familles qui ont été lésées par Boaz en Israël… »

On ne saurait donc accuser M. Meir d’antisémitisme puisqu’il s’en prend à un Juif pour venir au secours d’autres Juifs. (il a cependant été effectivement qualifié de Juif antisémite, ce que Kountrass semble ou feint d'ignorer).

On peut par contre dire qu’il a tendu le bâton pour se faire battre en attirant l’attention sur des pratiques financières et commerciales douteuses.
On peut en effet lire ici que :

La Haute Cour de Cassation et de Justice entamera le jugement du député indépendant Nati Meir, membre de la Commission des Droits de l’Homme à la chambre des députés le 30 janvier 2007.
Le procureur accuse Meir d’évasion fiscale, d’usage de faux et de fraude concernant des contrats de travail pour Israël.”

Wikipedia nous apprend que de reports en reports, Nati Meir n’a toujours pas été jugé. L’encyclopédie en ligne dément d’ailleurs une éventuelle condamnation de Meir dans l’entité sioniste car, selon elle, la législation roumaine interdit la naturalisation d’une personne condamnée.
Or, le Yediot nous informait en 2007 que Nati Meir a effectivement été condamné par un tribunal de Haïfa à 3 ans de mise à l’épreuve et à une amende de 500 000 Shekels.
Et que c’est sous la bannière du Parti de la Grande Roumanie que M. Meir a primitivement été élu député. Le Parti de la Grande Roumanie n’est rien d’autre qu’un parti d’extrême droite, celui de Corneliu Vadim Tudor, antisémite naturellement.
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Si M. Meir invite les investisseurs de l’entité sioniste à éviter la Roumanie par trop antisémite, il n’envisageait pas, du moins en 2007 de faire le chemin inverse :

Il a servi comme artilleur dans l’armée israélienne, a étudié les mathématiques et l’ingéniérie industrielle à l’université ben Gourion. Marié deux fois, il a quatre enfants et, voici 11 ans, il a quitté Israël avec sa deuxième femme et leur fils.
Après un bref séjour en Allemagne, ils s’établirent finalement en Roumanie « avec seulement 100 dollars en poche. » Retourner en Israël devant les difficultés, dit-il, n’a jamais été une option.

Peut-être a-t-il aujourd’hui changé d’avis car, en Roumanie comme dans l’entité sioniste, la justice lui demandera forcément un jour de rendre des comptes. Il est donc temps pour ce citoyen de songer à faire son aliyah (sa première compte tenu du fait qu’il est né dans l’entité sioniste).
Les déclarations actuelles au Yediot s’inscrivent donc probablement dans ce but : une aliyah sans trop de dommages judiciaires à l’arrivée car notre héros, depuis la Roumanie, ne s’est pas gêné pour continuer à escroquer dans son entité natale. C’est ce qu’on comprend en poursuivant la
lecture de l’article de 2007 :

Tudor disait pouvoir aider Israël dans sa recheche de Ron Arad, et qu’un agent Iranien avait des informations intéressantes… J’ai contacté le service des disparus en opérations en Israël, je m’y suis rendu et j’ai rencontré le colonel Moshe Zarke. »
« Eitan Lapidot, mon avocat depuis 20 ans, a rédigé un contrat par lequel le Ministère de la Défence acceptait de payer 150 000 dollars à l’agent iranien, en attendant la vérification de ses informations… nous avons reçu des échantillons de sang et de salive, mais ce n’ataient pas ceux de Ron. Ce fut une grande déception.»La déception de Meir s’amplifia quand il se retrouva sévèrement critiqué pour ses actions.
« Ils ont dit qu’on m’a payé 150 000 dollars alors qu’on ne m’a même pas remboursé mes frais, » explique-t-il. C’est alors que Tudor, déçu lui aussi selon Meir, décida de travailler pour le peuple Juif. « Il fit des excuses, envoya des lettres à Arik Sharon et il pleura lorsque nous visitâmes Auschwitz. Je pensais être en train d’aider cette
personne à cesser de haïr les Juifs. J’avais même été chercher Eyal Arad comme
conseiller politique, sur la demande de Tudor. »
Arad fut le premier à suggérer à Meir de tenter sa chance en politique. Meir prit le conseil à cœur et fut élu au parlement en 2004, dans la circonscription de Tilcea où sa mère était née.
Au bout de deux ans du mandat parlementaire de Meir, le vrai visage de Tudor commença à réapparaître. « Il faisait des remarques antisémites et quand je lui suggérai de s’en excuser, il annonça – à la télévision – qu’il me virait du parti. »
Sortir du Parti de la Grande Roumanie a fait de lui un député indépendant, ce qui n’a toutefois guère été suffisant pour lui attirer quelque soutien dans la communauté juive. « Ils ne pardonneront tout simplement pas » dit-il. Il y a seulement quelques
années, j’avais de très bonnes relations avec l’ambassade israélienne ici, mais depuis que j’ai rejoint le parti de Tudor, ma famille et moi-même avons été excommuniés. »

Et conclusion de Meir :

« Le peuple Roumain m’aime. Il se fiche de ce qu’on écrit sur moi » déclare Meir. Ces trois dernières années, j’ai visité 56 prisons en Roumanie. Avant moi, personne ne s’intéressait aux droits des prisonniers. Je suis le seul à me battre pour eux. Ils m’appellent ‘le messie'".

Ma conclusion : ce Meir est trop fort. Il escroque dans l'entité sioniste avant de recommencer en Roumanie aux dépends d'ouvriers à qui il promet des contrats de travail dans l'entité sioniste, puis il soutire 150000 dollars à l'armée sioniste en échange de quelques crachats tout en protestant qu'on n'a pas indemnisé ses frais. Il est le messie des prisonniers en Roumanie et fait l'objet d'éloges de la part des spécialistes du Talmud que sont les animateurs du site Kountrass. Chapeau l'artiste.

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posted by Djazaïri at 10:25 PM 3 comments

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